Club «Mobilité Capitale» Compte-rendu de l atelier n 7 du 14 octobre 2008 La gestion de la flotte de véhicules professionnels PARTICIPANTS (21) ADEME ILE-DE-FRANCE Jean-Yves MARIE-ROSE ; ADOR Jean BOURCIN ; C.A. des HAUTS DE BIEVRE Jérémy OLIVIER ; CCIP 92 Blandine DELHOMME-SANVOISIN ; CCI VERSAILLES Emilie AUMONT ; DEPARTEMENT DES YVELINES (78) Guy CONSUMI et Anne SCHLAEINSTZAUER ; DEPARTEMENT DE L ESSONNE (91) Gilles BESNARD ; DEPARTEMENT DU VAL DE MARNE (94) Céline BONFILS ; EDF R&D Philippe BOUYSSE ; GROUPE LA POSTE DELEGATION REGIONALE ILE DE FRANCE Susan VRANICH ; ICADE Alain GUISNEL ; NATIXIS Astrid FRISDAL et Laurène DUREAULT ; REGION ILE-DE-FRANCE Nathalie GRANES ; RENAULT Frédéric ROLLIN et Patrick KABORE ; SAUR Estelle REUNGOAT ; SOFINCO Lydie BRENOT ; SOMARO Jean LALO ; VILLE D ARCUEIL Laurent COUR EXCUSEE (1) SOFINCO Nathalie GUYOT ABSENTS (5) CALYON Fabienne RAYNAUD ; C.A. EVRY CENTRE ESSONNE Franck CHAUVIN ; C.C GRAND PARC Benjamin PAILLAUD ; RATP Claire BOUHOT ; VILLE DE PARIS Maïlis FLORIET DIFFUSION A TOUS LES MEMBRES ORDRE DU JOUR Le thème : Agir sur la flotte de véhicules de l entreprise Débat/discussion sur le thème avec les participants M. MARIE-ROSE de l ADEME remercie les participants de leur présence et propose un tour de table. En effet, parmi les participants, nombreux sont ceux à participer pour la première fois à un atelier du Club Mobilité Capitale. Il rappelle aussi que cet atelier thématique est le dernier prévu en 2008. En effet, la prochaine rencontre organisée en décembre 2008 sera l occasion de présenter le bilan de l année et d échanger sur l avenir du dispositif. M. MARIE-ROSE revient aussi sur l importance de répondre à l enquête désormais diffusée systématiquement aux porteurs de projet PDE du «Club Mobilité Capitale». Certains résultats intermédiaires de cette enquête ont déjà pu être utiles aux premières réflexions autour la révision du PDU de l Ile-de-France. Nous savons maintenant que 4% des salariés travaillant en Ile-de-France sont intégrés dans une démarche de PDE. Il encourage donc tous les porteurs de projet PDE qui ne l ont pas déjà fait à répondre à l enquête : plus la base de données est complète et plus les partenaires et acteurs de cette démarche innovante peuvent éclairer et convaincre de son intérêt. L adresse de l enquête est la suivante : http://www.sphinxonline.net/acsmobilite/clubmobilitecapitale/questionnaire.htm 1
Tout au long de l atelier, M. MARIE-ROSE a distribué plusieurs éléments en complément et en support d information. Ils sont précisés ci-dessous : o Le guide «GPL» du CFBP, o Une plaquette de présentation d un des acteurs du covoiturage : Greencove, o Un document portant sur les trophées du vélo en 2008, Des documents édités par l ADEME : o Le guide «Consommations conventionnelles de carburant et émission de gaz carbonique», o La brochure «Se déplacer malin», o La brochure «Incitations financières véhicules 2008, o La fiche «10 conseils pour chasser le gaspi en voiture», o Un document intitulé «les véhicules légers bilan des filières en France Métropolitaine», o Deux documents intitulés «Cibles : les collectivités et les entreprises en 2008» et traitant des aides financières existantes dans le cadre de l achat de véhicules, o Un document portant sur une session de formation spécifique au PDE «PDE : les clés de la réussite». 1. Le thème : la gestion de la flotte de véhicules professionnels M. MARIE-ROSE introduit le thème de l atelier en précisant que l intérêt est ici de présenter les modalités d actions possibles autour d un parc de véhicules servant à l entreprise. En effet, c est un enjeu majeur dans les démarches de PDE. Il s est appuyé sur une présentation Powerpoint jointe au présent compte-rendu (sous format PDF). Lors de cette présentation, plusieurs membres du «Club Mobilité Capitale» présents sont intervenus : A propos du système de Bonus/Malus, M. COUR (VILLE D ARCUEIL) demande si celui-ci s applique aux véhicules utilitaires. M. MARIE-ROSE indique que seuls les véhicules utilitaires légers de classe 1 (sur la base de véhicules particuliers) sont éligibles à ce dispositif. M. COUR souhaite si ce dispositif est cumulable avec les aides de l ADEME. Ce n est pas le cas pour le moment excepté pour les véhicules «GNV» acquis par des entreprises et collectivités appartenant à des sites pilotes en France. Conseil d Orientation Energétique / Diagnostic de flotte ordre de grandeur des coûts : Il est précisé que le Conseil d Orientation Energétique nécessite une à deux journées de consultance. Par contre, pour réaliser le diagnostic de flottes de véhicules, il faut davantage de temps, de l ordre du mois. L ADEME soutien la réalisation de ce type de diagnostic à hauteur de 50% plafonné à 3 800 HT. L aide est donc au maximum égale à environ 2 000 HT. M. MARIE-ROSE donne quelques ordres de coût : o Pour un parc de 10 véhicules, coût du diagnostic : environ 3 000 HT, o Pour un parc de 100 véhicules, coût du diagnostic : environ 5 000 HT, Normes EURO : M. ROLLIN (RENAULT) indique qu une petite expérience qui a été effectuée sur des véhicules de type EURO 4 et EURO 5. Des pastilles blanches ont été posées à la sortie des pots d échappement de véhicules en marche. Les pastilles des véhicules EURO 4 étaient légèrement grises après les tests alors qu elles restaient blanches pour les véhicules EURO 5 il rappelle qu en 2008, les véhicules neufs doivent respecter la norme EURO 4. Il précise également que, depuis très longtemps, on sait parcourir 1 000 km avec 1 litre de carburant. Toute la problématique aujourd hui est rappelée dans la question suivante : 2
«Combien les clients sont-ils prêts à payer pour que les véhicules disposent des meilleures technologies?». Comparaison avec les différents carburants : Quelques précisions apportées par l ADEME o Le GPL est plutôt adapté aux trajets de type urbain, o Concernant le GNV, le principal problème reste le réseau de distribution. Il est néanmoins possible de disposer de sa propre station GNV mais cela a un coût non négligeable, o Les biocarburants ont un bilan «Emission de Gaz à Effet de Serre» très intéressant, o Les biogaz devraient prochainement faire leur apparition en Ile-de-France. Il faudra alors s intéresser aux opérateurs traitant nos déchets, producteurs potentiels de biogaz utilisé en tant que carburant, o L hydrogène ne se développera qu à partir de 2020, voire 2025 (solution de moyen terme), o Les véhicules hybrides sont performants en ville que si l on effectue beaucoup de kilomètres (cas des taxis), o Les véhicules électriques sont intéressants pour des déplacements courts et fréquents en milieu urbain, o Quant aux véhicules à pile à combustible, ce n est qu en 2020 qu ils arriveront sur le marché. M. MARIE-ROSE et M. ROLLIN rappellent qu avant de s intéresser à la technologie des véhicules, il est essentiel de connaître leurs usages. C est primordial. 2. Temps d échanges M. LALO (SOMARO) s interroge sur le fait que la présentation n a pas traité des équipements de voitures qui peuvent également avoir une incidence sur la consommation des véhicules (cas des pneus ou des boîtes de vitesse par exemple). M. MARIE-ROSE précise qu il n a effectivement pas traité cet élément. En effet, il rappelle que pour un véhicule disposant d un aérodynamisme ou d une climatisation performants, les impacts positifs de ces équipements peuvent être très facilement annihilés par le type de conduite du conducteur. M. LALO prend l exemple de la nouvelle 308 qui émet moins de 120 g de CO2/km avec une boîte de vitesse particulière. Ces options peuvent donc avoir un effet positif même s il y a peut être beaucoup de marketing. M. MARIE-ROSE conclut que des équipements performants peuvent apporter de petits gains et confirme que le marketing est également très présent dans ce cadre. M. LALO poursuit avec une seconde interrogation : Si l on dispose d une flotte de véhicules et que des formations à l écoconduite ont été menées auprès des collaborateurs, est ce que l entreprise est éligible aux Certificats d Economies d Energie? M. MARIE-ROSE rappelle tout d abord qu il existe 5 certificats dédiés au transport de marchandises et de personnes (cf. le site www.emmy.fr). Ils sont présentés ci-dessous : 3
Dénomination de l'opération standardisée Transports Equipement Unité de transport intermodal (UTI) Pneus d autobus à basse résistance au roulement Services Formation d'un chauffeur de transport public routier à la conduite économique Formation d'un chauffeur de véhicule léger (flotte captive) à la conduite économique Covoiturage domicile/travail N de référence de l'opération TRA-EQ-01 TRA-EQ-02 TRA-SE-01 TRA-SE-02 TRA-SE-03 Source : Ministère de l'écologie, de l'energie, du Développement durable et de l'aménagement du territoire, DGEC page internet : http://www.industrie.gouv.fr/cgibin/industrie/frame23e.pl?bandeau=/energie/developp/econo/be_eco.htm&gauche=/energie/developp/econo/me_ eco.htm&droite=/energie/developp/econo/cee-sommaire.htm L objectif des certificats d Economies d Energie est de disposer d une «ristourne» sur les factures énergétiques. Néanmoins, si l employeur fait une demande de certification, l ADEME ne peut pas octroyer de subventions. M. LALO souhaite savoir si l Etat a validé les additifs sur les carburants qui permettraient une réduction de 3 à 4% de la consommation des véhicules. M. MARIE-ROSE indique qu il existe bien un gain mais celui-ci est inférieur à 4%. Par ailleurs, l Etat ne valide pas ces technologies additives. A ce sujet, l ADEME a développé un protocole qui peut être fourni aux membres du Club qui le désirent et que les résultats de son application montrent que les gains de ces technologies additives n ont pas été réellement avérés. L écoconduite reste, de son point de vue, un moyen simple de réduire les consommations des véhicules (Gains immédiats jusqu à 30%). Mme VRANICH précise que sur une année, l écoconduite permet en moyenne une réduction de seulement 7% de la consommation (les mauvaises habitudes reviennent progressivement), d où la nécessité d effectuer des piqûres de rappel régulières. Mme VRANICH (Groupe La Poste) indique que dans la Charte des transports de La Poste, les objectifs portant sur les véhicules lourds ont été atteints très vite. Par contre, pour les véhicules légers, cela est plus difficile. Par ailleurs, afin de répondre aux nombreuses sollicitations et partager son savoir faire, le Groupe La Poste a créé une filiale qui forme à l écoconduite. Il est aussi à noter que les constructeurs de véhicules (2 roues motorisés, véhicules particuliers, poids lourds) ont tendance à demander des délais d application de plus en plus étalés dans le temps des normes EURO. M. CONSUMI (CG78) indique qu au Mondial de l automobile 2008, il avait eu connaissance que Renault et Total allaient développer ensemble des batteries interchangeables. Selon l ADEME un des problèmes des véhicules électriques reste la recharge. Soit on immobilise les véhicules le temps nécessaire au rechargement des batteries, soit on remplace les batteries vides par des pleines. M. BESNARD (CG 91) précise que dès à présent, lors de réunions, certaines personnes s y rendant en véhicules électriques demandent parfois s il existe une prise/borne électrique pour recharger les batteries. M. GUISNEL (ICADE) précise néanmoins que le coût de fonctionnement des véhicules électriques reste négligeable. En effet, les navettes fluviales mises en place coûtent en électricité 30 par jour pour effectuer une cinquantaine de trajets d une distance égale à 1,2 km. Néanmoins, Mme VRANICH rappelle que le problème de l électrique est la maintenance des véhicules (coûts de maintenance très 4
importants et difficultés à trouver des mécaniciens spécialisés). M. MARIE-ROSE indique que la maintenance est cruciale et qu elle existe. Des structures ont été formées à la maintenance de certains véhicules : o GPL : les GPListes sont connus au sein d un réseau identifié, o GNV : il existe un réseau de lycées professionnels en Ile-de-France qui a mis en place des modules spécifiques au GNV, o Concernant les véhicules électriques, il est vrai que la maintenance reste un problème. L objectif est aujourd hui d intégrer la maintenance dans la vente des véhicules. M. MARIE-ROSE rappelle que le GNFA, organisme chargé des formations de perfectionnement et de qualification aux métiers de l'automobile, travaille actuellement sur la maintenance des véhicules électriques. Néanmoins, il reste inquiet sur la constitution rapide du réseau de maintenance pour les véhicules électriques présents actuellement sur le marché, ou en passe d y arriver. M. MARIE-ROSE remercie l ensemble des membres présents et rappelle que le prochain atelier aura lieu le jeudi 4 décembre 2008. Cet atelier portera sur le bilan 2008 du Club Mobilité Capitale et sur l avenir de ce réseau. Le lieu reste à préciser. 5