IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES"

Transcription

1 Association Régionale Poitou-Charentes pour l Information Médicale et l Epidémiologie en Psychiatrie (ARPCIMEP) Observatoire Régional de la Santé de Poitou-Charentes (ORSPEC) IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES Comparaison avec la France D après les données de l enquête «santé mentale en population générale» (SMPG) Secteur 4 du Centre Hospitalier Henri LABORIT (86) Secteur 4 du Centre Hospitalier du NORD DEUX-SEVRES (79) Secteur 3 du Centre Hospitalier Camille CLAUDEL (16) Secteur 4 du Centre Hospitalier de NIORT (79) RAPPORT DANS LE CADRE DE L ETUDE ASEP-CCOMS-DIRM EPSM LILLE METROPOLE «LA SANTE MENTALE EN POPULATION GENERALE : IMAGES ET REALITES» Rapport n 109 Mai 2007 ORSPEC 17 bd Salvador Allendé POITIERS Tél. : Fax : [email protected] Site Internet : ARPCIMEP - Centre Hospitalier Henri LABORIT - BP POITIERS CEDEX Tél. : Fax : [email protected]

2 IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES Comparaison avec la France D après les données de l enquête «santé mentale en population générale» (SMPG) Julie DEBARRE, Francis CHABAUD Rapport n 109 Mai 2007 RAPPORT DANS LE CADRE DE L ETUDE ASEP-CCOMS-DIRM EPSM LILLE METROPOLE «LA SANTE MENTALE EN POPULATION GENERALE : IMAGES ET REALITES»

3 REMERCIEMENTS Nous remercions ici le groupe de travail de l Association Régionale Poitou-Charentes pour l Information Médicale et l Epidémiologie en Psychiatrie (ARPCIMEP) pour leur aide efficace et soutenue, et plus particulièrement le Dr Bouet. Les remerciements s adressent également aux membres du Conseil Scientifique du Centre Collaborateur de l Organisation Mondiale de la Santé (C.C.O.M.S.) pour leur relecture et leurs remarques, en particulier Aude Caria, Jean-Luc Roelandt et Anne Vandeborre.

4 RESUME IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES COMPARAISON AVEC LA FRANCE D APRES LES DONNEES DE L ENQUETE SMPG Rapport n 109 Mai 2007 Auteur JULIE DEBARRE FRANCIS CHABAUD Organisme commanditaire Association Régionale Poitou-Charentes pour l Information Médicale et l Epidémiologie en Psychiatrie (ARPCIMEP) Contexte général L enquête «Santé Mentale en Population Générale : images et réalités» (SMPG) est une recherche-action internationale multicentrique menée par l Association Septentrionale d Epidémiologie Psychiatrique (ASEP) et le Centre Collaborateur de l Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, Lille, France), en collaboration avec la Direction de la Recherche, des Etudes, de l Evaluation et des Statistiques (DREES) et le Département d Information et de Recherche Médicale (DIRM) de l EPSM-Lille-Métropole. Elle a été réalisée en France métropolitaine entre 1999 et Depuis 2006, la troisième phase de l enquête se poursuit au niveau national et international. De janvier à avril 2002, quatre secteurs psychiatriques volontaires de Poitou-Charentes ont participé à l étude. Ce fut donc l occasion pour l Association Régionale Poitou-Charentes pour l Information Médicale et l Epidémiologie en Psychiatrie (ARPCIMEP) et l Observatoire Régional de la Santé Poitou-Charentes (ORSPEC) de comparer les représentations de la santé mentale au niveau régional et national au regard des troubles mentaux identifiés par le questionnaire du MINI (Mini International Neuropsychiatric Interview). Objectifs, méthode et population L objectif principal de ce travail est de comparer les données de l enquête SMPG en Poitou-Charentes et en France métropolitaine sur les axes anthropologiques et épidémiologiques. Il s agit d une analyse statistique des représentations de la santé mentale selon l existence ou non de troubles mentaux identifiés en Poitou-Charentes et en France. A partir des données sur les représentations associées au «fou», au «malade mental» et au «dépressif», une illustration visuelle privilégiant la proximité en terme de fréquence de chaque comportement proposé a été réalisée. Un échantillon national (France métropolitaine) a été constitué en agrégeant les données d une cinquantaine de sites français. Les données ont été redressées sur l âge, le sexe, le niveau d études et la catégorie socioprofessionnelle pour être représentatives de la population française âgée de 18 ans ou plus. Cet échantillon national redressé compte individus. En Poitou-Charentes, des redressements statistiques ont été appliqués afin de rendre l échantillon obtenu représentatif de la population de 18 ans et plus du Poitou-Charentes selon les critères de sexe et d âge ainsi que le niveau d études. Au total, l échantillon régional redressé comporte individus. Cette enquête a été réalisée à partir d un questionnaire composé de 4 volets : un questionnaire principal concernant la représentations de la folie et de la maladie mentale (axe socioantropologique), le questionnaire du MINI qui a permis le repérage des troubles psychiques (axe épidémiologique) et la fiche complémentaire du MINI qui précise les éventuels recours thérapeutiques en cas de diagnostic positif repéré par le MINI, et qui évalue la gêne occasionnée par ce trouble dans le vie quotidienne et au travail, ainsi qu un questionnaire d identification (données socio-démographiques).

5 Résultats Tout le monde est susceptible d être concerné par la santé mentale. En effet, en Poitou- Charentes, plus d une personne sur quatre est susceptible de présenter un trouble mental et cette prévalence est plus importante en France (32%). Les troubles anxieux (19%) puis les troubles dépressifs (12%) sont les troubles les plus fréquents en terme de prévalence. La population estime que le «fou», et, à un degré moindre, que le «malade mental» est quelqu un qui commet des actes dangereux et anormaux dont il n est pas responsable. Il a peu de possibilités de guérison, tout en ayant peu conscience de son état, et doit être soigné contre son gré si nécessaire, par des professionnels de psychiatrie ou à l hôpital psychiatrique par des médicaments. De plus, la population pense qu un «fou» ou un «malade mental» est victime d exclusions importantes surtout au niveau professionnel. Le «dépressif», quant à lui, se caractérise plutôt par son attitude de retrait par rapport à la société et à la vie : il pleure, est attiré par le suicide et à tendance à l isolement. Ces comportements, dont les personnes interrogées estiment que le dépressif est responsable, sont plutôt considérés comme «normaux» et «peu dangereux». Ce sont les événements de la vie qui seraient principalement à l origine du fait de devenir dépressif, et donc cet état est réversible : la quasi-totalité des personnes interrogées pense que sa guérison est possible. La population envisage la famille comme un lieu de soin possible. Des différences de représentation vis-à-vis de la santé mentale ont été observées entre le Poitou- Charentes et la France métropolitaine, notamment une tolérance des familles qui semblent plus marquée : Les Picto-Charentais sont plus nombreux à penser qu un «fou», un «malade mental» ou un «dépressif» peuvent guérir et se sentent plus volontaires dans l aide à la réhabilitation d un proche «fou», d un «malade mental» ou d un «dépressif». De plus, ils déclarent plus souvent connaître dans leur entourage un «malade mental» ou un «dépressif». Quant au recours aux soins, les habitants du Poitou-Charentes préconiseraient plus souvent un recours au médecin généraliste pour un proche «malade mental» ou pour soi-même. Ils sont également plus nombreux à déclarer être consommateurs de psychotropes que les autres français. D autre part, ils avouent plus fréquemment avoir été soignés pour folie, pour maladie mentale ou pour dépression, mais moins souvent par psychothérapie. Enfin, en Poitou-Charentes, les comportements violents sont moins souvent attribués au «fou», et plus souvent au «malade mental» qu en France. Les personne interrogées estiment également plus souvent que le «dépressif» est plus conscient et responsable de son état et de ses actes et moins exclu de son travail. Les comportements de violence envers ses proches ou autrui sont estimés plus fréquemment comme anormaux en France qu en Poitou-Charentes. Enfin, la présence d au moins un trouble mental a peu d influence sur la représentation liée aux comportements proposés dans cette enquête, excepté quand ces comportements sont associés au trouble lui-même. En effet, les personnes souffrant de troubles de l humeur ou de l anxiété estiment que les comportements associés à leur trouble sont plus souvent dangereux. Inversement, ceux qui consomment régulièrement de la drogue ou de l alcool considèrent ce même comportement comme «normal» et «peu dangereux». Conclusion La réalisation de cette analyse a permis d identifier les spécificités des représentations des habitants du Poitou-Charentes au regard de la présence de psychopathologies. Elle a également permis de dégager les spécificités régionales par rapport à la France métropolitaine. Mots clés thématiques Santé mentale Psychopathologie Population générale Représentations Prévalence Questionnaire du MINI Mots clés géographiques Poitou-Charentes, France métropolitaine

6 SOMMAIRE OBJECTIFS, MATERIEL ET METHODES... 7 I- Description de l echantillon du Poitou-Charentes et comparaison avec l echantillon France métropolitaine... 8 II- Représentations liées au «fou», au «malade mental» et au «dépressif» (approche anthropologique) Comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental», au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» Perceptions de la responsabilité, de la conscience, de la souffrance du «fou», du «malade mental», du «dépressif» Exclusion familiale, professionnelle et sociale du «fou», du «malade mental», du «dépressif» Le rôle de la famille et de l entourage Modes d aide et de soins Recours à l hôpital psychiatrique La guérison Recours aux soins de la personne interrogée III- Prévalence des troubles mentaux (approche épidémiologique) et caractéristiques sociodémographiques des personnes atteintes de ces troubles IV- Perception et présence de troubles mentaux (Axe anthropologique et épidémiologique) : SYNTHESE DES RESULTATS DISCUSSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXES ANNEXE 1 : DESCRIPTION GENERALE DE L ENQUETE SMPG Contexte de l étude Rappel des objectifs généraux Matériel et méthodes de l enquête SMPG ) Le questionnaire ) L échantillonnage ) L enquête en Poitou-Charentes ) L enquête en France métropolitaine ANNEXE 2 : Caractéristiques religieuses en Poitou-Charentes et en France ANNEXE 3 : Comportements et conduites les plus fréquemment associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» en Poitou- Charentes ANNEXE 4 : Attributions des comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon l ensemble des personnes interrogées ainsi que selon le fait de présenter un trouble mental en Poitou-Charentes 33 ANNEXE 5 : Attributions des comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon l ensemble des personnes interrogées ainsi que selon le fait de présenter un trouble mental en France métropolitaine Annexe 6 : Lexique des psychopathologies Rapport ORS n Mai 2007 p. 6

7 OBJECTIFS, MATERIEL ET METHODES OBJECTIFS L objectif principal de ce travail est de comparer les données de l enquête Santé Mentale en Population Générale (SMPG) en Poitou-Charentes et en France métropolitaine sur les axes anthropologiques et épidémiologiques. On dégagera donc des différences ou des similitudes de représentation par rapport à la santé mentale et de prévalence de quelques troubles mentaux entre le niveau régional et national, sachant que les deux échantillons sont représentatifs de la population générale des 18 ans et plus. Il s agit d une analyse statistique des représentations de la santé mentale au regard des troubles mentaux identifiés par le questionnaire du Mini en Poitou-Charentes et en France. MATERIEL L étude «La santé mentale en population générale : Images et Réalités» (SMPG) est une enquête internationale multicentrique menée par l Association Septentrionale d Epidémiologie Psychiatrique (ASEP) et le centre collaborateur de l Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, Lille, France). Ces objectifs principaux sont, d une part de décrire les représentations liées aux maladies mentales, à la folie, à la dépression et aux différents modes d aide et de soins, d autre part, d évaluer la prévalence des principaux troubles mentaux, dans la population générale. Les données sont recueillies grâce à des questionnaires administrés au cours d entretiens face à face, à un échantillon représentatif de la population générale, par des enquêteurs formés à la passation. Pour chaque personne interrogée, les questions explorent ses propres représentations ainsi que la présence de troubles mentaux actuels ou passés et les ressources thérapeutiques utilisées. Une description générale plus complète de l enquête SMPG se situe en annexe 1. METHODE Des comparaisons statistiques entre les pourcentages de la France et du Poitou-Charentes ont été réalisées par le «test du Khi-deux» avec le logiciel de statistiques SAS. Les résultats Poitou- Charentes seront systématiquement présentés, et le sens de la différence statistiquement significative avec la France sera précisé (proportion plus ou moins importante en France), s il n existe aucune différence, seule la proportion Poitou-Charentes sera précisée. A partir des données sur les représentations associées au «fou», au «malade mental» et au «dépressif», une illustration visuelle privilégiant la proximité en terme de fréquence de chaque comportement proposé a été réalisée. Ainsi, par exemple le fait de commettre un meurtre, est associé principalement au «fou» (42%) mais également au «malade mental» (34%), il sera présenté dans l intersection de la sphère du fou et du malade mental mais plus proche de celle du fou. Limites de la méthode D un point de vue méthodologique, certains problèmes peuvent être abordés lors de la comparaison des données France et Poitou-Charentes. En effet, en théorie, l échantillon régional est inclus dans l échantillon national, les deux échantillons ne sont donc pas totalement indépendants (ce qui est une condition d utilisation des tests statistiques). Cependant, l échantillon Poitou-Charentes représente environ 6% du total de l échantillon France métropolitaine, on considère donc que les deux échantillons peuvent donc être comparés. D autre part, les deux échantillons sont redressés pour être représentatifs chacun de leur population générale mais pas exactement selon les mêmes critères. En effet, les catégories socioprofessionnelles (CSP) ne sont pas un critère de redressement dans l enquête en Poitou- Charentes (à cause des données manquantes). Au niveau des comparaisons, les liens entre les variables vont rester les mêmes, seules les prévalences des psychopathologies en Poitou-Charentes peuvent être légèrement différentes, s il existe effectivement une différence selon les CSP en réalité. Rapport ORS n Mai 2007 p. 7

8 I - DESCRIPTION DE L ECHANTILLON DU POITOU-CHARENTES ET COMPARAISON AVEC L ECHANTILLON FRANCE METROPOLITAINE Avant propos : L échantillon de Poitou-Charentes est redressé sur le sexe et l âge et le niveau d étude afin d être représentatif de la population régionale au recensement de De la même façon, au niveau de la France métropolitaine, l échantillon a été redressé sur l âge, le sexe, le niveau d études et l activité. Comparer les deux échantillons selon ces critères revient donc à comparer la situation régionale et nationale sur ces mêmes critères (données INSEE). 24,5 21,3 10,7 11,6 16,1 18,4 17,6 18,8 17,517,9 13, ans ans ans ans ans 65 ans et plus Poitou-Charentes France Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes France métropolitaine Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Fig.2 : Représentation de l échantillon Poitou-Charentes et France métropolitaine selon l âge Les personnes vivant en Poitou-Charentes sont plus âgées (38% ont plus de 55 ans contre 33% en France), sont plus fréquemment mariées et moins souvent célibataires, vivent plus généralement seules ou avec une autre personne, déclarent un revenu familial moyen moins élevé, sont moins souvent croyantes ou pratiquantes que les personnes qui font parties de l échantillon national (cf. annexe 1). Fig.3 : Caractéristiques de l échantillon Poitou-Charentes et France métropolitaine (en %) H F Age moyen (en ans) Marié (ou concubin) Célibataire Bac et + Revenu mensuel familial < 840 Poitou-Charentes 48,1 51,9 49,2 59,6 20,9 16,3 19,5 France 47,9 52,1 47,1 56,1 24,0 22,5 15,6 Test NS * * * * * NS : pas de différence significative entre les résultats nationaux et ceux de Poitou-Charentes * : différence statistiquement significative entre les résultats nationaux et ceux de Poitou-Charentes au seuil 5% Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes France métropolitaine Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Rapport ORS n Mai 2007 p. 8

9 II- REPRESENTATIONS LIEES AU «FOU», AU «MALADE MENTAL» ET AU «DEPRESSIF» (APPROCHE ANTHROPOLOGIQUE) Cette partie du questionnaire se centre sur les représentations associées à trois mots appartenant au lexique de la santé mentale : «fou», «malade mental» et «dépressif» 1. La question posée est : «Selon vous, quelqu un qui pleure souvent est fou? malade mental? dépressif? aucun des trois / normal, anormal? / dangereux, peu dangereux?». 1- COMPORTEMENTS ET CONDUITES ASSOCIES AU «FOU», AU «MALADE MENTAL», AU «DEPRESSIF» ET JUGES COMME «ANORMAUX» ET «DANGEREUX» Cette question, la première du questionnaire principal, tente de cerner la perception du «fou», du «malade mental» et du «dépressif» dans l opinion en faisant associer à ces termes dix-huit comportements ou conduites reconnues comme illustratives de troubles mentaux. La figure suivante illustre les réponses des personnes interrogées en Poitou-Charentes. Fig.4 : Comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon les personnes interrogées en Poitou-Charentes FOU EN POITOU-CHARENTES Meurtre Délire Violence proches Violence autres Viol Inceste Discours bizarre MALADE MENTAL Attardé Légende : Dangereux Anormaux DEPRESSIF Violence soi Pleure Tentative de suicide Isolé, en retrait Négligé, sale Crises, convulsions Comp. bizarre Alcool Drogue Anxieux AUCUN DES 3 Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Exploitation ORSPEC Grille de lecture : Les comportements et conduites présents dans les bulles «fou», «malade mental», «dépressif» ou «aucun des 3» signifient que les personnes interrogées les ont attribués majoritairement (plus de 50%). Par exemple, 53% des personnes interrogées en Poitou-Charentes estime que quelqu un qui commet un viol est un «malade mental». Par contre, les comportements situés à l intersection de 2 bulles signifient qu ils sont simultanément attribués à 2 qualificatifs (donc avec une proportion inférieure à 50% chacun). Par exemple, le meurtre est associé à 42% au «fou» mais aussi à 34% au «malade mental». Les comportements soulignés dans cette représentation indiquent qu ils sont considérés majoritairement comme dangereux, et ceux en italique qu ils sont jugés comme anormaux. Un comportement souligné et en italique sera donc estimé dangereux et anormal, celui simplement souligné signifiera qu on l associe à une conduite dangereuse mais jugée normale, celui en italique désignera un comportement jugé anormal mais peu dangereux et, dernier cas de figure, celui ni souligné ni en italique indiquera un comportement jugé majoritairement normal et peu dangereux. 1 Les termes apparaissent entre guillemets pour bien souligner qu il s agit de représentations et non de vérités ou diagnostics psychiatriques. Rapport ORS n Mai 2007 p. 9

10 Tout d abord, le «fou» apparaît comme «anormal» et «dangereux» parce qu il transgresse des tabous dont le meurtre, essentiellement. Il représente en quelque sorte le niveau de dangerosité maximal. Quant au «malade mental» qui transgresserait des tabous plus intimes qu externes et moins perceptibles de prime abord (viol, inceste, violence familiale) ; il apparaît certes comme «anormal» et «plus ou moins dangereux», mais à un degré moindre que le «fou». Enfin, «normal» et «peu dangereux», le «dépressif» se caractériserait par son attitude de retrait par rapport à la société et à la vie : il pleure, est attiré par le suicide et a une tendance à l isolement. 2 D autres comportements tels qu être déficient intellectuellement (attardé), être sale, faire des crises ou avoir des convulsions, avoir un comportement bizarre, boire régulièrement de l alcool, prendre régulièrement de la drogue, être anxieux, sont les comportements que l on attribue majoritairement (de 52% à 76%) à aucun des 3 («ni au fou, ni au malade mental, ni au dépressif»). En quelque sorte, les enquêtés semblent établir une axiologie (échelle des valeurs) des comportements reconnus et signalés comme «anormaux», dont le degré inférieur serait l apparence sale et négligée et les degrés supérieurs, le meurtre, le viol, la violence familiale et l inceste. Fig.5 : Comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon les personnes interrogées en France EN FRANCE FOU Meurtre Viol Inceste Viol Inceste MALADE MENTAL Légende : Dangereux Anormaux DEPRESSIF Délire Violence proches Violence autres Violence soi Pleure Tentative de suicide Isolé, en retrait Attardé Attardé Discours bizarre Négligé, sale Crises, convulsions Comportement bizarre Alcool Drogue Anxieux AUCUN DES 3 Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Exploitation ORSPEC Grille de lecture : Voir page précédente Comparaison Poitou-Charentes et France Dans la représentation ci-dessus, quelques différences sont apparues par rapport à la figure 4 : le viol et l inceste, jugés à plus de 50% comme des conduites associées à un «malade mental» en Poitou-Charentes, sont, en France, associés à 46% également à un «malade mental» et à 40% à un «fou». De même, une personne qui est déficiente intellectuelle, attardée est jugée majoritairement comme une personne ni «folle» ni «malade mental» ni «dépressive» en Poitou-Charentes, alors qu en France, elle est considérée à 48% comme «malade mental» et à 47% comme «aucun des 3». 2 CARIA A., BELLAMY V., ROELANDT J.L., KERGALL A. Images et réalités de la santé mentale en France. Revue Confluences. Institut Wallon pour la santé mentale. Mars p. Rapport ORS n Mai 2007 p. 10

11 De plus, en Poitou-Charentes, les comportements violents sont moins souvent attribués au «fou», et plus souvent au «malade mental» qu en France. (cf. annexe 2) Le «dépressif», quant à lui, est plus souvent considéré comme «quelqu un qui tente de se suicider», «qui est violent envers lui» ou «qui prend régulièrement de la drogue» au niveau régional et étant plus jugé comme «dangereux» qu au niveau national. Les comportements de violence envers ses proches ou autrui sont jugés plus anormaux en France qu en Poitou-Charentes. Les comportements cités ci-dessus qui ne sont ni attribués «au fou, au malade mental, ou au dépressif» le sont plus fréquemment en Poitou-Charentes, excepté pour celui qui prend régulièrement des drogues, qui dans la région, est attribué à «aucun des 3» pour 58,8% (contre 59,4% en France) et au «dépressif» pour 21,8% (contre 18,9% en France). Au niveau de la dangerosité, ces comportements sont jugés de la même manière, excepté pour quelqu un qui «pleure souvent», qui «boit régulièrement des boissons alcoolisées» qui sont plus souvent considérés comme des comportements dangereux en Poitou-Charentes qu au niveau national, et inversement, celui qui «tente de se suicider», qui «prend régulièrement des drogues» ou qui «est violent envers soi-même» sont perçus plus fréquemment comme des comportements et attitudes dangereux au niveau national qu au niveau régional. Différence de représentations selon le fait de croire ou de pratiquer une religion Au niveau des actes violents 3, les personnes ayant déclaré pratiquer et/ou croire à une religion (quelle qu elle soit),, attribuent plus ces actes au «fou» et au «dépressif» et moins au «malade mental». Le fait de consommer régulièrement de l alcool ou de la drogue est plus souvent, selon les croyants ou les pratiquants, associé à un «fou» ou à un «malade mental». Les personnes se déclarant croyante jugent plus fréquemment le fait de pleurer souvent, la prise régulière de drogue, un comportement et un discours bizarre, l anxiété ou la déficience intellectuelle comme des conduites «anormales», et parallèlement comme dangereux, que ceux qui disent ne pas croire à une religion. Inversement, le fait de commettre un viol ou un inceste est plus souvent considéré comme normal (5% contre 3%) pour ceux qui déclarent pratiquer une religion. D ailleurs, 7% de ces personnes estiment que commettre un inceste est un acte peu dangereux (contre 3% pour les non-pratiquants). Le fait de tenter de se suicider, d être violent envers les autres ou envers soi sont moins souvent considérés comme dangereux par les personnes croyantes que par les autres. 2- PERCEPTIONS DE LA RESPONSABILITE, DE LA CONSCIENCE, DE LA SOUFFRANCE DU «FOU», DU «MALADE MENTAL», DU «DEPRESSIF» Fig.6 : Conscience, responsabilité et souffrance selon les personnes interrogées en Poitou-Charentes (en %) Fou Malade Mental Dépressif Pas conscience de son état Pas responsable de son état Pas responsable de ses actes Souffrance du sujet Souffrance de sa famille Légende : En rouge : pourcentage plus élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes En vert et italique : pourcentage moins élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes. Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Un «fou» ne sait pas qu il est «fou» selon 82% des personnes interrogées (80% en France), un «malade mental» n a pas conscience de sa maladie pour 54% des picto-charentais, enfin près d une personne sur 5 estime qu un «dépressif» ne sait pas qu il est «dépressif» (16% en France). 3 Viol, inceste, meurtre, violences envers les proches, les autres ou par rapport à soi-même Rapport ORS n Mai 2007 p. 11

12 Plus de 9 personnes sur 10 estiment que le «malade mental» n est pas responsable de son état (92%), un peu moins pour le «fou» (84%) Plus de 7 personnes interrogées sur 10 considèrent que le «fou» et le «malade mental» ne sont pas responsables de leurs actes ; en revanche, un peu moins de la majorité pense que le «dépressif» n est pas responsable de ses actes (44%). Les enquêtés établissent une échelle de souffrance qui va du «fou» (54%) au «malade mental» (79%) au «dépressif» (97%). Il apparaît clairement une corrélation entre la représentation de l état de conscience de son état et celle de la souffrance du sujet. En quelque sorte, les personnes interrogées pensent que plus on est conscient, plus on souffre. En revanche, la souffrance des familles est unanimement reconnue : c est un invariant. 3- EXCLUSION FAMILIALE, PROFESSIONNELLE ET SOCIALE DU «FOU», DU «MALADE MENTAL», DU «DEPRESSIF» Fig. 7 : Exclusion familiale, professionnelle et sociale selon les personnes interrogées en Poitou-Charentes (en %) Fou Malade Mental Dépressif Exclusion familiale 61,2 40,4 18,8 Exclusion professionnelle 88,6 72,4 38,6 Exclusion sociale 82,3 63,1 23,4 Légende : En rouge : pourcentage plus élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes En vert et italique : pourcentage moins élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes. Pour le «fou», le «malade mental» et le «dépressif» c est l exclusion professionnelle qui est dominante, suivie de l exclusion sociale puis familiale. Les notions d exclusion sont inversement proportionnelles au degré de sévérité des troubles psychiques, comme pour la souffrance. En France, on considère plus souvent que le «fou» est exclu de sa famille, que le «malade mental» est plus fréquemment écarté de sa famille, de son travail et de la société qu en Poitou-Charentes. Inversement, le «dépressif» est considéré comme étant moins exclu de son travail au niveau national qu au niveau régional. 4- ROLE DE LA FAMILLE ET DE L ENTOURAGE Comme vu précédemment, la souffrance des familles est unanimement reconnue et l exclusion familiale est moins fréquente que l exclusion professionnelle ou sociale. La réintégration au sein de la famille peut se faire si le sujet est soigné (96% pour un dépressif, 86% pour un malade mental et 78% pour un fou). D ailleurs, 3 personnes sur 10 accepteraient de soigner à domicile un proche «fou», 50% un «malade mental» et 84% un «dépressif». Si un proche était «fou» ou «malade mental», sa présence serait considérée comme un fardeau pour 9 personnes sur 10. Elles feraient appel à une aide extérieure d abord s il y avait du danger pour l entourage ou pour le sujet. Concernant le proche «dépressif», le recours à une aide extérieure se ferait d abord en cas de danger pour le sujet lui-même. La proportion des personnes qui estiment pouvoir soigner à domicile un proche «fou», «malade mental» ou «dépressif» est moins importante en France qu en Poitou-Charentes. Ce constat est aussi fait pour la proportion des personnes qui pensent que la réintégration de ces personnes au sein de leur famille est possible s ils sont soignés. Connaissance dans l entourage de quelqu un qui est «fou», «malade mental» ou «dépressif» 16% des personnes interrogées déclarent connaître quelqu un de «fou» ; pour plus d un tiers d entre eux, il s agit d un membre de sa famille, un ami (27%) ou un voisin (21%). Cette répartition est identique en France. 40% des Picto-Charentais témoignent connaître un «malade mental», contre 32% en France. Un membre de la famille (46%), un ami (26%) ou un voisin (13% contre 17% en France) sont les principales connaissances citées. Rapport ORS n Mai 2007 p. 12

13 Près de 8 individus sur 10 attestent connaître un «dépressif», ce qui est plus qu en France (74%). Les personnes évoquées sont d abord des membres de sa famille (60% contre 57% en France), des amis (33% contre 36% en France) et des voisins (8%). Fig. 8 : Recours aux soins conseillés pour un proche «fou», «malade mental» ou «dépressif» ou pour soi-même (en %) Pour un proche «Fou» «Malade Mental» «Dépressif» Pour soimême Professionnel de santé générale 28,1 29,3 48,1 42,3 Professionnel de psychiatrie 66,8 68,2 52,3 11,6 Relations 1,6 1,5 6,5 38,5 Personne 2,9 1,1 0,8 3,8 Légende : En rouge : pourcentage plus élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes En vert et italique : pourcentage moins élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes. Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Pour plus de 6 personnes sur 10, on doit soigner un «fou», un «malade mental» ou un «dépressif» même contre son gré. Plus de deux tiers des personnes interrogées conseilleraient à un «fou» ou à un «malade mental» de consulter un psychiatre. Pour la moitié de l échantillon, on recommanderait à un «dépressif» d avoir recours à un médecin généraliste ou à un psychiatre, alors que pour soi, en cas de difficultés psychologiques, la majorité des personnes interrogées déclarent qu elles en parleraient d abord à un médecin généraliste, puis à un proche (ami, famille). Au niveau national, cette configuration est identique. Cependant, pour un proche «fou», on conseillerait plus souvent le psychiatre ou le médecin généraliste, et moins fréquemment «personne». Pour le «malade mental», on recommanderait plus le psychiatre et moins le médecin généraliste. Et enfin, pour un proche «dépressif» ou pour soi-même, le relationnel serait plus préconisé que le médecin généraliste notamment. 5- MODES D AIDE ET DE SOINS Recours à l hôpital psychiatrique 44% des personnes interrogées en Poitou-Charentes ont déclaré être déjà entrées dans un hôpital psychiatrique ou un service psychiatrique contre 40% en France. Fig.9 : Soins cités comme donnés à l hôpital (ou en clinique) psychiatrique (en %) Poitou-Charentes France Traitements médicamenteux 60,2 % 72,4 % Psychothérapie 19,8 % 25,3 % Soutien relationnel 13,2 % 11,6 % Pratiques médicalisées 6,5 % 8,2 % Légende : En gras : pourcentage le plus élevé s il existe une différence significative entre les résultats nationaux et ceux de Poitou-Charentes au seuil 5% Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes et France métropolitaine Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC La majorité des personnes interrogées pense que les médicaments sont les soins les plus fréquemment donnés en hôpital psychiatrique, suivi de la psychothérapie. Rapport ORS n Mai 2007 p. 13

14 Fig.10 : Connaissance d autres lieux que l hôpital psychiatrique pour soigner un «fou», un «malade mental» ou un «dépressif» (en %) Fou Malade Mental Dépressif Lieux d hospitalisation (clinique, maison de repos) 6,2 % 9,9 % 22,0 % Lieux de vie (Foyers, IMP, ) 5,3 % 15,2 % 3,0 % Lieux de consultation (CMP, CATTP, hôpital de jour, MG, ) 5,1 % 8,8 % 11,4 % Maison, famille, entourage 3,9 % 7,9 % 43,3 % Lieux religieux 0,1 % 0,2 % 0,5 % Légende : En rouge : pourcentage plus élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes En vert et italique : pourcentage moins élevé pour la France que pour le Poitou- Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Près de 8 individus sur 10 conseilleraient à un de ses proches «fou» d être hospitalisé à l hôpital psychiatrique, un peu moins à un proche «malade mental» (68%). Par contre, on le conseillerait moins souvent à un «dépressif» (30%). D ailleurs, plus de quatre personnes sur cinq citent d autres lieux de soins pour un dépressif : la famille (43%) ou les maisons de repos. La guérison Fig.11 : Jugement sur la possibilité de guérison d un «fou», un «malade mental» ou un «dépressif» (en %) Fou Malade Mental Dépressif Possibilité de guérison 33,7 % 50,3 % 95,4% Possibilité de guérison complète 9,6 % 23,0% 77,7 % Possibilité de guérison tout seul 6,5% 4,6% 28,4% Légende : En rouge : pourcentage plus élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes En vert et italique : pourcentage moins élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes. Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Près d un quart des personnes interrogées pense qu un «fou» peut guérir, la moitié qu un «malade mental» peut guérir et 95% considèrent que la guérison d un «dépressif» est possible. Toutefois, environ 95% des gens pensent qu un «fou» ou «un malade mental», et dans une moindre mesure (28%) un «dépressif» ne peuvent guérir seuls, sans aide. Les habitants du Poitou-Charentes sont plus optimistes face à la guérison que les français, excepté pour le «dépressif» où la proportion de personnes interrogées déclarant que celui-ci peut guérir seul est plus importante en France qu en Poitou-Charentes (34% contre 28%). 6- RECOURS AUX SOINS DE LA PERSONNE INTERROGEE Le recours aux médicaments pour les nerfs En Poitou-Charentes comme en France, près de 2 personnes sur 5 déclarent avoir déjà pris des médicaments pour les nerfs. Pour plus de la moitié des personnes concernées, il s agit d anxiolytiques (56%), d antidépresseurs (35%) ou d hypnotiques (20%). Les habitants du Poitou-Charentes ont plus souvent déclaré consommer ces deux premières classes de médicaments que les autres. Rapport ORS n Mai 2007 p. 14

15 Fig.12 : Recours aux soins de la personne interrogée (en %) Poitou-Charentes France Avoir pris des médicaments pour les nerfs 38,0 36,6 Avoir été soigné pour folie 0,8 0,4 Avoir été soigné pour maladie mentale 8,9 0,7 Avoir été soigné pour dépression 21,8 18,8 Avoir déjà suivi une psychothérapie 8,9 10,3 Légende : En gras : pourcentage le plus élevé s il existe une différence significative entre les résultats nationaux et ceux de Poitou-Charentes au seuil 5% Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes et France métropolitaine Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC En Poitou-Charentes, les personnes interrogées avouent plus souvent que les autres avoir été soignées pour folie (0,8%), pour maladie mentale (9%) ou pour dépression (22%). Les personnes soignées pour folie ou pour maladie mentale l ont été principalement par traitements médicamenteux (45%), par psychothérapie (23%) ou par hospitalisation (6% contre 34% en France). Les personnes déjà soignées pour dépression l ont été par traitements médicamenteux (72%), par psychothérapie (10%) ou par hospitalisation (6%). Près de 9 % énoncent le fait d avoir déjà suivi une psychothérapie en Poitou-Charentes, ce qui est proche des 10% déclarés en France. SYNTHESE SUR LES PARTICULARITES DES REPRESENTATIONS DU «FOU», DU «MALADE MENTAL» ET DU «DEPRESSIF» EN POITOU-CHARENTES Tout d abord, les Picto-Charentais se sentent plus souvent capables de pouvoir soigner à domicile un proche «fou», un «malade mental» ou un «dépressif» que les autres habitants de la France. Ils s estiment également plus volontaires quant à la réintégration possible d un proche atteint de folie, de maladie mentale ou de dépression dans sa famille. De même, ils sont plus optimistes face à la guérison partielle ou complète de ces personnes. Cet écart de perception pourrait être expliqué par le fait qu ils déclarent plus souvent connaître dans leur entourage un «malade mental» ou un «dépressif». Quant au recours aux soins, les habitants du Poitou-Charentes préconiseraient plutôt avoir recours au médecin généraliste pour un proche «malade mental» ou pour soi-même. Ils sont également plus nombreux à déclarer être déjà entrées dans un hôpital ou un service psychiatrique et avoir consommé des anxiolytiques et des antidépresseurs. D autre part, ils avouent plus fréquemment avoir été soignés pour folie, pour maladie mentale ou pour dépression, mais moins souvent par psychothérapie. Enfin, en Poitou-Charentes, les comportements violents sont moins souvent attribués au «fou», et plus souvent au «malade mental» qu en France. Le «dépressif», quant à lui, est plus souvent considéré comme «quelqu un qui tente de se suicider», «qui est violent envers soi» ou «qui prend régulièrement de la drogue» au niveau régional et est plus fréquemment jugé comme «dangereux» qu au niveau national. De plus, les Picto-Charentais estiment plus souvent que les français que le «dépressif» est conscient et responsable de son état et de ses actes et moins exclu de son travail qu en France. Les comportements de violence envers ses proches ou autrui sont estimés plus anormaux en France qu en Poitou-Charentes. Enfin, «la personne qui pleure souvent» et «celle qui boit régulièrement des boissons alcoolisées» sont plus fréquemment perçus comme des comportements dangereux en Poitou-Charentes qu au niveau national. Rapport ORS n Mai 2007 p. 15

16 III- PREVALENCE DES TROUBLES MENTAUX (APPROCHE EPIDEMIOLOGIQUE) ET CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DES PERSONNES ATTEINTES DE CES TROUBLES Fig. 13 : Prévalence des différents troubles mentaux repérés par le MINI en Poitou-Charentes et en France (en %) Prévalence Troubles mentaux repérés par le MINI Poitou-Charentes France métropolitaine Au moins un trouble 4 28,2 % 31,9 % * Trouble de l'humeur 12,4 % 13,6 % épisode dépressif (2 semaines) 9,8 % 11,0 % dont trouble dépressif récurrent (vie entière) 5,3 % 5,6 % dysthymie (2 dernières années) 2,6 % 2,4 % épisode maniaque (vie entière) 1,6 % 1,6 % Troubles anxieux 19,1 % 21,6 % * anxiété généralisée (6 derniers mois) 11,6 % 12,8 % phobie sociale (actuelle) 3,6 % 4,3 % troubles paniques (actuel) 3,9 % 4,2 % agoraphobie (actuelle) 1,8 % 2,1 % état de stress post traumatique (actuel) 0,5 % 0,7 % agoraphobie avec troubles paniques (actuelle) 0,4 % 0,5% Syndrome d'allure psychotique (vie entière) 3,0 % 2,7 % récurrent actuel 1,3 % 1,1 % récurrent passé 0,8 % 0,8 % isolé passé 0,8 % 0,5 % isolé actuel 0,1 % 0,2 % Troubles liés aux conduites addictives 5,5 % 6,0 % Consommation abusive d alcool 4,2 % 4,2 % Consommation abusive de drogue 2,2 % 2,5 % Risque suicidaire 14,1 % 13,7 % Léger 10,3 % 9,7 % Moyen 2,2 % 2,1 % Elevé 1,6 % 1,9 % * : différence statistiquement significative entre les résultats nationaux et ceux de Poitou-Charentes au seuil 5% Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes et France métropolitaine Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Plus du quart de l ensemble des personnes interrogées a été repéré comme ayant au moins un trouble de santé mentale 28% des personnes interrogées ont été repérées grâce à un questionnaire de détection médicale, le MINI, comme ayant un trouble de santé mentale. Cette prévalence est moins importante qu en France (32%). Il s agit le plus souvent de femmes et de jeunes (moins de 35 ans). Les personnes divorcées ou séparées, les célibataires, les personnes qui vivent seules, les personnes ayant un revenu familial 4 Au moins un trouble recensé par le MINI pour les troubles suivants : troubles dépressifs, troubles de l anxiété, troubles addictifs et troubles psychotiques. Rapport ORS n Mai 2007 p. 16

17 moins important (< 534 /mois) et les inactifs sont plus fréquemment identifiés comme ayant au moins un trouble. Enfin, 17% des personnes interrogées ont été diagnostiquées comme ayant au moins 2 troubles mentaux à la fois : ce sont surtout des personnes âgées de moins de 45 ans, des personnes séparées ou divorcées et des célibataires. 12% des personnes sont identifiées comme ayant un trouble de l humeur Cette prévalence est la même en France. En Poitou-Charentes, les troubles de l humeur touchent indifféremment les hommes et les femmes ; alors qu en France, la prévalence chez les femmes est plus élevée (15,2% contre 11,2%). Les moins de 35 ans, les personnes divorcées ou séparées, les chômeurs ou les étudiants ainsi que les personnes ayant un revenu familial moins important (< 534 /mois) sont plus souvent repérés comme ayant connu des troubles dépressifs. De plus, un dixième des personnes interrogées a été diagnostiqué comme ayant eu un épisode dépressif dans les deux semaines qui ont précédé l enquête (contre 11% en France, la différence étant à la limite de la significativité statistique). Moins de personnes repérées comme anxieuses en Poitou-Charentes qu en France En effet, les troubles anxieux concernent 19% des personnes interrogées en Poitou-Charentes et 22% en France. Les femmes, les moins de 35 ans (surtout les ans), les personnes séparées ou divorcées, les célibataires et les individus ayant un revenu familial mensuel inférieur à 534 sont plus souvent concernés par ce trouble. De même, les inactifs et les chômeurs puis les employés ont également une prévalence des troubles anxieux supérieure aux autres. L anxiété généralisée est le trouble anxieux le plus fréquemment identifié à travers le MINI (11,6% des personnes enquêtées en Poitou-Charentes). 3% des personnes repérées comme souffrant de syndromes d allure psychotique Cette prévalence est identique en France. Contrairement aux autres troubles, les hommes souffrent plus souvent de syndrome d allure psychotique que les femmes (3,7% contre 2,4%). Les troubles psychotiques récurrents actuels sont les plus fréquemment cités. Plus d une personne sur 20 a des troubles liés aux conduites addictives La prévalence régionale de troubles liés à l utilisation nocive ou à la dépendance d alcool et/ou de drogue est de 5,5% : 4,2% pour l alcool et 2,2% pour la drogue. Il n existe pas de différence significative avec la France. Comme pour les troubles psychotiques, les hommes sont plus souvent concernés que les femmes (9,2% contre 2,1%). Les jeunes, les célibataires et les personnes séparées ou divorcées sont également les plus fréquemment identifiés comme présentant ce type de trouble. Environ 1 personne sur 6 présente un risque suicidaire Ce risque est plus élevé chez les femmes, les jeunes (moins de 35 ans), les personnes divorcées ou séparées, les célibataires, ceux qui ont des revenus faibles, chez les chômeurs. En Poitou-Charentes, 1,6% des adultes présentent un risque suicidaire élevé, contre 1,9% en France. Rapport ORS n Mai 2007 p. 17

18 IV- PERCEPTION ET PRESENCE DE TROUBLES MENTAUX (AXE ANTHROPOLOGIQUE ET EPIDEMIOLOGIQUE) : LE FAIT DE PRESENTER UN TROUBLE INFLUENCE T-IL LA REPRESENTATION? EENN PPOOI II TTOOUU- -CCHHAARREENNTTEESS Les différentes réponses de l ensemble des personnes interrogées en Poitou-Charentes ainsi que celles des personnes ayant des troubles mentaux identifiés par le MINI se situent en annexe 3. Seules les réponses statistiquement différentes des réponses de l ensemble de l échantillon Picto-Charentais ont été précisées. Avoir au moins un trouble mental Globalement, le fait d avoir un trouble mental, diagnostiqué par le MINI, n influence pas les représentations du «fou», du «malade mental» ou du «dépressif», comme le montre la figure 14 (comparé à la figure 4 page 8). Excepté pour celui qui commet un inceste, qui est majoritairement associé à un «malade mental» par l ensemble des personnes interrogées, alors que pour ceux qui ont un trouble mental, ce comportement est l œuvre d un «malade mental» (à 49%) ou d un «fou» (à 36%). Fig. 14 : Comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon les personnes ayant au moins un trouble en Poitou-Charentes AVOIR AU MOINS UN TROUBLE FOU Meurtre Inceste Délire Viol Inceste MALADE MENTAL Violence proches Violence autres Discours bizarre Attardé Légende : Dangereux Anormaux DEPRESSIF Violence soi Pleure Tentative de suicide Isolé, en retrait Négligé, sale Crises, convulsions Comportement bizarre Alcool Drogue Anxieux AUCUN DES 3 Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Exploitation ORSPEC Grille de lecture : Voir page 8 de ce document Au niveau des actes violents, les personnes ayant été diagnostiquées comme ayant au moins un trouble mental, attribuent plus ces actes au «fou» et au «dépressif» et moins au «malade mental» ou à «aucun des 3» que l ensemble des personnes interrogées. Le fait de consommer régulièrement de l alcool est plus souvent, selon eux, associé à un «malade mental» ou à un «dépressif». Le fait de pleurer souvent, d avoir tenté de se suicider, d être violent envers soi-même sont jugés plus souvent comme des comportements normaux par ceux ayant un trouble que par les autres. Rapport ORS n Mai 2007 p. 18

19 De même, boire régulièrement de l alcool, battre régulièrement ses proches, faire des crises ou des convulsions, être négligé et isolé, en retrait sont plus souvent perçus comme des comportements dangereux par les personnes ayant un trouble que par les autres. Avoir un trouble de l humeur Ceux qui ont un trouble de l humeur attribuent de la même façon les comportements proposés au «fou», au «malade mental» et au «dépressif» que ceux ayant un trouble mental (cf. figure 14). Les personnes révélées dépressives par le questionnaire MINI associent plus les actes violents au «fou» et au «dépressif» et moins au «malade mental» ou à «aucun des 3» que l ensemble des personnes interrogées. De même, le fait de consommer régulièrement de l alcool est plus fréquemment attribué à un «fou», à un «malade mental» ou à un «dépressif» par ces personnes. Les personnes ayant un trouble de l humeur désignent plus couramment quelqu un qui délire, qui est négligé, sale ou encore qui est anxieux comme «dépressif». Le fait d être violent envers soi-même et d être déficient intellectuellement sont jugés plus fréquemment comme des comportements normaux par ceux ayant un trouble de l humeur que par les autres, et inversement, le fait d avoir un comportement bizarre et être négligé ou sale sont plus associés à un comportement anormal. Enfin, le fait de pleurer souvent, de boire régulièrement de l alcool, de faire des crises ou des convulsions, d avoir un comportement bizarre, d être négligé ou sale, d être isolé ou en retrait et, enfin, d être anxieux sont plus souvent perçus comme des comportements dangereux par les personnes dépressives que par les autres. Avoir un trouble anxieux Comme pour les troubles de l humeur, ceux qui ont un trouble anxieux ont les mêmes représentations que ceux ayant un trouble mental (cf. figure 14). Les personnes anxieuses associent plus les actes violents au «fou» et au «dépressif» et au «malade mental» et moins à «aucun des 3». De même, le fait de consommer régulièrement de l alcool est plus fréquemment attribué à un «malade mental» ou à un «dépressif» par ces personnes. A noter également que la représentation de «quelqu un d anxieux» est la même selon que la personne interrogée présente un trouble anxieux ou non, c est à dire qu elle est majoritairement associé à «aucun des 3». Au niveau de la normalité, aucune différence n est apparue selon la présence ou non de troubles anxieux chez la personne interrogée. Enfin, le fait de boire régulièrement de l alcool, de faire des crises ou des convulsions, d être négligé ou sale, d être isolé ou en retrait et, enfin, d être anxieux sont plus souvent perçus comme des comportements dangereux par les personnes anxieuses que par les autres. Avoir un syndrome d allure psychotique Au niveau global, peu de différences de représentation sont apparues entre les personnes repérées comme ayant des troubles psychotiques et celles qui n en ont pas. Cependant, ceux présentant des traits psychotiques considèrent que le viol est un acte que l on peut plus souvent attribuer à un «fou», à un «malade mental» et moins souvent à «aucun des 3». La violence envers soi-même est plus fréquemment considérée comme un acte «normal» (27% contre 13%). Enfin, tenir un discours bizarre est plus généralement perçu comme un comportement dangereux (25% contre 16%). Consommation abusive d alcool Les actes de violence ainsi que le fait de délirer, d halluciner sont plus globalement attribués au «fou» et «dépressif» et moins souvent au «malade mental» et à «aucun des 3». De plus, les personnes identifiées comme dépendantes à l alcool ou qui ont une utilisation nocive de l alcool, pensent plus souvent que les autres, que quelqu un qui prend régulièrement de l alcool est «dépressif» (36% contre 24). Alors que ce comportement était jugé comme anormal par 55% de l ensemble des personnes interrogées, il est alors considéré comme normal par 57% des personnes ayant un problème avec l alcool. Le fait de pleurer souvent, de consommer régulièrement des drogues, de délirer, et de tenir un discours bizarre et d être déficient intellectuel sont des comportements que les personnes atteintes de dépendance alcoolique jugent également plus souvent normaux que l ensemble des personnes interrogées. Consommer régulièrement de l alcool et/ou de la drogue est également considéré comme un comportement moins dangereux par les gens ayant des problèmes avec l alcool que les autres, ainsi que le fait de commettre un viol ou un inceste. Rapport ORS n Mai 2007 p. 19

20 Consommation abusive de drogue La population ayant une dépendance ou une utilisation nocive de drogue(s) ont des représentations différentes de celle de l ensemble de la population. Celles-ci sont illustrées sur la figure 15. Les personnes identifiées comme dépendantes à une drogue ou ayant pris une drogue dans l année écoulée, pensent nettement plus que les autres, que quelqu un qui prend régulièrement de la drogue n est ni «fou», ni «malade mental», ni «dépressif» («aucun des 3» : 80% vs 58%). De même, quelqu un qui délire, hallucine a un comportement attribué d abord au «malade mental» à 48% puis au «fou» (21%), alors que les consommateurs de drogue estiment que l on peut l attribuer en proportion identique au «malade mental» et à «aucun des 3». Quelqu un qui commet un meurtre, jugé dans l ensemble comme un acte associé à un «fou» et au «malade mental», est pour les personnes ayant un trouble lié à la drogue, plutôt attribué au «malade mental» puis à «aucun des 3». Avoir un comportement bizarre est plus souvent associé au «fou» et à «aucun des 3» par cette population. Au niveau de la normalité, les représentations changent également selon le fait de posséder au non ce trouble : ainsi, le fait de consommer régulièrement de la drogue ou de l alcool, de tenter de se suicider ou d être déficient intellectuel, alors jugés comme des comportements ou attitudes «anormaux» par l ensemble des personnes interrogées, sont considérés comme «normaux» par les consommateurs de drogue. Egalement, les comportements associés majoritairement au dépressif 5, les violences et le fait d avoir un discours bizarre sont considérés comme des actes plus normaux par ces personnes que par la totalité des personnes interrogées. Parallèlement, le fait de consommer de la drogue est un comportement considéré comme «peu dangereux» parmi ceux qui en consomment, alors que pour l ensemble des personnes interrogées, il s agit d un comportement «dangereux» (respectivement 46% contre 73%). La perception des consommateurs de drogue est déviée par rapport aux autres : il y a un déplacement et une restructuration des valeurs de notre société. Fig. 15 : Comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon les consommateurs de drogue en Poitou-Charentes FOU Légende : Dangereux Anormaux DEPRESSIF DEPENDANCE OU UTILISATION NOCIVE DE DROGUE MALADE Viol MENTAL Meurtre Pleure Délire Violence proches Violence autres Violence soi Tentative de de suicide Isolé, en retrait Inceste Délire Discours bizarre Attardé Attardé Meurtre Négligé, sale Crises, convulsions Comportement bizarre Alcool Drogue Anxieux AUCUN DES 3 Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Exploitation ORSPEC 5 Pleurer souvent, tenter de se suicider, être isolé en retrait Rapport ORS n Mai 2007 p. 20

21 Avoir un risque suicidaire Les personnes identifiées comme à risque suicidaire attribuent le fait de délirer, d halluciner à un «malade mental» et également à quelqu un qui n est ni «fou», ni «malade mental», ni «dépressif» («aucun des 3»), alors que celui-ci était considéré par la population générale comme une attitude d un «malade mental» et d un «fou». De même, quelqu un qui est déficient intellectuel, attardé a un comportement correspondant majoritairement à «aucun des 3», alors que les personnes repérées comme ayant un risque suicidaire estiment que l on peut l attribuer à «aucun des 3» mais également au «malade mental». Quelqu un d anxieux, jugé dans l ensemble comme un acte associé à un «aucun des 3» est, pour les personnes ayant un risque suicidaire, plutôt attribué à «aucun des 3» mais également au «dépressif». Consommer régulièrement de l alcool ou des drogues est plus souvent perçu comme un comportement de «malade mental» ou de «dépressif». Les actes violents sont plus fréquemment perçus des personnes à risque suicidaire comme l œuvre de «fou» ou de «dépressif». Globalement, tous les comportements sont plus souvent associés au «dépressif». Tenter de se suicider est un comportement jugé comme anormal par l ensemble de la population, alors qu il est considéré comme normal par 53% des personnes à risque suicidaire. De même, les actes violents sont plus souvent estimés comme un geste normal par les personnes présentant un risque suicidaire que par la population générale, ce constat peut être fait également pour ceux qui délirent, hallucinent et ceux qui sont isolés, en retrait. Inversement, ceux qui sont négligés, souvent sales sont des attitudes plus souvent considérées comme anormales pour les personnes ayant un trouble suicidaire que pour l ensemble des personnes interrogées. Les actes violents sont moins souvent jugés dangereux chez les personnes à risque suicidaire que chez les autres. Inversement, le fait de boire régulièrement de l alcool, de faire des crises, des convulsions et d être isolé, en retrait atteignent, un niveau de dangerosité estimé plus élevé pour les personnes souffrant de risque suicidaire que pour les autres. Fig. 16 : Comportements et conduites associés au «fou», au «malade mental» au «dépressif» et jugés comme «anormaux» et «dangereux» selon les personnes à risque suicidaire en Poitou-Charentes FOU Légende : Dangereux Anormaux DEPRESSIF AVOIR UN RISQUE SUICIDAIRE Meurtre Délire Violence proches Violence autres Pleure Tentative de suicide Isolé, en retrait Violence soi Viol Inceste Anxieux MALADE MENTAL Délire Discours bizarre Attardé Attardé Négligé, sale Crises, convulsions Anxieux Comportement bizarre Alcool Drogue AUCUN DES 3 Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Exploitation ORSPEC Rapport ORS n Mai 2007 p. 21

22 EENN FFRRAANNCCEE Les différentes réponses de l ensemble des personnes interrogées en France ainsi que celles des personnes ayant des troubles mentaux identifiés par le MINI, si celles-ci étaient différentes, se situent en annexe 4. En France, l attribution des comportements attribués à un «fou», un «malade mental», un «dépressif» ou à «aucun des trois» reste inchangée que la personne interrogée présente ou non un trouble mental (identifié par le MINI). La seule exception pour «celui qui est attardé, déficient», jugé par l ensemble de la population comme «malade mental» et «aucun des trois», est alors attribué au «malade mental» par ceux qui ont un trouble de l anxiété, un trouble lié à l alcool et/ou à la drogue. En général, ces comportements sont jugés plus souvent comme normaux par les personnes ayant un trouble, quelque soit le trouble, et, paradoxalement, plus fréquemment comme dangereux, exceptés pour les actes de violences (hors suicide). Certains comportements estimés «peu normaux» par l ensemble des personnes interrogées, sont considérés comme «normaux» par les personnes atteintes de problèmes face à l alcool ou/et à la drogue : - «celui qui prend régulièrement de la drogue» est désigné comme un comportement normal parmi ceux qui en consomment, - «celui qui boit régulièrement de l alcool» est jugé normal parmi ceux qui en consomment et qui ont un problème avec la drogue - «celui qui a un comportement bizarre» est considéré comme un comportement normal parmi ceux qui consomment de la drogue. Il existe plus de différences significatives entre les représentations des personnes ayant un trouble, quel que soit le trouble, et l ensemble de la population générale en France qu en Poitou-Charentes. Ceci peut s expliquer par un nombre de personnes interrogées plus important en France, rendant le test statistique plus sensible. Rapport ORS n Mai 2007 p. 22

23 SYNTHESE DES RESULTATS T out le monde est susceptible d être concerné par la santé mentale. En effet, en Poitou- Charentes, plus d une personne sur quatre est susceptible de présenter un trouble mental et cette prévalence est plus importante en France (32%). Les troubles anxieux (19%) puis les troubles dépressifs (12%) sont les troubles les plus fréquents en terme de prévalence. Quelques résultats nous permettent de préciser les représentations des personnes interrogées sur le «fou», le «malade mental» et le «dépressif», termes appartenant au lexique de la santé mentale. La population estime que le «fou», et, à un degré moindre, que le «malade mental» commet des actes dangereux et anormaux dont il n est pas responsable. Il a peu de possibilité de guérison tout en ayant peu conscience de son état et doit être soigné contre son gré si nécessaire par des professionnels de psychiatrie ou à l hôpital psychiatrique par des médicaments. De plus, il est victime d exclusions importantes surtout au niveau professionnel. Le «dépressif», quant à lui, se caractérise plutôt par son attitude de retrait par rapport à la société et à la vie : il pleure, est attiré par le suicide et à tendance à l isolement. Ces actes, dont il est estimé responsable, sont plutôt considérés comme «normaux» et «peu dangereux». Ce sont les événements de la vie qui seraient principalement à l origine du fait de devenir dépressif, et donc cet état est réversible : la guérison est possible selon pratiquement la totalité des personnes interrogées. La population envisage la famille comme un lieu de soin possible. Des différences de représentation vis-à-vis de la santé mentale entre le Poitou-Charentes et la France métropolitaine ont été observées, sachant qu elles sont statistiquement représentatives de la population adulte vivant à domicile pour chaque niveau géographique. Tout d abord, les Picto-Charentais sont plus optimistes face à la guérison possible d un «fou», d un «malade mental» ou d un «dépressif» et d ailleurs, ils se sentent plus volontaires dans l aide à la réhabilitation d un proche «fou», un «malade mental» ou un «dépressif». Cet écart de perception pourrait être expliqué par le fait qu ils déclarent plus souvent connaître dans leur entourage un «malade mental» ou un «dépressif». Une autre hypothèse est que dans la région, par les traditions ancrées, le mode de vie est plus familial. Quant au recours aux soins, les habitants du Poitou-Charentes préconiseraient plus souvent avoir recours au médecin généraliste pour un proche «malade mental» ou pour soi-même. Ils sont également plus nombreux à déclarer être consommateurs de psychotropes que les autres français. D autre part, ils avouent plus fréquemment avoir été soignés pour folie, pour maladie mentale ou pour dépression, et moins souvent par psychothérapie. Enfin, en Poitou-Charentes, les comportements violents sont moins souvent attribués au «fou», et plus souvent au «malade mental» qu en France. Ils estiment également plus souvent que le «dépressif» est plus conscient et responsable de son état et de ses actes et moins exclu de son travail. Les comportements de violence envers ses proches ou autrui sont estimés plus fréquemment comme anormaux en France qu en Poitou-Charentes. Enfin, pleurer souvent et boire régulièrement des boissons alcoolisées sont des comportements plus souvent perçus comme dangereux en Poitou- Charentes qu au niveau national. Ces représentations peuvent aussi varier selon plusieurs critères : le fait de déclarer croire ou pratiquer une religion ainsi que le fait d avoir des troubles mentaux. En Poitou-Charentes, respectivement 57% et 22% déclarent être croyant et/ou pratiquant, ce qui est moins qu en France. La religion catholique est la plus couramment citée dans notre région (93% des personnes souhaitant répondre à cette question). Les comportements et conduites non attribués («ni un fou, ni un malade mental, ni un dépressif») ainsi que le fait de pleurer souvent sont jugés avec plus de sévérité par les croyants et/ou pratiquants plus souvent comme des comportements anormaux et dangereux. Inversement, le fait de tenter de se suicider, d avoir des actes violents sont considérés comme moins souvent dangereux par les croyants que par les autres. Commettre un viol ou un inceste sont des comportements plus fréquemment considérés comme normaux pour les pratiquants que pour les non-pratiquants (5% contre 3%), l inceste étant un acte jugé moins souvent dangereux également (93% contre 97%). Rapport ORS n Mai 2007 p. 23

24 Au niveau général, en Poitou-Charentes, la présence de troubles a peu d influence sur la représentation liée aux comportements, excepté pour les conduites addictives, particulièrement vis-àvis de la drogue, et le risque suicidaire. Cependant, quelques spécificités peuvent être listées pour les autres troubles :!Le fait de pleurer souvent et d être isolé, en retrait, qui sont deux comportements appartenant au champ lexical du dépressif, sont jugés plus fréquemment comme des comportements dangereux par les personnes ayant des troubles de l humeur que par les autres!le fait d être anxieux est estimé plus souvent comme une attitude dangereuse par les personnes repérées par le MINI comme souffrant de troubles anxieux que par l ensemble des personnes interrogées! La violence envers soi-même est plus fréquemment considérée comme un acte normal et tenir un discours bizarre est plus généralement perçu comme un comportement dangereux chez les personnes atteintes de troubles psychotiques que chez les autres, ces deux comportements étant attribués en partie au «malade mental».! Les personnes identifiées comme dépendantes à l alcool ou qui ont une utilisation nocive de l alcool, pensent plus que les autres, que quelqu un qui prend régulièrement de l alcool est «dépressif». Alors que ce comportement était jugé comme anormal par 55% de l ensemble des personnes interrogées, il est alors considéré comme normal par 57% des personnes ayant un problème avec l alcool. De plus, consommer régulièrement de l alcool ou de la drogue sont également considérés comme des comportements moins dangereux par les gens ayant des problèmes avec l alcool que par les autres.! La population ayant une dépendance ou une utilisation nocive de drogue(s) a des représentations différentes de celle de l ensemble de la population. En effet, les personnes identifiées comme dépendantes à une drogue ou ayant pris une drogue dans l année écoulée, pensent nettement plus que les autres, que quelqu un qui prend régulièrement de la drogue n est ni «fou», ni «malade mental», ni «dépressif» («aucun des 3» : 80% vs 58%). Au niveau de la normalité, les représentations changent également selon le fait de posséder au non ce trouble : ainsi, le fait de consommer régulièrement de la drogue ou de l alcool, ou d être déficient intellectuel jugé comme un comportement ou une attitude anormal par l ensemble des personnes interrogées, est considéré comme normal par les consommateurs de drogue. Parallèlement, le fait de consommer de la drogue est un comportement considéré comme peu dangereux parmi ceux qui en consomment, alors que pour l ensemble des personnes interrogées, il s agit d un comportement dangereux.! Les personnes identifiées comme à risque suicidaire estiment que tenter de se suicider est un comportement normal, alors que celui-ci est jugé comme anormal par l ensemble des personnes interrogées. De même, le fait d être isolé, en retrait est estimé comme plus souvent normal par les personnes souffrant de risque suicidaire que par la population générale. Les actes violents sont jugés comme moins dangereux par les personnes à risque suicidaire que par les autres. Inversement, le fait de boire régulièrement de l alcool, de faire des crises, des convulsions et d être isolé, en retrait sont des comportements qui atteignent un niveau de dangerosité plus élevé pour les personnes souffrant de risque suicidaire que pour les autres. Quelques différences observées ici sont à préciser dans les représentations entre ceux qui ont été repérés comme ayant une psychopathologie et la population générale, au niveau régional et national. Ceux qui consomment régulièrement de la drogue ou de l alcool considèrent ce même comportement comme «normal» et «peu dangereux». Ce constat est à mettre en relation avec une absence déclarée de démarche de soin chez les sujets atteints de troubles addictifs 6 : Le fait de se persuader de ne pas consulter un professionnel de santé pour leur problème le banalise-t-il? Ou ils estiment vraiment que leur comportement est normal et ne mérite donc pas de consultation médicale? 6 SAMSON S. Image de la santé mentale dans la pratique de médecine générale à partir d une enquête en population générale, thèse de médecine, Angers, 2005, 137 p. Rapport ORS n Mai 2007 p. 24

25 DISCUSSION L enquête SMPG, par son caractère multicentique, permet de dresser un éventail des différentes représentations en santé mentale de l ensemble de la population générale, tout en les reliant à des critères socio-démographiques, à des troubles mentaux diagnostiqués, aux modes d aide et de soins. Il apparaît également que la famille a un rôle essentiel dans la guérison ou l amélioration des troubles psychiques des proches. Cette étude a permis de confirmer qu en France la population a une image précise du «fou», du «malade mental» et du «dépressif». Il existe une axiologie allant du «fou» (actes meurtriers, dangereux et anormaux) proche du «malade mental» (actes violents, dangereux et anormaux), puis loin derrière, le «dépressif» (actes peu violents, peu dangereux et normaux). Cette échelle des valeurs correspond également à une graduation croissante de la conscience de l état du sujet et de la responsabilité des actes et de l état du sujet. De plus, pour la quasi-totalité des sujets le «fou» ne peut pas guérir, les lieux de prise en charge sont principalement des lieux d hospitalisation. Le malade mental semble avoir besoin de soins principalement par un traitement médicamenteux et une hospitalisation. Le dépressif peut guérir, et même uniquement au sein de sa famille. La région Poitou-Charentes a la spécificité dans cette enquête d avoir une représentation, non pas des quatre sites d enquêtes participant, mais de la région entière grâce à des redressements statistiques. Quelques particularités régionales ont pu être mises en exergue et notamment une tolérance et un dévouement des familles plus marquées. Les habitants du Poitou-Charentes déclarent également mieux connaître l hôpital psychiatrique et avoir une consommation plus importante de médicaments psychotropes. Au niveau épidémiologique, les habitants de Poitou-Charentes sont également moins nombreux à présenter un trouble psychique (repéré par le MINI), notamment au niveau des troubles anxieux. La présence d au moins un trouble mental a peu d influence sur les représentations liées aux comportements proposés dans cette enquête, excepté quand ces comportements sont associés au trouble en lui-même. Par exemple, les comportements dépressifs (pleurer souvent, ) sont différemment jugés parmi les personnes ayant des troubles dépressifs que parmi l ensemble de la population interrogée. Et ceci a aussi une influence sur le recours aux soins. En effet, les personnes souffrant de troubles de l humeur ou de l anxiété estiment que les comportements associés à leur trouble sont plus souvent dangereux. Ils ont d ailleurs des représentations de l accès aux soins sensiblement équivalentes aux sujets qui ne présentent pas de trouble. Inversement, ceux qui consomment régulièrement de la drogue ou de l alcool considèrent ce même comportement comme «normal» et «peu dangereux» alors que ceux-ci déclarent une absence de démarche de soin. Cette différence de représentation d accès aux soins chez les personnes présentant différents troubles psychiques est significative. Plusieurs hypothèses peuvent être émises pour expliquer ces différences : tout d abord, la notion de trouble du jugement en fonction du trouble psychique vécu par le sujet pourrait influencer le choix de l aide envisagé ; puis, des représentations de la maladie mentale trop stigmatisantes pour affronter une prise en charge spécialisée. Enfin, l enquête elle-même comporte quelques limites : tout d abord, la méthode de sondage de cette enquête (méthode par quotas) n est pas aléatoire, tous les résultats présentés ici sont donc des données observées et fournissent donc des pourcentages non encadrés par des intervalles de confiance, ce qui engendre des limites dans l interprétation des données épidémiologiques. D autre part, les représentations situent la maladie dans un système de croyances culturelles, sacrées, magiques ou scientifiques. Pour certains, la représentation sociale n est pas le reflet de la réalité mais une interprétation de cette réalité. Ainsi, si les représentations de la dépression semblent rejoindre les définitions des médecins, en revanche, il existe une stigmatisation importante du «fou», du «malade mental» dont les représentations sont associées aux formes graves de troubles psychiatriques. Rapport ORS n Mai 2007 p. 25

26 Puis, le questionnaire du MINI en tant qu outil d évaluation de prévalence peut avoir des limites : il doit être vu comme une orientation sémiologique et non pas comme un diagnostic au sens clinique et médical du terme. Cet outil a semblé approximatif notamment sur les psychoses, dont le diagnostic était uniquement basé sur les symptômes délirants. Il présente également une validité faible pour les diagnostics de la phobie simple et de l anxiété généralisée, mais, à ce jour, il n existe pas d outil diagnostique standardisé fiable et valide pour toutes les pathologies psychiatriques. D autre part, comme tout autre instrument de dépistage de ce type, le MINI présente également d éventuels problèmes de détection des troubles liés à la consommation abusive d alcool et de drogue : en effet, la fiabilité des réponses dépend en grande partie de la sincérité du répondant au moment de l enquête. Toutefois, sa fiabilité et sa validité sont reconnus pour la plupart des regroupements nosologiques et ce questionnaire a l avantage de permettre une utilisation simple et une passation courte. Rapport ORS n Mai 2007 p. 26

27 BIBLIOGRAPHIE ANGUIS M., DE PERETTI Ch., CHAPIREAU F. Les personnes suivies régulièrement pour troubles psychiques ou mentaux. Etudes et Résultats. Avril N p. BELLAMY V., ROELANDT J.L., CARIA A. Troubles mentaux et représentations de la santé mentale. Santé Mentale. Décembre N 93. p BELLAMY V., ROELANDT J.L., CARIA A. Troubles mentaux et représentations de la santé mentale : premiers résultats de l enquête santé mentale en population générale. Etudes et Résultats. Octobre N p. BOUET R., DEBARRE J., CHABAUD F., La santé mentale en population générale : images et réalités. Enquête en Poitou-Charentes. Rapport ORS Poitou-Charentes n 95; janvier 2004, 129 pages. BRYDEN B. Apport d une démarche d épidémiologie multicentrique à une réflexion sur une clinique transculturelle de la maladie dépressive. Information Psychiatrique. Janvier p. CARIA A., BELLAMY V., ROELANDT J.L., KERGALL A. Images et réalités de la santé mentale en France. Revue Confluences. Institut Wallon pour la santé mentale. Mars p. CHAPIREAU F. Les recours aux soins spécialisés en santé mentale. Etudes et Résultats. Novembre N p. LAMBOY B. La santé mentale : état des lieux et problématique. Santé Publique Vol. 17. N 4. p LEROUX I., MORIN T., Facteurs de risqué des épisodes dépressifs en population générale, DREES, Etudes et résultats n 545, décembre 2006 ROELANDT J.L., CARIA A., MONDIERE G. La santé mentale en population générale : images et réalités. Présentation générale de l enquête. Information Psychiatrique. Mars N 3. p ROELANDT J.L., CARIA A. La Santé Mentale en Population Générale : Image et Réalité. Rapport de la 1 ère phase d enquête Synthèse. Juin p. ROELANDT J.L., CARIA A., ANGUIS M., BENOIST J., BRYDEN B., DEFROMONT L. La Santé Mentale en Population Générale : images et réalités. Résultats de la première phase d enquête Information Psychiatrique. Décembre p. ROELANDT J.L. Culture et Santé mentale. Information Psychiatrique. Janvier p. SAMSON S. Image de la santé mentale dans la pratique de médecine générale à partir d une enquête en population générale, thèse de médecine, Angers, 2005, 137 p. SURAULT P. Représentations, stigmatisation, discrimination. Santé Mentale. Décembre N 93. p Rapport ORS n Mai 2007 p. 27

28 ANNEXES ANNEXE 1 : DESCRIPTION GENERALE DE L ENQUETE SMPG CONTEXTE DE L ETUDE L enquête «santé mentale en population générale : images et réalités» (SMPG) est une rechercheaction internationale multicentrique menée par l Association Septentrionale d Epidémiologie Psychiatrique (ASEP) et le Centre Collaborateur de l Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, Lille, France), en collaboration avec la Direction de la Recherche, des Etudes, de l Evaluation et des Statistiques (DREES) et le Département d Information et de Recherche Médicale (DIRM) de l EPSM-Lille-Métropole. RAPPEL DES OBJECTIFS GENERAUX Les deux objectifs principaux de cette recherche-action sont les suivants : évaluer la prévalence des principaux troubles mentaux dans la population générale. C est l axe épidémiologique. décrire les représentations liées à la «folie», à la «maladie mentale», à la «dépression» et aux différents modes d aides et de soins (psychiatriques, traditionnels, médecine parallèle), dans la population générale. C est l axe socio-anthropologique. Les objectifs secondaires de cette recherche-action sont ceux inhérents à l utilisation d une méthode participative des équipes de terrain, à savoir : - Former les acteurs de terrain : former les équipes de secteur psychiatrique à la méthodologie de recherche, sensibiliser les acteurs de santé primaire sur l importance de la prévention des maladies et la prise en compte des facteurs culturels dans le soin - Sensibiliser les partenaires sociaux, administratifs et politiques aux problèmes de promotion de la santé mentale, de prévention de la maladie mentale et de prise en charge des malades mentaux, en les impliquant et les sollicitant à chaque étape de recherche. - Promouvoir le développement d une pratique psychiatrique communautaire. La philosophie générale de l enquête vise à promouvoir l instauration d une psychiatrie communautaire, ouverte sur la ville et proche des citoyens. MATERIEL ET METHODES DE L ENQUETE SMPG Il s agit d une enquête épidémiologique multicentrique en population générale. Le champ de l enquête est l ensemble de la population majeure, à l exception des personnes marginalisées et des personnes hospitalisées. La population générale a été sensibilisée à la participation à l enquête par la diffusion d une information par voie de presse, par la télévision (actualités régionales) et par les élus locaux. L enquête se déroule dans les lieux de vie des villes et des villages (marchés, grandes surfaces, poste, mairie, ) après information et consentement des élus et des responsables des lieux d enquête privés. Les données ont été recueillies par des questionnaires administrés, en entretien en face-à-face, à un échantillon de personnes établi par la méthode des quotas, par des enquêteurs étudiants spécialement formés à cette passation. Les équipes de recherche ayant mené l enquête sont des professionnels de terrain (membres d équipes de psychiatrie) ou de futurs professionnels de la santé (étudiants en soins infirmiers, en psychologie, en médecine). L enquête permet de les sensibiliser à la méthodologie de recherche et à la thématique abordée : changer l image de la psychiatrie, mieux prendre en compte les attentes de la population, ouvrir ses pratiques de soins à la communauté, «sortir» de l hospitalo-centrisme. Rapport ORS n Mai 2007 p. 28

29 Le contact et la sensibilisation des partenaires sociaux administratifs et politiques sont donc un préalable indispensable à la réalisation du recueil de données. Ces rencontres constituent souvent l amorce des partenariats plus durables et solidaires entre équipes de soins et partenaires de la cité. 1) Le questionnaire Le questionnaire permettait, pour chaque personne interrogée, d une part d explorer ses propres représentations de la maladie mentale et des différents modes d aide et de soins disponibles et d autre part, d estimer la présence de troubles psychiatriques actuels ou passés et les recours thérapeutiques utilisés. Le questionnaire est composé de 4 volets différents : 1. Le questionnaire du MINI (axe épidémiologique) qui est un questionnaire diagnostique structuré, développé et validé par une équipe franco-américaine et déjà utilisé dans de nombreuses enquêtes épidémiologiques internationales. Il permet d évaluer les prévalences des différents troubles recensés, à partir d estimations de diagnostics définis selon la Classification Internationale des Maladies de l OMS (CIM10). Ainsi, si une personne répond positivement à un nombre déterminé de symptômes, il y a de forte chance qu elle présente le tableau clinique correspondant. La durée de passation du MINI varie en fonction du nombre de symptômes présentés dans l enquête (en moyenne 30 minutes). Les diagnostics recensés sont : - Troubles dépressifs ou troubles de l humeur : épisode dépressif majeur, dysthymie, épisode maniaque pendant la vie - Troubles anxieux : agoraphobie, trouble panique, phobie sociale, anxiété généralisée, état de stress post-traumatique - Troubles liés à la consommation d alcool ou de drogue - Troubles psychotiques : actuels ou passés - Le risque suicidaire - Les troubles d insomnie (non disponible dans le fichier national) 2. La fiche complémentaire du MINI : elle est remplie selon les périodes de temps des troubles diagnostiqués afin de connaître les éventuels recours thérapeutiques utilisés par la personne et d évaluer sa satisfaction par rapport aux recours effectués. Elle évalue également le sentiment d être malade ainsi que la gène occasionnée par le trouble dans sa vie quotidienne et au travail. 3. Le questionnaire sur les représentations de la folie et de la maladie mentale permet d explorer l axe socio-anthropologique. Ce questionnaire a été développé selon une méthodologie validée par l OMS. Il est constitué d une cinquantaine de questions ouvertes, semi-ouvertes (en pré-codage) et fermées et complété par un guide de passation pour les enquêteurs. Il est administré par des enquêteurs formés à la passation selon la même méthodologie dans tous les sites. Il permet d explorer les représentations liées à la folie, la maladie mentale, la dépression (ainsi que le fou, le malade mental, le dépressif) ainsi que celles liées aux différents modes d aides et de soins (psychiatrie, médecine parallèle, traditionnelle ou autres). 4. Un questionnaire d identification permettant le recueil de données socio-démographiques des sujets interrogés (sexe, âge, situation maritale, niveau d étude atteint, emploi occupé, revenu familial mensuel, religion). 2) L échantillonnage Afin d obtenir un effectif suffisant de sujets par type de pathologies recensées avec un risque de 5 %, au minimum 900 personnes par site devaient être inclues dans l échantillon. Afin de constituer un échantillon représentatif de la population générale, la méthode des quotas a été choisie : La composition communale de chaque secteur psychiatrique a été communiquée aux services statistiques des délégations régionales de l INSEE, la DREES a alors été sollicitée afin de calculer les quotas de chaque site. Les quotas ainsi réalisés sont basés sur la structure de la population de ces zones issues du recensement de la population de 1999, selon les caractéristiques suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et niveau d étude atteint des individus. Rapport ORS n Mai 2007 p. 29

30 La zone géographique choisie pour le tirage des échantillons était celle délimitée par les secteurs psychiatriques impliqués dans l enquête. Plusieurs raisons sont à l origine de ce choix : L offre de soins varie beaucoup d une région à l autre, et à l intérieur d une même région d un secteur à l autre Les membres des équipes de secteur psychiatrique sont très engagés dans le suivi et la réalisation de l enquête (recueil de données) Les données de description de l offre de soins sont disponibles par secteur et permettent une comparaison inter-secteur. 3) L enquête en Poitou-Charentes Thouars (4ème secteur) Châtellerault (4ème secteur) Niort (3ème secteur) Angoulême (3ème secteur) Fig.1 : Secteurs psychiatriques ayant participés à l enquête SMPG en Poitou-Charentes Quatre secteurs psychiatriques ont participé à l enquête en Poitou-Charentes (fig.1) : - secteur 3 du centre hospitalier Camille Claudel (site Sud-Charente, 16) - secteur 4 du centre hospitalier du Nord Deux-Sèvres, (site Nord Deux-Sèvres, 79) - secteur 3 du centre hospitalier de Niort (site sud Deux-Sèvres, 79) - secteur 4 du centre hospitalier Henri Laborit (site de Châtellerault, 86). La phase principale de recueil des données s est déroulée de janvier à avril 2002 dans les 4 sites. De plus, afin de rendre l échantillon obtenu représentatif du Poitou-Charentes, et non pas simplement des 4 secteurs impliqués dans l enquête, des redressements statistiques ont été nécessaires. Ces redressements, fournis par la DRESS, se basent sur la structure de la population régionale de 18 ans et plus au recensement général de la population en 1999 selon 3 critères : le sexe et l âge ainsi que le niveau d études. Au total, l échantillon redressé comporte individus. L enquête sur le terrain Comme dans chaque site français, les élèves de l Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et de l Institut Régional des Travailleurs Sociaux (IRTS) ont été sollicités pour être enquêteurs sur le terrain. Après avoir reçu une formation de 3 jours, les étudiants ont ensuite récolté les données sur le terrain ; certains ont intégré cette expérience dans leur travail de fin d étude. Cette formation était assurée par un représentant du Centre Collaborateur OMS (CCOMS). Chaque enquêteur disposait d un guide pour la cotation des questionnaires regroupant des recommandations détaillées pour le remplissage et le codage des 4 questionnaires d enquête. Pour chaque secteur, on attribuait 30 étudiants et 30 entretiens par étudiant pendant 3 semaines. En amont, les équipes de secteur devaient préparer les conditions de ces entretiens : informer les Rapport ORS n Mai 2007 p. 30

31 populations, les élus, notamment avec l aide de la presse écrite et de la radio ainsi que réserver les locaux pour les entretiens. L analyse des données Les questionnaires ont été saisis sous Epi-Info par l ORS. De même, l analyse des données a été réalisée par l ORS avec le logiciel d analyse statistique SAS. Le plan d analyse a été mis au point par l ORS, en concertation avec les responsables de secteurs psychiatriques concernés et faisant partie de l ARPCIMEP (Association Régionale de Poitou-Charentes pour l Information Médicale et Epidémiologie en Psychiatrie), et basé sur le plan d analyse utilisé dans le rapport de la première phase ( ) de cette enquête dans d autres secteurs. Le traitement des questions ouvertes a été effectué avec le logiciel ALCESTE. Une journée de restitution régionale de l enquête a eu lieu le 1 er octobre 2003 au lycée St Jacques de Compostelle à Poitiers avec une vingtaine d intervenants, les actes de cette journée ont d ailleurs fait l objet d une publication. 7 4) L enquête en France métropolitaine et à l étranger Cette enquête a été réalisée auprès de personnes de 18 ans et plus en France métropolitaine et dans les Départements d Outre Mer (Dom) mais également en Algérie, en Belgique, aux Comores, en Grèce, à Madagascar, à l Ile Maurice et en Mauritanie. Un échantillon national (France métropolitaine) a été constitué en agrégeant les données d une cinquantaine de sites français, dont l enquête a eu lieu principalement entre 1999 et Les données ont été redressées pour être représentatives de la population française âgée de 18 ans ou plus sur l âge, le sexe, le niveau d études, la catégorie socioprofessionnelle et la situation vis-à-vis de l emploi. Cet échantillon national compte individus. 7 R.Bouet, J. Debarre, F. Chabaud, La santé mentale en population générale : images et réalités. Enquête en Poitou-Charentes. Rapport ORS Poitou-Charentes n 95; janvier 2004, 129 pages. Rapport ORS n Mai 2007 p. 31

32 ANNEXE 2 : CARACTERISTIQUES RELIGIEUSES EN POITOU-CHARENTES ET EN FRANCE Poitou- Charentes Être Croyant 57,1 % NSP-Refus : 2,3% Être Pratiquant 22,4 % NSP-Refus : 1,3% Religion Catholique 92,4 % Autres 4,0 % Musulmane 1,9 % Protestante 1,7 % France 58,6 % NSP-Refus : 1,7% 26,2% NSP-Refus : 2,2% Catholique 82,8 % Musulmane 8,0 % Autres 6,1 % Protestante 3,1 % ANNEXE 3 : COMPORTEMENTS ET CONDUITES LES PLUS FREQUEMMENT ASSOCIES AU «FOU», AU «MALADE MENTAL» AU «DEPRESSIF» ET JUGES COMME «ANORMAUX» ET «DANGEREUX» EN POITOU- CHARENTES Comportements et conduites associés au «fou» Quelqu'un qui % commet un meurtre 42,1 commet un viol 33,6 commet un inceste 31,7 bat régulièrement ses proches 25,3 est violent avec les autres 24,2 délire, hallucine 21,4 Comportements et conduites associés au «dépressif» Quelqu'un qui %...pleure souvent, qui est triste 85,3...tente de se suicider 80,6 est isolé, en retrait, seul 56,8 est anxieux 36,1 est violent envers soi 26,3 boit régulièrement de l'alcool 24,4 prend régulièrement de la drogue 21,8 Comportements et conduites jugés comme «dangereux» Quelqu'un qui % commet un meurtre 98,7 commet un viol 98,3 bat régulièrement ses proches 97,2 commet un inceste 96,2 est violent avec les autres 92,5 est violent envers soi 77 boit régulièrement de l'alcool 73,7 prend régulièrement de la drogue 72,1. Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CC Champ : Poitou-Charentes Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Légende : En rouge : pourcentage plus élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes En vert et italique : pourcentage moins élevé pour la France que pour le Poitou-Charentes. Comportements et conduites associés au «malade mental» Quelqu'un qui % commet un viol 53 commet un inceste 52,3 délire, hallucine 48,3 est violent envers soi 43,8 bat régulièrement ses proches 43,3 est violent avec les autres 42,3 est déficient intellectuel, attardé 42,3 Comportements et conduites associés à aucun des 3 Quelqu'un qui % est négligé, souvent sale 75,7 fait des crises, des convulsions 70,5 boit régulièrement de l'alcool 65,4 a un comportement bizarre 63,5 est anxieux 61,0 prend régulièrement de la drogue 58,8 est déficient intellectuel, attardé 52,4 Comportements et conduites jugés comme «anormaux» Quelqu'un qui % commet un viol 96,6 commet un inceste 96,4 commet un meurtre 93,8 bat régulièrement ses proches 92,2 est violent avec les autres 89,8 est violent envers soi 86,9 délire, hallucine 83,2 Rapport ORS n Mai 2007 p. 32

33 ANNEXE 4 : ATTRIBUTIONS DES COMPORTEMENTS ET CONDUITES ASSOCIES AU «FOU», AU «MALADE MENTAL» AU «DEPRESSIF» ET JUGES COMME «ANORMAUX» ET «DANGEREUX» SELON L ENSEMBLE DES PERSONNES INTERROGEES AINSI QUE SELON LE FAIT DE PRESENTER UN TROUBLE MENTAL EN POITOU-CHARENTES Quelqu'un qui pleure souvent, qui est la plupart du temps triste tente de se suicider prend régulièrement de la drogue boit régulièrement de l'alcool bat régulièrement ses proches est violent avec les autres est violent envers soi délire, hallucine est déficient intellectuel, attardé fait des crises, des convulsions...a un comportement bizarre Ensemble pers. Interrogées Avoir au moins un trouble Trouble de l'humeur Trouble de l'anxiété Trouble psychotique Consommation abusive d'alcool Consommation abusive de drogue Risque suicidaire Fou 0 Malade mental 0,9 Dépressif 85,3 Aucun des 3 13,8 Normal 65,4 68,8 74,5 77,8 Dangereux 16,5 20,9 Fou 1,8 Malade mental 8,2 Dépressif 80,6 Aucun des 3 9,4 Normal 45,5 49,0 65,5 52,8 Dangereux 56,3 Fou 7,5 3,9 7,3 Malade mental 12 2,9 13,0 Dépressif 21,8 12,9 27,7 Aucun des 3 58,7 80,4 52,0 Normal 36,9 46,6 66,3 Dangereux 72,1 62,2 46,3 Fou 3,6 3,2 4,4 3,3 2,5 2,0 Malade mental 6,6 8,3 10,6 8,4 3,0 10,9 Dépressif 24,4 28,7 31,2 27,9 36,5 31,3 Aucun des 3 65,4 59,8 53,9 60,5 58,0 55,8 Normal 44,7 57,4 60,5 Dangereux 73,7 77,6 80,5 80,2 78,7 Fou 25,3 28,0 31,2 28,1 31,8 26,5 Malade mental 43,3 44,5 42,1 45,8 36,4 48,6 Dépressif 10,9 11,4 10,8 11,3 17,1 9,9 Aucun des 3 20,5 16,1 15,9 14,8 14,8 15,0 Normal 7,8 Dangereux 97,2 95,6 Fou 24,2 27,2 27,7 27,2 28,0 26,2 Malade mental 42,3 40,8 37,7 43,3 36,7 36,4 Dépressif 14,4 18,0 20,9 17,7 23,7 20,1 Aucun des 3 19,1 14,0 13,7 11,8 11,7 17,4 Normal 10,2 21,1 13,2 Dangereux 92,5 100,0 89,9 Fou 18,7 18,8 18,0 17,9 17,4 Malade mental 43,8 43,3 42,3 44,1 36,5 Dépressif 26,3 30,1 32,7 30,2 36,4 Aucun des 3 11,2 7,9 7,0 7,8 9,8 Normal 13,1 16,2 18,2 27,4 28,3 19,9 Dangereux 77 71,8 Fou 21,4 26,1 21,6 26,4 29,7 23,7 18,9 Malade mental 48,3 41,0 39,5 43,3 42,4 36,5 42,8 Dépressif 13 13,0 14,9 13,8 5,7 4,1 15,1 Aucun des 3 17,3 19,9 24,1 16,6 22,3 35,7 23,2 Normal 16,8 24,3 31,8 21,1 Dangereux 51,4 Fou 3,1 5,3 2,8 Malade mental 42,3 41,1 44,7 Dépressif 2,2 3,6 4,4 Aucun des 3 52,4 50,1 48,1 Normal 35,1 48,3 61,4 Dangereux 13,8 18,5 Fou 2,2 2,4 2,5 2,4 1,2 Malade mental 17,6 17,4 19,0 18,1 19,5 Dépressif 9,7 13,0 16,9 21,8 16,0 Aucun des 3 70,5 67,2 61,6 57,7 63,3 Normal 41 Dangereux 35,1 38,1 41,7 39,6 40,7 Fou 9,6 14,6 15,2 Malade mental 14,6 12,9 5,3 Dépressif 12,3 14,4 1,4 Aucun des 3 63,5 58,1 78,1 Normal 47,7 42,3 Dangereux 25,5 31,4 Rapport ORS n Mai 2007 p. 33

34 Quelqu'un qui...a un discours bizarre est négligé, souvent sale est isolé, en retrait, seul est anxieux commet un viol commet un inceste commet un meurtre Ensemble pers. Interrogées Avoir au moins un trouble Trouble de l'humeur Trouble de l'anxiété Trouble psychotique Consommation abusive d'alcool Consommation abusive de drogue Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : Poitou-Charentes Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Risque suicidaire Fou 17,2 Malade mental 33,4 Dépressif 8,1 Aucun des 3 41,3 Normal 29,4 40,2 Dangereux 16,2 25,1 Fou 1,3 1,9 2,0 Malade mental 4,4 6,1 4,3 Dépressif 18,6 24,9 24,5 Aucun des 3 75,7 67,2 69,3 Normal 49,3 41,8 43,3 Dangereux 4,7 8,9 7,4 Fou 0,5 0,6 Malade mental 3,4 2,8 Dépressif 56,8 63,2 Aucun des 3 39,3 33,3 Normal 58,4 72,5 63,3 Dangereux 10,3 12,3 13,9 13,5 13,7 Fou 0,3 0,7 1,3 0,5 Malade mental 2,5 3,4 3,5 4,1 Dépressif 36,1 38,8 42,7 46,0 Aucun des 3 61,1 57,0 52,4 49,4 Normal 73,7 Dangereux 4,9 8,4 7,0 Fou 33,6 38,9 39,0 Malade mental 53 50,8 50,7 Dépressif 1,6 1,4 1,3 Aucun des 3 11,8 9,0 9,0 Normal 3,6 Dangereux 98,3 95,9 Fou 31,7 36,5 36,4 36,8 32,2 Malade mental 52,3 49,5 47,3 49,7 50,9 Dépressif 2,4 2,8 4,0 3,1 4,6 Aucun des 3 13,6 11,1 12,3 10,5 12,4 Normal 3,4 Dangereux 96,2 89,0 Fou 42,1 46,2 46,9 26,4 Malade mental 33,6 33,1 32,3 42,1 Dépressif 4 2,3 2,1 1,7 Aucun des 3 20,3 18,4 18,7 29,8 Normal 6,2 Dangereux 98,7 97,6 Note de lecture : pour chacun des comportements ou conduites listés, la somme des pourcentages de l attribution de ce comportement au «fou», au «malade mental» au «dépressif» ou à «aucun des 3» est égale à 100 %. De même, seule l indication «normal» est indiquée, pour avoir la proportion de personnes qui considère que ce comportement est «anormal», il suffit de faire la différence avec 100, ceci est aussi valable pour la dangerosité : par exemple, quelqu un qui pleure souvent est un comportement jugé comme normal par 65,4 % des personnes interrogées (donc comme anormal par 34,6 %) et comme dangereux par 16,5 % (donc comme pas dangereux par 83,5 %). D autre part, pour les réponses des personnes souffrant au moins d une psychopathologie, seules les réponses différentes statistiquement de l ensemble des personnes interrogées sont indiquées. Enfin, les proportions indiquées en gras sont les réponses majoritairement citées (à plus de 50%), ou les deux réponses les plus couramment données. Rapport ORS n Mai 2007 p. 34

35 ANNEXE 5 : ATTRIBUTIONS DES COMPORTEMENTS ET CONDUITES ASSOCIES AU «FOU», AU «MALADE MENTAL» AU «DEPRESSIF» ET JUGES COMME «ANORMAUX» ET «DANGEREUX» SELON L ENSEMBLE DES PERSONNES INTERROGEES AINSI QUE SELON LE FAIT DE PRESENTER UN TROUBLE MENTAL EN FRANCE METROPOLITAINE Quelqu'un qui pleure souvent, qui est la plupart du temps triste tente de se suicider prend régulièrement de la drogue boit régulièrement de l'alcool bat régulièrement ses proches est violent avec les autres est violent envers soi délire, hallucine est déficient intellectuel, attardé fait des crises, des convulsions...a un comportement bizarre Ensemble pers. Interrogées Avoir au moins un trouble Trouble de l'humeur Trouble de l'anxiété Trouble psychotique Consommation Consommation abusive de abusive d'alcool drogue Risque suicidaire Fou 0,2 0,3 0,2 0,4 0,3 Malade mental 1,1 1,3 0,9 0,6 1,3 Dépressif 86,7 87,6 87,9 84,1 84,3 Aucun des ,8 11,0 15,0 14,0 Normal 62,4 64,5 66,0 64,8 68,4 66,1 67,1 Dangereux 14,6 16,2 18,5 15,9 20,3 21,1 16,9 Fou 3,1 3,4 3,0 4,3 5,2 4,0 3,0 Malade mental 8,3 8,1 7,9 9,7 7,6 6,6 6,4 Dépressif 79,7 79,8 81,1 74,1 76,1 78,0 80,2 Aucun des 3 8,9 8,6 8,1 11,9 11,2 11,5 10,3 Normal 38,3 40,0 43,0 40,4 45,8 41,9 47,8 Dangereux 60,9 62,1 62,9 58,9 Fou 9,3 10,0 10,4 10,2 9,5 4,0 9,6 Malade mental 12,4 12,7 13,9 12,6 14,4 3,5 12,9 Dépressif 18,9 19,6 21,5 20,6 22,0 16,3 21,4 Aucun des 3 59,4 57,8 54,3 56,6 54,1 76,2 56,1 Normal 30,7 33,1 32,4 31,8 39,7 39,4 57,6 35,4 Dangereux 76 77,8 77,3 70,8 66,7 52,9 Fou 3,9 4,0 4,1 4,2 5,0 2,6 3,6 4,1 Malade mental 7 7,3 8,4 7,2 8,3 5,2 4,1 8,2 Dépressif 24,2 27,8 31,3 29,2 28,9 26,3 25,3 29,6 Aucun des 3 64,9 60,9 56,3 59,5 57,7 65,9 67,0 58,0 Normal 42,7 44,0 47,1 56,6 57,6 Dangereux 71,1 73,6 73,9 56,7 65,2 73,8 Fou 30,9 32,8 32,5 32,5 29,5 35,1 32,8 30,3 Malade mental 40,2 40,3 39,7 41,4 38,9 36,1 43,0 41,0 Dépressif 8,5 9,4 10,4 9,3 13,4 9,9 8,6 9,6 Aucun des 3 20,4 17,6 17,3 16,8 18,2 18,9 15,7 19,2 Normal 6,4 7,3 9,9 7,5 Dangereux 97 96,2 97,4 95,9 94,8 96,4 Fou 28,9 30,5 29,6 30,2 29,1 31,4 31,2 28,1 Malade mental 42,5 41,5 39,8 42,7 35,6 38,6 38,7 41,0 Dépressif 11 12,7 15,3 12,8 19,1 11,8 12,8 14,2 Aucun des 3 17,6 15,3 15,3 14,3 16,2 18,3 17,3 16,8 Normal 9,2 10,1 11,2 14,3 13,8 13,8 11,8 Dangereux 93,4 92,3 90,9 92,3 Fou 21,8 22,1 21,4 21,1 19,6 24,8 22,2 19,6 Malade mental 44,9 42,6 40,2 43,5 38,5 38,4 40,7 39,3 Dépressif 24 27,0 29,6 27,8 32,3 27,2 28,0 32,6 Aucun des 3 9,3 8,3 8,8 7,6 9,7 9,6 9,0 8,6 Normal 10,5 12,8 15,0 12,7 16,8 15,2 15,7 15,8 Dangereux 80 79,2 78,3 75,3 76,3 77,8 Fou 27,9 29,4 27,9 29,4 28,2 33,0 35,7 27,4 Malade mental 48,4 45,0 43,5 45,6 41,2 41,1 39,3 46,0 Dépressif 9,1 10,1 12,3 10,4 12,5 8,3 4,7 11,1 Aucun des 3 14,5 15,5 16,3 14,5 18,1 17,7 20,4 15,5 Normal 14,4 16,7 18,4 16,4 21,2 19,0 19,1 17,7 Dangereux 50,3 52,2 51,4 46,9 Fou 3,4 3,9 3,9 3,5 5,5 4,8 3,5 Malade mental 47,8 49,8 48,5 50,0 51,7 52,9 47,6 Dépressif 1,9 2,2 3,0 2,0 1,4 1,2 2,6 Aucun des 3 46,8 44,1 44,6 44,5 41,5 41,0 46,3 Normal 31 32,8 34,5 33,4 36,2 37,6 34,8 Dangereux 13,8 14,1 15,7 17,4 14,8 15,0 Fou 3,3 3,4 3,2 3,1 4,8 4,1 3,2 3,5 Malade mental 20,7 20,7 20,9 20,6 21,9 21,0 17,9 21,6 Dépressif 8,4 10,6 13,5 10,8 13,1 12,1 11,5 10,4 Aucun des 3 67,6 65,2 62,4 65,6 60,2 62,9 67,5 64,6 Normal 37,2 38,6 39,2 38,9 39,5 Dangereux 35,1 35,3 37,0 35,8 35,9 Fou 13,5 14,3 13,4 13,5 13,2 18,3 17,0 13,3 Malade mental 17,6 17,2 18,0 17,6 15,2 15,2 10,9 15,6 Dépressif 10,5 11,7 14,3 12,6 13,1 9,1 7,2 13,6 Aucun des 3 58,3 56,8 54,4 56,3 58,5 57,5 65,0 57,5 Normal 41,2 42,6 42,6 48,1 46,1 51,6 44,4 Dangereux 27,3 27,3 29,4 27,8 30,1 27,9 Rapport ORS n Mai 2007 p. 35

36 Quelqu'un qui...a un discours bizarre est négligé, souvent sale est isolé, en retrait, seul est anxieux commet un viol commet un inceste commet un meurtre Ensemble pers. Interrogées Avoir au moins un trouble Trouble de l'humeur Trouble de l'anxiété Trouble psychotique Consommation Consommation abusive de abusive d'alcool drogue Risque suicidaire Fou 21 21,2 19,8 20,7 21,4 25,5 29,5 20,2 Malade mental 34 32,6 32,6 33,2 28,8 26,9 23,6 32,8 Dépressif 7,3 8,2 9,5 8,3 11,0 8,0 5,5 9,3 Aucun des 3 37,7 38,0 38,1 37,8 38,9 39,6 41,5 37,7 Normal 27 29,0 29,8 28,8 30,6 32,6 34,7 30,4 Dangereux 15,6 16,1 17,3 19,3 Fou 2,3 2,7 3,0 2,4 3,4 3,6 2,6 Malade mental 4,8 5,0 5,8 5,2 6,5 4,8 5,0 Dépressif 23,4 24,8 26,3 26,1 27,8 22,1 26,9 Aucun des 3 69,5 67,6 64,8 66,4 62,4 69,5 65,5 Normal 44,7 42,9 50,2 48,1 Dangereux 5,4 6,4 7,9 6,5 9,6 7,2 7,8 Fou 0,8 1,0 0,9 0,8 1,7 1,5 1,7 Malade mental 3 2,7 3,4 2,7 3,8 2,6 1,7 Dépressif 62,4 65,7 67,3 67,2 57,0 62,3 64,7 Aucun des 3 33,7 30,6 28,4 29,3 37,6 33,5 31,9 Normal 55,5 56,8 59,9 60,5 59,1 58,9 Dangereux 10,2 11,9 13,9 12,1 14,6 12,6 15,2 13,2 Fou 0,5 0,6 0,9 0,5 1,1 0,9 0,5 Malade mental 2,6 2,6 2,7 2,4 4,1 3,5 2,6 Dépressif 36,7 39,9 45,2 40,8 42,8 38,2 42,4 Aucun des 3 60,2 56,9 51,1 56,4 52,0 57,5 54,4 Normal 73 73,9 71,5 74,8 Dangereux 5,8 6,7 8,4 6,7 9,0 8,3 9,4 7,3 Fou 39,5 41,7 41,9 41,4 39,2 44,0 40,0 Malade mental 45,9 45,6 45,6 46,0 46,7 43,5 44,3 Dépressif 1,1 1,1 1,2 1,2 2,6 1,3 1,4 Aucun des 3 13,4 11,5 11,3 11,5 11,5 11,2 14,3 Normal 3,2 3,6 3,9 5,4 4,6 4,6 5,0 Dangereux 98,5 97,9 Fou 37,7 39,9 40,3 39,4 34,8 42,1 37,8 Malade mental 46,2 45,8 45,1 46,1 48,5 43,5 44,2 Dépressif 1,3 1,4 1,6 1,4 2,3 1,7 1,7 Aucun des 3 14,7 13,0 13,0 13,2 14,3 12,6 16,3 Normal 3,3 3,7 4,0 6,5 5,2 4,9 Dangereux 96,4 95,8 93,6 94,7 94,7 95,1 Fou 44,8 47,2 47,7 47,6 45,2 44,7 Malade mental 29,5 29,0 28,9 28,7 28,3 27,8 Dépressif 2,6 2,9 3,4 2,9 4,1 3,1 Aucun des 3 23,1 20,9 20,1 20,8 22,5 24,4 Normal 6,6 7,1 7,4 11,1 9,3 8,7 8,7 Dangereux 98,3 97,6 96,8 97,0 97,7 Source : Enquête SMPG Ministère de la Santé et de la protection sociale, DREES-ASEP-CCOMS-EPSM-Lille-Métropole Champ : France métropolitaine Personnes âgées de 18 ans et plus. Exploitation ORSPEC Note de lecture : pour chacun des comportements ou conduites listés, la somme des pourcentages de l attribution de ce comportement au «fou», au «malade mental» au «dépressif» ou à «aucun des 3» est égale à 100 %. De même, seule l indication «normal» est indiquée, pour avoir la proportion de personnes qui considère que ce comportement est «anormal», il suffit de faire la différence avec 100, ceci est aussi valable pour la dangerosité : par exemple, quelqu un qui pleure souvent est un comportement jugé comme normal par 62,4 % des personnes interrogées (donc comme anormal par 37,6 %) et comme dangereux par 14,6 % (donc comme pas dangereux par 85,4 %). D autre part, pour les réponses des personnes souffrant au moins d une psychopathologie, seules les réponses différentes statistiquement de l ensemble des personnes interrogées sont indiquées. Enfin, les proportions indiquées en gras sont les réponses majoritairement citées (à plus de 50%), ou les deux réponses les plus couramment données. Rapport ORS n Mai 2007 p. 36

37 ANNEXE 6 : LEXIQUE DES PSYCHOPATHOLOGIES Le MINI (Mini International Neuropsychiatric Interview) a été développé afin de disposer d un entretien diagnostique structuré qui soit court, fiable et validé. Les réponses positives fournissent un score, qui, grâce à la fixation d un seuil, permettent de diagnostiquer ou non la pathologie. Cette classification des psychopathologies repose sur la 10 ème révision de la Classification Internationale des Maladies (CIM 10). L enquête SMPG explore plusieurs types de troubles : TROUBLES DE L HUMEUR La dépression se manifeste par une tristesse de l humeur, une perte d intérêt pour toute activité et une baisse d énergie. Les autres symptômes sont une diminution de l estime de soi et de confiance en soi, une culpabilité injustifiée, des idées de mort et de suicide, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et une perte d appétit. Les états dépressifs sont courants, surtout après une épreuve douloureuse, mais on ne diagnostique un trouble dépressif que si les symptômes atteignent un certain seuil et durent au moins deux semaines. 1. Episode dépressif (au cours des 2 dernières semaines) : Au cours des épisodes typiques, le sujet présente un abaissement de l humeur, une réduction de l énergie et une diminution de l activité. On observe aussi une diminution du plaisir, de l intérêt et de la concentration. Des efforts minimes entraînent souvent une fatigue importante. (Code CIM10=F32) 2. Trouble dépressif récurrent : Le sujet présente plusieurs épisodes dépressifs avec un délai minimum de 2 mois entre les deux épisodes successifs. (Code CIM10=F33) 3. Dysthymie (au cours des 2 dernières années) : c est un trouble de la régulation de l humeur (accès maniaque ou dépression) depuis les 2 dernières années. Elle est définie comme l ensemble des troubles dépressifs d intensité faible et d évolution supérieure à 2 ans. (Code CIM10=F34.1) 4. Episode maniaque (vie entière) : Les caractéristiques de ces épisodes maniques sont une élévation d humeur, une augmentation de l activité, une surestimation de soi et une diminution de la concentration. (Code CIM10=F30) TROUBLES D ANXIETE L anxiété est définie comme «un malaise psychique qui se traduit par une crainte diffuse, un sentiment d insécurité indéfinissable» 8. Elle peut aussi être définie comme un état permanent de désarroi ou une sensation paralysante d un péril imminent et indéterminé. On distingue plusieurs troubles de l anxiété : 1. Agoraphobie (actuellement) : L agoraphobie est définie comme une crainte pathologique des espaces découverts, des lieux publics, loin du domicile. (Code CIM10=F40) 2. Trouble panique (actuellement): Le sujet présente une terreur subite et violente, incontrôlable. (Code CIM10=F41) 3. Agoraphobie avec trouble panique (actuellement) : Ce trouble est la combinaison des 2 troubles précédents, avec des crises se produisant uniquement dans des lieux publics ou loin du domicile. (Code CIM10=F40.01) 4. Phobie sociale (actuellement): C est une crainte déraisonnable à l égard de situations ou de personnes dont le sujet reconnaît le caractère injustifié, mais qu il ne peut surmonter et qui entraîne une gène dans la vie quotidienne (travail, activités sociales ). (Code CIM10=F40.1) 5. Anxiété généralisée (6 derniers mois) : L'anxiété généralisée ou anxiété flottante, constante, se caractérise par une inquiétude chronique, diffuse, permanente. Le souci irraisonné, la tension musculaire nommée spasmophilie, l'hyperactivité ou au contraire l'asthénie (état de fatigue chronique) en sont les caractéristiques principales. (Code CIM10=F41.1) 6. Etat de stress post-traumatique (actuellement): L état de stress post-traumatique s observe après un événement exceptionnellement menaçant ou catastrophique et se caractérise par des souvenirs envahissants, l évitement de situations en rapport avec la cause du traumatisme, des troubles du sommeil, l irritabilité et la colère, le manque de concentration et l hyper vigilance. Il s'agit de réactions prolongées d'angoisse et de dépression qui se traduisent par de l'agressivité vis à vis de l'entourage et des "flash-back" où le sujet revit en imagination à l'état de veille ou lors d'un cauchemar la situation traumatique vécue initialement. (Code CIM10=F43.1) 8 J.C. SOURNIA, 1991, Dictionnaire français de santé publique, éditions de santé, 331pages Rapport ORS n Mai 2007 p. 37

38 TROUBLES LIES A L UTILISATION DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES Parmi les troubles mentaux et du comportement résultant de l utilisation des substances psychoactives, le Mini explore deux phénomènes au cours de l année écoulée : l utilisation nocive pour la santé et la dépendance engendrée, et ce pour l'alcool et pour les drogues. On pose le diagnostic d utilisation nocive lorsque la consommation est préjudiciable à la santé physique ou mentale. Le syndrome de dépendance se caractérise par un désir puissant d utiliser la substance, une difficulté à en contrôler l utilisation, un syndrome de sevrage physiologique, une tolérance aux effets de la substance, l abandon d autres sources de plaisir et d intérêt, et la poursuite de la consommation malgré ses effets sur soi-même et sur autrui. 1. Dépendance à l alcool : Au cours de l année écoulée, l individu déclare avoir bu à plus de 3 reprises l équivalent d une bouteille de vin (ou 3 verres d alcool) et d avoir des symptômes de dépendance. 2. Utilisation nocive d alcool : Au cours de l année écoulée, l individu déclare avoir bu à plus de 3 reprises l équivalent d une bouteille de vin (ou 3 verres d alcool), ainsi que d avoir des troubles de santé liés à cette consommation et/ou des problèmes au travail ou avec l entourage, et/ou avoir eu un accident en ayant bu. 3. Dépendance à une (des) drogue(s) : Au cours de l année écoulée, l individu déclare avoir consommé plusieurs fois des produits psychotropes dans le but de «planer» et d avoir des symptômes de dépendance. 4. Utilisation nocive de drogue(s) : Au cours de l année écoulée, l individu déclare avoir consommé plusieurs fois des produits psychotropes dans le but de «planer» et de ressentir des séquelles sur la santé, sur les relations avec les autres. SYNDROMES PSYCHOTIQUES Les syndromes psychotiques, explorés au cours de la vie entière par le MINI, comprennent la schizophrénie (c est à dire des distorsions fondamentales de la pensée et de la perception ainsi que des affects inappropriés) et la psychose maniaco-dépressive. Le caractère isolé/récurrent est alors pris en compte ainsi que le caractère actuel/passé. RISQUE SUICIDAIRE Le suicide est un acte délibéré accompli par une personne qui en connaît parfaitement, ou en espère, l issue finale. Trois niveaux de risque suicidaire sont recensés dans cette enquête :! Risque léger : souhait d être mort OU vouloir se faire du mal OU tentative de suicide au cours de la vie! Risque moyen : pensée suicidaire récente OU (vouloir se faire du mal ET tentative de suicide au cours de la vie)! Risque élevé : tentative de suicide récente OU (pensée suicidaire récente ET tentative de suicide au cours de la vie). AVOIR AU MOINS UN TROUBLE Cet indicateur, construit a posteriori, indique que la personne interrogée est, ou non, repérée comme ayant au moins un trouble diagnostiqué par le MINI parmi les troubles de l humeur, les troubles de l anxiété, les troubles addictifs et les troubles d allure psychotique. Rapport ORS n Mai 2007 p. 38

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 2.1. ETUDES REALISEES PAR LES SERVICES DES CAISSES D ASSURANCE MALADIE 5 2.2. ANALYSE DE LA LITTERATURE 5 2.3. ANALYSE DES VENTES 6 2.4. COMPARAISONS

Plus en détail

9.11 Les jeux de hasard et d argent

9.11 Les jeux de hasard et d argent 9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,

Plus en détail

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants Premiers résultats Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE Objectifs de l enqul enquête Mieux identifier la souffrance psychique

Plus en détail

Santé mentale et travail : un exemple de réseau r de surveillance épidémiologique en France. Programme SAMOTRACE

Santé mentale et travail : un exemple de réseau r de surveillance épidémiologique en France. Programme SAMOTRACE Santé mentale et travail : un exemple de réseau r de surveillance épidémiologique en France Dr Christine Cohidon Département Santé-Travail Institut de veille sanitaire UMRESTTE (Lyon) 1 Programme SAMOTRACE

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

Sociologie des joueurs en ligne

Sociologie des joueurs en ligne Mars 2013 Sociologie des joueurs en ligne Enquête ARJEL 2012 Autorité de régulation des jeux en ligne 2 Propos introductifs à l enquête sur la sociologie des joueurs Au-delà de la publication trimestrielle

Plus en détail

Les Français et les nuisances sonores. Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie

Les Français et les nuisances sonores. Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie Les Français et les nuisances sonores Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie RB/MCP N 112427 Contacts Ifop : Romain Bendavid / Marion Chasles-Parot Département Opinion

Plus en détail

Mesurer l état de. La mesure. Une définition de la santé mentale

Mesurer l état de. La mesure. Une définition de la santé mentale Vivre avec un problème de santé mentale Un aperçu de l état de santé mentale de la population lanaudoise Résultats de l Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes «Les troubles mentaux peuvent

Plus en détail

Baromètre : Le bien être psychologique au travail

Baromètre : Le bien être psychologique au travail Contacts Ifop : Rudy BOURLES/Isabelle MANDERON 6-8, rue Eugène Oudiné 75013 Paris tél 01 45 84 14 44 fax 01 45 85 59 39 Etude 23384 Baromètre : Le bien être psychologique au travail Septembre 2008 vague

Plus en détail

Les Français et le handicap visuel

Les Français et le handicap visuel Janvier 015 Enquête TNS Sofres pour la Fédération des Aveugles de France Rapport de résultats 48UA53 Rappel méthodologique Echantillon Enquête réalisée par téléphone auprès d un échantillon de 1005 personnes

Plus en détail

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19 Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Plans et objectifs Pendant la grossesse Troubles mineurs, dépressions

Plus en détail

Vivre à domicile ou en institution : effets d âge, de santé, mais aussi d entourage familial

Vivre à domicile ou en institution : effets d âge, de santé, mais aussi d entourage familial Vivre à domicile ou en institution : effets d âge, de santé, mais aussi d entourage familial Gérard Bouvier, Liliane Lincot, Chantal Rebiscoul* En 2009, un peu plus de 600 000 personnes sont hébergées

Plus en détail

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise*

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise* INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise* Denis Hamel, statisticien Unité Connaissance-surveillance MISE

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ 3. Les crédits 3.1 Les crédits en cours 3.1.1 Les ménages ayant au moins un crédit en cours Un peu plus du quart, 31%, des ménages en situation de déclarent avoir au moins un crédit en cours. Il s agit

Plus en détail

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999)

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999) Délégation ANCREAI Ile-de-France CEDIAS - 5 rue Las-Cases 75007 PARIS Tél : 01 45 51 66 10 Fax : 01 44 18 01 81 E-mail : [email protected] Contact : Carole PEINTRE LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION

Plus en détail

Les Français et le pouvoir d achat

Les Français et le pouvoir d achat Contacts CSA Pôle Opinion Corporate : Jérôme Sainte-Marie, Directeur général adjoint Yves-Marie Cann, Directeur d études Les Français et le pouvoir d achat Sondage CSA pour Cofidis Septembre 2012 Sommaire

Plus en détail

Le handicap est plus fréquent en prison qu à l extérieur

Le handicap est plus fréquent en prison qu à l extérieur N 854 - JUIN 2002 Prix : 2,20 Le handicap est plus fréquent en prison qu à l extérieur Aline Désesquelles, Institut National d Études Démographiques et le groupe de projet HID-prisons Plus de trois personnes

Plus en détail

Synthèse. Jeux d argent. Internet et jeux vidéo. Comparaison avec les apprentis

Synthèse. Jeux d argent. Internet et jeux vidéo. Comparaison avec les apprentis ENQUÊTE SUR LA PRATIQUE D INTERNET, DES JEUX VIDEO ET JEUX D ARGENT PAR DES COLLEGIENS PAS C AL E SCH AL B E T T E R, LIC.ES.SOC. C O L L AB O R AT R I C E S C I E N T I F I Q U E AD D I C T I O N VAL

Plus en détail

ACCUEIL DE JOUR ET HEBERGEMENT TEMPORAIRE POUR PERSONNES AGEES EN POITOU-CHARENTES

ACCUEIL DE JOUR ET HEBERGEMENT TEMPORAIRE POUR PERSONNES AGEES EN POITOU-CHARENTES OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA SANTE Poitou-Charentes ACCUEIL DE JOUR ET HEBERGEMENT TEMPORAIRE POUR PERSONNES AGEES EN POITOU-CHARENTES Enquête auprès des établissements de Poitou-Charentes Etude commanditée

Plus en détail

Evaluation Agi Son 2005. Agi son 2005. Evaluation de la campagne de sensibilisation aux risques auditifs liés à l écoute de musiques amplifiées

Evaluation Agi Son 2005. Agi son 2005. Evaluation de la campagne de sensibilisation aux risques auditifs liés à l écoute de musiques amplifiées Agi son Evaluation de la campagne de sensibilisation aux risques auditifs liés à l écoute de musiques amplifiées 1 Introduction p. 3 Méthode p.4 1. Le public p.5 A. Caractéristique des personnes interrogées

Plus en détail

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?»

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?» Les multiples facettes du jeu Québec, 30 mai 2012 «Les jeux en ligne, quelle influence en France?» M. Grall-Bronnec, G. Bouju, M. Lagadec J. Caillon, J.L. Vénisse Le contexte des jeux de hasard et d argent

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009 L aide aux aidants Aude Comberieu Psychologue clinicienne Hôpital Émile Roux Capacité de gériatrie mars 2009 Définition L aidant naturel L aidant non professionnel L aidant familial «L aidant familial

Plus en détail

Les Français et leur sommeil Dossier de presse Mars 2008

Les Français et leur sommeil Dossier de presse Mars 2008 Les Français et leur sommeil Dossier de presse Mars 2008 1 Sommaire Enquête sur les représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des jeunes adultes en France...3 Les durées

Plus en détail

Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins

Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins études résultats et N 603 octobre 2007 Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins Une enquête a été effectuée par la DREES au deuxième trimestre 2006 auprès de personnes

Plus en détail

1. Les comptes de dépôt et d épargne

1. Les comptes de dépôt et d épargne 1. Les comptes de dépôt et d épargne 1.1 Les comptes de dépôt 1.1.1 Le taux de possession d un compte de dépôt Le premier constat est celui d un accès important aux comptes de dépôt, quelle que soit la

Plus en détail

Etude Harris Interactive pour la Chambre Nationale des Services d Ambulances (CNSA)

Etude Harris Interactive pour la Chambre Nationale des Services d Ambulances (CNSA) Note détaillée L image des ambulanciers Etude Harris Interactive pour la Chambre Nationale des Services d Ambulances (CNSA) Enquête réalisée en ligne du 17 au 19 septembre 2013. Echantillon de 985 personnes

Plus en détail

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Institut CSA pour Metlife Novembre 2014 Sommaire Fiche technique 3 Profil de l échantillon

Plus en détail

Directeur de la publication : André-Michel ventre, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef : Christophe Soullez, chef du département de l ONDRP

Directeur de la publication : André-Michel ventre, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef : Christophe Soullez, chef du département de l ONDRP repères Premier ministre 20 institut national des hautes études de la sécurité et de la justice Janvier 2013 n Directeur de la publication : André-Michel ventre, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef

Plus en détail

"La santé des étudiants en 2015"

La santé des étudiants en 2015 Dossier de Presse "La santé des étudiants en 2015" 9 ème Enquête Nationale 1999 2015 Enquête Santé d emevia Depuis plus de 16 ans, à l écoute des étudiants 1 Sommaire EmeVia et les mutuelles étudiantes

Plus en détail

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS:

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: Infirmier(e)s et aides soignant(e)s ETUDE ORSOSA État de santé, conditions de travail

Plus en détail

Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire

Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire Résultats de l enquête Ifop/Wincor sur les relations des Français à leur agence bancaire Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire -

Plus en détail

La couverture complémentaire santé des jeunes

La couverture complémentaire santé des jeunes La couverture complémentaire santé des jeunes en France et dans les Pays de la Loire 2013 Décembre www.santepaysdelaloire.com Auteur Sandrine David, Dr Anne Tallec, Observatoire régional de la santé (ORS)

Plus en détail

Les internautes et les comparateurs de prix

Les internautes et les comparateurs de prix FM N 19410 Contact L Atelier : Sandra Edouard Baraud Tél : 01 43 16 90 22 [email protected], Contact Ifop : Frédéric Micheau Tél : 01 45 84 14 44 [email protected] pour Les internautes

Plus en détail

Focus sur les pratiques de consolidation des groupes en France. Restitution de l étude ESCP-Fidanza 2012"

Focus sur les pratiques de consolidation des groupes en France. Restitution de l étude ESCP-Fidanza 2012 Focus sur les pratiques de consolidation des groupes en France Restitution de l étude ESCP-Fidanza 2012" SOMMAIRE 1 Structure de l échan0llon p. 3 4 2 Acteurs comptables p. 5 6 3 Organisa0on et ou0ls de

Plus en détail

Dares Analyses L ACCÈS À L EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES EN 2011

Dares Analyses L ACCÈS À L EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES EN 2011 Dares Analyses OCTOBRE 2013 n 066 publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques L ACCÈS À L EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES EN 2011 En 2011, 2 millions de

Plus en détail

Février 2013. Sondage sur les français et leur pharmacie. Date : 05 mars 2013 OpinionWay, 15 place de la République, 75003 Paris. Tél : 01 78 94 90 00

Février 2013. Sondage sur les français et leur pharmacie. Date : 05 mars 2013 OpinionWay, 15 place de la République, 75003 Paris. Tél : 01 78 94 90 00 Sondage sur les français et leur pharmacie Février 2013 Date : 05 mars 2013 OpinionWay, 15 place de la République, 75003 Paris. Tél : 01 78 94 90 00 Toute publication totale ou partielle doit impérativement

Plus en détail

LE PASS-TRAVAUX. Edition 2008. Le prêt PASS-TRAVAUX concerne principalement les propriétaires, seuls 2% des bénéficiaires étaient locataires en 2007.

LE PASS-TRAVAUX. Edition 2008. Le prêt PASS-TRAVAUX concerne principalement les propriétaires, seuls 2% des bénéficiaires étaient locataires en 2007. Edition 2008 LE PASS-TRAVAUX Le prêt PASS-TRAVAUX concerne principalement les propriétaires, seuls 2% des bénéficiaires étaient locataires en 2007. A la demande de l ANPEEC, MV2 Conseil a réalisé, en 2007,

Plus en détail

Note de recommandation Médecins du Monde. Concertation sur la Réforme de l Asile. Octobre 2013

Note de recommandation Médecins du Monde. Concertation sur la Réforme de l Asile. Octobre 2013 Note de recommandation Médecins du Monde Concertation sur la Réforme de l Asile Octobre 2013 Introduction Cette note de contribution est rédigée dans le cadre de la concertation sur la Réforme de l Asile,

Plus en détail

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction OFDT Note n 2010-12 Saint-Denis, le 09/08/2010 Introduction Les premières structures

Plus en détail

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Note détaillée Baromètre européen du rapport aux paiements Des pratiques uniformisées en Europe? Sondage Harris Interactive pour Crédit Agricole Cards & Payments Enquête réalisée en ligne du 19 au 29 septembre

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

La prise en charge d un trouble bipolaire

La prise en charge d un trouble bipolaire GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE La prise en charge d un trouble bipolaire Vivre avec un trouble bipolaire Décembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide pour vous informer

Plus en détail

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins Observatoire National de la santé des jeunes Accès aux droits et aux soins Données septembre 2012 «Observatoire santé UNHAJ - accès aux droits et aux soins» La santé des jeunes sous observationerreur!

Plus en détail

SOINS ET ACCOMPAGNEMENTS. Professionnels de la psychiatrie. www.psycom.org

SOINS ET ACCOMPAGNEMENTS. Professionnels de la psychiatrie. www.psycom.org SOINS ET ACCOMPAGNEMENTS Professionnels de la psychiatrie www.psycom.org Professionnels de la psychiatrie SOMMAIRE Organisation des soins psychiatriques Professionnels de la psychiatrie Psychiatre et pédopsychiatre

Plus en détail

Observatoire Gleeden de l infidélité

Observatoire Gleeden de l infidélité 16 janvier 2014 N 111 730 Enquêtes auprès d un échantillon national représentatif de 804 Français âgés de 18 ans et plus Contacts : 01 72 34 94 64 / 94 13 François Kraus / Anne-Sophie Vautrey [email protected]

Plus en détail

Estimations 2014 des consommations de produits psychoactifs à 17 ans

Estimations 2014 des consommations de produits psychoactifs à 17 ans Estimations des consommations de produits psychoactifs à 17 ans Stanislas Spilka, Olivier Le Nézet et François Beck Note 2015-02 du 21 avril 2015 L enquête ESCAPAD Cette note présente les premières exploitations

Plus en détail

FM/BS N 110157 Contact Ifop: Frédéric Micheau / Bénédicte Simon Département Opinion et Stratégies d'entreprise

FM/BS N 110157 Contact Ifop: Frédéric Micheau / Bénédicte Simon Département Opinion et Stratégies d'entreprise FM/BS N 110157 Contact Ifop: Frédéric Micheau / Bénédicte Simon Département Opinion et Stratégies d'entreprise 35 rue de la gare 75019 Paris Tél : 01 45 84 14 44 Fax : 01 45 85 59 39 pour Les Français

Plus en détail

LES FRANÇAIS ET LA COMPLEMENTAIRE SANTE

LES FRANÇAIS ET LA COMPLEMENTAIRE SANTE Centre de Recherche pour l Etude et l Observation des Conditions de Vie LES FRANÇAIS ET LA COMPLEMENTAIRE SANTE Anne LOONES Marie-Odile SIMON Août 2004 Département «Evaluation des Politiques Sociales»

Plus en détail

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie Nouvelles addictions comportementales Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie Item N 77. Addictions comportementales Diagnostiquer, évaluer le retentissement

Plus en détail

Étude auprès de la génération X. Le paiement virtuel et la gestion des finances personnelles

Étude auprès de la génération X. Le paiement virtuel et la gestion des finances personnelles Étude auprès de la génération X Le paiement virtuel et la gestion des finances Rapport Présenté à Madame Martine Robergeau Agente de Développement et des Communications 11 octobre 2011 Réf. : 1855_201109/EL/cp

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ Rapport réalisé par le CRÉDOC pour le Comité consultatif du secteur financier Département Évaluation des politiques

Plus en détail

Précarité sociale et recours aux soins dans les établissements de soins du Tarn-et-Garonne

Précarité sociale et recours aux soins dans les établissements de soins du Tarn-et-Garonne O B S E R V A T O I R E R E G I O N A L D E L A S A N T E D E M I D I - P Y R E N E E S Précarité sociale et recours aux soins dans les établissements de soins du Tarn-et-Garonne Novembre 2007 SYSTEME

Plus en détail

Coûts sociaux du jeu dans les casinos

Coûts sociaux du jeu dans les casinos BÜRO FÜR ARBEITS- UND SOZIALPOLITISCHE STUDIEN BASS AG KONSUMSTRASSE 20. CH-3007 BERN. TEL +41 (0)31 380 60 80. FAX +41 (0)31 398 33 63 [email protected]. WWW.BUEROBASS.CH Coûts sociaux du jeu dans les

Plus en détail

BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE NUMERIQUE

BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE NUMERIQUE BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE NUMERIQUE Chaire Économie numérique de Paris-Dauphine Réalisé par Médiamétrie Première édition - 4 e trimestre 2011 Un nouvel outil : Initié par la chaire Économie numérique de

Plus en détail

Les défauts et «fautes impardonnables» des candidats à l élection présidentielle

Les défauts et «fautes impardonnables» des candidats à l élection présidentielle COMMUNIQUE DE PRESSE Les défauts et «fautes impardonnables» des candidats à l élection présidentielle Sondage Harris Interactive pour M6-MSN-RTL Enquête réalisée en ligne par l'institut Harris Interactive

Plus en détail

Centre d Analyse Stratégique

Centre d Analyse Stratégique Centre d Analyse Stratégique Choix d une complémentaire santé Le regard des Assurés et des Entreprises 7 juillet 2009 Centre d Analyse Stratégique Tristan KLEIN Perrine FREHAUT Contacts TNS Sofres Emmanuel

Plus en détail

EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO

EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO Auteur Baguinébié Bazongo 1 Ingénieur Statisticien Economiste Chef de l Unité de recherche à l Institut national

Plus en détail

Être seul. Jean-Louis Pan Ké Shon* Données sociales. La société française 2002-2003

Être seul. Jean-Louis Pan Ké Shon* Données sociales. La société française 2002-2003 Être seul Jean-Louis Pan Ké Shon* Données sociales. La société française 2002-2003 * Au moment de la rédaction de cet article, Jean-Louis Pan Ké Shon faisait partie de la division Conditions de vie des

Plus en détail

LES PARCOURS PROFESSIONNELS ET LES FREINS PERIPHERIQUES A L EMPLOI DU PUBLIC DU PEVELE MELANTOIS CAREMBAULT. Octobre 2012

LES PARCOURS PROFESSIONNELS ET LES FREINS PERIPHERIQUES A L EMPLOI DU PUBLIC DU PEVELE MELANTOIS CAREMBAULT. Octobre 2012 Octobre 2012 SOMMAIRE Introduction Page 3 1. Présentation de la démarche 2. Précautions méthodologiques Analyse de l adéquation entre projet professionnel et formation Page 5 1. Nature des besoins en formation

Plus en détail

LA QUESTION FINANCIÈRE : UNE PRÉOCCUPATION IMPORTANTE DES ACTIFS SANS ÊTRE PERÇUE COMME LE PRINCIPAL FREIN AU RETOUR À L EMPLOI

LA QUESTION FINANCIÈRE : UNE PRÉOCCUPATION IMPORTANTE DES ACTIFS SANS ÊTRE PERÇUE COMME LE PRINCIPAL FREIN AU RETOUR À L EMPLOI Juin 2008 - N 24.1 LA QUESTION FINANCIÈRE : UNE PRÉOCCUPATION IMPORTANTE DES ACTIFS SANS ÊTRE PERÇUE COMME LE PRINCIPAL FREIN AU RETOUR À L EMPLOI En 2007, la Dares et la Drees ont conduit une enquête

Plus en détail

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE - Note de synthèse de l'institut CSA - N 1100760 Juin 2011 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris cedex 02 Tél. (33) 01 44 94 59 11

Plus en détail

Baromètre: les Français et la confiance numérique Vague 2

Baromètre: les Français et la confiance numérique Vague 2 Baromètre: les Français et la confiance numérique Vague 2 Juin 2014 Contact - BVA Opinion Erwan LESTROHAN, directeur d études [email protected] - 01 71 16 90 9 Victor CHAPUIS, chargé d études [email protected]

Plus en détail

RAPPORT SYNTHÈSE. En santé après 50 ans. Évaluation des effets du programme Les médicaments :

RAPPORT SYNTHÈSE. En santé après 50 ans. Évaluation des effets du programme Les médicaments : S A N T É P U B L I Q U E RAPPORT SYNTHÈSE Évaluation des effets du programme Les médicaments : Oui Non Mais! En santé après 50 ans Depuis janvier 1997, la Direction de santé publique s est associée à

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

Les Français et le don d organes

Les Français et le don d organes Les Français et le don d organes Rapport Version n 2 Date : 8 Février 2011 De: Nadia AUZANNEAU et Stéphanie CHARDRON A: Jean-Pierre SCOTTI et Saran SIDIBE OpinionWay, 15 place de la République, 75003 Paris.

Plus en détail

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés IEN/CTR ASH 2011-2012 Comportements inappropriés / Troubles de la conduite et du comportement

Plus en détail

Description des résidants dans les IHP et les MSP

Description des résidants dans les IHP et les MSP I RAPPORT NATIONAL RPM 1999 Description des résidants dans les IHP et les MSP Données d admission D après le tableau 1 A (p.1), au 30 juin 1999, les initiatives d habitation protégée comptaient 2853 résidants

Plus en détail

HABITAT INDIGNE, SOUFFRANCE PSYCHIQUE. ET DEFENSES DELIRANTES DANS LES EXCLUSIONS (internes et externes) Lyon, 2014

HABITAT INDIGNE, SOUFFRANCE PSYCHIQUE. ET DEFENSES DELIRANTES DANS LES EXCLUSIONS (internes et externes) Lyon, 2014 HABITAT INDIGNE, SOUFFRANCE PSYCHIQUE ET DEFENSES DELIRANTES DANS LES EXCLUSIONS (internes et externes) Lyon, 2014 Les évolutions récentes Remplacer «incurie» par «abandon» Abandon de soi, de son soin

Plus en détail

Les Français et l assurance santé

Les Français et l assurance santé Mai 2013 Contacts : 01 45 84 14 44 Jérôme Fourquet Magalie Gérard pré[email protected] Les Français et l assurance santé pour Note méthodologique Etude réalisée pour : Groupama Assurances Echantillon :

Plus en détail

L observatoire «Entreprise et Santé»

L observatoire «Entreprise et Santé» LA SOCIÉTÉ D ÉTUDES ET DE CONSEIL L observatoire «Entreprise et Santé» Viavoice Harmonie Mutuelle en partenariat avec Le Figaro et France Info Enquête auprès des salariés et des dirigeants d entreprise

Plus en détail

PRATIQUES ET USAGES DU NUMÉRIQUE DANS LES PME ET TPE

PRATIQUES ET USAGES DU NUMÉRIQUE DANS LES PME ET TPE PRATIQUES ET USAGES DU NUMÉRIQUE DANS LES PME ET TPE ETUDE RHÔNE Septembre 2015 CCI LYON - DIRECTION DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET TERRITORIAL Page 1 I CCI DDIT Page 2 I CCI DDIT ommaire Avant-propos page

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Regards de Français sur les objets connectés dans le domaine de l assurance

Regards de Français sur les objets connectés dans le domaine de l assurance Regards de Français sur les objets connectés dans le domaine de l assurance Sondage Ifop pour AILANCY 4 juin 2015 N 113049 Contacts Ifop : Frédéric Dabi - Directeur Général Adjoint Alexandre Bourgine Chargé

Plus en détail

Prévalence des céphalées à travers l enquête décennale Santé 2002-2003

Prévalence des céphalées à travers l enquête décennale Santé 2002-2003 Ministère de l Emploi, de la cohésion sociale et du logement Ministère de la Santé et des Solidarités Près d une personne sur deux âgée de 15 ans et plus déclare être sujette à des maux de tête. Ceux-ci

Plus en détail

Analyse de l enquête de consommation de boissons énergisantes

Analyse de l enquête de consommation de boissons énergisantes Analyse de l enquête de consommation de boissons énergisantes Territoire de Thourotte (60) 2014 Depuis 2013, la Mutuelle Familiale en partenariat avec l IRBMS sensibilise ses adhérents à la consommation

Plus en détail

Bilan de l activité d accueil de jour et d hébergement temporaire en direction des personnes âgées dépendantes en 2010

Bilan de l activité d accueil de jour et d hébergement temporaire en direction des personnes âgées dépendantes en 2010 Bilan de l activité d accueil de jour et d hébergement temporaire en direction des personnes âgées dépendantes en 2010 Le suivi de l activité des établissements ayant une activité d accueil de jour et

Plus en détail

Observatoire Orange Terrafemina

Observatoire Orange Terrafemina Observatoire Orange Terrafemina Vague 7 M-Commerce : Quand le mobile réinvente le shopping n 1100905 Juillet 2011 Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 2, rue de Choiseul CS 70215

Plus en détail

Observatoire de l Auto-Entrepreneur

Observatoire de l Auto-Entrepreneur Observatoire de l Auto-Entrepreneur Avec la participation de : Vague 8 - Juin 2012 Contexte Plus de 3 ans après le lancement du régime de l Auto-Entrepreneur, plus d un million d autoentreprises ont été

Plus en détail

L évaluation des risques au travail

L évaluation des risques au travail L évaluation des risques au travail Un outil au service de vos politiques de prévention pour la santé et les RPS Connection creates value Le contexte Au cours des dernières années, la prise en compte des

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S Observatoire Ipsos-LogicaBusiness Consulting/Crédit Agricole Assurances Des attitudes des Européens face aux risques Fiche technique Ensemble : 7245 répondants

Plus en détail

La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires en formation

La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires en formation La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires en formation (Synthèse) Enquête réalisée dans le cadre du projet Concert Action Septembre 2011 La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires

Plus en détail

ANNUAIRE SANTE. Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires

ANNUAIRE SANTE. Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires ANNUAIRE SANTE Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires IREPS : Instance Régionale d Education et de Promotion de la Santé Poitou-Charentes (4 antennes

Plus en détail

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE - Note de synthèse de l'institut CSA - N 1100760 Juin 2011 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris cedex 02 Tél. (33) 01 44 94 59 11

Plus en détail

Santé et société. Maltraitance envers les personnes âgées. Une recherche en partenariat. pour répondre au mieux aux besoins du terrain?

Santé et société. Maltraitance envers les personnes âgées. Une recherche en partenariat. pour répondre au mieux aux besoins du terrain? Santé et société Photos: Giorgio von Arb Maltraitance envers les personnes âgées Une réalité complexe La maltraitance envers les personnes âgées est reconnue depuis 2002 comme une problématique socio-sanitaire

Plus en détail

OBSERVATOIRE UFF / IFOP DE LA CLIENTÈLE PATRIMONIALE

OBSERVATOIRE UFF / IFOP DE LA CLIENTÈLE PATRIMONIALE OBSERVATOIRE UFF / IFOP DE LA CLIENTÈLE PATRIMONIALE Edition 2013 Perception du risque et comportement d investissement (point 5) 16 octobre 2013 Pourquoi un Observatoire UFF/IFOP de la clientèle patrimoniale?

Plus en détail

LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE

LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE Michel MOUILLART Directeur Scientifique de l Observatoire de l Endettement des Ménages

Plus en détail

Ce qu attendent les salariés et les employeurs français de leur complémentaire santé

Ce qu attendent les salariés et les employeurs français de leur complémentaire santé Département Évaluation des Politiques Sociales Ce qu attendent les salariés et les employeurs français de leur complémentaire santé Anne Loones Février 2009 2 Sommaire CONTEXTE ET MÉTHODOLOGIE DE L ÉTUDE...

Plus en détail

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être

Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être CONFERENCE DE HAUT-NIVEAU DE L UE ENSEMBLE POUR LA SANTÉ MENTALE ET LE BIEN-ÊTRE Bruxelles, 12-13 juin 2008 Slovensko predsedstvo EU 2008 Slovenian

Plus en détail

Les Français, l Ecole et le métier d enseignant

Les Français, l Ecole et le métier d enseignant Les Français, l Ecole et le métier d enseignant Quel regard aujourd hui? Date Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Politique Opinion Magalie Gérard, Directrice de clientèle au

Plus en détail

Etude conduite par les Missions locales et les Centres d examens de santé de l Assurance Maladie

Etude conduite par les Missions locales et les Centres d examens de santé de l Assurance Maladie «Bien-être, mal-être? Mieux vous connaître» - décembre 2009 La souffrance psychique et la santé mentale des jeunes en insertion Etude conduite par les Missions locales et les Centres d examens de santé

Plus en détail

Les Français et la banque en ligne

Les Français et la banque en ligne Les Français et la banque en ligne Rapport d étude réalisé pour monabanq. Décembre 2010 CREDOC / 17 mai 2011 1 Synthèse 1 Internet a modifié la relation des Français avec leurs banques en s imposant comme

Plus en détail

Lignes. directrices. droits. d enfants. d accès. Pour l expertise en matière de garde. et des. février 2oo6

Lignes. directrices. droits. d enfants. d accès. Pour l expertise en matière de garde. et des. février 2oo6 Lignes directrices Pour l expertise en matière de garde d enfants et des droits d accès février 2oo6 INTRODUCTION................. 3 PRÉAMBULE.................. 3 I. AMORCE DU PROCESSUS........... 4 A.

Plus en détail

Transports sanitaires

Transports sanitaires Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire Juillet 2015 www.santepaysdelaloire.com La santé observée dans les Pays de la Loire Transports sanitaires L'essentiel En 2014, 5,6 millions de patients

Plus en détail

TABAC : PREMIER BILAN SUR L APPLICATION DE LA LOI EVIN EN MILIEU SCOLAIRE. Dossier de Presse

TABAC : PREMIER BILAN SUR L APPLICATION DE LA LOI EVIN EN MILIEU SCOLAIRE. Dossier de Presse TABAC : PREMIER BILAN SUR L APPLICATION DE LA LOI EVIN EN MILIEU SCOLAIRE Dossier de Presse Contacts presse OFDT : Julie-Emilie Adès/ 01 53 20 95 16 / [email protected] MILDT: Patrick Chanson / 01 44 63 20

Plus en détail

SERVICE APPARTEMENTS THÉRAPEUTIQUES. Livret d Accueil - 1 -

SERVICE APPARTEMENTS THÉRAPEUTIQUES. Livret d Accueil - 1 - SERVICE APPARTEMENTS THÉRAPEUTIQUES Livret d Accueil - 1 - Sommaire Contrat de soins p 3 Contrat de séjour d occupation de l appartement Règlement intérieur d occupation de l appartement p 6 Fiche sociale

Plus en détail