Chapitre 2 De la guerre froide à de nouvelles conflictualités Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les USA et l URSS vont s affronter dans un conflit d un genre nouveau nommé guerre froide. Jamais, ces deux puissances nucléaires ne vont s affronter directement mais leur relation vont être à l origine de nombreux conflits périphériques.la diplomatie mondiale se caractérisa par de nombreuses crises et par un climat de tension entre les peuples liés à la propagande et à la course aux armements. A la suite de la disparition du bloc communiste, les relations internationales apparaissent dominées par une seule superpuissance, les États-Unis. Ceux-ci semblent vouloir prolonger leur action en faveur de la paix et de la stabilisation du monde en collaborant avec l ONU et en s associant au plus grand nombre possible de pays, suscitant l espoir d un nouvel ordre mondial fondé sur le droit. Assez rapidement, cependant, la résurgence de conflits anciens ainsi que l apparition de nouvelles formes de conflictualités (qui ne sont plus liées seulement à des rivalités entre États) marquent l entrée dans une ère nouvelle, dans laquelle le caractère de plus en plus multipolaire du monde et les progrès de la mondialisation incitent à la recherche d autres modalités de gouvernance Comment la diplomatie internationale est-elle donc passée d une diplomatie bipolaire à une diplomatie multipolaire? I. LES CARACTERISTIQUES DE LA GUERRE FROIDE A. MISE EN PLACE DE LA LOGIQUE DES BLOCS Diaporama : utilisation textes Truman/Jdanov.Churchill Puis mise en place des blocs cartes L alliance entre les USA et l URSS durant la seconde guerre mondiale était une alliance de circonstance, il s agissait de battre un ennemi commun : l Allemagne nazie. Dès 1947, le monde se scinde en deux blocs séparé par un «rideau de fer «selon l expression de W Churchill.Les deux grands constitue des alliances économiques et idéologiques Alliance militaire Alliance économique USA OTAN OTASE Pacte de Bagdad OECE Plan Marschall URSS Pacte de Varsovie CAEM COMECOM B. UN CONFLIT IDEOLOGIQUE Tableau Fougeron (diaporama ) doc 2 p 113 1
Ces deux systèmes se veulent universels. Chacun des deux grands ont recours à tous les moyens de propagande (peinture, affiche, cinéma, TV, radio ) afin d embrigader leurs propres peuples et les autres.dans ce cadre, il est difficile pour les pays nouvellement décolonisés de rester neutres.ainsi la tentative de non-alignement fut un échec. 2 modèles antagonistes Modèle américain Modèle soviétique Libéralisme Marxisme-léninisme Fondements idéologiques Avènement prochain du communisme Organisation politique Démocratie Stricts équilibre et séparation des pouvoirs Souveraineté nationale Parti unique, parti-etat Dictature personnelle de type totalitaire sous Staline Autoritarisme policier Organisation économique et sociale Force de séduction Des modèles en question Capitalisme Propriété privée, libreentreprise, libre-concurrence Société de consommation Intervention réelle mais limitée de l Etat Etat-providence American way of life Culture de masse Inégalité, ségrégation Problème des minorités Critiques de la société de consommation Collectivisation Planification Encadrement étroit de la société Priorité au complexe industrialo-militaire Propagande idéologique Force des partis communistes Terreur de masse Problème des pénuries Immobilisme des sociétés C. UN CONFLIT DE PUISSANCE Utilisation film Kubrick +questionnaire Un conflit entre les deux grands suppose de prendre le risque d un conflit atomique, ceux qu aucun d entre eux ne souhaitent. Toutefois, les scientifiques sont recrutés afin d améliorer la bombe atomique et concevoir des nouvelles armes.cette course aux armements et son coût économique fut fatal à l économie soviétique et il provoqua de nombreuses manifestations aux USA et chez ses alliés occidentaux. II. UNE PERIODE TRAVERSEE DE CRISES MAJEURES A. BERLIN OU L AFFRONTEMENT DE DEUX MODELES IDEOLOGIQUES Pourquoi Berlin est-elle devenue un lieu symbolique de l affrontement entre les Etats-Unis et l Urss? Berlin : symbole de la rupture des 2 Grands 2
Analyse de la 1 ère crise de Berlin : dossier p.110-111 + diapo 1) Quelle est la situation de Berlin et de l Allemagne en 1945? Pourquoi? Berlin est divisée en 4 zones depuis les accords de Yalta qui ont prévu une occupation quadripartite de l Allemagne vaincue lors de la 2 nde Guerre mondiale. Idée : Après-guerre, Allemagne occupée et divisée en 4 zones tout comme Berlin 2) Quelle est, selon les Soviétiques, la raison de la crise. Les Soviétiques justifient leur action par l évolution de la situation à l ouest. Ils dénoncent la réforme monétaire dans les zones occidentales et l unification des 3 zones et la création d un gouvernement à l Ouest. Pour les Soviétiques, il s agit d un démembrement et de la fin de la gestion quadripartite. 3) Quelles sont les causes de la crise selon Truman? Selon l auteur, le but des Soviétiques est de forcer les Alliés occidentaux à quitter Berlin afin de faire passer toute la ville sous leur contrôle. Truman explique l attitude des Soviétiques comme une réaction d une part face aux échecs communistes en Italie et en France (échecs électoraux, communistes évincés du gouvernement français) et en Yougoslavie (rupture de Tito vis-à-vis de l URSS) et d autre part face aux 1 ère retombées positives du plan Marshall. Idée : Accusation mutuelle des 2 Grands concernant la responsabilité de la crise : Pour l Urss, les Occidentaux ne respectent pas les traités de paix. Pour les Etats-Unis, l Urss tente de s étendre. 1) Qu est-ce qui déclenche la crise? Quelle est la réaction des Occidentaux? L élément déclencheur de la 1 ère crise de Berlin est la mise en place du blocus terrestre de Berlin Ouest par les communistes. Ils mettent en place le blocus en coupant ses lignes de liaisons terrestres avec les zones occidentales. Située au cœur de la zone soviétique et ne survivant que grâce au ravitaillement en provenance des zones occidentales, Berlin ouest est alors menacée d asphyxie. 1 ère crise : blocus terrestre de Berlin-Ouest par les Soviétiques. Objectif : contraindre les Américains a renoncé à cette «enclave occidentale» 2) De quelle manière les Etats-Unis et leurs alliés ripostent-ils au blocus? Quels moyens sont mis en œuvre? Avec quel risque? Les Américains et leurs alliés réagissent au blocus en ravitaillant Berlin ouest grâce à des ponts aériens. Les moyens mis en œuvre sont gigantesques : 11 mois de rotations pour alimenter la population berlinoise prise en otage (nourriture, charbon, médicament). Le risque majeur est celui d une opération militaire menée par les Soviétiques ouvrant sur un conflit ouvert et direct. 3) Quel est l enjeu de Berlin pour les Etats-Unis? Pour les Etats-Unis, Berlin est un enjeu à la fois politique et symbolique de la guerre froide. Abandonner Berlin serait reculer face à l URSS et à l expansion du communisme. Ils réagissent donc conformément à leur politique d endiguement. Réaction des Etats-Unis : mise en application de la politique d endiguement : pont aérien pour ravitailler Berlin-Ouest 3
4) Quelle est l issue de la crise? Face à la détermination des Américains, les Soviétiques lèvent le blocus le 12 mai 1949. A l issue de la crise, 2 états sont créés : la RFA le 8 mai 49 et la RDA le 7 octobre. Berlin ouest reste un bastion de l occident, une enclave du monde occidental et du bloc de l Ouest, au cœur de la zone sous domination soviétique et plus largement au cœur de l Europe de l Est soviétisée. Issue de la crise : levée du blocus par les Soviétiques. Création de RDA et RFA Trace écrite : La question allemande devient le 1 er enjeu de la guerre froide. Faute d accord avec l Urss qui impose le modèle soviétique dans sa propre zone, les Occidentaux annoncent en juin 48 leur intention de créer un Etat ouest-allemand et d introduire une nouvelle monnaie nationale. Staline dénonce cette mesure comme étant contraire aux accords de Postdam et réagit en organisant le 24 juin 48 le blocus de Berlin-Ouest afin d asphyxier cette enclave capitaliste au cœur de la zone soviétique et de forcer les Occidentaux au départ. Les Américains appliquent leur politique d endiguement en organisant un gigantesque pont aérien pour ravitailler la ville en menaçant d aller au conflit si les couloirs aériens ne restent pas libres. Staline ne fait pas utiliser la force et est obligé de reconnaître son échec en levant le blocus en mai 49. Le résultat immédiat est la création, le 8 mai 49, de la République fédérale d Allemagne (RFA) soutenue par les Occidentaux. Les Soviétiques répondent, le 7 octobre, par la proclamation de la République démocratique allemande (RDA). Les 2 Allemagnes se font désormais face à face, symbolisant la coupure de l Europe. Un affrontement pour imposer 2 modèles Travail sur documents 2 et 4 p.118-119 1) Que symbolise ce grand magasin de Berlin Ouest? Le grand magasin symbolise le triomphe capitaliste de la RFA, vitrine de la société de consommation. 2) Quel modèle politique et économique, adopté par la RDA, cette photo exprime? Comment est-il contesté à Berlin en 1953? Cette photo illustre le modèle communiste, adopté par la Rda. Lors d un défilé du 1 er mai, fête par excellence du prolétariat, on reconnait les portraits des principaux dirigeants du Grand frère. Ce modèle est contesté par de grandes révoltes en juin 53 alors que la Rda connait une crise économique et sociale majeure. Berlin-Est est le théâtre de grèves et manifestations violentes réclamant une baisse des prix et des normes de travail. Développement des 2 modèles antagonistes à Berlin-ouest (économie libérale capitaliste) et à Berlin-Est (système socialiste communiste) 3) Comment et pourquoi les Allemands de l Est quittent-ils la RDA pour la RFA? Comment la RDA met-elle fin à cet exode? Quelle en est la conséquence pour les Berlinois? Les difficultés économiques (pénuries alimentaires) et l absence de liberté démocratiques expliquent le départ des Allemands de l Est. 3 millions d entre eux de 1949 à 1961 passent à 4
l Ouest en transitant par Berlin. Pour mettre fin à cet exode, les dirigeants de l Est construisent un mur infranchissable entre les 2 parties de la ville. Les Berlinois ne peuvent donc plus circuler librement entre l est et l ouest de la ville, des familles sont de fait séparées. Fuite massive vers l Ouest. Réaction : construction d un mur (fermer Berlin Est) 4) Pourquoi, dans le camp occidental, parle-t-on de mur de la honte? L image que le mur renvoie de la RDA est absolument désastreuse : c est celle d un régime policier qui, croyant isoler Berlin-ouest, emprisonne en réalité sa propre population. Les photos de fugitifs abattus ou de familles séparées tentant désespérément de communiquer par signes de part et d autre du mur font les délices de la propagande occidentale. 5) Pour Kennedy, pourquoi le mur est-il un symbole de la Guerre froide? Pourquoi signifie-t-il la faillite du système communiste? Kennedy prononce ce discours en présence du chancelier Adenauer et du maire de Berlin-ouest, Willy Brandt. Il tire avec le brio tout le parti de la situation et érige Berlin en symbole du monde libre. L Urss voulait faire de la RDA et tout particulièrement de Berlin la vitrine du système communiste aux yeux du monde entier. Le mur, ultime moyen de lutter contre l attirance du mode de vie occidental est un terrible aveu d échec. Pour les Occidentaux, Berlin reste un poste avancé au cœur du monde communiste : c est désormais également un symbole de résistance et de liberté et la preuve de la supériorité de leur système. Condamnation des Etats-Unis. Mur interprété comme l échec du modèle communiste obligé «d enfermer» ses habitants Trace écrite : Berlin Est et Berlin Ouest offrent 2 visages totalement différents. Alors que l Ouest devient la vitrine de l Occident et de sa réussite économique, l Est adopte le modèle soviétique ou plutôt se le voit imposer (malgré la révolte populaire de 1953 lourdement réprimée). Face à cette situation, de nombreux Berlinois et Allemands de l Est voit en Berlin un moyen de gagner l Ouest. Afin de contenir ces fuites, le gouvernement est-allemand avec l appui de l URSS érige dans la nuit du 12 au 13 aout 1961 un mur étroitement surveillé coupant la ville en 2, qualifié de véritable mur de la honte par les Occidentaux. C est la 2 ème crise de Berlin. Berlin au rythme des relations bipolaires Travail sur doc 5 et 6 p.119 : 1) En quoi consiste l accord quadripartite sur Berlin en 1971? L accord signé entre les 4 puissances occupantes de la ville prévoit une libéralisation de la circulation entre Berlin- Ouest et la RFA et une amélioration des communications entre Berlin-Ouest et la RDA. Sans instaurer la libre-circulation, l accord assouplit les liens entre les 2 Allemagne au niveau de Berlin. 5
Réchauffement des relations entre les 2 Allemagne et les 2 Berlin au moment même où l on assiste à un rapprochement entre les 2 Grands. Détente/Ostpolitik 2) Pourquoi la chute du mur de Berlin marque-t-elle la fin de la Guerre froide? C est l effondrement d un symbole devant une poussée populaire que le régime ne peut pas contenir. Il marque l affaiblissement de l Urss. Effondrement du mur traduit l effondrement du bloc de l Est. Le mur tombe sous les coups des Berlinois de l Est. Symbole de la fin de la Guerre froide. Trace écrite : Si Berlin a incarné les tensions entre les 2 Blocs, à partir des années 70, elle illustre le dégel des relations. En effet, les relations entre les 2 parties de la ville, tout comme les relations entre RDA et RFA s améliorent lentement. Cette politique (Ostpolitik) s inscrit dans le cadre d une Détente des relations Est/Ouest. Berlin est de même au cœur de la fin de la Guerre froide, la chute du mur le 9 novembre 1989 symbolisant l effondrement du bloc de l Est et la voie de la réconciliation (réunification en 1990). B. LA CRISE DE CUBA : LE MONDE AU BORD DU GOUFFRE? Pourquoi la crise de Cuba mit-elle le monde au bord du gouffre? Une menace soviétique aux portes des Etats-Unis Contextualisation de la crise : Crise Etats-Unis/Cuba à crise Etats-Unis/Urss 1) Que montre cette photographie des relations que Fidel Castro entretient avec l Urss? Après sa prise de pouvoir à Cuba, Castro initie une politique socialiste. Il nationalise les biens étrangers, mesure qui déstabilise les intérêts américains et entraine la rupture des relations diplomatique entre Washington et La Havane. Cuba se rapproche de l Urss et Che Guevara annonce que l ile appartient au camp socialiste le 3 juillet 1960. Une expo consacrée à l Urss est organisée à La Havane la même année. Profitant de l opportunité, Khrouchtchev soutient Castro économiquement et militairement. La tentative de débarquement d exilés cubains anticastristes, armés par la CIA dans la Baie des Cochons en 1961 est un échec qui raidit les positions des Américains et des Cubains. 2) Quelles menaces concrètes et symboliques l installation de missiles soviétiques à Cuba faitelle peser sur les Etats-Unis? Située au large de la Floride, l ile de Cuba est un territoire stratégique pour les Américains. Son passage dans l aire d influence soviétique inquiète donc Washington, d autant plus qu il remet en cause la domination américaine en Amérique latine, indiscutée depuis la doctrine Monroe de 1828. Khrouchtchev décide au printemps 1962 d installer à Cuba des missiles nucléaires dont la portée permet d atteindre des centres névralgiques des Etats-Unis ou d Amérique centrale (Washington, Floride, canal de Panama) 6
3) Pour quelles raisons les Etats-Unis ne peuvent-ils laisser l Urss installer des missiles à Cuba sans réagir? Khrouchtchev qui se sent en position de force depuis la construction du mur de Berlin et les exploits soviétiques dans la course à l espace, veut profiter du manque d expérience du nouveau dirigeant américain, que semble prouver le fiasco de la Baie des Cochons et décide donc de défier les Etats-Unis au cœur même de leur arrière-cour. C est déjà l une des raisons de la réaction américaine : rester les bras croisés devant une telle provocation reviendrait pour les Etats-Unis à perdre toute crédibilité aux yeux de leurs alliés. Que ces missiles soient si proches des côtes et menacent directement plusieurs grandes villes est évidemment une autre raison. Cette installation remet en cause la logique même de la dissuasion : les objectifs auraient pu être atteints avant-même que les Etats-Unis ne puissent déclencher une riposte. Trace écrite : En 1959, Fidel Castro renversent la dictature en place, alliée des Etats-Unis. Cette prise de pouvoir s accompagne de réformes notamment économiques qui suscitent la méfiance des Etats- Unis qui va même jusqu à tenter un débarquement à Cuba (dans la Baie des Cochons) pour renverser Castro qui se révèle un cuisant échec. Face à cela, Castro se tourne vers l Urss et annonce l appartenance de son pays au camp socialiste. Pour l Urss de Khrouchtchev, ce ralliement est une grande victoire puisqu il permet aux communismes de s installer aux portes des Etats-Unis, dans la «chasse gardée» américaine. Le risque d une guerre nucléaire? Travail à partir du document 3 p121 : discours de Kennedy 1) Présentez l auteur et la nature du doc. Le président JFK a été élu en 61 sur un programme de réformes (la Nouvelle Frontière). Le 22 octobre 62, après la découverte de rampes de missiles installées à Cuba par les Soviétiques, il s adresse à la nation par l intermédiaire de la télé dans un discours ferme qui lui a été conseillé par ses collaborateurs, en particulier son frère, ministre de la Justice. 2) Qu est-ce qui motive le discours de Kennedy? Quelle analyse fait-il de cette situation? Pourquoi peut-on parler de crise? Le discours de JFK est motivé par la découverte par des avions espions américains de bases de lancement sur Cuba, puis de navires de guerre soviétiques transportant des missiles vers l île. JFK définit ces armes comme offensives et analyse ce mouvement comme une menace nucléaire contre la sécurité des Etats-Unis. On peut parler de crise dans la mesure où l équilibre instauré depuis 50 est rompu. 3) Quelles mesures sont prises par Kennedy? Laquelle peut justifier l expression de diplomatie au bord du gouffre? Les mesures annoncées par JFK sont la mise en place d un blocus (appelé quarantaine de manière moins agressive) pour empêcher les navires soviétiques de livrer les armes à Cuba, la menace d une riposte nucléaire si le territoire américain, ou un de ses alliés, en particulier 7
Berlin-Ouest, est touché et la mise en cause directe de la responsabilité soviétique avant celle de Cuba. L expression de diplomatie au bord du gouffre vient de la menace de riposte nucléaire. 4) Qu est-ce qui distingue cette crise des précédentes? Cette crise se distingue des autres par l affrontement direct entre les 2 nations et leurs 2 dirigeants. 5) Expliquez la signification de cette caricature. Quelles craintes traduit-elle? Cette caricature célèbre montre les 2 K prêts à appuyer sur le bouton qui fera exploser la bombe sur laquelle est assis l adversaire (ce qui on peut l imaginer provoquera l explosion de l autre bombe). Pour le grand public, la crise de Cuba, haletante et spectaculaire, qui met directement aux prises les 2 Grands et se nourrit des peurs et des fantasmes liés au nucléaire, fournit une bonne image de la Guerre froide image en réalité très réductrice et même trompeuse. Le monde entier, le Daily Mail est un journal britannique, a réellement l impression durant quelques jours, d assister à un match à rebondissement et à l issue incertaine. La crise est d ailleurs soigneusement mise en scène par Kennedy et par Khrouchtchev qui multiplient les déclarations alarmistes. Trace écrite : La découverte en octobre 1962 de l installation par l Urss de missiles, sur le sol cubain, capables de toucher les Etats-Unis, conduit à un tournant majeur dans les relations entre les 2 Grands. Pour la 1 ère fois dans la Guerre froide, la menace est directe. Les Etats-Unis, face à cette situation réagissent avec fermeté face à ce qu ils considèrent comme une intrusion dans son aire d influence. Kennedy de fait annonce le blocus de l ile de Cuba tout en sommant l Urss de retirer ses missiles de l ile n hésitant pas à évoquer la possibilité de représailles de la part des Etats-Unis. Jamais le monde n a été aussi proche du gouffre et sous la menace d un conflit direct. Vers un apaisement des relations Travail sur les documents p.121 : 1) Comment Khrouchtchev justifie-t-il l implantation de missiles? Selon lui, l implantation de missiles sur l ile à une vocation défensive. Ils sont là pour défendre Cuba face à l impérialisme américain. 2) Qu annonce-t-il et à quelles conditions? Il annonce ici qu il est prêt à retirer ses missiles de l ile mais à la condition qu il n y ait plus de menaces américaines pesant sur l ile de Cuba. 3) Comment se dénoue la crise? En quoi augure-t-elle une période de Détente entre les 2 Grands? La crise se dénoue de façon diplomatique, par la négociation, à la suite d échanges directs entre les 2 dirigeants et de contact plus secrets entre Robert Kennedy et l ambassadeur soviétique. JFK, souvent présente comme le grand vainqueur de la crise, 8
fait toutefois 2 concessions de taille qui permettent à Khrouchtchev de sauver la face : l assurance que les Etats-Unis n envahiront pas Cuba pour tenter de déloger Castro (ce qui revient à admettre l existence d un régime commune au cœur de l Amérique centrale) et le démantèlement des fusées Jupiter stationnées en Turquie. La résolution de la crise redistribue les cartes et fait entrer la guerre froide dans une nouvelle phase : une période de rapprochement et de détente entre les 2 Grands. Trace écrite : Devant le paroxysme de la crise, les 2 Grands négocient afin d éviter le conflit nucléaire. De fait, l Urss accepte de démanteler ses missiles (28 octobre) en échange de quoi les Etats-Unis s engagent à lever le blocus et à ne pas envahir Cuba. Surtout, la crise de Cuba amène les 2 Grands à établir un dialogue pour réguler la course aux armements. A partir de 1962, conscients du risque de destruction mutuelle, ils cherchent à apaiser leurs relations et surtout à atténuer les tensions liées à la stratégie de dissuasion nucléaire. S ouvre alors une période de Détente au cours de laquelle les 2 Grands vont s efforcer de limiter leurs armements (1968 : traité de non-prolifération nucléaire : 1972 : accords SALT 1) A l issue de cette étude, quels arguments retenir pour comprendre la notion de guerre froide? 1. La peur du nucléaire (course aux armements) et le poids de la dissuasion permettent d éviter un affrontement direct, un affrontement atomique 2. La crise de Cuba, un tournant dans la guerre froide puisque s ouvre ensuite une période de Détente C. LA GUERRE DU VIETNAM : UNE GUERRE PERIPHERIQUE Pourquoi, au Vietnam, le conflit devint-il un conflit armé, «une guerre pas si froide», pendant près de dix ans? L engagement des Etats-Unis dans un conflit périphérique : contenir le communisme Travail sur diapo et dossier p.122-123 1) Quelle est la situation du Vietnam depuis 1954? Comment évolue-t-elle jusqu en 1973? Depuis 1954, le Vietnam est coupé en 2. Le Nord communiste lance une offensive contre le Sud soutenu par les Américains. En 1973, le statuquo profite au Nord qui l emporte en 1975. 2) Quelles sont les motivations de l intervention américaine au Vietnam? Les Etats-Unis craignent l expansion du communisme en Asie du Sud-est après la révolution en Chine en 1949 et la défaite de la France en Indochine qui laisse le Nord-Vietnam aux mains des communistes. Ils redoutent que d autres pays suivent à leur tour ces exemples et que le bloc 9
de l Ouest soit affaibli dans cette partie du monde. Ils choisissent donc d intervenir pour empêcher cela. Trace écrite : Depuis la fin de la guerre de décolonisation d Indochine (1954 : les accords de Genève), le territoire vietnamien est coupé en 2 Etats. Au nord, se trouve la République démocratique du Vietnam dirigée par les communistes à la tête desquels se trouve Hô Chi Minh. Au sud, se trouve le Sud-Vietnam, régime soutenu par les Etats-Unis, soucieux d endiguer la progression du communisme. Le Nord entend réunifier sous son autorité l ensemble du Vietnam et soutient activement une guérilla de communistes sud-vietnamiens (les Viêt-Cong). Face à cette situation, les Américains entendent appliquer leur politique d endiguement en soutenant dans un 1 er temps l armée sudvietnamienne. Mais à partir de 1965, les Etats-Unis interviennent directement dans le conflit en envoyant des forces armées en masse (jusqu à 550 000 soldats américains). De son côté, l Urss n intervient pas directement mais soutient les forces du Nord. Une guerre ouverte qui s enlise 3) Caractérisez les stratégies et les forces militaires en présence? 2 camps s opposent dans cette guerre. Les Américains et leurs alliés pour préserver la présence occidentale au Sud- Vietnam et engagent d importants moyens militaires dans le combat (soldats, hélicoptères, armes.). dans le camp communiste, le Nord-Vietnam, sous la conduite d Ho Chi Minh, espère réunifier le Vietnam en s emparant de la partie Sud. Il mène des opérations militaires, soutenu par la Chine, mais encourage aussi la guérilla Viêt-Cong afin de saper les positions américaines. 4) Sur quelles techniques de guerre les Nord-Vietnamiens s appuient-ils pour se battre? Ils utilisent des techniques de guérilla pour combattre les armées américaine et sudvietnamienne. Leur connaissance de la jungle les avantage face aux GI s qu ils évitent de rencontrer frontalement. 5) Pourquoi peut-on parler d enlisement? Le combat ne semble mener à aucune issue alors même que les effectifs américains augmentent. Trace écrite : Le rapport de force est asymétrique entre une armée américaine disposant d une force de frappe puissante et moderne et l armée d un pays du Sud. Toutefois, ce rapport de force ne sert pas les Etats-Unis. En effet, face à une guérilla en milieu hostile, les Etats-Unis ne parviennent pas à prendre le dessus. Au contraire, la situation s enlise alors que les pertes s accumulent. Retrait et traumatisme des Etats-Unis 6) Quel rôle l opinion publique américaine joue-t-elle dans le conflit? L opinion publique américaine développe peu à peu une position pacifiste qui prend la forme d une contestation 10
de plus en plus vive du service militaire, des violences américaines alors que les pertes humaines s accumulent. 7) Pourquoi l opinion publique est-elle de plus en plus hostile au conflit? Kissinger date des années 65-67 le tournant qui, d indifférente ou convaincue, rend l opinion américaine majoritairement hostile à la guerre. Dans un 1 er temps, la contestation est surtout le fait d intellectuels ou de personnalités du spectacle puis des mouvements pacifistes et antinucléaires ; elle participe d une remise en cause plus fondamentale de la société et du modèle américains. L engagement de plus en plus massif de l armée (plus de 530 000 soldats au Vietnam en 1968), le bourbier dans lequel les Etats-Unis semblent s être engagés et le nombre croissant de victimes élargissent le cercle des critiques. Les images de guerre diffusées par les médias (presse et télé) achèvent de faire basculer l opinion. La déchirure ne se fait pas entre partisans et opposants de la guerre, mais touche l ensemble de la société américaine. Les Américains découvrent que leurs valeurs et leur mode de vie qu ils croyaient universels peuvent être contestés ; que leurs soldats, qui sont sensés se battre au nom du droit et de la liberté, soutiennent un régime corrompu et honni de la majorité de la population. C est alors tout le consensus de l opinion sur la politique étrangère américaine qui s effondre. 8) Quelles sont les 2 décisions annoncées par Johnson? Le 31 mars 1968, le président Johnson annonce la désescalade du conflit au Vietnam : l armée américaine se désengage partiellement, mais l aide fournie au Sud-Vietnam pour lutter contre les communistes est amplifiée. Le cout financier et humain de la guerre et l impact négatif sur l opinion publique aux Etats-Unis et dans le monde d un conflit qui dure sans réel légitimité pour les Américains conduisent Johnson à cette décision. 9) Pourquoi les Américains souhaitent-ils une vietnamisation du conflit à partir de 1969? Nixon, qui succède à Johnson, poursuit le désengagement et la vietnamisation (remplacement des unités américaines par des unités sud-vietnamiennes armées par les Etats-Unis) qu il théorise dans un discours de juillet 1969. Alors que plus de 500 000 soldats américains étaient engagés dans la guerre en 1968, ils ne sont plus que 156 000 en 1971 et 27 000 en 1972. Trace écrite : Face à cette situation et face à la découverte des horreurs de cette guerre (bombardement chimique), l opinion américaine, et en particulier la jeunesse, à la fin des années 60, manifeste de plus en plus ouvertement sa désapprobation du conflit. A partir de 1969, les Etats-Unis organisent le retrait progressif de ses troupes, conduisant à une vietnamisation du conflit. Dès 1972, les communistes prennent un avantage qui conduit à accélérer les négociations de paix. Les accords de Paris en 1973 prévoient le désengagement définitif des Etats-Unis. Leur retrait entraine la victoire des communistes qui unifient en 1975 le Vietnam sous leur autorité. La guerre du Vietnam marque donc une défaite militaire des Etats-Unis, face à un pays tout juste décolonisé et montre les limites de l armée la plus perfectionnée. Elle se traduit par un profond traumatisme pour les Américains qui se mettent davantage en retrait de la scène internationale dans les années 70. 11
A l issue de cette étude, quels arguments retenir pour comprendre la notion de guerre froide? 1. Dimension mondiale du conflit dans un contexte de bipolarisation du monde : le tiers-monde et l Asie, en particulier, devient un enjeu pour chacun des deux Grands 2. Expansion du communisme et politique d endiguement des États -Unis 3. Des guerres «périphériques» III. LA GUERRE DU GOLFE ET LA NAISSANCE D UN NOUVEL ORDRE MONDIAL A. L HYPERPUISSANCE AMERICAINE Diapo 1 carte hyperpuissance américaine Diapo 2 carte adhésion OTAN disparation de l OTAN au contraire adhésion des ex-démocraties populaires L effondrement de l URSS confirme les Etats-Unis dans leur rôle de seule superpuissance,selon l expression d H Védrine,.Leur victoire rapide lors de la guerre du Golfe en 1991 conforte les Etats- Unis dans leur statut de leader. B. LA GUERRE DU GOLFE Carte diapo ou manuel p 126 : importance géostratégique de la zone :Pétrole,zone de passage des bateaux base militaire US, conflit israëlo-palestinien, Iran Etat théologique intégriste musulman =zone de déstabilisation potentielle L Irak, très affaibli par la guerre Iran-Irak, a d'énormes dettes par rapport à certains de ses voisins arabes, notamment quinze milliards de dollars au Koweït, pays avec lequel l Irak entretient de mauvaises relations depuis sa création en 1961 car il lui bouche la plus grande partie du golfe Persique qui permettrait à l'irak d'écouler son pétrole. Saddam Hussein, chef d Etat irakien accusait également le Koweït de ne pas respecter ses quotas, contribuant ainsi à faire chuter le prix du pétrole, et de pomper dans un champ situé à cheval sur la frontière Irak-Koweït.Le 2 aout 1990, l Irak envahit le Koweït Doc 2 p 126 Présentation Qu est-ce qu une résolution de l ONU? Qu est-ce que cela nous indique sur le fonctionnement de l ONU? Quelle est la différence fondamentale entre la résolution 660 et la résolution 678?»négociation intensive «/»user de tous les moyens nécessaires pour faire respecter» 12
les Etats-Unis en accord avec l URSS font voter au Conseil de sécurité la condamnation de l Irak, puis la mise sur pied d une force d intervention de 34 nations sous commandement américain mais avec un mandat de l ONU.L opération Tempête du désert est un succès militaire et de communication car toutes les TV du monde suivent les progressions des troupes US et des Etats coalisés Après la défaite militaire de l Irak (17/01 au 28 /02/1991), G H Bush peut appeler à la création d» un nouvel ordre mondial «Après sa défaite l Irak sera mis sous embargo, il s agit d empêcher cet état de se réarmer mais la population civile sera la première victime de cet embargo alors qu elle avait déjà fortement souffert des bombardements de la coalition. Selon le colonel Kenneth Rizel (200111), l'application de la théorie des cinq cercles du colonel John A. Warden III durant la guerre, en ciblant les infrastructures matérielles et en préconisant l'usage de bombardements stratégiques couplés à des precision-guided missiles, aurait fait preuve d'un succès indéniable, bien que moralement problématique. Ainsi, selon lui, cette campagne aérienne a permis d'éviter nombre de «dégâts collatéraux», ne faisant que 3 000 morts chez les civils de façon directe malgré le largage de 88 000 tonnes de bombes en 43 jours11 (ce qui est davantage que ce qui fut largué en 1943 par les Alliés). En revanche, la destruction des usines hydroélectriques et autres installations électriques, qui a permis d'anéantir les capacités de command and control de l'armée irakienne, a provoqué l'explosion d'épidémies de gastroentérites, de choléra et de typhoïde, en empêchant le fonctionnement des centres de traitement d'eau potable et d'eau usagée. Peut-être 100 000 civils sont ainsi morts indirectement, selon lui, tandis que le taux de mortalité infantile doublait11. L'organisation mondiale de la santé (OMS) n'enregistrait aucun cas de choléra en 1990, plus de 1 200 en 1991 et plus de 1 300 en 199412. La prévalence de la thyphoïde était passée d'environ 1 600 cas en 1990 à plus de 24 000 en 199412. Le rapport d'une mission de l'onu, dirigée par le sous-secrétaire Martti Ahtisaari et envoyée en mars 1991 pour évaluer les besoins humanitaires de l'irak, décrivait l'état du pays comme «quasi-apocalyptique» 13. Un autre rapport de l'onu, de 199914, soulignait les effets à plus long terme de cette campagne de bombardements ayant anéanti la plupart des infrastructures nécessaires à la survie de la société (eau, électricité, hôpitaux, etc.). Selon ce rapport, le taux de mortalité à l'accouchement était passé de 50 pour 100 000 en 1989 à 117 en 1997, tandis que le taux de mortalité infantile (compris pour inclure les enfants de moins de 5 ans), passait pendant la même période de 30 pour 1 000 à plus de 97 pour 1 00014; entre 1990 et 1994, il avait été multiplié par 612. Avant la guerre, en 1990, l'irak produisait environ 8 900 millions de watts; en 1999, ce chiffre avait été réduit à 3 50012. Cette réduction est due à la fois aux bombardements aériens et aux sanctions économiques appliquées ensuite par l'onu (résolution du Conseil de sécurité de l'onu n 661 ; la résolution 687 d'avril 1991 permettait l'envoi de denrées alimentaires et de fournitures médicales, mais pas des matériaux nécessaires à la reconstruction du réseau électrique et d'eau potable) 12. La difficulté essentielle tient à la distinction entre les morts indirectes causées par les bombardements et celles causées par les sanctions, qui ont empêchées la reconstruction du pays Wikipedia C. NAISSANCE DU MULTILATERALISME ET VICTOIRE DE L ONU? Carte multiplication intervention ONU +texte 2 p 125 manuel La fin du blocage du conseil de sécurité a permis à l ONU de retrouver une place de premier plan sur la scène internationale.cependant, le multilatéralisme présente des limites.en effet, l ONU dispose de peu de moyens d actions, et doit donc faire appel aux armées des Etats membres pour ses opérations de rétablissements et de maintien de la paix.les missions de paix de l ONU sont nombreuses mais se limitent souvent à un rôle humanitaire, parfois impuissant à faire appliquer un droit d ingérence http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/inaedu01690/guerre-civile-et-famine-ensomalie.html 13
L ONU doit aussi faire face à une autre menace : la prolifération des armes de destructions massives nucléaire ou chimique 1992 utilisation du droit d Ingérence en Somalie IV. LA RESURGENCE DU NATIONALISME ET LA TENTATION GENOCIDAIRE En quoi le siège de Sarajevo est-il représentatif des nouvelles conflictualités, expression nouvelle d enjeu séculaire? A. L EFFONDREMENT DU BLOC COMMUNISTE Diapo 1 et 2 Gorbatchev président de l URSS (mars 1990) a sous-estimé le problèmes des nationalités qui destabilise l URSS et voit s effondrer les démocraties populaires.les pays baltes proclament leur indépendance dès 1990.Pendant ce temps, les troubles se multiplient dans la région du Caucase, Gorbatchev propose alors une nouvelle Union constitué sur des bases égalitaires par des républiques souveraines.boris Eltsine président de la Russie organise en décembre 1991, la CEI, ce qui entraîne de fait la mort de l URSS entérinée par la démission de Gorbatchev en décembre 1991. Les anciennes démocraties populaires s affranchissent de la tutelle russe, elles deviennent des Etats indépendants. B. SARAJEVO, VILLE MARTYRE DU CONFLIT YOUGOSLAVE Manuel p 128/129 http://geographie-ville-en-guerre.fr.gd/sarajevo--d--les-transformations-d-h-une-ville-enguerre.htm#docs_comprendre http://www.arte.tv/fr/2124716.html Fédération : Union de plusieurs Etats qui n'en font qu'un seul en ce qui concerne la politique générale. A l époque communiste (1945 à 1990), Tito, dirigeant de la fédération Yougoslave interdisait toute revendication nationaliste ou même religieuse puisque le point commun était l adhésion au communiste dans le cadre d un régime dictatorial. La Slovénie proclame son indépendance en 1991, puis la Croatie en 1991.La Serbie qui domine la Fédération Yougoslave s oppose à l indépendance de la Bosnie-Herzégovine, dans laquelle les Serbes forment une importante minorité. Le siège de Sarajevo, capitale de la BH, commence le 5 avril 1992 et ne s achèvera qu en 1995. Le siège de Sarajevo est le plus long siège de l'histoire de la guerre moderne. Il a duré du 5 avril 1992 jusqu'au 29 février 1996 et a opposé les forces de la Bosnie-Herzégovine, qui avaient déclaré leur indépendance de la Yougoslavie, et les paramilitaires serbes qui voulaient rester attachés à la Yougoslavie.Le nombre de morts civils est estimé à 10 000 14
Recopier le tableau avec schéma Sarajevo ou utiliser le doc ci-dessous +résumé nouvelles conflictualités C LE RWANDA, NOUVEL ECHEC DES INSTANCES INTERNATIONALES Utilisation JT rwanda POUR INFO : PROTECTORAT ALLEMAND A LA FIN DU XIXE SIECLE PUIS COLONIE BELGE DEPUIS 1916, LE RWANDA ACCEDE A L'INDEPENDANCE LE 1ER JUILLET 1962. A L'ORIGINE, IL N'EXISTE PAS DE DISTINCTION ETHNIQUE ENTRE HUTUS ET TUTSIS. MAIS L'ARRIVEE DES BELGES BOULEVERSE LES CONCEPTIONS LOCALES. EN EFFET, LES COLONS FAVORISENT LES TUTSIS, CONSIDERES COMME DES EUROPEENS A PEAU NOIRE, ALORS QUE HUTUS SONT VUS COMME DES NEGRES BANTOUS. 15
AVEC LA CHUTE DE LA MONARCHIE TUTSIE EN DECEMBRE 1960, LE POUVOIR PASSE AUX MAINS DES HUTUS MAJORITAIRES DANS LE PAYS (PLUS DE 85% DE LA POPULATION). LES TUTSIS (ET LES HUTUS) QUI TENTENT DE RESISTER SONT ASSASSINES ALORS QUE D'AUTRES FUIENT EN OUGANDA. DEPUIS SON COUP D'ETAT EN JUILLET 1973, LE PRESIDENT HABYARIMANA REPOUSSE LES TENTATIVES DE RETOUR DES EXILES. MAIS LE PAYS EST ENVAHI EN OCTOBRE 1990 PAR LE FPR (FRONT PATRIOTIQUE RWANDAIS) COMPOSE DE TUTSIS REFUGIES EN OUGANDA. MALGRE L'AIDE APPORTEE PAR LA FRANCE, LA BELGIQUE ET LE ZAÏRE, LE POUVOIR DEMEURE INSTABLE ET JOUE SUR L'UTILISATION DE LA VIOLENCE ET DE LA CONSCIENCE ETHNIQUE POUR SE MAINTENIR. LA GUERRE CIVILE SE CONCLUT PAR UN ACCORD SIGNE A ARUSHA EN 1993 MAIS CELUI-CI NE SERA JAMAIS APPLIQUE, MALGRE LA PRESENCE D'UNE MISSION DE L'ONU SUR PLACE. CET ACCORD PREVOYAIT LA MISE EN PLACE D'INSTANCES NATIONALES DANS LE BUT D'OUVRIR LA VOIE A UNE DEMOCRATISATION DU PAYS. MAIS LE 6 AVRIL 1994, UN ATTENTAT COUTE LA VIE AU PRESIDENT HUTU HABYANIMANA ; C'EST L'EVENEMENT DECLENCHEUR D'UN GENOCIDE QUI VA DURER CENT JOURS. ALORS QUE DES COMBATS OPPOSENT LES FORCES GOUVERNEMENTALES AUX INSURGES, UN PLAN D'ELIMINATION SYSTEMATIQUE DES TUTSIS EST MIS EN PLACE. LE MASSACRE COMMENCE LE 7 AVRIL A KIGALI, ET S'ETEND EN UNE DIZAINE DE JOURS A L'ENSEMBLE DU PAYS. L'ONU REFUSE TOUT D'ABORD DE PARLER DE GENOCIDE ET ENVOIE UNE MISSION D'ASSISTANCE (MINUAR) SUR PLACE. L'OPERATION TURQUOISE DIRIGEE PAR LES FRANÇAIS ETABLIT A PARTIR DU 5 JUILLET UNE ZONE HUMANITAIRE SURE AU SUD OUEST DU PAYS OU VIENNENT SE REFUGIER DES CENTAINES DE MILLIERS DE CIVILS, 2 MILLIONS AU TOTAL. MI-JUILLET, LES FORCES ARMEES INSURGEES SORTENT VICTORIEUSES DU COMBAT QUI LES OPPOSENT AUX FORCES GOUVERNEMENTALES ET LE GENOCIDE CESSE. UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION EST INSTALLE A KIGALI. MAIS LE BILAN EST LOURD : 500 000 A 800 000 VICTIMES (SUR UN PAYS DE 7,5 MILLIONS D'HABITANTS) ET AUTANT DE RESCAPES QUI TENTENT DE FAIRE RECONNAITRE LES ATROCITES COMMISES PAR LES TENANTS DE L'ANCIEN POUVOIR. EN 1996 COMMENCE LE RAPATRIEMENT DES REFUGIES DES CAMPS DU ZAÏRE, MAIS LA PACIFICATION DU PAYS RESTE DIFFICILE. AUX DIFFICULTES LIEES A UNE DENSITE EXCEPTIONNELLE DE POPULATION (310 HAB/ KM CARRE) S'AJOUTE L'INSTABILITE REGIONALE ENDEMIQUE (GUERRE DU CONGO- ZAÏRE), CE QUI REND DIFFICILE LA POLITIQUE DE RECONCILIATION NATIONALE. AVEC EN MOYENNE 10 000 MORTS PAR JOUR, LE GENOCIDE RWANDAIS S'APPARENTE A UN DES PLUS GRANDS CRIMES DU XXE SIECLE. IL EST TRISTEMENT CELEBRE PAR L'UTILISATION D'INSTRUMENTS RUDIMENTAIRES (MACHETTES) POUR LES MASSACRES, ET PAR LE ROLE JOUE PAR LES MEDIAS DANS L'EXHORTATION AU MASSACRE (LA RADIO DES MILLE COLLINES). LE GENOCIDE EST DEFINI SELON L'ARTICLE 2 DE LA CONVENTIONS SUR LE GENOCIDE DE 1948 COMME UN ACTE CRIMINEL PREMEDITE COMMIS DANS LE BUT DE DETRUIRE METHODIQUEMENT UN "GROUPE NATIONAL, ETHNIQUE, RELIGIEUX OU RACIAL". ÉCLAIRAGE MEDIA LE CARACTERE DE "GENOCIDE" POUR QUALIFIER LES MASSACRES PERPETRES CONTRE LES TUTSIS ET LES HUTUS MODERES AU RWANDA N'EST QUE TRES TARDIVEMENT PERÇU PAR L'OPINION INTERNATIONALE, COMME LE PROUVE CE REPORTAGE DIFFUSE PLUS D'UN MOIS APRES LE DEBUT DU MASSACRE. AINSI POUR LES JOURNALISTES, IL S'AGIT DES SUITES DE LA LONGUE GUERRE CIVILE QUI OPPOSE DEPUIS DES ANNEES REBELLES ET FORCES GOUVERNEMENTALES, ET QUI REPREND APRES LA MORT DU PRESIDENT DU RWANDA. LES CAMERAS FILMENT CERTES EN GROS PLAN LES CADAVRES EN DECOMPOSITION DE FAMILLES ENTIERES. MAIS LES ZONES DE COMBAT ETANT DEVENUES INFRANCHISSABLES, ILS DOIVENT SE FIER A LA PAROLE DES OFFICIERS DU MOUVEMENT REBELLE (FPR) QUI LES ESCORTENT SUR PLACE. LA MEFIANCE DES JOURNALISTES SEMBLE LEGITIME FACE A UNE PROBABLE MISE EN SCENE MACABRE DE LA PART DES INSURGES. L'UTILISATION DES MEDIAS COMME ARME DE PROPAGANDE EST AINSI FREQUENTE DANS LES GRANDS CONFLITS CONTEMPORAINS : ON LE CONSTATE ICI AVEC L'APPARITION DE LA FONCTION D'"OFFICIER DE PRESSE" DANS UNE ARMEE REBELLE. CEPENDANT, LES PAROLES DE CE "CHARGE DE COMMUNICATION" SONT LIVREES SANS COMMENTAIRE, ALORS QU'IL NIE LE CARACTERE ETHNIQUE DES COMBATS ET ASSURE QUE LA ZONE EST A NOUVEAU SECURISEE. DEUX ELEMENTS CONTRIBUENT A "ATTENUER" L'HORREUR DES SCENES D'INTRODUCTION DU REPORTAGE ET DES RECITS D'ENFANTS VICTIMES DE MUTILATIONS.TOUT D'ABORD, LA MULTIPLICATION DES CONFLITS, NOTAMMENT SUR LE CONTINENT AFRICAIN, A HABITUE L'OEIL DU TELESPECTATEUR A DES SCENES D'UNE VIOLENCE INSOUTENABLE, A UN "SAFARI DE L'HORREUR" DENONCE PAR LE JOURNALISTE, ET QUE LE PRESENTATEUR DANS SON LANCEMENT NE PREND MEME PLUS LA PEINE D'INTRODUIRE PAR LES PRECAUTIONS D'USAGE. D'AUTRE PART, LES DECLARATIONS DE L'OFFICIER DE PRESSE, LE VOCABULAIRE EMPLOYE PAR LE JOURNALISTE ET LA PRESENCE D'HUMANITAIRES SUR PLACE FOURNISSENT AU PUBLIC DES ELEMENTS RASSURANTS : LE COMMENTAIRE EVOQUE AINSI "LA FIN DES MASSACRES", LA SECURISATION DE LA ZONE FILMEE ET LES APPELS AUX RETOURS DES CIVILS RWANDAIS PAR LE FPR. IL SERAIT TRES EXCESSIF D'IMPUTER AUX MEDIAS LA RESPONSABILITE DE L'AVEUGLEMENT QUI PARALYSA ALORS LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE FACE AU GENOCIDE RWANDAIS. CEPENDANT CES EVENEMENTS ONT PERMIS, A POSTERIORI, DE RELANCER UN DEBAT SUR LE 16
ROLE DES MEDIAS DANS LES CONFLITS CONTEMPORAINS. ALORS QUE CERTAINS DENONCENT LA BANALISATION DE L'HORREUR DANS LES JOURNAUX TELEVISES, D'AUTRES EVOQUENT LES DRAMES HUMAINS OUBLIES PAR DESINTERET MEDIATIQUE : LA GUERRE CIVILE AU DARFOUR EN EST UNE ILLUSTRATION RECENTE. le 6 avril 1994, un attentat coûte la vie au président hutu Habyanimana ; c'est l'événement déclencheur d'un génocide qui va durer cent jours. Alors que des combats opposent les forces gouvernementales aux insurgés, un plan d'élimination systématique des Tutsis est mis en place. Le massacre commence le 7 avril à Kigali, et s'étend en une dizaine de jours à l'ensemble du pays. L'ONU refuse tout d'abord de parler de génocide et envoie une mission d'assistance (MINUAR) sur place. Avec en moyenne 10 000 morts par jour, le génocide rwandais s'apparente à un des plus grands crimes du XXe siècle. Il est tristement célèbre par l'utilisation d'instruments rudimentaires (machettes) pour les massacres V. LE 11 SEPTEMBRE, CHOC DES CIVILISATIONS? A. LA MONTEE DE L ISLAMISME Diapo carte montée islamisme Definition islamisme : Mouvement politique fondée sur une lecture rigoriste du coran qui veut imposer la loi musulmane : Charia dans l organisation po et sociale.apparu dans les années 70, l Islamisme rejette les valeurs occidentales texte 1 p 130 A partir des années 70, se développe un islamisme radical qui prône l établissement d un Etat islamique.il s enracine dans les couches sociales les plus modestes des pays arabes fortement touchées par la misère et le chômage. L islamisme radical est résolument anti-occidental, et surtout anti-américain, car soupçonné d être pro-israélien. Pour se faire entendre il utilise soit la voie politique (Algérie, FIS, 1988, FIS remporte les élections puis guerre civile, bilan 800 000 morts en 8 ans )soit la voie terroriste. B. LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001 Le 11 septembre 2001, les islamistes du groupe d Al-Qaïda détourne 4 avions de lignes, deux avions s écrasent sur les tours jumelles du World Trade Center en plein cœur de Manhattan, symbole de la puissance économique et financière US.Un avion s écrase à proximité du Pentagone et donc de la maison Blanche à Washington, symbole de la puissance politique, militaire et diplomatique et un avion rate sa cible et se crashe près de Sanksville.Pour la première fois, les américains sont directement touchés sur leur sol.le choc est important, au EU, mais aussi à l échelle mondiale. 17
Plusieurs milliers de personnes ont été blessées lors de ces attaques5 qui ont causé la mort de deux mille neuf cent soixante-treize victimes appartenant à quatre-vingt-treize pays, dont trois cent quarante-trois pompiers, trente-sept membres du Port Authority Police Department et vingttrois membres du New York City Police Department (soit deux mille neuf cent quatre-vingt-douze morts en comptant les dix-neuf terroristes pirates de l'air), selon les chiffres officiels du rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, remis le 22 juillet 2004 Réaction Le 25 nov 2001, le Congrès adopte le Patriot Act, loi visant à prévenir toute nouvelle attaque sur le sol américain Montrez que cette loi bafoue les libertés individuelles Doc 3 p 131 doctrine Bush voir diapo pour question Principes : liberté, et la paix dans le monde Axe maléfique : Corée du N, Iran, Irak, armes chimiques, nucléaires, bactériologiques +terrorisme La seconde guerre d'afghanistan de l'histoire contemporaine oppose d'abord, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l'alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada, etc.), au régime taliban. Cette guerre s'inscrit dans la «guerre contre le terrorisme» déclarée par l'administration Bush à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington. Le but de l'invasion selon les États-Unis et leurs alliés était de capturer Oussama Ben Laden, détruire l'organisation Al Qaïda qui possédait des bases dans le pays avec la bénédiction des Talibans, et renverser ces derniers. L'attaque initiale chassa les Talibans du pouvoir, permettant l'instauration d'un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les talibans engagèrent alors une guérilla contre la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces armées sous commandement de l'otan2. Depuis 2006, les forces armées talibanes sont très actives. Le gouvernement afghan de Karzaï, élu président en octobre 2004, n'a que peu de légitimité et ne contrôlait en 2006 que le secteur de Kaboul http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/19/01003-20080319diawww00374--irak-linterminable-guerre.php Si la guerre en Afghanistan se fit avec l accord et le soutien de la communauté internationale, l entrée en guerre contre l Irak suscita un débat au sein du conseil de sécurité de l ONU, la France menaçant d un véto.les américains renonce au soutien de l ONU et déclenche la guerre en mars 2003 en compagnie d alliés dont les GB 18
Vidéo C Powel +vidéo Rétrospective de la chute de Saddam Hussein]20 heures - 30/12/2006-02min26s L attaque menée en 2003 en Irak est une conséquence d une nouvelle conception des relations internationales, en effet, les attentats ont accentué la tendance unilatérale américaine. C. UN MONDE MULTIPOLAIRE ET INCERTAIN diaporama L unilatéralisme américain et l attitude du président Bush remt en cause la suprématie américaine sans compter le coût de ces guerres.de plus, la superpuissance américaine est de plus en plus remise en cause par l émergence de nouveaux pôles tels que l Union européenne, la Chine, l Inde, le Brésil et la Russie. Le monde actuel est encore plus instable que lors de la guerre froide car les attaques viennent de groupuscules armées et les civils sont des cibles comme les autres. Conclu : 1945/2011 passage RI basée sur bipolarisation à la multipolarisation tandis que émergence décolonisation et fin modèle idéologique dès avant 1989.Après 1989, résurgence des conflits non réglés en particulier nationaliste, now instabilité géopolitique émergence nouveaux enjeux comme l énergie Nouvelle idéologie : Islamisme Nouvelle conflictualité : terrorisme, bon en avant depuis 1 ère GM sur les règles de la guerre au niveau de l utilisation des armes ou des moyens d actions Nombreuses puissances : USA Obama chgmt mais garde responsabilité po internationale «gendarme du monde «retrait de l Irak, et désengagement Afghanistan mais sans avoir réussi à établir la démocratie Printemps arabe : intervention OTAN, importance diplomatie européenne avec soutien USA Tjs Russie /Chine par exemple, blocage concernant la Syrie 19