Fédération Française des Sociétés d'assurances COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 22 octobre 2002 «Le risque, les jeunes et la sécurité routière», un projet éducatif de la Fédération française des sociétés d assurances et de La Prévention Routière à l intention des lycéens et des enseignants La Fédération française des sociétés d assurances (FFSA) et La Prévention Routière ont réalisé un projet éducatif intitulé «Le risque, les jeunes et la sécurité routière». Distribué gratuitement dans l ensemble des lycées français au début du mois de novembre et accessible sur les sites internet de La Prévention Routière (www.preventionroutiere.asso.fr) et de la FFSA (www.ffsa.fr), cet outil pédagogique fournit aux lycéens et aux enseignants une base documentaire permettant d aborder le thème de l insécurité routière. Constitué d un livre et d un CD-Rom, il a été conçu pour être utilisé dans le cadre des travaux personnels encadrés (TPE) et de l éducation civique, juridique et sociale (ECJS) nouvellement créés dans les classes de lycées. Selon une étude 1 réalisée pour La Prévention Routière, 87 % des enseignants jugent que l éducation des jeunes aux risques de la route fait partie des missions de l institution scolaire et 82 % sont favorables à ce que les programmes prévoient un volume annuel d heures consacrées à l éducation routière. Une majorité d enseignants (55 %) souhaitent que cet enseignement fasse l objet d une évaluation et apparaisse sur le livret scolaire. Les enseignants interrogés sont demandeurs d outils pédagogiques sur ce thème. La réalisation de l'outil pédagogique de La Prévention Routière et de la Fédération française des sociétés d'assurances s inscrit dans le prolongement des actions qu'elles mènent depuis trois ans pour réduire le nombre de tués et de blessés parmi les jeunes : - étude du Centre de recherche pour l étude et l observation des conditions de vie (Credoc) sur les jeunes et le risque routier ; - spots «Le Carrefour» puis «Le Virage» diffusés à la télévision et au cinéma ; messages radio les vendredis et samedis soirs ; - opérations «Capitaine de soirée» dans les discothèques ; - actions expérimentales de prévention avec des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Contacts presse : Marie-Hélène RIVAUD 01 42 47 94 26 Email : rivaud@ffsa.fr Sophie DECROIX 01 44 15 27 79 Email : s.decroix@preventionroutiere.asso.fr 1 Enquête réalisée par la Sofres du 29 mai au 8 juin 2001 auprès d un échantillon national de 600 enseignants représentatif de la population des enseignants du 1 er et 2 nd degrés (maternelle, primaire, collège et lycée). Les entretiens ont été menés par téléphone, des interviewés étant joints dans leurs établissements par les enquêteurs de la Sofres. 1
Le projet éducatif «Le risque, les jeunes et la sécurité routière», un outil destiné à faciliter l éducation routière au lycée A partir du 4 novembre, le projet éducatif «Le risque, les jeunes et la sécurité routière» sera adressé gratuitement aux chefs d établissements des lycées d enseignement général et technologique, des lycées professionnels et des lycées polyvalents publics ou privés sous contrat. Il sera également distribué dans les centres régionaux et départementaux de documentation pédagogique (CRDP, CDDP). Avec ce projet éducatif, conçu par PAU Education, la Fédération française des sociétés d assurances (FFSA) et La Prévention Routière mettent à disposition des enseignants et des lycéens une vaste base documentaire constituée : d un livre, véritable recueil de documents (articles de presse, photographies, extraits de dossier sécurité routière, interviews ) regroupés en cinq thèmes : les déplacements, l'environnement, les technologies, les risques et la responsabilité ; d un CD-Rom, contenant l ensemble des documents présents dans le livre auxquels s ajoutent d une part une sensibilisation au risque routier sous forme d un jeu de rôle interactif et d autre part, des documents audiovisuels et sonores. La consultation et le téléchargement du projet seront également disponibles sur le site internet de La Prévention Routière (www.preventionroutiere.asso.fr) et sur celui de la FFSA (www.ffsa.fr). La FFSA et La Prévention Routière ont souhaité ancrer ce projet dans deux dispositifs pédagogiques présents dans les lycées. Education civique juridique et sociale (ECJS) D une durée de deux heures par mois, de la seconde à la terminale, l ECJS est un enseignement dans lequel quatre thèmes doivent être traités : citoyenneté et civilité, citoyenneté et intégration, citoyenneté et travail, citoyenneté et transformation des liens familiaux. Dans le cadre de ce dispositif, la base documentaire a pour objectif d encourager le débat sur le thème de la sécurité routière. Travaux personnels encadrés (TPE) Les TPE concernent les élèves de première et de terminale. Dans le cadre des TPE, il est demandé aux élèves de travailler en petits groupes et de réaliser une production (revue de presse, vidéo, bande dessinée ) faisant appel à au moins deux disciplines. Ce travail se fait en étroite collaboration entre les professeurs-documentalistes, les enseignants et les élèves. La base documentaire qui leur est proposée a pour objectif d encourager des productions sur le thème de la sécurité routière. 2
Les attitudes et les souhaits des enseignants en matière d éducation routière A la demande de La Prévention Routière, la Sofres a conduit, du 29 mai au 8 juin 2001, une enquête auprès d un échantillon national de 600 enseignants représentatif de la population des enseignants des 1 er et 2 nd degrés (maternelle, primaire, collège et lycée). Les entretiens ont été menés par téléphone, des interviewés étant joints dans leurs établissements par les enquêteurs de la Sofres. CONSCIENTS DES ENJEUX DE L EDUCATION ROUTIERE, LES ENSEIGNANTS LA CONSIDERENT COMME UNE DES MISSIONS A PART ENTIERE DE L INSTITUTION SCOLAIRE Les enseignants de tous niveaux se montrent dans leur grande majorité très conscients de la gravité du problème de l insécurité routière chez les jeunes. Ils estiment en effet à 60% que les accidents de la route constituent le risque sanitaire majeur pour les jeunes aujourd hui, loin devant le tabagisme (13%), la toxicomanie (9%), le suicide, l alcool ou le sida. Les enseignants jugent à 87% que l éducation des jeunes aux risques de la route (apprentissage de la vigilance, des dangers de l alcoolisme au volant, de la vitesse, etc.) fait partie des missions de l institution scolaire. Cette opinion, largement majoritaire dans toutes les catégories d enseignants, est plus affirmée encore chez les plus jeunes (95% chez les moins de 30 ans), ceux qui enseignent en primaire (88%) et au collège (93%), et ceux dont les établissements se situent en Zep (93%). La légitimité d une implication de l institution scolaire dans la prévention routière est incontestée dans le corps enseignant. Aux yeux de la majorité des professeurs interrogés (71%), l éducation routière, pour être efficace, doit en fait s insérer dans une mission globale d éducation au respect des règles collectives, tandis que 28% jugent qu elle doit plutôt faire l objet d un enseignement spécifique. 78% des enseignants déclarent consacrer une partie de leur enseignement à l'éducation routière, dont 23% souvent et 55% occasionnellement, tandis que 22% n en font jamais. Très largement répandue, cette pratique est cependant plus fréquente chez les instituteurs (93% font de l éducation routière), les professeurs des écoles (86%) et ceux qui exercent en Zep (84%), tandis qu elle est nettement moins marquée chez les professeurs de lycée d'enseignement général, technique ou polyvalent (54%), mais aussi chez ceux qui ont moins de cinq ans d ancienneté (67%). 3
74 % de ceux qui consacrent une partie de leur enseignement à l éducation routière estiment qu'elle fait pleinement partie de leurs missions, particulièrement ceux qui ont en charge des classes du primaire (88%). Les enseignants s appuient également sur l idée que pour être efficace, la prévention doit être faite le plus tôt possible. Enfin, 41 % justifient l'éducation routière parce qu'ils estiment que les jeunes sont particulièrement concernés par l insécurité routière. La contrainte institutionnelle joue un rôle plus secondaire, même s'il est significatif pour les nouveaux enseignants : 34% des enseignants (et 59% des moins de 30 ans) invoquent la nécessité de préparer leurs élèves à l attestation scolaire de sécurité routière, et 15% déclarent faire de l éducation routière car c est une matière obligatoire (27% chez les moins de 30 ans). Ceux qui ne font pas d éducation routière ne la jugent pas liée directement aux matières qu ils enseignent (63%) tandis que 39% invoquent le manque de temps. Ils sont également 32% à estimer ne pas avoir les compétences requises, et 31% à invoquer le manque d outils pédagogiques appropriés. Seuls 36% des enseignants disent avoir été incités à faire de l éducation routière durant leur formation initiale ou continue, 11% ont été sensibilisés aux enjeux qui y sont liés, et seulement 3% ont reçu une formation à cette fin. 50% de ceux qui disent faire souvent de l éducation routière y ont été incités durant leur formation, contre 41% de ceux qui en font occasionnellement et seulement 10% de ceux qui n en font jamais. Un fort intérêt pour la possibilité de recevoir à l avenir une formation spécifique en la matière : près des deux tiers des enseignants (65%) sont intéressés par une telle formation (dont 22% très intéressés). LES ENSEIGNANTS SE MONTRENT FAVORABLES A UNE VERITABLE INSTITUTIONNALISATION DE L EDUCATION ROUTIERE DANS LE CURSUS SCOLAIRE La prévention routière à l école doit passer, aux yeux de la très grande majorité des professeurs interrogés, par la prise en compte de celle-ci comme une matière à part entière. Ils se disent en effet favorables à 82% (dont 30% de très favorables) à ce que les programmes scolaires au niveau où ils enseignent prévoient un volume annuel d heures consacrées à l éducation routière. Ces enseignants estiment que le volume d heures consacrées dans les programmes à l éducation routière doit être significatif : parmi les options proposées, ils choisissent en majorité (53%) la plus importante, soit plus de cinq heures annuelles, 37% optant pour un volume compris entre deux et cinq heures, seuls 8% se satisfaisant d une durée moindre. 4
Les enseignants se montrent même majoritairement favorables, quoique dans une moindre proportion, à la notation de cette discipline : 55% d entre eux sont favorables à ce que l éducation routière fasse l objet d une évaluation et apparaisse sur le livret scolaire. Ceux qui sont favorables à la prise en compte de l éducation routière dans le livret des élèves souhaitent que cela se fasse tout au long de la scolarité (72%), et non pas seulement au collège (22%), au lycée (12%) ou au primaire (10%). Les enseignants interrogés se montrent cependant quasi-unanimes quant à la nature de l enseignement de la sécurité routière en milieu scolaire : pour 91% d entre eux, celui-ci doit comporter, en plus des aspects théoriques, une partie pratique. POUR LES ENSEIGNANTS, LA REUSSITE DE L EDUCATION ROUTIERE A L ECOLE PASSE PAR UNE PLURALITE DES INTERVENANTS EXTERIEURS ET DES OUTILS PEDAGOGIQUES Une nette majorité d'enseignants a déjà consulté, voire utilisé, des documents pédagogiques d éducation routière, essentiellement ceux réalisés par La Prévention Routière (68%), et par l Éducation nationale (56%). Le recours aux intervenants extérieurs pour enseigner la prévention routière n est pas majoritairement répandu : 41% des enseignants interrogés y ont fait appel au moins une fois au cours de leur carrière (contre 59%). C est à l école primaire qu il est, de loin, le plus fréquent (76%), tandis qu il est plus rare au collège (33%) et en lycée professionnel (36%), et plus encore en lycée d'enseignement général ou technique (14%). Lorsque les enseignants ont fait appel à des intervenants extérieurs, c est la plupart du temps dans le cadre du projet pédagogique de leur établissement (59%). Ceux qui ont déjà fait appel à des experts extérieurs à l établissement ont essentiellement eu recours à la police ou à la gendarmerie (89%), tandis que les moniteurs de La Prévention Routière (27%), les professionnels des secours ou de la médecine d urgence (26%) et les moniteurs d auto-école (9%) sont moins sollicités. En matière d outils pédagogiques, la préférence des enseignants va aux documents traitant en fonction de l âge des élèves, des différents modes de transports et des causes d accidents qui y sont liées (71%), privilégiant ainsi la démarche explicative. Les supports audiovisuels sont perçus comme étant les plus adaptés pour les séances théoriques d éducation routière. Les enseignants plébiscitent ainsi la vidéo (85%), et à un moindre degré les CD-Rom (62%) comme les moyens les plus adaptés à la prévention routière en milieu scolaire. Les documents pédagogiques, ainsi que les affichettes et panneaux, recueillent cependant les suffrages de plus du tiers des professeurs interrogés (34% chacun), les supports papier apparaissant davantage comme des éléments d appoint de l audiovisuel. Enfin, 25% des enseignants (mais 40% de ceux qui enseignent en lycée professionnel) mentionnent les documents à télécharger sur internet. 5
Les enseignants estiment quasi unanimement que le développement de l éducation routière aurait un effet significatif dans la lutte contre l insécurité routière : 88% ont le sentiment (dont 42% tout à fait) qu une plus grande place accordée à la prévention routière dans les enseignements pourrait contribuer à diminuer le nombre des accidents chez les jeunes. De par l importance de son enjeu, la légitimité dont elle bénéficie comme mission scolaire et l efficacité qu elle se voit attribuer, l intégration de l éducation routière dans l enseignement est largement acceptée par le corps enseignant. Trois éléments semblent cependant conditionner la réussite de cette intégration : - une véritable institutionnalisation de cet enseignement (horaires, notation, etc) ; - une incitation des enseignants, lors de leur formation initiale, à faire de l'éducation routière ; - une mise à la disposition des enseignants d une pluralité d outils et de supports pédagogiques (privilégiant l audiovisuel, conjuguant théorie et pratique, impliquant des types d intervenants variés), afin d'accroître l impact des séances de prévention routière auprès des élèves. 6
Les jeunes et le risque routier Les accidents de la route représentent la première cause de mortalité chez les 15-24 ans, soit plus de 40 % des causes de décès chez les garçons de 15 à 19 ans. Après avoir baissé en 1999 et 2000, le nombre de jeunes de 15 à 24 ans tués dans un accident de la route a augmenté en 2001. Ils représentent ainsi 26,9 % des tués sur la route pour seulement 13 % de la population. Les risques de décès la nuit et le week-end sont plus importants chez les jeunes que pour l ensemble de la population : 59 % contre 42 % pour l ensemble de la population la nuit ; 40 % contre 33 % le week-end. En 2001, 351 jeunes âgés de 15 à 17 ans ont été tués dans un accident de la route et 12 643 ont été blessés. L'accès à la conduite du cyclomoteur, premier engin motorisé autorisé, fait croître fortement le nombre d'accidents dans cette tranche d'âge : les cyclomotoristes représentent 61,4 % des victimes (142 tués, 7 834 blessés). Dans les accidents mortels liés à l'usage de ces véhicules, on relève que dans 42 % des cas, le jeune ne portait pas de casque, dans 24 % il a commis une infraction importante, dans 22 % il effectuait une manœuvre dangereuse, dans 19 % il conduisait en état d'alcoolémie. Les passagers des voitures âgés de 15 à 17 ans sont également très touchés : 134 tués, 2 527 blessés, soit 20,5 % des victimes dans la tranche d'âge. Le risque cycliste est également très important (3,4 % des victimes dans la tranche d'âge, soit 19 tués et 441 blessés), et le risque motocycliste apparaît dès 16 ans (28 tués, 569 blessés, soit 4,6 % des victimes dans la tranche d'âge). 7
Réduire le nombre de victimes chez les 15-24 ans : une priorité pour la Fédération française des sociétés d'assurances et La Prévention Routière Les jeunes sont les premières victimes de l insécurité routière. C est pourquoi, dans le cadre de leurs opérations communes, la FFSA et La Prévention Routière privilégient depuis plusieurs années les actions de sensibilisation en direction des 15-24 ans. En 1999, une étude avait été commandée au Centre de recherche pour l étude et l observation des conditions de vie (Credoc) afin d établir une typologie des jeunes face au risque routier. Les résultats de cette étude confirment qu il faut établir un lien entre les accidents et les modes de vie des jeunes et font également apparaître qu une minorité cumule les risques, mais que rares sont ceux qui n en prennent jamais. A l issue de cette étude, la FFSA et La Prévention Routière ont réalisé le film «Le Carrefour» diffusé à la télévision et au cinéma. Dans ce spot, un jeune conducteur raccompagne ses amis après une soirée. A un carrefour, il décide de passer au feu rouge. Il n y a pas d accident mais il imagine ce qui aurait pu leur arriver. En 2000, pendant trois mois, les trois radios les plus écoutées des 15-25 ans ont diffusé les témoignages de jeunes recueillis dans les discothèques, les fêtes et les soirées étudiantes à travers toute la France. Ces témoignages, s adressant directement aux jeunes, reflètent les comportements de cette tranche d âge par rapport à l alcool et la conduite pendant les soirées du week-end : les risques qu ils prennent, leurs conséquences et les attitudes de prévention adoptées par certains. La Prévention Routière et la FFSA se sont également associées à la Fédération nationale des syndicats d agents généraux d assurances (Agea) pour lancer dans toute la France l opération «Capitaine de soirée». Celle-ci consiste à inciter les jeunes à choisir parmi eux un conducteur qui s engagera à ne pas consommer d alcool et à reconduire ses passagers en toute sécurité. Depuis la première édition, en 2000, plus de 27 500 jeunes ont participé à cette opération qui a été reconduite en 2002. En 2001, La Prévention Routière et la FFSA ont expérimenté, dans six municipalités, l opération «Je pilote ma ville», dont le principe est de soutenir financièrement des projets proposés par des jeunes âgés de 15 à 24 ans, devant permettre d améliorer la sécurité routière dans leur ville. Cette action a pour objectif de faire prendre en compte les problèmes de sécurité routière comme partie intégrante de la politique de la ville, d agir au quotidien dans la vie des quartiers et de faire participer les jeunes sur un sujet qui les concerne directement. Enfin, un nouveau film «Le Virage», a été diffusé en 2002 à la télévision et au cinéma. Il met en scène l histoire trop banale de jeunes au retour d une soirée : le conducteur croit maîtriser son véhicule et, comme ses passagers, n a pas conscience des risques qu il prend. 8
Fédération française des sociétés d'assurances Organisation professionnelle créée en 1937, la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) regroupe 306 entreprises représentant 92 % du marché français de l'assurance et près de 100 % de l'activité internationale des entreprises de ce marché. Elle réunit des sociétés anonymes, des sociétés d'assurances mutuelles et des succursales de sociétés étrangères pratiquant l'assurance et la réassurance. La FFSA remplit cinq missions principales : représenter les intérêts de la profession auprès de ses interlocuteurs, publics et privés, nationaux et internationaux ; être un outil de concertation avec ses différents partenaires tant externes (consommateurs, médias, universitaires, autres secteurs d'activité), qu'internes (organisations d'intermédiaires, syndicats de salariés) ; étudier en commun les problèmes techniques, financiers et juridiques ; informer le public, notamment par l'intermédiaire du Centre de documentation et d'information de l'assurance (CDIA) ; promouvoir les actions de prévention afin de réduire la gravité et la fréquence des risques. La profession agit par le canal de La Prévention Routière, du Centre national de prévention et de protection (CNPP) et de l'association Assureurs, prévention, santé (APS). Dans le domaine de la circulation routière, les sociétés d'assurances membres de la FFSA ont créé en 1949 La Prévention Routière, organisme chargé de mener des actions pour rendre la route plus sûre. Elles ont décidé de renforcer leur action en signant une convention avec l Etat, par laquelle elles s'engagent à consacrer, jusqu en 2002, 0,5 % des cotisations d'assurance de responsabilité civile automobile (soit environ 30 millions d'euros par an) à des actions de prévention. 9
La Prévention Routière Créée en 1949 à l initiative des sociétés d assurance, La Prévention Routière est une association loi 1901, reconnue d utilité publique depuis 1955, qui s est donné pour mission de réduire le nombre et la gravité des accidents de la circulation routière. Pour cela, elle étudie, met en œuvre tous les moyens et encourage toutes les initiatives propres à améliorer la sécurité sur la route et à faire évoluer les comportements des usagers de la route. Ainsi, 1,7 million d enfants ou d adolescents sont formés chaque année à l éducation routière dans les établissements scolaires, sur les pistes ou dans les centres de La Prévention Routière. 20 000 conducteurs participent à des stages de sensibilisation organisés par l association dans le cadre des permis à points en alternative aux poursuites ou dans le cadre de la procédure pénale. La Prévention Routière organise également des stages de recyclage pour les conducteurs âgés volontaires. Elle propose aux entreprises des solutions concrètes pour réduire leur risque circulation (analyse et gestion du risque routier, sensibilisation du personnel, formation des conducteurs). Enfin, plusieurs millions de français sont touchés chaque année par les campagnes de communication, les dépliants et brochures de La Prévention Routière. 250 000 adhérents, dont 40 000 entreprises, soutiennent aujourd hui l action de La Prévention Routière. Les adhésions représentent 70 % du budget de l Association (15 millions d euros/an), le reste provenant de subventions des sociétés d assurances et des collectivités locales. 101 comités départementaux relaient sur le terrain les campagnes nationales et initient leurs propres actions de prévention. Chaque comité anime un réseau de bénévoles. 10