115 SAO PAU Places de Stabilisation CHRS Urgence SAEF



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Accompagnement Lieux d accueil Carrefour éducatif et social CHORUS 06 12, rue Gioffredo 06000 Nice Téléphone : 04 92 47 72 00 Fax : 04 92 47 72 01 115 SAO PAU Places de Stabilisation CHRS Urgence SAEF ~ 1 ~

Les dispositifs «Etat» gérés par CHORUS 06 PAGE 3 LE 115 DES ALPES MARITIMES PAGE 4 I HISTORIQUE DU DISPOSITIF. PAGE 4 II DEFINITION ET PUBLIC CIBLE PAGE 4 III OBJECTIFS OPERATIONNELS PAGE 4 IV LA SITUATION DU 115 EN 2010 : UN SERVICE ENCORE FRAGILISE PAGE 5 V. BILAN STATISTIQUES PAGE 6 LE SITE DU 115 PAGE 11 Le partenariat et la veille sociale PAGE 11 LE SERVICE D ACCUEIL ET D ORIENTATION PAGE 14 LE SAO EN 2010 PLACES D ACCUEIL D URGENCE PAGE 16 I - UNE NECESSAIRE ADAPTATION DE CE DISPOSITIF PAGE 16 II. L ACTIVITE EN 2010 PAGE 17 III. DONNEES SUR LE PUBLIC BENEFICIAIRE PAGE 18 IV CONCLUSION PAGE 24 POLE HEBERGEMENT PAGE 25 I LA CREATION DU POLE HEBERGEMENT PAGE 25 II LA RESTRUCTURATION DU PARC D HEBERGEMENTS PAGE 25 CHRS URGENCE PAGE 27 I LES SORTIES DU CHRS URGENCE EN 2010 PAGE 32 II ILLUSTRATION DU TRAVAIL DU CHRS URGENCE PAGE 35 PLACES DE STABILISATION PAGE 37 I DEMANDES FORMULEES PAR LES SERVICES PRESCRIPTEURS PAGE 37 ILLUSTRATION DU TRAVAIL EN PLACES DE STABILISATION PAGE 45 ILLUSTRATION DU TRAVAIL DU POLE HEBERGEMENT PAGE 46 BILAN D ACTIVITE SAEF 2010 (SERVICE D ACCUEIL ET D EVALUATION DES FAMILLES) PAGE 49 I - SAEF EN CHIFFRE EN 2010 PAGE 51 II - HEBERGEMENT PAGE 52 III PROFIL DU PUBLIC PAGE 53 IV LES PRESCRIPTEURS PAGE 55 V ADMISSION PAGE 56 VI RESSOURCES PAGE 57 VII LE SAEF SANS HEBERGEMENT PAGE 57 VIII ORIENTATIONS PAGE 58 IX L EQUIPE PAGE 58 X CONCLUSION ET PROJETS PAGE 59 ANNEXES PAGES 62/63 CONCLUSION PAGE 64 ~ 2 ~

Les dispositifs «Etat» gérés par CHORUS 06 Au sein de l association ALC, CHORUS 06 regroupe les actions développées en matière d urgence sociale. Financé par les pouvoirs publics, l établissement assure des missions déléguées de service public complémentaires entre elles et en lien partenarial très fort avec des partenaires associatifs ou issus des collectivités territoriales. L Etat confie { CHORUS 06 une mission de service spécialisé d accueil, d écoute des personnes et familles en difficulté, d évaluation des situations d urgence, de proposition d un hébergement temporaire immédiat selon les disponibilités et d orientation vers un dispositif d insertion. Aujourd hui, CHORUS 06 gère : - un pôle de premier accueil comprenant le 115, le SAO et 50 places d accueil d urgence dédiées au 115 ; - un pôle hébergement comprenant un CHRS urgence de 54 places et un hébergement de stabilisation de 12 places ; Au-delà du travail social individuel avec les personnes et les familles, CHORUS 06 inscrit son action dans le cadre d une veille sociale départementale, en repérant les situations d extrême détresse, en analysant l évolution des besoins et en collaborant { la construction de réponses pertinentes. CHORUS 06 traite l urgence et la crise dans leur ensemble, avec des réponses immédiates aux besoins exprimés par les personnes. Les interventions sont de courte durée, transitoires, réalisées en lien avec les référents externes et basées sur la mobilisation des personnes. L année 2010 a permis un certain nombre de restructurations pour Chorus 06, l établissement a notamment créé un Pôle Hébergement qui a permis de mutualiser les équipes chargées de suivre les usagers du CHRS Urgence et des Places de Stabilisation ; D autre part le SAO a mobilisé ses compétences pour permettre au service du 115 de fonctionner sereinement en maintenant ses capacités d écoute et ses tranches horaires habituelles. ~ 3 ~

Le 115 des Alpes Maritimes I HISTORIQUE DU DISPOSITIF. Ce dispositif a été mis en œuvre par Chorus 06 à la demande de la DDASS en 1998, dans le cadre des priorités nationales inscrites dans la loi du 29 juillet 1998. II DEFINITION ET PUBLIC CIBLE Le «115» est une ligne téléphonique d accueil et d aide pour les personnes et familles ; c est un numéro d urgence gratuit au même titre que le 15, le 17 et le 18 ; il est accessible de tout téléphone fixe ou portable. L appel reçu y est anonyme. Dans les Alpes Maritimes, il fonctionne de 9 heures à 23 heures, 365 jours par an. Au-delà de 23 heures, un relais est assuré par l association SOS Amitiés qui est habilitée { mettre en place une nuitée d hôtel si nécessaire. La gestion du «115» relève d une mission de service public. Ce service s adresse en priorité aux personnes les plus vulnérables, personnes seules ou familles en détresse, en situation d errance ou (et) de crise. Le «115», apporte une réponse effective et de proximité à tout appelant ; il est l occasion d un premier contact attentif et humain. Il participe à préserver et à restaurer du lien social. Le «115» est une composante du dispositif de veille sociale qui s inscrit dans un partenariat large dont l élément fondamental est la réponse { l urgence sociale et où chaque acteur est coresponsable du dispositif. Pour cela il s inscrit dans un large partenariat départemental. III OBJECTIFS OPERATIONNELS Les écoutants de ce dispositif, tous travailleurs sociaux diplômés d Etat ont pour mission d informer, d écouter, d orienter et de rechercher une réponse adéquate en matière d hébergement, d alimentation, d hygiène ou de prise en charge sociale pour les personnes sans domicile fixe. Ils peuvent également être interpellés par un citoyen qui, ayant une connaissance d une situation difficile ou présentant un danger pour une personne, souhaite l intervention du Samu social ou d un service d urgence. Le 115, effectue alors un relais ou une liaison avec les services compétents en indiquant les noms et coordonnées de la personne ou la famille en difficulté, le lieu où elle peut être contactée. 1 L accueil et l information Le «115» accueille et informe sur l accès aux droits, sur les dispositifs de droit commun et sur les dispositifs d urgence sociale qui sont gérés par l ensemble des organismes sociaux et des associations du département (accueils de nuit, de jour, équipes mobiles, distributions alimentaires, lieux de soins, vestiaires, services sociaux.) Dans cette mission d accueil et d information, il s appuie sur les informations collectées et réactualisées dans le répertoire départemental de l urgence. 2 L évaluation et l orientation Le «115» évalue la nature et l urgence de la demande, recherche et propose une réponse adaptée à la situation. Dans la mesure des moyens existants, il réoriente le demandeur vers les services et référents sociaux concernés en effectuant un relais avec ces derniers. ~ 4 ~

3 La connaissance du dispositif d hébergement Le «115» est en lien journalier avec les différents accueils de nuit du département ; il dispose d un recensement au quotidien de l état des capacités du dispositif d hébergement d urgence. Il a, par ailleurs, une connaissance du dispositif d hébergement du département au sens large. 4 La réponse à la demande d hébergement Le «115», utilise les places mises { sa disposition par l ensemble des structures gérant des places d hébergement d urgence du département, lui permettant de répondre { la demande moyenne quotidienne. Les places mises à disposition seront définies par convention entre la DDASS et chacune de ces structures. Elles doivent comporter une diversité d offre prenant en compte l ensemble des situations rencontrées. L association «SOS amitiés peut durant la nuit mettre en place une nuitée en hôtel à la demande des services de police et ce pour protéger la personne et la famille. 5 La contribution du «115» à l observation sociale - Le «115» a pour mission d assurer une fonction de vigilance et d alerte au quotidien sur l évolution de la demande, notamment auprès des services de l Etat responsables, afin que ces derniers disposent d éléments leur permettant de rechercher des réponses adaptées en adéquation avec les besoins repérés. - Le «115» participe { l observation sociale sur son champ d intervention en lien avec les structures départementales, régionales et nationales existantes dans le domaine de la pauvreté et de l exclusion. Dans les Alpes Maritimes, le 115 participe aux travaux de différents collectifs humanitaires regroupant des services et associations caritatives et humanitaires sur différents bassins de vie : Nice, Grasse, Cannes, Menton. Des réunions régulières sont organisées avec les équipes mobiles, les PASS, les services de police et pompiers et tout partenaire départemental. Toutes ces rencontres permettent de mieux se connaître, d apprécier les zones et modalités d intervention de chacun et ainsi de mieux articuler nos actions. Pour la personne aidée, la réponse téléphonique fournie sera encore plus pertinente. IV LA SITUATION DU 115 EN 2010 : UN SERVICE ENCORE FRAGILISE La subvention de fonctionnement alloué au 115 est restée identique en 2010 mais elle a été renforcée en fin d année par un complément budgétaire issu des budgets de l urgence de la DDCS. Par ailleurs l équipe du SAO est venue renforcer celle de la téléphonie et a ainsi permis un fonctionnement plus serein que celui connu en 2009. Il est tout de même important de rappeler que pour faire fonctionner le 115 5 ETP d écoutants sont nécessaires ainsi que du temps supplémentaires d écoutants en CDD durant les mois d hiver afin d assurer des soirées avec 2 travailleurs sociaux. ~ 5 ~

V. BILAN STATISTIQUES A) LE TYPE D APPELS Nombre d'appels Nombre de demandes Nombre de demandes concernant l'hébergement Nombre de d'attributions d'hébergement Nombre de refus d'attribution d'hébergement Janvier 3498 2089 1187 701 166 Février 3329 2306 1189 603 137 Mars 3236 2179 1246 498 205 Avril 2796 1612 594 99 253 Mai 2473 1699 709 182 265 Juin 2785 1671 636 179 247 Juillet 2534 1644 467 114 203 Août 2320 1269 291 71 117 Septembre 2796 1758 285 117 102 Octobre 3151 1758 451 293 118 Novembre 3779 2343 948 585 117 Décembre 3970 1676 890 639 108 TOTAL 36 667 22 319 8893 3961 2038 Moyenne mensuelle 3270 3484 1502 586 224 Ce graphique fait apparaitre que durant 6 mois le nombre d appels mensuel est supérieur { 3000. Nous y trouvons les 5 mois de la période hivernale avec le mois d octobre en plus. Cela met en évidence notamment le besoin d un renfort hivernal durant cette période. ~ 6 ~

Mois Demandes de couverture Janv. 116 252 Fév. 135 280 Mars 189 253 Avril 176 345 Mai 113 353 Juin 114 445 Juill. 108 471 Août 217 358 Sept. 179 560 Oct. 261 581 Nov. 202 352 Déc. 181 258 Demandes d aide Alimentaire. Ce graphique permet de visualiser les demandes concernant les besoins primaires: dormir et manger. Il apparait que durant les mois d août, octobre et novembre, il y a eu une forte demande de couverture, plus de 200 par mois. Des échanges que nous avons eus avec nos collègues des SAMUS Sociaux, il semble que les places d hébergement d urgence aient été largement insuffisantes notamment pour la ville de Nice durant cette période. Le règlement intérieur du Centre d Accueil d Urgence de Nice ayant été assoupli, la difficulté a été amoindrie en cours d année. Les demandes qui concernent l alimentation croissent régulièrement jusqu au mois d octobre pour retrouver en décembre le même nombre qu en janvier. Ce nombre de demandes suit le cycle des ouvertures et fermetures des accueils de nuit dans les Alpes Maritimes. ~ 7 ~

Pour rappel, cette année encore et ceci depuis déjà très longtemps, il n y a pas eu de distributions alimentaires de rue tous les jours durant le mois d août à Nice. Les demandes alimentaires représentent plus du double des demandes de couvertures, les demandes d hébergement restant quoi qu il les plus nombreuses. Sur les 22319 appels, qui font référence à une demande, 68,96% de ces appels sont en lien avec le «où manger et dormir?». Cela ne peut que nous inviter { rester d autant plus vigilant, sur les réponses qui peuvent être apportées dans les Alpes Maritimes. 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 Demandes hébergement Attributions Refus Orientations sans attribution de place Il apparait que, la moitié des appels de l année sont concentrés sur les 5 mois de la période hivernale. La période hivernale reste marquée par les demandes d hébergement, avec une capacité plus importante du «115» à pouvoir apporter des réponses positives en cette période. Les effets du nouveau règlement de l accueil de nuit de Nice, et la fermeture des structures d urgence des autres communes ainsi que la Halte De Nuit, se sont fait ressentir dès le mois de mars 2010. Par la suite les usagers se découragent et nous sollicitent moins. On remarque également des demandes d aide alimentaire n allant qui ne vont qu en croissant dès le mois d avril, pour se voir doublées voir triplées de juin à octobre. Ceci et dû notamment du fait des arrêts de certaines associations de distribution des repas de rue. Plusieurs associations ont été touchées cette année par une baisse, voir, une suppression de leurs subventions leur permettant d assurer une continuité, tous les soirs de la semaine. ~ 8 ~

Répartition des réponses du 115 à la demande d hébergement selon la zone géographique : Zone géographique Réponses positives Orientations sans Réponses négatives attribution de place Nice 50% 29.5% 20.5% Communes du 21.84% 45.5% 32.66% Département Nous avons plus de possibilité d orientation vers le CAUS de Nice, il est arrivé au 115 d inscrire plus de 50 personnes pour une soirée. Les autres communes assurent à presque 95% la gestion de leurs places. Le CAUS de Nice, a la plus grande capacité d accueil, il est le seul { rester ouvert les 12 mois de l année, c est la seule structure d urgence de la rive gauche du Var. Tous les autres accueils de nuit du département sont sur la rive droite du Var. De nombreux accueil de nuit sont ouverts uniquement durant la période hivernale, avec parfois quelques semaines en plus avant et après ce temps-là. Les accueils d Antibes et Cannes ferment durant tout l été. En dehors des demandes d hébergement celles liées { la recherche d information (services sociaux, accueils de jour, où se poser, manger, se laver ) reste la plus fréquente. La demande d écoute, spécifiquement le soir lorsque tous les autres services sont fermés, reste primordial pour les personnes les plus démunies. Le travail en lien avec nos partenaires du Samu Social devient alors essentiel. ~ 9 ~

B) LE PUBLIC La majorité des demandeurs sont des hommes isolés (55%). Il est { noter pourtant que l année 2009 a été marquée par une augmentation du nombre de familles demandeuses d asile avec de jeunes enfants et de femmes victimes de violence. Ces nouvelles problématiques seront à prendre en compte dans les mois à venir et pourront faire l objet de montage de projets spécifiques. C) LES APPELANTS ~ 10 ~

Les appelants sont toujours en majorité des usagers, mais nos partenaires habituels comme les services sociaux et les équipes du Samu social sont très présents (13%) ainsi que les particuliers (nombreux plus particulièrement en hiver). LE SITE DU 115 Un des critères de qualité du dispositif est de donner { la personne ou { la famille, l information la plus pertinente possible et surtout réactualisée. Ceci est possible grâce à la recherche par tous les écoutants de toutes les réponses sociales existantes ou se créant, et par le travail de la rédactrice-documentaliste. Cette dernière participe à toutes les réunions de veille sociale, en rassemblant et en traitant les informations. Elle les restitue sous diverses formes aux écoutants du 115 et aux partenaires (Nice urgence, différents livrets); de plus elle assure la réactualisation du site internet. Ce site permet à tous les partenaires départementaux d avoir les informations réactualisées régulièrement et des renseignements relevant de la veille sociale (circulaires, différentes réunions ). Ce site est en lien étroit avec d autres sites du département (Villes, CCAS, associations ) Tableau des fréquentations du site Internet 115/ Année 2010 Visiteurs différents janv.-10 0 0 Visites févr.-10 1088 1423 mars-10 1327 2120 avr-10 874 2819 mai-10 885 1389 juin-10 880 1519 juil.-10 893 1372 août-10 994 1415 sept-10 1170 1587 oct.-10 1301 1894 nov.-10 1623 3005 déc.-10 1443 2538 TOTAL 12478 21081 Le partenariat et la veille sociale Le 115 des Alpes Maritimes assume une mission de régulation ; s appuyant sur sa réactivité et sa connaissance des dispositifs existants, il gère les renforts du dispositif d hébergement hivernal et estival lorsque les accueils de nuit de Nice réduisent leur activité. En effet le 115 peut être sollicité pour : affiner un diagnostic d hébergement, indiquer une structure adaptée, allouer une place dont il dispose en direct (cf. dispositif des PAU), assurer un hébergement transitoire avant qu un hébergement adapté ne se libère. ~ 11 ~

Des procédures d accueil spécifiques entre l accueil de nuit de Nice et le 115 ont été élaborées et mises en place depuis plusieurs années, l une en été, une autre pour la période hivernale, notamment par le biais de fax et de transmission entre les équipes du 115 et celles du CAUS. Cela a permis de rendre un meilleur service aux personnes dans la rue en permettant à la fois de procéder à des orientations vers le CAUS et vers la salle St Barthelemy lorsque toutes les autres structures niçoises sont complètes durant le période la plus froide. Cette possibilité supplémentaire de 40 lits pour les plus démunis a permis d éviter de laisser dans la rue des hommes isolés parfois âgés ou malades. Cet outil qui est essentiellement une mise { l abri a été perçus par les usagers de manière très positive ; ils en faisaient spontanément la demande et semblaient y trouver un accueil chaleureux et sécurisant. Nous souhaiterions ce type de procédures pour l ensemble des accueils de nuit du département. Durant les périodes hivernales, cinq places ont été également réservées au 115 sur la halte de nuit ; les personnes pouvaient y entrer chaque soir. Le 115, joue également un rôle de régulation en animant les réunions de diagnostic partagé. En 2009, toutes les semaines, le 115 a accueilli en ses murs, les partenaires du dispositif de veille sociale niçois pour repérer les situations communes ; CAUS, accueil de jour ou SAPSDS du CCAS de Nice, Couleur Café, SAMUS Sociaux Mutuelle et Croix Rouge, PASS, Centre Maupassant etc. Lors de ce temps de travail, les personnes en contact direct avec des personnes de la rue, abordent toutes les situations difficiles, s articulent entre elles et élaborent un plan d aide prenant en compte la globalité de la situation ; cette coordination introduit une plus grande cohérence dans les réponses faites par les unes et les autres. Le 115 à la suite de ces réunions établit des fiches utilisées uniquement en interne par les écoutants de CHORUS. Avec les différentes équipes de maraude et durant la période hivernale avec d autres partenaires. Liens quotidiens avec les équipes de maraude pour les signalements. Le retour sur ces derniers fonctionne bien. Cela nous permet de mieux identifier et de localiser les personnes SDF ne souhaitant pas aller en accueils de nuit. Les équipes appellent le 115 tous les soirs en début et en fin de soirée. Avec les équipes qui distribuent de l alimentation dans la rue, des colis d urgence et qui organisent d autres réponses sociales dans ce domaine. Chaque soir, le «115» est contacté par ces équipes dès le début des tournées et les lieux de distribution sont recensés. Avec SOS amitiés. Cette association assure bénévolement le relais du 115 de 23 heures à 9 heures. Nous recevons régulièrement les écoutants et nous nous sommes coordonnés avec le 112 pour les périodes hivernales. Cette association est actuellement en difficulté dans le recrutement de ses bénévoles, ce qui pose le problème de la continuité de la mission du 115, 24 heures sur 24. ~ 12 ~

Réunion avec la PASS et le responsable du SDIS, le SAMU de la ville de Nice pour une meilleure articulation entre le 115, les équipes de maraude et les pompiers (traitement des signalements et transports des personnes). Le 115 des Alpes Maritimes est inscrit sur un travail de réseau niçois mais aussi sur le 06 et sur la région. Inscription du 115 au sein d Inter-secours Nice. Participation à toutes les commissions organisées par ce collectif et qui concernent les domaines suivants : l organisation des distributions alimentaires ; les transports ; l accueil et l hébergement d urgence ; les étrangers ; l accueil et l accompagnement des jeunes de 18 à 25 ans. Participation à deux journées de la solidarité, Celles de Nice avec l inscription de 2 équipes d ALC pour le tournoi de football, organisé dans ce contexte et de Roquebrune Cap Martin. Participation au diagnostic départemental organisé pendant l été 2008 par les Le travail en réseau sur la région dans le cadre de la FNARS PACA. Le 115-06 participe très régulièrement aux travaux d une commission réunissant les différents 115 de la région. Le 115 des Alpes Maritimes, fait parti des sites pilotes au niveau national du programme PROGEDIS. Ceci est un programme informatique mis en place dans au niveau national, avec un financement de cette action par la DGS. L objectif est d avoir les mêmes items, pour créer une même base de données et obtenir un recueil des faits et des statistiques communes au niveau national. Cette démarche demande, noud demande, du temps et de l investissement, car les rencontres sont trimestrielles, au niveau national, ainsi que dans l application des décisions prises. Toutefois, actuellement nous continuons la saisie manuelle sur la main courante et en même temps une saisie informatique. 2010 verra continuer notre réflexion sur des préconisations pour une meilleure efficacité de ce dispositif (affiner le maillage territorial, organisation du site sentinelle, positionnement dans la mise en œuvre du DALO). Notre inquiétude est grandissante, car le nombre d appels est croissant et ceci toute l année. Auparavant lors de la période estivale nous étions moins appelés, ce qui ne parait être plus le cas La demande des personnes est croissante en nombre et diversité, mais les réponses sont les mêmes ~ 13 ~

Le Service d Accueil et d Orientation Ce dispositif d urgence est situé dans le référentiel AHI comme étant en lien direct avec le 115, ce dernier assurant l accueil téléphonique, le SAO l accueil physique. C est le cas pour CHORUS dans la mesure où les deux dispositifs sont implantés { la même adresse. C est un atout considérable pour constituer un maillon de la plate-forme de premier accueil et conforter le parcours des personnes sans rupture supplémentaire. LE SAO EN 2010 L année 2010 a été une année très particulière pour de dispositif. Les travailleurs sociaux, pour des raisons de service ont été amenés à faire un nombre important d heures sur le «115». Certaines semaines, elle était présente sur le SAO que 7 heures, les 28 heures restantes étant sur le «115», bien que la majorité du temps elle était plus en SAO que sur le «115». Malgré ce fonctionnement peu satisfaisant pour les personnes se présentant spontanément au service et donc sans rendez-vous, un nombre important de personnes a pu être accueilli dans ce dispositif. En effet 149 personnes ont été reçues, à Chorus soit : - 90 femmes - 59 hommes Pour un ou plusieurs entretiens, 228 ont eu lieu. Des entretiens téléphoniques ont été faits avec des personnes nous sollicitant hors département, nous en avons décompté 39 lors du dernier semestre. SAO : un premier maillon du réseau Le service d accueil et d orientation constitue le premier maillon du réseau de prise en charge des personnes seules et couples sans enfant. Il joue un rôle important dans l accueil et la mise en sécurité des personnes et femmes victimes de violences. Le travailleur social accueille les personnes dont les demandes sont marquées par une notion d urgence. Après évaluation de la situation, les personnes accueillies sont informées sur les dispositifs adaptés à leur situation et à leur orientation afin de leur permettre de se situer dans la réalité actuelle de l'offre sociale. Par ailleurs certains travailleurs sociaux, sollicitent le SAO, afin de compléter l évaluation d une situation en vue de répondre au mieux { la personne. Dans le constat 2010: des problématiques émergentes Tout d abord, il convient de rappeler une évidence : en 2010, dans un contexte socioéconomique mouvant, l enjeu majeur du dispositif SAO, consistait { s adapter en permanence aux situations d urgence qui sont marquées par un état de crise avec passage à l acte et parfois de violence physique. ~ 14 ~

Parmi les problématiques émergentes il apparaît une augmentation encore accrue de la précarité et un vieillissement de la population concernée par les difficultés. Dans la trajectoire socio-familiale de la personne accueillie, le risque de précarité observé, s est accentué avec : des situations d'expulsion et leur traitement, des salariés le jour, sans domicile la nuit qui cumulent un certain nombre de problèmes: rupture conjugale, alcoolisme, difficultés financières, et surendettement. Par ailleurs, il apparaît important de souligner, le problème récurrent de mobilité géographique.parmi le public accueilli en provenance de différents départements un certain nombre de personnes en difficultés, échouent dans leur quête d insertion sociale. Leur situation sociale aggravée par les problèmes d'ordre psychologique déjà omniprésents qui constituent un réel obstacle pouvant compromettre le projet d insertion. Ces constats soulignent l importance que constitue le travail du repérage du SAO dans le diagnostic des nouveaux besoins du public accueilli. Limites identifiées du dispositif Même si le dispositif SAO, maintient le sens en termes de cohérence à ses actions antérieurement menées, les limites du dispositif apparaissent. Des difficultés qui tiennent aux moyens matériels adéquats limités et { l absence d outils appropriés { la conduite d une orientation visant { une insertion sociale ce qui contribue { l aggravation des problèmes qui parfois mènent à des situations de marginalisation. En direction des jeunes on ne peut que déplorer le peu de moyens mis à leur disposition pour se réaliser dans leur projet de vie. Le SAO arrive aujourd'hui à une perspective de travail avec des propositions suivantes : Poursuite du repérage et de l identification des nouveaux besoins de son public, Travailler sur les réponses { l urgence sociale adaptées au contexte socio-économique du département 06, Offrir aux personnes en état de crise un espace humanisé dans lequel elles pourront avoir une possibilité d être écoutées, aidées et respectées. Favoriser l harmonisation des orientations dans le parcours de l usager. ~ 15 ~

Places d Accueil d Urgence Les places d accueil d urgence répondent aux critères suivants : Leur nombre est limité par convention à 50 places, Elles sont à vocation départementale ; elles doivent donc être implantées sur l ensemble de ce territoire et ont fait l objet d une demande d ALT, Elles restent initiées et gérées par le 115 ; mais depuis juillet 2008, devant la demande massive d hébergement, un travailleur social est mobilisé tous les après-midi du lundi au vendredi de 13 à 18 heures pour leur traitement, Elles doivent être conformes aux circulaires de non remise à la rue et de principe de continuité d accompagnement, Elles se concrétisent par des nuitées en hôtel pour des personnes isolées ou pour les familles en places en hôtel meublé. Elles ont fait l objet d une procédure d admission mise { disposition sur le site Internet du 115. Ce dispositif est maintenant connu, par un grand nombre de travailleurs sociaux du département. Nous continuons à ne pas pouvoir répondre favorablement à toutes les demandes quotidiennes, faites par les travailleurs sociaux. Ceci aussi bien pour les personnes seules que pour les familles. Pour ces dernières, nous nous trouvons confrontés au fait qu elles nous appellent sur le 115, après 17h, heure de fermeture des PAU. Ce sera le travailleur social écoutant sur le 115, qui devra mettre en place un hébergement, alors que le nombre de personnes hébergées en PAU est déjà atteint, parfois dépassé. Ces démarches des familles sont parfois de leur propre initiative et d autrefois initiées par les services sociaux. Nous nous trouvons dans la situation d avoir refusé un hébergement { 16h50 en PAU et d en mettre un en place { 17h10, par le 115.Si nous pouvons comprendre l inquiétude des familles { se retrouver { la rue avec des enfants souvent en bas âge. Nous pensons qu une rencontre et des travaux devraient avoir lieu très prochainement sous l égide de la DDCS, afin d élaborer un I - UNE NECESSAIRE ADAPTATION DE CE DISPOSITIF Au début de ce dispositif, nous en avions souhaité la répartition suivante : 3 places restent l usage exclusif du 115 qui rappelons le, exerce sa mission au-delà de 17 heures et tous les jours de l année et doit pouvoir répondre { sa mission de mise { l abri pour certaines situations ne pouvant être accueillies dans les accueils de nuit ou présentant certaines caractéristiques (santé, danger important). Elles sont une première étape et leur durée maximale est toujours de une à trois nuits maximum ; en effet, ensuite, si l évaluation de la situation le confirme, une prolongation peut être demandée par le service social qui va accompagner la personne sur une courte période. Les autres places sont activées par les autres partenaires départementaux ; elles répondent alors au besoin cité ci-dessus mais aussi à un souci de prendre du temps pour observer l évolution de la situation, favoriser une évaluation et une orientation plus pertinente. ~ 16 ~

De fait, tout au long de l année, nous avons été bousculés dans cette répartition car la demande d hébergement d urgence est forte ; tous les jours nous fermons le dispositif en laissant des demandes sans réponse. II. L ACTIVITE EN 2010 A la demande des prescripteurs, nous avons réalisé l activité suivante : On note moins d hébergement (-158) ainsi que moins de personnes hébergées (-325) et avec, (- 1680) nuitées ce qui explique ci-dessous 2009 2010 VARIABLE % HEBERGEMENT 793 635-158 -24.88 % PERSONNES 1324 1099-325 -31.83% NUITEES 12283 10603-1680 -15.84% DUREE MOYENNNE DES HEBERGEMENTS 8 9 1 +11 % * Ce chiffre correspond strictement aux hébergements 2010. Si l on se réfère au nombre de situations accueillies en 2010 (hébergements commencés en 2009 ou terminés en 2010), cette durée moyenne est de 9 nuitées. Nous pouvons remarquer que la durée moyenne de l hébergement a été rallongée 1,1 jour, soit de plus de 11%. Les refus et hébergements/mois : Pour des raisons uniquement de budget, il ne nous a pas été possible de louer des chambres supplémentaires malgré les besoins indiscutables. Durant la période estivale et jusqu au début de ~ 17 ~

l automne, { plusieurs reprises nous n avons pas pu accueillir des familles pour lesquelles nous étions sollicitées, de 17h et jusqu { 23h, il en a été de même. Nous pouvons confirmer que des familles avec des enfants en bas âge sont restées dans la rue et ceci durant plusieurs nuitées. III. DONNEES SUR LE PUBLIC BENEFICIAIRE Le public : 66,5% sont des adultes (28.8% d hommes, 37.7% de femmes), 33,6%, des enfants. Répartition par compositions familiales : Personnes isolées : 25.8% Couples : 3.5% Familles monoparentales : 60% Couples avec enfants : 10.7% (164 personnes) (22 personnes) (381 personnes) (68 personnes) Répartion par composition familiale 22 68 164 381 Couples Couples avec enfants Isolés avec enfants Isolés Répartition par tranche d âge AGE NB DE PERSONNES % - 3 ANS 115 10.5% DE 3 A 18 ANS 242 22% DE 18 ANS A 26 ANS 196 17.8% DE 26 A 36 ANS 245 22.3% DE 36 A 46 ANS 165 15% DE 46 A 55 ANS 89 8.1% + 55 ANS 47 4.3% ~ 18 ~

Les prescripteurs ASSOCIATION NUITEES % CAMS 5689 54 Divers 1739 16 CCAS/SAPSDS/MAI RIE/CRAM 1551 15 Missions locales 517 5 Secteur hospitalier 433 4 115 412 4 DDCS 231 2 Police 10 0 SPIP 7 0 1565 433 Répartion des nuitées éffectuées par les prescripteurs 231 10 7 412 115 Associations 1739 Mission Locale CAMS du département 517 CCAS/SAPSDS/ Mairie/CRAM Secteur hospitalier DDCS Police SPIP Nice 5689 Ce tableau ainsi que le graphique mettent en évidence, si besoin, que les PAU, répondent pour plus de 50%, à des situations orientées par les CAMS des Alpes Maritimes. Le dispositif des PAU, mis en place en août 2007, avait une orientation initiale pour la mise { l abri en priorité de personnes seules ou en couples sans enfants ; trois années plus tard, nous pouvons constater que cela n est plus le cas. Nous pensons qu il est urgent qu un temps de travail avec tous les partenaires sollicitant les PAU, devrait être pris durant l année 2011, afin de resituer le dispositif et ses missions dans le contexte départemental. ~ 19 ~

Répartition des nuitées réalisées par ville à l origine de la demande : VILLES NUITEES % Nice 7220 68 Cannes 1098 10 Antibes 693 7 Menton 326 3 Cagnes sur Mer 255 2 Le Cannet 188 2 Grasse 174 2 St Laurent du Var 162 2 St André de la Roche 128 1 Villefranche sur Mer 116 1 Villeneuve Loubet 68 1 Vallauris 66 1 Roquebrune Cap Martin 30 0 Vence 28 0 Valbonne 19 0 Beausoleil 14 0 Carros 9 0 Autre départements 7 0 Non précisée 2 0 Les trois principales villes des Alpes Maritimes représentent 85% des demandes, avec Nice qui a elle seule en couvre 68%. Motifs : * plusieurs réponses possibles pour chaque chapitre : Motifs des demandes d hébergements par les personnes : Motifs NB % SDF 189 16 Attente d'une entrée dans un dispositif d'hébergement 152 13 Arrivée récente sur le département 122 10 Fin d'hébergement amical 115 9 Violence conjugale 87 7 Fin d'hébergement familial 87 7 Plus de possibilité à l'accueil de nuit ou à la halte de nuit 67 6 Rupture familiale 64 5 Fin d'hébergement aidé 57 5 Rupture conjugale 52 4 Fin d'hébergement autonome 48 4 Expulsion 41 3 Autre 33 3 Fin d'hébergement précaire 30 2 Victime d'un sinistre 18 1 Violence familiale 16 1 Autres formes de violences (agression dans la rue, dans un squat, viol ) 15 1 Non précisé 15 1 Victime d'un vol 3 0 ~ 20 ~

Si en nombre de personnes pour lesquelles nous avons été sollicités, les SDF sont les plus représentés, dans les faits lorsque l on prend en compte les items suivants : Attente d'une entrée dans un dispositif d'hébergement, Violence conjugale, Rupture conjugale, il apparait que dans la plupart des cas ces items recouvrent des demandes de familles. Motifs de la mise en place de l hébergement : Motifs NB % Protection de l'enfance 235 29 Personne qui travaille ou qui va débuter un travail, problèmes d'horaires 181 22 Problèmes de santé, entrée ou sortie d'hospitalisation, santé mentale, fragilité 145 18 psychologique Protection d'une personne ayant subi des violences 113 14 Femme enceinte 57 7 Autres ou non précisé 45 5 Personne que l'on ne pas laisser à la rue (personne vulnérable autre qu'enfant, femme enceinte 23 3 Personne âgée 13 2 Hébergement humanitaire (SDF)/intempéries 12 1 ~ 21 ~

Contacts et orientations : Motifs NB % CCAS (hors ADN) 257 26 Une autre association 174 18 Une administration (problèmes de papiers ) Service public - Justice - Police 116 12 Service d'accueil de Chorus 103 10 Autre orientations (Mission locale, PASS, Appt thérapeutique, attente logement social ou autre) 71 7 Attente d'une entrée dans un dispositif d'hébergement (SDU, CHRS, Urgences ) 56 6 Plateforme 42 4 SAMU Social de la Croix Rouge 37 4 Police : Service d'aide aux victimes 36 4 Service d'aide aux Victimes 30 3 Non précisé 18 2 Service d'aide à la population sans Domicile Stable 10 1 Départ sur une autre ville, un autre département, un autre pays 9 1 SAMU Social de la Mutualité Française 8 1 Accueil de nuit 8 1 Halte de nuit 7 1 CAMS 5 1 ~ 22 ~

Les refus 2010 : Personnes Familles avec Groupe Mois Total isolées enfants Couples d adultes Janvier 47 33 13 1 Février 38 23 11 4 Mars 52 37 13 2 Avril 47 37 9 1 Mai 61 41 17 3 Juin 58 46 6 6 Juillet 66 43 18 4 1 Août 66 43 16 7 Septembre 67 43 19 5 Octobre 65 35 26 4 Novembre 67 47 18 2 Décembre 50 39 9 2 ~ 23 ~

IV CONCLUSION Ces places d accueil d urgence répondent { un double besoin : celui de la mise { l abri pour des personnes vulnérables ou en situation de vulnérabilité. Mais elles sont aussi mises { disposition pour des situations qui se caractérisent par de l attente et demandent une réorientation. A nouveau durant l année 2010 elles ont été embolisées par des familles en recours de demande d asile que les services de l état ont orienté vers ce dispositif. En fin d année le dispositif comptait 10 familles hébergées pour un total de 45 personnes différentes. Nous avons demandé depuis plusieurs mois une gestion différente de ces places. Durant l année 2010 nous craintes évoquées précédemment ce se sont hélas confirmées, d avoir { gérer des situations difficiles avec la pénurie de places, ce qui a mis les salariés intervenant sur ce dispositif, dans une situation difficile. Ce qui n est pas la fonction de celles-ci, même si nous pouvons comprendre le besoin que ces familles soient hébergées et que des contraintes existent. ~ 24 ~

PÔLE HEBERGEMENT I LA CREATION DU POLE HEBERGEMENT Le pôle hébergement a été institué dans le courant du premier trimestre 2010. Il est issu de la mutualisation des équipes intervenant jusqu alors sur plusieurs dispositifs de CHORUS 06. A ce jour, le pôle hébergement dispose de : - 54 places d hébergement en CHRS Urgence - 12 places d hébergement en place de stabilisation Avant sa mise en place, ces places d hébergement étaient gérées par 3 équipes distinctes (équipes du SAO, du CHRS Urgence est, et des places de stabilisation), ce qui multipliait les problèmes d organisation du service et limitait les capacités d intervention de chaque équipe réduite à un nombre très restreint de salariés. Aujourd hui, l équipe du Pôle Hébergement, sous la responsabilité du chef de service des dispositifs «Etat», est constitué de 6 ETP de travailleurs sociaux et 0,5 ETP de coordination. Les travailleurs sociaux de l équipe assurent l accompagnement social de personnes tant dans le cadre des missions du CHRS Urgence que des places de stabilisation. Cette mutualisation a permis de constituer une équipe élargie, mieux { même d apporter des réponses aux usagers, en particulier pour les personnes prises en charge sur les places de stabilisation où l investissement des professionnels est fortement sollicité. II LA RESTRUCTURATION DU PARC D HEBERGEMENTS A) CHRS URGENCE Le CHRS Urgence disposait de 3 logements (soit 7 places) sur la ville de Menton. Les bilans d activité précédents ont fait apparaitre que cette localisation n était pas en adéquation avec les demandes qui nous étaient formulées. Le choix a donc été fait de résilier les contrats pour ces hébergements au profit de nouveaux logements sur Nice. Par ailleurs, certaines chambres en hôtel meublé sur Nice ont également été déconventionnées car le service proposé ne répondait plus aux exigences de CHORUS 06 pour héberger les personnes dans des conditions correctes et adaptées. En contrepartie, le parc du CHRS Urgence s est vu attribué 6 nouveaux appartements au sein de la résidence Marie-Clotilde. Fin 2010, le CHRS Urgence disposait de 27 hébergements sur Nice, en hôtel meublé ou en appartement. 14 d entre d eux sont destinés à héberger des personnes seules, les 13 autres sont réservés pour des familles de 2 à 5 personnes suivant le logement. ~ 25 ~

B) CHRS - PLACES DE STABILISATION Au début de l année 2010, les personnes hébergées dans le cadre des places de stabilisation étaient logées dans des chambres réparties dans plusieurs hôtels meublés. Les travaux de rénovation de la structure semi-collective Soledor étant terminés, ces personnes ont pu progressivement être installées dans ce nouvel espace dans le courant du mois de mai. C est donc dans un immeuble remis { neuf que sont désormais accueillis les usagers des places de stabilisation. Chacun bénéficie d une studette équipée de mobilier neuf (lit, table, chaise, chevet, commode, étagère ) et d un coin cuisine (plaques de cuisson, réfrigérateur, évier ). Certains logement sont équipés de sanitaires privatifs, d autres doivent partager salle d eau et WC avec un autre résident. Des espaces collectifs sont à la disposition de tous : une buanderie équipée d une machine à laver, d un sèche-linge, fer et table { repasser, deux tisaneries équipées d une cafetière et d une bouilloire électrique, d un micro-onde, d un téléviseur, de fauteuils et table basse et d un appartement éducatif disposant d une cuisine entièrement équipée et d un espace convivial pour les réunions et les repas, pouvant accueillir simultanément tous les résidents et l équipe éducative. Enfin, un espace est réservé aux surveillants de nuit qui sont présents tous les soirs de 21H à 5H du matin. Soledor a été officiellement inauguré le 24 septembre 2010 en présence du président d ALC et de membres du conseil d administration, du Directeur Général, des représentants de la DDCS, des représentants de NIARCHOS, co-financeur du projet Soledor, de nombreux salariés d ALC ainsi que de services et associations partenaires. Un après-midi «portes ouvertes» a été organisé à cette occasion. ~ 26 ~

CHRS Urgence Demandes formulées par les services prescripteurs En 2010, 203 ménages (428 personnes) ont demandé par l intermédiaire de leur travailleur social référent, une prise en charge auprès de CHORUS 06 pour un hébergement en CHRS Urgence. A) REPARTITION DES DEMANDES PAR SERVICE DEMANDEUR : Les demandes adressées au CHRS Urgence proviennent majoritairement des Circonscriptions d Action Médicale et Sociale du département et plus particulièrement de Nice. Les demandes provenant de l ouest du département sont redirigées vers le CHRS Urgence REGAIN. Sur l ensemble des 203 demandes, 48% concernent des familles de 2 à 8 personnes. Ce sont néanmoins majoritairement des femmes seules avec 1 ou 2 enfants qui sont en difficulté et pour qui nous sommes sollicités afin de leur proposer une solution temporaire d hébergement et un accompagnement social en vue de les soutenir dans la recherche d une orientation adaptée. 47% des demandes concernent des personnes seules dont 30,5% d hommes et 16,5% de femmes. Enfin, 5% des demandes concernent des couples. B) TRAITEMENT DES DEMANDES Ces demandes ont fait l objet d un examen dans le cadre de la procédure d admission. Elles sont étudiées lors de commissions bihebdomadaires. Elles sont retenues, mises en attente pour des informations complémentaires ou refusées en fonction des critères d admission du CHRS Urgence consignés dans le règlement de fonctionnement : - En rupture d hébergement ou de logement, - orientés après évaluation de leur situation, - pouvant entamer une réflexion personnelle sur leur parcours de vie, - ayant des capacités à rétablir rapidement leur situation, - ayant obligatoirement des revenus mensuels (salaires, prestations, allocations ), - acceptant un accompagnement social. Lors de la commission de pré-admission, si les demandes sont retenues, les personnes sont reçues pour un entretien de pré-admission { l issue duquel la commission confirmera l admission ou prononcera un refus. Dans certaines situations, la commission demande au psychologue de recevoir les personnes avant de prononcer sa décision. ~ 27 ~

Lorsque les demandes concernent des personnes ou familles admissibles en CHRS Insertion ou dans un foyer financé par le Conseil Général dans le cadre de la protection de l enfance, mais ne pouvant y avoir accès immédiatement faute de places disponibles, certains critères d admission du CHRS Urgence, notamment «la capacité à rétablir rapidement sa situation» ne seront pas retenus pour refuser une admission. Ainsi, le CHRS Urgence intervient très fréquemment en relai, à la suite des évaluations faites par le SAEF (Service d Accueil et d Evaluation des Familles) de CHORUS 06 qui préconise une orientation dans les structures nommées ci-dessus. 2 logements de 4 places sont systématiquement réservés aux familles sortant de ce dispositif, ce qui a permis au SAEF, durant l année 2010, d orienter directement 10 familles. De nombreuses demandes également formulées par les CAMS sont de la même nature, ce qui explique pourquoi, à la sortie du CHRS Urgence, 41.5% des ménages sont admis en CHRS Insertion ou foyer hébergement financé par le Conseil Général (voir plus bas). C) REPONSES AUX 203 DEMANDES FORMULEES EN 2010 A L ISSUE DE LA COMMISSION DE PRE-ADMISSION : Réponses négatives prononcées par la commission de préadmission sur étude du dossier 52 26% Demandes annulées avant proposition d un RDV de préadmission, les personnes ayant trouvé une autre solution ou ne 63 31% donnant pas suite à leur demande initiale Ménages reçus en RDV de pré-admission après l avis favorable de la commission de pré-admission 83 41% Demandes encore en attente au 31/12/2010 5 2% TOTAL 203 100% Annulation des demandes : Le nombre d annulation est relativement élevé. Cela s explique par le fait qu un certain nombre de demandes sont mises en attente lorsqu aucune place disponible ne peut être proposée immédiatement. Ainsi, il arrive fréquemment durant ce temps d attente, que les personnes trouvent d autres solutions, qu une place leurs soit proposée dans un autre centre d hébergement, qu elles obtiennent un relogement, qu elles choisissent de quitter le département. Suite donnée aux 83 RDV de pré-admission Demandes annulées après le RDV de pré-admission (le ménage a trouvé une autre solution ou ne souhaite pas donné suite 13 16% Refus de la commission d admission du CHRS Urgence après le RDV de pré-admission, la situation du ménage ne répondant pas 14 17% aux critères d admission Réponses positives pour une admission 53 64% Demandes encore en attente de décision au 31/12/2010 3 3% TOTAL 100 83 % Sur les 53 ménages ayant obtenu une réponse favorable { leur demande suite { l entretien de pré-admission, 5 d entre eux ont refusé l hébergement proposé et n ont pas donné suite { l accord d admission. Ces refus sont généralement exprimés au moment de l emménagement ~ 28 ~

dans les lieux, les personnes jugeant que l hébergement n est pas satisfaisant au regard de leurs attentes. Ce sont donc 48 ménages ayant formulé leur demande en 2010 qui sont effectivement entrés en CHRS Urgence au cours de l année. Rapport entre les demandes et les entrées du CHRS Urgence : 48 entrées effectives sur 203 demandes représentent un pourcentage de 24% de réponse positive. Le tableau suivant met en évidence le taux de réponses positives en fonction de la composition familiale des ménages. Composition Nbre de demandes Entrées effectives des ménages % de réponses positives en fonction de la comp fam Femmes seules 33 10 30% Hommes seuls 62 20 32% Couples 10 1 10% Couples avec enfants 36 6 17% Familles monoparentales 62 11 18% TOTAL 203 48 On peut constater qu un nombre plus important de réponses positives ont été apportées aux femmes ou aux hommes seuls (30 { 32%) qu aux familles avec enfants (17 { 18%). RAPPEL Le dispositif du CHRS Urgence, créé en juillet 2007 suite à la Loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et la circulaire du 19 mars 2007 relative { la mise en œuvre d un principe de continuité dans la prise en charge des sans-abris, a remplacé l ancien dispositif déj{ géré par CHORUS 06, le SDU. Celui-ci avait déjà pour vocation prioritaire de proposer une solution aux personnes seules et aux couples confrontés { des situations de précarité et n ayant pas de solution d hébergement ou de logement. Le CHRS Urgence, en accord avec les textes réglementaires cités plus haut et visant à préserver les sans abris, a maintenu cette mission envers ce public, ce qui explique le nombre de réponses positives plus important apportées { des adultes n ayant pas d enfants { charge. Les familles accueillies, quant à elles, sont majoritairement des femmes seules avec un enfant (7 sur 11 familles monoparentales) ou des couples avec 2 ou 3 enfants (4 sur 6 couples avec enfants). Ceci s explique par la nature du parc d hébergements { notre disposition en 2010. Logements pour personnes seules 14 Logements pour 2 personnes 7 Logement pour 4 à 5 personnes 6 TOTAL 27 ~ 29 ~

Le CHRS Urgence manque de logements pouvant accueillir des ménages de 3 personnes (femme avec 2 enfants ou couple avec 1 enfant), alors que 30 demandes (soit 15% du volume total) ont été enregistrées cette année. Des changements restent { envisager afin de disposer de logements adéquats { l activité du CHRS Urgence. En effet, il est encore difficile de répondre à certaines demandes de familles du fait d un manque de logement répondant { la capacité d accueil requise. Certains appartement et chambres meublées devront encore être déconventionnées au profit d appartement pouvant accueillir 3 { 4 personnes. Par ailleurs, l objectif est de pouvoir disposer d un nombre potentiel plus important de places d hébergement afin que, malgré les vacances obligatoires liés aux sorties et la nécessaire remise en état avant l organisation des entrées suivantes, le CHRS Urgence puisse disposer en permanence de 54 places effectivement disponibles. D) ACTIVITE GLOBALE POUR L ANNEE 2010 89 ménages (soient 165 personnes) ont été hébergés, durant l année 2010 dont, 26 ménages (soient 52 personnes) qui étaient déjà présents au 1 er janvier 2010, et 63 ménages (soient 113 personnes) qui sont entrés au CHRS Urgence durant l année (dont 5 demandes formulées en 2009, 48 en 2010 et 10 entrées directe par le SAEF). 15653 nuitées ont été réalisées durant l année 2010, ce qui représente un taux d occupation de 79,42% Ce taux d occupation est inférieur { celui de l année précédente. En effet, dans le cadre de la restructuration des services et de la création du Pôle Hébergement, les logements auparavant gérés par le SAO ont été transmis en gestion au CHRS Urgence. Cette passation a occasionné un certain temps de vacance de ces logements. D autres ont dû être immobilisés durant un certain temps pour y effectuer des travaux conséquents de remise en état. Parmi ceux-ci, 2 logements pouvant accueillir des familles de 5 personnes ont été indisponibles durant plusieurs semaines du fait de travaux de mise en conformité concernant l installation électrique. Ces travaux ont eu des conséquences sur l activité globale de l année et en particulier sur le taux d occupation du CHRS Urgence. E) REPARTITION DU PUBLIC : Hommes 45 27% Femmes 55 33% Enfants majeurs 5 3% enfants 60 37% TOTAL 165 100% ~ 30 ~

F) COMPOSITION FAMILIALE : G) REPARTITION PAR TRANCHE D AGE : ~ 31 ~

I LES SORTIES DU CHRS URGENCE EN 2010 : 65 ménages (soient 119 personnes) sont sortis du CHRS Urgence en 2010. Parmi ces 65 ménages, 24 étaient entrés au CHRS en 2009 dont un le 01/01/2009, 41 sont entrés en 2010. La durée de prise en charge la plus courte concerne un homme hébergé uniquement 14 jours, la plus longue concerne une famille de 6 personnes hébergée 613 jours. La durée moyenne de prise en charge de ces 65 ménages est de 128 jours (4,2 mois). A) DUREE MOYENNE D HEBERGEMENT EN FONCTION DE LA COMPOSITION FAMILIALE : Nbre % Durée moyenne d hébergement Femmes seules 15 23% 126 jours Hommes seuls 22 34% 151 jours Couples 1 2% 126 jours Couples avec enfants 6 9% 182 jours Familles monoparentales 21 32% 91 jours Tous ménages confondus 65 100% 128 urs B) REPARTITION DU PUBLIC : Adultes 72 60% Enfants majeurs 3 3% enfant 44 37% TOTAL 119 100% Les actions menées auprès de ce public : 57% des adultes ont été soutenus dans leurs démarches d accès aux droits : papiers d identité, régularisation du dossier RSA, du dossier CAF, du dossier CPAM, du dossier pour la retraite, inscription à pôle emploi, domiciliation, régularisation du séjour en France 61% ont été accompagnés vers la recherche d une activité, qu il s agisse de stage ou de formation, de TIG, de contrats aidés ou bien de recherche d emploi en intérim, en CDD ou en CDI : 59% des personnes ont bénéficié d un appui dans une démarche de (re)socialisation et de reconstruction des liens parentaux, conjugaux ou plus largement familiaux. 55% ont été aidées dans la recherche de logement, 49% ont pu travailler sur la gestion de leur budget, 54% ont été préparées { l entrée dans une autre structure telle qu un CHRS insertion, 18%ont été accompagnés dans leur démarche autour de la santé 70% ont été soutenu moralement, 32% ont bénéficié d un soutien auprès du psychologue, 53% ont été aidés à construire un projet de vie réaliste, 71% ont été conseillés pour choisir des priorités et prendre des décisions ; Enfin, des aides matérielles ont été distribuées pour soutenir ces personnes dans des situations critiques : 22% ont bénéficiés de tickets service pour l alimentation, 17% de tickets de bus pour se déplacer, 14% ont reçu une aide financière et 21% des colis alimentaires. ~ 32 ~

C) ORIENTATION DE CES 65 MENAGES A LA SORTIE Un travail partenarial s est consolidé avec l équipe mutualisée logement pour l attribution d appartements aux familles sortante de notre structure. Concernant le CHRS Urgence, parmi les 16 relogements autonomes en appartements, 7 ont été réalisés en partenariat avec l équipe mutualisée. Les appartements autonomes désignent des logements du parc social, du parc privé ou des logements mis à disposition par AGIS 06. Parc de logement Nbre de logements Bailleur social 1 Bailleur social avec appui du contingent 3 prioritaire Agis 06 6 Parc privé 6 TOTAL 16 Détail de l orientation à la sortie en fonction de la composition familiale : Orientation des 22 hommes à la sortie Appartement autonome 6 27.5% Résidence sociale 2 9% Pension de famille 1 4.5% Hôtel meublé 1 4.5% Emploi nourri logé 1 4.5% CHRS 3 13.5% Hospitalisation 1 4.5% inconnue 7 32% TOTAL 22 100% ~ 33 ~

Orientation des 15 femmes seules à la sortie Appartement autonome 2 13% Foyer jeune travailleur 1 7% CHRS 8 53% inconnue 4 27% TOTAL 15 100% Orientation des 6 couples avec enfants à la sortie Appartement autonome 4 67% CHRS 2 33% TOTAL 6 100% Orientation de ces 21 familles monoparentales à la sortie Appartement autonome 4 19% CHRS 12 57% Hébergement Conseil Général 2 9.5% Retour famille 2 9.5% inconnue 1 5% TOTAL 21 100% Remarque : La durée de séjour des familles monoparentales est sensiblement moins longue que pour les autres compositions familiales. Ceci peut s expliquer par le fait que les projets d orientation de ces ménages sont majoritairement une entrée en CHRS insertion (ou bien un Centre Hébergement dans le cadre de la protection de l enfance, financé par le Conseil Général) demandée avant l entrée en CHRS Urgence. Ces familles ont été orientées vers les CHRS du département, ALC service externe, ALC mosaïque, Actes service externe, le CHRS Alberti ou Le Mont gros ou vers la Villa Excelsior. Ces multiples dispositifs ont pu nous proposer cette année rapidement des entrées. Pour les couples avec enfants, la durée d hébergement est plus longue, ce sont des familles qui ont majoritairement des capacités d autonomie rapidement mobilisables et ce qui permet d envisager une orientation { la sortie vers un logement autonome. Néanmoins, l accès { un appartement requiert un délai d attente supérieur. Les femmes seules sont majoritairement orientées, du fait de leurs problématiques vers un CHRS. Le seul dispositif du département pouvant les accueillir étant les Yuccas (ALC), le délai d attente pour une entrée est plus long. Pour les hommes seuls, les orientations à la sortie sont très diversifiées et il est difficile d extraire une analyse à partir de ces statistiques. Notons néanmoins que le temps moyen de prise en charge (5 mois) est relativement élevé. ~ 34 ~

II ILLUSTRATION DU TRAVAIL DU CHRS URGENCE : Pour illustrer les différents modes d accompagnement effectué auprès des personnes accueillies en CHRS Urgence, nous avons choisi de présenter 2 situations. Monsieur L. : un accompagnement vers un logement autonome durée de prise en charge 143 jours Situation à l admission : Monsieur L. a été orienté par l association MIR où il était précédemment hébergé. Il avait été hospitalisé de fin août 2009 à février 2010. Monsieur vivait séparé de façon effective d avec son ex-épouse. Le couple a eu trois enfants, dont la résidence habituelle est établie chez leur mère, à Menton. Monsieur les gardait alors au domicile de son ex-femme, les week-ends à la demande de Madame. Au niveau professionnel, Monsieur L. travaillait comme serrurier ferronnier à Monaco. Il était en longue maladie depuis son hospitalisation et percevait des indemnités journalières. Par ailleurs, la MDPH lui avait notifié, en avril 2010, un accord pour l AAH et le complément de ressources. Objectifs de travail et accompagnement réalisé : Monsieur L. a été accueilli le 20 avril 2010. En rupture de traitement lors de son entrée en CHRS Urgence, le suivi santé de Monsieur L. a été une première priorité dans son accompagnement. Ensuite, Monsieur L. nous a particulièrement sollicités pour être soutenu moralement et pour parvenir à exprimer ses besoins et ses attentes. Enfin, sa situation de longue maladie et l arrêt de son activité professionnelle ont beaucoup pesé à Monsieur qui demandait ainsi un soutien occupationnel. Monsieur L. s est volontiers mobilisé pour les objectifs définis ensemble. Il s est inscrit dans un parcours de soins lui permettant de stabiliser sa situation au niveau de la santé, tant au niveau physique que psychique. Afin de rompre son isolement, Monsieur a été orienté auprès du G.E.M., lieu d accès { la culture et { la vie citoyenne pour les personnes en situation de handicap. Il s y est rendu régulièrement plusieurs fois par semaine pour participer à des activités occupationnelles et culturelles. Situation à la sortie du dispositif Fin août 2010, Monsieur a obtenu un T2 auprès de Côte d Azur Habitat, logement où il pouvait envisager d accueillir ses enfants. Cette attribution de logement a été très rapide (6 jours après la demande) et a quelque peu pris Monsieur au dépourvu. Nous lui avons accordé une prolongation de prise en charge afin d organiser son installation. Monsieur a exprimé très clairement son besoin de la continuité d un accompagnement, tant au niveau de sa gestion locative (budget notamment), que de la poursuite de ses projets d autonomie et de resocialisation. Monsieur demandait un soutien moral et une aide aux démarches administratives. Un projet d orientation vers le Foyer d Accueil Médicalisé «Club Orion» d Isatis a été mis en place pour l accompagnement { la vie quotidienne et la promotion de la vie sociale. Après quelques hésitations, Monsieur a accepté une entrée en «stage» pour une durée d un mois renouvelable, en prévision d une demande d orientation par la MDPH. ~ 35 ~

Par ailleurs, un dossier a été envoyé { la MDPH pour une demande de carte d invalidité ainsi que pour une orientation soit en accueil de jour, soit en service d accompagnement. Un service de suite n a pu être mis en place auprès des Yuccas d ALC, faute de place. Un lien a été fait en revanche avec la Circonscription dont dépend Monsieur ainsi qu avec celle de son ancien logement. Monsieur L. a effectivement quitté le CHRS Urgence le 10 septembre 2010. Mme J. - un accompagnement relai vers une entrée en CHRS insertion durée de prise en charge : 107 jours Situation à l admission Mme J., maman isolée d une fillette de 3 ans, originaire de Tunisie, a obtenu une carte d identité italienne fin 2009. Séparée du nouveau compagnon avec lequel elle s était pacsée sur Nice, Madame a été hébergée par une amie pendant 6 mois. Des demandes en CHRS insertion avaient été déposées, mais aucune place disponible ne pouvait lui être proposée. C est suite { la fin de sa solution amicale qu elle est orientée en CHRS Urgence par la CAMS Nice centre. Mme J. travaille alors à temps partiel à Monaco mais semble exploitée par son patron. Elle explique en effet avoir accumulé des dettes et avoir très peur de perdre son emploi. Déstabilisée par sa situation, elle se dit dépassée et inquiète pour l équilibre de sa fille. Accompagnement réalisé Mme J. a été accueillie le 07 juillet 2010. Notre travail a consisté à proposer à Mme J. une solution d hébergement plus sécurisante puis de démêler sa situation sociale, en la soutenant non seulement dans ses démarches mais aussi quant à son moral : - aide { l apurement des dettes en sollicitant un aménagement de paiement auprès du Trésor Public, - régulation administrative en lien avec le Consulat d Italie et les Caisses Sociales de Monaco, - demande de Revenu de Solidarité Active et renouvellement de l Aide Médicale d Etat en partenariat avec la CAMS (Circonscription d Action Médicale et Sociale), - régularisation de sa situation à Pôle Emploi où Madame était radiée, - soutien dans la recherche d un emploi sur Nice, - soutien à la restauration des liens familiaux en permettant à Mme J. de se rendre en Tunisie voir sa mère et lui présenter sa fille qu elle n avait encore jamais vue. Situation à la sortie du dispositif Au terme de l accompagnement, Mme J. travaille en extra dans un hôtel de Nice avec une perspective réaliste de contrat pérenne. Active dans ses démarches et plus sereine, Madame a souhaité continuer { bénéficier d un accompagnement socio-éducatif pour l aider dans ses démarches administratives et dans l organisation de son quotidien entre son emploi et l éducation de sa fille. Elle espère ainsi mettre toutes les chances de son côté pour un relogement autonome réussi et le bien être de son enfant. Une entrée en CHRS insertion le 22 octobre 2010, a permis cette continuité d accompagnement. ~ 36 ~

Places de Stabilisation I DEMANDES FORMULEES PAR LES SERVICES PRESCRIPTEURS : 78 nouvelles demandes ont été enregistrées en 2010. hommes 62 80% Femmes 15 19% Couples 1 1% Total 78 100% 32 demandes (25 hommes et 7 femmes) formulées en 2008 ou en 2009 étaient encore en liste d attente au 1 er janvier 2010. C est donc un volume total de 110 demandes (87 hommes, 22 femmes et 1 couple) qui ont été traitées durant l année 2010. Suivi des 110 demandes : Annulations Refus du Pôle Refus de la Toujours en hébergement Entrées personne attente Total Hommes 41 2 1 10 33 87 Femmes 8 5 2 2 5 22 Couples 0 0 0 0 1 1 Total 49 7 3 12 39 110 ~ 37 ~

Annulations : les travailleurs sociaux { l origine de la demande sont sans nouvelles de ces personnes ou elles ne donnent pas suite à leur demande, les personnes ont trouvé une autre solution ou sont prise en charge par un autre dispositif, elles sont réorientées sur un dispositif plus adapté à leur situation. A noter que 2 annulations ont été prononcées suite au décès de leurs demandeurs. Refus des personnes : après le RDV de pré-admission ou personne admise et ne se présentant pas le jour de l entrée Refus du Pôle hébergement : les demandes sont refusées sans RDV de pré-admission car celles-ci ne correspondent pas aux critères d admission des places de stabilisation ou sont refusées suite aux RDV de pré-admission avec des travailleurs sociaux de l équipe puis avec le psychologue, nos moyens d accueil ne permettant pas de prendre en charge leur problématique spécifique. Au 31 décembre 2010, 39 demandes (33 hommes, 5 femmes et 1 couple) étaient encore en liste d attente. Organisation des pré-admissions : Personnes contactées RDV de préadmission avec les travailleurs sociaux RDV de préadmission avec le psychologue Hommes 18 16 14 10 Femmes 12 9 4 2 Total 30 25 18 12 Entrées effectives L organisation des pré-admissions mobilise un temps de travail important pour toute l équipe éducative. En effet, la majorité des demandes concernant des personnes SDS, il est difficile de prendre contact avec ses personnes quand une place est disponible. De nombreuses demandes enregistrées sur la liste d attente sont annulées, les personnes étant injoignables au moment où nous avons une place à proposer. Sur 30 personnes qui ont pu être effectivement contactées, seules 25 se sont présentées au premier RDV de pré-admission, sur ces 25, seules 18 se sont présentées pour le RDV avec le psychologue et sur ces 18 personnes, seules 12 sont effectivement entrées à SOLEDOR, les autres demandes étant annulées ou refusées tel que décrit plus haut. ~ 38 ~

Répartition des demandes par services prescripteurs : SAPSDS 31 Emergence 11 CAMS 5 Actes accueil 5 Hôpital (St Marie, Pasteur, PASS Cannes) 4 Lit Halte Soin Santé 4 CMP 1 CCAS Accueil de jour 4 Autres CCAS 1 DALO 1 Autres 11 TOTAL 78 Le SAPSDS, Service d accueil pour les Sans Domicile Stable { Nice est le plus important prescripteur pour les places de stabilisation. Un partenariat particulier se construit également avec le CAPSA Emergence (SOS Drogue International), service qui accompagne les personnes présentant un problème d addiction. Ce service ne disposant pas d hébergement pour son public, nous adresse des personnes qui adhère à une démarche de soin et qui ont besoin de la sécurité d un toit pour la mettre en œuvre. Les places de stabilisation ont été sollicitées une fois en 2010 par la Préfecture des Alpes Maritimes pour une orientation suite à un recours DALO, réorienté vers un dispositif d hébergement. Cette personne a été reçue mais n a pas donné suite { la proposition d hébergement { SOLEDOR. Activité globale pour l année 2010 3368 nuitées ont été réalisées durant l année 2010, ce qui représente un taux d occupation de 79.6 %. Ce taux d occupation est inférieur à celui de 2009. On peut expliquer cela du fait du déménagement sur SOLEDOR et le changement qu il a imposé aux usagers passant ~ 39 ~

d hébergements individuels { des hébergements de style «foyer», a eu une incidence notoire sur l activité. En fait, sur les 12 personnes présentes en place de stabilisation et hébergées en chambres meublées début mai, seules 5 personnes ont intégrées SOLEDOR. Pour 3 personnes, cette échéance coïncidait réellement avec une fin de prise en charge et une orientation extérieure travaillée en amont. Pour les 4 autres personnes, il n était pas envisageable, soit du fait de leur refus catégorique, soit parce que leur situation personnelle les rendait inaptes à la vie en collectivité, de les installer à SOLEDOR. 24 personnes ont été hébergées durant l année 2010 dont, 12 personnes qui étaient déjà présentes au 1 er janvier 2010, et 12 personnes qui sont entrés au CHRS Urgence durant l année. Personnes hébergées depuis 2007 Personnes hébergées depuis 2008 Personnes hébergées depuis 2009 Personnes entrées 2010 en TOTAL Hommes 2 2 5 10 19 Femmes 0 0 3 2 5 TOTAL 2 2 8 12 24 Concernant les 12 personnes entrées en 2010, pour 3 d entre elles leur demande avait été formulée en 2009, pour les 9 autres en 2010. Services prescripteurs des 12 personnes entrées en 2010 : Hommes Femmes TOTAL SAPSDS 5 0 5 Emergence 2 0 2 CCAS Accueil de jour 1 0 1 ACTES Accueil 1 0 1 Chrétiens Antibes Solidarité 0 1 1 ADS 0 1 1 API Provence 1 0 1 TOTAL 10 2 12 Temps d attente moyen entre la demande et l entrée en place de stabilisation : Pour les femmes Pour les hommes Pour les personnes (hommes et femmes confondus) 21 jours 215 jours 183 jours Quelques données sur le public accompagné ~ 40 ~

Répartition par tranche d âge des 24 personnes présentes en 2010 : De 18 à 25 ans 1 4.2% De 26 à 35 ans 4 16.7% De 36 à 45 ans 5 20.8% De 46 à 55 ans 9 37.5% Plus de 55 ans 5 20.8% TOTAL 24 100% Ressources des 24 personnes présentes en 2010 : Sans ressources 2 RSA 11 AAH 10 Retraite 1 TOTAL 24 Réorganisation du travail de l équipe socio-éducative auprès de ce public L entrée dans les nouveaux locaux de SOLEDOR, lieu d hébergement semi-collectif, a obligé l équipe { repenser ses modes d intervention. Dans un premier temps, en amont de l emménagement, le règlement de fonctionnement de ce dispositif a été écrit en tenant compte du nouveau lieu d accueil qui a eu une incidence sur nos fonctionnements. Des bénéficiaires ont été associés à ce travail et ont pu exprimer leurs souhaits et leurs réticences face à cette nouvelle configuration. L équipe éducative n est pas présente en permanence { SOLEDOR mais des passages réguliers sont organisés soit { l occasion de réunions avec ou sans les résidents, ou de rendez-vous fixés sur place. A partir de 21 h et jusqu { 5h du matin, une présence est assurée par un surveillant de nuit. Des liens réguliers sont établis entre l équipe et les surveillants de nuit, par l échange de fax et des comptes rendus de réunion. Les surveillants de nuit participent régulièrement à des réunions d équipe afin d échanger sur leurs observations et leurs relations avec les résidents. L hébergement des personnes dans ce lieu semi-collectif nous permet d être alertés et d intervenir beaucoup plus rapidement que lorsqu elles étaient logées en meublés indépendant, en particulier au sujet de difficultés en termes de santé et d hygiène. L accompagnement des résidents s articule autour d un suivi individualisé et de temps collectifs. La conjugaison de ses deux approches permet de valoriser plus largement les compétences de chacune des personnes. Pour chaque résident, un référent et un co-référent est désigné { l entrée des personnes sur les places de stabilisation. Des rencontres au minimum hebdomadaires sont organisées, un contrat de séjour est élaboré avec la personne en fixant des objectifs réalisables et adaptés aux capacités de la personne au moment de la contractualisation. La durée de ces contrats est de préférence réduite de façon { évaluer l avancée du travail régulièrement et réorienter les objectifs en fonction de l évolution de la situation. Les temps collectifs ont lieu deux fois par semaine, le mardi pour une réunion d information et d organisation concernant la structure, le vendredi pour la confection et le partage d un repas. ~ 41 ~

C est l occasion pour les résidents de développer leurs compétences sociales et leurs capacités d adaptation au sein d un groupe. L attention est portée sur la reconnaissance et le respect de l autre, sur la qualité des échanges entre les personnes permettant de faire valoir ses différences et ses opinions sans les imposer au reste du groupe. Ces temps collectifs sont également l occasion pour l ensemble des travailleurs sociaux de l équipe d entrer en contact avec tous les résidents et pas seulement avec ceux dont on est référent. La multiplicité des échanges et des regards portés par chacun permet d enrichir l accompagnement proposé { ces personnes. Par ailleurs, nous travaillons en relation étroite avec tous les partenaires intervenant sur les différentes problématiques de la personne. Ce maillage partenarial nous semble essentiel pour soutenir les personnes dans leur longue et difficile démarche de réinsertion. En effet, les personnes accueillies en place de stabilisation ont généralement vécu dans une forme ou une autre d errance depuis de nombreuses années, les difficultés sociales s accompagnent de problème de santé, d addiction, de rupture familiale et amicale, de problème de santé mentale et c est avec les différents soutiens coordonnés de tous les partenaires que ces personnes parviennent à imaginer puis à réaliser un nouveau projet de vie. Les sorties du CHRS Places de Stabilisation en 2010 14 personnes (soient 4 femmes et 10 hommes) ont quitté les places de stabilisation en 2010. Parmi ces 14 personnes, 2 étaient entrées en 2007, 2 sont entrées en 2008, 7 en 2009 et 3 en 2010. La durée de prise en charge la plus courte concerne un homme hébergé uniquement 14 jours, la plus longue concerne un homme hébergé durant presque 3 ans (1079 jours). La durée moyenne de prise en charge de ces 14 personnes est de 452 jours (soit 1 an et 3 mois). Si on différencie la durée de séjour en fonction de l état civil, elle est de 282 jours pour les femmes et de 520 jours pour les hommes en moyenne. Les actions menées auprès de ce public : 71% des adultes ont été soutenus dans leurs démarches d accès aux droits : papiers d identité, régularisation du dossier RSA, du dossier CAF, du dossier CPAM, du dossier pour la retraite, inscription à pôle emploi, domiciliation, régularisation du séjour en France 43% ont été accompagnés vers la recherche d une activité, qu il s agisse de stage ou de formation, de TIG, de contrats aidés ou bien de recherche d emploi en intérim, en CDD ou en CDI : 50% des personnes ont bénéficié d un appui dans une démarche de (re)socialisation et de reconstruction des liens parentaux, conjugaux ou plus largement familiaux. 57% ont été aidées dans la recherche de logement, 64% ont pu travailler sur la gestion de leur budget, 29% ont été préparées { l entrée dans une autre structure telle qu une résidence sociale, 64% ont été accompagnés dans leur démarche autour de la santé 100% ont été soutenu moralement, 57% ont bénéficié d un soutien auprès du psychologue, 86% ont été aidés à construire un projet de vie réaliste, 93% ont été conseillés pour choisir des priorités et prendre des décisions ; ~ 42 ~

Enfin, des aides matérielles ont été distribuées pour soutenir ces personnes dans des situations critiques : 21% ont bénéficiés de tickets service pour l alimentation, 43% ont reçu une aide financière et 50% des colis alimentaires. Le travail d accompagnement socio-éducatif s effectue en lien étroit avec des partenaires extérieurs : CAMS 7% CCAS service RSA 7% SAPSDS 50% CHRS 7% Résidences sociales Pensions de famille 21% Service social de l hôpital Intersecteur 36% CMP Services - PASS administratifs (CAF CPAM ) 43% SPIP 29% Autres associations 79% Autres services de l association ALC 14% Mission locale 7% Réseau hospitalier et services de soins 50% spécialisés Orientation de ces 14 personnes à la sortie : Hommes Femmes TOTAL Appartement autonome 1 1 2 Pension de famille 2 0 2 Retour famille 1 0 1 Fin de prise en charge décidée par le service et suivie d une 1 0 1 entrée en CHRS Urgence Fin de prise en charge décidée par le service et suivie d une 1 1 2 HDT Fin de prise en charge décidée par le service et suivie d une 1 0 1 entrée en prison Fin de prise en charge décidée par le service retour au 3 2 5 service prescripteur TOTAL 10 4 14 ~ 43 ~

Les fins de prise en charge décidées par le service ont été prononcées pour des raisons différentes, certaines cumulées pour une même situation : - Comportement agressif et violent vis-à-vis d autres usagers de la structure ; - Refus d adhésion au règlement de fonctionnement ; - La personne ne vient plus aux rendez-vous avec son référent, et n est pas présente aux les temps collectifs ; - Le comportement de la personne n est pas adapté { la vie en collectivité, en particulier du fait d une alcoolisation excessive ; - Les troubles mentaux de la personne rendent l accompagnement social de la personne impossible ; - La personne ne manifeste plus aucun désir de réinsertion et refuse tout accompagnement social y compris la prise en charge de sa santé ; - La personne n occupe plus l hébergement mis { sa disposition ; - La personne poursuit un projet irréaliste qu il est impossible d accompagner ; ~ 44 ~

Illustration du travail en places de stabilisation Un accompagnement où Melle L. n a pas pu se saisir de l aide proposée Melle L. nous a été orientée par l ADS Service Insertion. Elle est suivie depuis de nombreuses années par la CAMS Pasteur. Melle L. a 28 ans. Elle a 5 enfants placés au village d enfant de Carros depuis 2006. Melle L. a vécu de nombreuses années avec le père de ses enfants dans un logement. A la naissance du dernier enfant, de grosses disputes ont débuté entre cet homme et Melle L. Au moment du placement des enfants les conditions d hygiène de la famille étaient très dégradées. Melle L. et son compagnon se sont séparés, Melle L. a cumulé des dettes locatives jusqu { l expulsion de son logement. Depuis cette expulsion, les travailleurs sociaux de la CAMS Pasteur ont effectué de nombreuses orientations dans divers dispositifs (CHRS Urgence, Places de stabilisation de l ADN ) afin de mettre Melle L. { l abri, mais celle-ci a toujours mis en échec tous les accompagnements proposés. Melle L. vivait à la rue depuis février 2010 avant son entrée sur notre dispositif. Dès son entrée sur les places de stabilisation (le 13/09/2010), il a été difficile de rencontrer régulièrement Melle L., celle-ci ne dormait pas à SOLEDOR et ne venait pas aux entretiens proposés avec sa référente. Tout au long de sa prise en charge, l objectif de l accompagnement a été de créer une relation de confiance et d amener Melle L. { réfléchir sur son désir de sortir de la rue. La relation de confiance avec le travailleur social référent a permis tout de même d effectuer certaines démarches administratives. Cependant, l adhésion de Melle L. est restée très fragile. Suite à ses absences, plusieurs rappels au règlement de fonctionnement ont été signifiés avec le chef de service, puis en synthèse avec les assistantes sociales de la CAMS. Durant ces différents entretiens, Melle L. nous a exprimé son désir de «s en sortir», «de ne plus être à la rue», «d être protégée», mais n a jamais pu nous expliquer pourquoi elle ne dormait pas { SOLEDOR ni où elle dormait. Melle L. ne semblait pas prête à quitter la vie de la rue et n a pas su adhérer { l accompagnement des places de stabilisation, une fin de prise en charge a été prononcée le 20 décembre 2010. ~ 45 ~

Illustration du travail du Pôle Hébergement Mr B. : un accompagnement en place de stabilisation poursuivi par un accompagnement en CHRS Urgence Mr B. a eu un parcours difficile. Il a été placé en MECS dès 5 ans { la Maison de l Enfance de la Trinité. A l âge adulte, il a connu une longue période d errance et n a jamais eu de logement { son nom. Il est d abord resté { Nice pendant plusieurs années mais suite au suicide de sa mère, suivi du suicide de sa sœur, il est parti vivre en Angleterre pendant 2 ans. Il avait trouvé un travail dans la restauration qu il a quitté du jour en lendemain après un différend avec son employeur. Agé de 35 ans, il a quitté l Angleterre pour revenir { Nice, sans solution d hébergement. Il s est présenté au SAPSDS et a pu ouvrir des droits aux minima sociaux. Son assistante sociale au SAPSDS a présenté sa candidature sur les «places de stabilisation» d ALC qu il a intégré en août 2007. Les premiers temps sur ce dispositif ont été difficiles. Mr B. s enfermait dans un mutisme et refusait toute relation sociale. Une période de mise en confiance a été nécessaire puis, par le biais du loisir (ping-pong, footing) Mr B. a accepté d envisager un projet d insertion. Cet accompagnement social lui a permis de travailler { l ADEVREPAM et de reprendre confiance en lui sur le plan professionnel. Malgré l augmentation de ses revenus (environ 700 ), Mr B. avait encore des difficultés à gérer son budget. Il était sujet aux achats compulsifs et avait plusieurs dettes, notamment auprès des impôts (150 ). Il est entré sur le dispositif du CHRS Urgence le 26 février 2009, soit après environs 18 mois de suivi en place de stabilisation. Il est installé dans un appartement de transit situé sur le boulevard Riquier. Il n a jamais eu de problème quant { la gestion du logement mais il était très peu assidu pour le paiement de la participation au loyer. Une candidature a été déposée pour le CHRS De Alberti. Mr B. bénéficiait d un suivi PLIE pendant la durée de son chantier d insertion. C est par ce biais qu il a postulé pour un CDD aux «Vélos Bleus» au moment de la mise en route du dispositif. Il a été sélectionné et a commencé { travailler en juin 2009. Cet emploi lui a permis d augmenter son budget et de rembourser sa dette auprès des impôts. Cette activité professionnelle représentait aussi pour lui une source de stress : il verbalisait ses craintes sur la sortie imminente du CHRS Urgence et ne parvenait pas à se projeter au-delà de la durée du CDD. Depuis son entrée { CHORUS (août 2007), Mr B. a bénéficié d un suivi avec le psychologue du service. Il est diagnostiqué comme dépressif et mélancolique, ce qui explique sa vision très noire de la société actuelle et le fait qu il aborde régulièrement la question de la mort et du suicide. Lors de ses entretiens hebdomadaires avec le psychologue ou avec les travailleurs sociaux, il projette de faire le choix de retourner { la rue dans une vie d errance «pour éviter toute déception». Ce thème a été récurrent pendant toute la durée de l accompagnement : l équipe était sans cesse mobilisée pour l aider { maintenir sa stabilité. Mr B. a renouvelé son contrat à durée déterminée en septembre 2009. Toujours sans nouvelle du CHRS De Alberti, des demandes de résidences sociales ont été déposées. Un hébergement autonome n était pas encore envisageable : il disait ne pas se sentir prêt et ne pas avoir assez d économie pour se meubler. Nous avons soutenu son choix. ~ 46 ~

Dès le début de l année 2010, Mr B. signe un CDI avec les «Vélos Bleus». L accompagnement social a évolué et nous avons travaillé pour une autonomie totale. Malgré ses difficultés à envisager une fin de prise en charge, Mr B. a accepté de faire des recherches de logement autonome dans le parc privé. Il avait réussi { économiser près de 3000 en ayant régularisé ses dettes auprès des impôts ainsi que celles auprès d ALC au titre des participations financières au frais d hébergement et d entretien impayées. Ce nouveau projet représentait une source de stress important : il a mis en échec plusieurs rendez-vous dont l objectif concernait son relogement. Malgré sa faible motivation et son angoisse, son dossier a été déposé dans une agence immobilière suite { la visite d un studio { Nice. Son dossier a finalement été accepté et Mr B. a enfin pu signer un bail de 3 ans pour ce studio dont le loyer mensuel s élevait { 480 charges comprises. Très rapidement, il a fait preuve d un réel enthousiasme qui n avait jamais été repéré pendant toute la durée de sa prise en charge. Il a investi rapidement ce studio qu il a meublé et aménagé avec soin. Il a quitté le CHRS Urgence le 19/03/2010, après un peu plus d un an de suivi en CHRS Urgence. A sa sortie, Mr B. abordait différents projets, notamment concernant sa vie sentimentale. A long terme, il envisageait l achat d un appartement. Bien que sa mélancolie soit toujours présente, il semblait être dans une dynamique tout à fait constructive. Nous avons accompagné Mr B. tout au long de ce processus de relogement et, à sa demande, il a bénéficié d un «service de suite» validé par l équipe et la direction. Ce service concerne essentiellement les entretiens avec le psychologue et un suivi administratif lié à son déménagement et sa nouvelle situation budgétaire. La durée du service de suite a été fixée à 3 mois, renouvelable une fois. Cependant, les 3 premiers mois se sont avérés suffisants pour Mr B. qui, après une durée totale de suivi de 2 ans et 9 mois par CHORUS 06, a retrouvé son autonomie tant sur le plan social que professionnel. ~ 47 ~

Perspectives pour le Pôle Hébergement L année { venir devrait nous permettre de continuer à développer plusieurs axes de travail : Pour les places de stabilisations : - la participation des usagers avec l organisation d un groupe d expression permettant aux résidents de SOLEDOR d échanger avec des responsables de l association quant au mode d accueil qu il leur est proposé ; - La reprise de l organisation de sorties ou activités de groupe comme cela était pratiqué depuis l ouverture des places de stabilisation. La restructuration du service et l emménagement { SOLEDOR nous ayant obligé à suspendre ces projets ; - L organisation de rencontres avec nos partenaires afin de consolider le travail en réseau Pour le CHRS Urgence : - La poursuite de l amélioration du parc d hébergements ; - La mise en place d un questionnaire de satisfaction des usagers ; - Pour l ensemble du Pôle Hébergement : - La rédaction de Livret d accueil adapté { chacun des deux dispositifs prenant en compte les nouveaux modes d hébergement des usagers et leurs incidences ; - L organisation de nouvelles procédures d admission prenant en compte l intervention du SIAO et l utilisation du logiciel PROGIDIS. ~ 48 ~

Bilan d activité SAEF 2010 Service d Accueil et d Evaluation des Familles ~ 49 ~

Avant-propos Le SAEF accueille, sur proposition de l Aide Sociale { l Enfance, des familles en situation d urgence présentant une vulnérabilité psychique et sociale, qui met à mal la relation parents/enfants. Le fait de proposer un hébergement, sécurise la cellule familiale, l urgence n a plus la même prégnance. L équipe pluridisciplinaire essaie de créer «un partenariat» avec les résidents, par des stratégies de reconnaissance réciproque et de rencontres afin de mener ensemble un processus dynamique pouvant faire passer du sentiment de survie à un sentiment de vie. Le désir de l équipe est de promouvoir une approche contenante, structurante et sécurisante afin que les usagers puissent prendre du recul et de réorganiser leur vie. Nous plaçons l enfant au centre du dispositif. Notre mission ne se conçoit et ne s articule qu autour de l enfant et de sa protection. Le thème de la parentalité représente un axe important marqué par un soutien du parent dans son rôle, le désir de l aider { aller { la rencontre de son enfant et d établir un équilibre et des repères. ~ 50 ~

I - SAEF EN CHIFFRES EN 2010 50 familles prises en charge 44 familles sur la structure 4 familles sur autre hébergement 14 familles sans hébergement - 2 SAEF sans hébergement 12 suivis après hébergement 12 familles reçues en 1 er entretien et non prises en charges : 10 familles ayant refusé la prise en charge 2 étant en inadéquation au projet Sollicitation pour 44 demandes supplémentaires Moyenne temps d attente avant admission : 24 jours ~ 51 ~

II - HEBERGEMENT Nombre d hébergement Nombre personnes hébergées Nombre de nuitées * Nb de pers x Nb nuit Durée moyenne 2010 2009 2008 2010 2009 2008 2010 2009 2008 2010 2009 2008 44 53 64 142 142 151 6261 7154 8278 50,9 54.6 56,6 Nous notons une légère diminution du nombre de familles hébergées (- 9) pour l année 2010, mais par contre, une augmentation du nombre de personnes suivies (+23). Nous analysons cette diminution par l inadéquation { certaines périodes de l année entre les hébergements disponibles et la demande. En effet, les demandes sont enregistrées et mises sur liste d attente. La durée moyenne du temps d attente est de 24 jours. Etant donné, que nous ne sommes pas un service d accueil d urgence et que nous pouvons répondre immédiatement à la demande, au moment de l admission certaines demandes ne sont plus d actualité. De plus, 12 familles ont été reçues en 1 er entretien et après réflexion 10 familles n ont pas souhaité de prise en charge, nous avons refusé l admission de 2 familles car ces situations ne relevaient pas du dispositif, notamment en raison de troubles psychologiques importants. Les assistantes sociales de CAMS ont présenté téléphoniquement 44 situations pour lesquelles aucune suite n a été donnée car nous ne pouvions répondre { l urgence des situations. Le «Turn over» important dans l hébergement, amène des dégradations des locaux. La remise en état des logements prend quelques jours et nous avons de ce fait, immobilisé un appartement pendant un laps de temps plus long (3 semaines). La durée moyenne de prise en charge est de 51 jours. Nous notons que les prises en charge les plus longues correspondent aux familles nombreuses, étant donné les difficultés d orientation en CHRS ou autre. D autre part, une famille est restée 145 jours, la maman été enceinte et avait une maladie invalidante et dégénérative. Nous l avons accompagnée après la naissance de son 2 ème enfant. Aucune structure adaptée à sa problématique ne pouvait l accueillir, un essai en hôtel meublé a été tenté. 2 services spécialisés intervenaient (TISF et AEMO), mais au bout de 15 jours, il a fallu proposer un accueil provisoire. Dans les prises en charge longues, le travail de l équipe évolue. Une fois le travail d évaluation fait, il faut accompagner les familles pendant le temps d attente vers une nouvelle orientation. Il faut commencer { aménager un environnement physique et psychologique stable et sécurisant pour la cellule familiale. ~ 52 ~

III - PROFIL DU PUBLIC a) 195 Personnes concernées (SAEF avec et sans hébergement) 76 adultes 119 enfants De 18 à 26 ans De 26 à 36 ans De 36 à 46 ans De 46 à 55 ans 55 ans et plus 18 34 20 4 Répartition âges des adultes 50 40 30 20 De 18 à 26 ans De 26 à 36 ans De 36 à 46 ans 10 De 46 à 55 ans 0 moins d'1an De 1 à 3 ans De 3 à 5 ans De 5 à 10 ans De 10 à 15 ans De 15 à 18 ans 12 31 18 35 18 5 Répartition âges des enfants 40 De 5 à 10 ans De 1 à 3 ans 30 20 moins d'1an De 3 à 5 ans De 10 à 15 ans 10 De 15 à 18 ans 0 La majorité des adultes sont jeunes car moins de 36 ans. ~ 53 ~

Pour l année 2010, 119 enfants ont été accueillis, 36 % des enfants avaient moins 3 ans dont 12 avaient moins d 1 an. 4 enfants sont nés lors de la prise en charge. L accompagnement de jeunes femmes ayant un nourrisson qui sont en difficultés dans leur identité sociale, familiale et maternelle demande un accompagnement plus spécifique. L apprentissage du portage de l enfant est indispensable afin que le lien mère/enfant puisse exister. La vie en semi-collectivité, offre un espace transitionnel d accompagnement, de mise en confiance, de partage d expériences et de savoirs faire. a) Travail avec les Pitchounets La Halte-garderie des Pitchounets, accueille les enfants de 3 mois jusqu { l âge de la scolarité. La collaboration avec cette équipe est primordiale, le retour de leurs observations permet d affiner l évaluation faite sur la famille. Pour l année 2010, 18 enfants ont été orientés : - 11enfants ont été accueillis à la Halte-Garderie, - 2 enfants ont bénéficié d une adaptation, - 5 enfants ont été présentés mais les mamans n ont pas souhaités l accueil { la Halte- Garderie. La majorité des familles sont composées de femmes seules avec un ou deux enfants. 10 familles ayant plus de 3 enfants ont été accueillies. ~ 54 ~

IV - LES PRESCRIPTEURS 82 % des situations émanent des CAMS de Nice et 18 % des autres villes du département. La structure d hébergement étant située { Nice et n ayant pas de possibilité d hébergement sur le reste du département, il est inévitable que le service soit sollicité pour des familles ayant leur réseau social notamment scolaire sur Nice. Avant de délocaliser une famille les services sociaux se questionnent sur l opportunité d un accueil en urgence sur la structure Marie Clotilde, sachant qu il y aura de nouveau un autre point de chute. Les familles vivent un parcours d errance avant leur entrée en SAEF, elles ont bénéficié d un ou plusieurs dispositifs d urgence déj{ en amont. PAU 35 CHAPS 17 Secours Hébergement 7 La mise { l abri, est assurée mais les enfants vivent dans un climat d insécurité et perçoivent l angoisse des adultes. Ces derniers, sont préoccupés par leur devenir et ne sont pas disponibles pour leurs enfants. ~ 55 ~

V ADMISSION Motifs de l'admission Nb de rép Errance 28 Violences Conjugales 22 Ne pouvant plus payer le loyer 6 Rupture Conjugale 9 Répondre aux pb sociaux 41 Fin hébgt fam ou amical 32 Difficultés éducatives 24 Réfugiés 1 Femme Enceinte 4 Le premier motif d admission, est la rupture conjugale. Cette violence peut prendre différentes formes : violence verbale, violence physique, psychologique, sexuelle et violence économique. La perte d hébergement est liée { cet état de fait. Avant d interpeller le service social, les familles ont essayé de se rapprocher du réseau familial voire amical : avoir divers lieux d hébergement de courte durée, entraine une certaine errance de familles et peut créer un manque de stabilité pour les enfants. ~ 56 ~

VI RESSOURCES 14 familles n avaient aucune ressource { leur admission. L ouverture des droits est parfois assez longue étant donné la complexité des situations. Les revenus de ¾ des familles sont composés des allocations familiales - leurs ressources sont situées en dessous du seuil de pauvreté (910 ) LES AIDES MATERIELLES L aide financière par le biais des tickets services est donnée pour des achats des produits frais, l alimentation infantile et pour des achats spécifiques : 673 tickets ont été distribués, L aide aux transports : 1130 tickets de bus ont été donnés, La distribution alimentaire (épicerie sèche) sur la structure a plusieurs objectifs : Subvenir aux besoins alimentaires et produits d hygiène de base, Observer les habitudes alimentaires des familles (la famille cuisine-t-elle de façon équilibrée, alimentation spécifique des enfants), Observer la relation mère/enfant lors du choix des produits, Observer la capacité des parents à cadrer leurs enfants pendant la distribution, Permettre aux familles de faire des économies dans la perspective de leur sortie du dispositif. Un travailleur social a suivi la formation «Nutrition et Précarité» organisée par le CODES 06, afin de mener des actions collectives sur la structure. VII - LE SAEF SANS HEBERGEMENT Cette année, nous avons recensé très peu de sollicitations pour une prise en charge en SAEF sans hébergement, cela a concerné deux familles. Le Pôle Hébergement de CHORUS 06, propose si nécessaire deux hébergements de type CHRS Urgence en suivi conjoint. ~ 57 ~

En effet, une fois l évaluation faite une orientation est préconisée. Dans l attente d une admission, le travail d accompagnement continu. Cela a concerné 12 familles. VIII - ORIENTATIONS 38 % des familles sont orientées en CHRS, 12 % des familles sont orientées au Centre Maternel, 8 % des familles sont orientées à la Villa Excelsior, 1) 58 % des orientations sont faites en établissements. La majorité des familles ont besoin d un accompagnement spécifique. Le temps d attente pour une admission en structure impacte sur le temps d hébergement en SAEF bien que la mission d évaluation soit terminée., 2) Une famille a obtenu un logement social, cette situation était très particulière et elle a bénéficié d une attribution prioritaire, 3) 22 % des familles sont retournées au domicile familial, en hébergement familial ou amical Cette année une seule orientation a été faite en hôtel meublé, le coût financier ne peut être assumé par des familles en difficulté. IX L EQUIPE L équipe a retrouvé une certaine stabilité liée au retour de 2 salariées qui étaient en congés maternité. Accompagner des familles en grande précarité n est pas facile. La disponibilité relationnelle de chacun des professionnels dans l accompagnement des personnes est sollicitée. Il faut veiller { ce que l espace de travail soit suffisamment contenant et { la fois respectueux des différences. ~ 58 ~

La pluridisciplinarité de l équipe, la présence du psychologue aux réunions d équipe permet d affiner le diagnostic, d élaborer des projets et de maintenir les objectifs. Par ailleurs, la mise en place de l analyse des pratiques avec un intervenant extérieur, une psychanalyste, permet de réguler le fonctionnement de l équipe. - L équipe utilise différents outils pour mener sa mission d évaluation : - Les entretiens menés en binôme permettent une évaluation partagée et évite une relation duelle avec les usagers. La mixité au niveau professionnel, Assistant (e) Social (e) et Educateur (rice) Spécialisé (e) permet un travail objectif et une analyse partagée. - Les entretiens ont lieu dans les locaux de Chorus, afin que les familles puissent se préparer à l entretien en mettant de la distance avec le vécu du quotidien. - La présence sur la structure de 9h { 11h et de 17h { 20h permet d observer la dynamique familiale et collective. - Des actions collectives (sorties extérieures dans des parcs publics, jeux, réflexion autour de l alimentation avec confection de repas.) - Le groupe de parole animé par le psychologue et un travailleur social a lieu chaque mardi matin, c est un temps de rencontre collective permettant un moment de partage des cultures, d état d esprit et d aborder les sujets de préoccupation communs. Les sujets les plus fréquemment abordés concernent la situation d urgence et de crise vécue par les familles et leur statut de parent. X CONCLUSION ET PROJETS L année 2010, est la première année complète de fonctionnement sur la structure Marie Clotilde. Les conditions d hébergement sont adaptées { la prise en charge des familles. Le savoir-faire de l équipe est reconnu comme le souligne l argumentaire de l audit de PWC (Price Waterhouse Coupers). Le SAEF est le seul service à intervenir dans ce domaine dans le département. Il est bien identifié par les services prescripteurs mais ne répond qu { 50 % des sollicitations. Compte tenu de l intérêt suscité par ce service auprès des services du Conseil Général et des services sociaux, le SAEF propose d étendre ses activités autour de 3 axes. Augmenter la capacité d accueil Augmenter dans un premier temps la capacité d accueil de 3 logements supplémentaires. Comme il est souligné dans le compte rendu de l audit réalisé par le cabinet PWC, le SAEF ne répond qu { 50% des demandes de prise en charge. Pour l année 2010, nous avons pu prendre en charge 44 familles. Aucune structure de ce type n existe sur le plan national. Le cout financier est peu élevé pour une prise en charge familiale en comparaison d un placement d enfants. 3 appartements de type = F2 (2) et F3 (1) permettraient de prendre en charge de grandes familles (3-4 enfants et répondre ainsi à une constante augmentation de la demande). La capacité de prise en charge passerait de 8 à 11 familles. A terme, la capacité totale des locaux du Bd de la Madeleine permettrait de porter la capacité d accueil { 16 familles. ~ 59 ~

Etendre la mission du SAEF auprès des familles en difficultés à leur domicile La mise { disposition de l équipe pluridisciplinaire du SAEF pour un travail «d évaluation» auprès de familles en difficultés { leur domicile. C est une aide technique qui pourrait être proposée aux équipes de terrain afin de pouvoir poser un diagnostic sur une situation délicate et d envisager une prise en charge à moyen terme. Cette orientation nouvelle s étendrait sur l ensemble du département et pourrait concerner 10 familles supplémentaires. Créer un pôle d expertise et de formation autour des questions de parentalité Créer un pôle d expertise et de formation, en lien avec le Centre Maternel et le Secteur Adolescents, auprès des partenaires (Villes, services sociaux, associations ) afin de soutenir des projets autour de la parentalité et des problématiques d hébergement. L association ALC bénéficie de 3 établissements spécialisés dans les problématiques liées { l enfance et chacun expert dans la prise en charge : - Des femmes enceintes ou jeunes mères en grande difficulté sociale, - Des adolescents traversant une période de crise grave, - Des familles rencontrant une problématique liée au lien parents-enfants. L objectif principal de ces trois établissements est { la fois de maintenir la cohésion de la famille, d éviter les placements d enfants et de proposer si besoin un hébergement d urgence. Ces établissements disposent chacun d équipes formées et expérimentées (travailleurs sociaux, psychologues ) qui ont la capacité de conseiller et d apporter leur concours { un service extérieur désirant monter un projet autour des questions de l enfance et de la famille. Par ailleurs l association ALC ayant une expérience dans ces domaines depuis de nombreuses années, elle est également en capacité de fédérer un réseau important dans ces différents domaines afin d apporter une analyse plus complète dans le cadre de formations ou d actions de conseil. ~ 60 ~

ANNEXES ~ 61 ~

Annexe 1 ~ 62 ~

Annexe 2 Une situation significative suivie en 2010 Mme B. 32 ans, mère de 4 enfants âgés de 12 à 3 ans et originaire des Antilles, a vécu en concubinage durant 13 ans. Son compagnon la mise dehors pour incompatibilité d humeur. Ils vivaient déjà séparés dans propre maison, occupant chacun un étage. Mme B. a un passé tourmenté et chaotique avec des violences et des abus sexuels. Elle nous dit ne vivre que pour ses enfants, qu à travers eux. Elle a eu 4 enfants avec son compagnon parce qu elle voulait absolument avoir une fille (la dernière de fratrie) malgré l absence de communication dans le couple et le constant dénigrement de Madame par Monsieur. Mme a été admise au SAEF afin d évaluer ses capacités à offrir un cadre sécurisant à ses enfants et de mesurer le lien qui unit ceux-ci à leur mère en l absence du père. DIFFICULTES REPEREES ET TRAVAILLEES : - Mme est très peu soignée sur elle et son appartement n est ni rangé, ni nettoyé, - Elle n est pas autonome en ce concerne les démarches administratives et se repose sur l assistante sociale, - Elle ne propose pas d activité à ses enfants en dehors de quelques sorties au parc qui font peur à Mme par l excitation qu elle provoque chez les enfants, - Les enfants font ce qu ils veulent dans l appartement et dans les couloirs de la structure, Mme n assume pas de suivi scolaire, - L ainé des enfants est en grand conflit avec sa mère et une dispute a éclaté où des coups ont été échangés. Ce garçon menace de fuguer et préfère rentrer chez son père, - La petite fille parle très peu et est en quasi permanence juchée sur sa mère. Une tentative de séparer mère et fille en proposant une Halte garderie a échouée, - Les 2 autres garçons de 10 ½ et 7 ans apparaissent perturbés et angoissés quant à ce que leur mère va devenir maintenant qu elle est seule, - Mme est avec son téléphone cellulaire en quasi permanence, soit pour téléphoner, soit pour jouer, - Mme nous dit avoir peur de ses réactions quand elle s énerve et ne pas vouloir faire subir à ses enfants ce qu elle-même à vécu, - Mme craint que le père des enfants ne récupère les 3 enfants et les allocations familiales qui s y associent, - Mme ne souhaite pas quitter Nice pour une orientation en accueil Mère/Enfant sur Cannes, - Malgré son discours, Mme ne parvient pas à accepter un travail psychothérapeutique, - Malgré ses 32 ans, Mme est immature et engluée autant dans ses transmissions que dans ses carences éducatives. Après 3 mois ½ de prise en charge Mme sera orientée vers le centre de Mère/enfant de Cannes aves sa fille, les 3 garçons allant chez leur père. Le juge aux affaires familiales devait se prononcer quant à la garde officielle et aux rythmes des week-ends. Madame envisageait un soutien psychologique avec le psychologue de l établissement. ~ 63 ~

Conclusion L année 2010 a permis { CHORUS d entamer une réorganisation qui s est élaborée, à la fois sur le constat d une réelle nécessité de mutualisation de certains services, et également sur l analyse des besoins en mutation des populations suivies dans le cadre de nos missions. Notre expertise en matière de public très marginalisé nous incite à adapter au quotidien nos actions vis-à-vis d usagers qui ne constituent pas une catégorie humaine figée mais des individus tous différents qui vivent dans la même cité et effectuent une sorte de roulement fait d entrées et de sorties. Les équipes de travailleurs sociaux doivent donc faire face à des problématiques complexes mais portées par de vrais acteurs sociaux qui effectuent des choix et développent des stratégies. Ces dernières nous paraissent parfois irrationnelles mais il nous parait important de conserver un regard sur ces usagers qui restent des citoyens à part entière. Les outils que nous développons, comme les Places de Stabilisation notamment, nous laissent entrevoir des possibilités plus qu intéressantes de «bricoler» une réappropriation de la place de chacun. Malgré tout, nos missions peuvent parfois se trouver en déséquilibre vis-à-vis d un discours ambiant qui oscille entre solidarité et répression, et un manque de moyens criant nous obligeant souvent à faire des choix éthiquement discutables. Nous en arrivons nous-mêmes aujourd hui { gérer une instabilité et une difficulté dans la définition de nos missions relativement dommageable pour des professionnels chargés de la prise en charge de personnes elles-mêmes très en fragilité. Pour autant nous envisageons l année 2011 forte de projets nouveaux, de la poursuite de notre mutation progressive et persuadés que la survie du travail social passera par notre capacité d adaptation et d innovation. ~ 64 ~