Le recours à la cellule d écoute demeure facultatif et complémentaire des canaux d information des situations de discriminations



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Ministère des affaires sociales et de la santé Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social Ministère des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative NOTE DE SERVICE N DRH/DRH3D - DAGEMO/SDRH/ 2013 relative à la mise en place d une cellule d écoute et d alerte des ministères chargés des affaires sociales concernant les agents de ces ministères. La prévention des discriminations et la promotion de la diversité comme vecteur de développement, de créativité et d intelligence collective sont précisément au cœur des politiques portées par les administrations chargées du travail, de l emploi, de la santé, de la solidarité, des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative, mais également une de leurs priorités dans le cadre de la gestion des ressources humaines. C est à ce titre que les ministères chargés des affaires sociales ont obtenu le 13 juillet 2012 le Label Diversité créé par le décret n 2008-1344 du 17 décembre 2008. En complément des actions de prévention, une lutte efficace contre les discriminations comporte nécessairement un dispositif de détection et de traitement visant à donner une suite effective aux situations dans lesquelles une discrimination serait identifiée. Outre les signalements qui peuvent émaner de leurs représentants syndicaux, les ministères chargés des affaires sociales sont informés de ces situations par divers canaux internes tels que leurs services RH, les conseillers et assistants de prévention, les assistants de service social, les médecins de prévention, les conseillers mobilité carrière, les correspondants handicap et les référents diversité. Afin de compléter ce réseau d information, d assurer une meilleure traçabilité des signalements, d améliorer la visibilité sur les suites données et de satisfaire ainsi à la demande de l AFNOR de recourir à une structure spécifique, les ministères chargés des affaires sociales se dotent d une cellule d écoute, dénommée cellule d écoute et d alerte des ministères chargés des affaires sociales (CEMCAS). Conformément à la demande majoritairement exprimée par les organisations syndicales, les ministères ont fait le choix d en confier le fonctionnement à un prestataire extérieur à leurs administrations. Au terme d un marché public, ils ont retenu la Fondation Agir Contre l Exclusion (FACE). Le recours à la cellule d écoute demeure facultatif et complémentaire des canaux d information des situations de discriminations 1. Enjeux Les ministères chargés des affaires sociales franchissent, avec la mise en place de cette cellule, une nouvelle étape dans le traitement concret des discriminations. Au-delà de sa mission d instruire les plaintes, la cellule doit contribuer à améliorer l ensemble des procédures de gestion des ressources humaines et à éviter que certaines formes de management ou de comportement puissent être génératrices de discriminations, en incitant les services centraux et territoriaux à prendre des mesures correctives qui auront vocation à prévenir les discriminations futures. C est un signal fort qui est ainsi envoyé à tous les agents de nos administrations : l égalité de traitement s inscrit au cœur des pratiques RH et managériales.

A ce titre, trois enjeux forts se dégagent de la mise en place de cette cellule : - un enjeu d efficacité : les agents des ministères chargés des affaires sociales disposent désormais d un moyen supplémentaire de signaler des procédures ou des pratiques qui apparaissent discriminatoires à leur égard, et pour lesquelles sera assurée une meilleure traçabilité ; - un enjeu de justice et d amélioration des conditions de travail : cette cellule a vocation à lutter contre la propagation et la normalisation des pratiques discriminatoires. - un enjeu de prévention des risques de contentieux : les situations discriminatoires pourront être traitées avant qu elles ne s aggravent et n aboutissent éventuellement devant une juridiction ; Enfin la procédure mise en place, qui contribue à promouvoir l Etat exemplaire, est un enjeu de dialogue social. La constitution de la cellule et les choix intervenus sur l étendue de ses attributions ont donné lieu à deux réunions de concertation avec les organisations syndicales et à une présentation en CTM. La présente instruction a été soumise pour avis aux membres des CTM conjoints réunis le xxx 2013. 2. Attributions de la CEMCAS La CEMCAS a pour mission de recueillir les signalements de faits avérés ou présumés de discrimination, émanant soit des personnes se considérant elles-mêmes victimes de tels faits, soit d autres agents intervenant dans l intérêt de celles-ci. Les discriminations peuvent résulter soit de comportements individuels, soit des procédures mises en place dans les ministères et services rattachés. Sont concernées toutes situations de discriminations, directes ou indirectes, pouvant porter sur l un des 19 cas de discriminations fixés par la loi. Les définitions en sont rappelées en annexes 3 et 4. Si une situation de discrimination lui paraît établie, la cellule saisit le directeur de la structure concernée (directeur d administration centrale, d un service déconcentré ou d un établissement public), pour lui demander d y mettre fin. Son intervention est subordonnée à l accord préalable et écrit de la victime, les demandes anonymes n étant pas recevables. 3. Modalités d intervention 3.1 Procédure de recueil des informations et d instruction de la demande du plaignant Après recueil et analyse des informations reçues du plaignant, la cellule peut être amenée à devoir les confronter avec celle dont peut disposer l entité employeur. Elle est donc susceptible d interroger le service RH concerné. Cette expertise contradictoire peut porter sur le contexte, sur les faits en cause ou sur le cadre juridique qui a pu fonder une décision. Elle n interroge à ce stade, par courrier ou, plus généralement, par courriel, que cette entité. La cellule s adresse au responsable RH concerné et elle communique simultanément une copie au directeur de l entité. L instruction s effectue par écrit, la cellule ne procédant pas à des auditions ou autres investigations sur place. Pour faciliter ses interventions, la cellule dispose des organigrammes et autres documents utiles à l identification des entités employeurs (services centraux, déconcentrés, établissements publics). De même, la direction des ressources humaines lui communique périodiquement les principales procédures de gestion en vigueur. Si votre service venait à être saisi par la cellule, je vous demande de mettre à la disposition de celleci dans les meilleurs délais possibles tous les éléments qu elle vous demanderait et qui seraient de nature à faciliter l instruction de la plainte. Le recueil de votre avis préalable n a pas cependant pour effet de transférer à vos services l instruction du dossier dont la cellule a la charge. 2/5

3.2 Procédure de saisine par lettre recommandée Sur la base des éléments de fait ou de droit fournies par la ou par les victimes, par votre service et, le cas échéant, par des tiers, la cellule peut au terme de l instruction être amenée à considérer l existence d une discrimination, directe ou indirecte. Elle vous adresse alors par lettre recommandée son argumentaire et les conclusions qu elle en tire, et vous demande de mettre fin à la situation de discrimination. Votre réponse doit lui être adressée dans un délai d un mois. Elle comporte les mesures prises pour faire cesser la discrimination, régulariser si nécessaire la situation passée, et précise celles mises en place pour empêcher le renouvellement de discriminations de même nature. Je vous invite à adresser à la direction des ressources humaines une copie de votre réponse, pour information. Dans l hypothèse où vous estimeriez ne pas partager les conclusions de la cellule, ou ne pas constituer le bon niveau d intervention pour y donner suite, il vous appartient d en informer la cellule, sachant que la ou les victimes pourront, en cas de désaccord, saisir l instance qui leur apparaitra la plus appropriée (syndicat, défenseur des droits, juridiction, etc). En effet la cellule communique à la victime copie de la lettre dont elle vous saisit ainsi que la réponse ou partie de votre réponse la concernant. Dans tous les cas il est essentiel de répondre à la cellule, toute absence de réponse étant consignée dans son rapport annuel. Il vous appartient également d informer des suites données votre référent diversité, les situations de discriminations pouvant éclairer son action de prévention. Lorsque la cellule vous saisit, elle adresse également une copie de la lettre recommandée, pour information, au directeur de la direction des ressources humaines ou, si besoin, au secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales, et elle vous informe de cette transmission. Cette copie ne comporte pas l identité de la ou des victimes. 4. Publics concernés 4.1. Agents en activité Peuvent saisir la cellule tous les agents en poste dans les services ou établissements, quel que soit leur cadre d emploi ou position statutaire. Le signalement peut aussi émaner d un collègue, du représentant d une organisation syndicale, ou d un professionnel ayant eu connaissance de faits. Il peut aussi provenir du conjoint de la victime. Le périmètre interministériel est celui des ministères respectivement chargés du travail, de l emploi, de la santé, des affaires sociales, de la jeunesse et des sports. Il comporte à la fois les services centraux (16 directions d administration centrale, inspections générales, secrétariat général, division des cabinets et cabinets). Entrent également dans ce périmètre les agents en poste dans les directions régionales (DRJSCS, DIRECCTE/DIECCTE, DCSTEP de Saint-Pierre et Miquelon), et les directions départementales (DDCS/PP) et les unités territoriales (UT) et rémunérés sur le programme 124 ou le programme 155 ainsi que ceux des établissements administratifs de l Etat (agences régionales de santé et centres de ressources, d expertise et de performance sportives, agence nationale pour l amélioration des conditions de travail, Institut national du travail, de l emploi et de la formation professionnelle). La cellule peut également être saisie par les agents, quel que soit leur statut, affectés dans une agence régionale de santé déjà dotée d une cellule d écoute ou d une cellule équivalente. La cellule nationale ne peut cependant pas, dans ce cas, constituer l «instance d appel» de la cellule locale. Tous les agents des DIRECCTE et DIECCTE peuvent saisir la cellule, quel que soit leur ministère d appartenance. Toutefois si un agent issu des ministères financiers a contacté la cellule mise en place à Bercy, il n est pas autorisé à saisir pour les mêmes faits la CEMCAS. 3/5

4.2. Autres publics Le recours à la cellule d écoute et d alerte est également ouvert : - aux agents qui ont quitté les services par suite de retraite ou démission depuis moins de six mois. Dans ce cas, la lettre de l autorité investie du pouvoir de nomination, notifiant l arrêté admettant l agent à faire valoir ses droits à la retraite, mentionnera l existence de la cellule d écoute et d alerte et la possibilité de la saisir par les voies ci-dessous indiquées ; - aux candidats à un recrutement dont la procédure a pris fin depuis trois mois au plus. 5. Neutralité et indépendance La CEMCAS et ses personnels sont tenus à l obligation de discrétion et de confidentialité. Ils s engagent à observer et faire observer la plus stricte neutralité, sans porter de jugement sur les comportements ou les faits qui leur sont rapportés. Ils ne sont pas liés par les qualifications juridiques et les appréciations portées à leur connaissance par leurs interlocuteurs. 6. Confidentialité et protection des données personnelles La CEMCAS s assure qu à chaque étape de la procédure le respect des principes définis par la loi du 6 janvier 1978 est assuré, s agissant à la fois des auteurs de signalements, des collègues de travail ou des personnes qui pourraient être mises en cause. Les ministères chargés des affaires sociales veillent à faire respecter par la cellule la décision d autorisation de traitement qu ils ont obtenue de la CNIL. Les règles de confidentialité des données et les modalités d accès et de rectification sont précisées en annexe 2. 7. Saisine de la cellule d écoute et d alerte Le prestataire met à la disposition de tous les agents des ministères chargés des affaires sociales : une ligne téléphonique gratuite : 0 800 400 322 accessible du lundi au vendredi de 9h00 à 17h30 ; un portail WEB : https//www.cemcas-face.fr une adresse postale : Cellule d écoute et d alerte des ministères chargés des affaires sociales - Fondation Agir Contre l Exclusion, 29, rue du Colisée 75008 PARIS. Chaque agent pourra ainsi saisir la cellule selon l une de ces trois modalités. Il est rappelé qu une utilisation abusive et injustifiée de ce dispositif pourrait conduire l auteur de la plainte à des sanctions disciplinaires, voire des poursuites judiciaires. 8. Rôle des instances représentatives du personnel De façon générale, je vous rappelle que, conformément à l article 34 du décret n 2011-184 du 15 février 2011, les questions relatives à l'égalité professionnelle, à la parité et à la lutte contre toutes les discriminations doivent donner lieu à la consultation des comités techniques, dont les comités techniques des services déconcentrés (CTSD) pour les questions relevant de leur périmètre. Plus particulièrement, afin de permettre la mise en œuvre de l article 51 du décret n 82-453 modifié du 28 mai 1982, il convient d informer, le cas échéant, le CHSCT compétent de toute discrimination ayant pu revêtir la forme d un harcèlement moral ou sexuel afin notamment de le mettre en mesure de faire des préconisations tendant à prévenir toute nouvelle discrimination de cet ordre. La remise, aux membres des instances de concertation, de documents comportant des informations d ordre privé ou portant des appréciations d ordre comportemental sur un agent clairement identifiable, résulte de l obligation absolue de discrétion professionnelle qui s impose à ces membres. 4/5

9. Diffusion de l information sur la mise en place de la cellule Une large diffusion de la présente instruction auprès de l ensemble de vos personnels vous est demandée. La délégation à l information et à la communication des ministères sociaux (DICOM) procèdera à la diffusion dématérialisée d une affiche qu il conviendra d imprimer et d afficher dans vos locaux, en évitant les zones accessibles au public, la cellule n étant pas compétente à l égard des usagers. La DICOM diffusera également une carte plastifiée reprenant les modalités de saisine de la cellule, destinée à chaque agent. Enfin, un message d information sera adressé à l ensemble du personnel, comportant les annexes à la présente instruction. 10. Suivi de l activité de la cellule Le suivi de l activité et l examen périodique des données statistiques établies par la cellule sont assurés par un comité de pilotage, composé de représentants des administrations, et associant le prestataire. Celui-ci fournit une fois par an un rapport quantitatif et qualitatif sur le nombre de saisines, leur nature, les suites données, les délais de traitement. L activité de la cellule et son impact seront décrits dans le rapport annuel de la diversité des ministères chargés des affaires sociales Vous voudrez bien me tenir informé des éventuelles difficultés que vous pourriez rencontrer dans l application de la présente instruction. 5/5