RÉSUMÉ NON TECHNIQUE DU DOSSIER DE DEMANDE D AUTORISATION D EXPLOITER



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Transcription:

RÉSUMÉ NON TECHNIQUE DU DOSSIER DE DEMANDE D AUTORISATION D EXPLOITER CENTRALE BIOGAZ DU DUNOIS MARBOUE Fait à Bihorel, le 27 Mai 2014 KALIÈS KAR 13.25. V3

PREAMBULE Le présent dossier est effectué en application des Livres V des parties législative et réglementaire du Code de l Environnement. VOL-V BIOMASSE est spécialisé dans la conception et l exploitation de centrales de production d énergie à partir de la biomasse. Dans le cadre du développement de son activité sur le territoire français, VOL-V BIOMASSE identifie, en 2011, la région du Dunois comme un bassin à potentiel théorique (gisement de matières organiques industrielles et agricoles). Depuis, le projet se développe et aboutit, en Juillet 2013, à la signature d un compromis de vente de la parcelle YD 150 située sur la commune de MARBOUE (28, Centre). Le projet consiste en l implantation d une unité de méthanisation pour la valorisation de matières organiques avec traitement du biogaz et injection du biométhane dans le réseau de distribution de GRDF. Cette installation sera exploitée par la société Centrale Biogaz du Dunois, créée spécifiquement pour ce projet et filiale de VOL-V BIOMASSE. Dans ce contexte, le présent dossier concerne la demande d autorisation d exploiter, déposée par la Centrale Biogaz du Dunois (CBDUN) pour l implantation d une unité de méthanisation sur la commune de MARBOUE (28, Centre). KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 2

PRÉSENTATION GÉNÉRALE La méthanisation est le résultat d une activité microbienne complexe réalisée dans des conditions anaérobies (sans oxygène). La méthanisation produit deux sous-produits : le biogaz et le digestat. Les matières du gisement prévisionnel proviennent des sources suivantes : effluents d élevages : fumiers,..., résidus agricoles, déchets d industries agro-alimentaires : invendus, déchets de productions,..., déchets d'agro-industries : issues de silos,..., déchets de collectivités : tontes de pelouses,... La quantité totale de matières qui sera valorisée par l unité de méthanisation de la Centrale Biogaz du Dunois sera de 18 042 t/an, soit 49,4 t/jour. En considérant un tonnage de matières entrantes de 18 042 tonnes (sans dilution), la production de biogaz sera de 3 126 000 Nm 3 /an, avec une production quotidienne moyenne de 8 568 Nm 3 /j. Les phases solides et liquides du digestat seront valorisées par épandage. Le biogaz produit sera traité afin d obtenir du biométhane qui sera injecté dans le réseau de distribution de GRDF. La nouvelle unité de méthanisation emploiera l équivalent de 2,5 temps plein. Les installations projetées seront en fonctionnement 24h/24 et 7j/7. Cependant, les horaires de travail du personnel seront les suivants : toute l année : de 7h30 à 17h30 du lundi au vendredi et le samedi de 7h30 à 14h, pendant les périodes d'épandage, de 7h30 à 19h du lundi au vendredi et de 7h30 à 17h30 le samedi. Le plan de masse du projet est disponible en page suivante. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 3

PLAN DE MASSE 10 m Limites d exploitation

Au regard de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l Environnement définie à l'annexe de l'article R.511-9 du Code de l'environnement, l unité de méthanisation sera soumise à : Autorisation au titre de la rubrique : 2781-2 Installations de méthanisation, Méthanisation d'autres déchets non dangereux, Enregistrement au titre des rubriques : 2781-1 2910-B Installations de méthanisation, Méthanisation de matière végétale brute, effluents d'élevage, matières stercoraires, lactosérum et déchets végétaux d industries agroalimentaires, Installations de combustion, le combustible étant du biogaz produit par une installation de méthanisation soumise à Autorisation au titre de la rubrique 2781-2, Déclaration au titre des rubriques : 1411-2 Gazomètres et réservoirs de gaz comprimés renfermant des gaz inflammables (le gaz inflammable stocké étant du biogaz). KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 5

ÉTUDE D IMPACT INTERET DU PROJET ET RAISONS DU CHOIX DU LIEU ET DE LA TECHNIQUE VOL-V BIOMASSE est spécialisé dans la conception et l exploitation de centrales de production d énergie à partir de la biomasse. Dans le cadre du développement de son activité sur le territoire français, VOL-V BIOMASSE souhaite implanter une unité de méthanisation pour la valorisation de matières organiques avec traitement du biogaz et injection du biométhane dans le réseau de distribution de GRDF. Intérêt de la méthanisation : La méthanisation est une voie de valorisation de sous-produits et déchets organiques présentant l avantage de produire, en parallèle, de l énergie renouvelable et de l amendement organique, tout cela à l échelle locale. Que ce soit à l échelle nationale, européenne ou mondiale, la méthanisation est un processus naturel dont l application industrielle est simple, éprouvée, et disposant d une forte disponibilité en terme de fonctionnement (taux de disponibilité annuel : 95 %). La technique de méthanisation a donc été retenue sur le territoire du Dunois puisque celui-ci présente à la fois une quantité importante de déchets et de sous-produits organiques dans un périmètre proche, un réseau de distribution de gaz sur la commune et un caractère agricole très marqué puisqu étant situé au cœur de la Beauce dunoise. Les substitutions à la méthanisation ne sont pas nombreuses, et aucune ne présente les trois avantages présentés ci-dessus. Peuvent être cependant cités : le compostage, qui, à travers la valorisation d un type restreint de déchets organiques, ne produit que de l amendement organique, et pas d énergie ; l éolien, le solaire photovoltaïque, l hydraulique ou la combustion de biomasse qui sont des moyens de produire de l énergie renouvelable (mais seulement sous le vecteur électrique), sans produire d amendement organique ni présenter de voie de valorisation de déchets et sous-produits organiques ; la gazéification, qui permet la production d énergie renouvelable sous vecteur gaz comme la méthanisation mais aucunement celle d amendement organique ; et qui n est pas encore disponible à l échelle industrielle ; KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 6

les énergies fossiles et nucléaires qui ne présentent pas les avantages environnementaux (durabilité, GES, etc.) et agronomiques de la méthanisation ; l incinération ou l enfouissement qui sont respectivement des voies de valorisation et d éliminations de déchets à travers une potentielle valorisation d énergie résiduelle, mais ne produisent pas d amendement organique. Ainsi, VOL-V souhaite produire : une énergie renouvelable, un amendement organique, localement sur un territoire : qui dispose des ressources nécessaires à cette production (via des matières nécessitant un traitement impératif aujourd hui (tontes de pelouses des collectivités par exemple)) ou non (effluents d élevage par exemple), a des besoins énergétiques (valorisation sur le réseau de gaz local), et a des besoins agronomiques (zone de grande culture avec peu de retour d effluents au sol). De plus, l Etude d impact a permis de montrer que le projet d implantation de l unité de méthanisation CBDUN était compatible avec l environnement et la santé humaine et que les mesures adéquates étaient identifiées et prévues par l exploitant. A noter, enfin, le bilan Gaz à Effet de Serre montrant un gain de 9 613 tonnes eq. CO 2. Choix du lieu : Comme pour chacun des projets que VOL-V BIOMASSE développe, le choix du lieu est basé sur des critères relatifs : au gisement (matières entrantes), aux capacités d épandage des digestats, à la proximité d un réseau de gaz pour l injection du biométhane, à l accueil du projet par les collectivités locales, et à la localisation du terrain disponible, notamment vis-à-vis de l intégration environnementale, technique et locale du projet et de la distance aux riverains. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 7

Choix de la technologie La technologie est retenue selon la nature des entrants. Dans le cas du projet de MARBOUE, la réception de matières solides ou présentant une siccité élevée implique le choix d un digesteur de type piston, plus adapté à ce type d entrant que le digesteur infiniment mélangé. A noter que l unité de méthanisation n acceptera pas, volontairement, de boues issues de stations d épuration urbaines. En ce qui concerne la valorisation du biogaz produit lors du procédé de méthanisation, VOL-V BIOMASSE a la volonté d être un producteur d énergie et a donc choisi l injection du biométhane (issu de l épuration du biogaz) dans le réseau de distribution (rendement énergétique plus intéressant que la cogénération sur ce projet). Au vu des informations communiquées par GRDF, il existe à ce jour, en France, trois installations qui injectent du biométhane dans le réseau. Ce procédé, qui n est pas innovant même si récent en France, ne présente pas de soucis particulier et aucun dysfonctionnement n est à noter. INTEGRATION DANS L ENVIRONNEMENT La Centrale Biogaz du Dunois sera implantée dans la Zone d Activité Intercommunale «Les Terres d Ecoublanc», sur la commune de MARBOUE (28, Centre). Elle occupera totalement la parcelle cadastrale 150 de la section YD (issue du découpage récent de la parcelle YD 130), d une superficie de 20 454 m². Au vu du Plan d Occupation des Sols de MARBOUE, la parcelle d implantation du projet est située en zone 1NAX (zone naturelle, actuellement non équipée, destinée à une urbanisation sous forme d activités industrielles, commerciales, ou artisanales, après réalisation des équipements nécessaires) et plus particulièrement en secteur 1NAX B (à vocation industrielle, artisanale, commerciale). Le projet sera conforme aux prescriptions du POS. La Zone d Activité Intercommunale «Les Terres d Ecoublanc» dispose également d un règlement. Le projet sera conforme à ses prescriptions. Au vu des informations transmises par la Mairie, la parcelle d implantation n est concernée par aucune servitude. A noter cependant que la présence d une voie ferrée, en limite Est du projet, implique le respect des prescriptions reprises dans le règlement de la servitude T1. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 8

Au vu des données disponibles (Préfecture d Eure et Loir), la commune de MARBOUE est concernée par le Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) du Loir (prescrit mais pas approuvé, DDTM Eure et Loir). A noter que le projet ne sera pas situé en zone inondable. La commune de MARBOUE n est pas concernée par un Plan de Prévention du Risque Technologique (PPRT). L unité de méthanisation sera implantée dans la Zone d Activité Intercommunale «Les Terres d Ecoublanc», actuellement en cours d aménagement. A terme, l environnement immédiat du projet sera constitué : à l Ouest et au Sud, de sociétés aux activités diverses, au Nord, d une zone boisée, puis du cours d eau Le Loir et la commune de MARBOUE, à l Est, de la voie ferrée sur laquelle circulent les trains PARIS-VENDOME et PARIS-CHATEAUDUN puis des parcelles agricoles. Les premières habitations se situent à environ 180 m au Nord-Ouest et à 370 m à l Ouest. Elles sont situées sur la commune de MARBOUE. La parcelle étudiée n est pas située sur une Zone d Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), ni sur une Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO). Cependant, elle est située au sein de la NATURA 2000 «Beauce et Vallée de la Conie» (ZPS) et à proximité de la NATURA 2000 «Vallée du Loir et affluents aux environs de CHATEADUN» (SIC/pSIC). Dans ce contexte, une étude d incidence NATURA 2000 a été réalisée et a permis de montrer que le projet n aura pas d incidence significative (niveaux d incidence négligeables) sur les habitats et espèces communautaires, sous réserve du passage d un écologue sur le site en amont des premiers terrassements. Aucun monument historique inscrit ou classé ne se trouve dans un rayon de 500 m autour de la parcelle étudiée. Le site classé «Le site de Saint Christophe» est situé en limite de propriété Nord-Est. Cependant, le projet n étant pas situé en site classé, les prescriptions ne s appliquent pas. Au vu des données disponible, le projet n est pas situé dans un contexte archéologique sensible. Cependant, lors des travaux, en cas de découverte, les services de l Etat seront consultés. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 9

L unité de méthanisation sera implantée dans une Zone d Activité, actuellement en cours d aménagement mais comptant déjà à ce jour des entreprises aux activités diverses. La hauteur maximale des constructions sera de 12,5 m au niveau du bâtiment préparation. Conformément au POS de la commune de MARBOUE, l emprise au sol des constructions n excèdera pas 50 % de la surface totale, et il sera aménagé au moins 20 % d espaces verts, facilitant l intégration paysagère du projet. Il est également à noter la présence d une zone boisée en limite Nord permettant un écran naturel entre le projet et les habitations. De plus, depuis l Est et l Ouest, les installations du projet seront peu visibles (en fond de zone d activité et derrière des bâtiments existants et à venir à l Est, et haie haute au niveau de la voie ferrée à l Ouest). L intégration paysagère du projet a été étudiée dans le volet paysager du permis de construire. Des vues sont disponibles en page suivante. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 10

VUES D INTEGRATION PAYSAGERE POINT DE VUE LOINTAIN (AU SUD-EST DU SITE, SUR LE PONT DE LA RD 145 AU-DESSUS DE LA VOIE FERREE) POINT DE VUE PROCHE (VOIE INTERNE, ENTREE DU SITE)

EAU ET SOLS Caractéristiques de l installation : Alimentation et consommation en eau Le projet sera alimenté depuis le réseau public d alimentation. Il ne comportera ni forage ni pompage d eau de surface. Les postes de consommation seront les suivants : POSTE Besoins sanitaires Lavage des installations Biofiltre Lavage à la soude Aléas TOTAL CONSOMMATION ESTIMEE 85 m 3 /an 850 m 3 /an 1 052 m 3 /an 70 m 3 /an 100 m 3 /an 2 157 soit 2 200 m 3 /an Mode de collecte et de rejet Le réseau sera de type séparatif. Les rejets sont synthétisés dans le tableau ci-dessous. NATURE DE L EFFLUENT NATURE DU REJET TRAITEMENT INTERNE EXUTOIRE Eaux usées domestiques Eaux pluviales Sanitaires - Réseau public d assainissement Voiries et parking Toitures Plateformes extérieures des entrants solides non odorants et des digestats solides Lavage des installations Séparateur d hydrocarbures Bassin EP voiries Bassin EP toitures et trop-plein vers le bassin EP voiries Cuve entrants liquides Digestat liquide Procédé de méthanisation Poche dédiée Réseau public des eaux pluviales Utilisation au niveau du projet Réseau public des eaux pluviales (via le bassin EP voiries) Pas de rejet (introduction en tête du procédé de méthanisation) Utilisation au niveau du projet Epandage KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 12

Mesures préventives et évaluation de l impact : Concernant l alimentation et la consommation en eau L alimentation en eau potable du projet sera équipée d un dispositif de disconnexion empêchant tout retour de produit non compatible avec la potabilité de l eau dans le réseau de distribution. Le poste de consommation le plus important sera le biofiltre (environ 50 % de la consommation). En effet, le contrôle de l humidité du média filtrant est indispensable pour une bonne efficacité du biofiltre. Ainsi, la consommation d eau au niveau du biofiltre ne peut être davantage réduite. Une réutilisation du digestat sera réalisée selon les besoins du procédé et une partie des eaux de toitures sera utilisée pour le lavage des installations et pour le fonctionnement du biofiltre, ce qui permettra de réduire la consommation en eau potable du réseau public. Concernant les rejets Le réseau sera de type séparatif. L ensemble des effluents sera pris en compte et fera l objet d un traitement adapté. Seules les eaux usées domestiques et les eaux pluviales feront l objet d un rejet (réseaux publics). Concernant les déversements accidentels Les mesures projetées sont les suivantes : Digesteur et post-digesteur Poche souple de stockage du digestat liquide Cuves enterrées ou semienterrées Stockage de produits chimiques Rétention par talutage dont le volume sera au moins égal à 100 % du volume du plus gros équipement, à savoir le digesteur (1 885 m 3 ), auquel on peut soustraire la surface au sol de l équipement qui sera enterré sur 1 m (ce volume ne pouvant pas se déverser dans la rétention). Rétention dédiée présentant un volume suffisant Drain avec regard de contrôle et inspection visuelle périodique, permettant, en cas de fuite, de mettre en place rapidement un pompage des matières stockées Soude : rétention dédiée présentant un volume suffisant Fioul domestique : Cuve double peau sur plateforme étanche reliée au réseau de collecte, au séparateur d hydrocarbures et au bassin de 245 m 3 KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 13

AIR Caractéristiques de l installation : Les rejets atmosphériques seront les suivants : TYPOLOGIE DU REJET EQUIPEMENT NATURE DES REJETS Diffus Biofiltre Air vicié traité Chaudière Gaz de combustion Canalisé Torchère Gaz de combustion A noter également la présence d un groupe électrogène (fonctionnement au gaz naturel ou au fioul domestique) utilisé comme secours électrique. Cependant, son fonctionnement, et par conséquent ses émissions, seront limités (uniquement en cas de coupure de longue durée sur le réseau électrique). Mesures préventives et évaluation de l impact : l air susceptible d être à l origine de nuisances olfactives sera capté et dirigé vers une installation de traitement. A noter qu un autre chapitre est dédié aux odeurs, la chaudière disposera d une cheminée dépassant de plus de 3 m le conteneur et permettant une bonne dispersion des polluants dans l atmosphère. Le conduit sera conforme aux dispositions de la norme NF 44-052 puis EN 13284-1. De plus, l impact de l installation sera restreint compte tenu de sa faible puissance. VOL-V imposera à ses constructeurs le respect des valeurs limite d émission, une torchère permettra la combustion du biogaz en cas de surpression ou d indisponibilité du réseau GRDF ou de la chaudière et si le gazomètre est plein. Les émissions diffuses de type fuite de biogaz seront très limitées. En effet : le digesteur piston sera un ouvrage béton, les doubles membranes souples du post-digesteur et du gazomètre seront en polyester (PE) enduites avec du PVC, ultra-résistantes, adaptées au produit mis en jeu et dimensionnées pour résister aux pressions d utilisation. De plus, ces équipements seront équipés d un système de double membrane (externe fixe et interne mobile) permettant une barrière supplémentaire entre le biogaz stocké et l air extérieur. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 14

A noter également les mesures préventives prévues par l exploitant, et notamment les vérifications périodiques et la maintenance préventive des installations. CLIMAT Ainsi, au vu de ces éléments, les éventuelles fuites de biogaz seront très limitées (voire absentes) et non quantifiables. Recensement des émissions atmosphériques liées au projet à pouvoir de réchauffement Les émissions de gaz à effet de serre du projet seront : du CO 2 contenu dans les gaz de combustion des moteurs des camions de livraison des entrants et d expédition des digestats. A noter que ces véhicules ne seront pas propriété de CBDUN, du CO 2 contenu dans les gaz de combustion du moteur du chargeur, du CO 2 issu de la combustion du biogaz alimentant la chaudière et la torchère, et, dans une moindre mesure, du gaz naturel alimentant ponctuellement le brûleur de la chaudière et du gaz naturel ou du fioul domestique alimentant ponctuellement le groupe électrogène. du CO 2 issu de l épuration du biogaz. Mesures préventives et évaluation de l impact : Le CO 2 rejeté par les installations proviendra de la valorisation de matières organiques qui en auraient naturellement émis lors de leur dégradation. Le biogaz issu de la méthanisation sera totalement capté et valorisé par purification puis injection dans le réseau GRDF et au niveau du projet par alimentation de la chaudière (production d eau chaude). En cas de non disponibilité et/ou de dysfonctionnement des installations de valorisation, le biogaz sera brûlé au niveau d une torchère (dispositif de sécurité). Ainsi, les mesures seront prises pour que le biogaz ne soit pas rejeté dans l atmosphère. Un bilan GES a été réalisé à l aide de l outil DIGES de l ADEME. Il a montré que la valorisation de matières organiques dans la nouvelle unité de méthanisation, avec traitement du biogaz et injection du biométhane dans le réseau de distribution de GRDF permettra un gain de 9 613 tonnes éq. CO 2. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 15

ODEURS Recensement des sources d odeur La méthanisation étant un processus de dégradation de la matière organique en absence d oxygène, les risques d odeurs sont absents au niveau du process puisque la matière n a pas de contact avec l air. En aval du process, le digestat est stabilisé et désodorisé par rapport à la matière fraîche. En amont du process, il est prévu de mettre en place les équipements nécessaires à la réception. Ainsi, l air susceptible d être à l origine de nuisances olfactives, principalement situé au niveau du bâtiment préparation, sera capté et dirigé vers une installation de traitement (biofiltre). Mesures préventives et évaluation de l impact : Les mesures préventives projetées sont les suivantes : étanchéité des circuits de digestat et de biogaz garantissant l absence d émission de composants odorants, sources d odeurs reliées à une unité de traitement de l air vicié (biofiltre), les entrants seront transportés par : des camions citernes pour les liquides, des camions disposant de bennes fermées pour les solides potentiellement odorants, des camions à bennes ouvertes pour les solides non odorants. De plus, le déchargement des entrants solides potentiellement odorants sera fait dans le bâtiment de préparation (sous dépression avec captation de l air). En termes de pollution olfactive, on utilise fréquemment différents seuils : Seuil de perception: Odeur perçue par 50 % de la population, Seuil de perception olfactif : 1 UO/m 3, KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 16

Seuil de reconnaissance: Odeur reconnue par 50 % de la population, En général : 2 à 3 UO /m 3, Seuil de discernement : Odeur nettement perçue par 50 % de la population. En général : 5 UO/m 3, C est ce dernier seuil qui est couramment utilisé par la réglementation pour caractériser une nuisance. Il est à noter que l arrêté ministériel du 10/11/2009 relatif aux ICPE soumises à Autorisation au titre de la rubrique 2781 n impose pas de valeur limite concernant les odeurs. Cependant, CBDUN a tout de même souhaité évaluer la conformité de l installation à la réglementation applicable au compostage (AM du 22/04/2008), soit une émission maximale de 5 UO/m 3 aux habitations (percentile 98). Il a été estimé que le biofiltre émettra un flux d odeur d environ 4,9.10 7 UO/h. Au vu de la dispersion d odeur réalisée, il apparait qu aux habitations les plus impactées : la concentration atteinte 2 % du temps (percentile 98) sera d environ 1 UO/m 3, c est-à-dire que 2 % du temps (soit 175 h/an), 50 % de la population percevra une faible odeur sans être capable de l identifier, et dans 0,46 % du temps (soit 40 h/an), le seuil de 5 UO/m 3 sera dépassé, soit qu une odeur sera distinguée et reconnue par 50 % de la population. Ces émissions seront donc inférieures aux seuils imposés par la réglementation applicable au compostage. Pour la respecter, l émission maximale à ne pas dépasser pour le biofiltre sera de 22.10 7 UO/h. CBDUN respectera cette émission maximale et s engage donc à ne pas la dépasser. Conformément à l article 29 de l AM du 10/11/2009 relatif aux installations de méthanisation : un état initial des odeurs perçues dans l environnement du site avant implantation de l unité de méthanisation sera réalisé, une nouvelle campagne de mesure sera réalisée dans un délai d un an après la mise en service de la nouvelle installation. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 17

BRUIT Caractéristiques de l installation : Les sources de nuisances sonores seront les suivantes : le chargeur (approvisionnement en entrants solides et évacuation des digestats solides respectivement depuis et vers les plateformes de stockage extérieures), la livraison des entrants, l expédition des digestats solides et liquides et l enlèvement des déchets, le fonctionnement des installations (broyeur, pompes, presses à vis, chaudière, surpresseur, etc.). Les installations seront en fonctionnement 24/24 et 7j/7. Les opérations manuelles, notamment le fonctionnement du chargeur et les livraisons/expéditions, seront réalisées pendant les heures d ouverture du projet : toute l année : de 7h30 à 17h30 du lundi au vendredi et le samedi de 7h30 à 14h, pendant les périodes d'épandage, de 7h30 à 19h du lundi au vendredi et de 7h30 à 17h30 le samedi. Mesures préventives et évaluation de l impact : Une campagne de mesures des niveaux sonores a été réalisée afin d établir l état initial avant implantation de la nouvelle unité de méthanisation. Il a été suivi d une modélisation acoustique qui a montré que les valeurs réglementaires de jour et de nuit, en limite de propriété et au voisinage habité (émergence), seront respectées. Les cartes obtenues en périodes de jour et de nuit sont disponibles en pages suivantes. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 18

RESULTATS DE LA MODELISATION ACOUSTIQUE PERIODE JOUR Projet VUES 3D Niveaux sonores en db(a) >= 45.0 >= 50.0 >= 55.0 >= 60.0 >= 65.0 >= 70.0 >= 75.0

RESULTATS DE LA MODELISATION ACOUSTIQUE PERIODE NUIT Projet VUES 3D Niveaux sonores en db(a) >= 45.0 >= 50.0 >= 55.0 >= 60.0 >= 65.0 >= 70.0 >= 75.0

Les mesures préventives prévues sont les suivantes : conteneurs épurateur et chaudière isolés phoniquement permettant de réduire les émissions sonores liées aux fonctionnements des équipements, pour le broyeur : mise en place de silentbloc pour éviter les effets vibratoires, emplacement dans le bâtiment préparation (murs béton et bardage métallique), fonctionnement uniquement sur les heures d'ouverture du projet (période de jour, tous les jours sauf le dimanche), pour le biofiltre, mise en place de silentbloc pour éviter les effets vibratoires, pour les presses à vis, emplacement dans le bâtiment préparation (murs béton et bardage métallique), enfin, le fonctionnement de la torchère ne sera pas permanent. Une nouvelle campagne de mesure sera réalisée après implantation du projet afin de s assurer du respect des valeurs réglementaires en limite de propriété et en Z.E.R. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 21

DECHETS Inventaire des déchets : Les principaux déchets générés par la nouvelle unité de méthanisation seront : huiles moteur et huiles de lubrification, piles et accumulateurs, déchets verts biodégradables, déchets municipaux et déchets assimilés provenant des industries : déchets divers en mélange (DIB), déchets d emballage, charbons actifs, support organique, boues du séparateur d hydrocarbures, digestat solide, digestat liquide. Mesures préventives et évaluation de l impact : Les déchets seront confiés à des collecteurs agréés et à des sociétés extérieures autorisées pour la valorisation ou l élimination, ce qui minimisera l impact sur l environnement. Les digestats solides et liquides, issus du procédé de méthanisation, seront valorisés par épandage. Conformément à l article 48 de l AM du 10/11/2009, un plan d épandage a été réalisé et transmis à l Administration. A ce stade, la surface totale d épandage est estimée à 6 937 ha et concerne 43 exploitations agricoles. Il respecte les conditions visées à la section IV «Epandage» de l'arrêté Ministériel du 02/02/1998 modifié. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 22

TRAFIC Caractéristiques de l installation : Le trafic généré par l activité du projet sera principalement lié aux livraisons des entrants et à l expédition du digestat. A noter, dans une moindre mesure, le trafic lié à l enlèvement des déchets. Il est évalué, en moyenne, à moins de 7 camions par jour ouvré, auxquels seront ajoutés les véhicules légers du personnel (3 véhicules/jour). Mesures préventives et évaluation de l impact : La nouvelle unité de méthanisation fonctionnera 24h/24 et 7j/7. Cependant, les opérations de livraison et d expédition seront uniquement réalisées pendant les heures d ouverture du projet. L augmentation du trafic lié à la mise en place du projet de méthanisation est négligeable (au maximum inférieure à 1 % en considérant le trafic des poids lourds). La route nationale RN 10 dispose déjà, à ce jour, d une voie de décélération permettant l accès à la Zone d Activité Intercommunale. Ainsi, aucun aménagement sur cette route ne sera nécessaire dans le cadre du projet. EMISSIONS LUMINEUSES Caractéristiques des sources lumineuses Le projet disposera d équipement d éclairage, localisés au niveau des plateformes extérieures et des voiries. Leur fonctionnement sera limité à quelques heures par jour en période hivernale, uniquement en présence du personnel. Mesures préventives et évaluation de l impact : Le projet sera à l origine d émissions lumineuses relativement limitées. Le fonctionnement des équipements ne sera pas permanent et l éclairage sera dirigé vers le sol. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 23

EFFETS CUMULES La nouvelle unité de méthanisation sera localisé au sein de la Zone d Activité Intercommunale «Les Terres d Ecoublanc», actuellement en cours d aménagement. Cette zone, susceptible d accueillir des sites industriels soumis à la réglementation des ICPE, accueille déjà diverses entreprises d ores et déjà génératrices d impacts sur l environnement. Cependant, au vu des éléments présentés ci-dessus, le cumul des impacts environnementaux liés au projet sur ceux déjà présents sera acceptable. UTILISATION RATIONNELLE DE L ENERGIE Les énergies utilisées au niveau du projet seront les suivantes : l électricité pour le fonctionnement classique des installations, le gaz naturel comme combustible de secours au niveau de la chaudière et du groupe électrogène, du fioul domestique pour le fonctionnement du groupe électrogène et des engins de manutention, du biogaz, produit par l unité de méthanisation, pour le fonctionnement de la chaudière. A noter que l objectif de l installation projetée est la valorisation de matière organique pour la production de biométhane à partir d une énergie renouvelable. La chaleur également produite par la combustion du biogaz sera utilisée au sein du procédé de méthanisation. L ensemble du matériel de production et des utilités sera correctement dimensionné et sera en adéquation avec les besoins du site, ce qui permettra d éviter les consommations inutiles en énergie. De plus, une maintenance préventive du matériel permettra de détecter tout dysfonctionnement. Une attention particulière sera portée à l alimentation des installations afin d éviter tout gaspillage d énergie. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 24

EVALUATION DU RISQUE SANITAIRE Effets potentiels sur la santé Au vu des thèmes de l Etude d Impact développés ci-avant, le fonctionnement des installations du site engendre : des effluents aqueux, des rejets atmosphériques, des émissions acoustiques, des déchets. Evaluation de l impact sanitaire Eau : Air : Les différents effluents émis seront pris en compte et feront l objet d un traitement adapté. Seules les eaux usées domestiques et les eaux pluviales feront l objet d un rejet (réseaux publics). Ils respecteront les valeurs limites réglementaires. Ainsi, dans le domaine de l eau, l impact sanitaire sur les populations de la zone d étude sera restreint. Les rejets atmosphériques de la nouvelle unité de méthanisation seront composés des gaz de combustion de la chaudière fonctionnant majoritairement au biogaz. Ils seront à l origine d émission d agents susceptibles d avoir un impact sanitaire sur les populations de la zone d étude. Les résultats de la dispersion atmosphérique ont permis de calculer l indice de risque et l excès de risque individuel pour les différents agents retenus. Ils indiquent que l impact sanitaire de l unité de méthanisation peut être considéré comme non significatif en terme d effets chroniques à l encontre des populations environnantes. L air susceptible d être à l origine de nuisances olfactives, principalement situé au niveau du bâtiment préparation, sera capté et dirigé vers une installation de traitement (biofiltre). Une dispersion des odeurs a permis de montrer, sur la base des données d entrée retenues, que les émissions estimées du biofiltre permettront de respecter la réglementation relative aux installations de compostage, à défaut d avoir des valeurs limites dans l AM méthanisation. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 25

Bruit : Une campagne de mesures des niveaux sonores a été réalisée afin d établir l état initial avant implantation de la nouvelle unité de méthanisation. La modélisation acoustique a montré que les valeurs réglementaires de jour et de nuit, en limite de propriété et au voisinage habité (émergence), seront respectées. La problématique du bruit a été intégrée dès la phase de conception du projet afin de prévoir les mesures préventives adéquates. Enfin, l exploitant fera réaliser des mesures acoustiques aux limites de propriété et au niveau des ZER à la suite de la mise en fonctionnement de l installation (dans un délai de 6 mois après le démarrage). Ainsi, l impact sanitaire sur les populations sera le plus restreint possible. Déchets : Les déchets ne présenteront pas de phénomènes d'envols et seront stockés de façon à les protéger des eaux de ruissellement. Ainsi, il n'y aura pas de contact possible entre les déchets générés par les activités projetées et les populations environnantes, d'où l'absence de risque sanitaire. Evaluation globale du risque sanitaire Risques systémiques Le graphique suivant permet de visualiser les résultats de l étude sanitaire. IR par organe cible 1,00E+00 9,00E-01 8,00E-01 7,00E-01 6,00E-01 5,00E-01 4,00E-01 3,00E-01 2,00E-01 1,00E-01 0,00E+00 En termes de risques systémiques, les valeurs des Indices de Risque par organe cible sont inférieures à 1. L impact sanitaire de la nouvelle unité de méthanisation peut être considéré comme non significatif en termes d effets chroniques à l encontre des populations environnantes. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 26

Risques cancérigènes Le graphique suivant permet de visualiser les résultats de l étude sanitaire. 1,00E-05 ERI total 8,00E-06 6,00E-06 4,00E-06 2,00E-06 0,00E+00 ERI sur 30 ans En terme de risques cancérigènes, la valeur de d Excès de Risque Individuel total est inférieure à 10-5. L impact sanitaire de la nouvelle unité de méthanisation peut être considéré comme non significatif en termes d effets chroniques à l encontre des populations environnantes. En terme d odeurs, la dispersion a montré que les émissions estimées du biofiltre permettront de respecter la réglementation relative aux installations de compostage, à défaut d avoir des valeurs limites dans l AM méthanisation. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 27

ÉTUDE DE DANGERS L'Etude de Dangers a permis de définir les principaux risques liés à l'exploitation de la nouvelle unité de méthanisation. Les conclusions sont mentionnées ci-après : Au regard du retour d expérience, il ressort que le principal phénomène dangereux recensé lors de l exploitation d installations similaires est le dégagement de biogaz à l atmosphère avec dans certains cas l inflammation du nuage formé. Dans une moindre mesure, on observe également des déversements accidentels de digestat. Enfin, des cas d incendie et d explosion sont identifiés. En ce qui concerne les évènements initiateurs, il s agit majoritairement de défaillances matérielles et organisationnelles. Des cas isolés de malveillance ou de défaillance matérielle due à des conditions météorologiques extrêmes ont été recensés. Au vu des différents produits susceptibles d être employés au niveau du projet, les risques seront les suivants : incendie de matières combustibles : entrants solides, fuite de gaz avec formation d un nuage inflammable (pouvant être suivi dans certains cas précis d une inflammation immédiate ou différée) et toxique : biogaz/biométhane et gaz naturel, déversement accidentel suivi ou non d une pollution du milieu naturel : digestats brut et liquide, soude, fioul domestique. L Analyse Préliminaire des Risques ainsi que l étude réalisée par l INERIS intitulée «Scénarios accidentels et modélisation des distances d effets associés pour des installations de méthanisation de taille agricole et industrielle» (Janvier 2010) ont permis de mettre en évidence les scénarios devant faire l objet d une modélisation. Il s agit des suivants : BATIMENT PREPARATION POST-DIGESTEUR GAZOMETRE EPURATEUR CHAUDIERE Incendie de la zone de stockage et de préparation des entrants solides Eclatement du post-digesteur Eclatement du gazomètre Explosion du conteneur épurateur Explosion du conteneur chaudière Entrants solides Biogaz/biométhane KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 28

RESEAU BIOGAZ/ BIOMETHANE Fuite sur la canalisation aérienne entre le digesteur et le postdigesteur Fuite au niveau d une bride sur la partie aérienne de la canalisation entre le post-digesteur et le conteneur chaudière (en majorité enterrée) Fuite au niveau d une bride sur la partie aérienne de la canalisation entre le conteneur épurateur et le poste d injection (en majorité enterrée) Biogaz/biométhane RESEAU NATUREL GAZ Fuite au niveau d une bride sur la partie aérienne de la canalisation entre le poste de livraison et le conteneur chaudière (en majorité enterrée) Gaz naturel Explosion du conteneur chaudière (fonctionnement au gaz naturel) Pour les scénarios impliquant du biogaz ou du biométhane, comme présenté dans l étude de l INERIS citée précédemment, il est considéré l inflammation du nuage. Ainsi, les effets toxiques liés notamment à l H 2 S ne sont pas retenus. Les résultats des modélisations ayant montré que les scénarios envisagés n ont pas d effets à l extérieur du site, aucun Accident Majeur n a été retenu dans la suite de l étude de dangers. Les établissements industriels voisins, au vu des distances d éloignement ne causeront pas de dommages sur les installations étudiées en cas de sinistre. Les risques spécifiques (inondation, accident de circulation, etc.) ne sont pas susceptibles d impacter les installations étudiées et n ont pas été retenus comme événements initiateurs d un phénomène dangereux. Des mesures techniques et organisationnelles seront effectives afin d'éviter que les évènements, cités dans l'analyse des risques, ne se produisent et d'en limiter les conséquences. Les principaux dispositifs de sécurité seront les suivants : Organisation de la sécurité : Le recensement et l évaluation des besoins en formation seront fixés par le directeur de l unité sur la base d un dialogue permanent avec le personnel opérationnel. Le personnel possèdera les habilitations nécessaires à leur mission (électricité, biogaz, CACES, ). Un plan individuel de formation sera en place pour chacun des salariés du site. L ensemble du personnel susceptible d intervenir sur les installations sera formé à la conduite à tenir en cas de sinistre. De plus, les nouveaux salariés seront informés dès leur arrivée sur le site des différentes consignes de sécurité à appliquer et des moyens de secours à leur disposition. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 29

Dans le cadre de son exploitation, la nouvelle unité de méthanisation disposera de procédures d exploitation et de différentes consignes de sécurité, affichées dans des lieux fréquentés par le personnel. Un permis de feu sera également établi pour tout travail nécessitant l'utilisation d'un point chaud. Les équipements seront contrôlés et vérifiés de façon périodique. Dispositifs de sécurité : Digesteur, post-digesteur et gazomètre : une torchère, une soupape permettant de limiter les risques de sous/surpression, un dispositif anti-explosion, réglé à 25 mbar qui permettra de limiter les conséquences d une surpression brutale. Mesures supplémentaires sur le digesteur et le post-digesteur : Le digesteur et le post-digesteur seront équipés de dispositif de mesure en continu de la température des matières en fermentation et de contrôle en continue de la pression en biogaz. Les ciels gazeux du digesteur et du post-digesteur seront reliés par une canalisation aérienne munie de deux vannes positionnées en sortie des équipements. Le poste de supervision des équipements du projet permettra une réaction en cas de dérive du procédé et un ajustement de la production en fonction du rendement des installations. Lors de la phase initiale de remplissage du digesteur, la vigilance sera accrue sur le suivi des paramètres du procédé de méthanisation. A noter que le post-digesteur sera équipé d un gazomètre (audessus de la cuve), composé de deux membranes. Un ventilateur maintiendra l espace entre les deux membranes. Un registre flottant permettra de maintenir une pression constante dans l enveloppe extérieure. La membrane inférieure s abaissera ou s élèvera en fonction du volume de biogaz stocké. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 30

Mesures supplémentaires sur le gazomètre : Le gazomètre sera composé de deux membranes. Un ventilateur maintiendra l espace entre les deux membranes. Un registre flottant permettra de maintenir une pression constante dans l enveloppe extérieure. La membrane inférieure s abaissera ou s élèvera en fonction du volume de biogaz stocké. Le gazomètre sera alimenté en biogaz depuis le post-digesteur, par une canalisation enterrée. Une vanne sera positionnée en entrée/sortie du gazomètre. Conteneurs épuration et chaudière : Toute tuyauterie susceptible de contenir du gaz inflammable (gaz naturel, biogaz ou biométhane) devra faire l objet d une vérification annuelle d étanchéité qui sera réalisée sous la pression normale de service. Les réseaux d alimentation en gaz inflammable seront conçus et réalisés de manière à réduire les risques en cas de fuite, notamment dans des espaces confinés. Les canalisations seront en majorité enterrées et les parties aériennes à proximité des voies de circulation seront protégées (barrières physiques). Les brides seront limitées au strict minimum. Un dispositif de coupure manuelle sera placé à l extérieur des conteneurs et permettra d interrompre l alimentation en combustible gazeux des équipements. Ce dispositif sera clairement repéré et indiqué dans des consignes d exploitation. Le dispositif de coupure sera composé de deux vannes automatiques redondantes, placées en série sur la conduite d alimentation en gaz inflammable à l extérieur des conteneurs. Ces vannes assureront la fermeture de l alimentation lorsqu une fuite de gaz sera détectée par un capteur. Ces vannes seront asservies chacune à des capteurs de détection de gaz localisés dans les conteneurs. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 31

Les conteneurs seront convenablement ventilés pour prévenir la formation d'atmosphère explosive ou toxique. La ventilation assurera en permanence un balayage de l'atmosphère du local, compatible avec le bon fonctionnement des appareils, au moyen d'ouvertures en parties haute et basse permettant une circulation efficace de l'air ou par tout autre moyen équivalent. Le tableau ci-dessous récapitule les différents dispositifs de détection : INSTALLATION DETECTION SEUIL ET ACTIONS Ligne de méthanisation Gazomètre Canalisations de transfert du biogaz/biométhane Niveau Température Pression Pression Pression Détection du niveau haut Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt des pompes d alimentation Détection Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt du système de maintien en température (digesteur, post-digesteur et cuve d hygiénisation C3) Détection Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Mesure de la pression dans la double membrane Asservissement au ventilateur Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Détection Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Pression haute : brûlage en torchère KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 32

INSTALLATION DETECTION SEUIL ET ACTIONS Conteneur chaudière Méthane Hydrogène sulfuré Détection flamme (brûleurs) 10 % de la LIE Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Ouverture des grilles de ventilation et mise en marche du ventilateur d extraction 20 % LIE Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt total de la chaudière et mise en sécurité des installations Coupure des alimentations en biogaz et en gaz naturel 10 ppm Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Ouverture des grilles de ventilation et mise en marche du ventilateur d extraction 20 ppm Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt total et mise en sécurité des installations Coupure des alimentations en biogaz et en gaz naturel Détection de l absence de flamme Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Coupure des alimentations en biogaz et en gaz naturel KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 33

INSTALLATION DETECTION SEUIL ET ACTIONS Conteneur épuration Méthane Hydrogène sulfuré Incendie UV/IR 10 % de la LIE Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Ouverture des grilles de ventilation et mise en marche du ventilateur d extraction 20 % LIE Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt total et mise en sécurité des installations Coupure des alimentations en biogaz et de sortie en biométhane 10 ppm Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Ouverture des grilles de ventilation et mise en marche du ventilateur d extraction 20 ppm Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt total et mise en sécurité des installations Coupure des alimentations en biogaz et de sortie en biométhane Alarme sonore et visuelle Transmission alarme au niveau de la salle de contrôle Arrêt total et mise en sécurité des installations Fermeture des grilles d aération et arrêt du ventilateur d extraction Avant et pendant toute intervention, détection de CH 4 et de H 2 S. Transmission de l alerte par le personnel du projet. En dehors des heures d ouverture, un système d astreinte sera mis en place : le personnel sera équipé de téléphones et d ordinateurs portables permettant la retranscription des alertes et par conséquent une intervention rapide. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 34

Moyens d intervention : Moyens humains : Le personnel recevra une formation en matière de sécurité. Il sera également formé au maniement des moyens de lutte contre l incendie disponibles sur le site (extincteurs). Une partie du personnel suivra également la formation Sauveteur- Secouriste du Travail (SST). Les formations seront régulièrement renouvelées. Moyens fixes : Extincteurs adaptés aux risques, répartis à l intérieur du projet et dans les lieux présentant des risques spécifiques, à proximité des dégagements, bien visibles et facilement accessibles, Le débit requis en cas d incendie, calculé à partir de la D9, est de 90 m 3 /h soit 180 m 3 au total pour deux heures. Pour satisfaire ce besoin, les services de secours pourront utiliser les 3 bornes incendie situées à proximité du projet (limite Ouest, 85 m et 220 m). En cas de sinistre, le volume d eaux d extinction à confiner est estimé à 241 m 3. Pour y satisfaire, les mesures techniques et organisationnelles sont les suivantes : collecte sur les surfaces imperméabilisées et dans les réseaux, confinement dans le bassin EP voiries présentant un volume de 245 m 3, fermeture de la vanne manuelle en amont du point de rejet vers le réseau public d assainissement, existence d une procédure détaillant la conduite à tenir en cas de sinistre, le rôle de chacun et les actions à mettre en œuvre. Les eaux collectées en cas de sinistre sur le site seront analysées et si besoin pompées et évacuées pour élimination par une société spécialisée. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 35

NOTICE D HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ La nouvelle unité de méthanisation emploiera l équivalent de 2,5 temps plein. Les installations seront en fonctionnement 24h/24 et 7j/7. Les horaires de travail du personnel seront les suivants : toute l année : de 7h30 à 17h30 du lundi au vendredi et le samedi de 7h30 à 14h, pendant les périodes d'épandage, de 7h30 à 19h du lundi au vendredi et de 7h30 à 17h30 le samedi. Le personnel suivra les formations suivantes : Formation sécurité sur les activités du site pour l ensemble du personnel, Formation SST, Formation à la lutte contre incendie, Pour les salariés effectuant des tâches nécessitant une habilitation ou une formation de sécurité spécifique, celles-ci seront réalisées (conduite de chargeur, habilitation électrique, ). Ces formations feront l objet de renouvellements réguliers. Le personnel disposera de douches, lavabos et sanitaires en nombre suffisant. Par ailleurs, des vestiaires et une salle de repos seront mis à la disposition du personnel. Un espace pour la restauration sera présent dans le bâtiment accueillant les bureaux. La nouvelle unité de méthanisation fera l objet, avant sa mise en service, d une évaluation des risques professionnels. Le personnel disposera des équipements de protection individuelle suivants : vêtements de travail, chaussures de sécurité, bouchons d oreille, gants, casques, lunettes de protection. Au vu de l effectif du projet, le CHSCT et les délégués du personnel ne seront pas obligatoires. KALIÈS KAR 13.25. V3 Page 36