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Interférences par division du front d'onde Notes de cours mardi 16 décembre 2014 I- Interféromètres à division du front d'onde 1. Trous d'young et cohérence spatiale Principe des interféromètre Le principe des interféromètre réside dans la superposition de deux ondes issues de deux sources. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette expérience sur le site alain.lerille.free.fr. vidéo Critère semi-quantitatif de brouillage des franges à retenir On admet que si p > 1/2 en un même endroit du plan d'observation, les interférences sont brouillées. Cela peut arriver : pour une source large ( p est alors évalué sur la moitié de l'étendue spatiale de la source), on parle de cohérence spatiale ; pour une source non monochromatique ( p est alors évalué sur la moitié de l'étendue spectrale de la source), on parle de cohérence temporelle. 2 Cohérence spatiale d'une source exercice Considèrons deux points sources primaires très proches : S et S 0. On admet que tous les rayons lumineux qui passent par la voie 1 (respectivement la voie 2) d'un interféromètre passent par S 1 (respectivement S 2 ). u 1 et u 2 sont des vecteurs normés dans les directions de S 1 et S 2 : u 1 = S 0 S 1 S 0S 1 et u 2 = S 0 S 2 S 0S 2. On appelle δ = (SS 1 SS 2 ) (S 0 S 1 S 0 S 2 ) la diérence de diérence de marche entre les deux points sources pour aller en M suivant les deux voies de l'interféromètre. Montrer que δ SS 0. ( u 1 u 2 ) < λ pour que les interférences ne soient pas brouillées. 2. Fentes d'young Possibilité d'utiliser des fentes Aussi, s'y retrouver dans le cas des fentes d'young, δ est non nulle au premier ordre sauf si SS 0 ( u 1 u 2 ). Pour cela, il faut utiliser une fente source primaire orthogonale à u 1 et u 2 : ainsi, on gagne en luminosité, sans brouiller les interférences. une autre solution consiste à avoir u 1 = u 2, ce qui est réalisé dans le cas des interféromètres à division d'amplitude. Expérience d'young L'expérience des trous (et des fentes d'young) met en évidence le phénomènes d'interférences. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette expérience sur le site alain.lerille.free.fr. vidéo Comparaison des dispositifs des trous d'young et des fentes d'young schéma La gure 1 représente la comparaison des observations dans le cas des trous d'young et des fentes d'young. spé PC page n 1 Janson de Sailly

Figure 1 Comparaison des dispositifs des trous d'young et des fentes d'young spé PC page n 2 Janson de Sailly

3 Application à la mesure de l'épaisseur d'une lame exercice On observe des franges d'interférences sur un écran placé à grande distance de fentes d'young. On intercale ensuite une lame d'indice n et d'épaisseur e sur une des deux voies de l'interféromètre d'young. Montrer que l'interfrange est inchangée mais qu'il y a un décalage des franges, qu'on exprimera en fonction de e et n. 3. Eclairage polychromatique et cohérence temporelle Interféromètre éclairé en lumière polychromatique s'y retrouver Si un interféromètre est éclairé en lumière polychromatique, il s'agit d'appliquer la formule de Fresnel pour chacune des longueurs d'ondes I(λ) = I 1 + I 2 + 2 ( ) 2π I 1.I 2. cos λ + ϕ sup puis de sommer l'intensité relative à chaque longueur d'onde : soit de façon discrète si le spectre est discret : I = N I(λ k ), k=1 soit de façon continue si le spectre est continu : I = λ min λ min I(λ)dλ. spé PC page n 3 Janson de Sailly

Spectre cannelé dénition L'ordre d'interférence p(m) = δ(m) λ dépend de la longueur d'onde λ. Aussi, en un endroit M donné du plan d'observation, l'interférence peut elle être constructive pour certaines longueurs d'ondes et destructives pour d'autres. Le spectre de la lumière en M possède des cannelures, endroits sombres du spectre pour lesquels il y a interférence destructive. La présence de certaines couleurs et l'absence d'autres couleurs dans le spectre en M donne un aspect coloré à la frange en M. Blanc d'ordre supérieur dénition Dans le cas où le spectre cannelé de la lumière en M présente de très nombreuses cannelures, aucune couleur n'est discernée par l' il. Il s'agit d'un blanc dont le spectre n'est pas celui de la lumière blanche, mais un spectre cannelé : on parle de "blanc d'ordre supérieur". Comme aucune frange n'est visible, les interférences sont brouillées. 4 Longueur de cohérence temporelle et largeur spectrale théorème On peut relier la longueur de cohérence temporelle l c = c t à la largeur spectrale λ d'une raie non monochromatique centrée sur λ : l c = λ2 λ II- Interprétation des couleurs interférentielles schéma La gure 2 représente les franges observées en lumière blanche et le spectre cannelé de deux de ces franges. Si la diérence de marche δ est faible, les franges sont colorées, le spectre comporte peu de cannelures. Si au contraire δ > l c, il y a brouillage, on observe du blanc d'ordre supérieur, dont le spectre comporte de nombreuses cannelures. Réseaux 1. De une fente à N fentes Diraction par deux fentes (fentes d'young) schéma La gure 3 représente l'intensité diractée par deux fentes de largeur l suivant x, et innie suivant y, espacées de a suivant x, éclairée par une onde plane monochromatique (de longueur d'onde λ). Diraction par N fentes schéma La gure 4 représente l'intensité diractée par N = 8 fentes de largeur l suivant x, et innie suivant y, espacées de a suivant x, éclairée par une onde plane monochromatique (de longueur d'onde λ). Eet du nombre de fentes sur la courbe de l'intensité lumineuse animation La courbe de l'intensité en fonction de la direction présente des pics. En augmentant le nombre de fentes, la position des pics ne change pas, leur intensité augmente et leur largeur diminue. Vous pouvez retrouver une animation explicative sur le site alain.lerille.free.fr. Eet du nombre de fentes sur l'image de diraction La largeur des taches de diraction diminue à mesure que le nombre de fentes augmente. Vous pouvez retrouver une animation explicative sur le site alain.lerille.free.fr. animation spé PC page n 4 Janson de Sailly

Figure 2 Interprétation des couleurs interférentielles Figure 3 Diraction par deux fentes (fentes d'young) spé PC page n 5 Janson de Sailly

Figure 4 Diraction par N fentes Ordres d'un réseau dénition On ne visualise de la lumière diractée que dans certaines directions appelées ordres du réseau. L'ordre nul correspond à l'optique géométrique (pas de déviation des rayons incidents). 5 Détermination de la position et de la largeur des ordres par les conditions d'interférences. exercice On s'intéresse à un ensemble de N trous alignés équidistants (de distance a) éclairés par une onde plane monochromatique de longueur d'onde λ faisant un angle θ i avec la normale au plan des trous. On observe la lumière diractée à l'inni dans la direction θ d avec la normale au plan des trous. Calculer le déphasage ϕ entre deux ondes passant par deux trous successifs. En déduire la position des ordres par condition d'interférence constructive. Déterminer la demi-largeur angulaire θ des franges brillantes par condition d'interférence destructive. 2. Caractéristiques des réseaux Caractéristiques d'un réseau par transmission dénition Un réseau par transmission est un ensemble de N pupilles identiques (N 1) régulièrement espacées (de a suivant x). a est la période spatiale du réseau (en m) ; n = 1 a est le nombre de traits par millimètres (en m 1 ). Réseaux par réexion s'y retrouver un réseau par réexion peut être compris comme un réseau par transmission accolé à un miroir plan. spé PC page n 6 Janson de Sailly

Réseaux holographiques s'y retrouver un réseau holographique est la photographie de franges d'interférences (l'interfrange i est alors la période a du réseau). 6 Formule des réseaux théorème Si on éclaire un réseau de période spatiale a avec une onde plane monochromatique (de longueur d'onde λ) qui fait un angle θ i avec la normale au plan du réseau, l'intensité diractée est non nulle seulement dans quelques directions repérées par les angles θ p par rapport à la normale au plan du réseau, telles que (p est entier). sin θ p sin θ i = p λ a 3. Applications des réseaux Utilisation d'un réseau vidéo on visualise de la lumière monochromatique à la sortie d'un réseau par transmission uniquement dans certaines directions : les ordres. Eclairé en lumière blanche, le réseau disperse la lumière et permet d'en visualiser le spectre. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette expérience sur le site alain.lerille.free.fr. Angle de déviation L'angle de déviation pour l'ordre p est D = θ p θ i dénition où le rayon incident fait un angle θ i avec la normale au réseau, et le rayon diracté dans l'ordre p un angle θ p. 7 Minimum de déviation théorème Le minimum de déviation est obtenu quand le plan du réseau est bissecteur des rayons incident (d'angle θ i ) et diracté dans l'ordre p (d'angle θ p ) D = D min θ p = θ i (il y a symétrie des deux rayons par rapport au plan du réseau) Spectre visible le spectre visible s'étale de 400nm à 750nm. Vous pouvez retrouver la photo sur le site alain.lerille.free.fr. photo Phénomène de recouvrement des ordres schéma La gure 5 représente les spectres des ordres 2 et supérieurs qui se recouvrent. Seul l'ordre 1 est exempt de ce défaut.. Vous pouvez retrouver le schéma animé sur le site alain.lerille.free.fr. Caractère dispersif des réseaux sauf pour l'ordre 0, la direction de diraction dépend de la longueur d'onde. s'y retrouver spé PC page n 7 Janson de Sailly

Figure 5 Phénomène de recouvrement des ordres Spectromètres et spectroscopes s'y retrouver on peut analyser la lumière en créant une onde plane qui est diractée par un réseau. On réalise ainsi un spectromètre (une seule longueur d'onde en sort) ou bien un spectroscope (toutes les longueur d'onde sortent dispersées). Goniomètre s'y retrouver le goniomètre permet d'observer (sur un réticule) une onde plane qui est diractée par un réseau, et de mesurer très précisément (avec un vernier angulaire) la déviation du faisceau. III- Diraction 1. Montage de Fraunhofer Phénomène de diraction vidéo Toute limitation spatiale (on parle de pupille) imposée à une onde provoque la diraction de cette onde, c'est à dire un écart à la propagation rectiligne qui ne peut s'expliquer ni par la réexion, ni par la réfraction : l'optique géométrique est impuissante à expliquer le phénomène de diraction. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette expérience sur le site alain.lerille.free.fr. spé PC page n 8 Janson de Sailly

Transmission d'une pupille La transmission est complexe, telle que t [0; 1] : t (P ) = 0 la pupille est opaque en P ; t (P ) = 1 la pupille est transparente en P. t (P ) exponentielle complexe la pupille est un "objet de phase" en P. dénition 8 Objet de phase exercice On s'intéresse à une pupille telle que pour x > 0, t (x) = 1 la pupille est transparente ; pour x < 0, la pupille est une lame de verre à faces parallèles d'épaisseur e d'indice n. Déterminer t (x) pour x < 0. remarque dans le cadre de l'optique géométrique, les rayons émergents de la pupille devraient être dans la même direction que ceux qui sont incidents ( k i = k d ), du fait de la propagation rectiligne de la lumière. Mais dans le cadre de la diraction, ce n'est pas nécessairement le cas : k i k d. Montage académique schéma La gure 6 représente les conditions de la diraction de Fraunhofer : on éclaire la pupille diractante avec une onde incidente plane monochromatique (de vecteur d'onde k i ), c'est à dire par un faisceau laser parallèle ou par une source ponctuelle dans le plan focal objet d'une lentille convergente L 1, et on observe en M à l'inni (dans la direction du vecteur d'onde k d ) c'est à dire dans le plan focal d'une lentille convergente L 2.. Vous pouvez retrouver le schéma animé sur le site alain.lerille.free.fr. Figure 6 Montage académique Montage simplié schéma La gure 7 représente le montage simplié de la diraction de Fraunhofer : en fait, on peut utiliser une unique lentille juste avant la pupille diractante et regarder l'image de diraction dans le plan image de la source ponctuelle par cette lentille. spé PC page n 9 Janson de Sailly

Figure 7 Montage simplié 2. Cas d'une transmission sinusoïdale Ecran éclairé par un laser à travers un réseau de transmission sinusoïdale photo Le faisceau d'un laser, une fois passé à travers un réseau de transmission sinusoïdale, laisse trois taches sur un écran, celle du centre étant plus lumineuse. Vous pouvez retrouver la photo sur le site alain.lerille.free.fr. 9 Onde plane qui passe par un réseau de transmission sinusoïdale exercice On s'intéresse à une onde plane monochromatique de longueur d'onde λ incidente de façon normale sur un réseau unidimensionnel d'extension innie de coecient de transmission sinusoïdal ( )] 2 π x t(x) = t 0 [1 + cos a et de pas a supérieur à λ. Décomposer t(x) en une somme d'exponentielles complexes. On cherche l'amplitude de l'onde transmise sous la forme : Ã ( r, t) = α 0 e j(ω t k 0 r) + α 1 e j(ω t k 1 r) + α+1 e j(ω t k +1 r) Ecrire la continuité de l'amplitude de l'onde au passage de la pupille. En déduire que l'onde est diractée dans trois directions qui correspondent aux fréquences spatiale n/a par la relation sin(θ n ) = n a λ avec n = 0, 1, ou 1. Pourquoi les intensités lumineuses correspondant à ces directions sont-elles proportionnelles au carré des composantes de la décomposition de Fourier complexe de t(x)? spé PC page n 10 Janson de Sailly

3. Généralisation Fréquence spatiale Une périodicité a dans la pupille de diraction correspond à une fréquence spatiale σ = 1 a. σ s'exprime en m 1. dénition Direction de diraction d'une fréquence spatiale et son intensité à retenir Une fréquence spatiale σ = 1 a se caractérise par de la lumière dans une direction faisant un angle θ tel que sin θ = λ σ avec l'axe optique. Observé dans le plan focal d'une lentille convergente de focale f, on observera de la lumière à une distance f λσ du foyer. L'intensité lumineuse diractée correspondant est proportionnelle au module au carré du coecient de Fourier de la transmission de la pupille. 4. Applications 11 Mire unidimensionnelle innie de N traits équidistants de pas a exercice On s'intéresse à une onde plane monochromatique de longueur d'onde λ incidente de façon normale sur un réseau unidimensionnel d'extension innie de N traits équidistants de pas a, de coecient de transmission t(x) = n=+ n= [ t n e j( 2 π n x a +ϕ n) ] et de pas a supérieur à λ. Dans quelles directions observe-t-on de la lumière diractée? Retrouve-t-on les résultats du réseau? 12 Fente rectiligne de largeur a exercice On s'intéresse à une onde plane monochromatique de longueur d'onde λ incidente de façon normale sur une fente rectiligne de largeur a, de coecient de transmission t(x) = σ=+ σ= e j(2 π σ x+ϕ(σ)) dσ En utilisant les résultats vus en première année (sin θ max = λ a ), montrer que les composantes de Fourier ne prennent des valeurs notables que pour σ < σ max. On donnera σ max. 5. Filtrage spatial Montage de Fourier schéma La gure 8 représente le montage de Fourier dans lequel on se sert des propriétés de la diraction de Frauhofer pour ltrer une image : la pupille diractante est alors une diapositive, l'image à ltrer. En plaçant des ltres dans le plan de diraction, l'image conjuguée de la diapositive par la lentille L 2 sera changée.. Vous pouvez retrouver le schéma animé sur le site alain.lerille.free.fr. spé PC page n 11 Janson de Sailly

Figure 8 Montage de Fourier Divers types de ltrages On discerne en particulier : s'y retrouver le ltrage passe-bas : l'objet dans le plan de diraction est un diaphragme centré sur l'image géométrique et l'image ltrée voit ses détails amoindris (détramage), le ltrage passe-haut : l'objet dans le plan de diraction est un cache centré sur l'image géométrique et l'image ltrée voit ses détails renforcés (strioscopie), Optique de Fourier vidéo grâce au montage de Fourier, on peut renforcer ou diminuer des fréquences spatiales. L'expérience d'abbe consiste à éliminer les hautes fréquences dans une seule dimension : on transforme ainsi une grille à deux dimension en une grille à une dimension. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette expérience sur le site alain.lerille.free.fr. spé PC page n 12 Janson de Sailly

I- Les capacités exigibles 1. Trous et fentes d'young Technique à maîtriser jeudi 18 décembre 2014 ce qu'il faut savoir faire capacités Confronter les deux dispositifs des trous d'young et des fentes d'young : analogies et diérences. Interpréter la modication des franges lors du rajout d'une lame à faces parallèles sur un des trajets. Utiliser le critère semi-quantitatif de brouillage des franges p > 1/2 (où p est évalué sur la moitié de l'étendue spatiale ou spectrale de la source) pour interpréter des observations expérimentales. Relier la longueur de cohérence, λ et λ en ordre de grandeur. En lumière blanche, utiliser l'additivité des intensités et déterminer les longueurs d'ondes des cannelures. 2. Réseaux ce qu'il faut savoir faire capacités Confronter le modèle de N trous d'young à l'étude expérimentale du réseau plan. Utiliser un grapheur pour discuter l'inuence de N sur la nesse sans calculer explicitement l'intensité sous forme compacte. Utiliser la construction de Fresnel pour établir la condition d'interférences constructives et la demi-largeur 2 π/n des franges brillantes. 3. Optique de Fourier ce qu'il faut savoir faire capacités Construire l'onde transmise par un réseau de transmission sinusoïdal par superposition de trois ondes planes dénies par la condition aux limites sur le réseau. Interpréter les observations dans le plan de Fourier. Dans le cas de N traits parallèles équidistants ou d'une fente, relier une fréquence spatiale du spectre à la position d'un point du plan de Fourier. Relier l'amplitude de l'onde en ce point à la composante du spectre de Fourier correspondant. Interpréter les observations dans le plan de Fourier. Dans le cas d'une fente, faire le lien avec la relation sin θ = λ/a vue en première année. Utiliser l'analyse de Fourier pour interpréter les eets d'un ltrage de fréquences spatiales dans le plan de Fourier. spé PC page n 13 Janson de Sailly

II- Méthodes 1. Trous et fentes d'young A) Se ramener au dispositif des trous d'young méthode Tous les interféromètres à division du front d'onde peuvent se ramener au dispositif des trous d'young. L'interfrange est λ.d a, où D est la distance d'observation des deux trous source éloignés de a. Pour connaître l'intensité, il s'agit de calculer la diérence de marche, de ne pas oublier les déphasages supplémentaires ϕ sup : avant d'appliquer la formule de Fresnel : I(M) = I 1 + I 2 + 2 ( ) 2π I 1.I 2. cos λ + ϕ sup B) Elargissement spatial de la source primaire méthode Deux sources primaires n'interfèrent pas. Aussi, pour éviter le brouillage, il faut que la diérence d'ordre d'interférence soit p < 1/2. C) Interféromètre éclairé en lumière polychromatique méthode Il s'agit d'appliquer la formule de Fresnel pour chacune des longueurs d'ondes I(λ) = I 1 + I 2 + 2 I 1.I 2. cos puis de sommer l'intensité relative à chaque longueur d'onde : soit de façon discrète si le spectre est discret : I = N I(λ k ), k=1 ( ) 2π λ + ϕ sup soit de façon continue si le spectre est continu : I = λ min λ min I(λ)dλ. Le brouillage du fait de l'élargissement spectral intervient si la diérence d'ordre d'interférence est p > 1/2. On parle alors de "blanc d'ordre supérieur". Il y a une cannelure dans le spectre à la longueur d'onde λ s'il y a interférence destructive pour λ. D) Interpréter l'eet du rajout d'une lame à faces parallèles sur un des trajets. méthode Sans la lame d'épaisseur e, le chemin optique est L 1 = e. Avec la lame d'épaisseur e d'indice n, le chemin optique est L 2 = n e. La substitution de l'air (L 1 ) par la lame (L 2 ) introduit une diérence de marche = (n 1) e en plus dans le dispositif. 2. Réseaux E) Retrouver la formule des réseaux et la nesse des ordres méthode Utiliser la construction de Fresnel pour établir la condition d'interférences constructives et la demilargeur 2 π/n des franges brillantes. A FAIRE... spé PC page n 14 Janson de Sailly

F) Appliquer la formule des réseaux méthode Si on éclaire un réseau de période spatiale a avec une onde plane monochromatique (de longueur d'onde λ) qui fait un angle θ i avec la normale au plan du réseau, l'intensité diractée est non nulle seulement dans quelques directions repérées par les angles θ p par rapport à la normale au plan du réseau, telles que (p est entier). sin θ p sin θ i = p λ a 3. Optique de Fourier G) Déterminer la transmittance d'une pupille méthode t (P ) = 0 la pupille est opaque en P ; t (P ) = 1 la pupille est transparente en P. t (P ) = e j ϕ exponentielle complexe la pupille est un "objet de phase" en P qui introduit un déphasage ϕ. H) Déterminer les fréquences spatiales méthode Pour un objet de taille a, une fréquence spatiale σ = 1 a (et toutes ses harmoniques) apparaissent. Cela se caractérise par de la lumière dans une direction faisant un angle θ = λ σ avec l'axe optique. L'intensité lumineuse est proportionnelle au module au carré du coecient de Fourier. Observé dans le plan focal d'une lentille convergente de focale f, on observera de la lumière à une distance f λσ du foyer. I) Filtrer une image méthode On discerne en particulier : le ltrage passe-bas : l'objet dans le plan de diraction est un diaphragme centré sur l'image géométrique et l'image ltrée voit ses détails amoindris (détramage), le ltrage passe-haut : l'objet dans le plan de diraction est un cache centré sur l'image géométrique et l'image ltrée voit ses détails renforcés (strioscopie), III- Exercices 1. Interféromètre à division du front d'onde 1.1) Déplacement des franges Un système de fentes d'young F 1 et F 2 (parallèles à Ox), éloignées de a = 1, 0mm suivant Oy est éclairé par une lampe à vapeur de sodium de longueur d'onde λ = 589nm, On observe les interférences sur un écran à une distance D = 1, 2m de F 1 et F 2. 1) Calculer l'interfrange i. 2) On place devant F 1 une lame mince de verre d'indice n = 1, 5 et d'épaisseur e = 5, 0µm. Calculer le décalage y des franges. y = 3, 0mm. 1.2) Mesure de l'indice d'un gaz On éclaire un montage de fentes de Young S 1 et S 2 avec une lampe à vapeur de sodium de longueur d'onde λ = 589nm placée derrière une fente d'éclairage S. On intercale sur le trajet de la lumière après S 2 une cuve transparente de longueur intérieure l = 10cm. spé PC page n 15 Janson de Sailly

On place un écran parallèlement à S 1 S 2, à une distance grande devant S 1 S 2. Initialement la cuve est pleine d'air. 1) Que visualise-t-on dans le champ de recouvrement des faisceaux? Grâce à une pompe, on fait le vide dans la cuve. En un point M de l'écran on voit lors de l'opération déler n 1 franges. 2) Exprimer n 1 en fonction de l, λ et l'indice de l'air n air. On remplit maintenant la cuve par du gaz ammoniac NH 3. Le déplacement total des franges (par rapport à l'état où la cuve était remplie d'air) est de n 2 = 17 franges. 3) Déterminer la diérence n des indices de l'air (n air ) et de l'ammoniac (n NH3 ). Application numérique. n = 1, 0.10 4. 1.3) Miroirs de Fresnel et trous d'young équivalents On s'intéresse au dispositif des miroirs de Fresnel. Les miroirs de Fresnel sont deux miroirs plans ayant une arête commune, dont l'angle α entre les normales est petit. On note R la distance de la source S à l'arête. Dans ce dispositif, S 1 est le symétrique de S par rapport au premier miroir M 1, tandis que S 2 est le symétrique de S par rapport au second miroir M 2. 1) Déterminer S 1 S 2. S 1 S 2 = 2.R.α. 1.4) Miroir de Lloyd et trous d'young équivalents Le miroir de Lloyd est un simple miroir plan. On note R la distance de la source S au miroir. 1) Déterminer S 1 S 2, la distance entre deux trous d'young équivalents. Dans ce dispositif, S 1 est simplement S, tandis que S 2 est le symétrique de S par rapport au miroir. Ainsi, la distance S 1 S 2 est 2.R. 1.5) Angle entre deux miroirs de Fresnel On s'intéresse à deux miroirs de Fresnel qui font entre eux un angle α inconnu. Ils sont éclairés par un laser hélium-néon (de longueur d'onde λ = 632, 8nm) qui voit son faisceau élargi par un objectif de microscope placé à une distance d = 20cm de l'arête des miroirs. On observe des franges sur un écran à une distance D = 1, 6m de cette arête, grâce à une loupe de focale f = 10cm. A travers cette loupe, on voit (sans accomoder) deux franges lumineuses consécutives à l'inni, écartées d'un angle β = 1. 1) Quelle est l'interfrange i? 2) En déduire la valeur numérique en de α, l'angle entre les deux miroir. i = 29µm et α = 89mrad = 5. 1.6) Interfranges avec des miroirs de Fresnel éclairé par une lampe au mercure On s'intéresse à deux miroirs de Fresnel qui font entre eux un angle α = 4 0. Ils sont éclairés par une fente ne parallèle à l'arête des miroirs à une distance d = 40cm de cette arête. On observe des franges sur un écran à une distance D = 1, 6m de cette arête. 1) Quelle est l'interfrange i des franges avec les diérentes longueurs d'onde du mercure : spé PC page n 16 Janson de Sailly

1.a) λ 1 = 405nm 1.b) λ 2 = 436nm 1.c) λ 3 = 546nm 1.d) λ 4 = 579nm i 1 = 0, 84mm, i 2 = 0, 91mm, i 3 = 1, 1mm et i 4 = 1, 2mm. 1.7) Miroir de Loyd On s'intéresse à une source ponctuelle éclairée par une lampe monochromatique à vapeur de sodium ( λ = 589nm) à une distance d d'un miroir. 1) On observe les interférences sur un écran placé à une distance D = 1, 0m d, orthogonalement au miroir entre le rayon issu directement de la source et celui rééchi sur le miroir. 1.a) Où se trouvent les franges? 1.b) Quelle est la forme de ces franges? 1.c) Y a-t-il un déphasage supplémentaire ϕ sup introduit par ce dispositif? 2) Interfrange : 2.a) Quelle est l'interfrange i? On veut que l'interfrange soit, au moins i > i min = 1, 0mm. 2.b) Déterminer alors d max, la valeur maximale de d. d < d max = 0, 29mm. 1.8) Miroirs de Fresnel On s'intéresse à deux miroirs de Fresnel M 1 et M 2 faisant un angle θ entre eux. Ils sont éclairés par une source ponctuelle S derrière laquelle est placée une lampe monochromatique à vapeur de sodium ( λ = 589nm). S se trouve à une distance R = 15cm du point O, appartenant aux deux miroirs, OS faisant un angle α avec M 1. 1) On observe les interférences sur un écran placé à une distance D = 1, 0m R, de O. 1.a) Quelle est la forme de ces franges? 1.b) Y a-t-il un déphasage supplémentaire ϕ sup introduit par ce dispositif? 2) Rapport avec les trous d'young : 2.a) A quelles distances ( de O se trouvent ) les sources secondaires S 1 et S 2? 2.b) Que vaut l'angle OS 1, OS 2? 2.c) En déduire la distance a = S 1 S 2. 3) Interfrange : 3.a) Quelle est l'interfrange i? On veut que l'interfrange soit, au moins i > i min = 1, 0mm. 3.b) Déterminer alors θ max, la valeur maximale de θ en degrés, minutes et secondes d'arc. θ < θ max = 2, 0.10 3 rad = 6 45. 1.9) Biprisme de Fresnel et trous d'young équivalents On s'intéresse à un biprisme de Fresnel. Il s'agit de deux prismes (triangles rectangles) identiques, de petit angle α, accolés par leur base (leur petite largeur), d'indice optique n. On note R la distance de la source S au biprisme. 1) Déterminer S 1 S 2, la distance entre deux trous d'young équivalents. spé PC page n 17 Janson de Sailly

S 1 S 2 = 2.R. (n 1) α. 2. Réseaux 2.10) Positions des ordres d'un réseau Soit un réseau à 8 000 LPI (traits par pouce, où 1in = 2, 5cm). 1) Situer les positions angulaires θ p (en ) des maxima principaux pour un faisceau en incidence normale et de longueur d'onde λ = 546nm. θ 0 = 0, θ 1 = 9, 9, θ 2 = 20, 1, θ 3 = 31, 1, θ 4 = 43, 5, θ 5 = 59, 3. 2.11) Détermination d'une raie inconnue par un réseau On eclaire un réseau de n = 547 traits /mm en incidence quasi-normale par une raie de longueur d'onde λ inconue et on observe les déviations suivantes : θ 2 = 32 34, θ +2 = 32 31. 1) Déterminer λ. 1) λ = 492nm. 2.12) Réseau eclairé par une lampe à vapeur de mercure On eclaire un réseau de pas a par la raie verte du mercure (λ = 546, 1nm), et on observe les déviations suivantes : θ 3 = 63 40, θ 2 = 36 41, θ 1 = 17 24, θ +1 = 17 22, θ +2 = 36 22, θ +3 = 63 37. 1) Déterminer : 1.a) a, le pas du réseau ; 1.b) n, le nombre de traits par mm du réseau. 1) sin θ p sin θ 0 = p.λ a. Une modélisation donne : 1.a) a = 1, 828µm ; 1.b) n = 547 traits /mm. 2.13) Réseau eclairé par une lumière blanche On eclaire un réseau de n = 500 traits /mm en incidence quasi-normale par une lumière blanche (dont les longueurs d'ondes sont dans le domaine λ [400nm; 750nm]). 1) Pour chaque ordre k, déterminer en degré les déviations minimale θ mink et maximale θ maxk. 2) En déduire : 2.a) le nombre de spectres complets observables ; 2.b) les ordres des spectres sans recouvrement. Ordre 1 : θ min1 = 11, 55 et θ max1 = 22, 02 ; ordre 2 : θ min2 = 23, 62 et θ max2 = 48, 59 ; ordre 3 : θ min3 = 36, 96 et θ max3 : pas de solution. 2.14) Réalisation d'un monochromateur Un réseau 15 000 LPI (traits par pouce, où 1in = 2, 5cm) est éclairé en incidence normale par une lumière blanche. Un spectre se forme sur un écran parallèle au réseau, situé à d = 50cm du réseau. 1) Si on perce un trou de x = 5mm de côté dans l'écran et dont le centre est placé à x = 20cm de l'image géométrique parallèlement aux traits du réseau, quel sera le domaine de longueurs d'onde sélectionné par le trou? λ min = 622nm, λ max = 635nm. spé PC page n 18 Janson de Sailly

2.15) Séparation d'un doublet par un réseau Un réseau comporte n = 130traits/mm et est éclairé par un faisceau en incidence normale d'extension spatiale L = 5mm dans la direction perpendiculaire aux traits. On se placera aux petits angles. 1) Rappeler : 1.a) l'angle θ sous lequel est envoyée la lumière à l'ordre p pour la longueur d'onde λ ; 1.b) la largeur angulaire θ de ce faisceau. 2) On s'intéresse au doublet du sodium : λ = 590nm, et λ = 0, 6nm. Le critère de Rayleigh stipule que deux images sont séparées si la distance entre les deux images est supérieure au diamètre de la tache de chacune des images. 2.a) Quel est le plus petit intervalle de longueur d'onde séparable λ min dans l'ordre p autour de λ = 590nm? 2.b) Application numérique dans l'ordre 1. Sépare-t-on le doublet du sodium? 2.c) Application numérique dans l'ordre 2. Sépare-t-on le doublet du sodium? λ min = 0, 9nm > λ dans l'ordre 1. λ min = 0, 45nm < λ dans l'ordre 2. 2.16) Minimum de déviation pour un réseau Si on éclaire un réseau de période spatiale a avec une onde plane monochromatique (de longueur d'onde λ) qui fait un angle θ i avec la normale au plan du réseau, l'intensité diractée est non nulle seulement dans quelques directions repérées par les angles θ p par rapport à la normale au plan du réseau. 1) Que verie θ p (formule des réseaux)? On dénit l'angle de déviation pour l'ordre p par D = θ p θ i. 2) Si la déviation est minimale (D = D min ), qu'est-ce que cela impose sur θ i et θ p? 3) Exprimer sin ( D min ) 2, en fonction de p, a et λ. sin ( D min ) 2 = p.λ 2.a. 2.17) Recouvrement des ordres On éclaire un réseau par transmission qui possède n = 130traits/mm de façon normale, avec de la lumière blanche (λ [λ min = 400nm; λ max = 750nm]). On observe sur un écran placé parallèlement au réseau, dans le plan focal image d'une lentille convergente de focale d = 2, 5m, et repéré par un axe (Ox), l'axe (Oy) étant confondu avec l'ordre nul. 1) Calculer la position des bords des spectres : 1.a) x 1 (λ min ) et x 1 (λ max ) pour l'ordre 1 ; 1.b) x 2 (λ min ) et x 2 (λ max ) pour l'ordre 2 ; 1.c) x 3 (λ min ) et x 3 (λ max ) pour l'ordre 3. 2) Quels sont les ordres qui se recouvrent? x 1 (λ min ) = 13cm et x 1 (λ max ) = 24cm pour l'ordre 1 ; x 2 (λ min ) = 26cm et x 2 (λ max ) = 49cm pour l'ordre 2 ; x 3 (λ min ) = 39cm et x 3 (λ max ) = 73cm pour l'ordre 3. 2.18) Doublet du sodium résolu grâce à un réseau On éclaire un réseau par transmission qui possède n = 130, 0traits/mm de façon normale, avec une lampe au sodium (de longueurs d'onde λ 1 = 589, 0nm et λ 2 = 589, 6nm). On observe sur un écran placé parallèlement au réseau,, dans le plan focal image d'une lentille convergente de focale d = 2, 500m, et repéré par un axe (Ox), l'axe (Oy) étant confondu avec l'ordre nul. 1) Calculer la position des raies dans l'ordre 1 pour : 1.a) λ 1 (x 1 ) 1.b) et λ 2 (x 2 ). La largeur de la fente d'éclairage est l, le grandissement du montage optique est γ = 1 10 (on négligera l'élargissement de l'image de la fente d'éclairage par diraction). 2) Exprimer une condition sur l pour que le doublet du sodium soit résolu. spé PC page n 19 Janson de Sailly

l < 1, 9mm. 3. Optique de Fourier 3.19) Largeur d'un faisceau laser Un laser hélium-néon émet une onde quasiment plane et monochromatique de longueur d'onde λ = 633nm. A la sortie du laser, le faisceau est limité par un trou du diamètre du faisceau de sortie : D 1 = 3, 0mm. 1) Déterminer l'ordre de grandeur du diamètre D du faisceau à une distance : 1.a) L = 15m ; 1.b) L = 150m. L 2 = 15 m D 7 mm. et L 3 = 150 m D mm. 3.20) Les phares de voiture la nuit Les deux phares avant (supposés ponctuels) d'une voiture observée à une distance D (très grande) sont distants de l = 1, 4m. 1) Quel est l'angle α sous lequel on voit ces deux phares? Le diamètre de la pupille de l' il est d = 5mm. 2) Quelle est l'ouverture angulaire δθ de la tache de diraction donnée par un phare? On prendra une longueur d'onde moyenne de la lumière : λ = 600nm. Le critère de Rayleigh stipule que deux images sont séparées si la distance entre les deux images est supérieure au diamètre de la tache de chacune des images. 3) Déterminer la distance D max à partir de laquel l' il peut séparer l'image des deux phares. Application numérique. D max 10 km. 3.21) Brouillard On observe une source ponctuelle blanche (λ 0, 6µm) à l'inni à travers un brouillard est constitué de goutelettes opaques de rayon r. On visualise un halo irisé, de premier anneau sombre obtenu pour l'angle θ = 2. 1) En déduire r. Application numérique. r = 10 µm. 3.22) Diraction par une grille On considère une mire qui présente une grille de pas a suivant x éclairée sous incidence normale par une onde plane de longueur d'onde λ. 1) Quelle est l'allure de la mire éclairée? Cette mire est placée devant une lentille convergente L de focale f. 2) A quelle(s) position(s) observe-t-on de la lumière dans le plan focal image de la lentille L? spé PC page n 20 Janson de Sailly

3.23) Filtrage d'une grille sinusoïdale dans les deux dimensions On considère une mire de coecient de transmission (en amplitude) t(x, y) = ( cos 2 πx a ) ( ) + cos 2 πy a 2 avec a = 10 µm éclairée sous incidence normale par une onde plane de longueur d'onde λ = 633 nm. 1) Quelle est l'allure de la mire éclairée? Cette mire est placée à une distance 2 f avant une lentille convergente L de focale f = 1, 0 m. 2) A quelle(s) position(s) observe-t-on de la lumière dans le plan focal image de la lentille L? 3) Comment faire, en plaçant dans le plan focal image de la lentille L un ltre de sorte que l'éclairage dans le plan placé à une distance 2 f après la lentille convergente L présente des traits régulièrement espacés parallèles à y? On donnera les caractéristiques (numériques) du ltre. Il faut placer dans le plan focal de L une fente suivant F x, de largeur inférieure à f λ σ = f λ a = 6, 33 cm. 3.24) Filtrage d'une mire de transmission sinusoïdale dans les deux dimensions On considère une mire de coecient de transmission (en amplitude) ( t(x, y) = cos 2 πx a ) ( cos 2 πy a avec a = 10 µm éclairée sous incidence normale par une onde plane de longueur d'onde λ = 633 nm. Cette mire est placée à une distance 2 f avant une lentille convergente L de focale f = 1, 0 m. 1) A quelle(s) position(s) observe-t-on de la lumière dans le plan focal image de la lentille L? On place maintenant dans le plan focal image de la lentille L une fente à 45 par rapport à OF x de largeur 1, 0 cm. 2) Donner les caractéristiques (en particulier la période spatiale) de la gure observée dans le plan placé à une distance 2 f après la lentille convergente L. ) Dans le plan placé à une distance 2 f après la lentille convergente L, on observera une grille (sinusoïdale), orientée à 45 par rapport à x de période spatiale a 2 = 7, 1 µm. 3.25) Filtrage uniforme d'une mire de transmission sinusoïdale On considère une mire de coecient de transmission (en amplitude) t(x, y) = cos 2 πx a spé PC page n 21 Janson de Sailly

avec a = 5, 0 µm éclairée sous incidence normale par une onde plane de longueur d'onde λ = 633 nm. Cette mire est placée à une distance 2 f avant une lentille convergente L de focale f = 25 cm. 1) A quelle(s) position(s) observe-t-on de la lumière dans le plan focal image de la lentille L? 2) Comment faire, en plaçant dans le plan focal image de la lentille L un ltre de sorte que l'éclairage dans le plan placé à une distance 2 f après la lentille convergente L soit uniforme? On donnera les caractéristiques (numériques) du ltre. Il faut, par exemple, positionner une fente d'axe F y de largeur inférieure à 3, 1 cm. 3.26) Transformation de l'image d'une mire de transmission sinusoïdale dans les deux dimensions On considère une mire de coecient de transmission (en amplitude) ( t(x, y) = cos 2 πx ) ( cos 2 πy ) a a avec a = 10 µm éclairée sous incidence normale par une onde plane de longueur d'onde λ = 633 nm. Cette mire est placée à une distance 2 f avant une lentille convergente L de focale f = 1, 0 m. 1) A quelle(s) position(s) observe-t-on de la lumière dans le plan focal image de la lentille L? 2) Comment faire, en plaçant dans le plan focal image de la lentille L un ltre de sorte que l'éclairage dans le plan placé à une distance 2 f après la lentille convergente L présente des traits régulièrement espacés parallèles à y? On donnera les caractéristiques (numériques) du ltre. Il faut placer dans le plan focal de L une fente suivant F x, de largeur inférieure à f λ σ = f λ a = 6, 33 cm. Résolution de problème vendredi 19 décembre 2014 Cet exercice sera fait en demi-groupe lors de la séance de travaux dirigés. Le détramage contre le moirage spé PC page n 22 Janson de Sailly

D'après "Le problème du moirage sur les photos" disponible sur le site "pedago.reims.iufm.fr" Il n'est pas rare de voir apparaître des eets de moirage sur certaines illustrations numérisées dont la source est un document imprimé... Une photographie "argentique" contient un nombre de points d'information très important, le logiciel de numérisation n'a pas à appliquer de correctifs lorsqu'il la lit. Mais dès lors qu'il lors qu'il s'agit de photographies sur un magazine ou un journal, des problèmes peuvent se poser. En eet, les machines oset reproduisent les illustrations par des lignes de points (appelées "trames"). Le nombre de trames au pouce (linéature de trame) est variable (175 ou plus pour une impression d'art, 133 pour un magazine courant et souvent 85 pour un journal). An d'éviter des phénomènes de "résonances" entre la linéature de trame et la résolution de numérisation (ce que l'on appelle "moirage" : taches reproduites régulièrement), certains logiciels de numérisation opèrent un "détramage". (Cerf-volant à Berck, source de l'image VOL Passion N 33) Enoncé On a photographié une illustration en noir et blanc dans un magazine avec un appareil argentique. La diapositive est une reproduction à l'échelle 1 de l'illustration. On veut obtenir une nouvelle photographie détramée avant de la soumettre à une numérisation, le logiciel risquant de créer un eet de moirage. 1) Proposer un montage possible de ltrage optique. On donnera les valeurs numériques : des distances réelles sur le schéma du montage ; des focales des lentilles utilisées ; et des caractéristiques du ltre employé. Données : 1 in = 2, 5 cm. Travaux pratiques vendredi 19 décembre 2014 TP d'optique sur le michelson. spé PC page n 23 Janson de Sailly