BULLETIN INTER-FILIERES CIDEF CIPC CICAR

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BULLETIN INTER-FILIERES CIDEF CIPC CICAR Bulletin N 397 du 20 octobre Directeur de la publication: Patrick PAGEARD.Rédacteur: Gilles LE POTTIER Quelle perception de la qualité Le terme «qualité» est interprété de manières très diverses. Il s agit d une notion simple à comprendre mais difficile à définir. Pour le client, cela signifie qu il est satisfait du produit. En revanche, pour le producteur, il s agit d une notion complexe qui couvre toutes les facettes du processus de fabrication et de mise en marché. La perception de la qualité obéit le plus souvent à des normes réglementaires ou à défaut, à des standards professionnels. Pour nos filières animales, il existe une réglementation étoffée en matière sanitaire (paquet hygiène), de médicaments vétérinaires ou d additifs destinés à l alimentation animale ou humaine. Plus récemment, la réglementation a défini également les normes minimales concernant la protection animale en élevage, au cours du transport et au moment de l abattage. Entre le producteur et le consommateur s impose désormais un acteur devenu incontournable : le distributeur. Par son rôle clé, la grande distribution impulse des comportements qui orientent à leur tour les pratiques dans nos filières. A titre d exemple, les portions à poids constant révolutionnent les politiques de marques des produits destinés à la vente en libre-service. L ensemble des acteurs de la filière se trouvent ainsi soumis à une forte standardisation avec pour objectif de respecter les calibres. La production animale est devenue une gestion précise et permanente de contraintes économiques, sanitaires et environnementales. L élevage n est plus, et depuis longtemps, une simple activité agricole ou d entretien du territoire, mais devient une chaîne de compétences où la discipline et l interdépendance constituent la force de l ensemble des maillons. S organiser et investir pour produire plus durablement, plus efficacement, est un défi à relever pour chacun des acteurs de nos filières. Bulletin consultable sur: www.cidef.net - www. poulet-francais.fr - www.canards.fr BP 24 35310 MORDELLES 02 99 60 31 26

ACTUALITES Comment rester compétitif dans le cadre des normes européennes? Une concurrence déloyale Toutes les analyses de marché indiquent un avenir prometteur pour le secteur de la viande de volaille. Cette donnée crée des opportunités pour les producteurs. Mais une étude de la compétitivité de l'industrie européenne commandée par AVEC montre que notre secteur a aussi des faiblesses face à différentes menaces. Elles tiennent au fait que les consommateurs sont à la fois sensibles à la qualité des produits (fraîcheur et présentation) et à son prix, mais beaucoup moins aux autres contraintes. En conséquence, notre secteur doit se conformer aux exigences les plus élevées en matières de bien-être animal, de sécurité alimentaire, de protection de l environnement. Il en résulte des coûts plus élevés que ne supportent pas nos concurrents mondiaux. Mêmesilesproduitsentrant surlemarché communautaire doivent être conformes aux normes européennes, il y a des obligations qui ne sont pas remplies à l identique par les marchandises importées des pays-tiers, notamment: - La législation sur les OGM est plus stricte chez nous qu au niveau mondial; - L utilisation des protéines animales transformées (PAT) dans l alimentation des volailles est interdite en Europe alors qu elles sont utilisées ailleurs; - Lesnormessurlebien-êtredesanimaux sont quasi-inexistantes à travers le monde. L OAV, organisme chargé de l inspection des établissements fournisseurs de l Europe, relève des non-conformités avec les règles de l UE sans que des sanctions soient prises. Informer les consommateurs Il est clair que les producteurs européens sont confrontés à une équation presque impossible à résoudre: comment rester compétitifs? Il serait nécessaire d augmenter la prise de conscience des consommateurs de l UE sur l origine de l ingrédient viande d une préparation contenant plus de 25% de volaille. C est ce que nous demandons en plus de l indication d origine de la viande fraîche qui entrera en vigueur en avril 2015 parce qu une large part des importations servent à la confection des plats préparés. Le terme «équivalent» n étant pas défini dans la législation, nous demandons l application de «règles identiques» de production dans les pays autorisés à exporter sur l UE. Si les autorités restent dans l incapacité à garantir les normes appliquées aux importations, un droit de douane devrait compenser la différence de coût. Dans le cadre des négociations de libreéchange, la Commission européenne devra choisir entre l approche sanitaire actuelle«de la ferme à la table» par laquelle chaque maillon de la chaîne de production apporte sa contribution à la sécurité alimentaire ou autoriser l emploi d un traitement destiné à la décontamination finale, comme c est le cas aux USA par exemple. Eu égard aux règlements en vigueur dans l UE, tous les fabricants du secteur alimentaire doivent appliquer de bonnes pratiques d hygiène, ce qui représente un effort couteux que la plupart de nos concurrents mondiaux ne supportent pas. Avec un possible accord TTIP, l approche sanitaire américaine pourrait nous être imposée. Page 2

A PROPOS DU MARCHE MONDIAL Les échanges mondiaux de viande sont marqués par la demande des pays émergents. Mais les marchés présentent une part d incertitudes de plus en plus préoccupante. Perspectives pour la viande en L année est caractérisée par la détente des cours des matières premières en raison de récoltes abondantes. Cependant, les cours des produits laitiers et de la viande bovine demeurent historiquement élevés du fait de la baisse de la production conjuguée à une demande croissante des pays émergents. L urbanisation et le changement des habitudes alimentaires soutiennent la consommation de protéines, de graisses etdesucre. L incertitude économique peut être amplifiée par les conséquences des mesures parfois «disproportionnées» prisentparlesetatspourseprotégerdes épidémies animales. L embargo russe suite à l apparition de foyers de peste porcine africaine en Lituanie, illustre les conséquences que de telles mesures peut avoir sur le commerce et l activité des filières. Projections pour la volaille Cette année, la production mondiale de volaille n augmentera que de 0,5%, un taux bien inférieur à la moyenne de la décade. Il est imputable à la baisse d activitéenchinecauséeparlapertede confiance des consommateurs après l apparition de foyers d influenza aviaire (H7N9). La volaille garde toutefois un fort potentiel de développement par rapport aux autres viandes. Les 2/3 de la croissance auront lieu en Asie (Inde, Chine, Malaisie ) Consommation mondiale Dans la perspective d une augmentation plus modérée de la consommation mondiale de viande (+1,6% par an au cours de la prochaine décade), la volaille devrait se hisser à la première place d ici 2020, devant le porc. La consommation de viande va progresser de 2,4 Kg à l horizon 2023, principalement dans les pays en voie de développement. La volaille bénéficiera de l essentiel de la hausse. Aux USA, la consommation de viande de volaille devrait croître pour atteindre 57 Kg/hab. En Chine, on estime que la consommation de viande de porc est proche de la saturation mais celle de volaille pourrait croitre de 4,3% au cours des 10 prochaines années. Au plan mondial, le marché de la volaille pourrait se développer de 27% d ici 2023. Quelque 80% de cette croissance reviendront aux pays en développement dontl Asiepouraumoins50%. Consommation mondiale de viande : Bœuf Porc Poulet & Dinde Source: USDA % 14/13 +0,4% +1,1% +1,5% Page 3

LE COMMERCE DE LA VOLAILLE Face aux perspectives de croissance ralentie, les entreprises du secteur devront faire preuve d imagination et d innovation pour maintenir leur dynamisme. Facteurs d instabilité La consommation par habitant ainsi que la population sont sensées stagner dans les pays industrialisés, tandis que la production continuera à croître. Cela nécessitera le développement de nouveaux marchés d exportation. Cette perspective est soumise à l incertitude géopolitique et aux embargos sanitaires qui peuvent perturber les marchés nationaux et internationaux aujourd hui très interdépendants. La possibilité de parvenir à plusieurs accords commerciaux au cours de la prochaine décennie constitue certes un facteur d augmentation du commerce mais pas forcément de la production intérieure. Les difficultés de la zone Euro pourraient avoir une incidence sur la demande (baisse des revenus), sur l offre (contraintes de financement), sur le commerce(taux de change). La Chine, du fait de l élévation de ses propres besoins, aura un impact déterminant sur les cours : soit elle accroît sa production intérieure en important des matières premières, soit elle achète des produits à base de viande à travers le monde. Les deux scénarios auront un effet sur le marché mondial des produits concernés et des conséquences sur nos filières. L Inde se positionne de façon similaire. L industrie européenne ne peut compter que sur ses capacités à innover pour se différencier et s adapter à la nouvelle donne mondiale. Projections sur le commerce Le développement du commerce risque d outrepasser celui de la production. Confrontées à un euro fort et à l application de normes de plus en plus strictes, les entreprises européennes ne pourront rivaliser avec les producteurs nord et sud-américains qui capteront plus de 60% de la croissance du marché. L Ukraine est appelée à devenir un important exportateur aux portes de l Europe. La Russie mène une politique visant à atteindre l autosuffisance. US 20% Chine 16% Brésil 15% EU 11% Autres 38% Production de viande de volaille 2013 38% 11% 15% 20% 16% Après une baisse de 70 000 tonnes en 2013, la production mondiale de dindes repart à la hausse avec 90 000 tonnes supplémentaires en. Les Etats-Unis consolident leur place de leader avec presque 50% du total mondial. L'UE et le Brésil, avec respectivement 37% et 10% des parts du marché mondial, augmenteront légèrement leur production de10000à15000tonneschacun. La consommation repart également à la hausse, excepté dans l UE où elle demeure plutôt stable. Page 3

PRODUCTION MONDIALE DE VOLAILLE Poulet Dinde Production en Milliers Evolutions Evolutions 2008 2013 2008 2013 de Tonnes annuelles annuelles Union Européenne (27) 8531 10166 3,8 % 1902 1987 0,9% Dont : France 1009 1146 2,7 % 456 386-3,0% Allemagne 868 1190 7,4 % 386 385 0,0% Pays-Bas 626 750 4,0 % 29 28-0,7% Italie 713 820 3,0 % 300 314 0,9% Espagne 1059 1041-0,3% 25 179 123,2% Royaume Uni 1214 1220 2,2% 160 187 3,4 % Pologne 730 1450 19,7 % 285 285 0,0 % Hors UE USA 16561 16958 0,5 % 2796 2623-1,2% Brésil 11033 12308 4,5 % 465 520 2,4% Chine 11840 13500 2,8 % Russie 1680 3050 16,3 % 30 100 46,7 % Thaïlande 1170 1500 5,6% Monde 80744 94000 3,3 % 5656 5664 0,0 % Sources: USDA FAO -Nationales Production mondiale de 107,5 MT en 2013 Page 12

---------- = année 2013 ---------- = année CHIFFRES FILIERE DINDE 1200 1100 1000 900 800 En milliers de têtes - CIDEF - 1,6 % + 0,5 % Mises en Place Les mises en place globales s élèvent à 918 388 têtes par sem. L activité découpe est évaluée à 876 634 têtes par semaine. 11,5 11 En Kg / tête - CIDEF Poids moyens à l abattage 10,5 10 9,5 9 + 2,5 % - 4,5 % Les poids remontent en août tout en restant au niveau de l objectif professionnel fixé à 10,7 kg/tête. Quantités en semaines de production - CIDEF 3,5 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0-21,7 % A / A -1 + 7,0 % m / m-1 Les Stocks Les stocks de filet restent contenus à un niveau bas. Ceux de viandes rouges progressent anormalement compte tenu de la saison. Prix du filet sous vide en euros /Kg - CIDEF 6,0 5,8 5,6 5,4 5,2 5,0 Septembre - 7,1 % + 2,8 % Cotation CIDEF Le prix du filet cède du terrain en septembre : Filet : 5,22 /kg Cuisse : 2,57 /kg Page 6

9000 8000 7000 6000 Quantités en Tonnes - DOUANES - UE + 4,1 % Les exportations La relance des exportations se poursuit après un début d année calme. 5000 4000-11,8% 5500 5000 4500 4000 3500 3000 Quantités en Tonnes - DOUANES - UE - 21,4 % + 3,1 % Les importations Les importations chutent en août, notamment les viandes fraîches en provenance d Allemagne. Achats des ménages - DINDE FRAICHE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 P9-5,2 % - 4,4 % Conso Kantar - FAM Les achats des ménages en viandes fraîches restent peu dynamiques en cette fin d été. Sur, les escalopes perdent -2,7 % par rapport à 2013 et les cuisses -6,5%. 11,2 11,0 10,8 10,6 10,4 10,2 Prix moyen escalope en / kg 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 P9 + 2,2 % + 1,1 % Prix Kantar FAM Les prix de détail de l escalope sont en nette progression par rapport à 2013 et traduisent une activité promotionnelle moins marquée. Page 7

---------- = année 2013 ---------- = année CHIFFRES FILIERE POULET Indice - base 100 = Janvier 2013 - CIPC 115 110 105 100 95 90 85-1,8 % + 0,2 % Mises en Place CIPC Les mises en place de poussins pour le marché intérieur s infléchissent depuis juillet et repassent en dessous du niveau de 2013. Indice - Base 100 = Janvier 2013 - CIPC 115 110 105 100 95 90 85 + 5,5 % + 2,1% Abattages CIPC Les abattages restent relativement soutenus en août. Les poids s allègent par rapport à juillet, à 1,89 kg/tête. 9000 8000 7000 6000 5000 Quantités en Tonnes - CIPC - 8,1 % Stocks CIPC Les stocks se résorbent progressivement pour atteindre le niveau le plus bas de la saison. 4 000 + 45,6 % 3 000 Page 8

Achats des ménages POULET P9 + 5,1 % - 0,7 % Conso Kantar - FAM Les achats des ménages se redressent en période 8. Depuis le début de l année, le poulet PAC (- 6,9%) perd des volumes au bénéfice des filets (+6,0%) mais pas des cuisses (-2,4%). 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 5,70 5,50 5,30 5,10 4,90 4,70 Prix moyen pac en / kg 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 P9 + 0,3 % + 2,3 % Prix Kantar - FAM Les prix se calment. Le poulet PAC ordinaire perd 1,5% (+3,0% depuis le début de l année) ainsi que la découpe avec -1,0%. Le filet présente une hausse modérée avec +0,4%. 31000 30000 29000 28000 27000 26000 25000 Quantité en Tonnes - DOUANES - UE + 2,7% + 3,4 % Importations Les importations de viandes de poulet retombent après un mois de juin très fort. Il s agit de marchandises en provenance de Belgique, Pays-Bas, Pologne mais aussi du Brésil. 12000 11000 10000 9000 8000 Quantité en Tonnes - DOUANES - UE - 18,1 % - 3,0 % Exportations Les exportations de viandes de poulet faiblissent nettement en août avec des sousperformances en poulets entiers congelés, viandes désossées congelées et préparations cuites. Page 9

CHIFFRES FILIERE CANARD A ROTIR ---------- = année 2013 ---------- = année En milliers de têtes / semaine - CICAR 1100 1000 900 800 700 600-1,9 % - 0,4 % Mises en place hebdomadaires Les mises en place de canetons de barbarie se stabilisent. En milliers de têtes / mois - AGRESTE 8000 7000 6000 5000 4000 3000 Juin - 6,3 % - 0,5 % cumul 6 mois Activité des couvoirs Canards Agreste Depuis 3 mois, les mises en place de canetons (toutes souches confondues) sont inférieures à celles de 2013. Evolution du tonnage abattu (indice) - CICAR 140 130 120 110 + 10,1 % Abattages CICAR Les abattages de canard à rôtir restent sur une bonne dynamique depuis le printemps. 100 90 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 + 0,8 % Page 10

Quantités en semaines de production - CICAR 3,6 3,0 2,4 1,8 1,2 0,6 0,0-20,9 % + 2,3 % m / m-1 Stocks Les stocks restent globalement en retrait par rapport à 2013 et traduisent un marché fluide. Achats des ménages - CANARD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 P9 + 2,4 % + 0,5 % Conso Kantar FAM Les achats de filet (+12,8% au cours des 9 périodes) contribuent à soutenir le marché. Prix de détail du filet de canard en euros / Kg P9 Filet 17,0 16,5 16,0 15,5 15,0 14,5 14,0 13,5 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13-2,4 % - 2,4 % Prix Kantar FAM Le prix du filet (15,41 /kg) se stabilise et s aligne désormais sur celui du magret. 6500 5500 4500 3500 Quantités en tonnes - DOUANES + 8,1 % Exportations Les exportations se redynamisent après un début d année atone. 2500 1500-10,6 % Page 11

CHIFFRES FILIERE LABEL ROUGE En têtes / période (4 semaines) SYNALAF Mises en place de poulets Label Rouge La hausse des mises en place de poulet Label Rouge se confirme (+3 % sur les 9 premières périodes par rapport à 2013). Labellisations totales de poulets Labellisations totales de pintades Estimations en têtes / trimestre SYNALAF 20 15 10 5 0-5 -10-15 -20 Evolution volumes d achat (A/A-1) et prix du Poulet PAC LR 6,00 5,80 5,60 5,40 5,20 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 5,00 4,80 4,60 4,40 Prix en Evolution en % Kantar FAM Les achats de poulets PAC LR par les ménages reprennent en période 9 mais reculent de 2,6 % en volume sur le cumul de l année par rapport à 2013. Dépôt légal : octobre - ISSN : 2261-4311 Page 12