UE Biodiversité NU 185. 28 septembre 2010



Documents pareils
Information génétique

Cancer et environnement

Biomarqueurs en Cancérologie

Docteur José LABARERE

Tout le monde est potentiellement

Responsabilité en matière de santé et d'environnement

Les tests génétiques à des fins médicales

La surveillance biologique des salariés Surveiller pour prévenir

INAUGURATION Labex SIGNALIFE 30 Avril 2013

Statistiques Canadiennes sur le Cancer, et HMR sur le poumon

Qu est-ce qu un sarcome?

à Mulhouse un centre pionnier de recherche médicale

Chapitre 2 - Complexité des relations entre génotype et phénotype

INAUGURATION LABORATOIRE DE THERAPIE CELLULAIRE 16 FEVRIER 2012 DOSSIER DE PRESSE

Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l Homme الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق السنسان. Le calvaire sans fin des malades du cancer

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

MASTER (LMD) PARCOURS MICROORGANISMES, HÔTES, ENVIRONNEMENTS (MHE)

Les Applications industrielles et commerciales des cellules souches. Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises

Dépistage du cancer colorectal :

Hépatite C une maladie silencieuse..

Innovations thérapeutiques en transplantation

Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes

Actualités s cancérologiques : pneumologie

«La rapidité ne doit pas primer sur la qualité»

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Toxicité à long-terme d un herbicide Roundup et d un maïs modifié génétiquement pour tolérer le Roundup

dans les médicamentsm

De la physico-chimie à la radiobiologie: nouveaux acquis (I)

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

N o de contrat : Je demande par la présente une révision de la surprime concernant le numéro de contrat susmentionné. Signé à ce jour de 20

SANDRINE. La prévention des problèmes de santé liés à la pollution intérieure des habitations. Projet européen

Transgene accorde une option de licence exclusive pour le développement et la commercialisation de son produit d immunothérapie TG4010

Lymphome non hodgkinien

Lutte contre le cancer

MYRIAD. l ADN isolé n est à présent plus brevetable!

La réglementation Mardi de la DGPR. sur les produits biocides 05/04/2011

Infection par le VIH/sida et travail

Radiofréquences et santé

Cancers de l hypopharynx

Qu est-ce qu un test génétique?

Informations sur le cancer de l intestin

Thérapies ciblées en Onco-Hématologie

des banques pour la recherche

Service de Biothérapies

Croissance et vieillissement cellulaires Docteur COSSON Pierre Nb réponses = 81 sur 87. Résultats des questions prédéfinies

Mise en place d une plateforme de gestion de matériels biologiques : quels avantages pour les chercheurs?

Environmental Research and Innovation ( ERIN )

RNV3P Recherche de pathologies émergentes

Vue d ensemble : Office of Cellular, Tissue and Gene Therapies

galités s sociales de cancer chez les travailleurs

Principales causes de décès selon le groupe d âge et plus

COMMENTAiRES/ DECISIONS

DON DE SANG. Label Don de Soi

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

Dr E. CHEVRET UE Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

Les conséquences sanitaires de l accident de Fukushima Dai-ichi : point de situation en février 2012

Comprendre la mort cérébrale

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Rayonnement non ionisant Environnement et santé. Synthèse du programme Programme national de recherche PNR 57

Chapitre 3 : Principe des tests statistiques d hypothèse. José LABARERE

Nouveaux enjeux du mandat. Vincent AUBELLE, professeur associé à l Université Paris Est Marne la Vallée

Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims

LES GAZ D ECHAPPEMENT DES MOTEURS DIESEL CANCEROGENES

Les OGM. 5 décembre Nicole Mounier

Etnoka.fr. De la démocratie en France

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus.

Chapitre II La régulation de la glycémie

DASES Réseau tuberculose 10 janvier 2006

Centre Antipoison et de Toxicovigilance Strasbourg Tél:

Le VIH et votre foie

L INSUFFISANCE CARDIAQUE

Recommandations pour le troisième Plan Cancer

Le but de la radioprotection est d empêcher ou de réduire les LES PRINCIPES DE LA RADIOPROTECTION

Service d Hématologie clinique et Thérapie cellulaire Bâtiment Médico-Chirurgical - 3 ème et 4 ème étages

Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars H

Efficience énergétique et électricité solaire

(Cet éditorial est appuyé notamment par Greenpeace Québec et l Association

Une stratégie Bas Carbone

Résultats des tests effectués en septembre 2007

THESE. présentée DEVANT L UNIVERSITE DE RENNES I. Pour obtenir. Le grade de : DOCTEUR DE L UNIVERSITE DE RENNES I. Mention : Biologie PAR

L univers vivant De la cellule à l être humain

«Boire un verre de vin par jour augmente la longévité.»

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal!

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

LES 10 ANS DU REGISTRE FRANCE GREFFE DE MOELLE A L AGENCE DE LA BIOMEDECINE

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

Hospices cantonaux Centre Hospitalier Universitaire Vaudois DOSSIER DE PRESSE. Création du Centre romand hospitalo-universitaire de neurochirurgie

ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches

Consensus Scientifique sur. les. Champs statiques

DOSSIER DE PRESSE. Organisateur. Contact. Carolina Cardoso life.eu Chargée de communication + 32 (0)

Le dépistage des cancers

Création d entreprise «Survey_Economy»

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

LE CANCER C EST QUOI? QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE UN ORGANE NORMAL ET UN ORGANE ATTEINT PAR LE CANCER? Organe normal Organe précancéreux Cancer

1 les caractères des êtres humains.

GUIDE DE L ASSURÉ. Optez pour l assurance. qui peut regrouper maladies graves et assurance vie

Le Plomb dans l eau AGENCE NATIONALE POUR L AMÉLIORATION DE L HABITAT

Que faire lorsqu on considère plusieurs variables en même temps?

Transcription:

UE Biodiversité NU 185 Roscoff 28 septembre 2010

Professeur Robert Bellé CNRS-UPMC Mer et Santé - Roscoff

Anthropisation et pollutions marines Impact sur la santé

Cancer et environnement A- les bases pour comprendre B- Concepts nouveaux sur les mécanismes C- Le modèle de l oursin (cas exemplaire du Roundup) D- Transfert de l information scientifique

Cancer et environnement A- les bases pour comprendre Caractéristiques de la maladie Méthodes pour étudier les causes La division cellulaire B- Concepts nouveaux sur les mécanismes C- Le modèle de l oursin (cas exemplaire du Roundup) D- Transfert de l information scientifique

Problème Plus de 100 000 produits Déversés dans l environnement applications Domestiques Industrielles Agricoles

-avec des impacts environnementaux (terrestres et marins) - avec des impacts en santé humaine

La toxicité Aigue Chronique

Toxicologie chronique: Domaines -immunologique -Neurologique -cancérologie

les faits établis Nombre de cancers 300 000 nouveaux cas en France par an Première cause de mortalité. Très forte augmentation Doublement en 30 ans!

La cause du cancer n est pas génétique! La cause majeure est donc «Environnementale»

Faits scientifiques Il y a une corrélation entre les changements de l environnement depuis 1950 et l augmentation du nombre des cancers.

Nous ne sommes pas adaptés (gènes) à ce nouvel environnement!

Les gènes humains ont été sélectionnés Pour l adaptation à un environnement Pendant des millions d années Primates 55 millions d années Hominidés 6 millions d années Homo sapiens 200 000 ans Soit Homme 10 000 générations Bouleversement de l environnement depuis 100 ans Pour la plupart des molécules nouvelles moins de deux générations!

Plus de 100 000 produits Déversés dans l environnement À partir des années 1950 applications Domestiques Industrielles Agricoles Leur toxicité n est pas testée (chronique) Ni individuelle, ni en synergie («cocktail» de molécules)

Pour faire de la prévention Il faut connaître les causes Quels sont les produits à risque?

La difficulté de trouver les causes Cause environnementale Délai entre cause et diagnostic en moyenne 15-30 ans Mécanisme probabiliste

Cause initiale Cancer 15-30 ans après Deux approches expérimentales 1- A partir des cancers observés 2- A partir des mécanismes connus

Signal initial Cancer 15-30 ans après Causes Cancers avérés Etudes épidémiologiques Repose sur des cas et une enquête

Epidémiologie epi = au-dessus demos = peuple logos = discours L épidémiologiste compare la fréquence d une maladie au sein d'un groupe de personnes exposées à un agent suspect à celle d un groupe de personnes non exposées. Observations biologiques (maladie) Méthodes mathématiques de comparaison Enquête sur les causes suspectées Méthode la plus ancienne très largement utilisée

Epidémiologie Quel est le point commun? Qui n est pas chez les autres

Principe de l épidémiologie Observations biologiques (maladie) Enquête sur les causes suspectées Méthodes mathématiques de comparaison

Exemples Historique: Cholera Le Dr John Snow a endigué en 1854 une épidémie de Le Dr John Snow a endigué en 1854 une épidémie de choléra dans la banlieue de Londres

Cas d école Enfants mal formés détectés 1975 (2015) Mères?? (1940-1980) Grand mères ont pris du Distilbène -1938 Point commun

Exemple : juillet 2009 Pesticide et Parkinson Analyse : Parkinsoniens, Mesure de 16 pesticides dans le sang Résultat: Pesticide en cause beta- Hexachlorocyclohexane

Epidémiologie - Cancer Explique 25 % des cas de cancers Tabac, Alcool Professions (amiante,chrome, nucléaire) Pour 75 % des cancers ne peut pas Donner de réponses

Conclusion épidémiologie Cas observés Enquête Modèles mathématiques Donne RISQUE

Donne en résultat Un facteur de risque de cancers avérés Permet une quantification. Efficacité (25 % des cas de cancers) Tabac, Alcool Professions (amiante,chrome, nucléaire) Difficultés - Environnement comparable - Qualité de l enquête (causes 15-30 ans avant) - Idée a priori du facteur (suspect) - 75 % des cancers inexpliqués

cause initiale Cancer 15-30 ans après Etudes de biologie Cellulaire et moléculaire. Approche plus récente : Mécanismes initiaux de la cancérisation Un agent agit-il sur ce mécanisme?

Il faut un modèle biologique cancer: oui Prix Nobel 2001 division des cellules

Résultat: un facteur de risque Intérêt: 15-30 ans avant les cancers Difficultés Pas encore exploitée en toxicologie réglementaire Pas encore de quantification Exemple: Efficace pour le produit le plus utilisé et répandu dans le monde ( à base de glyphosate) Publié en 2002

Origine des Cancers Au cours de la division des cellules

Répartition Des gènes Cycle de division cellulaire Doublement des gènes ( ADN x 2)

1 Oeuf 2 4 8 / 10 000 milliards de cellules et 1 milliard de divisions/jour

Au début, une seule cellule! Le cancer est commencé

Cancers avérés Beaucoup de gènes touchés! Comment est-ce possible? Comment cela commence-t-il?

Mécanismes De la division Travaux de beaucoup d équipes dans le monde USA, Angleterre, Japon, France Et d autres

Paul Nurse CDK1/cycline B Tim Hunt Roscoff dans l histoire Congrès 1988

Cancer et environnement A- les bases pour comprendre B- Concepts nouveaux sur les mécanismes le mécanisme de «surveillance» Les cellules souches L environnement C- Le modèle de l oursin (cas exemplaire du Roundup) D- Transfert de l information scientifique

A l origine des cancers deux concepts nouveaux majeurs: La surveillance de la division les cellules souches

Mécanisme de surveillance Maintien la stabilité génétique Cancer: rupture de la stabilité

Fuseau mitotique Répartition Des gènes Cycle de division cellulaire Doublement des gènes ADN endommagé Points de surveillance =«checkpoints»

Détecteurs Médiateurs Transducteurs Effecteurs Cycle cellulaire Réparation Apoptose Les étapes de la «surveillance»

ADN endommagé ATR/ATRIP Rad17,36,37,38,40 Hus1/ Rad1,9 ATM Détecteurs Claspine BRCA1 53BP MDC1 CHK1 CHK2 Médiateurs Transducteurs p53 Cdc25 Effecteurs G1 S G2 M Cycle cellulaire Les composants des points de surveillance de l ADN endommagé et les phases d inhibition du cycle cellulaire (d après Sancar et al, Annu. Rev. Biochem, 2004)

Erreurs de division Surveillance Cycle cellulaire Réparation Apoptose (mort cellulaire)

Lorsque les erreurs affectent les gènes de la «surveillance» G n r é in e Sélection stochastique

A l origine des cancers Deux concepts majeurs: La surveillance de la division les cellules souches

Haute capacité de renouvellement MUTATIONS Haute capacité de renouvellement Cellule souche normale Cellule souche pré-cancéreuse Evolution clonale Cellule souche cancéreuse Cellules matures Cellules cancéreuses Les cellules souches à l origine des cancers (d après Pardal et al, Nature reviews, 2003).

Cellules souches c anc éreuses Tumeur cor r espondante Hématopoïétiques Leucémies Neurales Tumeurs du cerv eau Endocrini ennes bron chiales Cancer b ronchique à petites cellule s (SCLC) Epithéliales br onchiques Cance r b r onchique Epithéliales ma mma ires Cance r du sein Hépatiques ovales Hépatoblastome Epithéliales ov a rien n es Cance r d e l ova ire Epithélium cervicales Cance r du col utérin Epithéliales des tubules r énaux* Néphrob lastome (tumeur de Willms) Epithéliales de la rétine* Rétinob lastome Neuroectod ermiques* Neurob lastome Musculaires satellites squeletti q ues* Rh a bdo m yos a rcome Très petites cellules Tératoc a rcinome de type em b r yonna ires (VSEL)*. Relations entre les cellules souches identifiées et des cancers avérés (d après Ratajczak et al., 2006).

Conclusion (origine du cancer) Cellules qui se divisent (cellules «souches») ADN touché activation de la surveillance --------------- Quelques cellules échappent au contrôle (Se divisent avec des erreurs non réparées) Une sélection naturelle des cellules «instables» conduit aux cellules souches «pré-cancéreuse»

Au début, une seule cellule! Sélection naturelle

A partir de la première cellule touchée -instabilité génétique -insensibilité au contrôle de facteurs externes -induction de vaisseaux sanguins (angiogenèse) -migration (métastases)

Et l environnement? 1 milliard de divisions par jour

L environnement Des erreurs au cours de la division Atteignent «la surveillance» dite de l ADN endommagé Dans des cellules souches qui deviennent «cancéreuses»

Environnement et cancer - Air, eau, alimentation -l âge -Comportements (tabagisme alcool) - Virus et pathogènes -Activité professionnelle (Amiante,chrome, nucléaire) -Rayonnements (UV, radon) -Traitements hormonaux (ménopause) -Molécules dont les nouvelles molécules issues des progrès technologiques

Cancer et environnement A- les bases pour comprendre B- Concepts nouveaux sur les mécanismes C- Le modèle de l oursin (cas exemplaire du Roundup) D- Transfert de l information scientifique

L oursin excellent modèle expérimental Génome complet (2006) Points de surveillance du cycle (2007) Cellule souche

Ovule non fécondé 2 cellules Morula Blastula nageante Fécondation 0 2h 6h 20h 1ère division divisions rapides Le développement précoce de l oursin.

Surveillance (ADN endommagé) Division Apoptose Cellules divisées (%) 100 80 60 40 20 0 Contrôle Traités 0 60 120 180 240 300 minutes Réparation C T R ADN intact ADN endommagé C:contrôle T: traité R: réparé Corps apoptotiques Contrôle Traité Le point de surveillance de l ADN endommagé fonctionnel dans les embryons d oursin (d après Le Bouffant et al, CMLS, 2007)

Le modèle s est montré efficace -Dans l effet de radio-mimétiques -Dans l effet du chrome -Dans l effet d un herbicide

Roundup Cellules qui se divisent (cellules «souches») ADN touché activation de la surveillance --------------- Quelques cellules échappent au contrôle (Se divisent avec des erreurs non réparées) Une sélection naturelle des cellules «instables» conduit aux cellules souches «pré-cancéreuse»

Le produit est donc cancérigène Aujourd hui Pour des cancers qui seront révélés Et quantifiés dans 10-20 ans

Articles journaux internationaux À comité de lecture

Lorsque l épidémiologie rejoint la biologie cellulaire Résultat biologie cellulaire: en 2002 Résultat épidémiologie: en 2008: «dix ans après l exposition le glyphosate augmente le risque de cancers (NLH) d un facteur 2,3»

Causes des cancers Les scientifiques déterminent des «facteurs de risque» avec des degrés divers de certitude Donc la prévention est possible Deux difficultés non scientifiques - transfert de l information - intérêts divergents (groupes de pression)

Cancer et environnement A- les bases pour comprendre B- Concepts nouveaux sur les mécanismes C- Le modèle de l oursin (cas exemplaire du Roundup) D- Transfert de l information scientifique D- Transfert de l information scientifique la connaissance scientifique Les pouvoirs publics les groupes de pression

Transfert de l information scientifique vers les pouvoirs publics et Le citoyen

Rechercher Les risques Domaine Scientifique Réglementer Pouvoirs publics Bénéfice Citoyen, société

«l incertitude des résultats» Liée à trois faits - La recherche scientifique et ses limites - Les caractéristiques du mécanisme - Les méthodologies de recherche des causes

«Incertitude» scientifique Frontière des connaissances. -très spécialisée (domaines) -très «pointue» Une découverte est toujours contestée et discutée avant de se stabiliser, de se conforter et d être «admise» Ex: Galilée, Darwin, Mandel

Les publications scientifiques 7 6 Cancer 5 Nombre (10 x ) 5 4 3 2 Environnement et cancer 4 3 1 0 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2008 Année

Les résultats de recherche sont dans des articles scientifiques L information scientifique est disponible y compris aux citoyens ( : pubmed NCBI) Articles scientifiques au 8 septembre 2009 2 220 000 «cancer» 41 000 «environnement et cancer» 5 200 «pesticides et cancer» Peu «accessible» (anglais et spécialisée)

Principe fondamental de la prise décisions des pouvoirs publics Le rapport Bénéfice/risque

Données scientifiques (anglais, spécialisées) Médias Lanceurs d alertes Crible Pouvoirs publics Citoyen Groupes de pression Juridiction (procès) Réglementations (Sur la base du rapport bénéfice risque)

Rôle des médias

Quels groupes de pression? Plus de 100 000 produits Déversés dans l environnement applications Domestiques Industrielles Agricoles

Recherche scientifique Pouvoirs publics réglementations Délai inéluctable (exemple amiante)

Lire, s informer, analyser!

Pour en savoir plus: Publication dans le Journal de la Société de Biologie Décembre 2007. http://www.sb-roscoff.fr/ccd