LE JEU EXCESSIF. Dr Christine Davidson M.Philippe Maso. Décembre 2011



Documents pareils
testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité!

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie

Programme intercantonal de lutte contre la dépendance au jeu (PILDJ) Actions neuchâteloises

9.11 Les jeux de hasard et d argent

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?»

L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif

Se libérer de la drogue

Le coût social du jeu excessif

LES ADDICTIONS. Docteur Sandrine TRAPE Chef de Clinique Assistante en Psychiatrie CHU de Fort de France. le 15/04/11

LA PRISE EN CHARGE COGNITIVE ET COMPORTEMENTALE DU JOUEUR PATHOLOGIQUE (Jeux de hasard et d argent)

La prise en charge d un trouble bipolaire

20 réponses sur les troubles liés aux jeux d'argent

Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique

(septembre 2009) 30 %

Définition, finalités et organisation

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Programme internet de traitement du jeu excessif Partie cognitivo-comportementale

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Les cyberaddictions. Daniele Zullino Médecin chef de service Privatdocent Faculté de Médecine UNIGE. Service d addictologie

Plan de la présentation Introduction présentation La réalité virtuelle pour le jeu pathologique

JEU. Éducation et traitement dans un contexte de soins en établissement PROBLÉMATIQUE. Guide de l animateur

Jeux de hasard et d argent

LE PHÉNOMÈNE DU POKER : ÉTAT DE LA SITUATION ET RÉFLEXION CRITIQUE

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

La dépression qui ne répond pas au traitement

Dangers potentiels d Internet et des jeux en ligne

Vires-tu L? Du bon usage de l ordinateur à la cyberdépendance...

TROUBLES BIPOLAIRES ET ADDICTIONS. Damien FOUQUES ET Lucia ROMO

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

Les drogues POUR EN SAVOIR PLUS. 1. L avis du psychologue. 2. Les risques et leur prévention. Quelques chiffres

UNIVERSITÉ DE GENÈVE Antenne santé 4, rue De-Candolle Arrêter, c est possible!

Fonctionnement neural et troubles cognitifs chez le patient bipolaire: preuve ou surinterprétation

Migraine et Abus de Médicaments

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

Frédéric Richter. Jean-Félix Savary. La prévention des jeux d argent face à l inégalité des chances

Différents facteurs impliqués dans l addiction

Stress des soignants et Douleur de l'enfant

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE

LE RÔLE DU POKER EN LIGNE DANS LES TRAJECTOIRES DE JEU DE HASARD ET D ARGENT

Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne. SCOR inform - Septembre 2012

La contribution des pères au développement de leur enfant

JEUX PATHOLOGIQUES CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES (Janvier 2007)

Comportements addictifs

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise*

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction

Coûts sociaux du jeu dans les casinos

Guide d accompagnement pour la prise en charge des troubles anxieux chez l enfant

Qu est-ce que la maladie de Huntington?

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée

La schizophrénie est une maladie évolutive; elle comporte 5 phases, qui se succèdent souvent dans l ordre 2 :

De précieux conseils pour l utilisation des jeux de hasard

Index. Foire aux questions. Comportements associés à un problème de jeux de hasard et d'argent. Typologies du jeu

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION

Prévention des conduites addictives : des sciences sociales aux pratiques locales

Bon usage. Mise au point

AMINES BIOGENIQUES. Dopamine/Noradrénaline/Adrénaline (CATECHOLAMINES) Sérotonine/Histamine/Dopamine

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME

Efficacité de la réalité virtuelle pour faciliter la prévention de la rechute auprès de joueurs en traitement

Vous êtes. visé. Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire

Signes précurseurs. Jeu problématique

IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

L intolérance à l incertitude et le trouble d anxiété généralisée

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

Trouble d anxiété généralisée

Existe-t-il plusieurs types de troubles bipolaires?

Plan et résumé de l intervention de Jean-Philippe Dunand

Programme de prévention du jeu excessif en Valais Plan d action :

Le référentiel RIFVEH La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008

SOUFFREZ-VOUS D UN TROUBLE BIPOLAIRE?

Rapport sur les maladies mentales au Canada

La cyberdépendance vous dites?

Les jeux de hasard et la pathologie du jeu en Suisse

SNAP-IV Instructions pour la cotation

La migraine : quelle prise de tête!

Conférence sur l addiction au numérique du 21 mars 2013

Les tests génétiques à des fins médicales

Le cannabis en question(s)

LE JOUEUR COMPULSIF : LE JEU PATHOLOGIQUE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

La psychothérapie. Se poser les bonnes questions

Conseils sur la conduite à tenir en cas de suicide d un salarié sur le lieu de travail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

La migraine chronique


1. Problématique. Tous les médias parlent aujourd'hui d'un «nouveau mal» : la cyberdépendance.

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

Trouble de l usage avec ou sans substances Dépendance

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

Comment la proposer et la réaliser?

Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

Transcription:

LE JEU EXCESSIF Dr Christine Davidson M.Philippe Maso Décembre 2011

Qu est-ce qu un Joueur Occasionnel? Joue pour le plaisir Accepte de perdre l argent misé. Ne retourne pas pour se refaire. Joue selon ses moyens. 2

Pourquoi continue-t-on de jouer? 3

L appât du gain Au-delà du gain, le jeu provoque excitation et plaisir mais surtout La Principale motivation est que pendant le jeu, le joueur entretient une perception erronée par rapport à la notion de hasard 4

Avant et après le jeu, «tout est clair»!! Dans les phases qui précèdent et qui suivent les séances de jeu, la plupart des Joueurs reconnaissent rationnellement que le hasard détermine l issue du jeu! 5

Définition du Hasard Hasard Cause imprévisible, attribuée à des événements fortuits ou inexplicables (Larousse) Evénements imprévus Impossibilité de contrôler ou de prédire l issue des événements 6

L Adresse Plus je joue, plus je m améliore et plus j augmente mes chances de gagner. Plus je joue, plus «mon assurance» m aide. Plus je joue, plus le résultat dépend de mon habileté. 7

A l opposé: Le Hasard Plus je joue, plus ma performance reste stable. Plus je joue, plus j aurai l illusion de gagner. Plus je joue et plus je deviens dépendant du résultat 8

2 Biais Cogni+fs Principaux : 1. Mon comportement peut influencer un évènement imprévisible 2. L évènement est en fait plus prévisible que ce que l on croit L objectif principal du joueur est de prédire un évènement qui repose totalement sur le hasard et qui par définition est imprévisible 9

L illusion de contrôle Exemples anecdotiques : - choisir la chaise, la cravate, le numéro qui porte chance - éviter la méchante slot machine - toucher un objet avant de miser - jeter les dés violemment pour avoir les meilleurs numéros - etc, etc 10

Assumer un Rôle Actif Accroît l Illusion du Contrôle Roulette : 2 groupes : - bille lancée par le croupier ou par les sujets : - mises plus élevées et surestimation des gains (Ladouceur 1987) Loterie : 2 groupes : - choix des billets ou pas - à la revente, différence de 40 fois du prix (Langer, 1975) 11

Comment devient-on joueur pathologique? Un Lent Processus (5-10- 15 ans) L origine de l activité remonte souvent à l adolescence «Malchance» d obtenir plusieurs gains (souvent surestimés) lors des premières expériences (adolescence ou plus tard) Sans en être conscient, il commence à développer l illusion qu il contrôle le jeu. 12

Suite Un Lent Processus (5-10- 15 ans) Les causes des premières pertes ont attribuées à des conditions extérieures (la piste en mauvais état, soirée «non», etc ) Jouer pour se «refaire» Endettement (persuadé qu il les honorera, puisqu on ne trouve habituellement pas de conduites antisociales. Désespoir 13

Quelques chiffres concernant la Suisse En Suisse, la prévalence de joueurs pathologiques est du même ordre de grandeur que celle observée dans d autres pays industrialisés Forte corrélation entre offre de jeu et prévalence 2002 : ouverture de maisons de jeu en Suisse : augmentation de la prévalence de joueurs pathologiques? Prévention et soins spécifiques à développer 14

Répartition des maisons de jeu en Suisse (plus grande densité européenne) Casino A Casino B 15

LA PYRAMIDE DES USAGES ADDICTION ABUS ABUS RECREATIFS Prévalence de l addiction: Jeu : 2 % Drogues illégales: 6 % Alcool: 8-10 % Tabac: 25 % OCCASIONNELS ABSTINENTS 16

Etude de Prévalence du Jeu pathologique 1998 et 2005 17

Intérêt de faire 2 études de prévalence La première: AVANT l ouverture des casinos Mesure de l impact de l ouverture des casinos et de la suppression des machines à sous des lieux publiques sur la prévalence de joueurs excessifs La seconde: deux ans après l ouverture de tous les casinos, ET après la suppression des machines à sous des lieux publiques 18

Un ensemble d obligations légales - pro-gramme social - a été édicté pour obtenir une concession de maison de jeu, en particulier: Art. 35: mesures mises en œuvre pour assurer la prévention de la dépendance et l identification précoce des personnes MESURES D EXCLUSION avec enregistrement centralisé 19

Tenir à disposition des INFORMATIONS ACCESSIBLES Les dangers du jeu Les mesures de soutien - Informations - Questionnaires ( permettant à chacun d évaluer ses propres risques de dépendance) - Exclusion - Orientation vers centres de consultation groupes d entraide ligne téléphonique 20

Forma:on du personnel Forma:on de base et forma:on con:nue Perfec:onnement 21

22

23

ETIOLOGIE DU JEU EXCESSIF En 1980, 1ère définition du jeu excessif comme un trouble psychologique Stade de théories, pas de preuves Plusieurs racines Plusieurs hypothèses explicatives 24

Théories psychanalytiques Lien entre une expérience passée difficile ou inacceptable sur le plan psychologique et le comportement d une personne à l égard du jeu : Par exemple : «hostilité envers son entourage et se punit par le jeu». 25

Théories physiologiques Prédispositions biologiques en interaction avec l histoire psychosociale d une personne et les facteurs de l environnement Déficit de fonction de certaines parties du cerveau : déficit sur le plan de l inhibition qui se traduit par des difficultés à contrôler leurs comportements ou à maîtriser leur impulsivité 26

MECANISME DES DEPENDANCES Normalement, le cerveau produit ses propres substances psychotropes : endorphines (opiacés), amandamide (cannabis), cocaïne (dopamine), acéthylcholine (nicotine) amphétamine, adrnaline,sérotonine. Dans divers circonstances, surstimulation par comportement addictif ou stimulation artificielle par des produits exogènes. Avec les produits, court-circuit des NT endogènes et stimulation directe des R 27

LES DIFFERENTS ASPECTS DE LA DEPENDANCE Héréditaire : Nombre total de récepteurs Biologique : Déficit en neurotransmetteurs Psychologique : Capacité à faire face, épuisement des neurotransmetteurs Environnemental : Stress sur le long terme, anxiété sociale, entrainement familial 28

Neurobiologie Déficit de fonctionnement de certaines parties du cerveau : déficit sur le plan de l inhibition qui se traduit par des difficultés à contrôler des comportements ou à maîtriser leur impulsivité Dysfonctionnement sérotoninergique, noradrénergique et dopaminergique 29

Des associations positives ont été trouvées entre les joueurs pathologiques et un polymorphisme génétique des variantes des allèles : du gène du récepteur à dopamine du gène du transporteur à sérotonine du gène de la monoamine oxydase A 30

Sérotonine : régule les comportements impulsifs Dopamine : liée au système de récompense et de plaisir Champ d étude récent Important pour le traitement 31

Vulnérabilité génétique commune A travers des études de vrais jumeaux 32

MODULATION DES EMOTIONS La dopamine est considérée comme le NT du plaisir Elle est relachée naturellement Elle peut également être stimulée par divers psychotropes Une dépendance à une substance ou à un comportement peut s installer dans divers circonstances 33

Vulnérabilité post traumatique Anomalies de comportements similaires chez des personnes qui ont eu des lésions du cortex préfrontal Déni du problème Besoin de récompense immédiate 34

Manque d une substance qui aurait la propriété de réguler les comportements impulsifs : sérotonine Manque d endorphines (joueurs de courses de chevaux) Base commune avec d autres dépendances : lié au système de récompense et de plaisir (dopamine) Champ d étude récent Important pour le traitement médicamenteux 35

Théories comportementales Trouble du comportement Résultat d une forme d apprentissage à travers : - le fait de gagner - l excitation provoquée par le jeu - l observation de modèles 36

Théories cognitives Importantes, car tendances actuelles des traitements Façon dont les individus perçoivent leur réalité ou leur problèmes Les joueurs perdent de vue l aspect jeu de hasard et entretient une série de perceptions fausses qui leur font croire qu ils vont pouvoir maîtriser le jeu et en prédire le résultat : illusion de contrôle 37

Problèmes diagnostiques ICD - 10 versus DSM - IV-TR Aspect du sevrage du jeu Problématique secondaire ou primaire 38

Jeu Pathologique selon DSM-IV-TR (CIM-10) A. Pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu (au moins 5 manifestations suivantes): 1) Préoccupation par le jeu (p. ex. préoccupation par la remémoration d expériences de tentatives prochaines ou par les moyens de se procurer de l argent pour jouer). 2) Besoin de jouer avec des sommes d argent croissantes pour atteindre l état d excitation désiré. 3) Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu. 4) Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d arrêt de la pratique du jeu 5) Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (p. ex. ressentiments d impuissance, de culpabilité, d anxiété, de dépression). 6) Après avoir perdu de l argent au jeu, retourne souvent jouer pour recouvrer ses pertes (pour «se refaire»). 39

Jeu Pathologique selon DSM-IV-TR (CIM-10) 7) Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d autres personnes pour dissimuler l ampleur réelle de ses habitudes de jeu. 8) Commet des actes illégaux tels que falsifications, fraudes, vols ou détournements d argent pour financer la pratique du jeu. 9) Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi, des possibilités d étude ou de carrière à cause du jeu. 10) Compte sur les autres pour obtenir de l argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu. B. La pratique du jeu n est pas mieux expliquée par un épisode maniaque Les critères 1, 4, 7, 8 et 9 seraient les plus discriminants pour identifier ce problème. 40

DEPENDANCE A UNE SUBSTANCE 1. Tolérance définie par l un des symptômes suivants : - besoin de quantité notablement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l effet désiré - Effet notablement diminué en cas d utilisation continue d une même quantité de la substance. CRITERE JEU = 2 41

DEPENDANCE A UNE SUBSTANCE 2. Sevrage caractérisé par l une ou l autre des manifestations suivantes: - syndrome de sevrage caractéristique de la substance - La même substance ou une substance très proche est prise pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage CRITERE JEU = 4 42

DEPENDANCE A UNE SUBSTANCE 3. La substance est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévue 4. Il y a un désir persistant, ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l utilisation de la substance. CRITERE JEU = 3 43

DEPENDANCE A UNE SUBSTANCE 5. Beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance, à utiliser le produit, ou à récupérer de ses effets. 6. Des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l utilisation de la substance CRITERE JEU = 1 et 5 44

DEPENDANCE A UNE SUBSTANCE 7. L utilisation de la substance est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème psychologique ou physique persistant ou récurrent susceptible d avoir été causé ou exacerbé par la substance CRITERE JEU = 6 45

CRITERES DE L ABUS D UNE SUBSTANCE 1. Utilisation répétée d une substance conduisant à l incapacité de remplir des obligations majeures, au travail à l école ou à la maison 2. Utilisation répétée d une substance dans des situations ou cela peut-être physiquement dangereux CRITERE JEU = 7 et 9 46

CRITERES DE L ABUS D UNE SUBSTANCE 3. Problèmes judiciaires répétés liés à l utilisation d une substance 4. Utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de la substance CRITERE JEU = 8 et 9 47

PROBLEMES ASSOCIES Dépendances à d autres substances ou comportements : 30-70% Dépression avec risque suicidaire important Troubles anxieux Problèmes financiers Problèmes légaux Problèmes familiaux 48

Jeu excessif et alcool 25% des alcooliques ont un problème de dépendance au jeu, surtout des hommes L utilisation d alcool prédit une augmentation du temps passé à jouer ou de l intensité du jeu 1/4 des joueurs boivent en jouant, résultant en une perte de contrôle du jeu 49

Jeu excessif et tabac 2/3 des joueurs en traitement sont dépendant du tabac Lors de dépendance au tabac, jeu et problèmes psychiatriques plus graves, notamment des troubles anxieux 50

Jeu excessif et opiacés Patients sous méthadone en traitement : 21% de joueurs pathologiques et 9% de joueurs excessifs Les personnes sous MTD qui jouent sont celles qui sont le plus à risque d utiliser la cocaïne 51

Jeu excessif et dépression Risque majeur lors de jeu, notamment en raison du risque suicidaire, qui est surtout lié à la dépression Comorbidité surtout chez les femmes Dans 1/3 des cas de suicides réussis, il y avait une tentative précédente 52

Jeu excessif et troubles anxieux Pas de données précises Comme pour les autres troubles, notion d antériorité difficile à préciser 53

Conclusion Similarité entre le jeu excessif et les autres addictions Similarité facilite le traitement Importance de la comorbidité psychiatrique Facilité des traitements actuels Importance des traitements intégrés 54

Conclusion (suite) Comorbidité psychiatrique importante Pertinence de l approche cognitivo-comportementale (groupe + individuel) Développer la recherche dans ce domaine: Les nouvelles demandes de soins ont suivi l apparition d articles de presse Faible taux de demandes malgré la gratuité et la facilité d accès aux soins 55

Qui Consulte? Deux profils : 1) Tableau «dépressif» réactionnel (problèmes conjugaux, professionnels, existentiels).dimension «régénératrice» de l activité de jeu qui est déniée en tant que problème. 2) Le jeu est au premier plan en raison des conséquences socio-économiques, médico-légales, familiales, etc 56

Approches thérapeutiques 1. Thérapies cognitivo-comportementales 2. Entretien Motivationnel 3. Prévention de rechute 4. Traitement médicamenteux 5. Traitement des comorbidités psychiatriques 6. Gestion de la codépendance 57

Traitements médicamenteux Naltrexone: C'est un antagoniste stupéfiant qui agit par voie orale, plus longtemps et plus efficacement que la naloxone SSRI: antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine Acamprosate: (campral) Stabilisateurs d humeur Antipsychotiques 58

Prévention de rechute Les joueurs aimeraient surtout être débarrassés des conséquences négatives de la pratique plutôt que de la pratique elle-même. vérification des stratégies mise en place. élaboration des situations à risque et stratégies de prévention de rechute. Remplacement difficile de l intensité des sensations ressenties dans le jeu. 59

Traitement des comorbidités psychiatriques 60

Gestion de la codépendance 61

Le Conjoint Phase de négation : - Continuation de ce qui a toujours existé - Pas de danger Phase de stress : Phase de l exaspération : - Prise de conscience de l ampleur du phénomène mais se sentant coupable, il/elle accepte passivement les justifications du conjoint - Déconmpensations anxiodépressives et/ou séparations 62

63

64

Conclusion Même évolution que pour les autres addictions Rétention et longueur du traitement = facteur de bon pronostic et de bonne évolution Faible proportion de joueurs excessifs en contact avec les structures de soins: 65

Conclusion Comorbidité psychiatrique importante Pertinence de l approche cognitivo-comportementale (groupe + individuel) Développer la recherche dans ce domaine: Les nouvelles demandes de soins ont suivi l apparition d articles de presse Faible taux de demandes malgré la gratuité et la facilité d accès aux soins 66

Conclusion Similarité de pathologie et de traitement entre le jeu excessif et les autres addictions Similarité facilite le traitement Importance de la comorbidité psychiatrique Facilité des traitement actuels Importance des traitements intégrés Auto-traitement sur internet 67

Bibliographie 68