«Atelier 50 % Bio, Circuit court, Commerce Equitable dans la Restauration Collective» Compte rendu de l initiative publique du 21 mars 2012 1 e - Rappel du contexte de l initiative, des objectifs de l atelier. Dans le cadre du programme municipal 2008/2014, de nombreuses instances participatives se sont créées à l adresse des citoyens et des partenaires. Quelques vingt ateliers, dont celui destiné à l introduction de produits bio, locaux et équitables dans la restauration collective à hauteur de 50% à l horizon 2014, permettent au plus grand nombre de participer à la réalisation des 6 engagements, des 20 grandes décisions et des 268 propositions du projet municipal. L initiative publique du 21 mars 2012 avait pour vocation d aller dans ce sens, en proposant à l assemblée ainsi réunie (80 personnes) de constituer un recueil d expressions et de contributions citoyennes devant se concrétiser sous forme de projet par les membres de l atelier.
2 e - Trois groupes de travail se sont constitués pour échanger, s exprimer sur leurs connaissances et leurs questionnements sur les produits bio, les circuits courts et le commerce équitable. Nous avons listé ci-dessous l ensemble des expressions citoyennes. «Ce que je sais» sur le BIO» «Les questions que je me pose sur le BIO?» «C est meilleur pour la santé et un meilleur goût» Paroles d enfants, reformulées également par des adultes Aucun produit chimique de synthèse n est présent dans les produits bio, les produits issus d une agriculture biologique sont les plus naturels. Quelle est la définition du bio? Pourquoi le bio? Est-ce meilleur pour la santé? Y a-t-il une différence de goût? Pourquoi on en parle beaucoup plus maintenant? Existence d une certification européenne Le bio est-il possible en restauration collective? (Volume et Coût) Respect et protection des ressources naturelles (terre, eau, animal) par la rotation des cultures, l utilisation d engrais verts, l élevage des animaux en plein air Va t on diminuer le contenu de l assiette pour éviter une augmentation du prix du repas? (préoccupation sur l augmentation du coût largement exprimée ) L offre de produits bio augmente, Quelle fréquence pour l introduction du bio? (gamme de produits ou nombre de jours) Peu d offre locale en produits bio, Le bio engendre t-il une obligation de passer par les circuits courts? Aujourd hui nous sommes mieux informés et plus sensibilisés sur les produits bio, Le Bio est-il certifié par un logo? Comment identifier le bio? L agriculture biologique est créatrice d emploi, Y a-t-il actuellement des légumes bio dans les repas de la Cuisine Centrale? Les produits bio sont plus chers, pour une rémunération plus juste du travail de l homme, Attention aux normes bio? (exemple : les normes ne sont pas identiques suivant les pays) Le mode de fabrication en liaison froide ne va-t-il pas altérer les produits bio (saveur, vitamines, aspect, calibrage et conservation)? Le bio ne va-t-il pas entraîner des nouveaux comportements ou une réticence de la part des convives? Un repas bio en PACA c est possible, Cela passe t-il aussi par une éducation parent et enfant? Page 2/6
«Ce que je sais» sur le Circuit Court» «Les questions que je me pose sur le Circuit Court?» Les circuits courts favorisent la saisonnalité, Définition des circuits courts? «c est quoi?» Les circuits courts en limitant les intermédiaires, favorisent une juste rémunération, Le bilan carbone est amélioré dans le cadre d approvisionnement en circuit court, Quelles sont les limites, distances géographiques des circuits courts? Les producteurs locaux ont-ils la capacité à approvisionner la restauration collective? Y a-t-il antinomie entre circuit court et commerce équitable? «Ce que je sais» sur le Commerce équitable» «Les questions que je me pose sur le Commerce équitable?» Le commerce équitable répond à un cahier des charges précis, Qu est-ce que le Commerce équitable? Définition? Reconnaissance officielle du C.E. par la loi du 2 août 2005, et la mise en place d une Commission Nationale du Commerce Equitable C.N.C.E. Le C.E. permet le dialogue, la transparence financière avec les producteurs, et l engagement dans la durée, Le C.E est possible aussi dans les relations nord/nord et pas uniquement nord/sud, Les modes de cuisson en restauration collective ne permettent pas la cuisson de certains produits issus du C.E, Les produits du commerce équitable sont de qualité, Les produits issus du commerce équitable ont-ils les mêmes qualité que les produits bio? Le commerce équitable est-il reconnu, compatible avec le code des marchés publics? «Ce que je sais» sur les 3 thèmes Bio, Circuit Court, Commerce Equitable» Le BIO, les Circuits courts et le Commerce équitable obligent à être acteur de sa consommation, Le BIO, les Circuits courts et le Commerce équitable s inscrivent dans une démarche de développement durable, «Les questions que je me pose» sur les 3 thèmes Bio, Circuit Court, Commerce Equitable?» Qu en est-il de la réglementation du code des marchés publics, pour l introduction de ces différents produits dans la commande publique? Pouvons-nous envisager une filière industrielle de transformation? Devons-nous disposer d une légumerie? Page 3/6
«Ce que je sais» sur les 3 thèmes Bio, Circuit Court, Commerce Equitable» (suite) «Les questions que je me pose» sur les 3 thèmes Bio, Circuit Court, Commerce Equitable?» (suite) Actuellement d où viennent les produits servis en restauration collective? Comment sont préparés les repas? Quel en est le coût? Quels sont les retours d expériences en restauration collective sur l introduction du bio et des circuits courts? Quels produits pouvons-nous proposer en bio, circuit court et commerce équitable? Pouvons-nous varier les produits en respectant les saisons? Quelle date pour la mise en route de l introduction du bio, circuit court et commerce équitable? 3 e - Chaque groupe a présenté la synthèse de sa réflexion et répondu à une nouvelle question : «Qu est ce que je veux, quelles priorités dans l introduction du bio, circuit court et commerce équitable à Aubagne?» Voici les propositions, les réflexions exprimées, et problématiques soulevées par les citoyens présents, qui pourront guider l atelier pour établir un plan d actions : Des choix alimentaires : 1 er : Propositions d introduire des produits BIO : fruits, fromages, produits laitiers, céréales plus variées, dans le respect des saisons, 2 e : Modifier nos modes de consommation pour diminuer les coûts, 3 e : Revendication d une alimentation saine, 4 e : Nous souhaitons des plats cuisinés, fabriqués et non assemblés Page 4/6
Développement durable : 1 er : Une dynamique interdépendante à favoriser entre les produits issus de l agriculture bio, des circuits courts et du commerce équitable, et le développement de la filière agricole bio, 2 e : La collectivité doit structurer le marché et les filières, 3 e : Préservation des terres agricoles, 4 e : Soutien des agriculteurs dans la politique de la ville et de l intercommunalité, 5 e : Volonté de politiques locales fortes, 6 e : Capacité des producteurs à fournir la restauration collective, Accompagnement de la démarche : 1 er : Valoriser, faire évoluer, informer sur les métiers de la restauration, (de la cuisine au temps de repas) 2 e : Découverte de nouveaux produits, 3 e : Sensibiliser les enfants, 4 e : Participation des enfants dans la construction du projet, 5 e : Accompagnement pédagogique des agents de restauration, des parents et des enfants, 6 e : Associer les personnes ressources de proximité, Page 5/6
La réglementation : 1 er : S informer, s adapter à la législation en vigueur ou faire bouger la législation, 2 e : Moyens de contrôle sur les certifications, En guise de conclusion - Engagement est pris de revenir en assemblée générale, présenter le projet et le plan d actions élaborés par les membres de l atelier. - Un appel est lancé aux participants de venir élargir le groupe de l atelier. - Enfin, les premières mesures à mettre en œuvre devront être planifiées dès début janvier 2013, ce qui suppose que le projet et le plan d actions devront être finalisés pour l automne 2012. Page 6/6