III. La France dans la guerre : de Pétain à De Gaulle. Q : Comment la France et les Français ont-ils vécu cette période? A. La France de Vichy. Q : Quels sont les changements politiques engagés par le régime de Vichy? 1.Vichy : un régime né de la défaite. - Maréchal Pétain devient pdt du Conseil et négocie avec l All - armistice est signée à Rethondes le 22 juin 1940. - Bilan : 3 p 109: la situation de la France à l issue de l armistice. Conditions dures : - perte de l Alsace-Lorraine. - Occupat de la ½ nord de la France. - Indemnité de guerre. 2. La «Révolution nationale» - Gvt s installe à Vichy et le 10 juillet Pétain obtient les pleins pouvoirs. Il devient «chef de l Etat français» et nomme Pierre Laval chef du gvt. = Mise en place d'un régime autoritaire voir documentaire et sa correction - 5 p 109 «la maison France» à comparer : Doc. 5 L idéologie de la Révolution nationale Cette affiche de propagande est emblématique de l idéologie de la Révolution nationale, mais elle n a pas été diffusée en 1940 car elle ne correspondait pas au message d union autour du Maréchal que le régime voulait véhiculer. Chaque maison représente la France : à gauche, la France de la défaite, abattue par l action conjuguée du communisme et des juifs (cf. étoile de David dans le nuage rouge), à droite, la France rêvée, celle de l ordre rétabli par Pétain dont les étoiles de maréchal apparaissent en arrière-plan. À gauche, paresse, démagogie et internationalisme font tomber la maison France. Sont mis en accusation les ennemis de la Révolution nationale : les communistes, les juifs, le capitalisme, la démocratie, le radicalisme, le parlementarisme, l antimilitarisme mais aussi «l esprit de jouissance», l avarice, l égoïsme, le pastis (autorisé seulement à nouveau en 1951). À droite, au contraire, la France s appuie sur les piliers des valeurs d ordre et d effort (travail, famille, patrie, discipline, épargne, courage), sur des groupes particuliers de la société (la jeunesse, l artisanat, la paysannerie) (question 7). = Travail, famille, patrie. But est de relancer la France.(régénérer.) glorifie le travail traditionnel : artisanat, paysannerie.. la famille traditionnelle : mère au foyer (fête des mères) Nationalisme : sauvegarde de la patrie grâce à : - un régime autoritaire : rejet de la démocratie et procès des anciens dirigeants : ex Blum. - culte du maréchal. 2 p108 Doc. 2 Le culte du Maréchal À partir du vote des pleins pouvoirs, le maréchal Pétain met en oeuvre la Révolution nationale qui repose en grande partie sur le charisme de son chef. Le culte du Maréchal est ici illustré par la couverture d un journal destiné aux enfants. Le choix est significatif, le régime s appuyant sur des organisations de jeunesses et développant une propagande intensive, en particulier vis-à-vis des enfants. Leur journée à l école débute ainsi au chant de «Maréchal nous voilà», tandis que les couleurs sont hissées. La classe a lieu sous le regard hiératique du Maréchal, qui vient remplacer le buste de Marianne au-dessus du tableau noir. La mise en scène est très expressive : le Maréchal en grand costume de guerre, au centre de la couverture, tourne le dos à une campagne désolée, image de la France vaincue, et tend un bras paternel vers deux enfants tournés vers lui et portant bouquet de fleurs, gerbes de blé. L arrière-plan devient alors celui d une campagne traditionnelle et riante, image de la prospérité apportée par le Maréchal. Les couleurs du drapeau sont utilisées
en arrière-fond de la scène et reprises sur la francisque, nouvel emblème du régime, qui encadre la nouvelle devise, «Travail-Famille-Patrie» (question 3). les Juifs sont exclus de la société : 4 p 109. Doc. 4 Une politique d exclusion et de persécution Le statut des juifs du 3 octobre est promulgué par le régime de Vichy sans aucune sollicitation de l Allemagne. Il les définit en fonction de critères raciaux et impose une restriction radicale de leurs activités professionnelles au sein de la société (haute administration, armée, enseignement, magistrature, presse, radio, théâtre, cinéma leur sont interdits). Ce statut est aggravé en 1941 ; l accès des juifs à l enseignement secondaire et supérieur est limité, de nouvelles professions leur sont interdites et la loi permet d «aryaniser» leurs entreprises et leurs commerces (questions 5 et 6). 3. La collaboration d'etat. Laval pousse à la collaboration d Etat. 1 p 110 : Doc. 1 La collaboration d État Le 24 octobre 1940, Pétain se rend à Montoire pour rencontrer Hitler. Persuadé que l Allemagne va gagner la guerre, il espère ainsi obtenir un traitement privilégié, en particulier des concessions sur le sort des prisonniers. Ce choix politique est justifié par Pétain dans le discours qu il tient à la radio le 30 octobre 1940 (voir p. 125). La poignée de main entre Hitler et Pétain symbolise la décision de mener une collaboration d État ; elle a été ressentie par beaucoup de Français comme une trahison puisque, après l armistice, le gouvernement français accepte une forme d alliance avec l ennemi. Le choix de la collaboration a poussé certaines personnes à entrer en résistance par patriotisme. Par ailleurs, la collaboration livre la France à l occupant sans obtenir l amélioration espérée du sort de la population (voir p. 125) (questions 1 et 2) = Pétain rencontre Hitler à Montoire le 24 octobre 1940. La poignée de main de Montoire est ressentie comme une trahison par de nombreux Français. 2 p 110 Doc. 2 Pourquoi la collaboration? Pierre Laval, vice-président du Conseil en 1940, organise la politique de collaboration ; arrêté par Pétain en décembre 1940, il est libéré sur la demande des Allemands et retourne à la tête du gouvernement en avril 1942. À partir de cette date, il intensifie la politique de collaboration, créant la milice et le STO en remplacement de la relève. L annonce du STO est faite dans le discours de juin 1942. Tous les Français de 21 à 23 ans sont réquisitionnés. Il justifie ici la collaboration par sa conviction et son souhait de la victoire allemande et par la naissance d un ordre nouveau en Europe. Dans cette perspective, la collaboration est la solution pour la France non seulement de s opposer à l avancée du communisme, mais aussi de trouver une place dans ce nouvel ordre (questions 3 et 4). = A partir de 1942, la collaboration d'etat s'intensifie avec P Laval. - il instaure le STO en 1943. la police française et la Milice (org fondée en janvier 1943 p 110) aident les Allds ds la zone occupée : EX : rafle du vélodrome d hiver en juillet 1942.
B. La France de la résistance. Q : Quel rôle ont joué la France libre et la Résistance dans la guerre? 1. La vision du général de Gaulle.. Comparer dans un tableau les visions différentes de la guerre et de la situation de la France. Thèmes d'analyse Les causes de la défaite La décision prise Justification de la décision L'espoir engendré? 1 p 108 : Discours de Pétain le 17 juin 1940 «ennemi supérieur en nombre et en arme» L'armistice : «il faut cesser le combat» Armée dépassée car «ennemi supérieur» les réfugiés : «dans un dénuement extrême» Espoir mince d'une paix juste : «rechercher dans l'honneur les moyens de mettre un terme aux hostilités» Mais les perspectives sont peu encourageantes : «pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse» 1 p 112 : Discours de De Gaulle le 18 juin 1940 «submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi» + responsabilité des chefs : Coupure du texte «Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui» Continuer le combat «La défaite est-elle définitive? Non» = rassembler à Londres ceux qui veulent se battre. «La France n''est pas seule» : - l'empire colonial français «elle a un vaste empire derrière elle» - un allié puissant avec l'empire britannique : «l'empire britannique qui tient la mer et continue la lutte» - l'aide matérielle des EU : «utiliser sans limites l'immense industrie des EU» Un réel espoir avec la victoire finale «la flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas» - 18 juin 1940 : l'appel du Général de Gaulle à la BBC depuis Londres est peu entendu. les FFL ne réunissent que 7000 hommes fin juillet 1940. = De Gaulle obtient lentement le ralliement des colonies d Afrique Noire (août 1940) puis d Afrique du Nord (1942) renforcent les FFL pr combattre avec les Anglais. 2. Le développement de la résistance intérieure. La résistance est faible au début puis se renforce : - L invasion en 1941 de l URSS entraîne les communistes dans la résistance - 1943 : les jeunes qui refusent le STO prennent le maquis. 3 p 113 Doc. 3 Le programme du CNR Ancien préfet, Jean Moulin a rejoint Londres en 1941 ; en 1942, il est envoyé en France par le général de Gaulle pour unifier la Résistance. Les différents mouvements reconnaissent
effectivement le général comme commandant suprême. Il met sur pied, en 1943, le CNR qui se dote d un programme en mars 1944, avec pour ambition de jeter les bases d une France nouvelle et démocratique. Est donc prévue la création d un gouvernement provisoire sous la direction du général de Gaulle. Le CNR est composé de syndicats (CGT, CFTC), de partis (PC, SFIO, parti radical socialiste, alliance démocratique, fédération républicaine) et des mouvements de Résistance des deux zones (Mouvements unis de la Résistance, Organisation civile et militaire, Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance, Front national) (questions 5 et 6). Jean Moulin unifie les partis de la résistance aux ordres de de Gaulle. = Il crée le CNR. - Les actions de la résistance : Dossier p 115. Recensez les différentes actions de la résistance évoquées dans chaque document : Doc 1 : Franc-tireur partisan (FTP) = guérilla Doc 2 : résistance passive de l'église. Dénonce l'immoralité de l'antisémitisme. Doc 3 : tracts et actions armées Doc 4 : sabotage d'un train par un maquis Doc 5 : constitution d'un groupe de résistance = aide des juifs, des soldats alliés parachutés en France, espionnage. =Août 1944 Paris est libérée ap 8 jours d insurrection et l arrivée des FFL du général Leclerc. A la libération, de Gaulle prend la tête du gvt provisoire : l épuration est dirigée ds l ordre. Pétain et Laval sont condamnés à mort. (Pétain voit sa peine commuée en détention à l'ile d'yeu.)
IV: Vers la victoire alliée (1943-45). Q : Comment les Alliés finissent-ils par s imposer? A l'est : A. Les alliés à l assaut de l Europe. Les Allemands reprennent l offensive en URSS en été 1942 en direct du SE pour couper le ravitaillement en pétrole. 3 p 93 Doc. 3 La bataille de Stalingrad Le soldat allemand passe successivement de l optimisme (puisqu il pense pouvoir être rentré chez lui à Noël, les Russes paraissant vaincus) à l étonnement face à la résistance russe entre septembre et novembre, puis au désespoir quand les armées allemandes sont encerclées et affamées. La première phase est celle de l assaut lancé par Von Paulus contre Stalingrad. En effet, la ville est d abord détruite par les bombardements ; les combats de rue ont ensuite lieu dans les ruines. Face aux Allemands, le général Tchouïkov doit tenir jusqu au 19 novembre 1942, date de début de la manoeuvre soviétique d encerclement. Encerclé, sans recours dans Stalingrad, mal ravitaillé, puis soumis à un pilonnage intensif, Von Paulus capitule définitivement le 2 février 1943. Cette victoire marque le grand tournant militaire de la guerre. Par ailleurs, l avancée japonaise est stoppée et l Axe échoue aussi à El Alamein, en Égypte, tandis que les Anglo-Américains débarquent en Afrique du Nord (question 4). Ils se heurtent à la résistance de Stalingrad ce qui permet aux Russes de préparer une contre-offensive = fév 1943 : les Allds capitulent : 600 000 soldats hors de combat et ¼ du matériel militaire détruit. A partir de 1943, les constructions alliés dépassent celles de l Axe : EX : fin 1943 : les Soviétiques produisent leurs propres armes grâce aux démontages. La bataille de Koursk en juillet 1943 montre la supériorité des Soviétiques (la plus grande bataille de chars : 2700 chars allds contre 3600 soviétiques) A l'ouest : débarquement du 6 juin 1944 : = en sept la majeure partie de la France et de la Belgique est libérée. terribles représailles allemandes : ex : Oradour-sur-Glane plus de 600 morts. à l été 1944 les Soviétiques disposent de plus de 10 millions d hommes pour attaquer l Allemagne.( B. La guerre du Pacifique. p 97 Dès fin 1942, les Japonais ne peuvent plus remplacer le matériel détruit, leur expansion est bloquée. Deux axes d'attaques suivis simultanément : Au sud le général Mac Arthur Au centre l amiral Nimitz Début 1945, les Américains prennent des îles proches du Japon (Okinawa en avril 1945) et peuvent bombarder les villes japonaises tous les jours. C. Vers la capitulation du Japon et de l Allemagne. - Réaction allemande : contre-offensives fin 1944 dans les Ardennes utilisation de nouvelles armes sans succès : V1, V2, avion à réaction. - Italie : la plaine du Pô est envahie : Mussolini est arrêté et exécuté.
= Les alliés envahissent toute l All et Hitler se suicide à Berlin le 30 avril. le 8 mai 1945 : l Allemagne capitule sans condition. Le Japon poursuit la guerre malgré sa situation désespérée : utilisation de kamikazes. le pdt Truman ( Roosevelt est mort le 12 avril) décide d utiliser la bombe atomique afin d épargner des vies américaines ds l invasion du Japon. 6 août 1945 : Hiroshima (80 000 morts immédiatement). 3 p 116 et 4 p 117 9 août : Nagasaki (50 000) V. Le monde en 1945.( Q : Comment s organise le monde à l issue de la Seconde Guerre mondiale? A. Un bilan humain et matériel très lourd. - Tableau 1 p116 Doc. 1 Une catastrophe humaine La conséquence la plus immédiatement visible de la guerre est le nombre de morts. Les pertes sont considérables car, encore plus qu en 1914-18, le conflit a eu un caractère mondial. Les pays les plus touchés démographiquement par la guerre sont ceux qui ont connu des combats sur leur propre sol et qui ont été le plus longtemps engagés dans la guerre, comme l Allemagne et l URSS. Au contraire, un pays comme la France a dénombré peu de victimes car elle a cessé de participer aux combats dès 1940, avant de les reprendre en août 1944. Cependant, le nombre de morts français est bien supérieur au nombre de tués américains, pourtant engagés plus longuement, mais sur le sol desquels les combats n ont jamais eu lieu. Ainsi, la population civile n a pas été touchée. Finalement, ce sont les pertes civiles qui font vraiment la différence entre les États. Ces pertes s expliquent par l importance des bombardements et surtout par la politique d extermination nazie et les exactions des Japonais (questions 1 et 2). = plus de 50 millions de morts : la guerre la plus meurtrière ; Elle a touché à la fois les civils et les militaires. - matériel Ex : villes allemandes rasées à plus de 70%.4 p 117 Doc. 4 La ville de Dresde (Allemagne) en 1945 La ville de Dresde a été, en grande partie, détruite par les bombardements des 13 et 14 février 1945. Le but des Alliés était de réduire le noeud de communication essentiel que constituait la capitale de la Saxe, mais aussi de saper le moral des Allemands pour qu ils se retournent contre Hitler. Cette stratégie de terreur sur les populations civiles a été intensifiée à partir de 1942 quand Churchill a décidé de bombarder massivement les zones urbaines. Comme le montre la photographie, ce bombardement de Dresde a détruit la moitié des habitations de la ville, un quart des zones industrielles et tué 35 000 civils à un moment où la ville comptait près d un million d habitants du fait de l afflux de 600 000 réfugiés coût très élevé de la reconstruction: - Effondrement de la production. B. La barbarie de la guerre moderne. - Choc moral avec la découverte des camps de concentrat : plus de 10 millions de morts. 2 p 116 question Doc. 2 Le génocide : un traumatisme Vladémir Yankélévitch reprend dans ce texte Pardonner? édité pour la première fois en 1971, un article publié en 1965 dans lequel il s insurge contre l idée de pardonner et donc d oublier l extermination des juifs d Europe. Au contraire, il démontre à quel point l oubli est impossible. La connaissance du génocide a révélé une réalité presque inconcevable, «l horreur» absolue, donc «insurmontable» et inoubliable. Ce crime est inconcevable parce que «c est l être même de
l homme, Esse, que le génocide raciste a tenté d annihiler dans la chair douloureuse de ces millions de martyrs». «Ce secret honteux» de la Seconde Guerre mondiale est, écrit-il, «le secret de l homme moderne : sur notre modernité, en effet, l immense holocauste, même si on n en parle pas, pèse à la façon d un invisible remords» (question 3). 4 et 5 p 119 tribunal international de Nuremberg à p de nov 1945 juge les crimes contre l humanité. Doc. 4 Le procès de Nuremberg Le tribunal international de Nuremberg (qui s est tenu du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946) et le tribunal international de Tokyo (qui s est constitué de mai 1946 à novembre 1948) sont des tribunaux militaires internationaux. Ils résultent des accords de Londres du 8 août 1945 signés par les États-Unis, l URSS, la France et le Royaume-Uni, puis signés par 20 autres États. Ces accords décident la création du tribunal international pour juger les grands criminels des puissances de l Axe dont les crimes ont une localisation imprécise, les autres étant jugés par une juridiction nationale dans le pays où le forfait a été perpétré. Les accusés sont des personnalités nazies. Les tribunaux sont dissous après avoir rendu leur jugement : 12 condamnations à mort, 3 condamnations à la prison à vie, 2 condamnations à 20 ans de prison, une à 15 ans, une à 10 ans et deux acquittements (question 3). Doc. 5 Les chefs d accusation au procès de Nuremberg Ces procès mettent en oeuvre, pour la première fois, une justice internationale puisque les juges et le parquet sont nommés par les 4 puissances victorieuses. Trois sortes de crimes sont définies comme chef d accusation : les crimes contre la paix : préparation, déclenchement et conduite d une guerre d agression ; les crimes de guerre : violation des lois et coutumes de la guerre ; les crimes contre l humanité : persécutions, actes inhumains commis contre les populations civiles à la suite ou en liaison avec les crimes contre la paix ou les crimes de guerre. Ces tribunaux ont été critiqués comme rendant la justice des seuls vainqueurs. Ils ont été également critiqués pour ne pas avoir respecté le principe de non-rétroactivité de la loi, puisque les chefs d accusation ont été définis après les événements. Enfin, ils ont été critiqués parce que les victimes ne purent se constituer partie civile. Il faut, cependant, accorder toute son importance à la naissance d une justice pénale supranationale qui concilie deux branches du droit a priori incompatibles : le droit international qui ne concerne que les États et le droit pénal qui ne concerne que les individus (voir doc. 5 : «qu ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays») (questions 4 et 5). - Découverte d un charnier à Katyn : exécut de 5 000 officiers polonais par l URSS en 1939 - L'explosion de la bombe atomique montre que le monde moderne est entré maintenant dans une nouvelle phase angoissante C. La naissance d un nouveau monde. - 5 p 117 : Fév 1945, la conférence de Yalta avec Churchill, Roosevelt et Staline puis Potsdam en juillet/août 1945 Doc. 5 La naissance d un nouvel ordre mondial La conférence de Yalta (4-11 février 1945), en Crimée, réunit les deux Grands, URSS et États-Unis, représentés par Staline et Roosevelt ainsi que le Royaume-Uni, représenté par son Premier ministre W. Churchill. Roosevelt veut mettre fin au conflit et faire accepter par les Soviétiques son projet d organisation mondiale. Ils décident, effectivement, la mise en place de l ONU, la coordination des opérations militaires pour venir à bout du troisième Reich et la contribution soviétique dans la guerre contre le Japon. Le sort de l Europe est abordé, en particulier celui de l Allemagne, qui doit recevoir un statut d occupation, coordonnée par une commission de contrôle interalliée ; la Pologne sera administrée par un gouvernement d union nationale en attendant des élections libres qui sont prévues dans tous les pays d Europe, comme l indique la déclaration commune sur l Europe libérée. Cette déclaration pose les principes d une Europe démocratique dans laquelle le droit des peuples à disposer d eux-mêmes est respecté. Cette illusion d un accord possible avec l URSS est démentie lors de la conférence de Potsdam (17 juillet-2 août 1945), à laquelle sont présents le Président américain Truman, le Premier ministre britannique Churchill puis Attlee, et Staline. Toutefois, un certain nombre de décisions sont prises : désarmement, dénazification, démilitarisation de l Allemagne, transfert à l URSS de Konigsberg et de la partie septentrionale de la Prusse orientale, transfert à la Pologne des territoires allemands situés à l est de la ligne Oder-Neisse, formation d un gouvernement représentatif en Pologne, évacuation immédiate de l Iran, ouverture de négociations sur les Détroits (questions 5 et 6). Les décisions prises à Yalta Elections libres Création de l'onu
Les décisions prises à Potsdam : - les 3 D : dénazification, désarmement, démilitarisation de l'allemagne conséquences territoriales réelles : carte 2 p 121 questions Doc. 2 L Europe en 1945 Les modifications de frontières en Europe sont importantes : L Autriche est séparée de l Allemagne La Tchécoslovaquie recouvre son intégrité territoriale au détriment de l Allemagne. L'Allemagne perd aussi des territoires à l est de la ligne Oder-Neiss ; elle perd la Prusse orientale au bénéfice de la Pologne qui s agrandit d autant. L URSS gagne des territoires à l ouest de sa frontière (Carélie, Biélorussie, Ruthénie, Bukovine et Bessarabie) et annexe les pays baltes. La Yougoslavie récupère l Istrie au détriment de l Italie La Bulgarie récupère la Dobroudja au détriment de la Roumanie C est l URSS qui est le grand bénéficiaire de ces modifications de frontières (question 5). Les déplacements de populations les plus importants concernent les Allemands qui quittent les territoires auparavant soumis au Reich, l Allemagne vaincue étant celle qui perd le plus de territoires. Cette dernière, comme l Autriche, est occupée conjointement par les Alliés : l URSS, les États- Unis, le Royaume-Uni et même la France, qui obtient une zone d occupation (question 6). BILAN : = L Europe se divise en 2 : une sous influence américaine et l autre sous influence russe. = L'Allemagne est occupée par la France, le RU, les EU, l URSS. = Des transferts de pop gigantesques ont lieu - création de l ONU : p 118. = a pour but le maintien de la paix et de la sécurité de ses membres.