REPÉRAGE PRÉCOCE ET INTERVENTION BRÈVE (RPIB)

Documents pareils
testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité!

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé

Définition, finalités et organisation

L enjeu de la reconnaissance des pharmaciens comme éducateur de santé

REFERENTIEL D AUTO-EVALUATION DES PRATIQUES EN ODONTOLOGIE

Le Modèle Conceptuel de Virginia Henderson. P. Bordieu (2007)

Les soins infirmiers en oncologie : une carrière faite pour vous! Nom de la Présentatrice et section de l'acio

N.-B. 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4. 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4

Ma vie Mon plan. Cette brochure appartient à :

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

Comment la proposer et la réaliser?

Prévenir et Indemniser la Pénibilité au Travail : le Rôle des IRP

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

9.11 Les jeux de hasard et d argent

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX?

Faire face aux addictions des jeunes Les «Consultations Jeunes Consommateurs», une ressource pour agir précocement et aider les familles et les jeunes

Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer

Lors de son activité médicale,

2È JOURNÉE NATIONALE DE FORMATION DES PHARMACIENS CANCER ET ACCOMPAGNEMENT DU PHARMACIEN : UN PREMIER PAS VERS LA RÉSILIENCE.

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTE

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

La santé. Les établissements de l entité Mutualité Santé Services

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

MERCI DE RETOURNER LE BON DE PRISE EN CHARGE ET/OU LA FICHE RÉCAPITULATIVE DANS L ENVELOPPE T

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Protection Maternelle et Infantile Santé scolaire (33b) Professeur Dominique PLANTAZ Septembre 2004

BURN OUT DES PROFESSIONNELS DE SANTE. Et Hygiène? Dr JC Perréand-Centre Hospitalier Valence

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

Les drogues POUR EN SAVOIR PLUS. 1. L avis du psychologue. 2. Les risques et leur prévention. Quelques chiffres

troubles comportementaux aigus et/ou cognitifs tous les intervenants de l entreprise Prise en charge immédiate sur le lieu de travail.

Plan de la présentation

UNIVERSITE MONTPELLIER I UFR de PHARMACIE

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

LIGNE MÉTIER RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET BIOTECHNOLOGIE DES SERVICES POUR RÉPONDRE À VOS ENJEUX MÉTIER

Insuffisance cardiaque

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.»

EVALUATION DU RISQUE CHIMIQUE

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE

ANNUAIRE SANTE. Structures Missions Site Internet Téléphone Domaines Secteurs Informations complémentaires

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

CONVENTION. «Etude épidémiologique sur la santé des mineurs et jeunes majeurs confiés à l Aide Sociale à l Enfance en Languedoc-Roussillon»

Télé-expertise et surveillance médicale à domicile au service de la médecine générale :

15ème anniversaire de l unité d addictologie Jean Schiffer e p ier d Portes Ouvertes Jeudi 24 mai 2012

Les stratégies de prévention du tabagisme développées par les structures qui encadrent les jeunes

Réseau de Santé du Pays des Vals de Saintonge Pôle de santé du Canton d Aulnay de Saintonge MSP Aulnay et Néré PROJET D AULNAY PSP

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

Les stagiaires, au nombre de 12 maximum, disposent de tables de travail et de chaises.

Le référentiel RIFVEH La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008

Organisation du suivi dans le cadre d un réseau

DOSSIER DE PRESSE 27 AVRIL MILLIONS DE FRANÇAIS ONT UN PROBLEME AVEC L ALCOOL. ET SI LES AUTRES C ETAIT VOUS?

Dr Laurence FAYARD- JACQUIN Cœurs du Forez Mise à jour

TROUBLES ENVAHISSANTS DU COMPORTEMENT (TEC)

Anémie et maladie rénale chronique. Phases 1-4

Page1 LE DROIT AU RESPECT DE LA DIGNITE

Planification stratégique

Démarche d évaluation médicale et histoire professionnelle

CALENDRIER DES CONFÉRENCES RÉGIONALES

Pôle de compétence en promotion de la santé région Centre en Promotion de la Santé en Région Centre. Salon des formations en promotion de la santé

Prévention des conduites addictives : des sciences sociales aux pratiques locales

Comportements addictifs

Burn out des professionnels de santé. Quels facteurs? Comment le mesurer? Quelles conséquences?

L infirmier(ère) face aux addictions

FICHE TECHNIQUE : SANTE ET SECURTE AU TRAVAIL

Dr Julie Dauphin, Ph.D. Psychologue clinicienne

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

PROJET VIVRE, HABITER ET TRAVAILLER DANS LYON ET LE GRAND LYON

APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE. 3. Elaboration des recommandations de pratique. 4. Diffusion au personnel des recommandations.

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

Depuis l'an 2000, le Ministère de la Santé Publique (MSP) a mis en place une procédure d accréditation pour améliorer la qualité des services

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

Le médecin du travail et l usage du chiffre

Sur le Chemin des Attentes des Usagers : le Projet Personnalisé

"La santé des étudiants en 2013"

PRÉVENIR LES RISQUES PROFESSIONNELS «DES AIDES À DOMICILE

TRAVAUX DU GROUPE GUINEE/CONAKRY ET BISSAO

CLUB TMS 23 OCTOBRE 2012

FICHE TECHNIQUE : METTRE EN PLACE UNE GPEC

Les soins des douleurs chroniques dans les TMS Les échecs thérapeutiques

PRÉVENTION EN FAVEUR DE L ENFANT ET DE L ADOLESCENT

SEPR - Pierre Casadéi Lean Oser le participatif pour repenser l organisation

Programme intercantonal de lutte contre la dépendance au jeu (PILDJ) Actions neuchâteloises

Contribution du Syndicat national des pharmaciens praticiens hospitaliers (SNPHPU)

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Automesure de la tension artérielle

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

La consultation diététique réalisée par un diététicien

"La santé des étudiants en 2015"

Simulation en santé. Outil de gestion des risques. Avril Dr MC Moll 1

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Note de recommandation Médecins du Monde. Concertation sur la Réforme de l Asile. Octobre 2013

ATELIER 2: Les «bénéfices psychologiques» de l ETP: psychothérapie, thérapie cognitivocomportementale. quels équilibres?

3 ème plan autisme : Point d étape, un an après son annonce

2 ans du Pôle Autonomie Santé Information en Essonne : Un GCSMS au service d un projet coopératif de santé

Infirmieres libérales

Transcription:

REPÉRAGE PRÉCOCE ET INTERVENTION BRÈVE (RPIB) Repérer Intervenir Orienter L IDE et le médecin du travail face au salarié consommateur d alcool. Journée Régionale de Santé au Travail LR du 10/03/2016 Dr J-Marc Jacquet Praticien hospitalier CHRU Nîmes Médecin addictologue ANPAA 34

2 PRESENTATION ANPAA

L ANPAA LANGUEDOC - ROUSSILLON Montpellier 34 Narbonne 11 Perpignan 66 Mende 48 Nîmes 30 ANPAA Languedoc Roussillon 7 établissements médico-sociaux dont 5 Centres de Soins, d Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) 5 équipes pluridisciplinaires : 75 salariés (56 ETP) - directions, professionnels d accueil et administratif, travailleurs sociaux, IDE, psychologues, médecins addictologues, équipe de prévention

NOS MISSIONS FAVORISER LE CONTINUUM ENTRE PREVENTION REDUCTION DES RISQUES ACCES AU SOINS LA FORMATION et l ACCOMPAGNEMENT DES PRATIQUES des professionnels de santé, de la sécurité, du social, de l éducation... LA PREVENTION auprès de tous à tout âge en entreprise, scolaires, milieu festif, sécurité routière LE SOIN Accompagnement médical, psychologique et social des personnes et de leur entourage.

Coordination régionale RPIB Aquitaine Partenariat ANPAA - SST - Une logique de prévention des risques et dommages par l'intervention collective aupre s des salarie s et personnels et par la formation des professionnels des SST; - Une logique de management, le gislative, cadrante, par le soutien aux employeurs dans la mise en œuvre de de marches de pre vention avec les CHSCT ou instances repre sentatives de l'entreprise. - Une logique d'aide et d'accompagnement vers le soin pour les salarie s et personnels les plus en difficulte s, par la formation de relais et celle des me decins et infirmiers(e res) du travail.

6 Les journées de formation RPIB de l ANPAA-LR : 122 médecins & IDE de SST en 2015 Permettre la prise de conscience des enjeux du repérage précoce des usages et mésusages Connaître les outils validés en médecine, service de santé au travail et savoir les intégrer harmonieusement dans sa consultation Repérer les stades de motivation par la méthode et les postures de l entretien motivationnel S approprier le réseau et les ressources pour l accompagnement et l orientation

7 Enquête BVA - MILDECA - - Consommations de substances psycho-actives : problème jugé important par 8/10 dirigeants & syndicats - Cependant restent un tabou en milieu professionnel - Outil de prévention collective : appliquer le RPIB

Le RPIB : Un programme De veloppe par l OMS dans les anne es 1990 Valide en France par l ANPAA (boire moins c est mieux) dans le début des années 2000 A la faisabilité démontrée en médecine générale par le réseau AGIR 33 (2003-2005) Evalue par l OFDT en 2007 et promu depuis par la DGS, l HAS, la MILDECA, les plans cancers Figure pour la premie re fois expresse ment dans le nouveau Plan santé au travail 2016-2020.

EXEMPLE DE L ALCOOL : UN PEU D ÉPIDÉMIOLOGIE

Risques professionnels Drogues illicites Faible conso. fruits et légumes Inactivité physique Cholestérol Surpoids Alcool Charge de morbidité en millions d AVCI perdues, d après OMS 2006 HTA Tabac 0 2 4 6 8 AVCI (années de vies corrigées de l incapacité): mesure de temps qui combine le nombre d années de vie perdues en raison d un décès prématuré et le nombre d années de vie perdues parce que vécues dans un mauvais état de santé.

La moitié de toute la mortalité liée à l'alcool concerne des consommateurs non dépendants Augmentation de la mortalité globale dès 2 verres/j chez la femme, dès 3 verres/j chez l homme.

La consommation à risque d'alcool c est 1/3 des hommes 1/10 des femmes (entre 16 et 55 ans)

Les troubles liés à l usage d alcool ne se limitent pas à l alcoolodépendance

Les troubles liés à l usage d alcool: qui? 1- Le patient dépendant : qui a perdu la maîtrise sur sa consommation. la Prise en charge est multidisciplinaire dont une orientation spécialisée

Les troubles liés à l usage d alcool: qui? 2- Le patient qui se met en danger par sa 2- Consommation d alcool qu elle soit régulière ou occasionnelle, sans être alcoolodépendant: * pas de répercussion actuelle : usage à risque. * répercussion actuelle : usage nocif. (consommateur à problèmes) Les professionnels de 1 er recours, de proximité sont les mieux placés.

1 verrre standard = 10 g d alcool

Est légitime tout professionnel choisi par une personne pour parler de ses problèmes L efficacité d une seule intervention brève est démontrée : 25 à 40% des consommateurs à risque réduisent leur consommation de façon durable. Une série d interventions, surtout si elles sont menés de façon cohérente par plusieurs professionnels différents, est encore plus efficace.

Que peuvent faire les professionnels? Repérer les personnes qui ont une consommation à risque ou nocive Et quelques alcoolo-dépendants Utiliser l intervention brève pour: Eviter le passage à la dépendance Réduire les risques Réduire les dommages Conseiller, accompagner, orienter les alcoolodépendants

EXEMPLE DES MÉSUSAGES D ALCOOL Repérer

Différents niveaux de repérage Systématique: tous les patients vus en consultation, au cours de l anne e idéal pour un repérage préventif Opportuniste: devant tout changement négatif sur le plan bio-psycho-social pragmatique de rattrapage

Troubles somatiques pouvant être liés à l usage d alcool Hypertension artérielle, Asthénie, Variation de poids, Troubles digestifs, RGO Diabète, Accidents répétés, Résultats biologiques perturbés: GGT, TG, VGM Recours plus fréquent aux soins

Troubles psycho-comportementaux pouvant être liés à l usage d alcool Anxiété, Dépression, Troubles du sommeil, Agressivité, Troubles sexuels, Troubles du comportement Autres addictions.

Difficultés relationnelles et socioprofessionnelles pouvant être liées à l usage d alcool Problèmes conjugaux, difficultés familiales, Demande d un membre de la famille concernant un mésusage d alcool d une autre personne de cette famille, Difficultés au travail, Difficultés financières.

Repérage par le F.A.C.E. A quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l alcool? 2 questions pour la CDA Réponses : 0 = «jamais», 1 = «une fois par mois ou moins», 2 = «2 à 4 fois par mois», 3 = «2 à 3 fois par semaine», 4 = «4 fois ou plus par semaine» Combien de verres standards buvez-vous au cours d une journée ordinaire où vous buvez de l alcool? Réponses : 0 = «un ou deux», 1 = «trois ou quatre», 2 = «cinq ou six», 3 = «sept à neuf», 4 = «dix ou plus»

Repérage par le F.A.C.E. 3 questions pour évaluer la dépendance Votre entourage vous a-t-il fait des remarques au sujet de votre consommation d alcool? Avez-vous déjà eu besoin d alcool le matin pour vous sentir en forme? Vous arrive-t-il de boire et de ne plus vous souvenir ensuite de ce que vous avez pu dire ou faire? Pour ces trois dernières questions : non = 0, ou oui = 4

Hommes < 5 : risque faible ou nul 5 à 8 : consommation à risque >8 : dépendance probable Femmes Repérage par le F.A.C.E. < 4 : risque faible ou nul 4 à 8 : consommation à risque > 8 : dépendance probable Une aide au repérage Le diagnostic est avant tout clinique

EXEMPLE DES MÉSUSAGES D ALCOOL Intervenir

L intervention brève : objectifs Provoquer une prise de conscience Inciter à un changement de comportement Respecter le choix du patient

L intervention brève: principes Feed-back: restituer le repérage Responsabiliser le patient Advice : avis de modération. Menu: moyens possibles. Empathie: pas de jugement. Self-efficacy: encourager.

RESUME FINAL Résumer ce qui a été dit au cours de l entretien: Redéfinir les problèmes identifiés par la personne, Rappeler les changements qu elle a envisage s, Souligner les bénéfices attendus de ces changements, Résumer la stratégie de changement construite, Proposer de refaire le point lors d une prochaine consultation.

Et si résistance «En reparler?» Vous pouvez toujours revenir en parler, je serais là pour vous aider. Je peux vous donner un livret, au cas où vous souhaiteriez vous informer un peu plus. Livret «information»

Le processus de changement (D après Prochaska & Di Clemente) Essaie de changer Change son comportement de consommation Action Préparation Décide de changer Intention Maintien Persévère dans son changement rechute Envisage de changer son comportement de consommation Consommateur satisfait ou indécis Contemplation

Blaise Pascal pensée VII, 10 «On se persuade mieux, pour l ordinaire, par les raisons qu on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l esprit des autres»

La motivation est en soi La personne a le plus souvent en elle les motivations nécessaires au changement. Le changement, processus naturel, se produit le plus souvent sans intervention externe volontaire. La personne sera plus volontiers convaincue par ses propres désirs, ses propres capacités, raisons et besoins de changer.

Les troubles liés à l usage de substances psychoactives ne se limitent pas à la dépendance

Coordination régionale RPIB Aquitaine Intégration modèle Prochaska en fonction de l échelle de conviction & de confiance

Coordination régionale RPIB Aquitaine Communication soignants - patients

Coordination régionale RPIB Aquitaine Intervention «Conviction»

Intervention «Confiance»

Documents & liens : Dr Castera & RPIB «5 minutes pour convaincre»

Documents & liens : HAS & outils RPIB

Documents & liens: «intervenir-addictions.fr»

Coordination régionale RPIB Aquitaine Documents & liens : INRS

Merci de votre attention! Mende 48 Nîmes 30 Montpellier 34 Narbonne 11 Perpignan 66