Candida : plan Candida DFGSM 2/3 Interactions Hôte - Agents infectieux Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes Année 2012-2013 Agent pathogène Eco-épidémiologie Pathogénicité Clinique Bases du diagnostic biologique Agent pathogène : Candida Candida : morphologie Champignon levuriforme = levure Genre : Candida 2-15 µm Multiplication par bourgeonnement Espèces : En pathologie humaine : C. albicans, C. glabrata, C. parapsilosis, C. tropicalis, C. krusei, C. kefyr non exhaustif, au moins une centaine d'espèces Certaines espèces produisent des pseudofilaments
Candida : morphologie Bourgeonnement Pseudo-filaments Candida : éco-épidémiologie Levure cosmopolite (monde entier) Saprobiontes sur les fruits, légumes, céréales, dans les produits laitiers, fromages,... Environ 20 espèces régulièrement retrouvées chez l homme Candida albicans = espèce la plus courante, représente ~70-80 % des isolements Réservoir principal de Candida albicans tube digestif des Mammifères, et en particulier de l'homme
Candida : éco-épidémiologie Candida : pathogénicité D autres espèces saprobiontes habituels de la peau ou des muqueuses : C. glabrata, C. tropicalis, C. parapsilosis, C. krusei Candida albicans n'est jamais saprobionte de la peau humaine Ces espèces sont retrouvées en pathologie humaine Aspects cliniques nombreux et gravité variable Candida Candidoses Infection le plus souvent d origine endogène à partir des levures saprobiontes Levures opportunistes : État saprobionte état pathogène Facteurs favorisants Candida : pathogénicité Candida : facteurs favorisant l infection "Pathogénicité" des Candida liée au "terrain" Modification des rapports entre l'hôte et la levure, à l'avantage de cette dernière Engagement du pronostic vital sur certains terrains Facteurs locaux: physiologiques, pathologiques, professionnels candidoses superficielles Humidité, macération, plis (obèses) Irritation locale, microplaies, dentiers, mauvais état bucco-dentaire Acidité (buccale, vaginale) Contact avec les sucres
Candida : facteurs favorisant l infection Candida : facteurs favorisant l infection Facteurs généraux : candidoses superficielles ou profondes Candidoses superficielles Facteurs physiologiques: âges extrêmes de la vie (prématuré, nouveau-né, vieillard) Facteurs endocriniens: grossesse, période prémenstruelle, diabète, médicaments (antibiotiques, contraception) Immuno-dépression : infection par le VIH, hémopathie, corticoïdes, immunosuppresseurs, chimiothérapie anticancéreuse Facteurs généraux : candidoses superficielles ou profondes Candidoses profondes Immunodépressions et maladies débilitantes : cancers et hémopathies, SIDA, diabète Facteurs médicamenteux et iatrogènes : corticoïdes, immunosuppresseurs, chimiothérapie anti-cancéreuse, chirurgie (digestive notamment), cathéter, matériel (valve cardiaque, prothèse ) Colonisation par Candida sp. Candida : clinique Candida : clinique Candidoses superficielles C. albicans > 95% Candidoses profondes C. albicans 50% Autres 50 % (C. glabrata, C. parapsilosis, C. tropicalis, C. krusei) Candidoses superficielles Candidoses muqueuses digestives Buccales : muguet, glossite, gingivite, chéilite, perlèche Oesophagienne Gastro-intestinales Anale : anite Candidoses muqueuses génitales Vulvo-vaginite Balano-posthite Candidoses cutanées et unguéales : Grands et petits plis cutanés : intertrigos Onyxis, avec périonyxis
Muguet buccal Enduit blanchâtre en plaques Muqueuse jugale érythémateuse Atteinte concomitante de la langue (glossite) et du palais Candidoses génitales Vaginite candidosique Liée au déséquilibre de la trophicité de la muqueuse et/ou du ph Favorisée par la grossesse, diabète et la contraception orale
Intertrigos candidosiques Lésions des grands plis et des sillons interdigitaux, interdigito-plantaires Lésion symétrique par rapport au pli, prurigineuse, érythémateuse et inflammatoire, humide suintante avec dépôt blanchâtre au fond du pli Onyxis candidosique Atteinte unguéale Le plus souvent à point de départ proximal Péri-onyxis = bourrelet périphérique inflammatoire Mains ++
Candida : clinique Candidoses profondes Candidémies, septicémies à Candida Reins, endocarde, SNC, poumons, foie, rétine, péritoine, squelette, autres viscères,...
Candidoses : diagnostic biologique Candidoses : diagnostic biologique Rappel : Au laboratoire, le diagnostic mycologique repose donc essentiellement sur : - la mise en évidence de la Levure dans les tissus sous forme "parasitaire" prééminence de l'examen direct Prélèvements : Conditions d'asepsie, pas de thérapeutique antifongique, stérilité du matériel Selon la localisation des lésions : Muqueuses écouvillonnage (écouvillon humidifié) Peau écouvillonnage du fond des plis, du bord des lésions suintantes squames Ongles fragments d'ongles et matière sousunguéale (curette) squames péri-unguéales pus du péri-onyxis Hémocultures, biopsies Candidoses : diagnostic biologique Méthodes directes : Examen mycologique Examen direct de l échantillon biologique Colorations spécifiques cellules ovales (2-15 µm), bourgeonnantes, à paroi mince +/- pseudo-mycélium
Candidoses : diagnostic biologique Méthodes directes : Examen mycologique Examen direct de l échantillon biologique Culture Mise en culture sur tubes/boîtes gélosés de mycologie médicale (Sabouraud) Développement en 24 à 48 heures de colonies blanchâtres, crémeuses, épaisses, luisantes Dénombrement des colonies Candidoses : diagnostic biologique Méthodes directes Examen mycologique Recherche d antigènes de Candida (sérum) Méthodes indirectes Recherche d anticorps anti-candida (sérum) Candidoses profondes