Panorama énergétique sommaire de l Essonne



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Transcription:

Panorama énergétique sommaire de l Essonne Mention particulière : Ce panorama a été finalisé en janvier 2009 et a vocation à être actualisé.

janvier 200 page 2

Sommaire Sommaire...3 1. Structure du Panorama énergétique...4 2. Les fiches de contexte...5 2.1 Les engagements...5 2.2 Les tendances...8 2.3 Les perspectives...9 3. La consommation énergétique...10 3.1 Consommation globale d'énergie finale par source d énergie...10 3.2 Consommation globale d'énergie finale par secteur...11 3.3 La consommation finale d énergie dans le secteur résidentiel...12 3.4 La consommation finale d énergie dans le secteur tertiaire...15 3.5 La consommation finale d énergie dans le secteur des transports...16 4. Production d énergies...19 5. Méthodologie générale...20 janvier 200 page 3

1. Structure du Panorama énergétique Ce panorama énergétique est une évaluation sommaire des consommations départementales ventilées par grands secteurs, élaborée à partir des grands chiffres nationaux connus et adaptée par ratios au contexte local. Le panorama sommaire doit comprendre : Un bref rappel introductif du contexte énergétique général aux niveaux supérieurs (Planète, Europe, Etat, Région) Un bilan énergétique sommaire du Département en énergie finale décomposé par secteurs janvier 200 page 4

2. Les fiches de contexte 2.1 Les engagements Au niveau mondial Le protocole de Kyoto : Prenant effet, pour la première période, à partir de 2008 et ce jusqu en 2012, il impose aux pays industrialisés signataires de diminuer leurs émissions en moyenne de 5,2% par rapport aux émissions de 1990 pour la période 2008-2012. La France, faiblement émettrice pour un pays industrialisé, du fait de l importance de son parc électrique nucléaire et hydraulique, a promis de stabiliser ses émissions au seuil de 1990. Elément majeur, la mise en place d un marché mondial des gaz à effet de serre selon le principe de pollueur-payeur doit débuter en 2008. Cette première phase consiste surtout à rompre la dynamique d augmentation de CO2 des pays industrialisés, et ainsi de prouver que croissance économique et diminution des gaz à effet de serre ne sont pas incompatibles. Sites Web : www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/changement-climatique/index.shtml Au niveau européen Les réductions des consommations d énergie : Pour renforcer les engagements de chacun, l Union européenne (UE) a fixé ses propres objectifs de diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) : Energies renouvelables : d ici 2010, l objectif est de doubler, de 6 à 12%, la part des énergies renouvelables (EnR) dans le bilan énergétique (Livre blanc sur les énergies renouvelables), et un objectif indicatif de production d électricité à partir des EnR augmentant de 15 à 21% (Directive 2001/77/CE du 27/09/2001 sur l ouverture des marchés de l énergie) ; Economies d énergie : d ici 2020, l objectif est de réduire de 20% la consommation d énergie, via des actions clés ; (Livre vert sur l efficacité énergétique), Promotion des biocarburants : les biocarburants doivent représenter 2% de la quantité de combustible mise sur le marché à des fins de transport en 2006 et 5,75% pour fin 2010. (Directive 2003/30/CE du 8/05/2003 sur la promotion de l utilisation des biocarburants). Le Plan National d Allocation des Quotas (PNAQ) : L Europe a choisi d anticiper le futur marché carbone du protocole de Kyoto en instaurant un marché européen, effectif depuis le 1er janvier 2005. Dans ce PNAQ, chaque État-membre estime le nombre de quotas nécessaires et la manière dont il va les répartir entre les entreprises. Le PNAQ français vise les installations de combustion de plus de 20 MW " soit 1 160 unités de combustion françaises de secteurs variés. Ces installations doivent faire correspondre leurs émissions avec le seuil autorisé par le PNAQ ou racheter les quotas non utilisés par d autres installations ayant des émissions moins importantes. A défaut, des pénalités sont prévues (40 /t CO2). Pour la période 2005-2007, le 17 décembre 2004, la Commission a définitivement validé le PNAQ français pour un montant annuel de quotas de 156,51 MtCO2. janvier 200 page 5

Pour la période 2008-2012, un deuxième plan a été notifié à la commission européenne le 29 décembre 2006 et adopté le 26 mars 2007 après consultation du public. Il propose un montant annuel de quotas réduit à 137,62 MtCO2 Au niveau national Le Plan Climat 2004-2012 et le Facteur 4 sont la traduction des engagements français pris à Kyoto. Le plan Climat est l ensemble des actions de diminution des gaz à effet de serre mis en œuvre à travers 6 grands secteurs d activité et notamment les transports et le bâtiment. Reconnaissant le rôle particulièrement important des collectivités, le Plan prévoit une déclinaison au plan local par la possibilité pour les collectivités locales de mettre en place leur propre Plan Climat Territorial. Pour tenir ses objectifs, la France envisage de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre par 4 en 2050. La Loi d orientation de la politique énergétique du 13 juillet 2005 (loi POPE). Cette loi réaffirme que la politique énergétique doit faire face à deux enjeux majeurs : la lutte contre les émissions des gaz à effet de serre et l augmentation du prix du pétrole et du gaz. En terme d objectifs, elle prévoit notamment : la réduction en moyenne de 2% par an de l'intensité énergétique finale (rapport entre la consommation d'énergie et la croissance économique) d'ici à 2015 et de 2,5% d'ici à 2030. Il s agit d utiliser en moyenne 2% d énergie en moins par an pour un même taux de croissance. la production de 10% des besoins énergétiques français à partir d énergies renouvelables d ici 2010. une augmentation de 50% des énergies renouvelables thermiques d ici 2010. La loi POPE prévoit des mesures pratiques, en particulier les certificats d'économies d'énergie ou certificats blancs et les certificats verts. Les certificats blancs. Il s agit de documents qui certifient les économies d énergies exigées des fournisseurs d énergie par l Etat. L objectif visé est l économie de 54 milliards de kilowattheures d énergie finale (0,3% de l énergie finale en France) entre le 1er juillet 2006 et le 30 juin 2009. Les fournisseurs d énergie pourront les acquérir en prouvant la quantité d énergie économisée dans leur propre entreprise, mais également en initiant des économies d énergie au sein de leurs clients. Si les objectifs ne sont pas atteints, une pénalité de 0,02 par kilowattheure est prévue. Les collectivités peuvent aussi être certifiées et revendre les quantités économisées aux fournisseurs ou encore engager des actions avec ces derniers en échange de certificats. Les certificats verts. Un certificat vert est un document attestant qu une offre d électricité est fondée en partie sur de l électricité verte. Les fournisseurs alternatifs peuvent en bénéficier, à condition que le client ait souscrit à une offre d électricité sur le marché non régulé, c est à dire ayant fait l objet d une mise en concurrence entre les entreprises. La Loi d Orientation Agricole du 6 janvier 2006. Face au problème des débouchés, l agriculture cherche à se tourner vers l énergie. La loi d Orientation Agricole autorise les agriculteurs à utiliser de l huile végétale tirée de leurs récoltes pour leurs machines. A partir de 2010, ils ne pourront plus utiliser de lubrifiants d origine fossiles dans les zones sensibles. Le plan Biocarburant de juin 2005. L ambition française est de faire mieux que l Europe en atteignant dès 2008 (et non 2010) 5,75% d incorporation de biocarburants et par conséquent 7% en 2010 et 10% en 2015. Des mesures en faveur de l électricité d origine renouvelable. Les tarifs d achat de l électricité d origine renouvelable ont été revalorisés : sont concernés le solaire photovoltaïque avec une prime pour intégration paysagère l éolien off shore, la géothermie et la méthanisation. En outre, un appel d offre de 220 MW d électricité issue de la biomasse est prévu dans la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production électrique 2006-2015. janvier 200 page 6

Les lois de Finances 2005 et 2006 créent le crédit d impôt dans l habitat. A travers le crédit d impôt, l Etat s engage à financer de 15% à 50% l installation d équipements énergétiques «durables» ou propres à diminuer les consommations d énergies d un logement. Seuls certains travaux sont concernés : chaudières, matériaux isolants, appareil de régulation de chauffage et équipements utilisant des énergies renouvelables. En 2006, le crédit d impôts a affiché une forte progression (une augmentation de 127% du nombre de chaudières à bois en un an, de 100% pour les chauffe-eau solaires et de 90% pour les capteurs solaires). Le Grenelle de l environnement : Le Grenelle de l environnement a rendu en octobre 2007 un certain nombre de conclusions relatives à l énergie. En termes d objectifs, il propose un niveau sectoriel de réduction des consommations (- 38% pour le bâtiment et - 20% pour les transports d ici 12 ans) ; en termes de mesures, il suggère l obligation pour toutes personnes morales, publiques ou privées, de plus de 50 personnes, de réaliser un bilan carbone ; en termes d engagement enfin, il prévoit plusieurs plans d action par filière pour le développement et la promotion à grande échelle des énergies renouvelables et l autonomie énergétique des exploitations agricoles et de la grande distribution. L objectif serait d augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production d énergie renouvelable en 2020 et de dépasser à cette date 20% de consommation d énergie d origine renouvelable. La charte des maires pour l environnement : Forte de l expérience d un certain nombre de collectivités dans le domaine du développement durable, l Association des Maires de France (AMF) a publié, en novembre 2007, une Charte dans laquelle les élus s engagent à prendre des mesures ciblées dans 6 domaines liés à l environnement, et en premier lieu l énergie. Elle contient des objectifs ne plus consommer de fuel dans le chauffage des bâtiments public en 2015 et des actions précises effectuer des diagnostiques énergétiques et carbone sur les bâtiments communaux. Sites Web : www.industrie.gouv.fr/energie/ www.legrenelle-environnement.fr www.amf.asso.fr www.ademe.fr www.areneidf.org/ janvier 200 page 7

2.2 Les tendances Au niveau mondial D après les calculs publiés en 2007 par le BP Statistical Review of World Energy, malgré l augmentation vertigineuse du prix des énergies depuis 2001, les consommations mondiales d énergie primaire n ont cessé d augmenter, notamment à cause des consommations chinoises, mais aussi d autres pays, pour la plupart situés en-dehors de l OCDE. Figure 1 Répartition des consommations d'énergie mondiales en 1991 et 2006 Exception faite du nucléaire, la croissance des consommations pour chaque source d énergie primaires s est accélérée durant les cinq dernières années, en particulier pour le charbon essentiellement en Chine et pour le gaz. Le Pétrole, lui, affiche une progression plus timide, en raison de la hausse des prix. Figure 2 Croissance des consommations mondiales d'énergie primaires (1990-2001 ; 2001-2006) janvier 200 page 8

Au niveau national Les consommations globales d énergie primaires françaises ont augmenté de 20% entre 1990 et 2006 mais la croissance s observe essentiellement entre 1990 et 2000 (+17%) alors qu à partir de 2004, les consommations se stabilisent autour de 275 Mtep jusqu en 2006. Entre 2004 et 2006, seules augmentent les énergies renouvelables (+4%) en raison de leur faiblesse initiale et le charbon (+1%). 120 100 80 60 40 20 0 Figure 3 Evolution des consommations françaises (1990-2006) (MTep) 1990 2000 2004 2005 2006 Charbon Pétrole Gaz Electricité primaire ENRt et déchets Source Bilan énergétique de la France 2006 DGEMP 2.3 Les perspectives Les différents adhérents au protocole de Kyoto, l Union Européenne, la France ont pris des engagements à la hauteur de leurs émissions de CO 2. L effort mondial doit porter à la fois sur les émissions fortes et stables des pays de l OCDE et sur les émissions en croissance constante des autres pays notamment la Chine. Le niveau des émissions européennes est réduit en grande partie grâce aux faibles consommations des ex-pays de l Est. Figure 4 Evolution des émissions de CO 2 et objectifs de réductions jusqu'en 2050 35 30 25 20 Monde OCDE Hors OCDE UE 25 15 Cible Kyoto 10 3 x 20 5 Facteur 4 0 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025 2030 2035 2040 2045 2050 Diviser par 2 Cible OCDE + hors OCDE Source BP Statistical Review of world Energy 2007 janvier 200 page 9

3. La consommation énergétique 3.1 Consommation globale d'énergie finale par source d énergie En 2006, la consommation globale d énergie finale en Essonne représente environ 2300 Tep/1000 habitants. Le tableau ci-dessous présente la consommation globale par source d énergie pour l Essonne, l Ile-de-France et la France. Au regard de la difficulté à mener une analyse exacte des consommations à l échelle d un département, les chiffres de ce panorama restent des données globales et indicatives. Tableau 1 Consommation globale d'énergie finale en Essonne (tep / 1000 hab) 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 Essonne Île-de-France France charbon renouvelables carburéacteurs carburants fioul gaz électricité Source : Service Public 2000 1 La consommation finale du département se distingue des moyennes franciliennes par la part des carburants sur le total des consommations. Ces derniers représentent 28% du total en Essonne contre 20% en Ile-de-France. La consommation finale d énergies renouvelables est inférieure en Essonne à ce qu elle est en Île-de-France et en France. Il s agit en grande majorité de chauffage au bois. L Essonne se distingue nettement des consommations moyennes françaises en ce qui concerne le fioul, le charbon et les énergies renouvelables. Le fioul a occasionné des consommations moitié moindres en Essonne (5% contre 11% pour la France). La faiblesse des énergies renouvelables en Essonne (3%), déjà soulignée, apparaît enfin encore plus flagrante, comparée à la moyenne française (7%). Pour l Essonne, les carburéacteurs mentionnés correspondent à la moitié des livraisons de carburéacteurs à l aéroport d Orly 2, à cheval entre l Essonne et le Val-de-Marne. 1 A partir des données issues: Comité Professionnel du Pétrole ; données d Electricité Réseau Distribution de France ; données Pégase Ile-de-France de la DGEMP ; Recensement Général de la Population (RGP) Insee de 1999 ; ratios Bilan Carbone. janvier 200 page 10

3.2 Consommation globale d'énergie finale par secteur En Essonne, le secteur du transport est la principale source de consommation finale (environ 800 Ktep) notamment à cause de la présence de l aéroport d Orly qui pèse 7% de la consommation finale. Le secteur résidentiel tertiaire représente 38% du total. Au contraire de la France où le secteur résidentiel est le plus grand consommateur d énergie (44%) contre 31% pour le secteur des transports. La consommation industrielle est relativement moins importante en Essonne que pour la France. Le secteur de l agriculture est particulièrement faible en Essonne (environ 1%). Tableau 2 Structure de la consommation finale d énergie par secteur Essonne / France Essonne France 20% 1% 38% 23% 2% 44% résidentiel et tertiaire transport 41% 31% Industrie et autre agriculture Source : Données France DGEMP : Observatoire de l énergie 2006 3 Par comparaison avec la répartition des consommations totale françaises (2006), la part des énergies renouvelables dans les consommations du secteur résidentiel-tertiaire est de 9 % contre 21% pour la France, soit moins de la moitié. Le département dispose donc d une importante marge de progression dans ce secteur en particulier le résidentiel, un des principaux secteurs consommateur d énergie. Tableau 3 Répartition par secteur de la consommation finale d'énergie de l'essonne (TEP/1000 hab) 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 résidentiel tertiaire agriculture transport carburéacteurs Industrie et autre gaz naturel produits pétroliers charbon électricité chauffage urbain renouvelable (UIOM + géothermie) bo is 2 Source CPDP 3 La figure reprend les pourcentages de la consommation d énergie finale en France hors consommation du secteur non énergétique. janvier 200 page 11

3.3 La consommation finale d énergie dans le secteur résidentiel La «Consommation finale d énergie dans le secteur résidentiel» a été estimée pour chaque usage (chauffage, eau chaude, cuisson, électricité spécifique) en multipliant le nombre de logements consommant telle source d énergie pour cet usage avec la consommation moyenne d énergie par logement retenue pour cette source d énergie et pour cet usage. Grands indicateurs : L Essonne est un territoire de 1 193 500 habitants. Son habitat se répartit à 49% en maisons individuelles et 47% en immeubles collectifs. L habitat est cependant plus collectif que la moyenne française (40%), ce qui est un gage de moindre consommation. Situation de l habitat : 63% 4 du parc de logements date d avant la première réglementation thermique de 1975, chiffre élevé mais qui reste à relativiser au regard des 72% 5 du parc de l Ile-de- France. Part des logements par mode de chauffage : les principaux modes de chauffage en Essonne en termes de consommation d énergie sont, par ordre d importance, le chauffage au gaz (46%), le chauffage électrique (22%), le fioul (15%) et le chauffage urbain (10%). Tableau 4 Nombre de logements par modes de chauffage et combustibles en Essonne, en Ile-de-France et en France, pour 1000 habitants 450 400 350 300 250 200 150 100 50 0 France Île-de-France Essonne Autre chauffage Tout électrique Centr-ind. Ch. bois Centr-ind. Gaz bout. Centr-ind. Elec. Centr-ind. Fioul Centr-ind. Gaz de v. Coll. Ch. ou bois Coll. Electricité Coll. Fioul Coll. Gaz de ville Coll. Urbain 4 Source Insee RGP 1999 5 Source IAURIF 2006 janvier 200 page 12

Répartition des consommations finales par énergie Globalement, le gaz naturel est la première source d énergie consommée dans le résidentiel avec une consommation située aux alentours de 340 Ktep, suivi par l électricité avec environ 230 Ktep et le fioul avec 130 Ktep. Tableau 5 Consommations finales en Essonne dans le secteur résidentiel par source d'énergie (2006) (en Ktep) 0 50 100 150 200 250 300 350 400 gaz naturel fioul charbon gaz bouteille chauffage urbain électricité bois Les consommations énergétiques résidentielles varient fortement entre les territoires de l Essonne du fait de la présence de réseaux de chauffage urbain dans le Nord Est de l Essonne et de communes non reliées au réseau de distribution de gaz dans le Sud de l Essonne. janvier 200 page 13

La carte ci-dessous présente les modes chauffage par commune : Figure 5 Mode de chauffage majoritaire par commune en Essonne Répartition des consommations par énergie et usage Le gaz naturel est majoritairement consommé pour le chauffage alors que l électricité est utilisée dans des proportions comparables dans tous les domaines. Les énergies renouvelables sont quasiment inexistantes, en Essonne, en-dehors du chauffage. Tableau 6 Consommations finales par usage dans le secteur résidentiel (en ktep) 700 600 500 400 300 200 100 0 chauffage eau chaude cuisson électricité spécifique bois électricité chauffage urbain gaz bouteille charbon fioul gaz naturel janvier 200 page 14

3.4 La consommation finale d énergie dans le secteur tertiaire Une économie dominée par les services et le commerce Le tissu économique essonnien est marqué par la prédominance des services (61% des établissements) qui contribuent pour 64% des emplois. Très présents aussi, les commerces et les entreprises de réparation représentent 22% des établissements et contribuent à 16% des emplois. Bien après viennent la construction (11%) et l industrie (6%) avec respectivement 6,7% et 12% des emplois. Tableau 7 Typologie des activités en Essonne (2005) Part des services 65% Part de l'industrie 12% Part de la construction 7% Part du commerce et des réparations 16% Sources : Insee 2005 Des consommations finales fortes dans les services En Essonne, les bureaux et les commerces génèrent des consommations d énergie non négligeables (près de 100 Ktep). La santé et l enseignement (hors administrations) représentent également des secteurs où d importantes économies d énergie peuvent être trouvées. Par comparaison avec l Ile-de- France, la part des consommations dans les secteurs des commerces et de la santé est proportionnellement plus importante en Essonne, du fait de l importance des effectifs dans ces domaines. Tableau 8 Consommations finales d énergie par secteur en Essonne (Ktep) Essonne Ile-de-France 100 90 80 70 60 50 1 007 209 575 124 542 40 30 1 520 290 494 20 10 0 Cafés, hôtels, restaurants Santé Sport, Culture, Loisirs Commerces Habitat communautaire Enseignement Bureaux Bâtiments transports Cafés, hôtels, restaurants Santé Sport, Culture, Loisirs Commerces Habitat communautaire Enseignement Bureaux Bâtiments transports janvier 200 page 15

3.5 La consommation finale d énergie dans le secteur des transports La Mobilité dans l Essonne En 2001, les Essonniens se déplaçaient moins que la moyenne des habitants de l Ile de France en générale et de la Grande Couronne en particulier. Ce constat n est pas anecdotique puisque le faible nombre de déplacements journaliers des Essonniens en 2001 s inscrit dans la continuité des 5 années précédentes. Tableau 9 Nombre moyen de déplacements par jour et par personne de 6 ans et plus Des déplacements essentiellement en voiture En 2001, les transports en communs assuraient une part mineure des déplacements, bien en-deçà de la part représentée en Petite Couronne et en Ile-de-France, en raison notamment de la faiblesse des réseaux transversaux (Est-Ouest). Par opposition, les voitures personnelles et utilitaires sont utilisées pour plus de 50% des déplacements. Tableau 10 Part des modes de transport en Essonne, à Paris, en Petite et Grande Couronne et en Ile-de-France (2001) Des consommations finales par habitant importantes à l échelle nationale janvier 200 page 16

L Essonne se situe parmi les départements les plus consommateurs de carburants 6 en Ile-de-France, en particulier pour le supercarburant pour lequel les ventes (environ 190 Kgep/habitant) dépassent globalement les moyennes franciliennes (140 Kgep/habitant) et françaises (160 Kgep/habitant). Concernant le gazole, les ventes (440 Kgep/habitant) sont supérieures à la moyenne de l Ile-de- France (300 Kgep/habitant) mais restent en gros inférieures à la moyenne française (500 Kgep/habitant). Tableau 11 Consommation d'énergie finale (tep / 1000 hab) (2006) 700 600 500 400 300 200 100 0 Essonne Île-de-France France supercarburants gazole Source : CPDP 2006 6 On assimile ici consommations et ventes sur le territoire. janvier 200 page 17

Un des grands consommateurs de carburant de l Ile-de- France Parmi les départements de l Ile-de-France, l Essonne est le deuxième plus grand consommateur de supercarburant (190 Kgep/habitant), juste après les Yvelines (200 Kgep/habitant). Deuxième plus grand consommateur de gazole (440 Kgep/habitant), elle est loin derrière la Seine-et-Marne (530 kgep/habitant) mais relativement loin aussi devant les Yvelines (370 Kgep/habitant). L explication par la superficie n est pas entièrement satisfaisante puisque ses 1 804 km² en font certes le troisième département de l'ile-de-france, mais loin derrière la Seine-et-Marne (5 915 km²) et surtout derrière les Yvelines (2 300 km²). Tableau 12 Consommation de carburant (kgep par habitant) (2006) Essonne Yvelines Seine-et-Marne Val-d'Oise Paris Petite couronne Île-de-France France 0 100 200 300 400 500 600 700 800 Supercarburants Gazole Source : CPDP 2006 Des consommations très fortes parmi les moyens de transports routiers Le calcul des consommations pour les principaux modes de transport en Ile-de-France 7 révèle que les voitures et les bus ont des consommations par voyageur de 5 à 10 fois supérieures à celles des transports en commun ferrés. Tableau 13 Consommation d'énergie par km (en gep) voiture bus tramway RER métro 0 10 20 30 40 50 60 gep / voy*km 7 Les chiffres pour les transports en communs correspondent aux consommations totales des véhicules de la RATP. Ils sont tirés des données de la DGEMP 2004. janvier 200 page 18

4. Production d énergies La production d énergie comprend les énergies traditionnelles (produits pétroliers, charbon, gaz, électricité nucléaire, ) et les énergies renouvelables (solaire thermique et photovoltaïque, bois, éolien, déchets, hydraulique,.). La production d énergie renouvelable est difficilement appréhendable à l échelle d un département. La production diffuse, c est à dire les petites installations de production isolées non raccordées au réseau ne sont pas représentées dans le schéma ci-dessous. Les organismes à l origine des subventions (dont l Etat par le mécanisme du crédit d impôts) n ont qu une information partielle des installations existantes. Janvier 2009 page 19

5. Méthodologie générale 5.1 méthodologie du panorama énergétique de l Essonne La figure ci-dessous présente de manière succincte la méthodologie employée pour le calcul des consommations finales. SOURCES DONNEES ELEMENTRAIRES DONNEES AGREGEES RESULTAT Nombre de logements par source d énergie Recensement Général de la Population (RGP) Insee 1999 et ratios Bilan Carbone. X Consommations moyennes d énergie par logement pour telle source d énergie Consommations du Secteur résidentiel par source d énergie - RTE, statistiques annuelles - Comité Professionnel du Pétrole (CPDP) 2006; - Statistiques de l industrie gazière 2006; - Electricité Réseau Distribution de France 2006; - données Pégase Ile-de-France de la DGEMP 2005; - Recensement Général de la Population (RGP) Insee 1999; - - Tableau de Bord Ile-de- France/Arene 2006. Consommations finales globales d énergie en Ile-de-France X Part (en %) de chacun des 8 grands secteurs d activité en Ile-de-France Consommations finales d énergie de chaque secteur en Ile-de-France :/ Les effectifs totaux de chaque secteur en Ile-de-France X Les effectifs totaux de chaque secteur en Essonne Consommations du Secteur Tertiaire par source d énergie Tableau de Bord Ile-de- France/Arene 2006 ; Consommations finales par source d énergie dans l agriculture en Ile-de-France X Consommations du Secteur agricole par source d énergie Indicateurs régionaux et départementaux Agreste 2005 ; Part (en %) de l agriculture essonnienne dans l agriculture en Ile-de-France DGEMP/Observatoire de l énergie 2004 ; Consommations d énergie RER RATP + Consommations d énergie RER SNCF IAURIF 2008 ; X Ratio : Km de voies ferrées essonniennes/ Km de voies ferrées franciliennes Consommations d électricité dans les transports Consommations du Secteur transport par source d énergie Comité Professionnel du Pétrole (CPDP) 2006; Consommations de supercarburant et de gazole Consommations de carburant dans les transports Comité Professionnel du Pétrole (CPDP) 2006; Consommations de carburant relatives aux carburéacteurs (Orly) Consommations de carburant relatives aux carburéacteurs (Orly) -Comité Professionnel du Pétrole (CPDP) 2006; Consommations finales globales par source d énergie en Essonne - Statistiques de l industrie gazière 2006; - Electricité Réseau Distribution de France 2006; - données Pégase Ile-de-France de la DGEMP 2005; - Consommations finales dans l industrie par source d énergie Somme des consommations de l ensemble des secteurs Consommations finales dans l industrie par source d énergie - Recensement Général de la Population (RGP) Insee 1999; - Tableau de Bord Ile-de- France/Arene 2006. Somme des consommations finales globales pour chaque source d énergie Consommations finales totales par source d énergie pour l Essonne, l Ile-de-France et la France Consommations finales totales d énergie pour l Essonne, l Ilede-France et la France Janvier 2009 page 20

5.2 Nouvelle méthodologie d établissement du bilan énergétique de la France Jusqu en 2001, les coefficients d équivalence énergétique utilisés en France étaient ceux adoptés en 1983 par l Observatoire de l Énergie. En session du 14 février 2002, le Conseil d Orientation de l Observatoire de l Énergie a résolu d adopter, dès la publication du bilan énergétique portant sur 2001, la méthode commune aux organisations internationales concernées (Agence Internationale de l Énergie, Eurostat, ), d une part pour le coefficient de conversion de l électricité, de kwh en tonne d équivalent pétrole (tep), d autre part pour les soutes maritimes internationales. S agissant de ces dernières, le bilan énergétique les exclut à la fois des ressources et des emplois, alors qu elles étaient auparavant incluses dans la consommation des transports. Pour les coefficients d équivalence entre unité propre et tep, le tableau ci-après précise les nouveaux coefficients, ceux des énergies autres que l électricité n ayant pas été modifiés. Ces coefficients doivent désormais être systématiquement utilisés, notamment dans les publications officielles françaises. Janvier 2009 page 21

Énergie Unité physique en gigajoules (GJ) (PCI) en tep (PCI) Charbon Houille 1 t 26 26/42 = 0,619 Coke de houille 1 t 28 28/42 = 0,667 Agglomérés et briquettes de lignite 1 t 32 32/42 = 0,762 Lignite et produits de récupération 1 t 17 17/42 = 0,405 Pétrole brut et produits pétroliers Pétrole brut, gazole/fioul domestique, produits à usages non énergétiques 1 t 42 1 GPL 1 t 46 46/42 = 1,095 Essence moteur et carburéacteur 1 t 44 44/42 = 1,048 Fioul lourd 1 t 40 40/42 = 0,952 Coke de pétrole 1 t 32 32/42 = 0,762 Électricité Production d origine nucléaire 1 MWh 3,6 0,086/0,33 = 0,260606 Production d origine géothermique 1 MWh 3,6 0,086/0,10 = 0,86 Autres types de production, échanges avec l étranger, consommation 1 MWh 3,6 3,6/42 = 0,086 Bois 1 stère 6,17 6,17/42 = 0,147 Gaz naturel et industriel 1 MWh PCS 3,24 3,24/42 = 0,077 Source DGEC Selon la nouvelle méthode, l électricité consommée est désormais comptabilisée selon la méthode du «contenu énergétique à la consommation», avec le coefficient 0,086 tep/mwh. Janvier 2009 page 22

6. Glossaire Bilan Carbone : mise au point par l Agence de l environnement et de la maîtrise de l énergie (Ademe), la méthode Bilan Carbone est un outil qui permet de comptabiliser des émissions de gaz à effet de serre des entreprises, des administrations et des collectivités territoriales. Il est ainsi possible de connaître l impact de l organisme analysé sur le climat et d identifier les marges de manœuvre à court et à long terme pour réduire ces émissions et de suivre leur évolution au cours des temps. Certificats d Economie d Energie : le dispositif CEE est un outil créé par la loi, encadré par l Agence de l environnement et de la maîtrise de l énergie (Ademe) et instruit par les DRIRE. Fondé sur l'obligation imposée aux fournisseurs d'énergie de favoriser chez leurs clients la réalisation d'économies d'énergie, il est destiné à déclencher de nouveaux investissements en matière de maîtrise de l énergie. En contrepartie, les fournisseurs recevront un certificat d'économie d'énergie attestant d'un volume de kwh d'énergie finale économisé. Ils pourront également réaliser des économies dans leurs propres bâtiments et installations. Cette obligation faite aux fournisseurs d énergie crée une demande et engendre des coûts pour ses acteurs, octroyant ainsi une valeur économique au certificat d économie d énergie. Carburéacteur : un carburéacteur est un combustible pour moteur à réaction. Il est souvent employé pour désigner les carburants des avions. DGEMP (DGEC) : la Direction générale de l'énergie et des matières premières (aujourd hui Direction générale de l énergie et du climat) est une direction du Ministère de l'économie, des Finances et de l'industrie chargée de la mise en œuvre de la politique énergétique et minière française. Electricité spécifique : l'électricité spécifique correspond à l'électricité nécessaire pour les services rendus exclusivement grâce à l'énergie électrique. Ainsi, ne sont pas compris dans l électricité spécifique les usages tels que l'eau chaude, le chauffage et la cuisson, qui peuvent utiliser différents types d'énergie. EnR (énergies renouvelables) : énergies non limitées dans le temps à la différence des énergies fossiles exploitant notamment la force du vent, de l eau en mouvement, la chaleur du soleil, de la biomasse (dont le bois), de la chaleur interne du sol. Energie finale : l'énergie finale ou disponible est l'énergie livrée au consommateur pour sa consommation finale (essence à la pompe, électricité au foyer,...). L énergie finale se mesure en Tonnes équivalent pétrole (TEP) ou kwh. Janvier 2009 page 23

Energie primaire : l'énergie primaire est l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium. L énergie primaire se mesure en kwhep. IAURIF (IAUidf) : l Institut d Aménagement et d Urbanisme d Ile-de-France est un bureau d études qui a pour mission essentielle de réaliser les études et travaux nécessaires à la prise de décision des élus du Conseil régional d Île-de-France. Ses interventions portent notamment sur l aménagement du territoire et l aménagement urbain et rural, l environnement, la mobilité et le transport, l'habitat et le logement. kw : le kilowatt est une unité de puissance, multiple du watt, et valant 1000 watts. (Symb. kw). En électricité : unité de puissance efficace, dite encore active. kwh : le kilowattheure est une unité de mesure d'énergie. Un kwh correspond à la consommation d'un appareil électrique de mille Watts pendant une heure. C'est une grandeur dit «produit» c'est-àdire une grandeur formée par le produit de plusieurs unités de base. L'énergie consommée (en wattheure) s'exprime en fonction de la puissance P (en watt) et du temps t (en heure) : E = P * t. OCDE : l Organisation de Coopération et de Développement Economiques est un organisme international regroupant notamment les Etats d'europe occidentale ainsi que les Etats-Unis, le Japon et le Canada, et constitué en vue de favoriser l'expansion économique de ces Etats ainsi que celle des pays en voie de développement. RTE : Réseau de transport de l'électricité est le gestionnaire unique de réseau public français de transport d'électricité à haute et très haute tension qui comprend l'ensemble des lignes électriques à haute et très haute tension et des postes de transformation qui relient les centrales de production d'électricité, les réseaux de distribution, des sites industriels et les réseaux électriques des pays voisins. RTE a été créé le 1 er juillet 2000 par la loi du 10 février 2000 sur la modernisation et le développement du service public de l'électricité. Tep : unité de mesure de l'énergie utilisée par les économistes de l'énergie pour comparer les énergies entre elles. Elle correspond à l'énergie produite par la combustion d'une tonne de pétrole moyen, ce qui représente environ 11 600 kwh. En France, les coefficients de conversion sont fixés par l'observatoire de l'énergie, reprenant la méthode commune aux organisations internationales (AIE, Commission européenne, ONU, Conseil mondial de l'énergie). Janvier 2009 page 24

www.essonne.fr Conseil général de l Essonne Boulevard de France 91 012 Evry cedex Tél: 01 60 91 91 91 Janvier 2009 page 25