PROJET D APPUI AUX FILIERES AGRICOLES EXTENSION (PAFA-E)



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Transcription:

PROJET D APPUI AUX FILIERES AGRICOLES EXTENSION (PAFA-E) RAPPORT DE CONCEPTION DETAILLEE Rapport principal et annexes Date du document: 01/03/2013 No. du Projet: [Insérer le numéro du Projet] No. du rapport: [Insérer le numéro du rapport] [Si le rapport n'est pas final, supprimer la ligne] Cliquer ici et sélectionner la division Département de la gestion des programmes

Table des matières Équivalents en devises Poids et mesures Abréviations et acronymes Carte de la zone du Projet Résumé du Projet Cadre logique I. Contexte stratégique et justification- 21 A. Contexte national et du développement rural 21 B. Justification 27 II. Description du Projet 30 A. Zone du Projet et groupe cible 30 B. Objectifs, résultats et indicateurs d'impact 32 C. Résultats et Composantes 33 Composante 1: Développement et Structuration des filières, et professionnalisation des acteurs 33 Composante 2: Diversification Agricole et Accès au Marché 35 Composante 3. Gestion des savoirs, coordination et suivi-évaluation du Projet 42 D. Leçons apprises et respect des politiques du FIDA 43 Leçons apprises des autres projets 43 III. Mise en œuvre du Projet 44 A. Approche et Phasage. 44 B. Organisation institutionnelle 45 C. Planification, suivi-évaluation et gestion des savoirs 49 D. Gestion financière, acquisition des biens et services et gouvernance 51 Budgétisation 52 Contrôle interne 53 Systèmes, principes et procédures comptables 54 Rapports et suivi financier 54 Audit interne 54 Audit externe 55 E. Supervision 55 F. Identification des risques et mesures de gestion 56 IV. Coûts, plan de financement, bénéfices et durabilité du Projet 57 A. Coûts du Projet 57 B. Financement du Projet 59 C. Résumé des bénéfices et analyse économique 60 D. Durabilité 61 iv iv v ix x xv i

Liste des Tableaux Tableau 1: Perspectives de capitalisation par le PAFA-Extension des acquis des projets antérieurs du FIDA Tableau 2: Démarche méthodologique pour la construction d un Programme cadre d intervention au Sénégal Tableau 3: Risques et mesures d atténuation Tableau 4: les coûts de base par composante ii

Appendices Appendice 1 : Situation économique du pays Appendice 2 : Données sur la pauvreté Tableau 1: Pourcentage des ménages vivant en dessous de l'indice de pauvreté national dans les régions d intervention du projet Tableau 2. Zones de concentration des communautés rurales les plus pauvres en relation avec la zone d intervention de PAFA-Extension Appendice 3 : Zone de couverture de PAFA-Extension Appendice 4 :Critères d'éligibilité des zones d intervention de PAFA-Extension Appendice 5 :. Context the multi-dimensionality of governance and anti-corruption Appendice 6 : Organigramme du PAFA-E Appendice 7 : Partenariats potentiels. Appendice 8 : PTBA de la première année Appendice 9 : Flux financiers du projet iii

Équivalents en devises Unité monétaire = FCFA USD 1,0 = 486 FCFA Poids et mesures 1 kilogramme = 1000 g 1 000 kg = 2.204 livres 1 kilomètre (km) = 0.62 mille 1 mètre = 1.09 yards 1 mètre carré = 10.76 pieds carrés 1 acre = 0.405 hectare 1 hectare = 2.47 acres iv

Abréviations et acronymes AE Auxiliaire d Elevage AEP Alimentation en Eau Potable AGEX Agence d Exécution ANCAR Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural ANSD Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie ARMP Agence de Régulation des Marchés Publics ASUFOR Association d Usagers de Forage ASPRODEB Association Sénégalaise pour la Promotion du Développement à la Base BAD Banque Africaine de Développement BIT Bureau International du Travail BM Banque Mondiale BOAD Banque Ouest-Africaine de Développement BARVAFOR (Projet de) Barrages de Rétention et de Valorisation de Forages CAA Centrale d achat agricole CAR Conseiller Agricole et Rural CCIA Chambre de Commerce, d'industrie et d'agriculture CEF Conseiller en Exploitation agricole Familiale CLCOP Cadre local de Concertation des Organisations de Producteurs CNCAS Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal COSOP Country Strategic Opportunities Paper / Options Stratégiques pour le Programme pays CoF Comité de Pratiques sur l Horticulture CP Comité de Pilotage CPMT Country Program Management Team CR Communauté rurale CSD Cadre Stratégique Décennal CSE Centre de Suivi Ecologique CT Comité Technique CTB Coopération Technique Belge DAPS Direction de l Analyse, de la Prévision et des Statistiques DCMP Direction Centrale des Marchés Publics DEM Direction de l Entretien et de la Maintenance (hydrauliques) DEPA Direction de l'elevage et des Productions Animales DGPRE Direction Générale de la Planification des Ressources en Eau DISEM Division des Semences DRDR Direction Régionale du Développement Rural DRS Défense et Restauration des Sols DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté DPES Document de Politique Economique et Sociale DT ESPS -II Document de Travail 2 ème Enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal FAO Organisation des Nations Unies pour l Alimentation et l Agriculture FCFA Franc de la Communauté Financière Africaine v

FED Fonds Européen de Développement FIDA Fonds International de Développement Agricole FRA Autorisation de fabrication et de vente GASFP Global Agriculture and Food Security Programme GPF Groupement de promotion féminine GIE Groupement d Intérêt Economique IF Institution Financière ITA Institut de Technologie Alimentaire JICA Japan International Cooperation Agency LOASP Loi d Orientation Agro-sylvo-pastorale MA Ministère de l Agriculture MAER Ministère de l Agriculture et de l Equipement Rural MEF Ministère de l Economie et des Finances ME Ministère de l Environnement MEL Ministère de l Elevage MER Micro-entreprise rurale MINEL Ministère de l Elevage MOD Maîtrise d Ouvrage Déléguée MPER Micro et Petite Entreprise rurale NEES Note d Evaluation Environnementale et Sociale OCDE Organisation de Coopération et de Développement Economiques OM Opérateur de marché ONG Organisation Non-Gouvernementale OP Organisation Professionnelle OPA Organisation Professionnelle Agricole OPB Organisation Professionnelle de Base OPE Organisation Professionnelle d'eleveurs OPEP Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole OPR Organisation Professionnelle Régionale PADAER Projet d Appui au Développement Agricole et à l Entrepreneuriat Rural PADV Projet d aménagement et de Développement Villageois PAFA Projet d Appui aux Filières Agricoles PAFA-E PAFA Extension PAM Programme Alimentaire Mondial PAPEL Projet d Appui à l Elevage PASA Projet d Appui à la Sécurité Alimentaire PASYME Programme d Appui au Système de Suivi-évaluation du Programme FIDA PCE/USAID Projet Croissance Economique/USAID PDDAA Programme Détaillé pour le Développement de l Agriculture Africaine PDESO Projet de Développement de l Elevage au Sénégal-Oriental PDMAS Programme de Développement des Marchés Agricoles du Sénégal PDRD Projet de Développement Rural Durable PDRG Plan Directeur Rive Gauche PDV Plan de Développement Villageois PEPAM Programme Eau Potable et Assainissement du Millénaire PIB Produit Intérieur Brut vi

PIV Périmètre irrigué villageois PLD Plan Local de Développement PME Petite et Moyenne Entreprise PNDE Programme National de Développement de l Elevage PNDL Programme National de Développement Local PNIA Programme National d Investissement Agricole PNIR Programme National d Infrastructures Rurales PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement POAS Plan d Occupation et d Affectation des Sols PPM Plan de Passation de Marchés PTA Programme de Travail Annuel PTBA Programme de Travail et Budget Annuel POGV-2 Projet d Organisation et de Gestion Villageoises PROCAPA Programme Complémentaire d'appui aux Producteurs d'arachide PRODAM 2 Projet de Développement Agricole de Matam Phase 2 PROMER 2 Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural Phase 2 PPAAO Programme de Productivité Agricole en Afrique de l Ouest PRDI Plan Régional de Développement Intégré PSAOP-2 Projet des Services Agricoles et Organisations de Producteurs PSNF Prestataire de services non-financiers PSSA Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire RNCPS Réseau National des Coopératives de Producteurs de Semences SAED Société d Aménagement et d Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé SAFIR Service d Appui à la Finance Rurale SAO Stade d Autonomie Organisationnelle SCA Stratégie de la Croissance Accélérée S-E Suivi Evaluation SFD Systèmes de financement Décentralisés SIC Sensibilisation / Information / Communication SIGEL Système d Information de Gestion de l Elevage SIPA Société d Intensification de la Production Agricole SNDES Stratégie Nationale de Développement Economique et Social SOENA Société d Encadrement Agricole SPAM Sous-Projet d Accès au Marché SRE Service Régional de l Elevage SRI Système de riziculture intensif SSE Système de Suivi Evaluation SYGRI Système de gestion des résultats et de l impact TCP Technical Cooperation Project TRIE Taux de Rentabilité Interne Economique UCGP Unité de Coordination et de Gestion du Projet UCP Unité de Coordination du Projet UFP Unité de facilitation du Programme UE Union Européenne UEMOA Union Monétaire et Economique Ouest Africaine vii

UP UPA USAID USD $EU Unité pastorale Unité de Politique Agricole United States Agency for International Development United States Dollar Dollar des Etats Unis d'amérique viii

Carte de la zone du Projet ix

Résumé du Projet 1 Le Projet. Le PAFA-Extension est construit sur les résultats positifs et acquis du PAFA et des projets antérieurs (PROMER, PRODAM II, PSAOP II, PADV, POGV). Le PAFA- Extension densifiera les activités du PAFA dans la zone actuelle de son intervention pour atteindre un plus grand nombre de bénéficiaires. Il consolidera et complètera les interventions du PAFA en (i) renforçant le développement institutionnel et organisationnel des Organisations de producteurs d agriculteurs (OPA) et d éleveurs (OPE), plus particulièrement leurs faîtières, pour qu elles rendent des services efficaces à leurs membres; (ii) intensifiant les activités créatrices d emplois et des revenus des jeunes par (a) la réalisation de périmètres maraichers à grande échelle au profit des jeunes (hommes et femmes) en utilisant le modèle de Société d intensification de la production agricole (SIPA) introduite par PRODAM-2 dans la région du Matam ; et par (b) l insertion de MPER de services portées par les jeunes en amont et en aval des filières agricoles et d élevage retenues, en capitalisant les acquis du PROMER. Le PAFA-Extension complètera aussi les interventions du PAFA dans le domaine de la conservation, préservation et restauration des ressources naturelles en utilisant le modèle des Unités Pastorales (UP) largement utilisé par différents projets, y compris le PRODAM. En plus des activités du PAFA, le Projet appuiera le développement de l élevage des petits ruminants (ovins en particulier), qui sont des activités portées traditionnellement par les femmes pour leur permettre de diversifier leurs sources de revenus et d améliorer leur sécurité alimentaire. Enfin, le PAFA-Extension étendra ses interventions dans la région de Louga, non couverte par le PAFA, marquée par une forte vocation animale et une migration très prononcée des jeunes. Résultats, leçons et acquis du PAFA. Le PAFA a démarré ses activités de façon effective en 2010. Le projet a obtenu des résultats très significatifs dans l augmentation des rendements des cultures appuyées 2. Cela grâce à l utilisation systématique des semences certifiées, des engrais de qualité en quantité raisonnable, l adoption des bonnes pratiques agricoles par les producteurs et productrices, le suivi de proximité des activités, un accès garanti au marché non traditionnel (agro-industriels et unités de transformation) des producteurs à travers la contractualisation commerciale entre les OP et les OM pour la vente des excédents de production avant le démarrage de la campagne agricole, à des prix négociés et rémunérateurs. Le projet a amélioré sensiblement la capacité de stockage des produits par la construction des centres de Développement Filières (CDF). Grâce à ces infrastructures, les acteurs de filières disposent d une capacité de stockage leur permettant de répondre à l augmentation de la production résultant de l amélioration significative des rendements et ainsi bien répondre à la demande croissante du marché 3. A trois ans de mise 1 Composition de la deuxième mission de conception: La mission, dirigée par M. Luyaku Nsimpasi, Chargé de portefeuille au FIDA, Chef de mission, était composée de : M. Amadou Daouda Dia, CPO/FIDA ; M. Marco Camagni, Conseiller Technique, FIDA ; Mme Monique Trudel, Spécialiste Environnement et Changement Climatique ; M. Ousmane Ndiaye, Directeur ASPRODEB ; M. René Azokly, Spécialiste en Finance Rural/PAMIGA. Le gouvernement sénégalais était représenté dans l équipe par M. Arona Niang, ingénieur agronome à la Direction de l'analyse, de la Prévision et des Statistiques Agricole (DAPSA)/MAER) ; Dr. Dame Sow, conseiller technique à la Direction de l Elevage et des Productions animales (DEPA/MEL), et M. Yonan Ndiaye, chargé de programme, DCEF/Ministère de l Economie et des Finances. 2 Grâce à l intervention du projet, les rendements moyens des producteurs (appuyés par le projet) deu mil, sorgho, sésame, niébé ont plus que doublé pour des raisons données ci-dessus. 3 Les quantités mises sur le marché par les producteurs appuyés par le projet et pour les cultures ciblées (mil, sorgho, sésame et niébé) ont augmenté sensiblement de 2011 à 2013. augmenté d au moins de 60%. Elles ont x

en œuvre, le PAFA a produit de bonnes pratiques sur un certain nombre d aspects du projet, parmi lesquelles on note : (i) le processus de concertation participative et inclusive des acteurs des filières à travers l organisation interprofessionnelle «table filière» pour la concertation des acteurs concernés par la filière permet à ceux-ci d élaborer de façon participative et inclusive une stratégie de développement de la filière et un plan d actions annuel (plan d affaires) d investissements, répondant aux préoccupations et besoins des bénéficiaires ; (ii) la contractualisation entre les OP et les OM a grandement facilité l accès des petits producteurs aux marchés et permis à ces derniers d obtenir des prix négociés rémunérateurs 4 ; (iii) le système de cofinancement dégressif des prix des intrants agricoles et petit matériel et équipement agricole, a sensiblement amélioré l accès des petits producteurs aux intrants agricoles qui s est traduit par une amélioration substantielle des rendements et de la production agricole des ménages, et (iv) le ciblage inclusif a permis un accès équitable aux ressources du projet entre les femmes, jeunes de deux sexe. Il a également favorisé l accès des femmes au foncier.. Zone du Projet. Le Projet couvrira cinq (5) régions à cheval sur deux grandes zones agroécologiques à fort potentiel de développement : (i) le Bassin arachidier Centre et Nord zone d intervention actuelle du PAFA couvrant les régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel ; et (ii) la région agro-pastorale de Louga. Ces cinq régions s étendent sur 16 départements et 170 communautés rurales. La zone de couverture du projet s étend sur 27% du territoire national et polarise 35% de la population soit environ 4 500 000 habitants dont la structure révèle une forte proportion de jeunes dans la tranche d âge de 15 à 25 ans et une prédominance numérique des femmes (52%) voire plus dans les zones à forte tendance migratoire masculine et des jeunes notamment dans région de Louga. Groupe cible. Au sein des OP impliquées dans les filières retenues, le PAFA-Extension ciblera principalement les petites exploitations agricoles familiales et les petits éleveurs. Au sein de ces groupes, il veillera à l inclusion des ménages les plus vulnérables, les jeunes (des deux sexes) ainsi que les femmes. Le projet cible aussi les MPER de services prioritairement pilotées par les jeunes, en amont et en aval des filières retenues, les opérateurs de marché (OM), les organisations des acteurs en aval de la production (transformateurs, conditionneurs, etc.) ainsi que les structures publiques et privées qui délivrent les produits et les services nécessaires au développement des filières ciblées. Stratégie Genre. Le Projet adoptera la stratégie «Genre et inclusion des couches vulnérables 5» du PAFA qui produit déjà de bons résultats. Elle pourra être toutefois renforcée sur la base des leçons apprises de l exécution du PAFA et étendue dans la zone de Louga. A cet effet, dans le choix des micro-projets des ménages portés par les OP impliquées dans les filières retenues, la priorité est donnée aux micro-projets portés par les femmes et les jeunes. Stratégie des jeunes. Le PAFA-Extension mettra au cœur de ses interventions la création d emplois viables et durables pour les jeunes ruraux des deux sexes. A cet effet, outre les activités menées actuellement en faveur des jeunes, le Projet complétera les activités du PAFA en faveur de la création d emplois de jeunes par (i) la réalisation de périmètres maraichers à grande échelle au profit des jeunes (hommes et femmes) en utilisant le modèle d intensification de la production agricole (SIPA) introduite par le PRODAM dans la région de Matam et (ii) par l insertion de MPER de services en amont et en aval des filières agricoles et d élevage retenues, en capitalisant les acquis du PROMER. 4 Les prix moyens du mil, sorgho, sésame et niébé obtenus par les producteurs en 2012 sur la base contractuelle entre OP/OM et négociés sont ont été au moins 50% plus élevés que ceux (prix de référence) obtenus sans contrats et négociation. 5 Cf Stratégie «Genre et inclusion des couches vulnérables» du PAFA. Elle définit des critères d éligibilité basés sur le degré de vulnérabilité des ménages pauvres et s effectue dans le cadre d un auto-ciblage par la communauté xi

Filières ciblées et critères de choix. Le Projet ciblera les six filières du PAFA (mil, sorgho, niébé, sésame, horticulture, et aviculture villageoise) sélectionnées sur la base d un certain nombre des critères dont l importance de la filière pour les pauvres et les couches les plus vulnérables (femmes et jeunes), l existence d un marché potentiel, la croissance possible de la filière en termes de gain de productivité/rendement et de valeur ajoutée, de création de richesses pour les populations pauvres. En plus de ces filières, le PAFA-E travaillera également sur la filière du petit ruminant compte tenu de l importance de cette filière pour la génération des revenus des femmes et la diversification des sources de revenus. Stratégie de mise en œuvre. Pour l essentiel, elle sera construite sur celle du PAFA fondée sur la demande et les besoins du marché, avec les OP et les OM comme principaux acteurs. Le PAFA-E capitalisera, répliquera et mettra à l échelle tout en prenant en compte les réalités et les contextes agro-socio-écologique des zones d intervention, les acquis des projets en cours, en particulier le PAFA, et des projets achevés, notamment en matière de structuration, de capacitation et d autonomisation des OP (PSAOP, PRODAM), de développement de l entreprenariat rural et de provision des services économiques en amont et aval des filières (PROMER), de gestion de ressources naturelles et de développement de l élevage à travers le modèle Unité Pastorale (PRODAM, PDESOC, PAPEL) ; de la création des emplois de jeunes par la mise en place des périmètres maraichers à grande échelle à travers le modèle de développement des Sociétés d Intensification de la Production Agricole (SIPA), acquis du PRODAM. Objectifs. L objectif global du Projet est de contribuer à l amélioration durable des moyens d'existence des exploitations familiales du Bassin Arachidier Centre et Nord et de la Zone Sylvo-Pastorale Ouest. L objectif spécifique du Projet est d améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des petits producteurs (agriculteurs et éleveurs) et de créer des emplois durables et rémunérateurs pour les ruraux, en particulier les jeunes (des deux sexes) et les femmes. Résultats attendus du PAFA-E. Les principaux résultats qui seront atteints sur une durée de six ans, sont: (i) l'amélioration de la productivité et l'augmentation de la production agricole; (ii) la valorisation des productions grâce aux accords contractuels passés entre OP et OM; et (iii) le degré d'autonomisation et de professionnalisation des organisations professionnelles d agriculteurs (OPA) et d éleveurs (OPE) dans la fourniture des services sociaux et économiques à leurs membres. Les indicateurs-clés des résultats sont: i) l augmentation des rendements des cultures retenues, (ii) l'augmentation des quantités de produits agricoles commercialisés au travers des accords contractuels OP OM; (iii) l augmentation de la valeur de la production additionnelle des petits agriculteurs, éleveurs et entrepreneurs ciblés; v) le nombre de bénéficiaires directs des services du Projet; et (iv) l amélioration du niveau d'autonomie organisationnelle des organisations professionnelles agricoles et d éleveurs. Composante 1. Développement et Structuration des filières, et professionnalisation des acteurs. Le résultat attendu de cette composante est une meilleure structuration des OP (fédérations, unions et de base) pour les rendre plus apte à rendre des services efficaces à leurs membres. Le but visé par la Composante est donc le renforcement institutionnel des OP qui devront assumer progressivement l internalisation des services aux membres et à moyen terme la maîtrise d œuvre déléguée. En référence à l option de mettre les OP au centre du dispositif d appui de PAFA-Extension, les actions de la Composante sont basées sur la demande des OP présentée sous forme de plan d actions (plan d affaires). Résultat 1. Des OP capables de fournir des services de qualité à leurs membres suite aux différents appuis (structuration, développement organisationnel, renforcement des capacités xii

dans les domaines techniques, de gestion, de gouvernance, renforcement de la démocratie interne, développement des compétences économiques, etc.) Résultat 2. Des organisations interprofessionnelles par filière capables de dialoguer avec le Gouvernement et de défendre efficacement les intérêts de la filière. Sur la base d un diagnostic institutionnel des organisations interprofessionnelles, le PAFA-Extension appuiera l élaboration des plans stratégiques et plans d action annuels et appuiera l organisation de réunions annuelles de concertation entre chaque table filière et le Gouvernement sur des politiques favorisant le développement des filières. Composante 2: Diversification Agricole et Accès Au Marché. Les interventions du projet porteront sur la facilitation de l accès des petits producteurs : (i) aux facteurs de production, aux innovations technologiques et au financement ; (ii) aux infrastructures de production et de mise en marché ; et (iii) à l'appui-conseil agricole. Les activités de la composante sont organisées autour de quatre résultats. Résultat 3. Amélioration de la production et de la productivité agricoles. L utilisation de bons intrants agricoles (semences sélectionnées certifiées, engrais à des quantités raisonnables) à temps et les bons conseils agricoles, devraient améliorer la productivité et la production des filières sélectionnées. Résultat 4. Amélioration de l'écoulement des produits à des prix rémunérateurs. Grâce au désenclavement des zones de production, à la construction des magasins de stockage et à la promotion de la mise en marché à travers des accords contractuels durables entre OP et OM, les producteurs devraient mieux écouler leurs produits à des prix négociés rémunérateurs. Composante 3. Gestion des savoirs, coordination et suivi-évaluation. Dans l optique d une mise en place progressive d un programme-cadre unique d intervention au Sénégal, le PAFA-E utilisera (i) l UCP du PAFA comme structure commune de coordination et de gestion des deux projets ; (ii) les manuels (gestion administrative et financière, passation des marchés, exécution, suivi-évaluation) actuels du PAFA moyennant quelques adaptations ; et (iii) mettra à profit des procédures déjà testées et un personnel habitué aux procédures du FIDA et du projet. Ceci permettrait un démarrage rapide du PAFA-E. L UCP du PAFA (basée à Kaolack) sera complétée par un spécialiste en filières élevage et un spécialiste en appui aux organisations paysannes et des producteurs. Pour faciliter la coordination des activités, l UCP disposera de deux antennes légères à Louga et Kaffrime qui seront composées chacune d un chef d antenne, d un chargé de la gestion des microprojets et d un/e secrétaire comptable et du personnel d appui. L UCP continuera de jouir des mêmes conditions d autonomie administrative et financière en vigueur au PAFA. Mise en œuvre du Projet. La tutelle du Projet sera, comme pour le PAFA, assurée par le Ministère en charge de l agriculture (MAER). Le comité de Pilotage (CP) sera le même que celui du PAFA. Sa composition sera cependant élargie pour inclure les OP. La présidence du CP sera assurée par le MAER et la vice-présidence par le ME. Pour la mise en œuvre des activités sur le terrain, l UCP établira des conventions techniques avec des agences d exécution (AGEX). Les OP faîtières telles que ASPRODEB, FONGS, et d autres, disposant de bonnes compétences, appuieront la mise en œuvre des activités relatives au développement institutionnel et organisationnel des OP (structuration, renforcement de capacités, accompagnement et animation). L ANCAR apportera principalement le conseil technique agricole et d élevage. Les services régionaux de MAER et ME assureront le suivi des activités du projet, plus particulièrement la collecte des données statistiques (mesure des rendements, productions, etc.). Les OP et Coopératives spécialisées dans la production des semences sélectionnées assureront la production de celles-ci. Le Centre de Suivi Ecologique (CSE) assurera le suivi des aspects environnementaux et changement climatique. Des ONG assureront des appuis spécifiques en fonction de leurs expertises. xiii

Bénéfices et bénéficiaires. Le Projet touchera directement 25 000 ménages agricoles 6, soit environ 250 000 personnes concernées dans les ménages, mais indirectement, il aura un impact sur l ensemble des ménages des cinq régions d intervention du projet, voir au-delà, du fait des effets induits indirects, de l articulation et de la complémentarité fonctionnelle avec le PAFA et le PADAER, à travers les effets des activités et investissements structurants du projet. Coûts et financement du Projet. Les coûts totaux, sur une période de 6 ans, y compris les imprévus physiques et financiers, s'élèvent à 24,95 milliards de FCFA, équivalent à 51,20 millions de $EU. Les coûts de base sont de 22,93 milliards de FCA (47,17 millions $EU) auxquels s'ajoutent 4% d'imprévus physiques, soit 787 millions de FCFA (1,62 million $EU) et 5% d'imprévus financiers, soit 1,24 milliards FCFA (2,41 millions $EU). Les taxes y sont incluses pour un montant total de 2,94 milliards de FCFA (6,04 millions $EU), soit 12% des coûts totaux. Les investissements représentent 86,8 % des coûts totaux et les coûts récurrents 13,2 %. Le financement du FIDA s élève à 17 milliards FCFA (35,05 millions dollars E.U) soit 68,4% du coût total du projet. La contribution du gouvernement se chiffre à 6,4 milliards de FCFA (13,11 millions $EU) dont 3,5 milliards de FCFA (7,07 millions d $EU) sous forme d investissements en hydraulique agricole et pastorale, et 2,9 milliards de FCFA (6,04 millions de $EU) correspondant aux droits et taxes grevant les biens et services acquis par le projet. Ceci équivaut à une participation représentant 25,6 % des coûts totaux. La contribution des bénéficiaires est de 1,42 milliards de FCFA (3,05 millions $EU), soit 6 % du coût total du projet. Durabilité et stratégie de sortie. La stratégie d intervention du projet repose sur la recherche de la durabilité des bénéfices, des effets et de l impact de ses appuis. Les éléments de durabilité ont été systématiquement pris en compte dans la conception du projet et les activités y contribuant en lien avec les résultats du Projet. En ce qui concerne l accès aux facteurs de production et aux technologies, l inclusion et la facilitation de l accès des plus pauvres aux intrants sont conçues de manière à créer à moyen terme, une capacité d autofinancement ou d accès des OP au financement des institutions financières pour mieux servir leurs membres. Pour les Sites maraîchers, l intervention du projet sur la base d une demande exprimée, assortie d assurance sur le foncier et la participation des bénéficiaires et des communautés rurales à l investissement, l utilisation d une technologie éprouvée et localement maîtrisable ainsi que la participation des bénéficiaires à l entretien, est un véritable gage de durabilité. Enfin, la professionnalisation et l autonomisation des OP pour être à même de rendre des services socio-économiques efficaces à leurs membres de façon durable est une garantie sans doute de durabilité. 6 Annexe 2, Appendice 2. Tableau 2 : Ventilation des bénéficiaires par type d activités et zone d implantation (à titre indicatif). xiv

Cadre logique Résumé descriptif Indicateurs objectivement vérifiables (indicateurs SYGRI avec *) Sources d information Risque/ hypothèses 1. Objectif du Projet Contribuer à l'amélioration durable des moyens d'existence des exploitations familiales du Bassin Arachidier Centre et Nord et de la Zone Sylvopastorale Ouest - La prévalence de la malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans passe de x% à y%* 7 * - l indice d accumulation de biens a augmenté d au moins 5% pour 50% des ménages ciblés* - La durée de la période de soudure a diminué de x % à y % dans la zone du projet*.* - SNDES - Suivi-évaluation du PNIA, du PNDE, du CSD - Statistiques nationales et enquêtes de référence 2. Objectif spécifique Améliorer durablement la sécurité alimentaire, les revenus des petits producteurs et créer des emplois durables pour les ruraux, en particulier les jeunes et les femmes. - 25 000 ménages ruraux soit 250 000 personnes (hommes et femmes) sont directement touchées par le projet* - Au moins 300 emplois créés par les MPER dont 75% (225) sont des jeunes (hommes et femmes) - La valeur de la production additionnelle issue des activités soutenues par le projet des ménages ciblés a augmenté d au moins 15% - Rapport enquêtes situation référence - Rapport d évaluation à miparcours (études d impact) - Rapport d évaluation de fin du projet - Statistiques de productions (DAPS/MAER et DEPA/MEL) Les conditions climatiques et de marché sont favorables Cadre politique encourageant pour l autonomisation des OP 3. Résultats Composante 1- Développement et Structuration des Filières, et Professionnalisation des Acteurs Effet 1 : Les OP fournissent durablement des services socio-économiques de qualité à leurs membres - 50% des OP soutenues par le projet offrent des services d'appui à leurs membres à la satisfaction de ceux- ci* - Au moins 25% des OP de niveau 1 ont atteint le stade d'autonomisation opérationnelle suivant (niveau 2) - Au moins 20% des OP de niveau 2 ont atteint le stade d autonomisation opérationnelle suivant (niveau 3) - Rapport sur diagnostic et caractérisation, de suivi des OP - Rapport d auto-évaluation des OP - Les OP prennent en compte les préoccupations et les intérêts des petits producteurs, notamment les femmes et les jeunes Effet 2 :Les acteurs de la filière, identifient et mettent en œuvre ensemble des actions susceptibles de résoudre les contraintes identifiées au sein de la filière et participent au dialogue sur les politiques et y formulent des recommandations. - 25% d OP représentent les petits producteurs, les femmes et les jeunes dans les cadres de concertation et instances de décisions des "tables filières* - 10 Plans stratégiques de développement et 42 plans d actions (plan d affaires) par filière élaborés, exécutés, suivis et évalués - 5 recommandations issues des concertations tables filières présentées pour discussions au niveau national - Rapports - Enquêtes Les organisations Interprofessionnelles prennent en compte les préoccupations et les intérêts des producteurs/op et d autres acteurs de la filière. 7 Le taux (x) initial sera connu avec l enquête de référence prévue au démarrage du projet et le taux final (y) sera connu après la deuxième enquête qui aura lieu à la fin du projet. xv

Composante 2 Diversification Agricole et Accès au Marché Effet 3 : la productivité et la production de filières cibles est améliorée durablement - Les rendements des cultures ciblées ont augmenté d'au moins 50% pour 50% producteurs appuyés** - Au moins 75 000 (30%) ménages arrivent à satisfaire leurs besoins annuels en intrants agricoles et d'élevage - Au moins 87 500 (35%) ménages ciblés ont adopté au moins une technologie conseillée (par genre et classe d âge*) - Au moins 62 500 (25%) ménages ont accès aux crédits de campagne et d'équipement - Enquêtes, rapports, Rapports ANCAR, Services élevage et prestataires ; rapportes d activités du projet, Rapport de S-E du projet, Revue à mi-parcours - Le marché national est régulièrement approvisionné en semences améliorées. Produits financiers des banques et IMF adaptés aux besoins et capacités des petits producteurs. Effet 4 : les OP commercialisent une quantité de produits plus grande et de qualité supérieure dans le cadre d'accords contractuels durables et mutuellement bénéfiques avec des OM - Au moins 75% d OP ont augmenté la part du volume commercialisé de 30%* - 75% binômes OP/OM fonctionnels pendant au moins 3 ans Enquêtes Rapports de missions et d activités Respect des engagements contractuels xvi

I. Contexte stratégique et justification- A. Contexte national et du développement rural Contexte économique général 1. Avec un Produit intérieur brut (PIB) par habitant de 1 900 USD 8, le Sénégal fait encore partie des pays les plus pauvres du monde au regard de l indice du développement humain (IDH) qui le classe au 155 e rang sur 187 pays. Selon les résultats de la deuxième enquête de suivi de la pauvreté 2010-11, le rythme de réduction de la pauvreté a évolué positivement: la proportion d individus vivant en dessous du seuil de l extrême pauvreté a connu une baisse, passant de 55,2% en 2001 à 48,3%, en 2005, avant d atteindre 46,7%, en 2011. Entre 2005 et 2011, elle a reculé légèrement à Dakar, s est stabilisée dans les autres centres urbains mais reste encore élevée notamment en milieu rural où vivent 75% des ménages pauvres avec la particularité que 58% des ménages ruraux sont pauvres 9. 2. La population du Sénégal est estimée à 12,8 millions d habitants en 2011. Avec un taux d accroissement moyen annuel de 2,9%, elle atteindrait 14 millions en 2015 selon les projections démographiques du recensement de 2002. La population est à dominante rurale (54%) avec un profil démographique qui illustre l importance numérique des femmes (52%) et une structuration relativement jeune: un résident sur deux est âgé de moins de 19 ans et 71,2% des Sénégalais ont moins de 30 ans 10. Elle est caractérisée par des taux élevés de chômage et de sous-emploi, il n y aurait qu une personne sur cinq qui travaille à plein temps au Sénégal 11 et les jeunes qui constituent une part importante de la population active restent les plus touchés par le phénomène du chômage. En milieu rural, il se manifeste par un exode de plus en plus «précoce» des jeunes des deux sexes et des femmes actives vers la capitale et les villes de l intérieur ainsi que vers l extérieur. Le phénomène se massifie d année en année, signe manifeste d un déficit chronique d emplois productifs en milieu rural. La population du Sénégal est aussi caractérisée par son urbanisation rapide qui s est accélérée particulièrement ces dix dernières années avec une population urbaine qui augmente plus vite à raison de 4% par an. Ce rythme de croissance de la population urbaine a favorisé la croissance de villes secondaires (Thiès, Louga et Kaolack dans le Bassin arachidier), nouveaux débouchés et marché potentiel pour la production agricole. Contexte de l agriculture, de l élevage et du développement rural 3. Le secteur agricole continue d employer la moitié des sénégalais tandis que 70% de la population rurale dépend d activités liées à l agriculture. Dans les ménages les plus pauvres, la proportion de l emploi agricole reste très importante. Le secteur de l élevage contribue à hauteur de 24% du PIB agricole en 2010. Il contribue également aux moyens d existence de 30% des ménages en milieu rural. Le secteur est dominé par des exploitations familiales à petites échelle, avec environ 31% des exploitations ayant une superficie de moins d un hectare, 70% de moins de 5 hectares et près de 91% de moins de 10 hectares. Cette agriculture familiale est une agriculture principalement sous pluie (pluviale) située en zone semi-aride, avec moins de 2% des surfaces exploitées irriguées. La sécurité alimentaire et la génération de revenus en milieu rural dépendent largement de ces 8 Idem supra 9 Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal (ESPS III, ANDS, Dakar, Sénégal 10 ANDS. Situation socio-économique du Sénégal 2011 11 SNDS 2013-2017

systèmes de production, principalement axés sur la culture céréalière, notamment le riz, le mil et l arachide. 4. L agriculture sénégalaise dispose d un important potentiel pour contribuer significativement à l augmentation des revenus des ménages et à la réduction de l insécurité alimentaire du pays. Le pays dispose de ressources en terres arables considérables, estimés à environ 3,8 millions d hectares dont seulement 2,5 millions d hectares sont effectivement exploitées (soit 65%). Sur un potentiel de terres irrigables de 350 000 hectares, 105 000 hectares sont seulement exploités (soit 30%). Le pays est aussi riche en ressources en eau estimées à environ 35 milliards de mètres cubes renouvelables dont 31 milliards en eau de surface (Fleuves Sénégal, Gambie et Casamance) et 4 milliards de mètres cubes en eau souterraine. Cependant, le niveau de mobilisation de ces ressources en eau reste faible. 5. Malgré ses atouts considérables, l agriculture sénégalaise fait face à deux défis majeurs: (i) le Sénégal continue à importer près de 70% de ses besoins alimentaires alors que plus de 60 % de ses actifs sont engagés dans l agriculture vivrière, fortement dépendante de la pluviométrie et le pays reste aussi importateur net de viande, en particulier de moutons durant les périodes de haute consommation telles que les fête et évènements religieux (ii) une large partie de la population (en rapide croissance) n a toujours pas accès à une alimentation suffisante et vit dans une situation de pauvreté avec une incidence élevée en milieu rural. 6. Le secteur agricole sénégalais continue de faire face à diverses contraintes: faiblesse et irrégularité de la pluviométrie; dégradation des sols; insuffisance de semences de bonne qualité et d engrais; large recours à des techniques traditionnelles à faible productivité; faiblesse des services d appui technique; faible accès aux financements; et enclavement de certaines zones à fort potentiel productif. En outre, le secteur souffre du faible niveau de mise en valeur des aménagements agricoles (65 % du potentiel); de l inadéquation de la politique foncière; de l absence d intégration et de la faible structuration des filières autour de chaînes de valeur; de l insuffisante prise en compte des résultats de la recherche; de difficultés d accès aux marchés et de la faible valorisation des produits exportés. 7. L élevage, second pôle d activité économique du secteur primaire focalise 350 000 familles soit un effectif global d environ 3 000 000 de personnes (plus de 23% de la population nationale) issues pour la plupart des couches les plus vulnérables du monde rural. Le secteur est caractérisé par une grande diversité de ses produits. L effectif du cheptel est d'environ 15 350 000 têtes en 2011 et, est dominé par les ovins (37,4%), les caprins (31,9%) et les bovins (21,9%) 12. Malgré un cheptel important, le Sénégal reste importateur net de viande, en particulier de moutons durant les périodes de haute consommation telles que les fêtes et évènements religieux. Au titre des importations de moutons pour la Tabaski notamment (Mali, Mauritanie), elles se sont établies, en 2011, à environ 400 000 moutons. 8. Le secteur de l élevage reste confronté à des contraintes susceptibles d affecter fortement ses résultats et son développement. Parmi celles-ci figurent la vulnérabilité du cheptel (accès à l eau, feux de brousse, etc.), les problèmes fonciers (réduction de l espace pastoral par l avancée du front agricole, urbanisation), le faible potentiel génétique des races locales, la santé animale et l incidence de maladies endémiques, émergentes, ré-émergentes et transfrontalières, et l insuffisance d infrastructures de base. 12 Direction de l élevage Ministère de l Elevage

Contexte politique 9. Les mesures et orientations prises par l État sénégalais en matière de développement économique et social, et dans le secteur rural, sont énoncées dans les différents cadres d orientation du pays, dont en particulier: (i) la Loi d Orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) adoptée en 2004, définit pour vingt ans, les dispositions générales et les grandes orientations pour un développement du secteur agricole en vue de la réduction de la pauvreté; (ii) la Stratégie nationale de développement économique et sociale (SNDES) 2013-2017 vise l accélération de la croissance économique et l amélioration de la productivité; (iii) le Programme national d investissement agricole (PNIA) adopté dans la logique du Programme détaillé pour le développement de l agriculture en Afrique (PDDAA); (iv) le Plan National de Développement de l Elevage (PNDE) constitue le cadre de mise en œuvre de la LOASP dans le secteur de l élevage. Ce dernier est le cadre de référence pour l ensemble des interventions dans le domaine. Il est en cohérence avec les orientations de la SNDES pour ce qui concerne le secteur de l élevage et vise à promouvoir le développement dudit secteur (détails dans annexe 2). Contexte institutionnel 10. Le paysage institutionnel en lien avec le développement agricole et rural et la sécurité alimentaire au Sénégal est constitué du côté de l Etat par le Ministère de l Agriculture et de l Equipement rural (MAER), le Ministère de l Elevage (MINEL) et les ministères en charge de la Recherche et de l Environnement/Conservation de la Nature/Développement Durable. Le Ministère de l Economie et des Finances est chargé de la planification, de l évaluation et du suivi de l ensemble des investissements de l Etat dont ceux réalisés dans le cadre du développement agricole et rural. Ces différentes structures publiques du secteur agricole et rural présentent des faiblesses liées aux effectifs mobilisables sur le terrain (en quantité et qualité) et à l insuffisance des ressources financières affectées à leur fonctionnement, qui ne permettent pas la livraison d un service public de qualité et en temps requis. 11. Conseil agricole et rural, l'agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) a comme mandat d assurer le conseil agricole et rural sur toute l'étendue du territoire national, selon une approche fondée sur la demande des producteurs et un partenariat avec les OP et les principaux acteurs du développement rural (ONG, projets, Direction Régionale de Développement Rural (DRDR), etc.). Depuis 2010, l'agence est organisée en: (i) une direction générale légère chargée d'impulser, de coordonner et de contrôler les interventions; (ii) des directions de zones, responsables chacune de la programmation et de la mise en œuvre des activités, en liaison avec les collectivités locales et les OP. Actuellement, les effectifs de l ANCAR sont limités et ne lui permet pas de couvrir tout le territoire ; les ressources budgétaires allouées sont faibles et l ANCAR fait également face à une instabilité institutionnelle. Un renforcement des effectifs et des ressources de l ANCAR sont donc nécessaires pour faire face à la multiplication de ses conventions de partenariat avec les projets et programmes évoluant dans le secteur du développement rural. Outre l ANCAR, d autres structures faitières des OP et ONG (FONGS, ASPRODEB, etc.) apportent de temps en temps des conseils agricoles et des appuis d accompagnement aux OPB et exploitations familiales 12. Recherche agricole et alimentaire. La recherche agricole et alimentaire est assurée par l Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA) et l Institut de Technologie Alimentaire (ITA). La recherche du partenariat étroit entre ces structures et le projet est importante surtout dans les domaines de la sélection variétale pour le renforcement et le renouvellement du capital semencier en variétés

productives et adaptées aux conditions de sécheresse de la zone du projet. Il est particulièrement important de renforcer la recherche pour accroître fortement les rendements agricoles, notamment celles des cultures sous pluie telles que le mil et sorgho. 13. Décentralisation et Appui au développement local. L Agence régionale de développement (ARD) est chargée d apporter aux collectivités locales une assistance dans les domaines et activités liés au développement. 14. Organisations paysannes et des producteurs ruraux (OP). une des spécificités du secteur agricole sénégalais est la vigueur de la dynamique d organisation du monde paysan. Grâce à un processus d autopromotion et d accompagnement, les OP sont devenues aujourd hui des acteurs-clef dans le processus de remodelage et de mise en œuvre de la politique agricole du pays. La participation des OP à travers le CNCR à la préparation et à l élaboration du PSAOP et de la Loi d Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) en est une illustration. L implication directe de l Association sénégalaise pour la promotion du développement à la base (ASPRODEB) dans la mise en œuvre de la Composante: «Appui aux organisations de producteurs» du PSAOP est un signe de la participation des OP à la définition et à la mise en œuvre des politiques agricoles. La place de plus en plus stratégique que l appui aux OP occupe dans les interventions des partenaires combinée aux facteurs susmentionnés, a largement contribué à l émergence d un certain nombre d OP offrant des services économiques et techniques à leurs membres directement impliqués dans la production et la mise en marché. Un certain nombre d OP du niveau unions et des faîtières telles que FONGS, ASPRODEB disposent de bonnes capacités et fournissent le conseil agricole et d autres appuis d accompagnement dans les domaines de structuration et de renforcement des capacités des OP, des coopératives et des exploitations familiales 15. Le Sénégal compte un réseau très dense d OP constituées d organisations paysannes et rurales aux rôles et fonctions variables. Au plan national, les producteurs sont regroupés dans diverses organisations (fédérations, unions). A l exception de quelques filières (coton, tomate, oignon, etc.), la caractéristique dominante est la dispersion des structures nationales impliquées dans les mêmes filières. L élevage est le secteur qui souffre le plus de cette dispersion. A côté des organisations professionnelles, on dénombre des organisations de défense et de représentation structurées sous forme de plateformes 13 assurant le plaidoyer et la défense des intérêts de leurs membres et dont la plus importante reste le CNCR. Il regroupe les grandes organisations paysannes du Sénégal (28 fédérations et unions) et se distingue par ses bonnes capacités de lobbying, de représentation, de plaidoyer et de défense de l agriculture familiale. Mais, sur le terrain, ses structures intermédiaires et de base restent faibles quant à la maîtrise des fonctions économiques et d administration associative et de gouvernance. Au niveau local, on enregistre une bonne occupation du terrain par : i) des organisations et groupements de base (associations, organisations de producteurs et au niveau village; des groupements d intérêt économique (GIE) ; ii) des regroupements en union au niveau Communauté Rurale (CR) et fédérations d OP suivant le découpage administratif à l image de la Coopérative rurale de l Arrondissement de Kélle Guéye (COOPAKEL) et de la Fédération des associations paysannes agricoles de Louga (FAPAL). 13 Les Plateformes sont au nombre de 5 : le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), le Mouvement sénégalais pour le développement (MSD), l Union nationale des paysans, pasteurs et pêcheurs (UN3P), la Confédération nationale pour le développement rural (CNDR) et le Syndicat national des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs du Sénégal (SYNAEPS/JAPANDOO).

16. Organisation des Producteurs à la Base (OPB). En dépit de leur bonne occupation du terrain et des accompagnements dont elles ont bénéficié par différentes structures telles que le PAFA, les OPB continuent à faire face à des contraintes: i) faiblesse des capacités à prendre en charge efficacement les fonctions économiques et techniques en faveur de leurs membres, les exploitations familiales; ii) faible connexion aux faîtières au niveau CR comme régional ; iii) faiblesses organisationnelles et institutionnelles caractérisées par des instances peu fonctionnelles ; déficit de démocratie interne, de communication et de transparence dans la gestion administrative et financière ; iv) faible connexion de l OPB avec son environnement institutionnel ; v) des niveaux de productivité encore bas et à un accès difficile aux intrants et au crédit, pertes post récolte importantes ; vi) difficultés pour la mise en marché et parfois manque d information de marché et le prix. 17. Unions des producteurs. La première intégration des OP se fait à l échelle des CR, première échelle de la décentralisation. Les faitières sont souvent constituées en Union dont la fonction principale est de fournir un certain nombre de services aux membres qui sont des OPB : i) approvisionnement en intrants et en matériel agricole, ii) sécurisation de la production, iii) accès au crédit, iv) représentation et défense des intérêts des membres à l échelle CR. Les unions ont été pour la plupart créées sur une base communautaire et regroupent à cet effet les OPB du terroir sans spécification, à la différence des nouvelles créations qui se font sur une base fonctionnelle à l image des Centrales d Achat Agricoles (CAA) dont la compétence distinctive est la mise en marché des surplus de production de ses membres qui sont des GIE avec d autres activités connexes comme les autres unions. ; 18. Organisation Paysannes d Eleveurs (OPE). Bien qu elles aient bénéficié d appui à travers divers projets, les OPE n ont pas tiré profit de ces opportunités pour bien se structurer et améliorer leur efficacité. Cela est dû à : i) la dispersion des organisateurs d éleveurs fortement liée certainement à la nature de l activité pastorale qui n a pas toujours favorisé la participation active et concertée des éleveurs dans les actions les concernant ; ii) la multitude d organisations d éleveurs à la base dans un même terroir et faiblement connectées entre elles ;iii) le foisonnement des organisations faîtières (parfois sans ancrage fort au niveau local) a tendance à éloigner les leaders des centres de prise de décision et réduire leur pouvoir de négociation, de proposition et d action ; iv) elles sont pour la plupart faiblement structurées à la base comme au sommet et très souvent en rang dispersé pour négocier ou représenter le secteur ; v) faible implication des éleveurs dans la création de cadres de concertation formels et actifs sur les thématiques de mise en cohérence des politiques publiques au niveau national. Les organisations des petits éleveurs sont les premiers à pâtir de cette situation. Bon nombre d entre elles souffrent de l accès difficile aux informations, ressources, services d appui et de renforcement de capacités économiques et institutionnelles pour améliorer leurs conditions de vie et accroitre leurs revenus, avec à la clef des structures de base peu fonctionnelles (ASUFOR, UP et les organes y afférents). Financement de l agriculture. La Caisse Nationale de Crédit Agricole de Sénégal (CNCAS) reste le principal acteur dans le secteur du financement rural. Elle consacre la majorité de ses ressources aux activités agricoles, administre la grande majorité des incitations financières au secteur, sous le contrôle du Ministère des Finances. Ainsi, les Fonds de Bonification, de Garantie, et de Calamité, financés en grande partie sur ressources budgétaires sont logés à la CNCAS. Le Fonds de Bonification prend en charge 5 points du taux débiteur normal, ce qui permet à la CNCAS d offrir des conditions de prêts plus favorables que celles du reste du secteur bancaire et des institutions de micro finance, notamment en matière

d apport personnel et de taux d intérêt (7,5 % prorata temporisé en crédit de campagne sur 9 mois maximum). Le fonds de garantie contribue pour 10% des risques associés aux crédits de campagne. Les décisions afférentes au fonds de garantie et au fonds de calamité sont prises trimestriellement par un Comité de gestion nommé par le Gouvernement. 19. En dehors du système financier classique, environ 700 institutions de microfinance, dont la plupart sont organisées autour de sept grands réseaux, sont présentes sur le territoire. Le financement du secteur de l agriculture par les IMF reste encore marginal, l essentiel de leurs concours étant orienté vers les activités génératrices de revenus, en particulier le petit commerce, et la satisfaction de certain besoins sociaux. Les crédits consentis sont majoritairement à très court terme, avec des taux d intérêt nettement supérieurs à ceux du système classique. 20. Le financement du secteur primaire et agricole reste très insuffisant. En 2009, le secteur bancaire a accordé seulement environ FCFA 47,6 milliards au secteur agricole (environ 95,2 millions de dollars E.U.), soit 3 % de l ensemble des concours bancaires à l économie. Ce financement provient en moitié de la CNCAS et l autre moitié provient en majorité des Institutions de micro-finance (IMF). Près de 50% de ces crédits ont concerné les deux principales filières arachide et coton. L offre de crédit est fortement concentrée sur les crédits à court terme, et exclut quasiment le crédit à l investissement agricole (moyen et long terme). Aussi, le coût du crédit est très élevé. Par exemple, le coût des IMF avoisine 18%. La CNCAS qui applique des taux relativement bas de 7-8% ne finance quasiment que le crédit de court terme, principalement le crédit de la campagne agricole. Mais, ses moyens financiers étant faibles, la CNCAS n est pas en mesure de répondre à tous les besoins du secteur agricole et moins encore à celui des petits producteurs. Marchés de produits agricoles. Des études détaillées de chaînes de valeur d un certain nombre des filières, dont celles retenues par le projet, ont été réalisées pour (i) évaluer le potentiel du marché réel et solvable existant et (ii) leur fonctionnement. L étude des filières mil/sorgho, montre que le marché national en céréales transformées est déficitaire en produits locaux transformés (exemple en céréales locales transformées) alors que la demande nationale en céréales transformées par année et par personne est en augmentation. Cette demande peut encore augmenter avec l amélioration de la qualité du produit transformée. Avec l incorporation croissante du mil, du maïs et du sorgho dans la fabrication du pain dans le but de réduire les importations du blé, la demande du marché en ces produits va continuer à accroitre à moyen terme. En ce qui concerne le niébé, une filière courte (sans segment de transformation pour le moment), l offre reste encore inférieure à la demande. Très apprécié par les Sénégalais sous la forme «Akara», la vente est faite directement aux consommateurs. La mise en place des unités de transformation devrait augmenter encore la demande locale qui est déjà importante. Pour le maïs, aliment de base de la volaille et aussi bien consommé dans le pays, l offre actuelle est de loin inférieure à la demande nationale. D ailleurs, pour combler ce déficit, le pays recourt aux importations, principalement du Brésil. En ce qui concerne l horticulture, pratiquée principalement dans les Niayes, une analyse SWOT (Analysis - Strength, Weaknesses, Opportunities, Threats Analyse, Force, Faiblesses, Opportunités, Menaces) des filières horticoles a révélé l avantage comparatif du Sénégal dans ce secteur. Cet avantage comparatif est dû : (i) au climat favorable et la disponibilité en eau ; (ii) la capacité du pays à alimenter le marché européen durant la période où les autres pays ne peuvent pas offrir les produits ; (iii) proximité des marchés européens avec un coup de transport aérien et maritime compétitif ; (iv) accès aux intrants de qualité et (vi) des politiques avec moins de distorsions. De plus, à peine 5% des fruits et des légumes sont

transformés. Toutefois, on note en général, une nette insuffisance de planification de la production en fonction de la demande, une faible capacité de commercialisation et une insuffisance d information sur le marché. Pour le sésame, la demande du marché est de très loin supérieure à l offre actuelle. En 2012 par exemple, sur des besoins de l ordre de 5 000 tonnes de la compagnie ANI, les producteurs n ont pu offrir que 670 tonnes à un prix négocié rémunérateur. Des usines de transformation de sésame sont installées à Dakar et une nouvelle usine vient de s installer à Kaolack dans la zone d intervention du Projet. Par ailleurs, l urbanisation urbaine rapide (4%) des villes comme Kaolack, Thiès et Touba, localisé à proximité de la zone d intervention du Projet, augure d une demande croissante chaque année. 21. Changement Climatique. Le changement climatique, le développement durable et la réduction de la pauvreté sont inscrits en tant que priorités pour le Gouvernement du Sénégal. Pour faire face au changement climatique, le Sénégal a adopté en 2000 un code de l environnement, suivi en 2003 du Comité national des changements climatiques (COMNACC), en 2005 d un Plan d Actions pour l Environnement (PNAE) et le cadre de vie, 2006, le Plan National d Adaptation aux Changements Climatiques (PANA) et en février 2010 de la Stratégie Nationale d adaptation aux changements climatiques 14. De plus, l Etat du Sénégal s est doté en 2001 d un code de l environnement rendant obligatoire l évaluation des impacts environnementaux des projets, programmes et plans de développement. Le Centre de suivi écologique (CSE) est chargé de la mise en place du Programme "Evaluation Environnementale et Gestion des Risques" afin d accompagner l Etat, les organismes de développement, les projets et les partenaires nationaux et internationaux dans la prise en charge des préoccupations environnementales. Plusieurs initiatives sont en cours sous la responsabilité du Ministère de l Environnement et du Développement Durable (MEDD). Dans le cadre de la décentralisation, des comités régionaux sur le Changement Climatique (COMRECC) ont été mis en place et ont pour but de nourrir et décentraliser la lutte au changement climatique au niveau local et communautaire par son intégration dans la planification du développement local. B. Justification Résultats, leçons et acquis du PAFA. Résultats. Le PAFA a obtenu des résultats très significatifs dans l augmentation des rendements des cultures appuyées. Ceci grâce à l utilisation systématique des semences certifiées, des engrais de qualité en quantité raisonnable, l adoption des bonnes pratiques agricoles par les producteurs et productrices, le suivi de proximité des activités, un accès garanti au marché non traditionnel (agro-industriels et unités de transformation) des producteurs à travers la contractualisation commerciale entre les OP et les OM à des prix négociés et rémunérateurs. Par exemple, le rendement du mil a presque doublé ; celui de sésame a augmenté de plus de 50% ; quant au niébé, son rendement a augmenté de plus de 70% ; et le sorgho de plus de 150%. Dans le domaine de l aviculture villageoise, l adoption des bonnes pratiques d élevage, l amélioration de l habitat et l alimentation dont l aliment rendu accessible par sa préparation par les femmes éleveuses elles-mêmes, à partir des matières premières locales, a sensiblement amélioré la productivité des poules en passant d une moyenne de 2 poussins à 7 poussins. Par exemple, il y a des cas ou le cheptel de poules de certaines éleveuses est passe de 10 sujets à 100 sujets en 14 Rapport du Sénégal pour la conférence sur les changements climatiques pour Rio +20 (593Senegalreport CC)

l espace de 20 mois. Dans le domaine de la production horticole, le projet a réaménagé un bon nombre d hectares et l utilisation de pompes solaires a permis de (i) alléger a pénibilité d exhaure de l eau et réduire les charges exorbitantes liées à l électricité (environ 60% du coût d exploitation); (ii) augmenter les rendements et la production ainsi que les surfaces exploitables; et (iii) encourager le retour des jeunes dans les villages. Le projet a amélioré sensiblement la capacité de stockage des produits par la construction de 20 Centres de Développement Filières (CDF) dont 9 CDF de 60 tonnes et 11 CDF de 120 tonnes. Grâce à ces infrastructures, les acteurs de filières disposent d une capacité de stockage supplémentaire de 1920 tonnes nécessaires pour répondre à l augmentation de la production résultant de l amélioration significative des rendements. 22. Leçons apprises. Les principaux acquis et leçons du PAFA sont les suivantes. Processus de concertation et de Planification : La mise en place d une organisation interprofessionnelle «Table Filière» pour chaque filière retenue est un acquis important. Cette table filière, composée de tous les acteurs de la filière, élabore de façon participative et inclusive une stratégie de développement de la filière et un plan d action annuel (plan d affaires) qui est cofinancé par le projet après un processus de sélection transparent dans lequel participent tous les acteurs et institutions concernés tels que bénéficiaires, OP, UCP, CR, IMF, ANCAR, DRDR, Gouvernorat. La table filière assure la transparence des prix de produits par la diffusion chaque semaine des prix des marchés de référence à tous les acteurs de la filière. Elle assure aussi le suivi du respect des engagements contractuels entre les OP et les OM d une part, et d autre part, entre les OP et les producteurs par la sensibilisation et l éducation sur la contractualisation. Par exemple, durant la campagne 2012-2013, le prix de niébé sur le marché avait augmenté sensiblement dépassant très largement le prix convenu entre l OP et l OM. Grâce à la facilitation de la Table Filière, la majorité des producteurs ont respecté le prix contractuel convenu. Toutefois, les interprofessions (tables filières) sont encore jeunes nouvellement créées ; la mutualisation des efforts reste encore insuffisante et les échanges d expériences faibles. Des actions de sensibilisation, de capacitation/renforcement institutionnel, organisationnel et d accompagnement des OP et d autres acteurs sont encore nécessaires pour rendre les tables filières efficaces. Contractualisation commerciale entre OP et OM. La contractualisation entre les OP et les OM est un moyen efficace pour faciliter l accès des petits producteurs aux marchés et permettre à ces derniers d obtenir des prix négociés rémunérateurs. Mais cela exige de tous les acteurs un respect strict des engagements contractuels. Par exemple dans le cadre du projet PAFA, grâce à la contractualisation, les prix obtenus par les producteurs ont été au moins 10% plus élevés que les prix du marché local. A ce jour, 112 contrats commerciaux ont été signés entre OP et OM. Ces contrats ont permis de créer des relations de confiance entre les OP/producteurs et les OM. Par exemple, les couples OP/OM de la première année ont été à 100% reconduits l année suivante. La diffusion de l information des prix des marchés à tous les acteurs de filières a fortement amélioré la transparence dans les filières. Accès aux intrants et petit matériel et équipement agricole. L utilisation de subvention comme capital de démarrage est parfois nécessaire pour faciliter l accès des petits producteurs aux intrants s il est utilisé pour un temps limité, avec l objectif de créer à moyen terme, une capacité

d autofinancement ou d accès des OP au financement des institutions financières, dans le but de restaurer la capacité productrice des petits producteurs vulnérables et de construire la relation entre ceux-ci et les institutions financières. Pour des résultats durables, l utilisation de la subvention doit être couplée à d autres actions, en l occurrence (i) amélioration de la connaissance des producteurs des services et des procédures de financement : (ii) accès des institutions financières aux informations technico-économiques des filières ; (iii) éducation financière ; (iv) existence des services financiers adaptés aux besoins de financement des petits producteurs, etc. Par exemple, au PAFA, l utilisation de la subvention dégressive sur 3 ans (80%,60% et 40%) a grandement facilité l accès de petits producteurs appuyés par le projet aux intrants agricoles. Ceci permet d améliorer leur sécurité alimentaire et de restaurer leur capacité productive, de construire la relation entre les petits producteurs/leurs organisations avec les institutions de financement et de fidéliser cette relation. Le système d épargne-crédit en nature instauré permet aux ménages à autofinancer leurs besoins en intrant et matériel agricole. En effet, à la récolte, chaque producteur, membre de l OP apporte la quantité de sa production équivalente à ses besoins en intrants pour la campagne agricole suivante. L OP regroupe les productions de ses membres avant d assurer la commercialisation à un prix négocié et rémunérateur. Par la suite, l OP achète les intrants et assure la distribution suivant la commande de chaque membre. Ce mécanisme a permis à près de 9000 ménages vulnérables de disposer des intrants agricoles à temps et de pouvoir respecter les itinéraires techniques, ce qui est une démarche novatrice pour faciliter l accès de petits producteurs vulnérables aux intrants agricoles. Grâce à ce système, les OP ont remboursé à 100% le crédit de commercialisation mobilisé pour la campagne 2012-2013. Gestion communautaire du matériel agricole. Le système de gestion communautaire de matériel agricole est un moyen pour résoudre l accès au matériel agricole des petits producteurs vulnérables et démunis qui ne peuvent pas se procurer du matériel de façon individuelle. Par exemple dans le cadre du PAFA, la gestion communautaire du matériel agricole a permis aux exploitations familiales, particulièrement les femmes et les jeunes de disposer, au besoin et en temps utile, du matériel agricole sous forme de prestation rémunérée, facilitant ainsi le respect des itinéraires techniques. Toutefois, la gestion de cet équipement doit être renforcée pour assurer de façon régulière la maintenance et au besoin, le renouvellement du matériel. Le PAFA-Extension envisage la promotion de MPER de service pour la gestion du matériel agricole de la communauté. Le partenariat pour le conseil agricole de proximité. Le partenariat tissé entre l ANCAR, DRDR, CAR, CEF/OP a produit de bons résultats. L internalisation du Conseil agricole par la mise en place de 271 Conseil d Exploitation familiale (CEF) généralement des jeunes des villages au sein des OP, a permis d assurer l appui conseil et le suivi de proximité de la mise en œuvre, ce qui a abouti à une bonne adoption des pratiques agricoles par les producteurs et productrices. 23. La raison d être du PAFA-Extension tient principalement à la présence dans la zone d intervention de nombreux atouts insuffisamment valorisés: (i) existence de résultats positifs et d'acquis importants du PAFA et des anciens projets pouvant être consolidés, répliqués et mis à échelle ; (ii) disponibilité de ressources naturelles et de potentiel productif; (iii) existence d un marché interne et sous régional; (iv) existence d une tradition d organisation associative dans le domaine socio-

productif, sur laquelle le projet peut bâtir; (v) disponibilité d une main d œuvre abondante; (vi) fort potentiel d accroissement de la productivité et de la production sur certaines filières porteuses; et (vii) possibilités de promotion de partenariat entre producteurs et autres acteurs opérant sur ces filières (privés comme publics). En dépit de tous ces atouts, les petits producteurs (agriculteurs et éleveurs) sont confrontés à un certain nombre de contraintes (difficultés d accès aux intrants, au crédit, aux marchés et aux services, enclavement de certaines zones de production à haut potentiel, limitation dans l accès équitable aux ressources naturelles, en particulier la terre, l eau et les pâturages), qui freinent le développement des activités de production végétale et animale. En valorisant au mieux les atouts et les acquis tout en atténuant ou en levant ces contraintes, les moyens d existence, la sécurité alimentaire et les revenus des exploitations familiales du Bassin Arachidier Centre et Nord et de la Zone Sylvo-pastorale Ouest, peuvent durablement être améliorés, à travers leur insertion dans des filières agricoles profitables et diversifiées. Le PAFA-Extension 24. Le PAFA-Extension est construit sur les résultats positifs et acquis du PAFA. Le PAFA-Extension densifiera les actions/activités actuelles du PAFA dans la zone actuelle de son intervention pour atteindre un plus grand nombre de bénéficiaires. Il consolidera et complètera les interventions du PAFA en : (i) renforçant le développement institutionnel et organisationnel des Organisations des producteurs agricoles (OPA) et d éleveurs (OPE), plus particulièrement leurs faîtières, pour qu elles rendent des services efficaces à leurs membres ; (ii) intensifiant et renforçant les activités créatrices d emplois et de revenus pour les jeunes par (a) la réalisation de périmètres maraichers à grande échelle au profit des jeunes (hommes et femmes) en utilisant le modèle de Société d intensification de la production agricole (SIPA) introduite par PRODAM-2 dans la région de Matam ; et par (bi) l insertion de Moyennes et petites entreprise rurales (MPER) de services portées par les jeunes en amont et en aval des filières agricoles et d élevage retenues, en capitalisant les acquis du PROMER. Il s agira par exemple des services tels que la transformation et conditionnement des produits alimentaires issus des filières retenues (batteuses et moulins à mil, séchoirs à légumes, la fabrication de matériel et équipement agricoles (charrettes, houes, etc.) et l atelier mécanique pour l entretien et la réparation des groupes motopompes, motoculteurs. Le PAFA-Extension complètera aussi les interventions du PAFA dans le domaine de la conservation, préservation et restauration des ressources naturelles en utilisant le modèle des Unités Pastorales (UP) déjà validé et largement utilisé par différents projets, y compris le PRODAM. En plus des activités du PAFA, le Projet appuiera le développement de l élevage des petits ruminants (ovins en particulier), qui sont des activités portées traditionnellement par les femmes pour leur permettre de diversifier davantage leurs sources de revenus et d améliorer leur sécurité alimentaire. Enfin, le PAFA-Extension étendra ses interventions dans la région de Louga, non couverte par le PAFA pour ses potentialités énormes en élevage et une forte migration des jeunes nécessitant la création d emplois pour les jeunes. II. Description du Projet A. Zone du Projet et groupe cible 25. Le Projet couvrira cinq (5) régions à cheval sur deux grandes zones agroécologiques à fort potentiel de développement : (i) le Bassin arachidier Centre et Nord zone d intervention actuelle du PAFA couvrant les régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel ; et (ii) la région agro-pastorale de Louga. ; Ces cinq régions s étendent sur 16 départements et 170 communautés rurales. La zone de

couverture du projet s étend sur 27% du territoire national et polarise 35% de la population soit environ 4 500 000 habitants dont la structure révèle une forte proportion de jeunes dans la tranche d âge de 15 à 25 ans et une prédominance numérique des femmes (52%) voire plus dans les zones à forte tendance migratoire masculine et des jeunes notamment dans région de Louga. 26. Groupe cible. Au sein des OP impliquées dans les filières retenues, le PAFA- Extension s adressera principalement aux petites exploitations agricoles familiales et aux petits éleveurs. Au sein de ces groupes, il veillera à l inclusion des ménages les plus vulnérables, les jeunes (des deux sexes) ainsi que les femmes et leurs organisations. Le projet ciblera également d autres acteurs économiques, en l occurrence les MPER de services prioritairement pilotées par les jeunes, en amont et en aval des filières retenues, les opérateurs de marché (OM), ainsi que les structures publiques et privées qui délivrent les produits et les services nécessaires au développement des filières ciblées. 27. Le projet touchera directement 25 000 ménages15, soit environ 250 000 personnes. Indirectement, le projet aura un impact sur l ensemble des ménages des cinq régions d intervention du projet, voire au-delà, du fait des effets induits indirects, de l articulation et de complémentarité fonctionnelle avec le PAFA et le PADAER. 28. Stratégie Genre. Le Projet adoptera la stratégie «Genre et inclusion des couches vulnérables16» du PAFA qui produit déjà de bons résultats et étendue dans la zone de Louga. A l instar du PAFA, la stratégie sera inclusive. A cet effet, dans le choix des micro-projets des ménages portés par les OP impliquées dans les filières retenues, la priorité est donnée aux micro-projets portés par les femmes et les jeunes. 29. Outre les activités du projet qui ciblent l ensemble des bénéficiaires dont les femmes et les jeunes, le PAFA-Extension entreprendra des actions spécifiques d appui et d encadrement pour accroitre l autonomie économique et le leadership des femmes dans les instances de décision des OP mixtes, des tables filières et autres cadres de concertation. A cet effet, les femmes bénéficieront de formation en gouvernance des OP, genre, leadership et plaidoyer. La négociation d un système de quota entre les acteurs sera retenue chaque fois que nécessaire pour accroitre la représentativité des femmes et des jeunes dans certaines instances des faitières. A ce titre, i) les expériences du PROMER et du PRODAM (notamment à travers l Observatoire Genre) seront fortement mises à profit ; ii) de même que les leçons tirées du programme de Leadership de la Femme Rurale «Rural Women Leadership Programme» déroulé par CNCR/Sénégal avec le Collège des femmes ; iii) et les premières conclusions qui seront tirées de l expérimentation de l approche ménage «household approach» en cours au Sénégal. 30. Stratégie des jeunes. Le PAFA-Extension mettra au cœur de ses interventions la création d emplois viables et durables pour les jeunes ruraux des deux sexes. A cet effet, outre les activités menées actuellement en faveur des jeunes, le Projet complétera les activités du PAFA en faveur de la création d emplois de jeunes par (i) la réalisation de périmètres maraichers à grande échelle au profit des jeunes (hommes et femmes) en utilisant le modèle d intensification de la production agricole (SIPA) introduite par PRODAM dans la région de Matam et (ii) par 15 Annexe 2, Appendice 2. Tableau 2 : Ventilation des bénéficiaires par type d activités et zone d implantation (à titre indicatif). 16 Cf Stratégie «Genre et inclusion des couches vulnérables» du PAFA. Elle définit des critères d éligibilité basés sur le degré de vulnérabilité des ménages pauvres et s effectue dans le cadre d un auto-ciblage par la communauté

l insertion de MPER de services en amont et en aval des filières agricoles et d élevage retenues, en capitalisant les acquis du PROMER. 31. Stratégie de mise en œuvre. Elle sera construite sur celle du PAFA pour l essentiel, basée sur la demande et les besoins du marché, avec les organisateurs de producteurs et les opérateurs de marchés comme principaux acteurs. Le PAFA- E capitalisera, consolidera, densifiera, répliquera et mettra à l échelle tout en prenant en compte les réalités et les contextes agro-socio-économiques des zones d intervention, les acquis du PAFA, d autres projets en cours et antérieurs, notamment en matière de structuration, de capacitation et d autonomisation des OP (PSAOP, PRODAM, PAFA), de développement des services économiques en amont et en aval des filières (PROMER), de gestion de ressources naturelles et de développement de l élevage à travers le modèle Unités pastorales (PRODAM, PDESOC, PAPEL) et de création d emplois et de génération des revenus des jeunes par la mise en place des sites maraichers a grande échelle à travers le modèle de Société d intensification de la production agricole (SIPA), acquis du PRODAM. 32. Filières ciblées et critères de choix. Le Projet ciblera les six filières du PAFA (mil, sorgho, niébé, sésame, horticulture, et aviculture villageoise) sélectionnées sur la base d un certain nombre des critères dont (i) spéculations connues et faciles à pratiquer par les petits producteurs ; (ii) l importance de la filière pour les pauvres et les couches les plus vulnérables (femmes et jeunes) et de leur implication dans ces filières, (iii) l importance de la demande des marchés locaux, nationaux, régionaux et à l exportation ; (iv) potentiel de diversification et d'amélioration des revenus et de la sécurité alimentaire des ménages vulnérables ; (v) croissance possible de la filière en termes de gain de productivité/rendement et de valeur ajoutée, de création de richesses pour les populations pauvres et (vi) possibilités d'insertion des groupes vulnérables (femmes, jeunes et ruraux sans terre) dans la production, la transformation et la commercialisation. etc. En plus de ces filières, le PAFA-E travaillera sur la filière du petit ruminant compte tenu de l importance de cette filière pour la génération des revenus des femmes et la diversification des sources de revenus ; En termes des marchés, les études détaillées des produits de ces filières ont montré qu il existe des marchés pour ces produits 17 et pour lesquelles des résultats à mettre à l'échelle ont été obtenus par de projets antérieurs et en cours, ce qui permettra de créer un impact significatif dans les zones d'intervention. B. Objectifs, résultats et indicateurs d'impact 33. L objectif global du Projet est de contribuer à l amélioration durable des moyens d'existence des exploitations familiales du Bassin Arachidier Centre et Nord et de la Zone Sylvo-Pastorale Ouest, à travers leur insertion dans des filières profitables et diversifiées. 34. L objectif spécifique du Projet est d améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des petits producteurs (agriculteurs et éleveurs) et de créer des emplois durables et rémunérateurs pour les ruraux, en particulier les jeunes (des deux sexes) et les femmes. 35. Les principaux résultats sur une durée de six ans seront mesurés à travers: (i) l'augmentation de la production et l'amélioration de la productivité agricole; (ii) la meilleure valorisation des productions grâce aux accords contractuels passés entre 17 Etudes réalisées notamment par le PAFA et par le Programme de croissance économique (PCE-USAID Sénégal).

OP et OM; (iii) l'autonomisation des organisations professionnelles agricoles dans la fourniture des services sociaux et économiques à leurs membres. 36. Les indicateurs-clés d impact sont: i) l augmentation des rendements des cultures retenues, (ii) l'augmentation des quantités de produits agricoles commercialisés au travers des accords contractuels OP OM; (iii) la réduction du niveau d'insécurité alimentaire des petits producteurs et de la malnutrition aiguë globale; (iv) l augmentation de la valeur de la production additionnelle issue des activités soutenues par le projet des agriculteurs, éleveurs et entrepreneurs ciblés; v) le nombre de bénéficiaires directs du Projet; (VI) le niveau d'autonomie organisationnelle des organisations professionnelles agricoles. 37. Le Projet est organisé en deux composantes techniques et une composante de coordination et gestion: (1) Appui à l'amélioration de l offre de produits agricoles, à leur valorisation et mise en marché; (2) Structuration des filières et professionnalisation des acteurs, et (3) Coordination, gestion des savoirs, et suiviévaluation C. Résultats et Composantes Composante 1: Développement et Structuration des filières, et professionnalisation des acteurs 38. Le premier résultat attendu de cette composante est une meilleure structuration des OP (OPB, unions et faîtières) pour faire d elles des acteurs efficaces pour le développement des filières. La compose vise donc i) une meilleure structuration et autonomisation des OP en vue d en faire des plateformes de services capables de répondre efficacement aux besoins et attentes de leurs membres ; ii) la consolidation et l émergence d organisations interprofessionnelles fortes, capables de défendre les intérêts des différents acteurs des filières ciblées. Dans ce cadre, le Projet appuiera les OP faîtières dans l élaboration du plan stratégique et plan d actions annuels de leur développement institutionnel. Ces plans comprendront des actions de renforcement de capacités de OP en fonction du niveau actuel de développement organisationnel de chaque OP déterminé sur la base de la cartographie des OP. Les actions de renforcement de capacité devraient conduire à la professionnalisation des OP par l accroissement de leur performance institutionnelle et compétences organisationnelles, techniques, de gestion et commerciales etc. Le second résultat attendu par cette composante est la consolidation ou la mise en place d une organisation interprofessionnelle pour chaque filière retenue capable de défendre efficacement les intérêts de la filière. Résultat 1. Les OP sont dans la dynamique de professionnalisation et d autonomisation 39. Sur la base des (i) leçons tirées de l expérience du PAFA en matière d appui aux OP dans le renforcement des capacités productives des ménages (approvisionnement en intrants et matériel de production) et de mise en relation contractuelle avec les opérateurs de marché et (ii) de la cartographie des OP faîtières réalisée, le projet visera à travers cette sous-composante à : i) développer les compétences des OP à mieux répondre aux besoins de leurs membres par la fourniture de services de qualité ; ii) assurer la durabilité du dispositif d appui par la professionnalisation des OP dans une optique d autonomisation. Organisations des producteurs de base, 40. Le processus d autonomisation des OP s articulera autour d un diagnostic institutionnel et participatif des OPB, leur stratification selon le niveau de maturité institutionnelle et économique et l élaboration d un Plan Stratégique pluriannuel pour

développer/renforcer la dynamique organisationnelle et les capacités de fourniture de services aux membres. A chaque stade et éventuellement à chaque filière, correspondra un appui spécifique et adapté, de manière à faire évoluer une masse critique d OP vers le stade d autonomie et de professionnalisme. Ce modèle mis en œuvre par le PRODAM a produit des résultats tangibles (à la fin du projet sur une durée de 15 ans, 70% des OP appuyées sont autonomes). Mais il faut noter que les réalités sont différentes entre les filières et entre les OPA (plus structurées) et les OPE (qui ont bénéficié de moins d appui que les OPA). Ceci fait que le projet prendra en compte la diversité de situation et développera une approche différenciée par filière afin de jeter les bases pour un développement des OPB sur le long terme. Il reste entendu que ce travail requiert un engagement sur la durée. Organisations faîtières des producteurs agricoles et d élevage, 41. Finalisation de la cartographie/mapping. Les résultats de la cartographie/mapping constitueront une base de référence pour (i) d abord compléter la liste des OP faîtières pouvant collaborer immédiatement avec le Projet, Il s agit de celles ayant un niveau de fonctionnement autonome satisfaisant, opérant selon des normes bien établies et sont démocratiques (ii) identifier avec plus de précision les OP faîtières à renforcer afin qu elles deviennent au cours du Projet des OP disposant d un bon niveau organisationnel; ceci consistera à approfondir les atouts (forces), les contraintes (faiblesses) et déterminer leur degré d implication et de relations avec les autres acteurs de filières appuyées par le Projet ; et (iii) enfin, à partir de la cartographie (mapping) finalisé, disposer d une base de suivi des progrès accomplis en matière de renforcement des capacités et de l autonomisation des OP. 42. Elaboration ou/et à la mise à jour des plans stratégiques. Le Projet appuiera les OP faîtières à l élaboration de leur Plan stratégique. Le Plan Stratégique de l OP est un des principaux documents pour piloter efficacement les appuis à fournir aux membres et à travers eux aux ménages agricoles. Dans ce cadre, dès le début de la mise en œuvre, le Projet appuiera les 6 OP faîtières identifiées par l exercice du mapping comme ayant atteint un niveau de développement organisationnel dans la mise à jour de leurs plans stratégiques. Cette mise à jour vise notamment à intégrer les orientations et objectifs du Projet en faveur des OP de base membres et non membres. Le Plan Stratégique ainsi que les objectifs qu il contient constitueront ainsi une base pour la contractualisation entre l OP faîtière et le Projet 43. Organisations en aval de la production. A l instar du PAFA, le projet facilitera, sur la base du plan stratégique et du plan d actions de tables filières, les organisations en aval de la production. En effet, le PAFA apporte déjà des appuis aux unités de transformation des céréales sèches (mil, sorgho, mais). Le PAFA-E appuiera, sur la base des plans stratégiques et plans d action annuels (plan d affaires) l organisation des transformateurs des céréales sèches. Résultat 2: Une organisation interprofessionnelle est consolidée ou mise en place pour chaque filière ciblée et défend les intérêts de la filière 44. Table de concertation, plan stratégique et plan d action (plan d affaires) par filière ciblée. A l instar du PAFA, le Projet appuiera la consolidation et/ou la mise en place d un cadre/table de concertation regroupant les représentants des acteurs impliqués dans la production, la transformation et la distribution au sein d une filière pour chacune des filières ciblées par le Projet. Les prestataires spécialisés et/ou le comité de gestion de la table, en fonction de la maturité de celui-ci, s assureront que tous les maillons de la filière sont présents, et que les représentants des OP

défendent aussi les intérêts des groupes vulnérables. Les tables de concertation filières comprendront un pourcentage à définir de femmes, de jeunes et de petits producteurs pauvres. La concertation s appuiera sur des analyses approfondies des filières retenues réalisées par le PAFA et d autres partenaires, en l occurrence le projet PCE sur financement USAID. D autres analyses de filières pourraient être, en cas de besoin, affinées/et ou réalisées, spécialement pour la nouvelle filière des petits ruminants. La concertation reposera ensuite sur (i) l animation de tables filières avec les acteurs clé (producteurs/op, fournisseurs d intrants, distributeurs/commerçants, transformateurs, institutions financières, institutions de recherche et de conseil, etc.) ; (ii) l élaboration des plans d action annuels (plan d affaires); (iv) suivi de la mise du plan stratégique qui pourrait être amendé chaque année à partir de la capitalisation des résultats obtenus et du développement de la filière ; (v) négociation et fixation des prix avant la campagne, avec des modalités spécifiques en fonction de la spéculation ; (vi) diffusion aux acteurs de la filière de l information sur le prix de marchés, la mise en œuvre ainsi que les résultats du plan d action ainsi que sur le développement des sous-projets OP-OM ; (vii) faire remonter vers le niveau national les informations nécessaires à la concertation (exemple, contraintes liées à la réglementation auxquelles sont confrontées les OP et les OM) ; et (viii) engagement sur le dialogue politique avec les autorités locales, régionales et nationales sur des sujets des politiques et des investissements requis pour favoriser le développement des filières (foncier, financement, pistes, infrastructures de commercialisation et de stockage, etc.). Préparation, mise en œuvre et suivi des sous-projets filières. Sur la base des plans d actions (plan d affaires) par filière, les acteurs membres des tables filières de concertation, en collaboration avec les organismes d appui, identifieront des sous-projets visant à lever les contraintes affectant le développement des filières et à renforcer leur structuration. Les sous-projets seront préparés avec l appui des partenaires de mise en œuvre. Les OP seront les principaux commanditaires des sous-projets filières. Les tables de concertation filières examineront, avec l appui des prestataires privés, les demandes à la lumière des actions prioritaires définis dans les plans d actions annuels (plan d affaires) et des avantages comparatifs des demandeurs. Composante 2: Diversification Agricole et Accès au Marché 45. La composante a pour objectif l augmentation de la productivité et de la production agricoles, une meilleure valorisation des productions et l'amélioration de la mise en marché des produits. Pour ce faire, le Projet facilitera, dans le cadre du Plan Stratégique et Plan d Action Annuel (Plan d Affaires) préparé par les OP faîtières avec ses OP de base, l accès durable et à moindre coût, des petits producteurs: (i) aux facteurs de production et aux innovations technologiques, (ii) aux infrastructures de production et de mise en marché, (iii) à l'appui conseil agricole ; et (iv) au financement des activités de collecte, de conditionnement et de transformation pour une meilleure mise en marché.. Résultat 3: Accès aux facteurs et aux innovations technologiques 46. Accès au financement des filières. Afin de faciliter le financement des filières, et en particulier l accès aux intrants, matériel et équipement agricole, le projet adoptera une stratégie différenciée en fonction des groupes cibles, de leurs capacités financières et des types d objets de financement, dans une logique d articulation entre les OP/producteurs avec les institutions financières. 47. Capital de démarrage. Dans le but d améliorer significativement la sécurité alimentaire des petits producteurs vulnérables et afin de (i) restaurer leur capacité

productive ; (ii) construire la relation entre les petits producteurs/leurs organisations avec les institutions de financement ; et enfin (iii) fidéliser cette relation, le projet cofinancera, dans le cadre du Plan Stratégique et Plan d Action (Plan d Affaires) des OP de base et faîtières, comme cela se fait dans le PAFA, un capital de démarrage (start up capital) pour faciliter l accès des petits producteurs vulnérables (membres des OP de base) aux intrants agricoles ( semences certifiées et engrais) et au petit matériel et équipement agricole. Ce financement se fera avec l objectif de créer à moyen terme, une capacité d autofinancement ou d accès des OP au financement des institutions financières (micro-finances et banques). La combinaison de l appui à l accès aux services financiers de proximité et l octroi de subventions complémentaires, au démarrage du projet, se révèle indispensable pour faire progresser les acteurs les plus pauvres. Comme pour le PAFA, le capital de démarrage sera octroyé à travers une subvention dégressive du prix des intrants sur 3 ans (80%, 60% et 40%). Les taux et la durée de ces subventions seraient affinés et éventuellement réajustés à la lumière des résultats de la revue à miparcours du PAFA. Pour tous les intrants agricoles, ces subventions seront applicables aux emblavements faisant l objet d un contrat de production/commercialisation entre OP et OM à l instar de ce qui se fait déjà avec succès au PAFA. Pour l accès à l aliment volaille/petit ruminant et blocs de vitamines à lécher, le projet cofinancera cet apport seulement au démarrage des activités d élevage pour une durée limitée de 12 mois pour les reproducteurs ovins et de 6 mois (premier cycle d élevage pour la volaille). L accès aux semences fourragères (niébé et sorgho fourrager, etc.) sera facilité, à la demande, par le cofinancement durant la première année. 48. Cette subvention dégressive constitue un capital de démarrage pour des ménages (producteurs et éleveurs) démunis pour leur permettre de commencer des activités de production agricole et d élevage. Cet appui au travers des OP qui devront progressivement internaliser des mécanismes de continuation de l accès aux facteurs de production permettra aux ménages de devenir économiquement actifs afin de pouvoir assurer leur sécurité alimentaire, de constituer progressivement, à partir des surplus dégagé de la production agricole et de l amélioration de la productivité de l élevage, les moyens de combler les gaps résultant de la dégressivité du système de subvention et si possible de commencer à épargner dans des institutions financières. Le Projet appuiera les actions de formations des bénéficiaires dans le domaine de l éducation financière et encouragera, au travers des OP de base et faîtières, les ménages pauvres bénéficiaires des appuis du projet de commencer à épargner dans les institutions financières qui opèrent dans la zone du Projet dès les premières récoltes et l arrivée à l âge d abattage du premier lot d animaux afin de commencer à bâtir dès le début une relation avec les institutions de financement. 49. Pour faciliter l'accès des petits producteurs et entrepreneurs ruraux aux services financiers de proximité (crédit de campagne et d'équipement, épargne, service de transfert d argent, micro-assurance) soit en complément des subventions, soit surtout à la fin des subventions, le projet facilitera l établissement des relations de confiance et de partenariat entre producteurs/op et institutions financières afin de permettre à long terme une meilleure maîtrise par les banques et les institutions de micro-finances des caractéristiques et des risques associés aux filières agricoles. Pour ce faire, le Projet utilisera une approche basée sur 5 axes: (i) sensibilisation et communication rurale sur les services et les systèmes de financement en vue d'améliorer la connaissance des producteurs sur les services et procédures de financement, et de fournir aux institutions financières des informations technico-économiques sur les filières, afin de rendre plus crédibles les

requêtes de financement des opérateurs de la filière; (ii) l éducation financière des cibles du projet ; (iii) des réunions de concertation entre les responsables des institutions financières et les cibles du projet, clients potentiels de ces institutions; (iv) un appui aux OP et MPER pour la préparation/évaluation de leur plans d'affaires et de financement, à travers des sessions de formation et le subventionnement à 100% des couts d'élaboration des plans d'affaires; (v) une étude socio-économique pour l'identification et l'élaboration de services financiers adaptés aux besoins de financement des petits producteurs engagés dans les différentes filières sera soustraitée à un bureau d'études spécialisé. Le Projet apportera la caution de qualité des études de rentabilité des microprojets et la garantie d un renforcement des capacités des porteurs de projet. Le but primordial est d amener les institutions de financement participantes à formuler une offre adaptée de financements aux petits producteurs, MPER et OP, ce qui permettra leur inclusion à terme, à la fin du projet, dans le système financier. 50. A l instar du PAFA, le Projet facilitera ainsi, dans le cadre du Plan Stratégique et Plan d Action annuel (Plan d Affaires) des OP, l accès des producteurs aux intrants agricoles et d élevage. Pour les semences, l accent sera mis sur la disponibilité et à moindre coût de semences certifiées. L accès aux intrants se fera avec l objectif de créer à moyen terme, une capacité internalisée au sein des OP pour le financement, la planification et l organisation logistique de la fourniture d intrants. Pour les aliments bétail/volaille, l accent sera mis sur la disponibilité et à moindre coût de semences fourragères, de l aliment et des blocs de vitamines à lécher. Cet appui en aliments est fait au démarrage des activités d élevage pour une durée limitée de 12 mois seulement pour les reproducteurs ovins et de 6 mois (premier cycle d élevage pour la volaille). En effet, le cycle complet lutte-gestationallaitement-croissance-engraissement dure 18 mois ; mais le cofinancement ne durera que 12 mois, à 6 mois de la vente des premiers produits. Le Projet facilitera également l accès aux semences fourragères (niébé et sorgho fourrager, ) qui seront cofinancées à la demande seulement pour la première année. 51. L élevage extensif dans les UP continuera de bénéficier de la subvention publique déclenchée par l Etat en cas de calamité (Opération sauvegarde de bétail). L accès aux produits zoo-pharmaceutiques essentiels (vaccins obligatoires et secondaires, déparasitant internes et externes) sera facilité par aussi bien pour les petits ruminants et la volaille que pour l élevage bovin extensif dans les UP. Le Projet s appuiera sur un réseau de prestataires constitué dans chaque région des postes vétérinaires, complété par les cliniques et cabinets privés. Le coût de la prestation, comprenant l achat des médicaments, le déplacement et l honoraire/indemnité du personnel intervenant fera l objet d un cofinancement par le biais d une subvention dégressive. 52. Dans le cadre du Plan stratégique et du Plan d action annuel (Plan d Affaires) des OP, afin d encourager la petite mécanisation agricole, nécessaire pour faciliter et accélérer les opérations culturales et de post-récolte, respecter le calendrier cultural et les dates de livraison des récoltes aux OM ainsi que la constitution de réserves fourragères et la fabrication d aliments améliorés pour l élevage et de compost pour les productions végétales, le Projet facilitera l acquisition des équipements et matériel agricole pour les activités de production et de post-récoltes adaptés aux besoins de la petite exploitation agricole. Le niveau de cofinancement/subvention sera fonction de la nature/taille d équipement et de la capacité de d autofinancement et d endettement des bénéficiaires (OPB et faitière). Les équipements légers/moyens (houe, pulvérisateur, moulin, charrette, etc.) portés par les OPB pour ses membres seront subventionnés, comme au PAFA, à hauteur de 80%. Par contre, les équipements lourds (batteuse à mil, faucheuse,

etc.) portés principalement par la faîtière seront subventionnés à hauteur de 65%. Ces taux seraient revisités et éventuellement réactualisés après la revue à miparcours du PAFA et une analyse exhaustive des capacités d autofinancement et d endettement des OP. 53. Modes de gestion des équipements. Sur la base de l expérience du PAFA et d autres projets au Sénégal, trois modes de gestion sont proposées : (i) la faîtière met en place un comité de gestion de l équipement composé du président et 2 membres du comité de surveillance. A la demande d un membre de l OP, la prestation de service est réalisée en mobilisant un prestataire qui est membre de l OP (ii) la gestion de l équipement est confiée à un individu, de préférence un jeune qui est rémunéré et qui réalise des prestations de service aux membres du groupement. Les bénéfices issus de cette prestation de service sont épargnés dans le compte du groupement au sein d une institution financière, sous la gestion du trésorier du groupement ; et (iii) les équipements les plus onéreux sont gérés par des MPER de services promues par des jeunes (par ex. des jeunes diplômés d'une école technique agricole). 54. La création d emplois pour les jeunes est un besoin important. Dans ce cadre, le Projet appuiera et facilitera, dans le cadre des plans stratégiques et plan d actions (plan d affaires), les jeunes dans la création et le renforcement des MPER de services en amont et en aval des filières retenues. Ces services pourraient être : labour, battage des récoltes, traitements phytosanitaires, fabrication du petit matériel et outillage agricole, aliments bétail pour ovins et volaille; transformation/conditionnement des produits alimentaires, entretien et réparation des groupes motopompes, des motoculteurs et des moulins, ventes des intrants et équipement agricole. Le Projet capitalisera ainsi l expérience du PROMER 2 à travers l approche basée sur le triptyque formation/financement/appui conseil, le développement ou la consolidation de MPER de services de jeunes. Le Projet cofinancera le premier kit de l équipement et matériel pour permettre aux jeunes entrepreneurs de restaurer leur capacité productrice et de s insérer dans le système de financement. 55. Appui conseil aux producteurs et d autres acteurs des chaines de valeurs, sera assuré par différents partenaires de mise en œuvre en fonction de leur compétence : ANCAR, Postes Vétérinaires, OP faîtières (FONGS), ASPRODEB, Fédération des Périmètres Autogérées (FPA) et d autres prestataires. L ANCAR qui a une mission publique d'exercice du conseil agricole et rural et qui est déjà le partenaire du PAFA, continuera à assurer l'appui conseil en techniques agricoles sur la base de conventions établies avec le Projet à l échelle des zones qu elle couvre dans les régions de Kaolack, Kaffrine, Diourbel, Fatick, et Louga. Les Inspections et Postes vétérinaires qui ont aussi une mission publique assureront l appui conseil en techniques d élevage et vétérinaires sur la base des conventions établies avec le Projet dans les zones où la volaille villageoise et l élevage de petits ruminants seront promus. Ces conventions de collaboration préciseront le mandat, les responsabilités du partenaire de mise en œuvre et les résultats attendus. Les OP faitières comme le FONGS, et l ASPRODEB, disposant de bonnes compétences, seront sollicités pour fournir les appuis aux OP dans les domaines de développement institutionnel et organisationnel de celles-ci (structuration, développement institutionnel et organisationnel, renforcement des capacités, etc.). Des ONGs (Heifel, AVSF - Agronomes et vétérinaires sans frontière, etc.) ayant une bonne expérience dans la mise en œuvre des programmes de développement de l élevage de petits ruminants seraient aussi sollicités.

56. Le conseil aux exploitations maraîchères qui demande des connaissances techniques et de gestion spécifiques serait sous-traité à un bureau d'étude ou à une ONG disposant d une bonne expertise. La coopération sud-sud chinoise pourrait aussi être utilisée à cet effet. Le Projet veillera à associer étroitement les OP au dispositif d'appui conseil et privilégiera, comme c'est le cas au PAFA, le développement de capacités endogènes par la mise en place d un corps de relais techniques au sein des OP 18. 57. Restauration et maintien de la fertilité des sols. La restauration des sols et l amélioration de leur fertilité représentent un investissement lourd, mais nécessaire, au-dessus des capacités des seuls producteurs et de leurs organisations. Ils nécessitent un appui des pouvoirs publics. Le Projet proposera dans le cadre des Plans Stratégiques et Plans d actions (Plan d Affaires) et sur la base des technologies déjà validées et disponibles, un ensemble de techniques maîtrisables et productives de gestion et de conservation des eaux et des sols, applicables au niveau des exploitations familiales et des terroirs villageois et inter-villageois. Pour encourager et soutenir l'adoption des technologies de défense et restauration des sols (DRS), le Projet conditionnerait l'octroi des subventions sur semences et engrais à l'application de ces actions de DRS sur les exploitations, avec comme incitant additionnel la fourniture gratuite de l'amendement phosphocalcique (les sols du Bassin Arachidier. sont très fortement carencés en phosphore, calcium et soufre) pendant 3 ans (300 kg/ha en année 1, puis 200 kg/ha en année 2 et 100 kg/ha en année 3) 19. 58. Résultat 4: Infrastructures de maîtrise de l'eau/exploitation durable des ressources en eau 59. Les interventions du PAFA Extension porteront sur des aménagements maraîchers et des aménagements d unités pastorales (UP). 60. Aménagement de sites irrigués. Le Projet facilitera, dans le cadre des Plans Stratégiques et Plans d Action (Plan d affaires) et sur la base des plans d occupation et d aménagement des sols (POAS) élaborés par les communautés rurales, la réalisation de sept SIPA dont trois dans la zone sud de la région de Kaffrine et quatre dans la région de Louga (départements de Kébémer et Louga) qui abritent les aquifères les plus adéquats en termes de débit mobilisable et de qualité chimique. En fonction des conditions physiques, la superficie des SIPA sera de l ordre de 20 à 40 hectares exploités par environ 100 à 150 jeunes (dont 50% de filles). L irrigation à la parcelle se fera selon la technique du goutte à goutte afin de valoriser au mieux les ressources en eau disponibles et d en limiter le volume pompé et les coûts y afférents. En sus des SIPA, le projet facilitera, dans le cadre du Plan stratégique et Plan d Action annuel (Plan d Affaires), la réalisation d environ 75 Ha de périmètres maraîchers de moindre superficie (superficie unitaire de 1 à 5 Ha maximum). Ces réalisations concerneraient à priori la partie centre et nord-est de la zone d intervention, ceci afin de tirer au mieux parti: (i) soit de points d eau (bassins de rétention, forages, etc.) réalisés ou réhabilités par le projet BARVAFOR sur financement de la Coopération belge qui réhabilite les ouvrages hydrauliques à des fins agricoles mais ne réalise pas les aménagements aval; (ii) soit des points 18 Relais technique appelé "conseiller d'exploitation familiale" (CEF) dans le cadre du PAFA. Ils seront rémunérés à hauteur de 20 à 25 000 FCFA par mois, pendant 4 à 6 mois par an, soit la durée de la campagne agricole, selon l'expérience du PAFA, avec une prise en charge partielle et dégressive du Projet pendant les trois premières années (80%, 60%, 40%). Leur formation/encadrement sera assurée par l ANCAR ou par l OP faîtière. 19 Doses applicables : Il est recommandé, suivant les résultats de la recherche, d'apporter 600 kg/ha de phosphates naturels en phosphatage de fond, dose fractionnée sur 3 ans, comme suit : 300 kg/ha en année 1, puis 200 kg/ha en année 2 et 100 kg/ha en année 3.

d eau déjà existants destinés à l alimentation en eau potable, en utilisant le débit marginal disponible. Une collaboration avec le Projet de développement rural durable (PDRD) financé par l'agence Internationale de Coopération Japonaise (JICA), qui a déjà entrepris des actions dans ce sens, sera établie pour capitaliser ses expériences; et (iii) soit des sites maraîchers déjà appuyés sur le plan agricole par la FAO dans la région de Louga (où 52 sites sont répertoriés, d une superficie cumulée d environ 50 ha). 61. L intervention du PAFA Extension se fera après vérification préalable de la qualité et des conditions de mobilisation des eaux ainsi que la faisabilité socioéconomique de l intervention. Tous les SIPA et les petits aménagements maraîchers seront préférentiellement implantés sur des sites non éloignés des grands axes routiers afin d intéresser les opérateurs de marché et faciliter la commercialisation. Si possible, ils seront également implantés de préférence non loin des lignes électriques (par exemple le long de l axe routier Linguère Louga) pour l'électrification des sites. Avant l installation de tout forage, le projet s assurera non seulement que le débit d eau est suffisant, mais également il s assurera de bonne capacité de renouvellement de la nappe phréatique. Ceci est important pour éviter un pompage trop fort qui pourrait porter un préjudice ou minerait l aquifère, et en conséquence se traduirait par un rabattement de la nappe et à terme un forage inutilisable. Le Projet veillera aussi à la sécurisation foncière des sites avant aménagement (attribution formelle des terres aux bénéficiaires). 62. Aménagement d unités pastorales. Dans la région de Louga, le projet appuiera, dans le cadre des Plans Stratégiques et des Plans d Actions (Plans d Affaires), l amélioration de l accès aux ressources pastorales et leur valorisation rationnelle en capitalisant sur les expériences réussies, notamment par le PRODAM, le PAPEL et le PDESOC en matière de gestion participative des pâturages et des ouvrages hydrauliques (forages, puits, mares). Il est prévu que le projet appuiera l équipement de 9 UP (d une superficie unitaire de 70 000 à 100 000 Ha) à travers: (i) la réalisation de 6 nouvelles unités complètes dotées de toutes les infrastructures standards requises i ; (ii) la complémentation ou réhabilitation des infrastructures non disponibles mais indispensables à une meilleure fonctionnalité des anciennes unités. 20 63. Dans un souci d efficacité, les appuis du PAFA-E concerneront des grappes d UP permettant une continuité et une complémentarité géographiques avec les réalisations de projets antérieurs (PRODAM, PAPEL, etc.), en cours ou programmés, dans le court terme (PASA, PADAER, etc.). Onze sites potentiels d implantation de nouvelles UP ou d UP à réhabiliter ont été identifiés au niveau des départements de Linguère (10 UP) et de Koungheul (plus au sud, qui correspond à la «porte d entrée» dans la zone agricole). Ces UP pourraient être prises en compte par le PAFA Extension sous toute réserve et avec la latitude de prendre en considération d autres sites, en tenant notamment compte de la position géographique du site du point de vue de son potentiel de contribution à une transhumance «fluide». 20 Il s agit notamment de: forages additionnels ou soufflage/réhabilitation des forages existants, châteaux d eau surélevés en substitution de réservoirs au sol si requis, réhabilitation de réservoirs au sol, abreuvoirs supplémentaires pour le gros bétail ou les petits ruminants (ou réhabilitation), parcs de vaccination individualisés pour les gros et le petit bétail, réseaux d adduction d eau et bornes fontaines, potences pour l approvisionnement des villages alentour en eau domestique à partir de charrettes, aménagement de bassins de rétention ou surcreusement de mares existantes, aménagement de pare-feu, alimentation en énergie solaire, etc.

Résultat 5: L'environnement post-récolte est amélioré pour valoriser la production 64. Magasins de stockage et de groupage. Le Projet appuiera, dans le cadre des Plans Stratégiques et du Plan d action annuel (Plan d affaires), les OP de base et faîtières, la réalisation des infrastructures et la mise en place d équipements spécifiques de collecte primaire, de stockage, de transformation, de conditionnement et de mise en marché (dont le désenclavement des zones à haut potentiel productif). Celles-ci seront densifiées dans la zone actuelle d intervention du PAFA et réalisées dans la zone d extension du PAFA (Louga) afin d améliorer la fonctionnalité des investissements prévus et de favoriser la mise en marché des produits agricoles. La réalisation de ces infrastructures et ces équipements tiendra compte de ceux programmés dans le cadre du PAFA et des autres partenaires dans la même aire géographique tels que les magasins des coopératives appuyés par l ASPRODEB. Environ 25 magasins de stockage primaire (capacité de 60 tonne par magasin) et 10 magasins de groupage (capacité de 100 tonnes par magasin) seraient construits. Les magasins de stockage seront de préférence implantés dans des villages situés à environ 5 km d un axe routier praticable en toutes saisons. Les magasins de groupage seront préférentiellement implantés dans des localités de plus grande importance, accessibles en toutes saisons et abritant des marchés hebdomadaires d importance 65. Dans certaines zones, la valorisation des sites irrigués et leur connexion aux marchés nécessiteront la réalisation des pistes de désenclavement. Le choix des itinéraires et la réalisation de ces pistes sera fait sur la base des critères suivants : (i) les pistes retenues font partie du réseau prioritaire identifié dans la zone par les niveaux régional et national (ou y sont inscrites) ; (ii) elles desservent des bassins de production à haut potentiel agricole et densément peuplés ; (iii) elles se connectent à une route de niveau au moins opérationnel ; et (iv) elles sont complémentaires avec les programmes routiers d autres Partenaires techniques et financiers (PTF) intervenant dans la zone. Résultat 6: la production et la mise en marché sont réalisées dans le cadre d'accords contractuels durables passés entre OP et OM 66. Le principe de mise en marché capitalisera l expérience du PAFA et repose donc sur une contractualisation entre OP et OM afin de sécuriser la production et la commercialisation, ce qui donnera aux producteurs l assurance d un débouché et d un prix rémunérateur pour leurs produits. Les contrats de commercialisation signés entre OP et OM constituent des leviers forts pour garantir aux petits producteurs l'accès au marché et aussi faciliter leur accès aux financements. Le Projet, à travers les partenaires de mise en œuvre, notamment les OP faîtières régionales et nationales (i) utilisera les répertoires d OM actifs déjà élaborés par le PAFA dans les différentes filières ciblées par le Projet et intéressés par la constitution de couples OP / OM dans la zone d intervention du PAFA. (ii) fera conduire, par les OP faîtières régionales ou/et nationales des campagnes de sensibilisation/information pour renforcer et constituer des répertoires d OP et d OM actifs dans la zone d extension, et (iii) appuiera les séances de négociation entre OP et OM comme cela se fait dans le PAFA 67. Le principe de mise en marché capitalisera l'expérience du PAFA et repose donc sur une contractualisation entre organisations de producteurs (OP) et opérateurs de marché-om (commerçant, artisan-transformateur, agro-industriel,

exportateur, structure hôtelière, etc.) afin de sécuriser la production et la commercialisation. 68. Dans le cadre du contrat qui les lie, les producteurs membres d'op s'engagent à livrer à temps une production déterminée répondant à des critères de qualité et de quantité spécifiés dans un cahier des charges, tandis que l'om s'engage à leur acheter cette production selon des modalités et un prix dont les conditions de fixation sont précisées à l'avance. La contractualisation garantit au producteur l'accès à un marché et compense la prise de risque que représente l'adoption de nouvelles pratiques agricoles (semences sélectionnées, engrais), voire l'introduction d'une nouvelle culture (sésame) par l'assurance d'un débouché et d'un prix rémunérateur. Pour l'opérateur, l'avantage réside dans la sécurisation de son approvisionnement en quantité et en qualité pour répondre à la demande du marché. Le Projet, à travers les partenaires de mise en œuvre, facilitera cette contractualisation. Pour ce faire, il (i) utilisera les répertoires d OM actifs déjà élaborés par le PAFA dans les différentes filières ciblées par le Projet et intéressés par la constitution de binômes OP/OM dans la zone d intervention du PAFA, (ii) conduira des campagnes de sensibilisation/information pour constituer des répertoires d OM actifs dans la zone d extension, (iii) facilitera les séances de négociation entre OP et OM (selon les procédures déjà en application par le PAFA) et qui déboucheront sur l'élaboration de sous-projets d'accès au marché (SPAM) et (iv) il assurera le suivi de la mise en œuvre de ces SPAM. Chaque SPAM, en fonction des filières, spécifiera les obligations des OP et de l'om en matière de production et de commercialisation et mobilisera les appuis nécessaires pour permettre aux OP d'exécuter leurs obligations contractuelles, notamment avec la mise à disposition des semences sélectionnées et des engrais selon les modalités déjà en application par le PAFA. Composante 3. Gestion des savoirs, coordination et suivi-évaluation du Projet 69. La coordination du Projet sera assurée par l unité de coordination du PAFA, basée à Kaolack, à laquelle le gouvernement a déjà accordé l autonomie de gestion administrative et financière. Le staff sera complété par un spécialiste en filières animales et un spécialiste en organisation de producteurs. Elle aura deux antennes légères en zone nord (Louga ou Dahra) et à Kaffrine, dirigée par un cadre de profil Elevage (Louga) et un cadre de profil agriculture (Kaffrine) assisté par un technicien horticole et un un(e) assistant (e)-comptable et du personnel de soutien (un chauffeur, un gardien). Des équipements complémentaires véhicules 4x4, ordinateurs et matériel de bureautique, ) nécessaires au bon fonctionnement de l UCP seront acquis par le projet. 70. Les manuels d exécution de gestion administrative et financière et de suivi évaluation du PAFA seront amendés pour prendre en compte les nouvelles opérations, et les besoins que requière la mise en place progressive du programme cadre d intervention (consultants, information, concertation, processus et ateliers de validation des documents, etc.). 71. Le Projet appuiera la migration du dispositif de gestion des savoirs du PAFA en système global de collecte et la diffusion d informations utiles aux acteurs des filières aux niveaux local, régional et national, ainsi que la capitalisation des activités et méthodes mises en œuvre par les projets du FIDA. A terme, les systèmes de gestion des savoirs du PAFA/PAFA Extension et du PADAER évolueront vers un système unique dans l optique Programme-Pays, avec deux pôles de gestion articulés aux deux unités de coordination. A cet effet, des manuels de formation, des guides de bonnes pratiques, des fiches techniques, des posters,

des vidéos, des émissions radio seront produits et diffusés, des visites d échanges organisées. 72. Le système de S&E du PAFA devra évoluer vers un système mettant en réseau les différents projets financés par le FIDA au Sénégal avec les mêmes fonctionnalités et les mêmes modalités opérationnelles. Le manuel de S&E du PAFA sera amendé dans ce sens pour prendre en compte les nouvelles activités et les nouvelles zones. 73. Le Projet appuiera le ME et le MAER à améliorer et consolider leurs systèmes de S&E de leurs sous-secteurs respectifs. Une articulation avec les systèmes régionaux existants sera recherchée. Il appuiera également le MAER, ME et le Ministère de l Economie et des Finances pour leur permettre d assurer le suivi du projet sur une base d un cahier de charge précis. Des ressources financières seront réservées à ce suivi. 74. Dialogue Politique. Sur la base de l expérience acquise par le PAFA et qui sera suivie et amplifiée par le PAFA-E, trois domaines potentiels ont été identifiés pour le dialogue politique, en l occurrence la politique de subvention, l accès au marché des petits producteurs et le foncier. D. Leçons apprises et respect des politiques du FIDA Leçons apprises des autres projets 75. Parmi les principales leçons apprises des autres anciens projets, on note les suivantes : (i) le processus de professionnalisation et d autonomisation des OP est un facteur de durabilité qui s inscrit dans l approche Programme-Pays au-delà des Projets, dans un cycle long d apprentissage et de consolidation. En effet, les OP autonomisées du PRODAM 2 (75% des OP de départ après 15 ans) sont aujourd hui capables de contracter avec les opérateurs de marché (OM) et d obtenir des crédits auprès des institutions financières, ce qui leur facilite de conduire à bien leurs activités et de rendre des services économiques à leurs membres. Le Cadre local de concertation des organisations des producteurs à la base (CLCOP) mis en place par le PSAOP sont aujourd hui de véritables cadres qui renseignent les acteurs sur les besoins et enjeux de développement de leurs membres. L appui ciblé par catégorie d OP, basé sur une typologie à la suite d un diagnostic participatif institutionnel, organisationnel et fonctionnel doit être conçu comme outil commun à l ensemble des projets du portefeuille et mis en œuvre sur plusieurs cycles de planification stratégique; (ii) l approche filière est une option viable, dans une optique d articulation forte de l exploitation agricole familiale au marché, et de création d opportunités d emplois pour la jeunesse rurale par l entreprenariat de services inséré dans les filières porteuses; (iii) la capitalisation et la mise à l échelle (dans une démarche de gestion des savoirs) permettent des gains de temps précieux dans l atteinte d une masse critique du groupe cible; (iv) Des aménagements de sites irrigués maraichers exploités selon la technique d irrigation du goutte à goutte et érigés en Société d Intensification de la Production Agricole (SIPA) offre un bon modèle d exploitation des ressources en eau à des fins agricoles, d organisation, et de création d emplois de jeunes. Certes encore récent, mais prometteur sous réserve de la maîtrise des facteurs de risque. En effet, les résultats obtenus par le PRODAM 2 dans les SIPA sont encourageants en termes d augmentation de production agricole et de création d emplois pour les jeunes; (v) l entreprenariat rural est une modalité efficace d insertion des jeunes des deux sexes dans les filières agro-pastorales ciblées. Plus de 50% des entreprises individuelles créées par le PROMER 2 appartiennent aux jeunes; et (vi) les UP permettent une gestion rationnelle des ressources naturelles et une meilleure

gestion des conflits entre les agriculteurs et les éleveurs et offrent une base pour le développement de l élevage. 76. La stratégie d intervention du Projet ainsi que les leçons apprises sont conformes aux politiques du FIDA, notamment i) genre; ii) accès à la terre et sécurité foncière; iii) adaptation aux changements climatiques; iv) développement du secteur privé; v) ciblage; vi) développement des entreprise rurales et vii) COSOP 2011-2015 III. Mise en œuvre du Projet A. Approche et Phasage. 77. Mise à échelle. Le Projet capitalisera, répliquera et mettra à l échelle si les conditions sont remplies, les acquis des projets en cours et ceux achevés, notamment en matière de contractualisation commerciale (PAFA), de structuration, de capitalisation et d autonomisation des OP (PSAOP, PRODAM, PAFA), de développement de l entreprenariat rural et de provision des services économiques en amont et aval des filières (POMER), de gestions de ressources naturelles et de développement de l élevage à travers le modèle Unités Pastorales (PRODAM, PDESOC, PAPEL), et de développement des sociétés d intensification de la production agricole (PRODAM). 78. Faire-Faire. Le Projet sous traitera l exécution des activités à des prestataires de service relevant du secteur public, associatif ou privé sur la base d un cahier de charge et en fonction de leurs compétences et expériences. 79. Réponse à la demande. La stratégie de mise en œuvre du projet sera basée sur la demande et les besoins du marché avec les organisations de producteurs (OP) et les opérateurs de marchés (OM) comme principaux acteurs. Les premiers, engagés dans le développement d une production de qualité devront répondre aux exigences de qualité exprimées par la demande. Les seconds quant à eux, devront respecter leurs engagements d acheter les produits à des prix négociés rémunérateurs. Le Projet cofinancera ainsi les intrants, équipement et matériel agricoles ainsi que les aménagements hydroagricoles sur la base des besoins exprimés par les OP à travers un plan d action annuel (plan d affaires). Les critères de sélection seront ceux utilisés actuellement par le PAFA, mais renforcés in incluant les aspects relatifs au changement climatique/environnement d une part et d autre part en renforçant la participation des institutions financières dans le comité de sélection. 80. Phasage. La durée du Projet est de 6 ans. Les deux premières années (2014-2016) de mise en œuvre, les activités du PAFA et celles du PAFA-E cohabiteront. Une Revue à Mi-parcours (RMP) conjointe FIDA et Gouvernement est prévue au cours de la troisième année (2016) de la mise en œuvre du projet. Cette RMP qui coïncidera avec l achèvement du PAFA, permettra de tirer des leçons sur la stratégie et l exécution de mise en œuvre du projet, qui guideraient, entre autres, la formulation du nouveau COSOP du Sénégal (2016-2020). 81. Programme cadre unique. Le COSOP 2011-2015 préconise l évolution du portefeuille des projets sur financement FIDA au Sénégal vers un programme cadre unique censé fédérer les interventions, reprendre et mettre à l échelle les acquis des précédents projets. Un tel programme ne doit pas être vu sous l angle d une reprise simple des activités et des acquis de projets dans un «projet de plus grande ampleur». Il doit plutôt reposer sur un socle basé sur un objectif global, une approche, des outils de gestion, des procédures concertées de programmation, des modalités de supervision participative du portefeuille ainsi qu un cadre unifié de

pilotage stratégique. La mise en place de ce socle, implique une démarche de progressivité. Celle-ci s organiserait de la manière suivante: (i) harmonisation des outils de gestion des projets du portefeuille «FIDA» au Sénégal (manuels d exécution, de procédures de gestion administrative et financière, de passation de marchés et de suivi-évaluation); (ii) définition d une approche de préparation concertée des PTBA des projets du portefeuille de manière à assurer la complémentarité thématique et géographique des actions; (iii) organisation des supervisions participatives et croisées des différents projets du portefeuille; (iv) mise en place d un cadre de pilotage unique et commun à tous les projets du portefeuille; et (v) mise en place d un système de suivi-évaluation permettant de renseigner les résultats du programme. La démarche de mise en place de ces outils communs sous forme de test, démarrera avec le lancement du PAFA-Extension et se poursuivra jusqu à sa revue à mi-parcours qui correspondra également à la revue à mi-parcours du PADAER et à la fin du PAFA. Une évaluation des acquis de la démarche sera faite à cette occasion et les conclusions guideront la suite de l exercice. Le PADAER qui vient de démarrer dans les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda et le couple PAFA/PAFA-E intervenant dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine et Louga jettent les bases de ce programme cadre d intervention dans deux pôles géographiques avec en commun: (i) l appui au développement de filières agricoles et animales; (ii) le renforcement des capacités et l'appui à l autonomisation des OP; (iii) l appui à l émergence d une agriculture contractuelle; (iv) l approche de territorialisation des interventions en fonction des zones et des contextes. Cette démarche sera évaluée en 2016 à l occasion de la revue à mi-parcours du PAFA et du PADAER. 82. Parallèlement à cette construction «institutionnelle», les projets du portefeuille seront amenés à (i) développer et/ou renforcer des synergies et des complémentarités thématiques et géographiques de leurs interventions; (ii) reprendre, consolider et mettre progressivement à l échelle les acquis et résultats positifs des précédents projets; (iii) appuyer la mise en place au niveau du MAER et du ME, d un système de suivi évaluation sectoriel auquel contribuent l ensemble des projets du portefeuille. La mise en place d un tel programme cadre aurait entre autres avantages: (i) la cohérence au sein du portefeuille; (ii) la rationalisation des structures de mise en œuvre des projets; et (iii) la mise en place d un mécanisme harmonisé de suivi-évaluation du portefeuille. B. Organisation institutionnelle Tutelle et Comité de Pilotage 83. La tutelle administrative et technique du Projet sera, comme pour le PAFA, assurée par le Ministère en charge de l agriculture (MAER). Le comité de Pilotage (CP) sera le même que celui du PAFA. Il sera l organe d orientation, d approbation du programme de travail et budget annuel (PTBA) et de suivi du projet. La composition sera élargie pour inclure les OP et leurs faîtières. La présidence du CP sera assurée par le MAER et la vice-présidence par le ME. L UCGP assurera le secrétariat du CP. Le mandat de ce comité sera élargi au PAFA Extension dans le sens de la rationalisation institutionnelle. Le CP s appuiera sur un comité technique dans lequel les OP, leurs faîtières, l expert en environnement et changement climatique ainsi que les institutions financières sont membres, qui sera chargé de l analyse approfondie des dossiers soumis par l UCP et la formulation de recommandations dans le cadre la préparation des sessions du CP. Unité de Coordination et de Gestion du Projet

84. Le PAFA-Extension sera géré et mis en œuvre par l Unité de coordination et de gestion actuelle du PAFA. A celle-ci, s ajouteront des ressources humaines additionnelles. L UCP actuelle du PAFA est composée comme suit: un coordonnateur; un responsable administratif et financier, assisté d'un comptable et d'un aide comptable; une équipe de 5 spécialistes dont un spécialiste chargé du développement des filières, un spécialiste chargé des infrastructures, une spécialiste de la promotion de l inclusion des couches vulnérables et de l égalité de genre, et une spécialiste en suivi-évaluation et un assistant en suivi-évaluation ; un personnel administratif comprenant deux secrétaires, des chauffeurs, du personnel de gardiennage et d entretien. Cette équipe sera complétée par un spécialiste des filières animales et un spécialiste de la promotion des organisations professionnelles (OPA et OPE). 85. En plus, deux antennes seront installées en zone nord et centre-est pour assurer le suivi de proximité des activités avec les bénéficiaires de la zone d extension (région de Louga) et de la région de Kaffrine. Elles seront constituées: chacune d un chef de zone/antenne de profil productions animales/végétales; d un chargé de gestion des micro-projets, d un/e secrétaire comptable, et du personnel de soutien (chauffeur, gardien). 86. Le recrutement du personnel additionnel sera fait sur une base compétitive, par appel ouvert à candidature, comme pour le personnel actuel. Tout le personnel sera lié au Projet par des contrats de performance qui seront évalués annuellement et renouvelable sur la base d une performance satisfaisante. Comité Technique 87. Le comité Technique sera chargé de l analyse approfondie des dossiers soumis par l UCGP et la formulation de recommandations dans le cadre de préparation des sessions du CP. En plus des membres actuels dans le PAFA, les OP, l expert en environnement et changement climatique ainsi que les institutions financières seront aussi membres du Comité Technique. Mise en œuvre du Projet 88. Les Agences publiques d'exécution (ANCAR, ARD), les OP et leur faîtières seront chargées d appuyer l UCP dans la mise en œuvre des activités sur le terrain, auxquels vont s ajouter le Centre de Suivi Ecologique (CSE), les Directions régionales du Développement rural (DRDR) et les Services régionaux de l Elevage (SRE); et (v) les agences associatives (CCIA, AGEP), partenaires des OP et OM dans la mise en œuvre des activités. 89. Pour la mise en œuvre des activités sur le terrain, l UCP établira des conventions techniques avec des agences d exécution (AGEX). Les AGEX joueront le rôle de Maîtres d Ouvrage Délégués (MOD), l UCP conservant (i) la gestion des opérations au plan fiduciaire (financier et comptable), (ii) l approbation de tout processus de passation de marchés et la signature des contrats, (iii) la participation à la réception des ouvrages et l approbation des études. 90. Les AGEX réaliseront pour le compte de l UCP les programmes techniques sur le terrain. Les activités porteront sur le suivi des études, la formation des producteurs, la préparation et l appui à la mise en œuvre des sous projets (contractualisation OP/OM, infrastructures de marché, de conditionnement, formation, etc.) et le suivi-évaluation des activités du projet dans leurs zones respectives. Chaque AGEX définira le personnel à affecter à ses prestations ainsi que les moyens appropriés. Ces dispositions seront consignées dans une convention spécifique qui précisera également les indicateurs de performance et les obligations en matière de suivi évaluation (collecte des données, analyse et

transmission, etc.). Les AGEX seront rémunérées pour leurs actions suivant les conventions signées avec l UCP définissant leurs obligations et leur rémunération. Ces conventions seront établies suivant des Plans de Travail Annuel (PTA) qui font partie intégrante des PTBA de l UCP du Projet. 91. Pour la mise en œuvre des activités sur le terrain, l UCP établira des conventions techniques avec des agences d exécution (AGEX). Les OP faîtières telles que ASPRODEB, FONGS, et d autres, disposant de bonnes compétences, appuieront la mise en œuvre des activités relatives au développement institutionnel et organisationnel des OP (structuration, renforcement de capacités, accompagnement et animation). L ANCAR apportera principalement le conseil technique agricole et d élevage. Les OP et Coopératives spécialisées dans la production des semences sélectionnées assureront la production de celles-ci. 92. Le Projet s appuiera dans chaque région sur les dispositifs déconcentrés du Ministère de l Elevage et du Ministère de l Agriculture et de l Equipement Rural, à travers des conventions prenant en compte les charges de déplacement (indemnités et carburant). Les postes vétérinaires interviendront comme prestataires publics pour la vaccination et les soins. Les services régionaux de MAER et ME assureront le suivi des activités du projet, plus particulièrement la collecte des données statistiques (mesure des rendements, productions, etc.). 93. Le Centre de Suivi Ecologique (CSE) sera lié au Projet par une convention portant sur (i) la création et l animation des UP; (ii) la caractérisation des UP, la cartographie et l évaluation de la biomasse; (iii) l élaboration de plans d occupation des sols et de plans de gestion des parcours; et (iv) le suivi zootechnique. 94. Des contrats de prestation de services de santé animale seront signés entre les organisations professionnelles d éleveurs (OPE) et les prestataires en santé animale (PSA). Certaines OP faîtières comme AGROPOV ont accumulé une expérience longue et significative dans l élevage et la commercialisation des petits ruminants. En relation avec la Direction de l Elevage, le PAFA-E appuiera la redynamisation et le renforcement institutionnel de ces OP faîtières qui couvrent déjà les 5 régions du PAFA-E. Des contrats de prestation de services pourraient également être signés entre le projet et l ONG Heifer dans la mise en œuvre de l élevage de petits ruminants. Il en sera de même de l ONG MVSF Médecins et Vétérinaires sans frontière (MVSF). 95. Des relations contractuelles seront établies entre les OP/Coopératives spécialisées des producteurs de semences certifiées et les OP appuyées par le Projet. Une synergie et une complémentarité avec le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l Ouest (PPAAO/WAAPP) sera établie. L accès aux intrants se fera avec l objectif de créer à moyen terme, une capacité internalisée au sein des OP pour le financement, la planification et l organisation logistique de la fourniture d intrants. 96. Le Projet tissera un partenariat à travers une convention avec le FNRAA et l ASPRODEB pour la mise en œuvre des activités relatives à la restauration et au maintien de la fertilité des sols au regard des bons résultats du projet pilote de Gestion durable des Terres dont la mise à l échelle est planifiée dans le cadre d un projet d adoption massive exécuté par l ASPRODEB dans le cadre du WAAPP. Outre la restauration de la fertilité, cette convention visera à promouvoir des règles de conduite et des politiques locales devant prémunir dans le futur les exploitations familiales contre les dégradations de terres. Un appui, sous forme de cofinancements, facilitera l'accès des producteurs aux équipements de transport (charrette) et d'enfouissement (charrue), la mécanisation agricole étant très liée à la

gestion intégrée de la fertilité des sols à travers notamment le travail du sol et le transport des intrants (surtout des matières végétales pour la fabrication du compost et du fumier et leur retour au champ). Partenariats potentiels 97. Deux types de partenariats seront développés et entretenus par le PAFA-E. Il s agit (i) de partenariats s inscrivant dans le domaine des complémentarités et synergies avec des opérations en cours ou imminentes financées par d autres PTF et (ii) de partenariats de type stratégique avec des PTF en vue de développer des approches de mise en commun d activités similaires ou complémentaires. 98. Ainsi, sur le plan des complémentarités opérationnelles avec des projets en cours ou à venir, des possibilités réelles existent avec: (a) le projet de Bassin de rétention et valorisation de forages» (BARVAFOR, période d exécution 2011 à 2016) financé par la Coopération Technique Belge (CTB) et qui couvre les régions de Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine et Thiès. Ce projet se limitant à réhabiliter les ouvrages et leurs équipements de pompage, le PAFA-E pourrait, dans sa zone, assurer leur mise en valeur agricole; (b) le Projet de développement rural durable (PDRD) financé par la Coopération japonaise (JICA) couvre la région de Louga où une de ses activités majeures porte sur l utilisation agricole des excédents d eau de forages d alimentation en eau potable (AEP) des villages, en liaison avec le Programme eau potable et d assainissement du millénaire (PEPAM); (c) la 2ème phase du projet de pistes communautaires en ancrage au Programme national de développement local (PNDL), financé par la Banque africaine de développement; (d) le Projet d appui à la sécurité alimentaire (PASA), financé par Banque africaine de développement pour un montant de 40 millions d USD et qui couvre les régions de Matam (zone du Dieri), Louga (à l exception du département de Kébémer) et la partie nord de Kaffrine. Le PASA prévoit notamment l installation d Unités pastorales (UP); (e) le Programme de développement des marchés agricoles au Sénégal (PDMAS), financé par la Banque mondiale, vise notamment: (i) l accroissement notable des exportations horticoles à travers entre autres, la consolidation des investissements structurants communautaires pour l exportation; (ii) l amélioration de la compétitivité des produits agricoles par une politique de promotion de la qualité et d amélioration des conditions de mise en marché; (f) le Programme d appui de la FAO au développement de la petite irrigation dans la région de Louga (départements de Louga et de Kébémer) et (g) le Projet d appui à l emploi des jeunes sur financement de la BAD en cours de formulation vise le renforcement des emplois ruraux. 99. Sur le plan stratégique, des possibilités de développement de synergie opérationnelle seraient exploitées: 100. Avec la FAO et la JICA. Le cadre institutionnel de mise en œuvre, outre les acteurs locaux incontournables, pourrait s enrichir de l appui des volontaires de la coopération japonaise (JICA) et chinoise (TCP/FAO), si leur déploiement spatial et temporel coïncide avec les exigences du nouveau projet. Le profil des experts à déployer pourrait être négocié pour satisfaire les besoins de connaissances en irrigation et en production horticole des sites devant abriter les périmètres maraîchers. Au plan technique, le guide pour l utilisation rationnelle de l eau, produit par la JICA et le document de capitalisation de la GIPD (gestion intégrée de la production et des déprédateurs) préparé par la FAO, constituent des référentiels de base. Il s y ajoute que les expériences des experts chinois pourraient être mises à

profit dans le programme SIPA où l offre de service en matière d appui technique dans le domaine de l horticulture est insuffisante. 101. Avec la BAD. La BAD appuie le gouvernement dans la formulation d un Projet d appui à la sécurité alimentaire (PASA) dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine. Ce projet, d un coût total de 29,75 UC cofinancé par les ressources du GAFSP, la BAD et le PAM, se propose de développer des infrastructures agricoles et d élevage destinées à favoriser l accroissement, la sécurisation, le stockage et la commercialisation des produits végétaux et animaux. Il interviendra également dans les domaines de la transformation et la commercialisation des produits, le renforcement des capacités des organisations de producteurs et l appui au dispositif de vulgarisation et d appui conseil 102. Avec le PAM: dans les zones actuelles et d extension du PAFA, les opérations de «food for progress (P4P)» du PAM pourraient se positionner comme opérateurs de marché (OM) pour acheter aux OP les excédents commercialisables de mil/sorgho, maïs, niébé, et produits horticoles aux micro et petites entreprises transformatrices des produits alimentaires finis dans un emballage répondant aux normes FRA et du PAM. De plus, les outils développés par le PAM seront utilisés pour rendre le projet sensible à la nutrition. 103. OP faîtières dans le cadre de l appui accompagnent des OP dans leur structuration, accompagnement et renforcement des capacités. Un contrat/convention pourrait être signée entre les OP faîtières et le projet pour l exécution des activités dans ce domaine. C. Planification, suivi-évaluation et gestion des savoirs Planification 104. Les activités du projet sont présentées chaque année sous la forme de programme de travail et budget annuel (PTBA) préparé avec l appui des partenaires d exécution sur la base des Plans Stratégiques des tables filières. Il s agit des Plan d actions annuels (Plan d affaires) des OP faitières reflétant les besoins de leurs membres (ménages agricoles et d élevage/mper) et des communautés rurales. En effet, chaque année, avec l appui des partenaires d exécution et la facilitation du projet, les acteurs de chaque table filière identifie au cours d un processus participatif et inclusif, les besoins en investissement de ses membres et élabore ainsi son plan d action (plan d affaires) pour l année concernée. Il en est de même pour les investissements socio-économiques et communautaires (infrastructure routières). L agrégation de tous ces plans d actions/plans d affaires constitue le projet de PTBA de l année. L approbation du PTBA suit le cheminement suivant: (i) soumission du projet de PTBA au CP pour validation; (ii) transmission au FIDA, pour commentaires et approbation, 30 jours au plus tard avant le commencement de l année du Projet; (iii) prise en compte par l UCP des commentaires du FIDA et finalisation du document; (iv) transmission au FIDA de la version finalisée avant le commencement de l exécution. Ce processus devra se terminer au plus tard le 15 décembre. Une approche flexible permettant des révisions régulières du PTBA au cours de l exercice budgétaire sera adoptée. 105. Le projet de PTBA comprend, notamment, un résumé des résultats atteints l année passée et une analyse de principales contraintes auxquelles le projet a fait face ainsi que des mesures de mitigation de ces contraintes, une description détaillée des activités de l année concernée, leurs coûts unitaires et globaux, les indicateurs de suivi, les modalités d exécution, l origine, l utilisation des fonds et un plan de passation des marchés pour les 18 mois pour la première année faisant

partie intégrante du PTBA. Donc, la base de la planification de ces activités est la demande/besoins formulée par les OP et les MPER a travers leurs tables filières. Sur la base de cette demande, les sites à aménager et les infrastructures hydro agricoles, pastorales à réaliser ou les MPER à développer/appuyer seront identifiés et classés par ordre de priorité selon les critères définis dans le ciblage y inclus les critères relatifs aux aspects de changement climatique. Les plans stratégiques des tables filières seront également des cadres de planification des investissements en matière d équipements de transformation et d appui aux MPER. Les plans stratégiques de marchés qui seront développés par les tables filières établiront les volets de financement, les priorités et les MPER à soutenir qui seront contenus dans le plan d affaires/plan d action de l année. Suivi-évaluation 106. Avec la mise en place de l approche Programme-pays, le PAFA-E développera un système de S&E axé sur les résultats. Pour ce faire, il complètera et actualisera le système du PAFA et prendra en compte ceux des différents projets du portefeuille, notamment celui du PADAER. Ce système de suivi-évaluation (SSE) sera conforme aux exigences du Sénégal et du FIDA et sera utilisé comme un outil d aide à la prise de décisions aux différents niveaux d exécution du programme. 107. Le SSE, sur la base des cadres logiques du PAFA-E et du PAFA, permettra de mesurer l état d avancement de l exécution du projet, ses effets et son impact sur les groupes cibles. Il collectera et analysera aussi des indicateurs spécifiques relatifs au Système de Gestion des résultats et de l impact (SYGRI). Le SSE sera également chargé du suivi des indicateurs relatifs aux incidences du changement climatique. Il disposera de passerelles avec les autres systèmes d information (Système de suivi sectoriel, etc..) en partageant des indicateurs avec ces systèmes. 108. Le SSE distinguera les 3 niveaux d indicateurs retenus par le FIDA (1er, 2ème et 3ème niveau). Les indicateurs de suivi-évaluation et d impact du système seront désagrégés par sexe et par âge. Il respectera les modalités de renseignement de chaque niveau de même que les périodicités requises pour le reporting. A cet effet, il sera structuré selon trois fonctions, chacune d elle recourant à des sources de données, d informations, et d outils spécifiques et concourant de façon particulière à l atteinte des objectifs du système: le suivi de la planification (suivi de l exécution des PTBA), le suivi des résultats et la mesure des effets et de l impact. 109. Le SSE du PAFA-E actualisera le manuel de S&E du PAFA avant le démarrage du projet. Ce nouveau manuel sera discuté et partagé avec tous les acteurs et décrira le système, son organisation, les modalités de mise en œuvre de chaque fonction (procédures), les acteurs et leurs responsabilités dans la mise en œuvre, les différents supports de collecte et de diffusion qui seront utilisés. Gestion des savoirs 110. La production et le partage des savoirs constituent des éléments clés du projet pour faciliter les ajustements nécessaires du système de connaissances existant dans le pays et assurer la mise en rapport des besoins et des savoirs. Afin de contribuer au partage des expériences et surtout à la capitalisation des acquis, le Projet appuiera la collecte et la diffusion d informations utiles aux acteurs des filières aux niveaux local, régional et national, ainsi que la capitalisation des activités et méthodes mises en œuvre par les projets cofinancés par le FIDA. 111. La gestion et le partage des savoir se fera à travers: (i) l organisation annuelle des ateliers bilans, des ateliers périodiques d autoévaluation participative des OPA et OPE; (ii) la réalisation des études thématiques ponctuelles; (iii) la production et la

diffusion de supports écrits (publication régulière d un bulletin d information du projet) et audio-visuels à travers les radios locales, régionales et nationales. D. Gestion financière, acquisition des biens et services et gouvernance Gestion financière 112. Une analyse des options pour la gestion financière du PAFA-E a été réalisée durant la conception du Projet. De cette évaluation, il ressort que le système de gestion financière du MAER ne permet pas actuellement de répondre aux exigences du FIDA, qui prévoient entre autres une comptabilité séparée, l établissement de rapports intérimaires spécifiques au projet, ainsi que des rapports financiers annuels audités. Il a donc été retenu, de commun accord avec la partie sénégalaise, qu une Unité de gestion du projet (UGP) dotée d une autonomie administrative et financière, soit chargée de la mise en œuvre du PAFA-E. La gestion et la coordination du PAFA-E seront donc confiées à l UGP existante du PAFA (voir détail en annexe 7). 113. Une évaluation du système de gestion financière proposé a été conduite pour vérifier sa conformité aux exigences du FIDA en matière de risque fiduciaire. Les résultats sont présentés dans l annexe 7. Globalement, le risque de gestion financière du projet est jugé modéré avant les mesures d atténuation et faible après les mesures d atténuation. Les modalités de gestion financière proposées permettront de satisfaire aux exigences minimales du FIDA en vertu de ses procédures 21 et de fournir, de manière relativement sure, des informations précises et régulières sur l état du financement, comme l exige le Fonds. Organisation et en Personnel 114. L UGP actuelle du PAFA, créée par arrêté ministériel et disposant d une autonomie de gestion financière et administrative, sera responsable de la gestion financière du PAFA-E, ainsi que celle du PAFA. Le Service Administratif et Financier (SAF) est actuellement composé d un RAF, un comptable et une assistante comptable. Le recrutement d un secrétaire comptable est également prévu dans le cadre de la mise en œuvre des activités du FEM. Sur la base d une évaluation qui sera conduite un an après le démarrage de PAFA-E, le SAF pourrait en cas de besoin être éventuellement renforcé. 115. L UGP du PAFA est basée à Kaolack. Dans le cadre de PAFA-E, deux antennes seront créées, l une pour la zone Sud Est, basée dans la région de Kaffrine et l autre, pour la zone Nord, installée dans la région de Louga. Un/e secrétaire comptable recruté au niveau de chaque antenne sera chargé de la gestion de la caisse et de la remontée des pièces justificatives des dépenses à l UCP, sous la responsabilité du Responsable Administratif et Financier (RAF), qui assumera la responsabilité globale de la gestion financière du projet. 116. Les fonds du Projet seront gérés selon les procédures en vigueur au Sénégal ainsi que celles du FIDA en matière de gestion administrative et financière des projets. Les procédures de gestion administrative et financière seront détaillées dans la lettre à l emprunteur et dans le manuel de gestion administrative, comptable et financière du projet. 117. La gestion financière s'appuiera sur une organisation comptable efficace déjà en place et une bonne maitrise du logiciel de comptabilité TOMPRO. 118. En termes de gestion financière et comptable, le SAF sera chargé de: 21 Note d orientation concernant l évaluation de la gestion financière au stade de la conception (novembre 2012)

la mise en place d un système comptable et de gestion financière séparé des fonds du PAFA-E et du PAFA ; la mise en place dans le cadre du PAFA-E, d une gestion comptable séparée et distincte des financements du FIDA et de co-financier; la préparation des prévisions de dépenses rentrant dans le cadre des plans de travail et de budget annuels (PTBA) et des plans de passation des marchés (PPM) du PAFA-E et du PAFA; la gestion des comptes (comptes désignés, comptes de contrepartie, et éventuellement comptes des opérations) du PAFA-E et du PAFA ; l enregistrement comptable des opérations financières du PAFA-E et du PAFA, ainsi que de la préparation des états financiers (EF) annuels, et de la tenue à jour de toute la documentation de gestion financière et comptable des deux projets; la programmation des audits annuels et de la mise en œuvre des recommandations y relatives, et ; la mise en place d un dispositif de contrôle interne efficace et des missions de contrôle interne des activités des prestataires, selon une périodicité à déterminer dans le manuel de procédures. 119. La performance de l UGP et des antennes, leurs capacités à mener à bien les tâches sous leur responsabilité, la complémentarité développée avec les agences d exécution, et la composition des équipes seront évaluées annuellement. Un plan de formation annuel des agents de l UGP, y compris du SAF, sera établi dans le cadre de chaque PTBA. 120. L organigramme de la structure future de l UGP PAFA / PAFA-E est joint à l annexe 7. Budgétisation 121. Le budget global du PAFA-E sera convenu entre le Gouvernement du Sénégal et le FIDA et spécifié dans l accord de financement. Conformément aux Conditions Générales du FIDA, l approbation par le FIDA du premier Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de PAFA-E, accompagné d un plan de passation des marchés (PPM) pour les dix-huit premiers mois, sera une condition de décaissement. Les PTBA annuels seront élaborés par l UGP en collaboration avec ses partenaires de mise en œuvre, validés par le coordonnateur et approuvés par le Comité de Pilotage et par le FIDA. 122. Le processus de budgétisation des dépenses du PTBA sera défini dans le manuel de procédures, et harmonisé avec le processus de budgétisation du PAFA- E. Le budget du PTBA approuvé par le FIDA sera saisi dans le logiciel de gestion comptable et financière afin d assurer le suivi de son exécution. Le rapport financier soumis trimestriellement au FIDA et au gouvernement inclura le rapportage du suivi budgétaire Flux des fonds et dispositions relatives au décaissement 123. Les fonds du projet seront gérés selon les procédures en vigueur au Sénégal ainsi que celles du FIDA en matière de gestion administrative et financière des projets. Les procédures de gestion administrative et financière seront détaillées dans la lettre à l emprunteur.

Flux des fonds 124. Compte désigné. Pour faciliter les décaissements du prêt FIDA, le Ministère des Finances ouvrira au nom du projet un compte désigné (CD) dans une banque commerciale à Dakar, à la satisfaction du FIDA. Le compte désigné sera mouvementé selon le principe de la double signature par le Ministère des Finances (Direction des Investissements). 125. Un compte du Projet sera ouvert à Kaolack par le Ministère des Finances dans une banque commerciale acceptable au FIDA. Le compte du Projet sera mouvementé selon le principe de la double signature par le Coordonnateur et le RAF. 126. Un sous compte pour les dépenses relatives au fonctionnement des antennes sera ouvert au niveau de chaque antenne dans une banque commerciale acceptable au FIDA. Les sous comptes seront mouvementés selon le principe de la double signature par le Chef de zone et le secrétaire comptable. 127. Les spécimens des signatures des personnes habilitées à mouvementer le compte désigné et le compte du projet seront transmis au FIDA dès le démarrage du Projet. 128. Le schéma de flux des fonds du PAFA-E est joint à l annexe 7. Décaissement 129. Dès l atteinte des conditions de décaissement stipulées dans l accord de financement et sur demande de l emprunteur, un dépôt initial sera effectué par le FIDA sur le compte désigné, suffisant pour couvrir la moyenne projetée des dépenses autorisées au titre du financement pour une période d'environ six mois. Le compte désigné sera réapprovisionné après la soumission au FIDA de demandes de retrait de fonds (DRF) préparées par l UGP et signées par un représentant autorisé de l emprunteur. 130. Les demandes de retrait seront générées à partir du logiciel de gestion financière et comptable TOMPRO, sur la base des formulaires du FIDA. Les originaux des pièces justificatives seront gardés à l UGP et mis à la disposition des auditeurs et des missions de supervision. 131. Une avance au démarrage d un montant ne dépassant pas 200 000 Euro sera mis à la disposition du projet pour couvrir les dépenses relatives à : (i) recrutement du personnel additionnel du projet ; (ii) réhabilitation/construction des bureaux des antennes du projet ; (iii) actualisation des manuels de procédures administratives, financières et comptables ainsi que du manuel d opération du PAFA pour inclure PAFA-Extension ; et (iv) en cas de besoin un appui à l élaboration du premier PTBA du Projet 132. Le gouvernement prendra toutes les dispositions utiles pour la prise en charge totale des droits et taxes afférents aux dépenses du projet, y compris les inscriptions annuelles au budget d investissement consolidé de l État, l émission de chèques du trésor, et les exonérations des droits sur les importations effectuées par le projet. Contrôle interne 133. Les procédures de contrôle interne, selon les meilleures pratiques, seront détaillées dans le manuel des procédures administratives et financières (manuel unique PAFA/PAFA-E).

134. Le Coordonnateur de l UGP sera responsable d assurer le respect des clauses du manuel. La vérification du contrôle interne se fera pendant les missions de supervision ainsi que pendant la mission d audit annuelle Systèmes, principes et procédures comptables 135. La comptabilité du PAFA/PAFA-E se basera sur le système SYSCOHADA (comptabilité d engagement). Le suivi des engagements financiers et des réalisations financières s'appuiera sur l utilisation d un logiciel de gestion comptable et financière de projet adapté (TOMPRO, déjà utilisé et maitrisé par le SAF du PAFA) et sur la production de tableaux de bord financiers et de gestion. Il s agira de mettre en place parallèlement deux systèmes de gestion comptable séparés. Le paramétrage du logiciel TOMPRO pour le PAFA sera révisé à cet effet pour tenir compte du PAFA-E. 136. Les procédures comptables et de contrôle du PAFA-E seront harmonisées avec celles du PAFA et documentées dans le manuel de procédures administratives et financières commun. Le dispositif comptable décrit dans le manuel clarifiera les relations hiérarchiques et fonctionnelles entre les agents du SAF PAFA/PAFA-E. Les outils de gestion comptables et financiers, et les «livrables» attendus sur les travaux des comptables et des secrétaires comptable des antennes seront harmonisés tant dans la forme que sur le fonds. 137. Les exemptions de taxes devront être dûment documentées, comptabilisées par tous les acteurs du Projet comme telles, et utilisées par eux pour justifier de façon transparente la part de la contribution du Gouvernement couvrant les taxes générées par le Projet. Le système comptable utilisé dans le cadre du Projet devra permettre l enregistrement des exemptions de taxes obtenues Rapports et suivi financier 138. Les états financiers (EF) annuels seront préparés par l UCGP et transmis au FIDA au plus tard le 31 mars de chaque année. Des rapports financiers (intérimaires et non audités), produits à partir du logiciel, seront préparés trimestriellement par l UGP et incluront les sources et utilisations des fonds par classification de dépenses du projet. Ils présenteront également une comparaison des dépenses budgétisées et des dépenses réelles (engagement et décaissements) à la date de rédaction des rapports et pour le semestre suivant. L UGP soumettra des copies des rapports financiers au MAER et au FIDA au plus tard 30 jours après la fin du quadrimestre. 139. Le RAF rendra mensuellement compte de l état des dépenses et de l utilisation des ressources au Coordinateur du Projet et préparera les dossiers financiers nécessaires à la préparation des missions de supervision et les sessions du comité de pilotage. Audit interne 140. Le rôle de l audit interne est de veiller à la bonne application des procédures mises en place tant du point de vue financier, administratif que technique. 141. Dans le système national, l Inspection Générale des Finances (IGF) est désignée à cet effet, mais celle-ci ne dispose pas à l heure actuelle de capacités suffisantes en terme de ressources humaines pour assurer l audit interne des projets financés par les PTF. C est entre autres pour adresser cette lacune que le Ministère des Finances a créé en 2007 la Cellule d Appui aux Projets (CAP). Dans le cas du FIDA, le rôle de la CAP a jusqu à présent été limité au processus de

sélection des cabinets pour l audit annuel. Son rôle sera dorénavant étendu à.. Cette mesure pourra pallier à la non disponibilité de fonction d audit interne susceptible de renforcer les mesures de contrôle. Audit externe 142. Les comptes et la gestion du Projet seront vérifiés annuellement par un cabinet d'audit comptable indépendant et qualifié, recruté par la CAP /MEF (cellule d appui aux projets et programmes), acceptable pour le FIDA, et payé à réception de demande de retrait préparé par le Ministère des Finances (Direction de l Investissement), sous procédure de paiement direct. Les rapports d audit seront transmis au FIDA au plus tard six mois suivant la clôture de l exercice fiscal. La non soumission du rapport d audit annuel dans ce délai constituera une clause de suspension des décaissements. 143. Les opérations d audit seront étendues à la gestion des agences d exécution du Projet. Les versions provisoires des TDR seront préparés durant la phase de conception, seront discutées et convenues pendant les négociations et joints à la lettre à l emprunteur Acquisition des biens et services 144. En matière d acquisition de biens et services, le Projet veillera à ce que la livraison des travaux, les fournitures et les services de consultants à financer au moyen de l accord de financement soient conformes au code de passation des marchés en vigueur au Sénégal. En tous les cas, le Projet se conformera rigoureusement au manuel et pratiques utilisées par le PAFA qu il contribuera à améliorer le cas échéant. 145. Au démarrage du projet, le Plan de Passation de Marchés détaillé de 18 m0is produit au cours de la formulation sera actualisé par l Unité de coordination et de Gestion du Projet et soumis à non objection du FIDA. Ce plan sera combiné à celui du PAFA afin de bénéficier des économies d échelle, simplifier les procédures de passation et faciliter la gestion des contrats. Il indiquera pour chaque marché, la méthode et les seuils proposés. Ce plan sera une des conditions préalables de décaissement du financement. Et chaque année, un plan annuel de passation de marché sera élaboré et intégré au PTBA. Il fera l objet d une approbation par le comité de pilotage et d une non objection par le FIDA avant sa mise en œuvre. E. Supervision 146. La supervision du Projet sera assurée directement par le FIDA (bureau de Dakar), avec la participation des membres du CPMT national dont les cadres du MAER, MINEL, MEF, des autres ministères et services concernés, et les partenaires concernés, en l occurrence la coopération espagnole (cofinancier du projet), à raison de deux missions de supervision par an. Après le démarrage du Projet en juin 2014, les trois premières missions de supervision auront lieu en novembre 2014, mai et novembre 2015. La première supervision sera essentiellement consacrée à constater le démarrage effectif du Projet à travers l exécution du PTBA, du PPM et le début de mises en œuvre des conventions d exécution par les partenaires stratégiques. De plus, des missions de suivi réguliers seront effectuées selon les besoins par le bureau de Dakar, dont la première en septembre 2014, sera une mission d appui au démarrage du Projet. La supervision directe offrira deux avantages directs à savoir: (i) l utilisation par le bureau des résultats de ses mission de supervision pour alimenter les réflexions du FIDA et améliorer sa contribution dans le dialogue politique avec le gouvernement, et (ii) la supervision rapprochée des activités des projets du portefeuille afin

d apporter à temps les corrections qui s imposent. Les missions de supervision porteront une attention particulière sur le suivi de la mise en œuvre, l atteinte des résultats, des effets et de l impact, et l efficacité des acquis institutionnels et techniques qui seront consolidés et répliqués à grande échelle. En perspective du Programme-cadre unique, les supervisions seront croisées, permettant à chaque unité de coordination de participer à la supervision de l autre Projet, facilitant ainsi les échanges sur les bonnes pratiques et les écueils à éviter. 147. En plus de ces missions de supervision statutaire et en conformité avec les orientations du PNIA en matière de suivi évaluation sectoriel et de responsabilisation des structures nationales, le Projet facilitera l organisation par les responsables du niveau central des MAER, MINEL et MEF de missions de suivi/supervision rapprochées. A ces missions seront associés les DRDR des régions d intervention du Projet. Elles auront une fréquence semestrielle et seront organisées sur la base de termes de référence précis et d un format de rapport convenu avec le FIDA. Les rapports de ces missions seront exploités et utilisés par les missions de supervision statutaire organisées par le FIDA. F. Identification des risques et mesures de gestion 148. Un certain nombre de risques sont à prendre en considération dans la mise en œuvre du Projet. Ils ont été identifiés et présentés avec les mesures d atténuation dans le tableau 3 ci-après. Tableau 3: Risques et mesures d atténuation Risque Mesures d atténuation Qualification du risque atténué Compétences et disponibilité des partenaires de mise en œuvre pourraient s avérer insuffisantes Risques climatiques Exclusion des femmes ou affaiblissement de leur contrôle sur les espaces après aménagement Actualisation du répertoire des prestataires et OM préparé par le PAFA et élaboration de listes restreintes de prestataires, en partenariat avec d autres projets, sur base expériences confirmées; pour les prestations de travaux, constituer des lots suffisamment importants pour intéresser des entreprises de travaux expérimentées; appuis à la formation/renforcement des capacités de certains prestataires clés Les mesures d adaptation devront viser, dans le court et moyen termes, à adopter des cultures ou des variétés plus résistantes ou mieux adaptées à ces changements Le Projet veillera à ce que les CR, en accord avec les OP, affectent une part des terres aménagées aux groupements féminins. Le problème est réglé pour les SIPA qui prévoient 50%de filles et 50% de garçons par SIPA. «Elite capture» Le Programme s assurera que l information touche toutes les catégories d acteurs, que la circulation de l information sera fluide et qu elle sera transparente Foncier Clarification du statut foncier et octroi du droit d exploitation par les CR avant tout aménagement. Dans le cadre du PAFA-E, les OPA et OPE de base seront les conflit d usage «demandeurs» d affectation de terres; leurs organisations faîtières pourraient agriculteurs/éleveurs prendre en charge, en relation avec le Projet, les campagnes d information et de (pour l accès à l eau et pour sensibilisation, pour que ces OP de base effectuent les démarches nécessaires en cause de dégâts aux cultures) vue de l affectation par les conseils ruraux des terres à aménager. Les délibérations des CR sur l octroi du droit d utilisation du foncier constitue le les CR attribuent les terres déclencheur du processus d attribution et d aménagement des terres. Moyen Moyen Limité Limité Limité Insuffisance de culture et de capacité de maintenance Faible collaboration entre les OM et les OP La question de la maintenance et du renouvellement des équipements des SIPA et des UP est prise en compte en amont de la réalisation des infrastructures par la constitution au départ, de fonds d entretien et de renouvellement des équipements, la mise en place d ASUFOR pour les UP, de renforcement des capacités de gestion de ces associations Suivre l expérience du PAFA pour stimuler la collaboration OM/OP; renforcer les capacités des OP pour augmenter leur production en volume, quantité et qualité; renforcer les capacités des OP et OM en matière de gestion de contrats, sensibiliser davantage les producteurs sur le respect des contrats avec les OP, etc. Limité Limité

IV. Coûts, plan de financement, bénéfices et durabilité du Projet A. Coûts du Projet 149. Coûts totaux. Les coûts totaux du projet, sur une période de 6 ans, y compris les imprévus physiques et financiers, s'élèvent à 24,9 milliards de FCFA, équivalent à 51,18 millions de $EU. Les coûts de base sont de 22,9 milliards de FCA (47,12 millions $EU) auxquels s'ajoutent 4% d'imprévus physiques, soit 803 millions de FCFA (1,65 million $EU) et 5% d'imprévus financiers, soit 1 237 millions de FCFA (2,4 millions $EU). Les taxes y sont incluses pour un montant total de 2,93 milliards de FCFA (6,04 millions $EU), soit 12% des coûts totaux. Les investissements représentent 88% des coûts totaux et les coûts récurrents 12%.. 150. Coûts par composante. Le tableau ci-dessous présente les coûts de base par composante. Il fait ressortir l'importance qui sera donnée à la composante "Structuration des filières et à la professionnalisation des acteurs" qui représente 20% des coûts de base du projet, ainsi qu'aux infrastructures pastorales (19% des coûts de base du projet), à l'accès aux facteurs de production (18% des coûts de base), alors que les infrastructures de post-récolte et les infrastructures d'irrigation représentent respectivement 12% et 10% des coûts de base. La gestion et le suiviévaluation du projet (composante 3) représentent 15% des coûts de base du projet.

Senegall Projet d'appui aux filières agricoles PAFA E Components Project Cost Summary Local Foreign Total (FCFA Million) (US$ '000) % % Total % % Total Foreig n Base Foreign Base Excha nge Costs Local Foreign Total Exchange Costs A. Appui à l'amélioration de l'offre de produits, à leur valorisation et mise en marché 1. Accés aux facteurs de production et aux innovations technologiques 2 574 1 508 4 082 37 18 5 297 3 102 8 399 37 18 2. Accès aux services de conseil 1 017 50 1 067 5 5 2 092 103 2 195 5 5 3. Infrastructures d'irrigation 1 412 885 2 297 39 10 2 905 1 820 4 725 39 10 4. Infrastructures pastorales et gestion des unités pastorales 2 718 1 535 4 253 36 19 5 592 3 158 8 751 36 19 5. Infrastructures et actions post récolte 1 943 918 2 861 32 12 3 998 1 890 5 887 32 12 6. Appui à la mise en marché 194 32 226 14 1 399 66 465 14 1 Subtotal Appui à l'amélioration de l'offre de produits, à leur valorisation et mise en marché 9 858 4 928 14 785 33 64 20 283 10 139 30 423 33 64 B. Structuration des filières et professionalisation des acteurs 2 925 1 768 4 692 38 20 6 018 3 637 9 655 38 20 C. Organisation et gestion du projet 3 008 441 3 448 13 15 6 189 906 7 095 13 15 15790 7 136 22 926 31 100 32490 14 683 47 173 31 100 Physical Contingencies 511 275 787 35 3 1 052 567 1 619 35 3 Price Contingencies 877 364 1 241 29 5 1 695 717 2 412 30 5 17 179 7 775 24 954 31 109 35 237 15 966 51 203 31 109

B. Financement du Projet 151. Le projet sera financé par un prêt du FIDA de 35,05 millions de $EU (environ 17 milliards de FCFA), soit 68,4 % du coût total du projet. 152. La contribution du gouvernement au financement du projet est évaluée à la somme de 6,4 milliards de FCFA (13,11 millions $EU) dont 3,5 milliards de FCFA (7,1 millions d $EU) sous forme d investissements en hydraulique agricole et pastorale ; et 2,9 milliards de FCFA (6,04 millions de $EU) correspondant aux droits et taxes grevant les biens et services acquis par le projet. Ceci équivaut à une participation représentant 25,6 % des coûts totaux.. 153. La contribution des bénéficiaires est de 1,42 milliard de FCFA (2,9 millions $EU), soit 5,7% du coût total du projet, principalement fournie sous la forme d'une contribution à la réalisation des travaux d'infrastructures d'irrigation (10% à la charge des bénéficiaires), des travaux d'infrastructures de mise en marché (10% à la charge des communautés rurales), et,à l'accès aux facteurs de productions (part non subventionnée des semences, engrais, matériels et équipement agricoles). Sénégal Projet d'appui aux filières agricoles PAFA extension Financing of Investment/Recurrent Costs and Financial Charges by Year (US$ '000) I. Investment Costs FIDA 2 005 8 203 9 388 4 977 2 488 1 239 28 300 GVT 583 4 543 5 586 1 644 637 114 13 107 BENEF 76 994 1 225 513 187 55 3 050 Total Investment Costs II. Recurrent Costs 2 665 13 740 16 199 7 134 3 312 1 408 44 457 FIDA 814 752 1 280 1 377 1 278 1 245 6 746 GVT -0 0 0 0 0-0 0 Total Recurrent Costs 814 752 1 280 1 377 1 278 1 245 6 746 III. Financial Charges 3 478 14 492 17 479 8 511 4 590 2 654 51 203 C. Résumé des bénéfices et analyse économique 154. Bénéfices. Les principaux bénéfices attendus sont (i) l'augmentation et la diversification de la production et des revenus agricoles et de l'élevage, grâce à l'augmentation des rendements des cultures pluviales (mil, niébé, sésame) et des cultures maraîchères irriguées 22 du fait de l'utilisation de semences sélectionnées et d'intrants 22 Les estimations de rendement des cultures pluviales (mil, sorgho, sésame) sont basées sur les rendements moyens obtenus par le PAFA, avec toutefois une révision à la baisse pour intégrer le risque climatique. Les estimations des rendements

connexes (engrais, produits phytosanitaires), à la création de périmètres maraîchers irrigués, à la mise en place de bergeries et poulaillers familiaux améliorés et au renforcement de l'appui conseil; (ii) de la réduction notable des pertes post récolte grâce à l introduction de techniques appropriées de récolte et de stockage/conservation, (iii) de la hausse des prix à la production et de l'augmentation des quantités commercialisées suite à la mise en relation directe des petits producteurs avec les opérateurs de marché et au renforcement de leurs capacités commerciales et de négociation, (iv) la création d'emplois en zones rurales grâce notamment au développement de MPER en amont et en aval de la production, et (v) un renforcement des capacités de OP. 155. Une série d'activités touchera directement les femmes, les jeunes et les plus vulnérables. La production maraîchère, l'élevage de volaille et de petits ruminants, la transformation des produits sont des activités généralement gérées par les femmes. Les jeunes seront encouragés à s'engager dans le secteur agricole à différents niveaux des filières, par exemple comme artisans pour la fabrication, l'entretien et la réparation des équipements agricoles, prestataires de services de travaux mécanisés (labour, battage, ), fournisseurs d'intrants, associés dans les SIPA, etc. 156. Le principal indicateur de la viabilité des entreprises agricoles est leur rentabilité financière. La rentabilité financière pour le producteur des spéculations considérées par le projet est étudiée sur la base de comptes d'exploitation de cultures et d'élevage et pour des modèles types d'exploitation (voir annexe 10). 157. Analyse économique. Une analyse économique a été effectuée sur une durée de 25 ans. Elle est fondée sur les données techniques, les échéanciers de bénéfices et de coûts présentés dans les différents documents de travail. Les hypothèses et détails des calculs sont présentés en annexe 10. On retiendra que les coûts économiques du projet ont été extraits du logiciel COSTAB en éliminant les droits et taxes et en appliquant un facteur de correction standard de 0,9. Les budgets financiers de culture et d'élevage ont été transformés en budgets économiques en tenant compte des prix économiques des productions et des intrants 23, et en éliminant les frais financiers. Les montants correspondant aux fonds de subvention des intrants agricoles (semences, engrais, produits phytosanitaires) et d'élevage (aliments, produits vétérinaires, abris et matériel d'élevage, animaux reproducteurs mâles) ont été éliminés des coûts du projet afin d'éviter un double comptage. Les coûts d'achat de ces intrants, équipements et animaux reproducteurs ont été pris en compte dans les charges de production. Le taux de rentabilité interne économique (TRIE) du projet, en prenant en compte tous les coûts du projet, serait de 18,5%. Ce taux est tout à fait satisfaisant compte tenu que tous les bénéfices n ont pas pu être quantifiés, notamment les bénéfices économiques liés à l appui à la transformation des produits agricoles et à l'entreprenariat rural, du fait de l'absence de modèles types de MPER et de leur modèle d'exploitation, et qu'il est particulièrement difficile à ce stade d estimer les quantités de produits agricoles qui seront transformés annuellement. Une analyse de sensibilité a été conduite pour tester la variation du TRIE dans les hypothèses d'une réduction des bénéfices et d'une augmentation des coûts ainsi que d'une baisse et d'une hausse du rendement des cultures. Elle donne les résultats suivants: moyens des cultures maraîchères sont basées sur des observations et résultats obtenus dans des contextes similaires au Sénégal (petits périmètres maraîchers des Niayes, lac de Guiers). L'évolution des rendements est basée sur les hypothèses suivantes : (i) pour les cultures pluviales, en première année : 80% du rendement (rdt) de croisière; en deuxième année : 100% du rdt de croisière; il s'agit en effet de cultures connues et pratiquées de longue date, pour lesquelles le projet fournit les intrants (semences et engrais) fortement subventionnés, d'où adoption et application assurées; (ii) pour les cultures maraîchères irriguées, l'évolution des rendements est comme suit : 50% en année 1, puis 60%, 80%, 90% et enfin 100% du rdt de croisière atteint en année 5. 23 Un calcul de prix de parité à l'importation a été calculé pour le mil/sorgho et l'urée, à partir des projections des prix internationaux des matières premières établies par la Banque mondiale, ajustés au niveau de l'exploitation agricole en tenant compte des coûts d'acheminement. Les coefficients de conversion des prix financiers aux prix économiques, au niveau des prix au producteur, sont respectivement de 0,79 et de 0,89. Ce dernier coefficient a été appliqué à tous les engrais et produits phytosanitaires. Un coefficient de conversion de 0,75 a été appliqué au coût de la main d'oeuvre qui est sous-employée.

- Augmentation des coûts d'investissement de 10%: TRIE = 16,6% - Augmentation des coûts d'investissement de 20%: TRIE = 15,1 % - Diminution des recettes de 10%: TRIE = 16,2 % - Diminution des recettes de 20%: TRIE = 14,3 % - Augmentation des recettes de 10%: TRIE = 20,5 % - Augmentation des coûts d'investissement de 20% et diminution des recettes de 10%: TRIE = 13,3 %. - Baisse de rendement des cultures de 10%: TRIE = 16,0% - Augmentation de rendement des cultures de 10%: TRIE = 21,0% D. Durabilité 158. La stratégie d intervention du projet repose, dès le démarrage, sur la recherche de la durabilité des bénéfices, des effets et de l impact de ses appuis. Les éléments de durabilité ont été systématiquement pris en compte dans la conception du projet et les activités y contribuant en lien avec les résultats du Projet : 159. Accès aux facteurs de production et aux technologies. L inclusion et la facilitation mise en place de l accès des plus pauvres aux intrants sont conçues de manière à créer à moyen terme, une capacité d autofinancement ou d accès des OP au financement des banques pour mieux servir leurs membres. Le schéma proposé, déjà en application au PAFA, combine une éducation à l épargne, un appui à l'accès au crédit et le système de cofinancement important au démarrage du Projet mais dégressif. Cette démarche se révèle indispensable pour améliorer la sécurité alimentaire des acteurs les plus pauvres et les faire progresser et sa dégressivité est un bon gage d une prise en charge graduelle du financement de ces facteurs de production par les producteurs eux-mêmes. Par ailleurs, leur mise en relation avec le système bancaire (qui à terme, deviendrait un acquis) est un important élément de durabilité. 160. En ce qui concerne les sites maraîchers, la durabilité des investissements et des bénéfices attendus repose sur : (i) l intervention du projet sur la base d une demande exprimée, assortie d assurances sur le foncier et la participation des bénéficiaires et des communautés rurales à l investissement ; (ii) l option faite pour le choix techniques éprouvés et localement maîtrisables ; (iii) l appui à la structuration et l accompagnement des exploitants dans la gestion, l entretien et le renouvellement des infrastructures hydrauliques ; et (iv) la garantie d un marché rémunérateur. 161. En ce qui concerne les Unités Pastorales, la durabilité de l exploitation des investissements et des bénéfices attendus repose principalement sur le dialogue et les règles qui, à la base et dans le processus de mise en œuvre, sous-tendent la démarche d installation de ces unités, notamment: (i) l information et la sensibilisation préalables des différents acteurs sur la nécessité de gérer rationnellement les ressources fourragères de l espace pastoral ainsi que les infrastructures hydrauliques; (ii) la réalisation, dans le cadre de l élaboration d un Plan d occupation et d affectation des sols (POAS), d un diagnostic participatif, inclusif et interactif pour déterminer les potentialités de l UP, l état actuel des ressources et de leur exploitation, les contraintes du milieu, les problèmes de toute nature liés à la gestion des ressources, etc.; (iv) la proposition des solutions faisables (notamment au plan social) de règles de gestion des ressources pastorales; (v) la restitution des propositions aux différents acteurs et la validation consensuelle des stratégies d accès, d exploitation et de gestion durable des ressources (Comités de gestion, Commissions spécialisées, ASUFOR, etc.); (vi) la mise en place de mécanismes de gestion transparente et durable des infrastructures communautaires, en particulier les ouvrages hydrauliques; et (vii) la création de conditions de cohabitation pacifique entre les différents utilisateurs des ressources partagées.

162. Amélioration de l environnement post-récolte et valorisation de la production. La démarche de projet qui est de mettre les producteurs en relation durable et mutuellement avantageuse avec le marché, est en soi un gage de durabilité avec la construction progressive d un «esprit» entrepreneurial gagnant-gagnant entre les OP et les OM. Le renforcement des capacités des OP dans les domaines de la préparation des contrats, de leur respects et dans le domaine de la négociation, constituent des garantis de durabilité. 163. Professionnalisation et autonomisation des OP. Un des apports les plus importants du Projet réside dans l importance qu il accorde à la centralité des OP dans le dispositif de mise en œuvre et à la dynamique de professionnalisation de celles-ci. Toutes les actions programmées visent à faire des OP des partenaires actifs, des entrepreneurs et non plus des bénéficiaires. Pour ce faire, le Projet: (i) prend comme levier et appui, le développement des fonctions économiques des OP qui ont un impact direct sur la situation matérielle des exploitations familiales, pour favoriser les fonctions d autonomie organisationnelle que sont les fonctions de gouvernance et les fonctions syndicales (négociation, représentation, plaidoyer), (ii) met l accent sur le renforcement des capacités organisationnelles et économiques des OPB (qui sont dans la plupart des cas oubliées au profit des faîtières) et des unions, (iii) organise les appuis et formations à leur apporter en fonction des différents niveaux de maturité, et (v) met en place au niveau des OP, des formateurs endogènes (auxiliaires agricoles et d élevage), formés, encadrés et suivis par les agents de l ANCAR, des OP faîtières et des Services Régionaux d Elevage (SRE) pour offrir des services de proximité à leurs membres. L autonomisation des OP dans la fourniture des services socioéconomiques utiles à leurs membres est une garantie sans doute de durabilité. 164. Changement Climatique et aspects environnementaux. Le Projet travaillera en collaboration avec les comités régionaux sur le changement climatique (COMRECC) dont les capacités ont été renforcées par les projets d adaptation côtière et le projet d Intégration de l Adaptation au Changement climatique dans le développement durable au Sénégal (INTAC). Le Projet inclut des mesures d atténuation des impacts et d adaptation aux changements climatiques notamment : (i) planification participative et concertée avec les autres partenaires et réalisation des activités de restauration de la fertilité des sols et de lutte contre la dégradation des terres ; (ii) A l instar du PAFA, suivi pluviométrique et météorologique «Système d alerte précoce» par le point focal du COMRECC au sein du DRDR avec l appui de l ANCAR ; (iii) inclusion dans le paquet du conseil agricole, la sensibilisation et la formation des OP et des relais agricoles, à la gestion des risques climatiques ; (iv) prise en compte des aspects de changements climatiques dans les sousprojets (SPAM) des bénéficiaires et la participation de l expert en changement climatique logé au sein de l ARD dans le comité technique de sélection (screening) des SPAM ainsi que dans le suivi de ces projets ; (v) utilisation des critères de discrimination positifs pour la mise en œuvre des pratiques environnementales tels que la fertilisation des sols avec des innovations testées et validées (compostage, lutte antiérosive, valorisation des résidus agricoles, fumier/déjection d animaux, etc.) dans l octroi des subventions ; (vi) promotion des variétés à cycles courts, peu exigeantes en eau et aux différents stress inhérents aux perturbations climatiques sur la base des données météorologiques et pluviométriques locales et du conseil agricole; (vii) prise en compte des aspects changements climatiques et environnementaux dans les sous-projets de bénéficiaires comme un des critères de sélection des sous-projets. A cet effet, l expert en changement climatique logé à l ARD sera membre du comité de sélection de sous-projets ; (viii) sur la base de la capitalisation des expériences en Gestion Durable des Terres (GDT) pratiquées dans certaines communautés de la zone du PAFA-E (Kaffrine) et en partenariat avec le projet de diffusion à grande échelle des technologies de gestion durable des terres piloté par l ASPRODEB et l ANCAR en faveur des OP et acteurs locaux dans 30 CR du Bassin Arachidier, le PAFA-E s associera à cette initiative pour l étendre auprès des OP bénéficiaires des appuis du Projet; (ix) mise à profit du réseau expérimenté en techniques de RNA et GDT, lutte anti

érosive de CEF de la zone de Latmingué par des formations/visites d échanges en faveur des OP/producteurs de la zone du Projet ; (x) de nombreuses sessions de sensibilisation et d éducation sur les questions environnementales en faveur des bénéficiaires seront réalisées; et enfin (xi) Une étude d impact environnemental sera réalisé par le Ministère de l Environnement sur financement du FEM dans la zone d intervention du PAFA et devrait s étendra au département de Louga 165. Evaluation sociale et environnementale. D une manière générale, le PAFA-E aura un impact sur l environnement limité et à long terme positif, au regard de différentes actions d atténuation en l occurrence la (i) restauration de la fertilité du sol ; (ii) les différents aménagements hydro agricoles qui vont permettre une bonne utilisation des eaux aussi bien de surface que souterraines ; (iii) l augmentation de la productivité agricole par l utilisation raisonnée des engrais et des semences améliorées. L augmentation de la productivité et de la production qui résultera en une augmentation de revenus devrait, entre autres, réduire l expansion de surface sous culture. 166. Eu égard aux effets positifs qu entraînerait le projet, celui-ci est classé en catégorie B.

Appendice 1: Situation économique du pays Land area (km² thousand) 2011 1/ 193 GNI per capita (USD) 2011 1/ 1.070 Total population (million) 2011 1/ 12.76 GDP per capita growth (annual %)2008 1/ 1 Population density (people per km2) 2011 1/ 66 Inflation, consumer prices (annual %)2011 1/ 3.4 Local currency CFA Franc BCEAO (XOF) Exchange rate: USD 1 = 499 XOF Social Indicators Economic Indicators Population growth (annual %) 2011 1/ 2.6 GDP (USD million) 2011 1/ 14 291 Crude birth rate (per thousand people) 2011 1/ 37 GDP growth (annual %) 1/ Crude death rate (per thousand people) 2011 1/ 9 2008 3.7 Infant mortality rate (per thousand live births) 2011 1/ 47 2011 2.6 Life expectancy at birth (years)2011 1/ 59 Sectoral distribution of GDP 2008 1/ Total labour force (million) 2010 1/ 5.38 % agriculture 16.7 Female labor force as % of total 2010 1/ 66 % industry 22.1 % manufacturing 12.8 Education % services 61.1 School enrolment, primary (% gross) 2010 1/ 86 Adult illiteracy rate (% age 15+)* 50 Consumption 2008 1/ General government final consumption expenditure (as % of GDP) Household final consumption expenditure, etc. (as % of 82 Nutrition GDP) Daily calorie supply per capita n/a Gross domestic savings (as % of GDP) 8 Malnutrition prevalence, height for age (% of children n/a under 5) Malnutrition (% of children under 5)* 15 Balance of Payments (USD million) Merchandise exports 2008 1/ 2 390 Health Merchandise imports 2008 1/ 5 702 Health expenditure, total (as % of GDP)2010 1/ 5.7 Balance of merchandise trade -3 312 Physicians (per thousand people) 0 Population using improved water sources (%)* 72 Current account balances (USD million) Population using adequate sanitation facilities (%) 52 - before official transfers 2008 1/ n/a 2010 1/ - after official transfers 2008 1/ n/a Agriculture and Food Foreign direct investment, net 2008 1/ n/a Food imports (% of merchandise imports) 2010 1/ 26 Fertilizer consumption (kilograms per ha of arable land) 2009 1/ 49 Government Finance Food production index (2004-2006=100) 155.7 Cash surplus/deficit (as % of GDP) 2008 1/ n/a Cereal yield (kg per ha)2010 1/ 1.197 Total expense (% of GDP) a/ 2008 1/ n/a Present value of external debt (as % of GNI) 2008 1/ 16 Land Use Total debt service (% of GNI) 2008 1/ 1 Arable land as % of land area 2009 1/ 20 Forest area as % of total land area 2010 1/ 44 Lending interest rate (%) 2008 1/ n/a Agricultural irrigated land as % of total agric. land 0.7 Deposit interest rate (%) 2010 1/ 3.5 2006 1/ a/ Indicator replaces "Total expenditure" used previously 1/ World Bank, World Development Indicators database CD ROM 2010-2011. * Senegal at glance 2010 10

Appendice 2 : Données sur la pauvreté Tableau 1: Pourcentage des ménages vivant en dessous de l'indice de pauvreté national dans les régions d intervention du projet Région Population en dessous de l indice de pauvreté national (%) Diourbel 45,20% Kaolack/Kaffrine 48,20% Fatick 59,20% Louga 65,40% Sources: ESPS, 2005/2006, DPRE/MEN, EDSIV (cf. Rapport de la commission Collectivités Locales Processus de révision du DSRP ANSD, 2007 Tableau 2. Zones de concentration des communautés rurales les plus pauvres en relation avec la zone d intervention de PAFA-Extension Loug a Tamb a Kold a Kédougo u Sédhio u Kaffrin e St Loui s Diourb el Mata m 13 11 10 7 7 6 4 2 1 1 Source: Enquête villages de 2009 sur l accès aux services sociaux de base Zgcho r Les 62 communautés rurales considérées comme les plus pauvres se répartissent comme présenté ci-après, avec une concentration dans les régions de Louga, Tambacounda et Kolda, qui regroupent plus de la moitié d entre elles. Les régions de Louga, Kaffrine et Diourbel concentrent 34% des CR les plus pauvres alors que celle de Louga en regroupe à elle seule 13 soit 21% des CR les plus pauvres au Sénégal Tableau 3. Zones de concentration des communautés rurales vivant dans l'extrême pauvreté en relation avec la zone d intervention de PAFA- Extension Louga Kaolack Kolda Kaffrine Diourbel Tamba Thiès Matam Kédougou 6 5 3 3 2 2 1 1 1 24 communautés rurales sont dans une situation d'extrême pauvreté.. Plus de 66% d entre elles sont concentrées dans les régions de Louga, Kaolack, Diourbel et Kaffrine, zone d intervention de PAFA Extension, comme le montre le tableau ci-dessus.

Appendice 3 : Zone de couverture de PAFA-Extension Tableau 1 : Régions, départements et communautés rurales de la zone de couverture de PAFA- Extension Région Département Communautés rurales Kaolack Kaolack 9 Nguinguineo 9 Nioro 13 Total 3 31 Fatick Fatick 14 Foundiougne 12 Gossas 5 Total 3 31 Kaffrine Kaffrine 7 Mbirkilane 7 Malem Hodar 6 Koungheul 8 Total 4 28 Louga Louga 15 Kébémer 17 Linguère 16 Total 3 48 Diourbel Diourbel 10 Bambeye 11 Mbacké (éventuellement) 11 Total 3 32 cinq régions 16 départements 170 CR Découpage administratif du Sénégal (actualisé en 2012)

Tableau 2 : Ventilation des bénéficiaires par nature d activité et zone d intervention* Nature activité Valeur cible quantitative Nombre ménages de Nombre d OP Valeur cible numérique Zone d intervention Cultures de céréales séches 6 000 ha 6 000 200 45% de femmes Zones PAFA Département Mbacké (éventuellement) Région de Louga Petits périmètres maraîchers 50 dont 35 de la FAO SIPA (100 jeunes par SIPA) Unités pastorales (polarisation de 600 ménages par UP) Aviculture (20 ménages par SPAM/aviculture) Elevage petits ruminants ovins (10 ménages pour 1 SPAM/élevage) MPERs services et transformation (création de 2 emplois au moins par MPER) Multiplicateurs de de semences 75 ha 6 000 200 100% de femmes 9 Périmètres horticoles (20 à 40 ha) 900 9 50% de jeunes femmes 9 UP 5 400 9 30% de femmes 75 SPAM 1 500 75 80% de femmes 75 SPAM 750 75 30% de femmes 100 MPERs à consolider et/ou à créer 200 100 30% de jeunes femmes Zones PAFA Département de Kébémer Région de Kaffrine Région de Louga Dept Linguère Zones PAFA Louga (Linguère hors zones UP) Zones PAFA Région Louga Toutes zones 50 50 Coopératives semencières Réseau WAAP Poursuite Appui PAFA Diverses activités Total des ménages bénéficiaires potentiels Population totale pouvant bénéficier directement du projet 4 000 (100) 30% de jeunes 30% de femmes 25 000 600 55%de femmes 250.000 personnes 35% hommes 40% femmes 25% de jeunes (hommes et femmes) Bénéficiaires indirects Plus de 50 000 personnes 40% hommes 35% femmes 25% jeunes *Tableau élaboré à titre indicatif (à affiner lors de la prochaine mission)

Appendice 4 :. Critères d éligibilité des zones d intervention de PAFA-Extension (L approche sera basée sur l expérience du PAFA et renforcée) Approche multi-critérielle pour le ciblage des CR Critères économiques - Incidence de la pauvreté sur la communauté rurale (CR) en référence à la cartographie de la pauvreté, classification des CR selon leur degré de vulnérabilité, résultats de l analyse globale sur la malnutrition, la sécurité alimentaire et la vulnérabilité (UNICEF, 2011) - Environnement favorable à l élevage par la disponibilité de sous-produits agricoles - Potentiel agricole avéré pour le développement des filières retenues - Potentiel de la zone à devenir un pôle de développement économique local - Niveau de concentration des filières dans la zone Critères physiques - Potentiel aménageable - Existence/proximité d un marché local ou régional/centres urbains - Existence de pistes de désenclavement des zones de production agricole ou possibilités de les réaliser ou réhabiliter - Opportunités de débouchés des productions agricoles, maraîchères et d élevage (commercialisation et transformation) Critères institutionnels - Clarification du statut foncier de toute zone ciblée pour aménagement avant toute intervention notamment pour la réalisation d UP et de SIPA - Affectation et matérialisation de l affectation des terres aux OP par une délibération du Conseil rural - Affectation/attribution systématique d une partie des terres aménagées sur les basfonds aux femmes maraîchage) si option bas-fonds retenue - Engagement du Conseil rural sur la sécurisation des terres aménagées affectées aux producteurs notamment celles affectées aux femmes et aux jeunes - Présence dans la zone ou à proximité d opérateurs de mise en œuvre (partenaires de mise en œuvre et prestataires de services privés ou ONG) Critères organisationnels - Dynamique organisationnelle ou entrepreneuriale portée par des OPA/OPE, MPER, OM - Conformité des OP aux critères d éligibilité aux ressources du projet (diagnostic institutionnel participatif, inclusion et participation des femmes et des jeunes, business plan ) - Adhésion au programme de professionnalisation des OP (renforcement des capacités organisationnelles, techniques et économiques des OP) - Engagement des OP à mettre sur pied un système de gestion collective et de maintenance des infrastructures/équipements communautaires et de maintenance - Engagement de la collectivité à prendre part à la réalisation des aménagements (clôture, débroussaillage, préparation du sol ) Critères sociaux - Nombres de villages concernés par CR/masse critique de producteurs/trices pour impulser et soutenir l économie de la CR - Dynamique de fonctionnement et potentiel d accroissement des revenus des ménages - Motivation/engagement des populations à porter l approche du projet fondée sur la demande

- Existence d organisation collective portant sur la gestion des ressources naturelles - Aisance de l accessibilité au site.

Appendice 5 : Context the multi-dimensionality of governance and anti-corruption 167. National context. Since 2000, the Government of Senegal has made consistent efforts in stepping up the promotion of greater transparency and anti-corruption not only with respect to public affairs and financial management, but particularly towards creating the conditions and enabling environment favourable to investment for sustainable economic growth and human development. This is reflected in the PRSP-2 and will inform the Economic and Social Policy Document 2011-2015. 168. Based on Transparency International s Corruption Perceptions Index (CPI), Senegal received a 2010 rating of 2.9 (ranking 105th place out of 178 countries surveyed; the CPI ranges from 1 to 10, with 10 indicating no corruption). In the past, good governance in Senegal has been undermined by weak accountability mechanisms, limited access to governmental or public information, and limited scope and capacity of civil society to become more actively engaged in anti-corruption activities. With strengthening of civil society organizations, their ability to mobilize greater pressure for reform is increasing. 169. In addition, various institutions have been established to promote good governance and combat corruption in the country. These include the Commission Nationale de Lutte contre la non-transparence, la Corruption et la Concussion (CNLCC), and the Programme Nationale de Bonne Gouvernance (PNBG) which was updated and validated in October 2007. New laws and directives have also been put in place, notably the 2007 Code de Passation des Marchés Publics which sought to reform the public procurement process for greater transparency and accountability; this Code has been assessed to conform very well with IFAD s procurement guidelines. Furthermore, an increasingly decentralised environment has shown itself to be conducive to encouraging good governance through the greater participation of communities in local development planning and decision-making. 170. IFAD experience. Based on past IFAD experience in Senegal, there has been no evidence of significant corruption at the project level. That said, strong financial management for the effective use of project funds continues to be a fundamental aspect of project management. Strengthening systems of financial control and audits are highly valid measures. 171. Project context. Working within the national context, PAFA-E seeks to adopt a framework that provides an overall governance and anti-corruption strategy to be adopted in implementation of the PAFA-E. It outlines principles of good governance transparency, accountability and participation at all levels and defines good practice options available to improve development outcomes at the project level. 172. Options available derive from an assessment of risks and potential mitigation measures. These fall under two categories: supply-side and demand-side mitigation. Whilst supply-side measures refer primarily to government actions to strengthen internal efficiency/ effectiveness in the delivery of public goods and services, PAFA-E focuses on the demandside for which IFAD and stakeholders will have greater influence. Demand-side measures indicate initiatives that support the active engagement of citizens, especially beneficiaries and communities towards improving development outcomes. 173. As a necessary control measure, sound fiduciary management is also fundamental to the GAC framework. Risks and mitigation measures 174. Actors and stakeholders. Under a GAC framework, multiple actors have been identified: government (public sector), private sector actors, project beneficiaries/ communities and civil society; in the context of PAFA-E, particular attention is placed on farmer organizations

(FOs). FOs represent the first entry point for mobilizing beneficiaries and their communities to actively participate in governance measures. In line with PADAER s targeting strategy, attention will also be given to youth and women s engagement. 175. Supply-side measures. On the supply-side, the GAC framework considers the political and institutional setting; the reform of institutions, processes and procedures. In Senegal, the CNLCC, PNBG, independent administrative authorities such as l Autorité de Régulation des Marchés Publics and new procedures such as the Code de la Passation de Marchés Publics all function towards enabling a conducive environment for greater transparency and accountability, particularly for public financial management. The results achieved however, are mixed. 176. Ensuring systematic and sustainable efforts in transparency and accountability for good governance requires leadership and political will at the national and decentralised levels. Whilst in the past there have been some perceived weaknesses (attributable to either absence of adequate political leadership or lack of information) in political will, this has opened up the alternative for private sector and civil society engagement to mobilize efforts. This suggests that leadership can stem from either the public or the private sector; what is fundamental is that leadership has the capacity to mobilise collaboration amongst the multiple actors and stakeholders in delivery of goods and services. These efforts should likewise be documented and widely disseminated. 177. Whilst PAFA-E operates within Senegal s political and institutional environment, and reform for improved governance and anti-corruption is to be encouraged, the remit for supporting these reforms are not within the specific purview of the project. Operationalization of a GAC strategy in PAFA-E will instead concentrate on demand-side measures. 178. Demand-side measures. Firstly, measures to put in place the GAC strategy necessitates establishing a collection of conducive mind-sets and behaviours amongst the actors and stakeholders involved in PAFA-E. This suggests that they participate in the design, implementation and decision-making process of the project, have access to reliable information and are committed to better governance. 179. Promoting good governance takes place at two levels: i) the policy level involving participation and influence in decision-making at national and decentralised levels; and ii) the project level, involving participation in programme (PAFA-E) planning, implementation and monitoring. 180. At the policy level, local government through the decentralisation process, offers a huge potential for promotion of good governance practices; particularly as local government capacities for planning, monitoring and contracting are growing. At the same time, decentralisation is also supporting the expansion of the scope of rural communities voice in the areas of land management, natural resources management, and such sectors as health and education. In the interim however, decisions on activities related to agriculture and water infrastructure remain centralised, though PADAER seeks to facilitate greater rural community participation in these issues. Therefore, it is necessary that communities interests are transmitted to the regional level (particularly the DRDR). Efforts to build the capacity of communities to lobby for their interests is fundamental. 181. At the PAFA-E steering committee level, beneficiaries will be represented and have an observer function. 182. At the implementation level, PAFA-E will work in very close collaboration with farmer organizations and common (economic) interest groups not only as beneficiaries, but in their capacity as potential service providers. Whilst planning, decision-making and implementation of activities related to infrastructure (pistes de désenclavement, magasins de stockage) is

channelled through decentralised structures such as the Conseil Ruraux24 and included in the Plans Locale de Développement (PLD), most other PAFA-E activities will fall under the responsibility of the beneficiaries, communities and FOs. This arrangement necessitates that their voices are heard and ensures that activities are highly demand-driven. It is foreseen that more mature farmer organizations will have the opportunity to engage in bidding to implement small contracts; for other contracts, beneficiaries will have at the minimum, observer roles during evaluation of bids, and will certainly have a role during the monitoring and review process prior to payment. To ensure that their participation is effective, beneficiaries must have access to timely information and communication channels. 183. Participation and engagement of beneficiaries. Civil society in Senegal is relatively mature for the region and organized along multiple mandates. As such, they can potentially constitute an important force for reform and promotion of good governance, particularly by their ability to mobilise greater awareness and collective voice. At the national level, such CSOs as the Forum Civil has been active in driving the good governance agenda; the Forum Civil compiles and examines governance-related data, and provides a forum for follow-up public debate and discussion. With respect to the rural and agricultural sector, civil society organizations in the form of farmer organizations (OP) and their apexes are also well established; though they do not specifically focus on corruption or governance issues, they are increasingly engaging in monitoring the management of their interests. The particular advantage of farmer organizations also include their potential to mobilize a large number of people from the bottom-up. It is through OPs that the needs and demands of the target groups are voiced and can help drive the project s interventions and overall strategy. As the extent of their maturity is mixed, PAFA-E will support the professionalization and empowerment of OPs. 184. Knowledge and capacity building must also be complemented by improved access to information (both public such as national procurement processes and programme activities and achievements) and regular reporting and communication. Technology (e.g. internet or mobile phone coverage) and the establishment of forums for discussion will facilitate this. Under PAFA-E, various platforms are envisaged that provide a forum for extensive dialogue and information sharing. These platforms include the CLCOPs, the tables de concertation (par filières), the conference regional d harmonisation and other information sharing opportunities as will be organized by the project on a regular basis. 185. Increasingly, technology such as the use of internet and mobile phones (relatively widespread and accessible) is also helping to facilitate the dissemination of information and provides a means for soliciting feedback. Technology therefore becomes an accountability tool: as a means to share information from the public sector and project to communities; and as a feedback mechanism from communities back to the service providers, project and/or public sector. Monitoring is then required to measure the extent to which the public sector, project and/or service providers respond to demands; as well as the quality of activities or services provided. PAFA-E will encourage setting up a mechanism to solicit customer (beneficiary) satisfaction (or dissatisfaction) with services rendered, which will also include a complaints mechanism that will contribute to greater accountability. These measures will in turn encourage service providers to be more responsive and effective in service delivery, and ensure the project is effective. It should be noted here that the programme s service providers constitute strategic institutional partners such as ANCAR, private service providers, as well as FOs themselves. Note that all contracts will be performance-based.

186. The media, including radio media, also have a dual function in the promotion of good governance practices and awareness-raising; firstly as a watchdog for electoral and policy processes, and secondly as a communication and information outlet. If linkages between the media, CSOs and NGOs can be strengthened, collectively they can provide a strong basis for third party monitoring. For PAFA-E, it will be necessary to have open and public disclosure of information pertaining to the project, and which will include information regarding performance and performance assessments. Regular reporting of implementation status is fundamental. Fiduciary aspects 187. The above has so far provided the supply and demand-side measures of the governance and anti-corruption framework that influences the various points of interaction amongst PAFA-E s stakeholders. However, at the project management level, there is also need to consider financial management within the GAC framework. This takes into account lessons learned from IFAD experience. 188. It has been noted that in the past, projects have experienced start-up delays and lengthy and slow procurement processes. These lessons have been well considered, and a number of measures have been introduced to improve the situation. 189. Procurement processes. It is recognized that the application of good governance practices can contribute to improving performance in procurement processes. There are two dominant issues related to procurement; these include the duration/timing of procurement and the management of procurements and contracts. At the institutional level, a number of measures will support transparency and accountability in the procurement process. Within the Ministry of Economics and Finance, the Direction centrale des Marchés publics (DCMP) will provide oversight and review of the procurement process as per procurement plans, ensuring conformity to national procedures and regulation. In an effort to be more transparent, the government directive to disclose information regarding public procurement, including bidding, awards, status and delays, is also an encouraging sign and considered good practice. This disclosure presents an opportunity for the public to track and monitor the procurement process and encourages the public to site any irregularities or complaints25. 190. At the project management level, challenges related to procurement have sometimes been attributed to the wrong application of procurement methods, in-complete documentation and/or weak capacity to manage procurement on the part of institutions, implementing partners and/ or project staff. What is required to mitigate these weaknesses is extensive training on financial management and procurement procedures. Control mechanisms such as yearly financial audits are also essential. 191. Annual Work Plan and Budgeting. Ensuring greater annual work plan and budgeting awareness is fundamental, as it influences communities ability to engage in planning and budgeting processes that determine the activities to be pursued in meeting communities demands. During a participatory AWPB process, careful and accountable budget allocations can be set, leading to improved implementation and effective utilization of the project s resources. To achieve this, capacity building and training is required, which will expand communities knowledge of the project s priorities and expected results.

192. Finally, whilst overall supervision responsibility (including supervision of fiduciary aspects) lies with IFAD, all of PAFA-E s stakeholders are encouraged to contribute to and monitor project implementation. 193. An overview of risks and mitigation measures related to governance and anti-corruption are provided in the table below. Risks Community and civil society engagement Limited knowledge of and capacity to engage in good governance practices; limited adherence to good governance practices Limited community participation in programme planning, decision-making and monitoring Fiduciary and management aspects Limited transparency and accountability in procurement processes Slow procurement processes and delays Mismanagement of funds by contractors/ Implementing Partners/ service providers/ project staff Elite capture Mitigation Measures Good governance is treated as a cross-cutting issue Sensitisation and awareness raising on good governance and anti-corruption issues through regular communication (e.g. media, public events, newsletters, PAFA website) Trainings will mainstream good governance issues (for programme staff, implementing partners, service providers and beneficiaries) this includes aspects of fiduciary management, procurement, (social) responsibilities Encourage media involvement as watchdogs and advocates of good governance principles Build linkages amongst NGOs, CSOs and the media to provide third-party monitoring Beneficiary representation in the conference regional d harmonisation during which the regional governor and stakeholders validate AWP/B at regional level; this will also be a fora for reviewing PAFA-E s annual reports Support the decentralisation process to shift development responsibilities closer to the community level; facilitate linkages between communities and regional institutions (DRDR, ARD, and PO apexes) Support and build capacity of farmer organizations and their apexes to represent and articulate members needs and demands at the local level (through the Conseil Ruraux and for inclusion in the Plans Locale de Développement) and national level (e.g. through policy lobbying); includes trainings in AWP/B OP representation in PAFA-E s Steering Committee Awareness raising, information sharing and discussion through multiple fora and platforms such as through CLCOPs and the tables des concertation Establish feedback mechanisms that capture customer (beneficiary) satisfaction or dis-satisfaction, including a complaints handling system Regular disclosure and publication of the programme s (PAFA-E) performance and performance assessment Encourage DCMP to disclose procurement and contract-related information through multiple channels (on the Ministry s announcement board, on the internet through the public procurement portal, PAFA website, etc.) from posting of the bids, to results and status of the contract Establish clear financial and administrative procedures within the Project Implementation Manual (PIM) and disseminate it Communities are key players in the bidding process; hold observer function in evaluation of bids (for larger contracts); review contracts prior to payment Provide Technical Assistance and training in the correct application of procedures Clear TORs and qualification criteria for contractors/ips and adherence to these criteria Supervision and audits including review of procurements done Disclose information related to the status of procurements and contracts publicly through the internet or through bulletin/ announcement boards Technical Assistance for training and the correct application of procurement procedures Establish yearly audits and/or as needed Sanctioning of any malpractices Performance based contracts with clear targets, budgets and work plans Sensitisation and training in issues of financial management, procurement procedures, maintenance and use of assets Supervision of work by programme officers M&E of outputs, outcome and impact (quantity/quality) Audits financial and technical Sanctioning of any malpractices Supervision and M&E Ex-post review of 15% of contracts Clear targeting strategy and application of targeting criteria Sensitisation of the target groups about their rights and responsibilities Involvement of traditional and district authorities Involvement of the communities in the targeting of beneficiaries Publicity of programme activities incl. community radio Participatory M&E and consultative workshops Support to intended beneficiaries in obtaining their rights

Appendice 6: Organigramme du PAFA-E Tutelle: MAER Comité de pilotage PAFA+PAFA-E Partenaires stratégiques: ANCAR CSE S. Elévage ARD UCP à Kaoloack Prestataires Privés ONG B. d études Entr. travaux Autres Cadres Institutional de dialogue Conf. harmonisation C. appro. SPAM Antenne de Louga Anntene de Kaffrine Partenaires Financiers CNCAS IMF Tables filières C. coordi. DRDR Autres OP- OM- MPER

Appendice 7 : Partenariats potentiels. 194. Des domaines potentiels de complémentarité de synergie d action avec des opérations en cours ou imminents financés par d autres PTFs ont été identifiés. Il s agit principalement des opérations suivantes: a) Le projet de Bassin de rétention et valorisation de forages» (BARVAFOR) financé par la CTB et qui couvre les régions de Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine et Thiès. La CTB finançant par ailleurs l alimentation en eau potable à travers des projets spécifiques, la particularité de BARVAFOR réside dans son orientation vers «l eau productive», le projet se limitant à réhabiliter les ouvrages et leurs équipements de pompage, à charge pour d autres acteurs de la zone d assurer leur mise en valeur agricole. L exécution du projet est prévue sur la période 2011 2016 pour un montant global de 7 590 527 000 F.CFA. Le siège du projet est Thiès avec une antenne opérationnelle à Kaolack. b) Le Projet de développement rural durable (PDRD) financé par la Coopération japonaise (JICA) couvre la région de Louga où une de ses activités majeures porte sur l utilisation agricole des excédents d eau de forages d alimentation en eau potable (AEP) des villages, en liaison avec le Programme eau potable et d assainissement du millénaire (PEPAM). La 2 ème phase du projet de pistes communautaires en ancrage au Programme national de développement local (PNDL), financé par la Banque africaine de développement PNDL, dont la préparation est au stade final, est prévue pour être soumise au Conseil d administration de la BAfD de juillet 2013. Le projet, d un montant de 15 millions d UC (avec un cofinancement attendu de la BID), prévoit: (i) la réalisation de 1 500 km de pistes en maîtrise d ouvrage par les Communautés rurales (CR); (ii) l appui au fonds d entretien routier de 15 000 km de pistes, de concert avec les CR (celles-ci étant en charge des routes non classées). c) Le Projet d appui à la sécurité alimentaire (PASA), financé par Banque africaine de développement pour un montant de 40 millions d USD et qui couvre les régions de Matam (zone du Dieri), Louga (à l exception du département de Kébémer) et la partie nord de Kaffrine. Le PASA prévoit notamment l installation d Unités pastorales (UP) et programme la réalisation de 10 forages dont 2 dans la Communauté rurale (CR) de Tessékré, 1 dans la CR de Barkéji, 2 dans la CR de Thiel, 1 dans la CR de Loughéré Thioli, 1 dans la CR de Oudalaye, 1 dans la CR de Lour Escale, 1 dans la CR de Ribot et 1 dans la CR de Gainthe Pathé. d) Le Projet d appui à la petite irrigation locale (PAPIL) financé par la Banque africaine de développement (BAfD) arrivera à son terme en décembre 2013 mais un projet est en cours de préparation dans le cadre du GASF, qui couvrirait les régions de Matam, Louga et Kaffrine et dont le document d évaluation devrait être disponible dans le courant du deuxième trimestre 2013. e) Le programme de développement des marchés agricoles au Sénégal (PDMAS), financé par la Banque mondiale, vise notamment: (i) l accroissement notable des exportations horticoles à travers la consolidation des investissements structurants communautaires pour l exportation; (ii) l amélioration de la compétitivité des produits agricoles par une politique de promotion de la qualité et d amélioration des conditions de mise en marché; (iii) la diversification des systèmes de production, notamment dans le bassin arachidier; (iv) l augmentation des revenus des producteurs; (v) le développement de l irrigation privée afin de relancer durablement

l offre de produits agricoles; et (vi) la professionnalisation des acteurs pour améliorer leur accès au marché financier et à l information. f) Le programme d appui de la FAO au développement de la petite irrigation dans la région de Louga (départements de Louga et de Kébémer), qui a apporté un appui (notamment en semences) à 52 sites totalisant une cinquantaine d hectares, dont certains sites nécessiteraient une amélioration des conditions de mobilisation de l eau. g) Le Projet d appui à l emploi des jeunes, dont la BAfD prévoit la préparation à partir de février 2013, vise le renforcement des emplois ruraux par leur résorption. 195. Par ailleurs, il ressort des discussions avec les partenaires au développement les possibilités de synergie opérationnelles suivantes: Avec la FAO et la JICA. Le cadre institutionnel de mise en œuvre, outre les acteurs locaux incontournables, pourrait s enrichir de l appui des volontaires de la coopération japonaise (JICA) et chinoise (TCP/FAO), si leur déploiement spatial et temporel coïncide avec les exigences du nouveau projet. La proximité géographique (la JICA intervient dans les régions de Louga, de Fatick et de Kaolack) et thématique (chaîne de valeurs, maîtrise de l eau, horticulture, volaille pour la JICA; maîtrise de l eau, intensification/diversification, coopération sud-sud pour la FAO) devrait faciliter la synergie. Le profil des experts à déployer pourrait être négocié pour satisfaire les besoins de connaissances en irrigation et en production horticole des sites devant abriter les périmètres maraîchers. Au plan technique, le guide pour l utilisation rationnelle de l eau, produit par la JICA, et le document de capitalisation de la GIPD (gestion intégrée de la production et des déprédateurs), fait par la FAO, constituent des référentiels de base. Il s y ajoute que les expériences des experts chinois pourraient être mises à profit dans le programme SIPA où l offre de service en matière d appui technique dans le domaine de l horticulture fait défaut. Avec la BAD. La BAD appuie le gouvernement dans la formulation d un Projet d appui à la sécurité alimentaire (PASA) dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine. Ce projet, d un coût total de 29,75 UC sera cofinancé par les ressources du GAFSP, la BAD et le PAM se propose de développer des infrastructures agricoles et d élevage destinées à favoriser l accroissement, la sécurisation, le stockage et la commercialisation des produits végétaux et animaux. Il interviendra également dans les domaines de la transformation et la commercialisation des produits, le renforcement des capacités des organisations de producteurs et l appui au dispositif de vulgarisation et de l appui conseil. Ces deux projets intervenant sur des thématiques similaires et dans les mêmes régions disposent d un important potentiel de partenariat et de complémentarité. Ce potentiel sera exploré et codifié au cours de leur mise en œuvre respective. Avec le PAM: dans les zones actuelles et d extension du PAFA, les opérations de «food supply» du PAM pourraient se positionner comme opérateurs de marché (OM) pour acheter aux OP les excédents commercialisables de mil/sorgho, maïs, niébé, et aux micro et petites entreprises transformatrices des produits alimentaires finis et ensachés répondant aux normes FRA et aux exigences de qualité du PAM. 196. Financement. Le Projet se fixe pour objectif, de créer à moyen terme, une capacité d auto financement ou d accès des OP au financement des banques. Ainsi, et plus

précisément pour l accès aux intrants, il met en place une combinaison liant l'appui à l'accès au crédit (voir 17) et l'octroi de subventions complémentaires, importantes au démarrage du Projet, se révèle indispensable pour faire progresser les acteurs les plus pauvres. Ainsi, le Projet accompagnera la montée en puissance des OP par la mise à leur disposition d une subvention dégressive du prix des intrants agricoles sur 3 ans (80%, 60%, 40%), les bénéficiaires prenant en charge le reliquat (20%, 40%, 60%, puis 100% à partir de la quatrième année) à verser au moment de l'acquisition des intrants ( tableau en appendice 2). Pour tous les intrants agricoles, ces subventions seront applicables aux emblavements faisant l'objet d'un contrat de production/commercialisation entre OP et opérateurs de marché (OM) (voir 39), à l'image de ce qui se fait dans le cadre du PAFA. 197. Pour faciliter l'accès des petits producteurs et entrepreneurs ruraux au crédit de campagne et d'équipement (soit en complément des subventions, soit surtout à la fin des subventions), le Projet veillera alors à établir des relations de confiance et de partenariat entre producteurs et institutions financières.

Appendice 8 : PTBA de la première année Composante Volet Activités Quantité Coût (US$) Fonds de subvention semences, engrais, produits phytosanitaires 186 288 1.1 Accès aux facteurs de Opération phosphatage de fond 172 840 production et aux innovations Production de semences sélectionnées de mil, 1. Appui à 6 698 technologiques niébé, sésame l'amélioration de l'offre Accès à la finance rurale 36 008 de produits, à leur Total 1.1 401 833 valorisation et mise en Conventions avec partenaires stratégiques et marché 100 823 prestataires 1.2 Appui-conseil Appui spécifique SIPA 103 Conseil en exploitation familiale 111 111 Total 1.2 212 037 1.3 Infrastructures d'irrigation 1.4 Infrastructures pastorales 1.5 Infrastructures post-récolte 1.6 Appui à la mise en marché Etudes aménagement SIPA 24 733 Etudes aménagement petits sites maraîchers 15 432 Total 1.3 40 165 Animation, sensibilisation, organisation UP 14 403 Etudes aménagement nouvelles UP 160 082 Compléments d'infrastructures UP existantes 267 078 Total 1.4 441 564 Construction de magasins de collecte primaire 92 284 Appui à la création de MPER 77 160 Fonds d'équipement des MPER 41 152 Total 1.5 210 597 Etude de marchés 82 305 Développement binômes OP/OM 37 037 Appui collecte/dissémination infos marchés 2 058 Total 1.6 121 399 Total composante 1 1 427 595 2. Structuration des filières et professionnalisation des acteurs 2.1 Professionnalisation/autonomisation des acteurs 2.2 Consolidation/mise en place interprofessions Appui aux OPA et OPE de base 308 642 Appui au OP faîtières/unions au niveau CR 154 321 Appui aux OP faîtières au niveau Région 144 033 Appui aux acteurs institutionnels 41 152 Total 2.1 648 148 Diagnostic institutionnel participatif des interprofessions 102 881 Total 2.2 102 881 Total composante 2 751 029 Aménagement de bureaux (antenne) 10 288 Equipements 73 025 Moyens de transport 205 761 Salaires 231 605 Frais de mission 23 275 Formation du personnel 8 128 Coordination et gestion Atelier de démarrage 4 115 Communication 10 288 Réactualisation et diffusion manuels de procédures 49 383 Entretien et fonctionnement 94 238 Audit annuel 12 346 Total coordination et gestion 722 452 Etude de référence 30 864 Suivi et évaluation Ateliers participatifs préparation PTBA 4 115 Réactualisation/diffusion manuel S-E 16 461 Entretien et fonctionnement véhicules 1 173

Comité de pilotage 20 576 Comité de concertation régional 2 881 Mission de suivi semestriel par Minagri et MR 10 288 Appui aux DRDR pour suivi activités 10 288 Appui au ministère de l'élevage pour renforcement S-E 164 609 Total suivi et évaluation 261 255 Total composante 3 983 707 TOTAL 3 162 331

Appendice 9 : Flux financiers du projet DPD FIDA Ministère de l'economie et des Finances ---------------------------------- DDI Compte Spécial Dakar Compte Spécial Don - Dakar Contrepartie de l'etat R E G L E M E N T Sous Compte Spécial Dakar ------------------------------------- Compte Relais Kaolack REGLEMENT Compte de Projet Dakar UNITE DE COORDINATION DU PROGRAMME Vérification de la régularité des dépenses et du respect des procédures REGLEMENT Agence d'exécution ARD S/C 2.2 Sous Comptes Antennes LOUGA KAFFRINE Agence d'exécution ANCAR S/C 1.1 Opérateur S/C 3.1 Communautés rurales S/C 2.2 ---------------------------- Trésor REGLEMENT Prestataires Spécialisés S/C 2.2 Prestataires Spécialisés S/C 1.1 Prestataires Spécialisés S/C 2.1 S/C 3.1 S/C 1.1 S/C Flux financiers Certification des dépenses (Factures et décomptes et autres justificatifs) Résumés certifiés des dépenses et demandes de retrait de fonds (DRF) Sous-Composante