PRATIQUES GERIATRIQUES

Documents pareils
Moteur de recherche : Daniel Goutaine Page d'accueil Rubrique : contentions

Les contentions. Moteur de recherche : Daniel Goutaine Page d'accueil Rubrique : contentions

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

CHUTES DE LA PERSONNE AGEE. «Protection Escaliers motorisée»

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

DOCUMENTATION CLINIQUE D UNE CHUTE D UN PATIENT

Repérage de la perte d autonomie

Centre SSR - EHPAD La Chimotaie B.P CUGAND Montaigu Cedex

IFAS 11 décembre janvier M. BLOT Ergothérapeute. CHU de NIMES

DISTRIBUTION DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR VOIE ORALE PAR L INFIRMIERE : RISQUE DE NON PRISE DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR LE PATIENT

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Auto-évaluation. Évaluation de la promotion de la bientraitance

Prévention des chutes. Un guide à l intention des patients et leur famille

DOSSIER DE SOINS INFIRMIERS

Consulter le Modèle d Accessibilité de référence. Le modèle a considéré quatre types de diversité fonctionnelle :

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ÉVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

Document de travail «Conduite de l évaluation interne dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes» Mars 2011

Liste de contrôle à utiliser pour les ménages privés

Gina Sanders. Troubles du sommeil : banal... mais pas fatal!

QUESTIONNAIRE DE DIAGNOSTIC RAPIDE DES NIVEAUX DE CPO ET TMS EN ETABLISSEMENTS DE SOIN

droits des malades et fin de vie

Le décret du 2 mars 2006 a institué le Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique de niveau V.

> Présentation du programme > Peps Eurêka - Mémoire : Pour donner du Peps à ses neurones et à sa vie... 4

Maltraitance Technophobie Technophilie Technopénie Pr Robert Moulias Commission Age Droits Liberté Fédération contre la Maltraitance (ex ALMA

Un danger vous guette Soyez vigilant

SIEGE D EVACUATION. Manuel d'utilisation

FORUM EHPAD PREVENTION DES CHUTES Définition de la chute

Les critères du label «Tourisme et Handicap»

Bilan de la démarche. de certification V Haute-Normandie

LE SOMMEIL: TRAITEMENT DE L'INSOMNIE

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

LIVRET D'ACCUEIL. EHPAD Valle Longa Cauro

Retours d expériences ATELIER EQUILIBRE. Viviane Granseigne Animatrice et formatrice d Ateliers Equilibre et Prévention des Chutes

Comité Départemental de Prévention en Kinésithérapie de la Drôme FORMATIONS KINÉSITHÉRAPEUTES 2013 KINÉ DRÔME PRÉVENTION

Chapitre 1 : Introduction à la rééducation périnéale

Modalités d interprétation des dispositions particulières applicables aux veilleurs, surveillants et encadrants de nuit «Statut des veilleurs»

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL. Le moniteur-éducateur intervient dans des contextes différents :

Prévention des chutes

Charte nutritionnelle

Chez soi avant tout : De l hôpital à la maison

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre

STAGE D'INITIATION AUX SOINS INFIRMIERS D'ACCES EN PCEM2 ou en 2ème ANNEE DE CHIRURGIE DENTAIRE

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS:

Référentiel Officine

Améliorer la Qualité OUTIL D'AUTO-EVALUATION

Maisons de Santé Pluridisciplinaires. Conditions d éligibilité à des soutiens financiers

Un regard différent, une approche différente

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu-

Le bac à graisses PRETRAITEMENT. Schéma de principe. Volume du bac à graisses. Pose

GL5 GLS5. Lève-personnes mobiles

A. BONNEFOND Maître de conférences en neuroscience cognitive Laboratoire d imagerie et de neuroscience cognitive Université de Strasbourg

MAISONS DE SOINS INFIRMIERS SUBVENTIONNÉES PAR LE GOUVERNEMENT

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

PSYCHOLOGUE AU DOMICILE : PRATIQUES SINGULIERES OU PLURIELLES?

phase de destruction et d'élimination de débris

L approche de collaboration: une voie de contournement des facteurs entraînant les troubles graves de comportement.

accessibilité des maisons individuelles neuves

PREAMBULE INSCRIPTION AUX SERVICES RESPONSABILITÉ - ASSURANCE HYGIENE ET SANTE

PROGRAMME DE LOGEMENTS AVEC SERVICES DE SOUTIEN LIGNES DIRECTRICES OPÉRATIONNELLES

KIT D AIDE A LA MISE EN ACCESSIBILITE DES ETABLISSEMENTS DE TOURISME ET DES COMMERCES Édition Février 2015 FICHE N 2A RENDRE MON HÔTEL ACCESSIBLE

Le mouvement vitalité! Un pas vers la forme! Sport-Santé. Acti March

Analyse des incidents

Etablissement S.A.S. / ARPADE. Services d Accueil et de Soins. - Livret d accueil -

Visite test de certification V2014 Retour du CHU de Rennes GCS CAPPS Vendredi 12 juin 2015

Règlement de Fonctionnement

REGLEMENT DE FONCTIONNEMENT

PROFIL DE POSTE DU CONDUCTEUR AMBULANCIER SMUR :

Le guide du bon usage des médicaments

La responsabilité des infirmiers et des établissements de santé

va être opéré d un hypospadias

Insuffisance cardiaque

POUR BIEN VIEILLIR CHEZ MOI, MON DOMICILE EN TOUTE SÉCURITÉ

Une brique dans le cartable. Du Plan à l Ouvrage

Fiche résumée : AIDE À DOMICILE

ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP) INSTALLATIONS OUVERTES AU PUBLIC (IOP) NOTICE D ACCESSIBILITÉ AUX PERSONNES HANDICAPÉES

VERSION 2.1 SOMMAIRE 8. INTERVENANTS UTILES A LA PRISE EN SOINS DU PATIENT DANS LA SITUATION ACTUELLE.. 10

Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie

Planification des soins de longue durée Lorsqu il n est plus possible de recevoir des soins à domicile

Après l intervention des varices. Informations et conseils sur les suites du traitement. Réponses aux questions fréquemment posées

Des aides pour se relever

Action sociale. Nos actions dans le domaine du handicap. L Action sociale vous accompagne dans les moments importants de votre vie

«Evaluation de l activité physique chez les enfants et adolescents à l aide d une méthode objective» SOPHYA

Outil d autodiagnostic du niveau d accessibilité - Les cabinets médicaux -

KIT D AIDE A LA MISE EN ACCESSIBILITE DES ETABLISSEMENTS DE TOURISME ET DE COMMERCE Édition Janvier 2015 FICHE N 2D RENDRE MON COMMERCE ACCESSIBLE

Aide-mémoire pour assurer l accessibilité de vos événements

Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient

I. Qu est ce qu un SSIAD?

Numéro Spécial- octobre 2014 Prochain numéro Décembre 2014 Page 1

Résidence Saint Jean

L hôpital de jour ( HDJ ) en Hôpital général Intérêt d une structure polyvalente? Dr O.Ille Centre hospitalier Mantes la Jolie, Yvelines

Les effets nocifs du bruit sur l'homme

DOSSIER D'INSCRIPTION

Sommeil, fatigue au volant et jeunes conducteurs

Ce livret a été élaboré par le département d ergothérapie de L Hôpital d Ottawa, Campus Général.

Transcription:

PRATIQUES GERIATRIQUES ETES-VOUS ATTACHES A LA CONTENTION?

Le concept Pinel vous permet de satisfaire aux besoins de contention de tous niveaux avec un seul système. Dans la contention d urgence, le patient agressif peut être immobilisé en sept points en moins de 10 secondes et ramené jusqu à un seul point à mesure qu il se calme. Les patients plus passifs, peuvent être maintenus au lit ou au fauteuil tout en conservant une grande mobilité dans le lit ou le fauteuil, jusqu au point de ne pas se rendre compte qu ils sont sous contention. Ce système s adapte à tous les types de besoins de contention des institutions, soins prolongés, urgence, psychiatrie, soins intensifs... Contention: du latin contentio = lutte

Définition selon l HAS «La contention physique dite passive est l utilisation de tous moyens, méthodes, matériels ou vêtements qui empêchent ou limitent les capacités de mobilisation volontaire de tout ou une partie du corps, dans le seul but d obtenir de la sécurité pour une personne qui présente un comportement estimé dangereux ou mal adapté.»

En institution de personnes âgées 1 décès sur 1000 est dû à une contention Dont 58% lors du maintien au fauteuil 42% lors d une contention au lit

PREVALENCE DE LA CONTENTION Chez les plus de 65 ans en court séjour: de 18 à 22%. En institution de 19 à 84%!!! Au CHI : en court séjour environ 20% En EHPAD environ 11% (de jour) (enquête de prévalence sur un jour donné en avril 2007)

Nos «bonnes raisons» CHUTES AGITATION Chutes Déambulation 70 DEAMBULATION ACTES Agitation, troubles du comportement Soins médicaux (perf, sondes ) 60 50 40 30 20 AUTRES NE SAIT PAS 10 0 HOPITAL EHPAD Chutes = 68% en hôpital / 50% en EHPAD Agitation= 14% en hôpital / 11% en EHPAD Ne sait pas= 11% en Hôpital / 10% en EHPAD

Et les moins bonnes On est obligé d employer ces moyens de contention parce qu on manque de personnel Faux : des études montrent que les patients ayant des contraintes exigent plus d heures de soins, et non pas moins. Les patients ne trouvent rien à redire au fait qu on les attache Faux : ceci est souvent le signe d une mauvaise évaluation de la part des professionnels ou de pressions venant de la famille. L emploi de dispositifs de contention met les soignants et l hôpital à l abri des poursuites judiciaires Faux : les affaires judiciaires concernent au contraire les cas de contentions abusives. 9

Les moyens de contention assurent la sécurité des résidents Faux : des études révèlent en fait qu ils engendrent des dommages physiques et psychologiques et qu ils peuvent même entraîner le décès. Il n existe rien pour remplacer les moyens de contention Faux : des solutions de remplacement, la plus recommandable est d agir sur l environnement plutôt que sur la personne. La contention n est employée qu en dernier ressort Faux : cela est contredit par le nombre élevé de cas où l on utilise des moyens de contrainte sans évaluation préalable 10

Ethique et Droit Prévention du risque Privation de liberté Article 3 de la déclaration universelle des droits de l homme: «Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne»

Loi du 4 Mars 2002 Art. L. 1110-2. - La personne malade a droit au respect de sa dignité. Art. L. 1110-5. -.. Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté. Charte des personnes âgées dépendantes Article 2 Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société.

REFERENTIEL HAS OCTOBRE 2000 Critère 1 = Prescription motivée dans le dossier Critère 2 = Appréciation du rapport bénéfice- risque Critère 3 = Surveillance programmée (prévention des risques) Critère 4 = Information du patient et de sa famille (voire consentement) Critère 5 = Matériel de contention approprié Critère 6 = Installation du patient (intimité et dignité) Critère 7 = Lever la contention aussi souvent que possible Critère 8 = Activités proposées au patient Critère 9 = Evaluation toutes les 24 heures Critère 10 = Prescription renouvelée et motivée toutes les 24 heures

Les risques de la contention La chute : ce qui est un comble! En USLD le nombre de chutes graves augmente chez les patients attachés (17% versus 5% chez les «non attachés) En SSR 25% versus 10% Selon les études les chutes «non graves» sont plus élevées chez le patient non contenu Perte de la masse osseuse, de la masse musculaire, de l activité physique, contractures, chute par dessus les barrières

Les autres dangers de la contention Perte de la marche, de l autonomie Troubles trophiques, escarres Constipation, globe vésical Incontinence urinaire et/ou fécale Diminution masse musculaire et osseuse Rétractions Infections nosocomiales Et en cas d incendie??? Colère, inconfort, révolte, agressivité, douleur, épuisement Lésions plexus brachial, thrombose veines axillaires, neuropathies par compression STRANGULATION - ASPHYXIE

Le recours à la contention doit rester l exception et faire l objet d une prescription médicale, suite à une démarche multidisciplinaire. Les alternatives à la contention ont montré leur efficacité et doivent faire l objet d une réflexion institutionnelle par la formation continue du personnel

RECOMMANDATIONS DE PRATIQUE POUR LA MISE EN PLACE D UNE CONTENTION Risque de chute, agitation, troubles du comportement, déambulation excessive EVALUATION recherche des causes environnementale individuelle NON Ce trouble est il dangereux pour le sujet ou pour les autres? OUI INTERVENTIONS Traitement de la cause Tenter des alternatives à la contention : physiques, physiologiques, occupationnelles, psychologiques, environnementales. Ne pas utiliser les contentions OUI Efficacité des moyens d interventions NON Contentions 17

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique 18

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (1) Causes médicales Ne pas négliger les causes médicales d une agitation ou d une confusion qui nécessiteraient un traitement rapide vérifier l'adaptation du traitement médicamenteux (médications multiples, interactions médicamenteuses) rechercher des signes de douleur, de troubles du sommeil, de dépression, d'hyperthermie Corriger les éventuels déficits sensoriels 19

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (2) Adaptation de l environnement Diminuer les stimuli auditifs Éviter la présence de personnes au comportement perturbateur 20

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (3) Accompagnement de la personne Organiser des temps de présence des soignants auprès du patient Solliciter si possible la présence des proches Repérer les habitudes du patient et respecter son rythme de vie Respecter les phases de sommeil, habitudes alimentaires, zones d'intérêt Favoriser le contact relationnel Faire en sorte que le patient connaisse les soignants Rappeler son nom et sa fonction autant que de besoin L'informer de la présence continue de l'équipe soignante Adopter une attitude calme et rassurante 21

Les risques liés à la déambulation «excessive» et les propositions d'alternatives à la contention physique 22

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (1) Raisons médicales Ne pas négliger les raisons médicales d une déambulation qui nécessiteraient un traitement rapide Nouveau traitement médicamenteux Absorption de certains médicaments Anxiété Douleur 23

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (2) Adaptation de l environnement Améliorer la sécurité des lieux Aménager des espaces de déambulation sécurisés 24

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (3) Accompagnement de la personne Améliorer et faciliter l orientation du sujet : lui présenter le service et l'agencement des locaux (salle à manger, couloirs, toilettes, salle de soins, bureau infirmier) lui indiquer où se situent les interrupteurs et leur fonctionnement expliquer le déroulement d'une journée (horaire des repas et de la présence du personnel) 25

Les risques liés à l'agitation, la confusion, et les propositions d'alternatives à la contention physique (4) Réorienter le patient calmement Accompagnement de la personne Capter l'attention du patient par des barrières visuelles : Mettre des photos, posters, télévision, miroirs sur les issues L'installer près d'une fenêtre ou dans un lieu où son attention peut être captée 26

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique 27

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique (1) Raisons médicales Ne pas négliger les raisons médicales qui nécessiteraient un traitement rapide : Hypotension orthostatique, troubles de la glycémie, troubles du sommeil Dépression, déshydratation, pathologies cardio-vasculaires Revoir les différentes associations médicamenteuses 28

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique (2) Adaptation de l environnement et du mobilier dans la chambre Enlever tout équipement inutile (meuble et autre) Augmenter l'éclairage (une personne âgée a besoin d'un éclairage deux à trois fois supérieur à un adulte, notamment en cas de cataracte) Mettre un matelas de gymnastique près du lit en cas de chute Lit bas recommandé (moins de 45 cm de hauteur) Enlever les roulettes de la table de nuit, de l'adaptable Bloquer les roulettes du lit en permanence, le mettre en position basse Mettre des repères temporels (calendrier, horloge) 29

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique (3) Accompagnement de la personne âgée Inciter à l'activité physique, à la marche, à l'autonomie Informer du rythme de passage des soignants Proposer des activités occupationnelles Quand le patient est réveillé, l'accompagner aux toilettes plusieurs fois dans la journée et une ou deux fois dans la nuit 30

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique (4) Lors des déplacements Assister la personne lors des déplacements Fournir des aides techniques (sur élévateur de toilettes, barres d'appui) Vérifier l'utilisation de chaussures adaptées, fermées S'assurer de l'utilisation des lunettes de vue, aide auditive, aide à la marche Indiquer à la personne les lieux et endroits à risque (sols glissants, escaliers) Encourager la personne à prendre appui sur les barres des couloirs 31

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique (5) Lors de l installation au lit ou au fauteuil Mettre le fauteuil où le patient le souhaite Stabiliser lit ou fauteuil (bloquer les roulettes) Installer confortablement la personne (vêtement et position) Adapter l'inclinaison du fauteuil ou la hauteur du lit pour faciliter le passage en position debout Adapter les accoudoirs à une hauteur qui permet au patient de prendre appui Ne pas mettre d'objets devant le fauteuil qui gêneraient les transferts Installer les effets personnels et familiers près du patient (montre, lunettes, photos ) Expliquer l'utilité et l'utilisation du système d'appel Ne pas laisser le patient en position assise trop longtemps 32

Le risque de chute et les propositions d'alternatives à la contention physique (6) Lors des transferts Ne pas tracter la personne, mais se placer à côté d'elle pour l'aider, afin d'éviter le réflexe de rétropulsion Apprendre à la personne à se lever et s'installer au fauteuil en prenant appui sur les accoudoirs 33

Merci de votre écoute