Wealth Effect on Labor Market Transitions



Documents pareils
Epargne de précaution : quel potentiel d assurance contre le risque de chômage?

ESSEC Cours Wealth management

THOMAS WEITZENBLUM. Situation courante : Professeur à l Université du Maine EMPLOIS FORMATION ET DIPLOMES

De la modulation des subventions à la formation continue des salariés

Pour une réforme de l assurance chômage des 50 ans et plus

Cours Marché du travail et politiques d emploi

Les changements au programme d Assurance-emploi

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

Attitude des ménages face au risque. M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2014

Diane Patrimoine. L épargne salariale : outil d optimisation et de défiscalisation de la rémunération. Diane Patrimoine 1

Peut on taxer les revenus du capital?

mais on suppose maintenant que ses préférences sont représentées par la fonction

1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

Chapitre 1: Introduction à la théorie de l équilibre à prix fixes

Recherche d emploi : entre assurance et incitation 1

D Expert en Finance et Investissements

MATTEO CACCIATORE LA MACROÉCONOMIE

A VOTRE SITUATION PERSONNELLE ET PROFESSIONNELLE (1/5)

Interpréter correctement l évolution de la part salariale.

EPARGNE COLLECTIVE S ALARIALE E PARGNE PEI/PERCOI. gamme

Épargne de précaution et chômage : une évaluation quantitative de l'auto-assurance

Le risque Idiosyncrasique

Septembre 2010-présent Professeur des Universités, Université d Angers

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage

Programme «Société et Avenir»

Chapitre 1 Quelles sont les sources de la croissance?

Document d études. direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques

Objet : Présentation des résultats des recherches sélectionnées dans le cadre de l appel à projets de recherche «Mobilité Professionnelle».

Focus. Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage

Livret d epargne SaLariaLe

Réformes socio-économiques

Direction des Études et Synthèses Économiques Département des Comptes Nationaux Division des Comptes Trimestriels

L ASSURANCE CHÔMAGE AUX ÉTATS-UNIS. Stéphane Auray et David L. Fuller

Modèle de troncature gauche : Comparaison par simulation sur données indépendantes et dépendantes

Dépenses nationales totales

Impact du mobile banking sur les comportements d épargne et de transferts à Madagascar. Florence Arestoff Baptiste Venet

DEVOIR N 1 économie générale

Les exploitations de grandes cultures face à la variabilité de leurs revenus : quels outils de gestion des risques pour pérenniser les structures?

Mémoire d actuariat - promotion complexité et limites du modèle actuariel, le rôle majeur des comportements humains.

Vous bénéficiez d un dispositif d épargne dans votre entreprise. Il vous permet de vous constituer une épargne personnelle dans des conditions

Table des matières: Guidelines Fonds de Pensions

BASE DE DONNÉES DES ASPECTS SOCIOÉCONOMIQUES EN MÉDITERRANÉE OCCIDENTALE

L allocation d aide au retour à l emploi (ARE)

La fiscalité de l épargne salariale Entreprise

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot Septembre 2010

Surveillance et maintenance prédictive : évaluation de la latence de fautes. Zineb SIMEU-ABAZI Univ. Joseph Fourier, LAG)

Une décomposition du non-emploi en France

The assessment of professional/vocational skills Le bilan de compétences professionnelles

PIB : Définition : mesure de l activité économique réalisée à l échelle d une nation sur une période donnée.

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Hippolyte d Albis est Chercheur associé à la Chaire Transitions Démographiques, Transitions Économiques.

Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation

EPARGNE SALARIALE : PEE PERCO

Épargne Salariale - Professions Libérales (ES-PL)

LES RÈGLES D INDEMNISATION DE L ASSURANCE CHÔMAGE CONVENTION D ASSURANCE CHÔMAGE DU 14 MAI 2014

un environnement économique et politique

2- L'intermédiation financière comme surveillance déléguée

La BDP. Système financier International. La Balance des Paiements I- Le Compte courant. Identité du Revenu National.

Simulation d impact de l augmentation des salaires du personnel de l administration publique et du SMIG et du SMAG dans le secteur privé

Evaluer l ampleur des économies d agglomération

Forum annuel 2011 Mercredi 23 novembre 2011

EPARGNE SALARIALE : PEE PERCO FICHE CONSEIL

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Simulation d application des règles CNAV AGIRC ARRCO sur des carrières type de fonctionnaires d Etat

Calcul d une provision technique en assurance vie dans le cadre de Solvabilité 2. Le cas des contrats d épargne : les approches «markedto model»

Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité

Le Pacte de responsabilité et de solidarité

I) L ouverture des économies à l international

Observation et Conjoncture Économique. Économie Nationale approche par les revenus

Objet : Un panorama de l épargne financière des ménages.

SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION

STA108 Enquêtes et sondages. Sondages àplusieurs degrés et par grappes

Nombres, mesures et incertitudes en sciences physiques et chimiques. Groupe des Sciences physiques et chimiques de l IGEN

Réduction de la commande publique : jusqu à 2 points de croissance en moins en 2009?

LE STATUT SOCIAL DES TRAVAILLEURS NON SALARIES

En collaboration avec GROUPE ACTICONSEIL. Epargne salariale, assurances, retraite collective Quelles opportunités pour votre activité?

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

L allocation d aide au retour à l emploi (ARE)

La fiscalité de l épargne salariale Entreprise

THÈME 1. Ménages et consommation

Les débats sur l évolution des

Existe-t-il un taux d endettement optimal des États?

LES FRANÇAIS, L ÉPARGNE & LA RETRAITE

Principe de symétrisation pour la construction d un test adaptatif

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants

Alexis PARMENTIER Assistant de recherches (post-doctorat) au département d économie de l Université Catholique de Louvain (Belgique).

Solvabilité II et rentabilité ajustée au risque des produits en assurance-vie

Vous (et vos salariés), constituez une épargne tout en souplesse avec :

L emploi et les salaires des enfants d immigrés

THEMES ABORDES : Les statuts possibles selon la forme juridique de la société

Les Notes de l Institut d émission

direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques Numéro 183 Juillet 2014

Transcription:

Wealth Effect on Labor Market Transitions Yann Algan EUREQua - Université de Paris I algan@univ-paris1.fr Arnaud Chéron GAINS - Université du Maine & Cepremap acheron@univ-lemans.fr Jean-Olivier Hairault EUREQua - Université de Paris I & Cepremap joh@univ-paris1.fr François Langot GAINS - Université du Maine & Cepremap flangot@univ-lemans.fr 3 mars 2005 Address : EUREQua, Université de Paris I, MSE, 106-112 Bd de l Hôpital, 75647 Paris Cedex 13. We thank M. Julliard and T. Weitzenblum for helpful comments. 1

Motivations (I) Comment expliquer les flux sur le marché du travail? Les modèles de recherche d emplois constituent un cadre théorique privilégié (Mortensen [1970], Lucas et Prescott [1974]) : la recherche constitue une activité dans laquelle les travailleurs investissent. Les moyens de financement de cette activité, publique et/ou privé, influent sur les transitions emploichômage, chômage-emploi. De récentes contributions théoriques tiennent compte d une interaction entre le comportement d épargne de précaution des ménages et leurs décisions sur le marché du travail. La prise en compte de l auto-assurance rétroagit sur les prescriptions normatives des modèles - assurance chômage optimale (Hansen et Imhrologlu [1992], Acemoglu et Shimer [1999], Joseph et Weitzenblum [2001]). Traditionnellement, deux représentations de cet effet richesse sont implicitement considérées. Le niveau de la richesse financière affecte la décision de refus d emplois, via son impact sur la valorisation du loisir, et via son influence sur la valorisation de l opportunité de chercher une meilleure offre. 2

Motivations (II) L objectif du papier se situe en amont : dans quelle mesure la richesse financière des ménages affecte-t-elle les flux sur le marché du travail? D une part, un travail économétrique : Idées : (i) Le stock d épargne permet de financer plus longtemps la recherche et diminue l aversion pour le risque : = relation positive entre la durée du chômage et l épargne de précaution pour des conditions macroéconomiques données. (ii) Impact positif de l épargne sur la probabilité de démissionner : investissement dans l activité de recherche d emploi pour trouver une meilleur offre = la richesse permet une mobilité salariale. Abondance de la littérature économétrique sur l impact de l assurance chômage sur la durée du chômage (Meyer [1990], Dormont, Fougère et Prieto [2000], mais absence de l effet richesse. D autre part, il s agit de déterminer la pertinence quantitative d un modèle structurel calibré qui incorpore l effet richesse. 3

Principaux résultats (I) : Econométriques (d après les données du Panel Européen concernant la France) Un accroissement du niveau de la richesse des chômeurs se traduit par une plus faible probabilité de sortie du chômage. L influence de l épargne n est significative qu à partir d un certain niveau ( 30000Frs), comparable au niveau annuel minimal des allocations chômage. L impact désincitatif des allocations chômage sur l offre de travail est surestimé lorsque l autre mécanisme assuranciel est ignoré. Un accroissement du niveau de la richesse des employés se traduit par une plus grande probabilité que leurs emplois se terminent par un départ volontaire. L impact de la richesse sur la décision des employés de quitter leurs emplois est plus important pour ceux qui ont une rémunération inférieure. = La richesse explique plus des comportements de recherche d emploi que de loisir. 4

Principaux résultats (II) : Théoriques (d après un modèle étalonné sur le cas Français) Le niveau de la richesse financière réduit, à partir d un certain seuil, les probabilités individuelles de sortie du chômage Le niveau de la richesse financière réduit également les probabilités de rester dans les emplois faiblement rémunérés. L introduction d une marge intensive dans les décisions d offre de travail accentue ces deux derniers phénomènes. A l équilibre, la distribution de la richesse est telle qu il existe des chômeurs et des travailleurs faiblement rémunérés qui sont en situation de refuser des offres. Le modèle de recherche d emploi avec effet richesse engendre des transitions sur le marché du travail réalistes. 5

Econométrie (I) Panel Européen, données françaises collectées par l INSEE : 3 vagues 1993-1996 Richesse = Epargne de précaution moyen de financement des épisodes de chômage = Comptes Dépôts et Livrets (3 niveaux) 0 à 10000, 10000 à 30000, + de 30000Frs Explication de la durée d un épisode de chômage par le niveau d actifs détenu au début de l épisode. Sélection uniquement des durées de chômage sur la période 1994-1996. Le niveau de Livret déclaré pour la fin de l année 1993 explique les épisodes commencés en 1994. Cylindrage des chefs de famille et conjoints présents lors des trois vagues d enquête et dont la structure du ménage est restée stable (le niveau du patrimoine est déclaré au niveau du ménage). Prise en compte uniquement de ménages disposant d un montant positif d épargne. Explication du taux de départ volontaire de l emploi par le niveau d actif : stratégie de recherche d un meilleur emploi (traitement des données : idem). 6

Econométrie (II) Estimateur de Kaplan Meyer Estimateur non-paramétrique Ŝ (t) = t j /t j t n j d j n j La probabilité de survivre dans l état de chômage s accroît avec le niveau d épargne : Periodes Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 de chômage 1 0.831 0.901 0.966 2 0.698 0.791 0.812 5 0.532 0.572 0.734 10 0.352 0.430 0.459 20 0.189 0.198 0.383 30 0.142 0.159 0.254 7

Econométrie (III) Modèle de durée sur les sorties du chômage : estimation semi-paramétrique de la fonction de hasard La probabilité qu un chômeur retrouve un emploi à la date t, conditionnellement à ses caractéristiques x i est : λ i (t x i ) = ε i λ 0 (t) exp {x iβ} où Estimation semi-paramétrique : Meyer [1990] - Estimation directe de la fonction de hasard plutôt que d imposer une spécification à priori de la loi de hasard. - Estimation par morceaux du hasard de base : λ 0 (t) = exp {α 1 γ 1 +... + α L γ L } Hasard de base constant pendant des périodes de 2 mois pour les 24 premiers mois puis constant pendant 6 mois du 24ème au 36ème mois. Hétérogénéité inobservée : ε i suit une loi Gamma de variance σ 2 (capture l hétérogénéité inobservée sur les propositions d emploi, par exemple). 8

Econométrie (IV) Modèle probit sur les départs vers le chômage : 1) modèle de durée non retenu, car durée maximale des emplois stables = 3ans 2) sélection des départs vers le chômage 3) distinction de la stratégie de départ des hauts et des bas salaires. Soit y une variable qualitative, avec y = 1 si le départ E U est volontaire et y = 0 sinon, alors : y t = α + βx t + ε t, t = 1994, 1995, 1996 y t = 1 si départ involontaire 0 si départ involontaire où x t est le vecteur des variables explicatives. 9

Tab. 1 Estimation of the hazard rate to leave unemployment Variables Female Age General Graduate Ungraduate Technical graduate Superior graduate Unemployment benefits Wealth 1 Wealth 2 Wealth 3 Constant.458 (.096).020 (.005) Reference.571 (.073).014 (.003).011 (.004).313 (.078) Reference.163 (.117).263 (.082).567 (.227) Sigma 4.996 E 6 (4.274 E 6) Log-likelihood 1419.912 Number of monthly 4717 unemployment spells Note - Standard errors are in parentheses. 10

Tab. 2 Estimation of a wealth effect on transitions from employment to unemployment Variables HW workers LW workers Age.042.109 (.022) (.041) Woman.121.032 (.516) (.043) General graduate Reference Reference Technical graduate.030 (.611) Superior graduate.343 (.571) Wealth 1 Reference Reference Wealth 2.644 2.255 (.665) (.852) Wealth 3 1.215 2.611 (.671) (.979) Constant 0.351 (1.077) 1.266 (1.239) Log-likelihood 17.840 14.016 Number of observations 48 66 Note - Standard errors are in parentheses. 11

Théorie (I) Environnement économique : max E 0 t=0 β t U(c t, l t ) s.c. a t+1 = (1 + r)a t + y t h t c t a t 0 l t [0, 1] avec U(c t, l t ) = [cα t (1 χ t ) 1 α ] 1 σ 1 1 σ h où χ t = t si Emp. e si Unemp. y(ɛ j ) = µ j W for j = h, l, u P = π h,h 0 1 π h,h 0 π l,l 1 π l,l π u,h π u,l 1 π u,h π u,l 12

Théorie (II) Décision d accumulation des ménages : W (a) = max a 0;h {U (y(ɛ h)h + (1 + r)a a, 1 h) +β [π h,h max {W (a ), S (a )} + (1 π h,h )S (a )]} V (a) = max a 0;h {U (y(ɛ l)h + (1 + r)a a, 1 h) +β [π l,l max {V (a ), S (a )} + (1 π l,l )S (a )]} S (a) = max a 0 {U (y(ɛ u) + (1 + r)a a, 1 e) +β [π u,h max {W (a ), S (a )} +π u,l max {V (a ), S (a )} + (1 π u,l π u,h )S (a )]} Décision de statut sur le marché du travail des ménages : Φ(., ɛ u ) = 1 Φ(a, ɛ l ) = 1 if S (a) V (a) Φ(a, ɛ h ) = 1 if S (a) W (a) Règle de décision d accumulation des ménages conditionnelle à leurs stocks d actifs et leurs opportunités sur le marché du travail : A(a, ɛ) = Φ(a, ɛ)a u (a)+[1 Φ(a, ɛ l )]A l (a)+[1 Φ(a, ɛ h )]A h (a) 13

Théorie (III) Equilibre : Etant donné le vecteur de prix {r, w}, l équilibre est défini par : (i) Les règles de décision, A(a, ɛ), C(a, ɛ), H(a, ɛ) et Φ(a, ɛ), qui sont solution du problème des ménages. (ii) La distribution stationnaire λ(a, ɛ) induites par P et les règles de décision {A(a, ɛ), Φ(a, ɛ)} (iii) Le taux de taxe τ qui équilibre le budget de l Etat. 14

Etalonnage Tab. 3 Model Calibration β σ α 0.99 2.5 0.33 r w µ u µ l µ h 0.5% 3 0.35 1 1.6 1 π h,h 1 π l,l φ 0.69% 1.53% 45% Sachant que P = π h,h 0 1 π h,h 0 π l,l 1 π l,l φξ φ(1 ξ) 1 φ Etalonnage des paramètres inconnus : e et ξ t.q. Taux de chômage = 12%, Taux d emploi good = taux d emploi bad = 48%, d où ξ π u,l π u,h π u,u e 6.2% 42,2% 2,8% 55% 0.99 15

Wealth effect and the option value of unemployment 1.6 Fig. 1 Consumption rules Consumption of good employed Consumption of bad employed 0.95 Consumption t 1.55 1.5 1.45 1.4 variable h constant h no disutility Consumption t 0.94 0.93 0.92 0.91 0.9 0.89 1.35 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 0.88 0 5 10 15 Capital Grid (in thousands of francs) 1.1 Consumption of unemployed Consumption t 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 16

Fig. 2 Hours worked rules 0.37 Hours worked by good employed 0.355 Hours worked by bad employed 0.36 0.35 0.35 Hours t 0.34 Hours t 0.33 0.345 0.32 0.31 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 0.34 0 5 10 15 Capital Grid (in thousands of francs) 40 30 Fig. 3 Unemployment Duration and Bad-Job Tenure A Quarterly Bad Employment Duration variable h constant h no disutility 16 14 12 B Quarterly Unemployment Duration Quarters 20 Quarters 10 8 10 6 4 0 0 5 10 15 20 Capital Grid (thousands of francs) 2 0 20 40 60 80 Capital Grid (thousands of francs) 17

Wealth effect and the option value of unemployment 0.2 Fig. 4 Wealth Distribution A Aggregate Capital Distribution B Unemployed Capital Distribution 0.025 0.15 0.02 Probability 0.1 Probability 0.015 0.01 0.05 0.005 0 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 0 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 0.1 C Bad Employed Capital Distribution 0.2 D Good Employed Capital Distribution 0.08 0.15 Probability 0.06 0.04 Probability 0.1 0.02 0.05 0 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 0 0 20 40 60 80 Capital Grid (in thousands of francs) 18

Wealth effect and the option value of unemployment Tab. 4 Model Predictions Bad Good Unemp. Emp. Emp. Transitions (quarters) Exogenous Durations 2.2 65.4 144.9 Average Durations no disutility 3.68 21.5 144.9 constant h 3.75 16.4 144.9 variable h 3.73 8.9 144.9 Population (percentages) Exogenous Rates 3 87 10 Total Rates no disutility 7.7 65.3 27 constant h 9 59.2 31.8 variable h 12 44 44 Mean of Assets (thousands of francs) no disutility 10.1 5.9 46 constant h 11.4 6.2 49.7 variable h 12.3 7.4 51.1 19

Tab. 5 Model Predictions : the impact of wage dispersion w g /w b Ref. 1.65 1.8 4 Unemployment Rates variable h 12 15.8 19.2 22 (percentages) constant h 9 13.8 18 22 no disutility 7.7 13.3 17.9 22 Average durations variable h 3.7 4.4 7.4 27.8 (quarters) constant h 3.7 4.6 7.9 28.5 no disutility 3.7 4.6 7.7 28.4 Mean of assets variable h 12.3 15.9 28.8 252.8 (thousands of francs) constant h 11.4 15.5 29.4 252.6 no disutility 10.1 15.4 28.9 248 Bad employment Rates variable h 44 28.5 13.4 0.6 (percentages) constant h 59.2 37.8 18.4 0.6 no disutility 65.3 39.5 18.8 0.6 Average durations variable h 8.9 4.6 2.4 1 (quarters) constant h 16.4 7.2 3.3 1 no disutility 21.5 7.8 3.4 1 Mean of assets variable h 7.4 8.2 8.2 6.2 (thousands of francs) constant h 6.2 7.1 6.9 3.8 no disutility 5.9 7.1 7 3.6 Average hours worked (in %) 34.6 36 38.5 46.7 Good employment Rates variable h 44 55.7 67.4 77.4 (percentages) constant h 31.8 48.4 63.6 77.4 no disutility 27 47.2 63.3 77.4 Average durations variable h 144.9 144.9 144.9 144.9 (quarters) constant h 144.9 144.9 144.9 144.9 no disutility 144.9 144.9 144.9 144.9 Mean of assets variable h 51.1 62 98.8 525.6 (thousands of francs) constant h 49.7 61.1 96.6 518.4 no disutility 46 61 93.6 331.9 Average hours worked (in %) 33 33 32.9 32.4

Tab. 6 Model Predictions : the impact of unemployment compensation θ Ref. 0.375 0.40 0.45 Unemployment Rates variable h 12 15.9 17.8 20 (percentages) constant h 9 13.9 16.5 19.5 no disutility 7.7 13.7 16.4 19.4 Average durations variable h 3.7 4.1 4.5 5.6 (quarters) constant h 3.7 4.1 4.9 6.2 no disutility 3.7 4.1 4.7 6 Mean of assets variable h 12.3 12.5 12.8 11.6 (thousands of francs) constant h 11.4 12.1 12.8 12.6 no disutility 10.1 11.8 12.6 12.3 Bad employment Rates variable h 44 28.2 19.3 9.7 (percentages) constant h 59.2 36.9 25.2 11.8 no disutility 65.3 38 26 12.1 Average durations variable h 8.9 4.3 2.6 1.5 (quarters) constant h 16.4 6.6 3.9 1.8 no disutility 21.5 6.9 4 1.9 Mean of assets variable h 7.4 7.5 6.9 5.1 (thousands of francs) constant h 6.2 6.5 5.7 4 no disutility 5.9 6.4 5.8 4 Average hours worked (in %) 34.6 35.9 37.1 39 Good employment Rates variable h 44 55.9 62.9 70.3 (percentages) constant h 31.8 49.2 58.3 68.7 no disutility 27 48.3 57.6 68.5 Average durations variable h 144.9 144.9 144.9 144.9 (quarters) constant h 144.9 144.9 144.9 144.9 no disutility 144.9 144.9 144.9 144.9 Mean of assets variable h 51.1 50.6 51 47.7 (thousands of francs) constant h 49.7 49.9 51.3 49.5 no disutility 46 49 50.9 48.7 Average hours worked (in %) 33 33 33 33

Tab. 7 Model Predictions : the impact of risk aversion σ Ref. 1.25 1.75 2 Unemployment Rates variable h 12 15.9 4 4.1 (percentages) constant h 9 13.5 4 4.1 no disutility 7.7 13.1 4 4.1 Average durations variable h 3.7 2.9 3.8 4.2 (quarters) constant h 3.7 3.1 3.9 4.3 no disutility 3.7 3.1 3.8 4.3 Mean of assets variable h 12.3 8.3 11.3 15.7 (thousands of francs) constant h 11.4 7.8 11.7 16 no disutility 10.1 7.7 11.6 16 Bad employment Rates variable h 44 28.1 81.8 81.2 (percentages) constant h 59.2 39.1 81.7 81.2 no disutility 65.3 40.7 81.8 81.3 Average durations variable h 8.9 3.7 65.4 65.4 (quarters) constant h 16.4 6.3 65.4 65.4 no disutility 21.5 6.7 65.4 65.4 Mean of assets variable h 7.4 8.2 5.4 6.1 (thousands of francs) constant h 6.2 6.6 5.3 6.1 no disutility 5.9 6.6 5.3 6.1 Average hours worked (in %) 34.6 36.7 33.1 33.1 Good employment Rates variable h 44 56 14.2 14.7 (percentages) constant h 31.8 47.4 14.3 14.7 no disutility 27 46.2 14.2 14.6 Average durations variable h 144.9 144.9 144.9 144.9 (quarters) constant h 144.9 144.9 144.9 144.9 no disutility 144.9 144.9 144.9 144.9 Mean of assets variable h 51.1 32.7 57.2 70.2 (thousands of francs) constant h 49.7 33.8 57.6 69.2 no disutility 46 33.5 57.1 69.7 Average hours worked (in %) 33 33 33 33