Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti Livre blanc Mai 2010 En partenariat avec
Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti BearingPoint - Proparco/AFD - FAFO Sommaire Remerciements...4 Edito...5 Synthèse...6 Etat de l art et méthodologie... 10 Les approches macro-économiques... 10 Les approches micro-économiques... 13 Impact du développement de Digicel sur le marché des télécoms en Haïti... 16 En 2005, le marché haïtien des télécoms était tout à fait comparable à la moyenne des pays les moins avancés... 16 De 2005 à 2008, la téléphonie mobile connaît une très forte croissance malgré un environnement défavorable... 18 Digicel a déclenché l explosion du marché... 23 Impact du développement de Digicel sur la croissance et l emploi en Haïti... 26 Impacts quantitatifs macroéconomiques... 26 Impacts sur les emplois... 29 Contributions sociales autres que par la création d emplois... 30 Impacts sur les distributeurs et fournisseurs de Digicel... 30 Estimation de l impact direct de la valeur ajoutée de Digicel, de ses fournisseurs et de ses distributeurs sur le PIB 2007 vs 2005... 32 Impacts de la téléphonie mobile sur les ménages en Haïti... 34 Un accès inégal à la téléphonie mobile... 34 Raisons des disparités... 36 Les usages du téléphone mobile en Haïti... 36 Synthèse des résulats... 40 Présentation des partenaires... 42 Contacts... 43 Annexe 1 Contexte et objectifs de l étude... 44 Annexe 2 Méthodologie détaillée de l étude BearingPoint... 51 Annexe 3 Méthodologie détaillée de l enquête FAFO... 55 Annexe 4 Glossaire... 59 Annexe 5 Bibliographie... 60 2
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Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti BearingPoint - Proparco/AFD - FAFO Remerciements Comité de rédaction : Pour BearingPoint : Henri Tcheng, Jean-Michel Huet, Isabelle Viennois et Pierre Labarthe Pour AFD/Proparco : Véronique Pescatori, Tanguy Bernard, Jérôme Bertrand-Hardy, Matthieu Bommier Pour Fafo : Tewodros Aragie Kebede, Henriette Lunde Remerciements à : Ghada Gebara, PDG de Digicel Haïti, Maarteen Boute et l ensemble des collaborateurs de Digicel pour leur collaboration dans cette étude. Djalal Khimdjee, Charlotte Durand, Jocelyne Delarue, Ariane Ducreux, Elléanor Robins, Matthieu Guéméné pour leur contribution au cadrage de l étude. Mouna Romdhane et Gweltas Quentrec pour leurs recherches préparatoires. Arnaud Dupuis pour sa contribution à la traduction et à la relecture. Conception Graphique : Angélique Tourneux, Géraldine Bourguignat 4
Edito Quand les télécoms contribuent au développement : le cas d Haïti Les télécoms contribuent-ils vraiment au développement économique des pays en développement? La question n est pas nouvelle. Si, jusqu à il y a une dizaine d années, les économistes envisageaient qu il fallait être un pays développé pour avoir des télécoms matures, le succès phénoménal des mobiles a changé la donne. En novembre 2009, le cap des 4 milliards d utilisateurs de GSM dans le monde a été franchi. De nombreuses études ont montré que la téléphonie mobile avait un rôle positif sur la croissance économique, comme la Grameen Fondation qui aide au développement de «Village phone», concept de téléphones partagés créant une source de revenu pour des centaines de milliers de femmes au Bangladesh ou en Afrique. Mais a contrario, d autres études de programmes de l ONU ont alerté cet automne sur les effets pervers de la progression du budget Telecom sur le budget d alimentation dans les pays africains. L AFD-Proparco a décidé de financer en 2009 une étude sans précédent, menée par Bearingpoint et l Institut Fafo afin d apporter une vision complète sur la réalité de l impact des télécoms dans l un des pays les plus pauvres du monde, Haïti. La période d analyse, entre 2005 et 2008, est celle où le taux de pénétration de la téléphonie passe dans le pays, de 5% à 33%. Cette croissance est concomitante avec l arrivée d un nouvel opérateur, Digicel, sur le marché haïtien, jusqu alors dominé par deux acteurs (Comcel-Voilà et Haïtel). C est également à partir de 2006, que le taux de croissance du PIB d Haïti se redresse et s élève à 2,3% en 2006, puis à 3,2% en 2007 (hors inflation). Alors qu elle était en décroissance récurrente de 1% depuis les années 1960, la croissance du PIB/habitant est supérieure, pour la première fois, à la moyenne des PMA 1 entre 2006 et 2008. En deux ans, la contribution de ce seul opérateur représente 20% de la croissance du PIB haïtien (27 % pour les 3 opérateurs). Il convient de noter que la majeure partie de la valeur ajoutée créée par Digicel dans la distribution revient aux vendeurs de rue. Le revenu des 60 000 vendeurs de rue, lié à la revente de produits Digicel, a été estimé à 28 dollars par mois. Ce chiffre peut paraitre ridicule mais il doit être mis en perspective : la moitié de la population d Haïti vivant avec moins d 1 dollar par jour, la perception d un revenu de 28 dollars par mois permet aux vendeurs de rue de se placer à minima au niveau médian des revenus en Haïti. L interview de près de 2 000 familles haïtiennes illustre aussi un impact qualitatif dans les usages des haïtiens, usages certes en émergence et qui nécessiteront d être confirmés avec le temps. L étude révèle en particulier que le mobile a une vraie importance dans les cas d urgence (particulièrement nombreux en Haïti) ainsi que pour les transferts internationaux d argent. Cruelle ironie du calendrier, ce livre blanc est publié peu de temps après le tremblement de terre qui a ravagé Port-au-Prince, la capitale, et fait plusieurs dizaines de milliers de morts. Cette catastrophe, a placé Haïti au cœur de l actualité internationale et rappelé le retard de développement de l Île, pays le plus pauvre de l hémisphère nord. Elle a aussi mis en exergue les difficultés, au-delà du drame en soi, d un pays dont les infrastructures de base (transport, électricité, eau ) sont défaillantes. Les infrastructures télécoms (antennes, cables sous-marins) n ayant pas été les plus touchées, elles pourront donc contribuer à redresser l Île, voire à sortir Haïti de la spirale douloureuse dans laquelle elle s inscrit depuis trop d années. Les télécommunications peuvent aussi être source d espoir, même si, pour Haïti, seule une aide massive de la communauté internationale donnera l élan nécessaire pour remettre le pays sur pied après la terrible blessure du 12 janvier 2010. Henri Tcheng, Jean-Michel Huet et Isabelle Viennois, BearingPoint. 1 PMA : Pays les Moins Avancés 5
Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti BearingPoint - Proparco/AFD - FAFO A partir de 2006, en Haïti, le marché de la téléphonie mobile connaît une très forte augmentation : entre 2005 et 2008, le taux de pénétration passe de 5% à 33%. A partir de 2006, en Haïti, le marché de la téléphonie mobile connaît une très forte augmentation : entre 2005 et 2008, le taux de pénétration passe de 5% à 33%. Cette croissance est concomitante avec l arrivée de Digicel sur le marché haïtien, jusqu alors dominé par deux acteurs (Comcel-Voilà et Haïtel) C est également à partir de cette période que le taux de croissance du PIB d Haïti se redresse et s élève à 2,3% en 2006, puis à 3,2% en 2007 (hors inflation). Sur cette période, la croissance du PIB/habitant est supérieure à la moyenne des PMA (alors qu en moyenne, l économie a été en décroissance de 1% depuis les années 1960). Afin de préciser les impacts économiques et sociaux du lancement de Digicel en Haïti, BearingPoint a mené en 2009 avec l Institut Fafo, une étude pour le compte de l AFD-Proparco couvrant trois dimensions : L évaluation de l impact direct du lancement de Digicel sur la croissance du secteur des télécommunications. La mesure de l impact du lancement de Digicel sur l activité économique et l emploi en Haïti. L évaluation des effets socio-économiques de la pénétration de la téléphonie mobile en Haïti. La méthodologie de la présente étude repose sur une analyse des effets du secteur des télécommunications sur la croissance des pays en voie de développement, 6
Synthèse de l étude tels qu identifiés par un corpus d études théoriques et sur une enquête terrain menée auprès de 2000 ménages haïtiens. L arrivée de Digicel sur le marché a déclenché une très forte croissance du secteur de la téléphonie mobile entre 2006 et 2008. Alors que la première licence de téléphonie mobile a été attribuée en 1998 à Comcel, le taux de pénétration du mobile était de 5% en 2005, en-dessous de la moyenne des PMA. Le marché de la téléphonie mobile connaît une forte inflexion en 2006, au moment de l arrivée de Digicel, alors que les autres facteurs de croissance du marché n évoluent pas. Ainsi fin 2006, alors que Digicel a été lancé en mai,le taux de pénétration s élève à 21%, au-dessus de la moyenne des PMA et fin 2008, le taux de pénétration s éleve à 33%. Par ailleurs l expansion de l usage du mobile ne s est pas limité aux zones urbaines (le développement des réseaux a permis de couvrir 95% de la population en 2008). L impact de Digicel sur la croissance du marché de la téléphonie mobile est lié à des facteurs économiques, technologiques et marketing : Introduction d un mode de tarification attractif (tarification dès la première seconde et non 7
Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti BearingPoint - Proparco/AFD - FAFO à la minute, tarification des appels sortants uniquement, subventions des terminaux) et baisse des prix à la minute. Construction d un réseau GSM étendu dès la première année, lui permettant d atteindre des populations non couvertes jusqu à présent endehors des grandes villes (en 2008, Digicel couvre près de 95% de la population). Introduction d innovations en termes marketing qui ont contribué à renforcer l attractivité de l offre mobile (packages sur l offre SMS, chargeurs solaires pour pallier le manque d accès à l électricité). Ce developpement de Digicel a eu un impact significatif sur la croissance d Haïti (20% de la croissance du PIB entre 2006 et 2008) à travers le développement engendré sur le secteur du commerce et d autres activités locales. La contribution de Digicel à la croissance du PIB a été évaluée en tenant compte de la valeur ajoutée propre à l activité de Digicel et à son impact sur le secteur du commerce et sur ses principaux fournisseurs. Entre 2006 et 2007, la valeur ajoutée propre à Digicel s est élevée à 150 millions USD, soit 14% de la croissance du PIB haïtien. Les ventes de Digicel ont généré une valeur ajoutée de l ordre de 32 millions USD pour la distribution, soit près de 7% de la croissance du secteur du commerce en Haïti (secteur d activité qui a le plus bénéficié de la croissance haïtienne en 2006 et 2007) et 3% de la croissance du PIB haïtien. Pour les fournisseurs, l activité de Digicel a engendré une valeur ajoutée de 50 millions USD dont 35 millions chez les fournisseurs locaux (services supports et autres opérateurs, ayant reçu des revenus d interconnexion), soit environ 3% de la croissance du PIB haïtien. Au-delà de l impact direct sur les valeurs ajoutées, le lancement de Digicel a eu un effet positif sur l économie locale via les investissements effectués en local, les emplois et les taxes. Sur le montant total d investissement nécessaire au lancement de Digicel (260 millions USD au total), 140 millions USD ont été investis dans l économie locale (infrastructures réseau, publicité, immobilier). L activité de Digicel permet de fournir un emploi à près de 63 358 personnes (998 personnes directement employées par Digicel et 60 000 vendeurs de rue). Même si ces emplois sont pour la plupart des temps partiels, la vente de produits Digicel a permis de générer un revenu moyen de 28 USD/mois pour les vendeurs de rue. Enfin, avec 28 millions USD versés en 2007, Digicel représente le premier contributeur fiscal du pays. Selon les résultats de l analyse menée par BearingPoint et Fafo, le lancement de Digicel aura eu un impact positif de 20% sur la croissance du PIB haïtien sur la période 2006 et 2007 par rapport à 2005. Ce résultat est cohérent avec les conclusions de deux autres études générales menées dans les PVD 1 et les PMA : selon les conclusions de Waverman, Meschi and Fuss, Digicel aurait contribué à 1,1 point de croissance du PIB entre 2005 et 2007 soit 20% des 5,6 points de croissance constatés sur la période; selon les conclusions de la Banque Mondiale cette contribution s élève à 1,5 pt de croissance du PIB soit 27 % des 5,6 points de croissance de la période. L impact positif de l usage de la téléphonie mobile sur le revenu moyen des ménages n a pu être finement estimé et certains impacts encore trop récents n ont pu être valorisés (transfert d argent ou fluidification du marché agricole). Cependant l impact positif de la pénétration du mobile sur les conditions de vie des ménages demeure plus difficile à estimer. Certaines études commencent à montrer que l impact positif du téléphone mobile sur les revenus des ménages est en fait limité (par exemple Chowdhury (2006), Donner (2004, 2005) au Rwanda, Souter et Al (2005) en Afrique et en Inde). L étude du cas haïtien confirme ces recherches. Même si l usage de la téléphonie mobile permet de réduire la vulnérabilité face à des situations d urgence (fréquentes en Haïti compte-tenu de l instabilité climatique) et de faciliter les transferts d argent, son impact direct sur l augmentation des revenus des ménages et la réduction de la pauvreté ne peut être prouvé : - 70% des appels sont passés vers les amis et la famille, 20% à destination de services publics, et seulement 10% pour des activités génératrices de revenus, - Il convient de noter que peu d Haïtiens se servent de leur téléphone pour gagner de l argent en laissant d autres l utiliser (comme c est le cas pour les Grameen phones au Bangladesh par exemple), - Même si l arrivée de Digicel a permis d étendre l usage de la téléphonie, l accès à la téléphonie mobile demeure lié aux revenus des ménages (le manque de moyens constitue la première raison pour laquelle les foyers ne disposent pas de téléphone). 1 PVD : Pays en Voie de Développement 8
Synthèse de l étude Sur certaines catégories, l expansion de la téléphonie pourrait même avoir des impacts négatifs. Parmi les ménages les plus pauvres disposant d un téléphone, plus de 50% indiquent devoir limiter d autres dépenses pour être en mesure de téléphoner. Même si la présente étude n a pu quantifier ces réductions, elle permet de montrer qu il s agit en majorité de biens de première nécessité (alimentation et habillement). Cette étude permet néanmoins de montrer que l expansion de la téléphonie mobile est un moteur fort de croissance, y compris dans des pays qui rencontrent des retards de développement majeurs. Elle contribue ainsi à montrer que les investissements dans les télécommunications (mobile ou internet) constituent aujourd hui des aides innovantes et efficaces pour le développement des Pays les Moins Avancés. 9
Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti BearingPoint - Proparco/AFD - FAFO 5Synthèse des résultats Synthèse de la contribution de la téléphonie mobile et de Digicel à l économie et à l emploi Méthode Hypothèses principales Résultat Approche par la nomenclature des branches d activités en comptabilité nationale. Approche théorique : application des conclusions de Waverman, Meschi et Fuss et du rapport 2009 de la Banque Mondiale. La valeur ajoutée est mesurée dans la comptabilité nationale d Haïti dans la branche transports et communications. Il n y a pas d information permettant de distinguer la contribution de la branche transports de celle de la branche communications. 10 pts de pénétration supplémentaires engendrent 0,6 pt de croissance du PIB par an en plus. L effet est maximal lorsque que le service universel est atteint et s applique sur un taux de croissance à long terme. 14% de la croissance du PIB est liée à la branche transports et communications sur la période 2006 et 2007 comparée à 2005. Sur la période 2006 et 2007 cumulées comparée à 2005 : Entre 27 et 36% de la croissance du PIB est engendrée par la hausse de la pénétration du mobile (resp. W,M&F et Banque Mondiale). Entre 20 et 27% de la croissance du PIB est directement liée à Digicel. 40
Approche empirique : estimation des valeurs ajoutées de Digicel, de ses fournisseurs locaux et de son réseau de distribution. Reconstitution de la répartition de la valeur ajoutée au sein du réseau de distribution et application au nombre d emplois communiqué par Digicel. Digicel a généré une valeur ajoutée de 150 millions USD. Les fournisseurs ont généré une valeur ajoutée de 35 millions de USD. Le réseau de distribution a engendré une valeur ajoutée de 32 millions de USD. Le PIB a cru de 1 089 millions de USD sur la période 2006 et 2007 par rapport à 2005. Digicel a généré près de 63 000 emplois dont 1000 emplois directs. 60 000 sont des vendeurs de rue. La très grande majorité des emplois sont à temps partiel. La VA du réseau de distribution de Digicel représente 14% de la croissance du PIB sur la période 2006 et 2007. La VA des fournisseurs locaux de Digicel représente 3% de la croissance du PIB sur la période. La VA réseau de distribution de Digicel représente 3% de la croissance du PIB. Au total, l activité de Digicel est à l origine de 20% de la croissance du PIB sur la période 2006 et 2007 par rapport à 2005. La revente de produits Digicel a permis à ces 60 000 vendeurs de rue de percevoir un supplément de revenu de l'ordre de 28 USD par mois dans un pays où la moitié de la population vit avec moins d'1 USD par jour. Synthèse de l accès au téléphone mobile et de ses usages en République d Haïti Thème Résultats de l enquête de terrain Accès au téléphone portable. Les foyers des zones urbaines sont plus équipés que les foyers des zones rurales (87% vs 50% resp.). Le coût initial d acquisition du terminal est le 1er frein à l accès au portable (1er motif pour 69% des non abonnés, loin devant le coût des communications). La possession d un téléphone au sein d un foyer est positivement influencée par l accès à une route bitumée et une meilleure éducation. Usages du téléphone portable. Les motifs d appel, exemple en zone urbaine : 1 er : appels à titre privé (60%). 2 ème : accès à des services publics ou administrations (30%). 3 ème : appels à titre professionnel (10%). Les usages : Prendre des nouvelles des proches et éventuellement leur demander une assistance financière. Joindre une assistance médicale, notamment en cas d urgence sanitaire ou de catastrophe naturelle. 41
Etude d impact sur l entrée d un nouvel opérateur mobile en Haïti BearingPoint - Proparco/AFD - FAFO Partenaires Proparco Créée en 1977, PROPARCO est une Institution Financière de Développement, conjointement détenue par l Agence Française de Développement (AFD) et par des actionnaires privés du Nord et du Sud. La mission de la société est de favoriser les investissements privés dans les pays émergents et en développement en faveur de la croissance, du développement durable et de l atteinte des Objectifs du Millénaire (OMD). PROPARCO finance des opérations économiquement viables, socialement équitables, soutenables sur le plan environnemental et financièrement rentables. PROPARCO propose une palette complète d instruments financiers permettant de répondre aux besoins spécifiques des investisseurs privés dans les pays en développement (prêts, fonds propres, garanties et ingénierie financière). En 2009, PROPARCO a atteint 1,1 MrdEUR d engagements. AFD L Agence Française de Développement est un établissement public qui agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l Outre-mer. Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs, soutien aux petites entreprises, adduction d eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique... En 2008, l Agence a consacré 3,5 milliards d euros au financement d actions dans ses pays d intervention et plus de 1 milliard d euros en faveur de l Outre-mer au travers d une large gamme d instruments financiers et techniques : subventions, garanties, prises de participation, prêts aidés, prêts à condition de marché et assistance technique BearingPoint BearingPoint est un cabinet de conseil indépendant dont le cœur de métier est le Business Consulting. Il s appuie sur la double compétence de ses consultants en management et en technologie. Animés par un véritable esprit entrepreneurial et collaboratif, nos 3200 consultants sont engagés à créer de la valeur et obtenir des résultats concrets, aux côtés de leurs clients. Ils interviennent de la définition de la stratégie jusqu à la mise en œuvre des projets de transformation. Nous faisons nôtres les priorités de nos clients, c est pourquoi depuis plus de 10 ans, les deux tiers de l Eurostoxx 50 et les plus grandes administrations nous font confiance. To get there. Together. Plus de 250 consultants BearingPoint interviennent sur de grands projets des acteurs télécoms et médias. Nos équipes, composées pour moitié d anciens opérationnels des opérateurs, équipementiers ou groupes de médias interviennent sur les différentes problématiques du secteur. Nos consultants interviennent sur l ensemble du continent européen mais aussi dans les pays émergents.pour de plus amples informations : www.bearingpoint.fr Allemagne Autriche Belgique Danemark Finlande France Irlande Norvège Pays-Bas Roumanie Royaume- Uni Russie Suède Suisse Emerging Markets FAFO FAFO est une fondation de recherche indépendante et pluridisciplinaire spécialisée dans les études sur le développement socio-économique, le marché du travail, la santé publique et les conditions de vie. Fafo travaille à la fois sur des problématiques domestiques du marché norvégien et sur des problématiques internationales. 42
Contacts Proparco Jérôme Bertrand-Hardy Directeur Services Infrastructures et Mines Tél : + 33 (0)1.53.44.39.56 Email : bertrand-hardyj@proparco.fr Véronique Pescatori Chargée d affaires Services Infrastructures et Mines Tél : + 33 (0)1.53.44.39.18 Email : pescatoriv@proparco.fr AFD Jean-David Naudet Responsable du département Évaluation et Capitalisation Tél : + 33 (0)1.53.44.35.55 Email : naudetjd@afd.fr Tanguy Bernard Économiste Division évaluation Tél : + 33 (0)1.53.44.45.51 Email : bernardt@afd.fr BearingPoint Jean-Michel Huet Senior Manager, BearingPoint Emerging Markets, Communication, Content, Energy & Utilities EMEA Tél : + 33 (0)6.21.72.78.44 Email : jean-michel.huet@bearingpointconsulting.com Pierre Labarthe Senior Consultant, BearingPoint France, Communication, Content, Energy & Utilities EMEA Tél : +33 (0)6.25.02.55.38 Email : pierre.labarthe@bearingpointconsulting.com Isabelle Viennois Manager, BearingPoint France, Communication, Content, Energy & Utilities EMEA Tél : + 33 (0)6.21.01.06.88 Email : isabelle.viennois@bearingpointconsulting.com FAFO Tewodros Aragie Kebede Chercheur Tél : + 47 22.08.86.24 Email : tewodros.kebede@fafo.no 43