ETRE FRANC-MAÇON EN ISÈRE EN 1940 Dossier de presse Exposition du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère Maison des Droits de l Homme Grenoble du 20 mai 2006 au 19 mars 2007 Contacts presse : Cécile Vargas / Anne-Sophie Pico 14, rue Hébert 38000 Grenoble tél. 04 76 42 38 53 fax : 04 76 42 55 89 c.vargas@cg38.fr / as.pico@cg38.fr www.resistance-en-isere.fr
Etre Franc-Maçon en Isère en 1940 Exposition au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère du 20 mai 2006 au 19 mars 2007 DOSSIER DE PRESSE Sommaire Communiqué p.3 Le fonds du cabinet du préfet relatif à la franc-maçonnerie en Isère p.4 L'exposition pp.5-6 Chronologie de la franc-maçonnerie p.7 Autour de l'exposition La publication p.8 Les conférences p.9 Informations pratiques p.10 Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère Maison des Droits de l Homme p.11
COMMUNIQUE DE PRESSE Etre Franc-Maçon en Isère en 1940 Exposition du 20 mai 2006 au 19 mars 2007 En mai 2005, la loge grenobloise de l Alliance écossaise remet aux Archives départementales de l Isère un fonds d archives préfectorales de l Isère, relatives à la francmaçonnerie, entre 1940 et 1944. Un pan peu connu de l histoire de l Isère sous le gouvernement de Vichy ressurgit alors. Ces archives renseignent en effet la mise en application de la loi du 13 août 1940. Relative aux sociétés secrètes, cette loi prévoit la dissolution immédiate des loges maçonniques, la vente de leurs biens et la révocation des francs-maçons fonctionnaires. Pour Pétain et les tenants de la Révolution Nationale, la figure du franc-maçon forme avec celles du communiste, du Juif et de l'etranger cette "Anti-France", responsable de tous les maux. Comment, en Isère, furent dissoutes et interdites les loges maçonniques? Qui étaient et que représentaient ces francs-maçons soudainement spoliés? Quel fut leur engagement dans la Résistance et quelle portée continue d avoir aujourd hui leurs travaux et leur réflexion? L'exposition Etre Franc-Maçon en Isère en 1940 tente d'apporter des réponses à ces questions et de contribuer par la restitution d'un épisode pénible de son histoire, à une connaissance de la franc-maçonnerie débarrassée de tout préjugé. Etre Franc-Maçon en Isère en 1940 constitue la 19 ème exposition temporaire du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère / Maison des droits de l'homme depuis sa départementalisation en 1994. Elle est accompagnée d'une publication et d'un dossier pédagogique. Page 3 sur 11
Le fonds du cabinet du préfet relatif à la franc-maçonnerie en Isère Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la loge iséroise de l'alliance Écossaise conservait des archives provenant des services de la Préfecture de l'isère, relatives à la franc-maçonnerie durant les années 1940-1944. L'identité de la personne qui les a subtilisées, dans les bureaux de la Préfecture, à la Libération, demeure inconnue. Peutêtre s'agit-il d'un haut-fonctionnaire, franc-maçon lui-même et soucieux de garantir la conservation de pièces qui pourraient renseigner un jour la spoliation de la francmaçonnerie iséroise. Le 27 mai 2005, la loge iséroise de l'alliance Écossaise remettait aux Archives départementales de l'isère, 600 pièces d archives, réparties dans deux caisses. Ces documents résultent notamment de l'application des lois votées par le régime de Vichy à l'encontre des "sociétés secrètes": - la loi du 13 août 1940 qui prescrit la dissolution des loges maçonniques, la mise sous séquestre et la vente de leurs biens. De plus, elle oblige les fonctionnaires et agents publics à rompre toute attache avec les loges dissoutes et leur interdit de s'y affilier si elles venaient à se reconstituer. - la loi du 11 août 1941 qui instaure la publication de listes de francs-maçons au Journal Officiel et prévoit la démission d'office pour les fonctionnaires ayant occupé des charges importantes dans la franc-maçonnerie - la loi du 10 novembre 1941 qui institue une commission spéciale des sociétés secrètes, chargée d'examiner les demandes de dérogation à la loi du 11 août 1941 formulées par les fonctionnaires révoqués. Page 4 sur 11
L'exposition L exposition Être franc-maçon en Isère en 1940, présentée à partir du 20 mai dresse un panorama de l histoire de la franc-maçonnerie et son rôle actuel, ainsi que sur l offensive dont elle fut victime lors de cette période particulière que furent les années 1940 à 1944. Etre franc-maçon Bien qu apparaissant souvent, les symboles de la franc-maçonnerie restent pourtant mystérieux. C est par la présentation de ces symboles que s ouvre l exposition afin d appréhender une partie du fonctionnement maçonnique : - l' équerre, qui réunit l'horizontal et le perpendiculaire, à l'image d un discours, parfaitement ordonné, - le compas, qui évoque la prudence, la justice et la tempérance et symbolise l'esprit et son emprise sur la matière. - la truelle qui représente l'achèvement du travail - le triangle, qui renvoie à la fois à la trinité chrétienne, au compas et à l'équerre et à la devise Liberté, Egalité, Fraternité, - l étoile pour vaincre l obscurité et l obscurantisme, le mal et l ignorance, et qui participe à l équilibre cosmique. - le chiffre trois, la somme des deux premiers nombres. Après le un, il est le premier nombre insécable. Si un, l unité, est Dieu, si deux est la matière, trois est la matière organisée. Le trois signifie donc l équilibre physique, moral, intellectuel ou cosmique. Le trois, maçonniquement parlant, est le nombre de l apprenti : trois ans, trois pas, trois marches de l escalier. - le chiffre cinq : Le cinq, au milieu des neufs premiers nombres, est considéré par les pythagoriciens comme un signe d union. Il est le nombre nuptial, symbole du mariage de la terre et du ciel. Il est le nombre de l équilibre, de l harmonie. - le chiffre sept : Si le quatre symbolise la terre et le trois correspond au ciel, sept est le nombre de l univers. Le secret, ou plutôt le retrait, dans lequel opère la franc-maçonnerie est également évoqué très tôt : «Le secret maçonnique s explique par la nécessité de garder aux travaux la discrétion indispensable à leur poursuite sereine à l abri de l agitation du monde, il traduit aussi l impossibilité d expliquer à l extérieur une réalité incompréhensible au profane». Et c est ici également que sont présentées les caisses des archives remises récemment aux Archives départementales de l'isère, à l origine de cette exposition. Etre franc-maçon, les origines La suite de la visite est consacrée à l histoire de la franc-maçonnerie, parfois complexe. Un rapide voyage dans le temps est proposé, de la construction du temple de Jérusalem, au X ème siècle av. J-C, par Hiram, l architecte du roi Salomon, (4000 ans avant J-C - ), en passant par la maçonnerie opérative du Moyen-Age, puis la franc-maçonnerie spéculative de l époque moderne, apparue en en Angleterre au début du XVIII ème siècle. Etre franc-maçon sous la III ème République A travers le discours de Charles Mangin, les bustes de francs-maçons célèbres, les diplômes maçonniques, ce sont le rôle et l évolution de la franc-maçonnerie jusqu'à la Seconde Guerre mondiale qui se dessinent ici. L'on découvre ainsi que pendant toute la période de la IIIème Page 5 sur 11
République, les loges maçonniques tendent à devenir des lieux de formation pour les élus de l Isère. Ne plus être franc-maçon? La double offensive (celle de l occupant mais surtout celle de Vichy) dont elle fut ensuite victime dès l été 1940 est rappelée grâce aux documents témoignant des liquidations de loges, des ventes de biens, de mises sous scellé. Autant d attaques faites en Isère à près de 2 500 maçons. Etre franc-maçon sous le gouvernement de Vichy et l occupation Outre la répression, la propagande anti-maçonnique se déchaîne. Pour preuve, un extrait du film "Forces occultes", commandité en 1943 par le gouvernement de Vichy et l'autorité allemande d'occupation, est projeté. Mais la répression n alla pas sans provoquer nombre d engagements dans la Résistance, qui est évoquée ici à travers plusieurs figures emblématiques, parmi lesquelles : Léon Perrier, «patron de l Isère» de 1920 à 1940 et résistant au-delà, dans les Alpes-Maritimes, Albert Reynier, chef de l Armée secrète en Isère et préfet à la Libération, Gaston Valois, conseiller général, maire de Tullins et chef des Mouvements unis de la Résistance, mort dans une cellule de la Gestapo, René Gosse, doyen révoqué de la Faculté des sciences, engagé dans les services de renseignements et assassiné par les gestapistes, Lucien Hussel, député-maire révoqué de Vienne, Séraphin Buisset, député-maire de Rives révoqué, Léon Martin, député, ancien maire de Grenoble et fondateur de la section iséroise de Francs- Tireurs, Eugène Chavant, chef civil des maquis du Vercors. Tous et beaucoup d autres résistants notoires encore sont francs-maçons. Même si tous les résistants ne l étaient pas et si certains, qui l étaient, tentèrent de se faire oublier, voire même de collaborer, force est de constater que la proportion de francs-maçons engagés dans la Résistance demeure très forte en Isère. Etre franc-maçon aujourd hui : rechercher l homme en l homme C est enfin au rôle et à la place de la franc-maçonnerie actuelle qu est dédiée la dernière partie de l exposition. Le concept d humanité sert à flatter les hommes. De fait, bien peu parviennent à s en montrer dignes. Si Diogène cherche un homme, c est pour entrer dans la véritable connaissance de cette condition. C est pour rechercher ce qui signe l unité de l humanité. Exercice périlleux : beaucoup d entre nous se vantent (ou s'excusent) de ne parler que d eux-mêmes. Beaucoup s abandonnent à des récits extraordinaires. Beaucoup se laissent définir par les seules habitudes qui les modèlent ou ne songent qu à paraître. Ce sont justement ces châteaux enchantés que la voie rectifiée du maçon apprend à dissiper. Loin des tourments de l action et du spectacle des choses. ( ) Le comportement quotidien de Diogène est inséparable du message qu il tente de nous faire passer. Inséparable de ce aspect grinçant, jubilatoire, iconoclaste, voire sacrilège. ( ) La quête rebelle du sens. Diogène ne se retire donc pas dans le désert pour méditer. Il ne s isole pas avec un groupe d initiés. Au contraire il interpelle en public les citoyens athéniens et les amène à la réflexion par la provocation et le dialogue. Fils de lumière, il use de l allégorie de la lanterne pour être une parole sur la place publique. Extrait de l interview imaginaire de Paul Lanquetin, publié dans l ouvrage qui prolonge l exposition. Page 6 sur 11
Chronologie de la Franc-Maçonnerie 24 juin 1717 Naissance officielle de la maçonnerie moderne, avec la fondation de la Grande Loge de Londres 1723 James Anderson rédige le Livre des Constitutions, ouvrage de référence de la maçonnerie 1738 Naissance de la Première Grande Loge de France 1773 Formation du Grand Orient de France 1781 Création à Vienne de la Loge la Concorde (Grand Orient de France) 1789 Création à Voiron de la Loge, Triple Union et Amitié (Grand Orient de France) 1824 A Grenoble, naissance de la Loge, Les Arts Réunis (Grand Orient de France) 1869 A Grenoble, naissance de la Loge, L'Alliance Écossaise (Grand Orient de France) 1877 Le Grand Orient de France supprime de sa Constitution l'obligation de croire en Dieu 1893 Création de la Fédération française du Droit Humain, d'obédience mixte 1894 Création de la Grande Loge de France 1901 Création à Grenoble de la Loge l'avenir (Grande Loge de France) 1913 Création de la Grande Loge Nationale Française 1921 Création de la Loge Hélios (Droit Humain) à Grenoble 13 août 1940 Loi portant interdiction des associations secrètes Novembre 1940 Bernard Faÿ, administrateur de la Bibliothèque nationale sous le gouvernement de Vichy, est chargé d'inventorier les archives maçonniques 1952 Création de la Grande Loge Féminine de France 1973 Création de la Grande Loge Mixte Universelle 1983 Création de la Grande Loge Mixte de France Mai 2005 Remise par la Loge de l'alliance Écossaise des archives, relatives à la franc- maçonnerie en Isère de 1940 à 1944, aux Archives départementales de l'isère Page 7 sur 11
Autour de l'exposition La publication Etre Franc-Maçon en Isère en 1940, Ouvrage collectif, sous la direction de Jean-Claude Duclos, 110 pages, Editions du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère, 2006, 18. Sommaire Préface du Président du Conseil général de l Isère Avant-propos du conservateur Etre franc-maçon Des membres de la loge grenobloise de l'alliance Écossaise Naissance de la franc-maçonnerie en Dauphiné au XVIIIème siècle René Favier, professeur d'histoire moderne, Université Pierre Mendès France Francs-maçons et antimaçonnisme dans l'isère de la III ème République Gil Emprin, professeur agrégé d'histoire, responsable du service éducatif du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère La répression antimaçonnique en Isère (1940-1944) Benoît Charenton, conservateur du patrimoine aux Archives départementales de l'isère Francs-maçons en Résistance Benoît Charenton, Gil Emprin Interview imaginaire de P. Lanquetin Anonyme Annexe : Inventaire du fonds du cabinet du préfet : Franc-maçonnerie, 1940-1944 Benoît Charenton Page 8 sur 11
Le cycle de conférences Autour de l'exposition Lieu : Archives départementales de l'isère : 2, rue Auguste Prudhomme à Grenoble Histoire de la franc-maçonnerie jeudi 19 octobre 2006-18h30 par Roger Dachez, historien de la franc-maçonnerie, président de l'institut maçonnique de France La propagande antimaçonnique de Vichy : le film Forces occultes jeudi 16 novembre 2006-18h30 par Jean-Pierre Bertin-Maghit, historien, professeur d'études cinématographiques à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 La franc-maçonnerie iséroise, de la IIIème République à l'etat français jeudi 18 janvier 2007-18h30 par Gil Emprin, professeur agrégé d'histoire, responsable du service éducatif du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère La franc-maçonnerie pendant l'occupation jeudi 8 février 2007-18h30 par André Combes, président de l'institut d'études et de recherches maçonniques, auteur de nombreux ouvrages sur la franc-maçonnerie Page 9 sur 11
INFORMATIONS PRATIQUES Exposition Etre Franc-Maçon en Isère en 1940 Dates du 20 mai 2006 au 19 mars 2007 Lieu Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère / Maison des Droits de l homme 14, rue Hébert 38000 Grenoble. Tél : 04 76 42 38 53 Fax : 04 76 42 55 89 Mél : infos@resistance-en-isere.fr Site internet : www.resistance-en-isere.fr Conditions de visite ouvert tous les jours sauf le mardi, les 25 décembre, 1 er janvier, 1 er mai. - du 1 er septembre au 30 juin, de 9h à 18h samedi et dimanche de 10h à 18h (dès 9h le samedi sur rendez-vous pour les groupes) - Juillet-Août : 10h - 19h L entrée du musée est gratuite. Visite guidée gratuite le premier dimanche du mois à 14h30 Réalisation de l'exposition Remerciements Commissaire de l'exposition : Jean-Claude Duclos, assisté de Jacques Loiseau, en étroite relation avec Hélène Viallet et Benoît Charenton, directrice et conservateur des Archives départementales de l'isère. Scénographie : Jean-Jacques Barelli et Jean-Jacques Hernandez Réalisation : les ateliers du Musée Dauphinois la Loge grenobloise de l'alliance Écossaise (Grand Orient de France), la Loge Hélios (Droit Humain) et la Loge Triple Union et Amitié de Voiron (Grand Orient de France Page 10 sur 11
Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère Maison des droits de l'homme Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère a été inauguré le 1 er juillet 1994. C'est une réalisation du Conseil Général de l'isère. Il fait suite au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère initié à Grenoble, ville "Compagnon de la Libération", au début des années 1960, par des anciens combattants, résistants et déportés, puis animé et géré de 1966 à 1994 par une association fédérant leurs mouvements. Depuis 1994, cette association, devenue celle des amis du Musée départemental, continue d œuvrer à ses côtés. Le programme du musée s'établit à partir des spécificités locales de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, en Isère. La présentation chronologique des faits, rythmée par des développements thématiques, donne au visiteur les points de repère indispensables à la compréhension de cette histoire et de la place qu y prend celle de la Résistance. La muséographie fait une large place au témoignage, au texte d'archives, de presse, à l'image (photo, affiche, vidéo), et, combinant ces différentes composantes, à la scénographie. L'objet évoquant la vie quotidienne ou la lutte contre l'occupant, la reconstitution de lieux ou d'ambiances ponctuent la visite où l'émotion et la réflexion du visiteur sont sollicitées tour à tour. Parallèlement à ses présentations de longue durée, le musée réalise deux expositions temporaires par an. Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'isère dépend de la Direction des Affaires Culturelles du Conseil Général de l'isère. Sa fréquentation est de l'ordre de 25 000 visiteurs par an dont près de 35%, viennent dans le cadre scolaire. Parce que le musée a pour mission de mettre en évidence l actualité des valeurs de la Résistance, le Conseil général de l'isère a décidé, en 2001, de l associer à une Maison des Droits de l Homme. De 2003 à 2005, des rencontres se sont succédées, afin de partager le projet de la MDH et de le doter de réflexions fondatrices. On peut imaginer qu'à côté de ces dialogues "savants"- disait la philosophe Maryvonne David-Jougneau, le 27 février 2002 - les conflits interculturels de la région puissent trouver aussi dans cette Maison un lieu d'accueil où des médiateurs, animés du même esprit, aideraient à mettre en œuvre la reconnaissance de l'autre au sein d'une citoyenneté qui a, elle aussi, ses règles à respecter et à faire respecter. On peut ainsi concevoir la Maison des Droits de l'homme comme un lieu de formation permanente à la citoyenneté, citoyenneté française et européenne, mais aussi à la "citoyenneté planétaire" dont nous parlent certains penseurs qui vont déjà plus loin dans l'utopie. Le dialogue entre Résistance & Droits de l Homme, dont le muséemaison est désormais le cadre, devrait permettre de réaliser cet objectif. Page 11 sur 11