L EPILEPSIE DEFINITION : Affection neurologique se manifestant par des crises. Elle est l expression d un fonctionnement anormal, aigu et transitoire de l activité électrique du cerveau. Ces crises sont donc le résultat de décharges électriques excessives, soudaines, généralement brèves, dans un groupe de neurones.
Quelques chiffres Dans le monde, 40 millions d épileptiques selon l OMS. En France, 500000 cas, la moitié a moins de 20 ans. 30000 nouveaux cas en France tous les ans Elle concerne tous les âges Maladie connue depuis 2000 ans avant JC(«mal sacré») 1920 : invention de l EEG par Hans Berger
SIGNES CLINIQUES La crise tonico-clonique généralisée ou «grand mal» est la plus connue et la plus spectaculaire.le patient perd brutalement connaissance. Puis, on observe 3 phases : La phase tonique : Un spasme tonique de 10 à 20 secondes marque le début de la crise. Raidissement, contraction de l ensemble des muscles des membres, du tronc et du visage (dont les muscles masticateurs et oculomoteurs) ; Tachycardie, sueurs,hta, hypersalivation sont le plus souvent associés.
La phase clonique : dure de 30 secondes à 3minutes Au début, une petite trémulation puis des convulsions des membres et de la face de plus ou moins grande amplitude. La phase de récupération : phase d inconscience caractérisée par une respiration bruyante. Le patient se trouve en hypotonie complète : la perte d urine est fréquente. Le retour à la conscience est progressif, il existe souvent une confusion post critique et l absence de souvenir de la crise.
Absence ou «petit mal»: forme fréquente de la maladie. Concerne les enfants jusqu à la puberté Signes : une perte brusque de contact : regard vitreux, aréactivité aux stimulis, nystagmus Parfois, clignement des paupières, spasmes de la face, mâchonnement, perte d urines, hypersalivation Peuvent se répéter 10 à100 fois par jour en l absence de traitement.
Myoclonies : secousses musculaires brutales, intenses concernant les membres, sans perte de connaissance. Les épilepsies partielles : très variées, dépendent de la zone du cerveau touchée, peuvent se généraliser dans un second temps : hallucinations sensorielles (visuelles, auditives ), troubles de la sensibilité (paresthésies )
Les syndromes épileptiques : convulsions fébriles de l enfant (entre 6 mois et 5 ans ) : à l occasion d une hyperthermie ; disparaît avec l âge. Lors de méningite Entre autre
CAUSES Les causes sont très nombreuses.tout le monde peut être concerné par l apparition d une crise d épilepsie sans pour autant être épileptique. Les causes sont mal connues. Il y a une baisse «du seuil épileptogène» responsable de la crise d épilepsie.
Crises survenant dans des conditions particulières : -convulsions fébriles -Hypoglycémie -alcoolisme : ivresse aiguë ou pendant le sevrage -traumatismes crâniens -AVC -méningites -tumeurs cérébrales - intoxications médicamenteuses
EXAMENS L EEG(electro-encéphalogramme) permet d enregistrer l activité électrique du cerveau L interrogatoire du patient et de son entourage /description des crises
Examens Le scanner cérébral : permet d éliminer le diagnostic de lésions cérébrales (tumeurs ) L IRM plus précis que le scanner
COMPLICATIONS La répétition des crises peut entraîner l apparition de lésions cérébrales. Normalement, l épilepsie n altère pas les capacités intellectuelles.cependant, des études ont montrées que 20% des enfants épileptiques présentaient un retard léger dans certains apprentissages ( notamment la lecture ) Les crises convulsives sont de grandes secousses musculaires chez un sujet inconscient :il existe donc un risque de blessure (chute, luxation ) et de morsure de la langue.
COMPLICATIONS L État de mal épileptique : c est la complication médicale la plus redoutée car elle engage le pronostic vital et fonctionnel (séquelles neurologiques définitives );C est une crise anormalement longue (plus de 30 mn) ou crises répétées sans retour de la conscience. Risque : insuffisance respiratoire,séquelles neuros, troubles circulatoires
TRAITEMENT Quand la crise apparaît, il est rare de pouvoir l arrêter. En prévention, il faut prendre un traitement antiépileptique(ou aussi appelé anti- convulsivant ) Exemple :gardenal, depakine, tegretol, rivotril La chirurgie rarement utilisée(300/an ) dans les cas rebelles aux traitement :ôter le foyer épileptique.
VIE QUOTIDIENNE Éviter ce qui peut déclencher une crise : -le manque de sommeil -la consommation d alcool et de drogue, le tabac,le café -le stress physique ou psychique -les bruits permanents ou anormaux -la lumière intermittente - le jeûne -les jeux videos chez les epileptiques ayant une epilepsie photosensible
VIE QUOTIDIENNE 2 La pratique d un sport est recommandée : les sports d équipe notamment ; Attention toutefois aux sports pouvant le mettre en danger en cas de crise : plongée, gymnastique aux agrès, parachutisme Le permis de conduire était autrefois interdit aux épileptiques.maintenant, un avis medical peut accorder une autorisation temporaire à la conduite
VIE QUOTIDIENNE 3 Certaines professions sont interdites : nécessitant un travail en hauteur ou avec une machine dangereuse : Rôle du médecin du travail
ROLE AS Pendant la crise : Garder son calme Lors de la perte de connaissance :PLS si possible et alerter. Noter l heure afin de calculer la durée de la crise Installer un coussin sous la tête si possible. Lors de la phase tonique : risque de morsure de la langue. Ne rien mettre dans la bouche lors de la crise.
ROLE AS 2 Lors de la phase clonique : ne pas essayer de stopper ses mouvements. Mettre en sécurité: adapter l environnement en écartant meubles et objets autour pouvant le blesser. Assister l IDE pour les soins à réaliser en urgences( injection ) Contrôler respiration, circulation Rester auprès de la personne durant toute la crise en vérifiant état de conscience.
ROLE AS 3 Après la crise Transmettre les observations concernant la crise : durée, phases observées, et actions réalisées Installation de la personne en sécurité (barrières sur prescription ), sonnette à proximité Surveillance ou aider à la prise du traitement anti épileptique