Chapitre 2: Mécanique de contact

Documents pareils
Chapitre XIV BASES PHYSIQUES QUANTITATIVES DES LOIS DE COMPORTEMENT MÉCANIQUE. par S. CANTOURNET 1 ELASTICITÉ

SSNL126 - Flambement élastoplastique d'une poutre droite. Deux modélisations permettent de tester le critère de flambement en élastoplasticité :

INFLUENCE de la TEMPERATURE. Transition ductile/fragile Choc Thermique Fluage

Rupture et plasticité

Sujet proposé par Yves M. LEROY. Cet examen se compose d un exercice et de deux problèmes. Ces trois parties sont indépendantes.

Cours de Résistance des Matériaux (RDM)

1 Définition. 2 Systèmes matériels et solides. 3 Les actions mécaniques. Le système matériel : Il peut être un ensemble.un sous-ensemble..

SSNV143 - Traction biaxiale avec la loi de comportement BETON_DOUBLE_DP

1 Mise en application

Colle époxydique multi usages, à 2 composants

Mario Geiger octobre 08 ÉVAPORATION SOUS VIDE

Déformabilité des sols. Tassements. Consolidation

SIMULATION DU PROCÉDÉ DE FABRICATION DIRECTE DE PIÈCES THERMOPLASTIQUES PAR FUSION LASER DE POUDRE

Jean-Marc Schaffner Ateliers SCHAFFNER. Laure Delaporte ConstruirAcier. Jérémy Trouart Union des Métalliers

Tous les produits de la gamme SAF offrent des résistances :

DISQUE DUR. Figure 1 Disque dur ouvert


Chapitre 7. Circuits Magnétiques et Inductance. 7.1 Introduction Production d un champ magnétique

Chapitre 1: Facteurs d'échelle

La fabrication des objets techniques

= RÉALISATION DE QUALITÉ DURABLE

Adhésif structural pour le collage de renforts

P M L R O G W. sylomer. Gamme de Sylomer Standard. Propriétés Méthode de test Commentaires. Polyuréthane (PUR) Cellulaire mixte

Fonctions de deux variables. Mai 2011

Cours de résistance des matériaux

- MANIP 2 - APPLICATION À LA MESURE DE LA VITESSE DE LA LUMIÈRE

Guilhem MOLLON. Polytech Grenoble Département Géotechnique, Troisième année Edition 1, V1.10

ÉTUDE DE L EFFICACITÉ DE GÉOGRILLES POUR PRÉVENIR L EFFONDREMENT LOCAL D UNE CHAUSSÉE

ANNEXE J POTEAUX TESTÉS SELON UN CHARGEMENT STATIQUE ET TESTÉS SELON UN CHARGEMENT CYCLIQUE ET STATIQUE

Chapitre 2 : Caractéristiques du mouvement d un solide

Actions de réduction de bruit sur un moteur poids lourd

LA CONCEPTION AU SERVICE DE L'INNOVATION

ä ãéåíë=åä ë=çé=äû~ëëìê~ååé=èì~äáí =ÇÉë= ÅçìÅÜÉë=ÇÉ=ÑçêãÉ=íê~áí Éë=

Initiation à la Mécanique des Fluides. Mr. Zoubir HAMIDI

Fonctions de plusieurs variables

SYSTEMES LINEAIRES DU PREMIER ORDRE

DIFFRACTion des ondes

Conception parasismique des diaphragmes de toit selon la norme CSA-S16

SOCIETE NATIONALE DES CHEMINS DE FER BELGES SPECIFICATION TECHNIQUE

TUTORIAL 1 ETUDE D UN MODELE SIMPLIFIE DE PORTIQUE PLAN ARTICULE

LES PNEUS SONT-ILS DANGEREUX POUR LA SANTÉ ET L ENVIRONNEMENT? Les pneus sont dangereux dans des piles, pas dans des Earthships.

Mécanique des sols I. Chapitre I Propriétés physiques des sols. Chapitre II Hydraulique des sols. Chapitre III Déformations des sols

Chapitre 2 Les ondes progressives périodiques

EPFL TP n 3 Essai oedomètrique. Moncef Radi Sehaqui Hamza - Nguyen Ha-Phong - Ilias Nafaï Weil Florian

CFAO Usinage sur machine à commande numérique

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS

Les composites thermoplastiques

Manuel de validation Fascicule v4.25 : Thermique transitoire des structures volumiques

Enoncé et corrigé du brevet des collèges dans les académies d Aix- Marseille, Montpellier, Nice Corse et Toulouse en Énoncé.

SOMMAIRE Thématique : Matériaux

TOUT CE QU IL FAUT SAVOIR POUR LE BREVET

Utilisation des matériaux magnétostrictifs filaires comme capteurs de mesure de champ magnétique

PROTECTION DU CORPS INfORmaTIONS TEChNIqUES

Essais de charge sur plaque

CONCEPTION MÉCANIQUE ET DIMENSIONNEMENT ASSISTÉ PAR ORDINATEUR

Premier principe : bilans d énergie

Plan du chapitre «Milieux diélectriques»

8.1 Généralités sur les fonctions de plusieurs variables réelles. f : R 2 R (x, y) 1 x 2 y 2

C.F.A.O. : Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur.

Des innovations avec des matériaux plastiques haute performance. La gamme complète en PTFE, une gamme leader.

Les outils de la gestion patrimoniale Le logiciel «Casses»

Contrôle non destructif Magnétoscopie

10ème Congrès Français d'acoustique Lyon, Avril 2010

G.P. DNS02 Septembre Réfraction...1 I.Préliminaires...1 II.Première partie...1 III.Deuxième partie...3. Réfraction

PROPRIÉTÉS TECHNIQUES DU SYSTÈME NEOWEB

COMPTE-RENDU «MATHS EN JEANS» LYCEE OZENNE Groupe 1 : Comment faire une carte juste de la Terre?

TP 7 : oscillateur de torsion

Corrigé du baccalauréat S Pondichéry 12 avril 2007

On peut être «lourd» et agile!

Chapitre 1 : Qu est ce que l air qui nous entoure?

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR AGRICOLE SUJET

SOLUTIONS POUR LA PLOMBERIE. Système de canalisation pré-isolée Uponor

Principes généraux de la modélisation de la dispersion atmosphérique

Guide pour l analyse de l existant technique. Partie 3

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE SESSION 2008 POSITIONNEUR DE PANNEAU SOLAIRE POUR CAMPING-CAR

Qu est ce qu un gaz comprimé?

SOL FORTE ÉPAISSEUR INDUSTRIAL FLORIM

MESURE DE LA TEMPERATURE

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur

PROTECTION DEs MAINs ET DEs BRAs INfORMATIONs TEChNIquEs

Chapitre 1 Régime transitoire dans les systèmes physiques

FIRE CONTROL VENTOUSES ÉLECTROMAGNÉTIQUES

Transmetteur de pression de haute qualité pour applications industrielles Type S-10

biocer - système d implant dentaire

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

Figure 1 : représentation des différents écarts

FORT EN CHIMIE DEGRIPPANTS, GRAISSES ET LUBRIFIANTS

Notice de pose NOTICE DE POSE Fond: 2. IMPORTANT:

appliquée aux emballages alimentaires

Décharge électrostatique

Généralités. Aperçu. Introduction. Précision. Instruction de montage. Lubrification. Conception. Produits. Guides à brides FNS. Guides standards GNS

Cours d électricité. Circuits électriques en courant constant. Mathieu Bardoux. 1 re année

Oscillations libres des systèmes à deux degrés de liberté

Document Technique d Application DURGO

Monitoring et suivi du comportement des chaussées

CESAB P200 1,4-2,5 t. Transpalettes accompagnant. Spécifications techniques. another way

Mise en Forme des Matériaux Polymères Polymer Processing. Philippe Cassagnau

À propos de Phenix Systems

OM 1 Outils mathématiques : fonction de plusieurs variables

Catalogue Diffuseur industriel WKD 381

Transcription:

Chapitre 2: Mécanique de contact

Mécanique de contact: Introduction La mécanique du contact a pour objectif l'étude du contact entre deux solides sous l'effet de forces extérieures. Les problèmes posés concernent la connaissance du contact : aire de contact déformation des solides, contraintes engendrées dans le contact et au voisinage, influence des paramètres du contact On a l'habitude de distinguer trois cas : - contact ponctuel : sphère/sphère, sphère/plan (Théorie de Hertz ), -contact linéique : contact du type cylindre/plan, cylindre/cylindre, axe/palier (contact entre des dents de deux engrenages), - contact surfacique : contact type plan/plan

Mécanique de contact: Contact ponctuel (Contact élastiques sphère/plan- Théorie de Hertz) R N N La théorie de Hertz traite le cas d'un contact sphère / plan. Elle permet de connaître : - l'aire de contact, - les contraintes, - les déformations.

Mécanique de contact: Contact ponctuel (Contact élastiques sphère/plan- Théorie de Hertz) Hypothèses la géométrie est connue : la sphère est de rayon R, le contact est sans frottement à l'interface, f = 0, contact avec force normale seule, les forces de surface sont négligées, les surfaces sont considérées lisses (pas de rugosité), les matériaux sont homogènes, isotropes et élastiques, a << R (contact non conforme). NB: Un contact est dit conforme si les surfaces des deux corps s adaptent exactement à faible déformation

Mécanique de contact: Théorie de Hertz. Raisonnement de Hertz Pour faciliter la résolution nous allons étudier la réponse d un massif semi infini à une force normale concentrée. On considère une force N concentrée en un point O. Soit un point P situé à une distance r de O. L objectif est de déterminer le déplacement vertical du point P sous l action de N en fonction de la distance r et des propriétés du matériau (E et ). O N r P Uz(r) x z

Mécanique de contact: Théorie de Hertz. Raisonnement de Hertz O N r P Uz(r) x z La solution proposée par Timoshenko et Goodier en 1951 : Avec

Mécanique de contact: Théorie de Hertz. Raisonnement de Hertz Tenseur de déformation : Champ de déplacement : Champ de déplacement à la surface (z=0):

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Pression de contact : Contact sphère/sphère Contact sphère/plan avec

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Déplacement d un point B de la surface: cas 1: B à l intérieur du cercle de pression Champ de déplacement à la surface (z=0) due à une force concentrée distante de r: La force exercée sur l élément de surface sdsd: df= psdsd Or

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Déplacement d un point B de la surface: cas 1: B à l intérieur du cercle de pression Géométriquement on a: On pose: Ce qui donne

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Déplacement d un point B de la surface: cas 2: B à l extérieur du cercle de pression On procède de la même manière

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Répartition des contraintes: Pour z=0 (en surface):

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Répartition des contraintes: Pour z=0 (en surface):

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Répartition des contraintes: Pour z=0 (en surface): - les contraintes r,, z, sont des contraintes principales. - est de compression - r est de compression dans la zone de contact, de tension à l'extérieur - pour r > a, r =- - Dans le cercle de contact, les trois contraintes sont de compression et assez semblables en amplitude : l'état de contrainte est presque hydrostatique. - Présence d'un pic de contrainte de tension en surface à la périphérie du contact : - la contrainte de compression est maximale au centre du contact :

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Répartition des contraintes: Pour z 0 (en profondeur pour r=0): /P m r, z Pour =0,25

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Répartition des contraintes: Pour z 0 (en profondeur): Le point de Hertz correspond au point où la contrainte de cisaillement maximale en sous couche - pour = 0,25 max = 0,48 P m (0,32 P0) pour z/a = 0,46 - pour = 0,33 max = 0,45 P m (0,30 P0) pour z/a = 0,49 - pour = 0,5 max = 0,40 P m (0,27 P0) pour z/a = 0,55 les contraintes r, et z sont maximales en surface (compression) r, et deviennent des contraintes de tension en profondeur pour z > 1,26.a si = 0,25 (pour z > 1,48.a si = 0,3).

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Résultat de la théorie de Hertz: On utilisant la distribution de pression de Hertz nous avons montré que:

Mécanique de contact: Théorie de Hertz Résultat de la théorie de Hertz: En conclusion (par identification) Si on note N l effort normal appliqué aux deux solides on a : soit Finalement on aura : Le rayon de l aire de contact a est : Le rapprochement des deux solides est : La pression maximale P 0 est :

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Matériau fragile : Lors d'un essai de traction, la contrainte à la rupture r est inférieure à la limite élastique e. Il y a rupture sans déformation plastique. Ces matériaux sont sensibles aux contraintes de tension : céramiques, verre,... Matériau ductile : Lors d'un essai de traction, la limite à la rupture r est supérieure à la limite élastique e. Il y a donc des déformations plastiques avant rupture : métaux à température ambiante, céramiques à chaud... Pour les matériaux fragiles comme les céramiques par exemple, il existe une transition fragile/ductile qui se produit avec la température. De la même manière, il peut exister une transition ductile / fragile avec la vitesse de sollicitation pour des matériaux ductiles (polymères, caoutchouc). r e fragile ductile température

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Matériaux fragiles Les premières dégradations apparaissent sous l'effet des contraintes de tension : une fracture débute en surface au cercle de tension maximale : c'est la Fracture Hertzienne La mécanique de la rupture: Un matériau se caractérise par la taille du défaut critique a d. Le seuil de rupture peut être obtenu par la relation : a E. d Gc Kc : Contrainte, ici r maxi. a d : taille du défaut critique (mm). E : module d'young (MPa). Gc : Energie de rupture (Griffith) (KJm -2 ) Kc : Facteur d'intensité de contrainte critique (MPa.mm 1/2 ). La rugosité, la porosité, les fractures préexistantes peuvent jouer le rôle de défaut critique.

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Matériaux ductiles Les premières déformations plastiques apparaissent au point de cisaillement maximal, point de Hertz en sous-couche. Quand la force normale augmente, la taille de la zone plastifiée augmente pour rejoindre la surface L'apparition des premiers écoulements plastiques peut être prédite en employant des critères adaptés : Tresca ou Von Mises

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Matériaux ductiles Critère de Tresca (contrainte de cisaillement maximale) : 1, 2 et 3 sont les contraintes principales avec 1 2 3 max = 1/2 1-3 =k=1/2y à l'écoulement k : contrainte d'écoulement en cisaillement pur Y : contrainte d'écoulement en traction pure Critère de Von Mises 3 D éqv : 2 D Y σ =σ- trσ.1 3 D 1

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Matériaux ductiles Pour un contact circulaire : max = 0,31P 0 à z = 0,48 a Tresca : max = k et P0 = 3,2 k = 1,6 Y Von Mises : P 0 = 2,8 k = 1,6 Y soit P m = 1,06 Y On considère habituellement comme limite : P m = 1,1 Y Pour un contact linéaire : sur l'axe de symétrie, les contraintes xx, yy et zz sont les contraintes principales Tresca : max = 0,3 P 0 = k à l'écoulement P 0 = 3,3 k = 1,67 Y Von Mises : P 0 = 3,1 k = 1,79 Y Pour un contact conique: P m = 0,5 Y

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Matériaux ductiles Contact Sphère / plan : l'application de la théorie de Hertz permet d'écrire le rayon de contact : a 3 4 N1. R * E 1 3 Les premières plastifications apparaissent pour une charge normale appliquée N 1 telle que: Pm 1, 1. Y N a En combinant les deux équations précédentes, on obtient : 1 2 N 1 23,2Y 3 R E * 2 Pour un contact linéaire, la charge de plastification par unité de longueur N'1 est : ' RY² N1 8, 8 * E

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Contact élasto-plastique K.L. Jonhson a proposé de décrire le comportement d'un contact par le modèle de la cavité sphérique. Un volume de matière demi-sphérique sous la zone de contact, appelé le cœur ou la cavité est en compression hydrostatique. Elle est entourée par de la matière plastifiée puis par de la matière déformée élastiquement. hydrostatique plastique élastique Dans ce cas, on a la relation : Pm Y 2 1,7 3 Ln 1 3 * ae RY

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Plasticité totale Dans le cas d'un contact plastique, des modèles de ligne d'écoulement permettent de décrire le mouvement de la matière. N Dans la cas d'un coefficient de frottement faible (f < 0,15), un cône de matière non déformée adhère à l'indenteur sphérique. Lorsque la charge normale augmente, on peut définir une charge à partir de laquelle on peut considérer que le matériau se déforme plastiquement. D'après K L. Johnson et Tabor (1950), on a : P m = 3Y

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Plasticité totale Pour un corps plastique pur, P m est ensuite constante. P m = 3Y pour E a 30 YR pour un contact sphère / plan, pour E tg 40 Y pour un contact cône / plan. Pm/Y 3 plastique élast. Dureté 1.06 élastoplastique E * a/yr 2,59 30 Hertz

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Contact plastique En plasticité pure P m = 3Y = constante. C'est la pression d'écoulement. On peut considérer que P m = 3Y est vérifié si : il n'y a pas d'écrouissage (Y = cst), le comportement élastique est négligeable. Ce qui correspond empiriquement à E/Y > 100. Si E/Y < 100 on a alors P m < 3Y. Pm 3Y 1,1Y N Hertz él.plas t. plas tique

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Notion d écrouissage L'écrouissage correspond à une augmentation de la limite élastique avec les déformations plastique. Tabor a montré que la limite d'écrouissage suit une loi b : constante x : indice d'écrouissage 0 < x < 0,6 Y : limite d'écoulement : déformation Y b. x Y i r i

Mécanique de contact: CONTACT SPHERE / PLAN - PREMIERES DEGRADATIONS Notion d écrouissage Dans le cas d'un contact bille/plan : Expérimentalement, on a montré que On a donc : d'où : N. 4.N d d x 2 x 20d x 3.b. d 2 R n est l'indice de Meyer : n = x + 2 Pour un métal écrouissable, n = 2 pour des métaux fortement écrouis, n = 2,6 pour un métal recuit, écrouissable. log(a) P m d R 4. N 3Y 3. b. 2 d pour 20 95% x pente 1/(2+x) HERTZ DURETE pente 1/3 log(n) N1 N2

Mécanique de contact: CONTACT DE DEUX CORPS DE GEOMETRIE COMPLEXE Dans le cas d'un corps de géométrie complexe, définie par R' et R'', en contact sur un plan, si R'/R'' < 5, on donne les relations approchées suivantes (d'après K.L. Johnson): b a R'' R' 1/ 2 c N ab 3 Re * 4E 1/ 3 * R' R'' Re R' R'' c² 9N² *2 Re 16 Re E 1/ 3 * R' R'' P 1/3 *2 2/3 3N 3 6 NE R' 0 Pm * 3 2 2 c² 2 Re R''

Mécanique de contact: CONTACT DE DEUX CORPS DE GEOMETRIE COMPLEXE La contrainte maximale de cisaillement dans un contact elliptique (a, b) varie en amplitude et position en fonction du rapport a/b: b/a 0 (cyl.) 0,2 0,4 0,6 0,8 1 (cercle) position z/a 0,785 0,745 0,665 0,590 0,530 0,450 max/p o 0,3 0,322 0,325 0,303 0,317 0,310

Mécanique de contact: Cas simple sphère/sphère a 3NR * 4E 1/ 3 1 1 1 R R R 1 2 1 E * P O 1 E1 6NE R 2 1 *2 3 2 1 E Cylindre/cylindre à axes parallèles R1, R2 La surface de contact est un rectangle étroit de largeur 2b. Pour un axe (R 1 ) dans un palier (R 2 ): 1/3 2 2 2 1 1 1 R R R Pour un contact entre deux cylindres parallèles: 4N' R b E 1/ 2 1 2 Avec N' charge par unité de longueur 1 1 1 R R R 1 2 P 0 N' E R 1/ 2 4 Pm N' E Pm 16R 1/ 2

Mécanique de contact: Cylindre/cylindre à axes parallèles R1, R2 La distribution de pression est donnée par la relation : Px P0 1 2 x b 2 Le point de cisaillement maximal est à une profondeur: z b 0, 785 max = 0,3 P 0

Mécanique de contact: Description de la géométrie de contact avant chargement

Mécanique de contact: Description de la géométrie de contact avant chargement Y Y 1 Y 2 X 2 x x 1

Mécanique de contact: Description de la géométrie de contact avant chargement Lorsque les plans principaux de chacune des surfaces du contact sont confondus, la forme géométrique des surfaces, dans la zone de contact, est définie par les rayons de courbure R 1, Ry1 et Ry2 des sections situées dans les plans principaux xoz et yoz On considère les rayons de courbures de la surface équivalentes par: On introduit le rayon équivalent défini par: