Mini conférence conviviale : TRAVAIL et VIH



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Transcription:

Mini conférence conviviale : TRAVAIL et VIH (prises de notes) La Plate-Forme Prévention Sida, le Centre de Référence Sida du CHU de Charleroi et le GRÉCOS, Groupe de réflexion et de communication sur la séropositivité, ont organisé le 15 septembre dernier une «mini conférence conviviale» sur la conciliation possible ou nondu travail et du VIH. INVITÉS - Docteur Jean-Pierre Rézette, Médecin du travail au CHU de Charleroi. - Axel Van Weynendaele, responsable de communication AWIPH. (Agence Wallonne pour l Intégration des Personnes Handicapées) - Des représentants du GRÉCOS. Une mini conférence conviviale, c est un temps de rencontre avec des experts professionnels et non professionnels, mais aussi un moment d échanges informels entre personnes concernées par la séropositivité et le VIH/Sida. Voici un petit compte rendu de la mini conférence : Introduction Pour lancer le sujet : trois témoignages partagés par les représentants du GRÉCOS Georges ou le problème de discrimination au travail : Employé dans le secteur Horeca, en 1991, il a été renvoyé par son parton qui, pourtant, était lui aussi touché par la maladie. Patrick ou la difficulté de trouver un emploi adapté à son état de santé. Sa stratégie pour trouver une situation plus adaptée à son état de santé : trouver un travail en-deça des ses qualifications pour qu il soit moins fatiguant. Cela n a pas pu fonctionner. A finalement retrouvé un travail comme ingénieur, mais n a pas pu le garder car il était trop stressant. Sylviane ou un travail c est aussi recréer des liens sociaux, sortir de l isolement dans lequel une personne VIH peut tomber. S engager dans une activité bénévole lui a permis de mieux se sentir, et lui procure un bien-être psychologique. Elle est bien entourée par ses collègues qui sont au courant se son statut sérologique. (Retrouver les témoignages complets dans la brochure Boussole en main) 1

Docteur Jean-Pierre Rézette, Médecin du travail au CHU de Charleroi Présente la médecine de travail qui est bien définie par la législation du travail. Quelques principes de base : - Respect vie privée : toutes les informations sont protégées : càd non divulguées à l employeur. - Médecine du travail : le seul cas où vous êtes obligés de voir le médecin. C est une sorte d intrusion dans le cadre de la relation du travail. - Les règles sont très protectrices du travailleur. - Principe de proportionnalité et obligation d information du travailleur. Le travail du médecin du travail? L analyse du risque : Quels risques? D abord, les risques dangereux pour la sécurité / santé du travailleur. Ensuite, les risques pour les autres travailleurs. Analyse les aptitudes et fait (éventuellement) des recommandations à l employeur : Le médecin du travail a accès aux : - données santé du travailleur (examens en fonction du poste), - données et caractéristiques du poste de travail Il fait la conjonction entre les deux! C est le seul!!! Différence par rapport au médecin traitant ; le médecin du travail ne met pas en arrêt maladie, ni en incapacités. Pour toute une série d emplois ou de situations il y a une obligation stricte de contrôle par le médecin du travail : Exemples : - Pour prévenir un risque collectif > aptitude des contrôleurs aériens - Pour prévenir les risques du travailleur > les ouvriers exposés à des substances, des radiations, les travailleuses enceintes Il faut savoir que tout ce qui est demandé comme examen par le médecin du travail doit être justifié en termes de risque et de possibilité de prévention. 2

Ainsi, en milieu hospitalier, on peut contrôler l Hépatite B, car on peut faire de la prévention ; il existe un vaccin. Ce qui n est pas le cas pour l Hépatite C ou VIH (pas de vaccin). Il n y a donc pas de dépistage. Quand voit-on le médecin du travail? > Cela dépend - À l embauche. - Périodique (selon les secteurs professionnels). - Après congé maladie (de plus de 4 semaines). - Ou spontanément! DONC Le travailleur est toujours libre de contacter son médecin du travail. Par exemple, pour envisager avec lui comment demander une adaptation de son poste. Rappel : en moyenne il y a 12.000 accidents d exposition au sang par an dans les hôpitaux belges. Risque de contamination pour l accidenté par exposition au sang. Hep B 33% Hep C 3 % VIH. 0.3% Axel Van Weynendaele, responsable de communication AWIPH. Brève présentation du rôle de l AWIPH : Mettre en œuvre la politique d intégration des personnes handicapées en Région wallonne. Pour les personnes de moins de 65 ans. Ce qui concerne 300.000 personnes handicapées en Région wallonne. Cependant, il n y a que 25.000 dossiers traités : l inscription à l AWIPH n est pas obligatoire. Pourquoi? Pour la personne elle-même, il n est pas toujours facile d accepter qu on est malade, mais en plus se reconnaître «handicapée» est psychologiquement difficile. Le concept de handicap est mal compris. L AWIPH suit la définition de l OMS qui tient compte de l environnement de la personne. On sort du schéma linéaire du handicap. L handicap est lié à l environnement et non pas uniquement à la déficience de la personne. Néanmoins, une personne vivant avec le VIH peut faire appel à AWIPH. Si en termes de fatigabilité ou une autre conséquence, l agence peut proposer une adaptation du poste de travail, ou une prime de compensation à verser. 3

En attendant un témoignage sur les stratégies de dissimulation vis-à-vis de l employeur ; on peut s interroger : où est l espace de parole? Les représentions sociales négatives sur le VIH ne facilitent pas l émergence d un espace de parole. Un site d information vient d être publié, résultat d un projet européen : Travail et maladies chroniques évolutives. Ce site s adresse aux professionnels pour promouvoir l intégration et le maintien dans l emploi des personnes vivant avec une maladie chronique évolutive, dont le VIH/Sida : www.maladie-chronique-travail.eu/ Etre reconnu à AWIPH? Chaque situation individuelle est évaluée par une équipe pluridisciplinaire. Cette équipe est pilotée par un médecin. L agence statue sur chaque demande et décide d octroyer ou pas l aide à la personne. L AWIPH développe aussi des outils pour le maintien à l emploi des travailleurs handicapés, dont : - Une série de fiches d informations consacrées aux principales déficiences - Un catalogue de mesure d adaptation des conditions de travail. L objectif est de démystifier toutes une série de déficiences et de maladies auprès des employeurs. Une fiche sur le VIH/ Sida est en préparation. Débat question et réponses Y-a-t-il un secteur d activité professionnel où un travailleur est obligé de signaler qu il est porteur du VIH? Pas selon la législation du travail. Selon la jurisprudence, il faut signaler ce qui peut être en rapport avec le poste de travail, et particulièrement pour des raisons de sécurité. Ex : si je suis épileptique et que j occupe un poste de sécurité, ou l attention de chaque instant est indispensable, c est le bon sens de le dire au médecin du travail. Comment rendre compte du vécu et de la difficulté d une personne dans son ensemble, sa complexité? Et cela vis-à-vis d une «autorité» qui va prendre une décision qui aura un impact important pour la personne séropositive? Le médecin du travail ne prend pas de décision. Il donne des recommandations, mais ne maîtrise pas ce que l employeur va en faire. Cela dépend de la sensibilité de ce dernier. Le rôle du médecin du travail sera de traduire en recommandations à l employeur les soucis de santé exposés par le travailleur en protégeant celui-ci (sans divulgation d informations sensibles). 4

Quand on parle de prévention des risques, quelle prévention et quels risques? On protège d abord le travailleur séropositif. Car effectivement si celui -ci a une faible immunité, il est plus exposé. Certains milieux de travail, comme les hôpitaux peuvent exposer les travailleurs à de nombreux agents infectieux. Mais maintenant si un travailleur, porteur du VIH, attrape une tuberculose (une des maladies opportunistes) alors on va aussi protéger ses collègues! J ai travaillé de longues années dans la restauration, et aucun de mes employeurs ne m a jamais envoyé vers un médecin du travail. Comment est-ce possible? Malheureusement, il y a parfois des petites PME et des secteurs plus difficiles au niveau du suivi. Par exemple, le secteur de l intérim aussi est difficile à suivre, bien qu il existe une obligation d'un suivi médical par la section de médecine du travail d'un service de prévention et de protection au travail. Deux représentants syndicaux (FGTB et CSC) qui ont participé aux travaux sur la recommandation concernant le VIH et le sida et le monde du travail (2010) sont parmi les participants ; quel peut être le rôle des syndicats? Les organisations syndicales sont encore dans un processus d apprentissage qui vient quelques peu d être accéléré par la norme OIT. Il faut d abord écouter et voir comment mieux sensibiliser sur le terrain. Il faut faire des efforts : l information doit mieux circuler : sur la prévention des risques de stigmatisations et discriminations. Bien entendu, il ne faut pas traiter des cas individuels, car ce n est pas son rôle mais celui du médecin du travail. Mais capable de mettre quelque chose en place dans l entreprise pour prévenir le rejet. Est-ce juste une impression ou bien le dépistage à l embauche ça n arrive pas ou plus en Belgique? La législation est très claire, c est interdit en Belgique. Mais dans la pratique? - Dr Legrand : je ne sais si ça se fait, mais les gens pensent que ça se fait encore, et donc, ça les bloquent dans leur recherche d emploi. - Un participant : les gens pensent ça, parce que ça s est fait dans le passé! - Exacte, mais cela ne se fait plus guère. Exception faite des entreprises étrangères. Effectivement, à Charleroi très récemment, une compagnie d aviation du Quatar demandait une attestation à une postulante. Si une personne se sent apte à retravailler avec accord du médecin conseil, mais que 2 mois après elle retombe malade... que se passe-t-il? - Dr Legrand : au CRS nous essayons de limiter le passage de l incapacité de travail temporaire vers incapacité définitive, car c est ensuite difficile pour les patients de retrouver un emploi. Le message n est pas toujours facile à faire accepter aux patients: «rester dans le milieu du travail, éviter de retomber en incapacité ; rester connecté avec la vie en générale et le monde du travail aussi!» Nous disons cela surtout aux patients récents qui, heureusement, peuvent bénéficier de médicament beaucoup plus confortables aujourd hui. 5

Comment garder un travail, l adapter après une contamination? - Car, finalement, les trithérapies qui permettent de vivre longtemps (maladie chronique) sont récentes ; donc cette question du maintien dans l emploi aussi. - La loi contre la discrimination est un outil ; mais pas toujours facile de l utiliser. Ça demande du courage et de l énergie pour s en saisir, et cela, en plus de la gestion de sa maladie. - Comme on est dans une situation où il n y a pas vraiment pléthore d offres de travail, l employeur a toujours le choix de prendre la personne qui ne s est jamais arrêté de travailler et qui semble en meilleure santé, plus jeune, plus disponible etc. Ou alors, il faut passer par un dispositif comme l AWIPH qui une offre prime de compensation? Un grand merci : Au Dr JC Legrand et au CRS de Charleroi, à l AWIPH pour son accueil dans les locaux, et bien sûr, aux invités Docteur Jean-Pierre Rézette et Axel Van Weynendaele. 6