Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation



Documents pareils
Population active et pauvreté en région Centre

1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

Définitions. Définitions sur le logement

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse»

L état de la pauvreté en France

Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre

Les sept piliers de la sécurité sociale

GERER SON BUDGET 1- LE BUDGET

Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité

A Comment passe-t-on des revenus primaires au revenu disponible?

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants

Infos, Intox et Alternative pour le financement des retraites et de la protection sociale et la compétitivité

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes

La fumée de tabac secondaire (FTS) en Mauricie et au Centre-du- Québec, indicateurs du plan commun tirés de l ESCC de

Chapitre 17 Action publique et régulation

Projet de loi RSA et politiques d insertion Observations et propositions d amendements de l Uniopss

Décrets, arrêtés, circulaires

La fiscalité nous permet de nous offrir collectivement des services et une qualité de vie supérieurs. Les revenus de l État sont à la baisse

LISTE DES DOCUMENTS A FOURNIR A L APPUI DE VOTRE DEMANDE DE BOURSE

Base de données sociales sur Paris

L endettement privé des ménages début 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot Septembre 2010

THÈME 1. Ménages et consommation

Revenu national avant impôts: (100%) Revenu disponible: (74%) Revenu après impôts: (51%)

STATISTIQUES D ACCUEIL FAMILLES, ENFANCE ET PAUVRETÉS. avec le soutien du CRÉDIT COOPÉRATIF

Chapitre 1 : La consommation et l épargne

Comment les pratiques en milieu scolaire agissent-elles au regard des inégalités sociales de santé? Regard sur trois continents

La protection sociale en France

À quoi servent les cotisations?

Fiches thématiques. Revenus

Commission des Affaires économiques. «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues

Endettement des jeunes adultes

Compas études. compas. Les enjeux du vieillissement. n 7 - juin 2013

Groupe de travail du CNLE "Propositions pour la prise en compte d un "reste à vivre" et d un revenu minimum décent"

LES RETRAITES. Dossier d information. Avril 2010

Inégalités sociales de santé et accès aux soins. Inégalités sociales de santé et protection sociale Psychomot 1 UPMC/VHF

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

LISTE DES DOCUMENTS A FOURNIR A L APPUI DE VOTRE DEMANDE DE BOURSE

Le niveau de revenus des ménages est associé à la couverture vaccinale par le vaccin pneumocoque conjugué chez les enfants d'ile-de-france

Rapport sur les droits à l égalité des. Autochtones

Comment va la vie en France?

LA PROTECTION SOCIALE DU DIRIGEANT

Héritages, donations et aides aux ascendants et descendants

Note du Haut conseil pour l avenir de l assurance maladie adoptée à l unanimité lors de sa séance du 24 janvier 2013

La complémentaire santé : une généralisation qui

LE COMPTE ANNUEL DE GESTION DE TUTELLE

Les actifs financiers les plus couramment

Les femmes restent plus souvent au foyer, travaillent davantage à temps partiel, gagnent moins et sont plus exposées à la pauvreté

Tableau n 3 dépenses, revenus particuliers

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

Document N 09 Document de travail, n engage pas le Conseil Les allocataires du minimum vieillesse : parcours et conditions de vie

ALLOCATIONS CHOMAGE. Effet au 01/07/2014

Questions générales sur le Pacte

Garder et faire garder son enfant

AVANTAGES EN NATURE 4 AVANTAGE EN NATURE REPAS 4 TITRES - RESTAURANT 4 AVANTAGE EN NATURE LOGEMENT (EVALUE FORFAITAIREMENT) 4

LISTE DES DOCUMENTS A FOURNIR A L APPUI DE VOTRE DEMANDE DE BOURSE Documents à fournir quelle que soit votre situation :

BELGIQUE. 1. Principes généraux.

Dossier retraite. Profil 1B. Année de naissance. Profil 1A

DECRETS D APPLICATION. LOI du 5 mars 2007

Diagnostic des causes et conséquences de la précarité énergétique en Belgique, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni

Observation et Conjoncture Économique. Économie Nationale approche par les revenus

les Contrats de mariage, les régimes matrimoniaux

Dares Analyses. Les bas salaires en France entre 1995 et 2011

Finanzführerschäin. Maison des jeunes Am Quartier

À retenir Ce qu en disent les acteurs communautaires

MÉMO. Des solutions en cas de coup dur ou de coup de cœur SOMMAIRE

«Qu est-ce qui fait courir les gens aisés?» Aspirations, valeurs et styles de vie Etude HSBC Premier / CSA

Demande de logement social

Module 1. Formation à la structure Mutuelle et aux outils d'accès aux soins de santé

MARCHE PUBLIC DE PRESTATIONS DE SERVICES VILLETTE D ANTHON MARCHE EN PROCEDURE ADAPTEE ET A BONS DE COMMANDE ACTE D ENGAGEMENT

Part des salaires dans la valeur ajoutée

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême

L arbitrage entre consommation et épargne Activités pour l élève

Lutter contre les exclusions

LISTE DES DOCUMENTS A FOURNIR A L APPUI DE VOTRE DEMANDE DE BOURSE

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs

Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux

Protection sociale. 1 Les différents régimes de protection sociale en France

ESSEC Cours Wealth management

AIDES SOCIALES 2015 Cocher la case correspondante à l aide concernée

La protection sociale des travailleurs non salariés. Direction de la sécurité sociale

Chapitre 3. La répartition

TC12 : Protection sociale et solidarités collectives

résumé un développement riche en emplois

Impact économique du secteur des coopératives. George Karaphillis CED Institute, Cape Breton University

Fait du jour RFI. Richesse / pauvreté : le grand écart. Exercices corrigés

Complémentaire santé PQSR (Pas de Question Sans Réponse) Questions sur la négociation de l accord :

L indice de SEN, outil de mesure de l équité des systèmes éducatifs. Une comparaison à l échelle européenne

Sommaire. Rentabilité du retour d une franchise de baseball de la Ligue majeure de baseball à Montréal (les «Expos»)

Article. Bien-être économique. par Cara Williams. Décembre 2010

Nom de l agent : Fonctions : FORMULAIRE DE DEMANDE D AIDE SOCIALE

Tout dossier incomplet ou ne parvenant pas dans les délais impartis sera irrecevable.

L emploi des jeunes dans les entreprises de l économie sociale et solidaire

Pacte de responsabilité et de solidarité. Observatoire de l économie de Seine-et-Marne Melun, le 16 juin 2014

Le Statut Auto-Entrepreneur

Transcription:

1 Septembre 2014 Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation Grand-Charmont est une commune de 5200 habitants qui compte 57 % de logements sociaux. Les revenus médians des habitants se situent dans le 1 er décile de l Aire urbaine de Belfort Montbéliard. Ils sont constitués à 95 % de salaires et de retraites. Plus d un ménage sur deux n est pas imposable. Ancien ingénieur chez Peugeot, militant syndical inspiré par le mouvement Economie et Humanisme, créé en 1941 par le père Lebret sur la base d une philosophie de la priorité à accorder aux besoins fondamentaux, Henri Desloges vient de calculer les ressources des personnes de son entourage en situation difficile dans cette banlieue populaire de Montbéliard, pour les comparer aux différents seuils habituellement usités. Voilà ce que cela donne. Méthodes Il n est pas possible de traiter toutes les situations tant elles diffèrent. Nous proposons une référence, qui permet ensuite de faire des comparaisons, des extensions, des corrections tant du point de vue des dépenses que des recettes. La référence : Personne seule, vivant comme locataire à Grand-Charmont, début 2014. Pour appréhender les dépenses, deux méthodes sont possibles : - Méthode Globale : Les dépenses sont déterminées à partir d observations générales. En particulier, le recours à l Unité de Consommation (UC) permet de passer des dépenses d une famille à celles d une personne seule ou inversement. Selon les critères européens : 1 er adulte compte 1 UC, 2ème adulte et ado de 14 ans et plus 0,5 UC, jeunes de 6 à 14 ans 0,3 UC. - Méthode Analytique : chaque poste est chiffré à partir d observations locales et concrètes. Trois sources : - L INSEE - L Union Nationale des Associations Familiales : UNAF - L Observatoire des Inégalités.

2 Situations et définitions On peut distinguer 6 situations : - La survie - La pauvreté. - La décence. - L aisance. - L abondance. - L opulence. Les définitions qui suivent sont inspirées de la théorie de la satisfaction des besoins. La survie. Une personne est considérée en survie si elle ne dépense que pour 5 postes : manger, s habiller, se soigner, se déplacer avec les moyens collectifs et communiquer. Elle est supposée loger dans un centre d accueil ou sous les ponts. Ne consommer ni alcool, ni tabac, ne pas sortir, ne pas se cultiver. Les besoins primaires ne sont pas satisfaits. La pauvreté. Une personne vit pauvrement, si elle mange, boit 75cl de vin de table par semaine, fume 1 paquet de cigarettes par semaine, s habille, loge dans un T2 social, se soigne, utilise une voiture de 5 CV pour parcourir 5000km par an, regarde la télé avec un contrat téléphone, limite ses sorties. Les besoins primaires matériels sont en partie ou en totalité satisfaits mais les besoins «humanistes» ne le sont pas. La décence. Définie par l UNAF la décence correspond, dans l esprit, aux besoins primaires exprimés par le Père Lebret, fondateur d Economie et Humanisme. Peut-on considérer que la richesse commence au-dessus du niveau de la décence? Dans la société, on s attache davantage à définir la pauvreté que la richesse. Il y a là matière à réflexion. On étale dans le détail les salaires des ouvriers ou des fonctionnaires, mais l opacité s installe pour ceux des cadres ou les revenus des professions libérales. Louis Maurin écrit : Qui est riche? Qui est pauvre? La réponse est évidemment relative dans le temps et dans l espace. Commençons par les riches. A partir de quel revenu peut-on se considérer comme «riche»? Tout dépend à qui l on se compare. Bien des cadres se pensent des «classes moyennes», alors même que leurs salaires les classent parmi les 2 à 3 % des salariés les mieux rémunérés! Alternatives Economiques, n 257 janvier 2007. Quand il s agit des pauvres on s efforce de trouver des repères, quand il s agit des riches tout devient relatif!

3 Budgets de référence 1. Budget 1 «seuil de pauvreté» INSEE. Ce budget a été calculé selon la part des différents postes dans le budget global pour une personne seule : locataire, appartenant au 1 er quintile des revenus, (les plus bas). 2. Budget 2 : personne seule vivant pauvrement à Grand-Charmont. Ce budget est établi sur la base de la définition ci-dessus, de manière analytique, avec les remarques suivantes : Alimentation : 6 par jour, somme considérée comme minimale par le Conseil Général du Doubs pour «reste à vivre». Logement : 350 par mois, loyer et charges minimales pour un logement social T2 à Grand- Charmont Transports : coût mensuel retenu par les services des impôts pour un véhicule de 5 cv. Ce poste semble élevé mais comprend le déplacement «vacances». Santé : La somme inscrite suppose que la personne est couverte par une mutuelle correcte. Information et communication : suppose un contrat groupé, Internet, téléphone, télévision. 3. Budget 3 survie. Ne sont retenues que les dépenses «survie» avec utilisation des transports collectifs. 4. Budget 4 UNAF «décent». A été calculé globalement, sur la base des Unités de Consommation (UC), selon les critères européens : 1 er adulte : 1 UC, 2 ème adulte et ado de 14 ans et plus: 0,5 UC, jeunes de 6 à 14 ans : 0,3 UC. Les budgets moyens UNAF s établissent, par UC (personne seule) entre 1296 et 1475 par mois, selon la composition du ménage, avec une moyenne de 1350 par mois. 5. Mon budget 5 personnel. A remplir par chacun pour avis sur les autres budgets et réflexion personnelle. Budgets de référence pour une personne seule en. 1 2 3 4 5 Alimentation 176 180 180 Tabac Alcools 59 50 - Logement 234 350 - Eau, gaz, Electricité 0 30 - Transports 107 225 75 Soins personnels - 20 20 Entretien courant ménage 49 20 - Habillement 39 40 40 Information et communication 49 40 40 Loisirs, culture, divers 245 50 - Santé 20 20 20 Budget 978 1025 375 1350

4 Quelques points de comparaison Les comparaisons peuvent être faites par rapport: - Au SMIC net, 35 heures par semaine, - Au revenu décent. - Au seuil de pauvreté. La pauvreté fait l objet d une attention mondiale et a entrainé la définition d un seuil au niveau européen mais aussi international : Est considérée comme pauvre toute personne dont les revenus sont égaux ou inférieurs à un seuil fixé à 60 % du revenu médian. Ce seuil est en France de 977 par mois en 2013. Avant que ce seuil international soit créé, la France avait fixé le seuil à 50 %, soit 814 /mois en 2013. Montant du SMIC mensuel net au 01 04 2014 : 1130. Base 100. Seuil de pauvreté Pauvreté Grand- Charmont Survie Décence SMIC (=base 100) 86* 91 33 120 Seuil de pauvreté 100 105** 38 138 Revenu décent 72 76 28 100 Lecture : * le seuil de pauvreté est situé à 86 % du Smic au 1er avril 2014. ** la pauvreté à Grand-Charmont est estimée à 5% au-dessus du seuil de pauvreté national. Quelques remarques. - La pauvreté est 5% supérieure, à Grand-Charmont, à la moyenne nationale, essentiellement à cause du loyer et des charges. - Le seuil de pauvreté national se situe à 14 % en dessous du SMIC net 35 heures. Ce qui souligne la fragilité qu impliquent toutes rémunérations inférieures au SMIC. - Les dépenses mensuelles contraintes (survie + loyer et charges) représentent à Grand-Charmont : 725. - La décence se situe à 38 % au-dessus du seuil de pauvreté et 20 % au-dessus du SMIC. - Pour survivre, une personne seule doit disposer d au moins 375 de ressources. (Aides, manche, avantages en nature, resto du cœur). Les ressources. Face à ces dépenses, les personnes qui ont un emploi sont supposées gagner, en principe et au moins le SMIC : 1130 net en avril 2014. Dans le cas d un habitant de Grand-Charmont, locataire d un T2, les dépenses de survie et contraintes représentent : 725. Il lui reste pour couvrir l ensemble des autres dépenses : 405 par mois. Si cette personne est sans emploi, avec le RSA socle et l Aide Personnalisée au Logement à son montant maximal, elle perçoit : 738 Il lui reste pour couvrir les autres dépenses : 13 par mois. L UNAF considère qu une personne vit dans la décence si elle dispose de 373 au-dessus du seuil de pauvreté.

5 Le cas d un couple sans enfant L approche analytique n est pas faite. Pour mesurer l écart possible entre approche analytique et globale basée sur les Unités de Consommation, la comparaison des budgets mensuels UNAF donne les écarts suivants, pour un couple sans enfant : Budget UNAF analytique : 2182 Budget UNAF global, sur la base de 1350 : 2025 écart : 8 % Dans le cas de la survie pour un couple sans enfant, on considère que le logement est indispensable. Couple ss enft Survie Pauvreté Pté Gd-Chrmt Décence Dépenses en 1010 1465 1538 2025 - Un couple qui n a comme ressource que le SMIC ou des revenus équivalents (retraites), «tombe» en dessous du seuil de pauvreté : il lui manque : 135 (INSEE) ou 208 (pauvreté Gd-Charmont). Il ne peut espérer «vivre décemment». - Une fois assurées les dépenses «contraintes» (survie), il dispose de 135 à 200 pour assurer l ensemble des autres dépenses. Ainsi s explique le nombre grandissant de couples qui font appel aux services sociaux. - L observatoire des Inégalités chiffre à 8 700 000, le nombre de personnes qui, en France, vivent sous le seuil de pauvreté à 60 %. - Le poste «loyer et charges» représente environ 35 % du budget d une personne vivant à Grand- Charmont contre 24 % en France, pour un locataire à faible revenu. En conclusion, cet essai montre : - Qu il est indispensable d être très réservé sur les idées qui circulent au sujet de la situation des personnes en difficultés, plus encore sur les jugements ou accusations qui sont portées contre elles. - Qu il est obligatoire de juger objectivement, en dehors de toute considération politique la pertinence, au regard du vivre ensemble, de certaines mesures envisagées, (salaire inférieur au SMIC) qui risquent d engendrer ce que les américains appellent «des travailleurs pauvres, pauvres.» - Alors qu en 1995-1996, le partage est avec la croissance l une des solutions envisagées pour amoindrir les effets de la crise, celui-ci est totalement exclu des discours officiels actuels. L Eglise de France est très discrète sur ce sujet. Le partage est pourtant au cœur de la pensée sociale de l Eglise comme l a rappelé le Pape François. Ne serait-il pas nécessaire de le remettre au goût du jour? - Dans le contexte actuel où, en France, 4200000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté à 50 %, la légitimité de la satisfaction des besoins secondaires est remise en cause. Faute de croissance, la restitution de biens aux plus pauvres pour leur permettre de répondre à leurs besoins primaires devrait être l objectif premier des chrétiens quitte à abandonner temporairement leur désir de répondre à leurs besoins légitimes secondaires.

6 Comment transposer dans une autre commune? Exemple : commune rurale. Personne seule. Loge dans la maison héritée des parents, fait les affouages, cultive un jardin. Référence dépenses, «vivre pauvrement» à Grand-Charmont: 1025 Recettes : 1137 soit + 112 - Minimum vieillesse : 787 - Avantages en nature : 330 o Maison de la famille : 150 o Jardin, verger et élevage : 100 o Affouage : 80 Référence : seuil de pauvreté national : Recettes : 1137 soit + 160 au dessus du seuil. La personne est au dessus du budget pauvreté de Grand-Charmont. Exemple : grande ville. Personne seule. Loyer et charges :700, coût de la vie+ 20 %, Eau : + 50 %. Recettes : - RSA socle + APL : 738 - Avantages en nature : Transports publics : 100 - Désavantage en nature : - 410 o Loyer : -350 o Nourriture : -40 o Eau : -20 - Recettes : 428 soit 597 par rapport à Grand-Charmont. La personne est proche de la survie dans la grande ville Henri DESLOGES