MONOGRAPHIE DE LA PROVINCE DU BANDUNDU

Documents pareils
PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés

Avancement de la REDD+ en RDC : processus participatif d auto-évaluation pour la soumission du R-Package au Comité des Participants du FCPF

7 ème Edition des Assises de la Coopération Belge au Développement

Le système de protection sociale en santé en RDC

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde

FAITS SAILLANTS : 1. CONDITIONS CLIMATIQUES ET ENVIRONNEMENTALES EN AFRIQUE

Étude de la carte de Vézelise. Initiation à la lecture du relief sur une carte topographique

Répertoire des instruments juridiques nationaux En rapport avec le fonctionnement des ONG en République Démocratique du Congo

Où sont les Hommes sur la Terre

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM)

INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU

COOPERATION BELGIQUE - BURUNDI Programme 2012 de bourses d études et de stage hors-projet

========================

LE RESEAU AFRICAIN D INFORMATION ENVIRONNEMENTALE

IMPLANTER UNE INSTITUTION DE MICROFINANCE OU UNE BANQUE DANS LA PROVINCE DE L EQUATEUR. MBANDAKA - GEMENA - BUMBA Décembre

Le point sur la couverture du risque maladie au Niger

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE

ETUDE DE FAISABILITE DU PROJET : «CONSTRUCTION CROIX ROUGE DE MUYINGA. Rapport Final DES BUREAUX DE LOCATION» PAR LA BRANCHE DE LA.

LE MONITORING DE LA BIODIVERSITE EN SUISSE. Hervé LETHIER, EMC2I

On the spot. Ecocertification et images satellites. Exploitation forestière tropicale au Cameroun

Cartes des résultats du premier tour de l élection présidentielle en RDC

Cadre légal des CLD. Au Canada le développement socioéconomique relève de la juridiction des provinces

FORMULAIRE DE DEMANDE D AIDE NON REMBOURSABLE POUR PETITS PROJETS LOCAUX. Libreville - GABON. Tel. : (241) / Fax : (241)

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE OFFICE NATIONAL DES STATISTIQUES

Permis unique pour un data center à VAUX-SUR-SÛRE. - Construction d un centre de données informatiques

Evaluation du projet Fonds pour la consolidation de la paix, Welthungerhilfe Butembo République Démocratique du Congo

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD

Journal Officiel - Numéro Spécial - 18 août ème année OFFICIEL. de la République Démocratique du Congo. Cabinet du Président de la République

Atelier Environnement Préparatoire au Projet d Aménagement et de Développement Durable. S e p t e m b r e

Projet PNUE-FEM «Développement d un Cadre National de Biosécurité» Cadre National de Biosécurité en République Démocratique du Congo

Évolution du climat et désertification

NOTES D INFORMATIONS GENERALES

Les bases de données Les systèmes d informations

Rosemont- La Petite-Patrie. Îlots de chaleur urbains. Tout. savoir! ce qu il faut

Portrait de la Montérégie Est Une région concertée et engagée! Portrait économique Une économie diversifiée et positionnée!

MISE EN DÉCHARGE. Une entreprise de Bayer et LANXESS

Avant projet de texte légal portant régime de l intégration du genre dans les politiques nationales de croissance et de l emploi

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur.

FORMATION D EXPERTS REGIONAUX POUR UNE GESTION DURABLE DES FORETS DU BASSIN DU CONGO

Agriculture paysanne durable: innovations et meilleures pratiques aux fins de transposition et de reproduction à plus grande échelle

DE LA STRATEGIE LEADER. Appel d offres Novembre 2014

MAQUETTE GENERALE MASTER DIDL.

Rapport annuel de monitoring automatisé de la qualité de l eau

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE SECRETARIAT GENERAL. Plan National de Développement Sanitaire PNDS

Résumé. 1 Les chiffres du recensement général de la population et de l habitat (RGPH2) de 2009 sont en cours exploitation. Les données seront rendues

Présentation et proposition d engagement. Conseil Municipal de Courtry 13/06/2013

L art de l exploitation industrielle au Congo :

«Bases de données géoréférencées pour la gestion agricole et environnementale en Roumanie»

Protocole d Accord de Coopération. Entre. Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)

Notice de sélection pour Consultant Individuel IC-UPS/021/2013

Préparer le fond de plan

4. Résultats et discussion

LOI ORGANIQUE N DU PORTANT ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES FORCES ARMEES EXPOSE DES MOTIFS

FICHE DE DESCRIPTION DE POSTE SOUS DIRECTION DES PERSONNELS CONTRACTUELS BUREAU DES VOLONTAIRES INTERNATIONAUX RH3D DESCRIPTION DU POSTE

Atelier de participation à la lecture de notre cadre de vie et de ses mutations. à destination des membres des CCATM et des CLDR

Lambotte J.-M. Géographe-Urbaniste. Chercheur au Lepur ULg. Semaine Universitaire Luxembourgeoise de l'environnement - Libramont

Questionnaire eevm. échange école ville montagne.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ET BANQUE CENTRALE DU CONGO

Le contexte global. La ressource. I.1 Particularités de la ressource en eau. Superficie : Km 2

La gouvernance foncière Agissons pour sa mise en œuvre!

Entre permis forestier et permis minier, la diff icile émergence des forêts communautaires au Gabon

Caisse Nationale de Mutualité Agricole

NOR : DEV O C

Cartographie des Hotspots Démographiques et du Changement Climatique: Pérou

Scientific registration n : 35 Symposium n : 27 Presentation : Poster. SAFAIAN Nosrat, SHOKRI Maryam

JOURNAL OFFICIEL. de la République Démocratique du Congo CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Journal Officiel - Numéro Spécial - 09 mai 2009

16- Grand lac Shaw Portrait 2006

EVALUATION FINALE BKF/012

BURKINA FASO Unité Progrès Justice MAIRIE SECRETARIAT GENERAL DIRECTION DE L ADMINISTRATION GENERALE

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

P.L.U. Plan Local d'urbanisme PRESCRIPTION D'ISOLEMENT ACOUSTIQUE AU VOISINAGE DES INFRASTRUCTURES TERRESTRES DOCUMENT OPPOSABLE

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION

Santé Maternelle et Infantile (SMI) à Abéché, Tchad

STRATEGIES DE CONDUITE DE L IRRIGATION DU MAÏS ET DU SORGHO DANS LES SITUATIONS DE RESSOURCE EN EAU RESTRICTIVE

Fonds monétaire international Washington, D.C.

Elaboration participative des programmes communaux

REFORMES OPEREES PAR LE GOUVERNEMENT POUR L AMELIORATION DE L ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES EN RDC

pour filles indigènes et rurales au Guatemala Résumé exécutif 2013 TALE. Tous les droits réservés. Résultat social du projet

DIVERSITÉ CULTURELLE JOURS FÉRIÉS Pour en savoir Plus, veuillez vous adresser à :

REPERTOIRE D ENTREPRISES NATIONAL A DES FINS STATISTIQUES

CONTRAT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION

Fiche technique n 1 : le logement construction des boxes.

ARRÊTÉ du. Projet d arrêté fixant le programme d'enseignement de santé et social en classe de seconde générale et technologique

SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA

document de travail Phase 2 : groupe de travail Eau et biodiversité

BASE DE DONNEES ET PLAN D ACTIONS POUR UNE GESTION DURABLE DES RESSOURCES EN EAU DES REGIONS DE MONTAGNE, MADAGASCAR

demain Aujourd hui ACDIC A. PRESENTATION DE L ACDIC B. 10 ANS D ACTIONS. Des actes concrets, des effets, des impacts C. DES ACQUIS ET ATOUTS CERTAINS

Promulgue la loi dont la teneur suit : TITRE I

République Démocratique du Congo

Réseau National de Laboratoires * * * * * * * * * *

LES OMD EN CHIFFRES. Par Raulin Lincifort CADET INTRODUCTION

11 janvier DÉCRET-LOI n portant création et organisation de l Agence nationale de renseignements.

Typologie à dire d expert des systèmes de production agricole du district de Cho Don, province de Bac Kan

DEMANDE D'AUTORISATION D'EXPLOITATION D'UNE INSTALLATION DE STOCKAGE DE DÉCHETS INERTES. Au titre de l'article L du Code de l'environnement

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 25 AVRIL Pour l unité, pour le progrès, pour le Togo, je vote

TITRE DU PROJET Construction d un complexe de santé pour le compte de l ONG Education Pour la Santé et la Promotion de l Emploi (EPSPE)

Présenté par : Dr Asmae Nouira. Novembre Hanoi Journées Scientifiques Inter-Réseaux AUF

Transcription:

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DU PLAN UNITE DE PILOTAGE DU PROCESSUS DSRP KINSHASAGOMBE MONOGRAPHIE DE LA PROVINCE DU BANDUNDU AVRIL 2005

2 Table des matières Table des matières... Liste des acronymes...5 Liste des tableaux...7 INTRODUCTION.... Contexte et Justification de la Monographie... 2. Caractéristiques de la Monographie... 3. Méthode et Limitation de la Collecte des Données...2 4. Organisation de la Monographie...2 5. Composition de l Equipe...3 6. Conclusion...4 CHAPITRE I : SITUATION PHYSIQUE DU BANDUNDU...5.. LOCALISATION...5.2. RELIEF...6.3. CLIMAT...6.3.. TEMPÉRATURES...7.3.2. PLUVIOMETRIE...7.4. HYDROGRAPHIE...8.5. SOLS ET GEOLOGIE...20.5.. VEGETATION...20.5... LA ZONE FORESTIÈRE...20.5..2. LA ZONE DES SAVANES...2.5..3. LA ZONE DES STEPPES...2 CHAPITRE II : ORGANISATION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE...22 2.. DECOUPAGE ADMINISTRATIF...23 2... ORGANISATION ET SUBDIVISION ADMINISTRATIVES DE LA PROVINCE DU BANDUNDU...25 2... LES VILLES...25 2...2. LES DISTRICTS...26 2.2. ENVIRONNEMENT POLITIQUE...32. Organisation du Pouvoir Exécutif Provincial...32 2. Organisation du pouvoir exécutif de la Province...32 3. Organisation du pouvoir Législatif....33 4. Organisation du pouvoir Judiciaire...33 2.3. IMPACTS DES GUERRES ET AUTRES CONFLITS ARMÉS...37 2.4. CARTOGRAPHIE INSTITUTIONNELLE...38 CHAPITRE III : CARACTERISTIQUES SOCIOCULTURELLES...40 3.. APERCU HISTORIQUE...40 3.2. STRUCTURE DE LA SOCIETE...42 3.2.. STATISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES...42 3.2.2. MOUVEMENTS MIGRATOIRE...47. Voie fluviale...47 2. Voie Aérienne...47 3.3. PRINCIPAUX GROUPES ETHNIQUES...48 3.3.. MINORITÉ ÉTHINIQUE...49 3.4. ELEMENTS LINGUISTIQUES...49 3.5. GROUPES VULNERABLES...50 3.5.. IDENTIFICATION DES GROUPES VULNERABLES DANS LA PROVINCE DU BANDUNDU...50 3.5... Les enfants en situation difficile...50.5..2. Les enfants face aux travaux abusifs :...50

3 3.5..3. Les causes...5 3.5..4. Structure d encadrement...5 3.5.2. LES FEMMES EN SITUATION DIFFICILE...54 3.5.3. STRUCTURE D ENCADREMENT ET D APPUI AUX FEMMES VULNERABLES...54 3.5.4. LES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP...55 3.5.4.4. Les personnes de 3 ème AGE...56 3.6. VARIABLE GENRE...57 CHAPITRE IV. SITUATION DES SECTEURS...6 4.. INFRASTRUCTURES DE BASE...6 4... TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS...6 4... RÉSEAU ROUTIER...6 4...2. VOIES NAVIGABLES...63 4...3 TRANSPORT FERROVIAIRE...65 4...4. RÉSEAU AÉRIEN...65 4...5. MOYEN DE TRANSPORT DES BIENS ET DES PERSONNES...67 4...6. INFRASTRUCTURE D ENERGIE ET DE DESSERTE DE L EAU POTABLE...67 4...6.. PRODUCTION EN EAU POTABLE...69 4.2. SECTEURS PRODUCTIFS...0 4.2. CONTEXTE PROVINCIAL...0 4.2.. STRUCTURE AGRICOLE...0 4.2.2.2 SECTEUR MODERNE...9 4.2.3 PRODUCTION ANIMALE...9 4.2.4 LA PECHE...22 4.2.4.3. PÊCHEURS...22 4.2.4.4. LES PRINCIPAUX BIEFS DE PÊCHE...23 4.2.5. COMMERCIALISATION...25 4.2.6 SITUATION DES AUTRES SECTEURS ECONOMIQUES DE LA PROVINCE...25 4.2.6. MICRO FINANCE...25 4.2.6.2 MINES...30 4.2.6.3 HYDROCARBURES...30 4.2.6.4 TOURISME...30 CHAPITRE V : DYNAMIQUE COMMUNAUTAIRE...3 5.. CAPACITÉ ORGANISATIONNELLE...3 5.2. DEGRÉ DE PARTICIPATION DE LA POPULATION A LA BASE....3 5.3. SOURCE DE FINANCEMENT...3 5.4. VIABILITÉ DES STRUCTURES COMMUNAUTAIRES....3 5.5. CONTRÔLE DES STRUCTURES COMMUNAUTAIRES...32 5.6. DIFFÉRENTS TYPES DES DYNAMIQUES COMMUNAUTAIRES...32 5.6.. DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE...32 5.6.2. DYNAMIQUE SOCIOCULTURELLE...32 5.6.3. DYNAMIQUE RELIGIEUSE...33 CHAPITRE VI : PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT URBAIN DANS LA PROVINCE...34 6.. SÉCURITÉ FONCIÈRE :...34 6.2. HABITAT...34 6.3. EQUIPEMENTS SOCIAUX...34 6.4. INFRASTRUCTURE...34 6.5. ENVIRONNEMENT...34

4 6.6. ECONOMIE URBAINE...34 6.6. GROUPES SOCIAUX VULNÉRABLES...35 6.7. ACCÈS AU CRÉDIT...35 6.8. FINANCES LOCALES...35 6.9. PARTENARIAT LOCAL ET BONNE GOUVERNANCE...35 CHAPITRE VII : FACTEURS DE DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE...36 7.. LES MOYENS FINANCIERS DE LA PROVINCE...36 7.2. LES VALEURS POSITIVES DU DEVELOPPEMENT...36 7.3 LES VALEURS NÉGATIVES DE DEVELOPPEMENT...36 7.4. INDICATEURS DU DEVELOPPEMENT...37 7.4.. INDICES DU DEVELOPPEMENT HUMAIN...37 7.4.2. INDICE DE PAUVRETE HUMAINE...37 7.4.3. INDICES GENRE ET DEVELOPPEMENT...37 7.4.4. ETAT DES LIEUX DES OMD...38 CHAPITREVIII : PROGRAMMES ET PROJETS DE DEVELOPPEMENT...39 8.. PROGRAMMES ET PROJETS GOUVERNEMENTAUX...39 8.2. PROGRAMMES ET PROJETS LOCAUX...40 8.3. LES AGENCES DU SYSTME DES NATIONS UNIES...40 8.4. ORGANISMES MULTILATERAUX...4 8.5. ORGANISMES BILATERAUX...4 8.6. LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ETRANGERES...42 CONCLUSION...44

5 Liste des acronymes AF Type climatique dans la classification de KOPPEN 2 BCeCo : Bureau Central de Coordination 3 BCZS Bureau Central de la Zone de Santé 4 BDD Bandundu 5 BDS Bureau de District Sanitaire 6 BEAU : Bureau d'etudes d'aménagements et d'urbanisme 7 Coord Prov Coordination Provinciale 8 CPN Consultation Pré Natale 9 CPR Consultation Pré Scolaire 0 CPS Centre de Promotion Social CS Centre de Santé 2 CTSRP : Comité Technique des Stratégies de Réduction de la Pauvreté 3 Cultarts Culture et Arts 4 DIR PRO OR Division Provinciale de l Office de Route 5 Div Pro Division Provinciale 6 DIVAS Division des Affaires Sociales 7 DPS Division Provinciale de Santé 8 DSRP : Document des stratégies de Réduction de la pauvreté 9 ENHAPSE : Enquête Nationale sur l'habitat et le Profil SocioEconomique 20 EPSP Enseignement, Primaire, Secondaire et Professionnel 2 EXETAT Examen d Etat 22 FBI : Fonds du Bienêtre Indigène 23 HGR Hôpital Général de Référence 24 INSS : Institut National de Sécurité Sociale 25 ISDR Institut Supérieur de Développement Rural

6 26 ISP Institut Supérieur Pédagogique 27 OCC Office Congolaise de Contrôle 28 OCPT Office des Communications, Postes et Téléphones 29 OFIDA Office des Douanes et Accises 30 OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement 3 ONATRA : Office National de Transport 32 PLC : Plantations Lever du Congo 33 PMURR : Programme Multisectoriel d Urgence de Reconstruction et de Réhabilitation 34 PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement 35 RDC : République Démocratique du Congo 36 RVA Régie des Voies Aériennes 37 SIDA/VIH : Syndrome ImmunoDéficitaire Acquis 38 SNEL Société Nationale d Electricité 39 UPPE/DSRP : Unité de Pilotage du Processus DSRP

7 Liste des tableaux TABLEAU N 0 : QUELQUES INDICATIONS CLIMATOLOGIQUES OBSERVEES DANS ONZE STATIONS METEOROLOGIQUES DE LA PROVINCE. TABLEAU N 02 : REPARTITION DES SOLS DANS LA PROVINCE TABLEAU N 03 :ENTITES URBAINES DE LA PROVINCE DU BANDUNDU TABLEAU N 04 :ENTITES ADMINISTRATIVES DU DISTRICT DU KWANGO TABLEAU N 05 :ENTITES ADMINISTRATIVES DU DISTRICT DU KWILU TABLEAU N 06 :ENTITES ADMINISTRATIVES DU DISTRICT DU MAINDOMBE TABLEAU N 07 :ENTITES ADMINISTRATIVES DU DISTRICT DES PLATEAUX TABLEAU N 08 : SYNTHESE DES DES ENTITES TERRITORIALES ET LOCALES TABLEAU N 09 : ORGANISATION DU POUVOIR JUDICIAIRE TABLEAU N 0 : INSTITUTIONS PUBLIQUES PROVINCIALES TABLEAU N : LES ENTREPRISES PUBLIQUES OPERANTS DANS LA PROVINCE DE BANDUNDU TABLEAU N 2 : LES ENTREPRISES PRIVEES TABLEAU N 3 : SOCIETE D ECONOMIE MIXTE. TABLEAU N 4 : RECAPITULATIF DES PRINCIPAUX GROUPES ETHNIQUES DE LA PROVINCE TABLEAU N 5 : REPARTITION DE LA POPULATION PAR ENTITE ET SEXE EXERCICE 2003 TABLEAU N 6 : REPARTITION DE LA POPULATION PAR GROUPE D AGE ET PAR SEXE TABLEAU N 7 : POPULATION ETRANGERE HABITANT LA PROVINCE DE BANDUNDU. TABLEAU N 8 : MOUVEMENT DES NATIONAUX EXERCICE 2003 TABLEAU N 9 : MOUVEMENT DES NATIONAUX EXERCICE 2003 TABLEAU N 20 : MOUVEMENT DES ETRANGERS EXERCICE 2003 TABLEAU N 2 : MOUVEMENT TRANSFRONTALIER (AXE FLEUVE CONGO) TABLEAU N 22 : PRINCIPALES TRIBUS DE LA PROVINCE TABLEAU N 23 : TRIBUS ET VALEURS TRADITIONNELLES TABLEAU N 24 : STATISTIQUE DES ENFANTS EN SITUATION DIFFICILE TABLEAU N 25 : CENTRES DE PROMOTION SOCIALE DE LA PROVINCE TABLEAU N 26 : STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS L ENSEIGNEMENT TABLEAU N 27 : STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS LES CLASSES DE JARDIN D ENFANTS TABLEAU N 28 : STATISTIQUE DES AUDITEURS ADULTES ET JEUNES TABLEAU N 29 : ONG D ENCADREMENT DES FEMMES TABLEAU N 30 : STATISTIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP TABLEAU N 3 : STRUCTURES D ENCADREMENT DES P.V.H. TABLEAU N 32 : STATISTIQUES DES PERSONNES DE 3EME AGE TABLEAU N 33 : STRUCTURE D ENCADREMENT DES VIEILLARDES TABLEAU N 34 : REPARTITION DE LA POPULATION PAR SEXE TABLEAU N 35 : EFFECTIFS COMPARATIF DES ELEVES PAR NIVEAU ET PAR SEXE TABLEAU N 36 : REPRESENTATION DE LA FEMME DANS LES DIFFERENTS ORGANES PUBLICS TABLEAU N 37 :EFFECTIF DES EMPLOYES PAR SECTEUR D ACTIVITES ECONOMIQUES ET PAR SEXE TABLEAU N 38 : ROUTES NATIONALES ET PROVINCIALES PAR TYPE TABLEAU N 39 : PISTES D ATTERISSAGE TABLEAU N 40 : PRODUCTION ET CONSOMMATION DE L ENERGIE ELECTRIQUE D ORIGINE THERMIQUE TABLEAU N 4: AUTO PRODUCTEUR DE L ENERGIE ELECTRIQUE. TABLEAU N 42 : PRODUCTION ET CONSOMMATION DE L EAU POTABLE DANS LA

8 PROVINCE DE BANDUNDU TABLEAU N 43 : LISTE DES PHONIES, MALLETTE SATELLITAIRE ET INTERNET TABLEAU N 44 : COUVERTURE TELEPHONE CELLULAIRE TABLEAU N 45 : STRUCTURES SANITAIRES PAR DISTRICT TABLEAU N 46 : LISTE DES HOPITAUX DE LA PROVINCE DE BANDUNDU PAR DISTRICT ET LEUR CAPACITE D HOSPITALISATION TABLEAU N 47 : LES INTERVENANTS SANITAIRES PAR DISTRICT SANITAIRE EN PROVINCE DE BANDUNDU. TABLEAU N 48 : COUVERTURE PROVINCIALE PAR INTERVENANT SUR L APPUI STRUCTUREL TABLEAU N 49 : LES PHARMACIES ET PERSONNEL PAR DISTRICT TABLEAU N 50 : LES INFRASTRUCTURES / BATIMENTS EN BON ETAT, MAUVAIS ET A CONSTRUIRE DANS LA PROVINCE TABLEAU N 5 : PERSONNEL SANITAIRES PAR CATEGORIE ET PAR DISTRICT SANITAIRE EN 2003 TABLEAU N 52 : PERSONNELS SANITAIRES PAR CATEGORIE ET PAR DISTRICT SANITAIRE, PAR TERRITOIRE ET PAR ZONE DE SANTE EN 2004 AU BANDUNDU TABLEAU N 53 : CAS ET DECES DES MALADIES A POTENTIEL EPIDEMIQUE PRIORITAIRES EN 2003 EN PROVINCE (COMPLETUDE DE 89 %) TABLEAU N 54 : CENTRES NUTRITIONNELS POUR LES ENFANTS MALNUTRIS TABLEAU N 55 : PROBLEMES ET STRATEGIES PRIORITAIRES DES PROGRAMMES SPECIALISES EN PROVINCE DU BANDUNDU TABLEAU N 56 : POPULATION SCOLARISABLE TABLEAU N 57 : EFFECTIF DES ELEVES PAR NIVEAU ET PAR RESEAU TABLEAU N 58 : EFFECTIF DES ELEVES PAR NIVEAU ET PAR SEXE TABLEAU N 59 : SYNTHESE PROVINCIALE DES ECOLES PAR VILLE ET PAR DISTRICT. TABLEAU N 60 : NOMBRE DES CLASSES PAR VILLES ET PAR DISTRICT TABLEAU N 6 : QUALIFICATION DES ENSEIGNANTS DE L EPSP DANS LA PROVINCE TABLEAU N 62 : QUANTIFICATION DES ENSEIGNEMENTS AU SECONDAIRE TABLEAU N 63 : PARTICIPATION DES ELEVES AU TENAFEP ET A L EXAMEN D ETAT TABLEAUN 64 : STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS L ENSEIGNEMENT NON FORMEL PAR CENTRE TABLEAU N 65 : STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS LES CLASSES DE JARD D ENFANTS TABLEAU N 66 : STATISTIQUE DES AUDITEURS ADULTES ET JEUNES TABLEAU N 67: PRESENTATION DE L ETABLISSEMENTS D ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE TABLEAU 68 : REPARTITION DES ETABLISSEMENTS D ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE PAR VILLE ET DISTRICT TABLEAU 69 : EFFECTIF DU PERSONNEL SCIENTIFIQUE ET ACADEMIQUE PAR VILLE ET DISTRICT TABLEAU N 70 : PRESENTATION DES INSTITUTIONS DE RECHERCHE DE LA PROVINCE DU BANDUNDU. TABLEAU N 7: SITUATION DU PERSONNEL SCIENTIFIQUE ET ADMINISTRATIF TABLEAU N 72 : PROGRAMMES DE RECHERCHE DES INSTITUTIONS DU BANDUNDU TABLEAU N 73 : MATERIAUX UTILISES POUR SOL DE LOGEMENT (PAVEMENT) TABLEAU N 74 : MATERIAUX DE TOITURE TABLEAU N 75 : MATERIAUX POUR MURS TABLEAU N 76 : NOMBRE DES PIECES DANS LE LOGEMENT TABLEAU N 77 : NOMBRE DE CHAMBRE A COUCHER PAR HABITATION TABLEAU N 78 : NOMBRE DE PERSONNE PAR CHAMBRE A COUCHER TABLEAU N 79 : STATUT D OCCUPATION DU LOGEMENT TABLEAU N 80 : PRINCIPAUX SITES D EROSIONS TABLEAU N 8 : REPARTITION DU TAPIS FORESTIERS

9 TABLEAU N 82 : QUELQUES ESSENCES EXPLOITABLES AU BANDUNDU TABLEAU N 83 : PRODUCTION DES GRUMES TABLEAU N 84 : AIRES PROTEGEES TABLEAU N 85 : EXPLOITATIONS AGRICOLES ABANDONNEES TABLEAU N 86 : ORGANISMES AGRICOLES PUBLIC ET PRIVE TABLEAU N 87 : PRODUCTION DE MANIOC TABLEAU N 88 : PRODUCTION D ARACHID TABLEAU N 89 :PRODUCTION DE MAÏS TABLEAU N 90 : PRODUCTION DE RIZ PADDY TABLEAU N 9 : PRODUCTION DE NIEBE TABLEAU N 92 : PRODUCTION DE BANANE PLANTAIN TABLEAU N 93 : PRODUCTION DE LA POMME DE TERRE TABLEAU N 94 : PRODUCTION DE LA PATATE DOUCE TABLEAU N 95 : PRODUCTION DE VOANDZOU TABLEAU N 96 : PRODUCTION DE MILLET TABLEAU N 97 : PRODUCTION DE LEGUMES TABLEAU N 98 : PRESENTE LES EFFECTIFS DES ANIMAUX PAR ESPECE ET PAR DISTRICT/VILLE EN 2002. TABLEAU N 99 : EVOLUTION DU PETIT BETAIL ET DES VOLAILLES DANS LA PROVINCE DU BANDUNDU990 A 994. TABLEAU N 00 : PRODUCTION DES POISSONS (EN TONNE) EN 2002 TABLEAU N 0 : REPARTITION DES PECHEURS/DISTRICT TABLEAU N 02 : RELEVE D HABITATS AQUATIQUES (BIEFS PRODUCTEURS PAR TERRITOIRE) TABLEAU N 03 :STATISTIQUES DE PRODUCTION PAR ESPECES RENCONTREES TABLEAU N 04 :RESEAU PROVINCIAL DES AGENCES DES BANQUES COMMERCIALES LIQUIDES TABLEAU N 05 : RESEAU PROVINCIAL DES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE TABLEAU N 06 : DOMAINE D INTERVENTION ONGS ETRANGERES TABLEAU N 07 : COUTS ESTIMATIFS DU PROGRAMME D URGENCE DE VILLE DE BANDUNDU TABLEAU N 08 :COUTS ESTIMATIFS DU PROGRAMME D URGENCE DE LA VILLE DE KIKWIT

0 Profil Général de la Province N Paramètres Province Bandundu RDC. Superficie en Km2 295658 2.345.000 2. Districts 4 25 3. Villes 2 25 4. Territoires 8 45 5. Communes 7 97 6. Secteurs/ Chefferies 02 737 7. Groupements 783 5.426 8. Quartiers 37 9. Cités 23 90 0. Villages 042. Population en 2003 9892467 58 millions 2. Densité 33 25 3. Nombre habitants par médecin 00825 4. Taux de prévalence du VIH/ SIDA 2,0 5,0 5. Taux de prévalence de la malnutrition 36,7 38,2 chronique 6. Espérance de vie à la naissance 5,9 5 7. Taux net de scolarisation au primaire 5,7 8. Ratio filles garçons à l Enseignement 40 Primaire 9. Taux d alphabétisation des adultes 70,5 68 20. Nombre calories par personne par jour 94,47.836 2. Taux d accès à l eau potable 28 45,7

INTRODUCTION Le présent document appelé Monographie de la Province du Bandundu est réalisé dans le cadre d un programme de mise en œuvre en République Démocratique du Congo d une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté en sigle DSRP. Ce programme est un processus qui se veut évolutif et participatif pour tous. Le gouvernement a confirmé son engagement en associant pour sa réalisation les organismes multilatéraux, les entités locales, les populations et divers autres acteurs à la base.. Contexte et Justification de la Monographie Le processus de l élaboration du DSRP a été lancé le 8 décembre à Kinshasa, et ce, pour l ensemble de notre pays, la République Démocratique du Congo. Une organisation institutionnelle de formulation de celuici a été mise en place et a prévu une programmation des différentes activités à réaliser tant au niveau national que provincial. Dans l exécution de la tranche Provinciale de ce processus, l élaboration de la monographie de la Province apparaît, en effet, comme la tâche primordiale à réaliser par celleci. Elle constitue donc le socle devant renseigner systématiquement sur le profil ou la connaissance parfaite de la Province. L établissement de cet état de lieu porte sur les différents éléments qui accompagnent et justifient la vie économique et sociale de la Province à intégrer dans le DSRP final. L instrument ainsi réalisé a pour objectif de dégager la corrélation entre les constats et les propositions émises en vue d établir l utilité éventuelle de construire des cheminements d actions de développement devant conduire à l amélioration des conditions de vie des populations dont la majorité croupit dans la pauvreté. Ce document constituent, enfin, et à l instar de ceux produits dans d autres Province de la République Démocratique du Congo, le maillon pour l élaboration du DSRP FINAL, attendu fin août 2005. 2. Caractéristiques de la Monographie La monographie de la Province du Bandundu est un instrument d analyse sur la situation de la Province. Elle fait les diagnostics approfondi et détaillé de la Province. Elle est l ensemble des connaissances variées élaborées sur base d une cohérence interne des différents éléments spécifiques de la Province, à savoir : Milieu physique, Santé, Education, Agriculture, Environnement, Démographie, Caractéristiques Socio Culturelles, Environnement politique etc.

2 La nature de son contenue est donc variée et multisectorielle ; confectionné selon les approches historiques, démographiques, économiques, politiques, etc. La monographie de la Province du Bandundu se veut donc un vital pratique susceptible à divers usages pour l épanouissement socio économique de la Province toute entière. 3. Méthode et Limitation de la Collecte des Données L élaboration de la monographie de la Province du Bandundu est certes un travail d équipe. La responsabilité de celleci a été confiée à une structure appelée : «LE COMITE PROVINCIAL DSRP/BANDUNDU». Pour y parvenir, l approche méthodologique qui a accompagné l élaboration de la présente monographie a été définie dans une note technique d orientation n 0/UPPE/04 du 3 septembre 2004, mise à la disposition du Comité Provinciale par la Coordination Nationale de l UPPE. Dans ce cadre, les modalités d application de cette approche ont constitué des supports importants à ce travail à savoir :. la revue documentaire destinée à constituer une banque de données de référence ; 2. la division et le traitement des travaux en souscommissions en fonction des secteurs spécifiques à la nature du travail attendu ; 3. l organisation et la présentation des résultats des travaux en plénière, suivi des débats et échanges de vue, conduisant à la validation des différents textes et rapports de terrain. C est cette démarche qui a donc permis d arriver au présent résultat. Par ailleurs, il y a lieu de signaler que le présent travail a souffert des difficultés d ordre matériel à organiser dans les temps exigés la collecte systématique des données sur toute l étendue de la Province. Cette difficulté a entraîné à son tour, la précarité des données statistiques réunies, la qualité péremptoire de celle ci et même parfois l utilisation des donnés dépassées (cas recensement 984 INS) 4. Organisation de la Monographie L organisation de la présente monographie s articule autour de sept chapitres précédés d une introduction et une conclusion générale à la fin. L ordre de cheminement de ce travail est le suivant : Une introduction qui fixe le contexte et la justification de la monographie, les caractéristiques de celleci, la méthodologie utilisées et la limitation de la collecte des données, la présentation de l équipe rédactionnelle, l organisation du travail et une petite conclusion. Le er chapitre a porté sur l étude du milieu physique de la Province ;

3 Le 2 ème chapitre a porté sur l organisation politique et administrative ; Le 3 ème chapitre sur les caractéristiques socio culturelles ; Le 4 ème chapitre a analysé la situation des Secteurs ; Le 5 ème chapitre parle de la dynamique communautaire ; Le 6 ème chapitre montre les facteurs de développement socioéconomique de la Province ; Le 7 ème chapitre expose sur les différents programmes et projets de développement en exécution dans la Province ; une conclusion générale qui situe la Province vis à vis des autres des Province composant la RDC clôture la monographie. 5. Composition de l Equipe Le Comité Provincial DSRP/Bandundu a la caractéristique d être fortement bipolarisé. En effet, les membres de ce Comité ont été repartis et travaillaient sur deux fronts à savoir : BandunduVille et Kikwit Deux villes séparées par de 400 km de route. Cependant, cette situation bipolarisation offre l avantage d être réellement présent à l intérieur de la Province et a néanmoins favorisé la cohésion et l unité du groupe en terme de faisabilité technique des tâches et travaux exigés. N.B. A l avenir, lors de la demande et réalisation des tels travaux, il serait recommandable de tenir compte de la spécificité provinciale ; ainsi la privilégier et accroître la capacité logistique du Comité en vue de lui permettre une certaine mobilité pour couvrir toute la Province. Nonobstant cette difficulté la présente monographie a été élaboré par les membres du Comité Provincial DSRP BANDUNDU dont voici la composition de l équipe : Membres du Comité Technique National : Bruno SABANA MAKABA 2 Membres du Comité Provincial N Noms et Post Noms Institutions Qualité 0 KITOKO SOMY Division Provinciale du Coordonnateur Provincial DSRP Plan 02 SONDI KUSIKUMALA Inspection Provinciale du Développement Rural Coordonnateur Provincial Adjoint 03 BWANGO TETE Division Provinciale EPSP Membre 04 PHILIPE UNDJI Cabinet Gouverneur Membre 05 Dr BENJAMIN MBOTATO Santé / PEV Membre 06 MBEMBA MBUMI INS Membre 07 EBENGO IYUMBUTIA BCC Membre 08 MAKAMBU MWATA AFFAIRES SOCIALES Membre 09 FULGENCE PUPU NYOKA FEC Membre 0 TAMBWA KAZADI CONDIFA Membre NICOLAS KIBALA Monde Scientifique Membre 2 Denis IMPITI CRONG Membre 3 GYSLAINE LANASA REFED Membre

4 3. Secrétariat technique permanent N Noms et Post Noms Institutions Qualité 0 DIEUDONNE TAZI YABOYE Division Provinciale du Plan Secrétaire 02 MAY IBA SUL Division Provinciale du Plan Secrétaire 03 PITSHOU GISANGA Cabinet du Gouverneur Opérateur de Saisie 04 MADELEINE MAKWE ANSEZIA Direction de Province Opératrice de Saisie 6. Conclusion L élaboration de la monographie de la Province du Bandundu offre l opportunité de présenter la situation réelle dans laquelle la Province évolue bon gré malgré. Il aura été très difficile en effet, de condenser dans cette monographie les différents éléments y rencontrés si et seulement si ce travail n avait pas bénéficié du soutien financier et logistique de la coordination nationale UPPE SRP et de l accompagnement de ses Experts. Les différentes sessions de formation, atelier ou séminaire organisés en faveur des membres du Comité Provincial, ont constitué les points forts dans l amélioration de la présentation du DSRP Provincial.

5 CHAPITRE I : SITUATION PHYSIQUE DU BANDUNDU.. LOCALISATION La Province du Bandundu est située entièrement dans la partie SudOuest du Pays. Elle s étend donc entre le er et le 8ème degré de latitude Sud et du 6ème au 2 ème degré de longitude Est. Cet espace couvre 295.658 km² de superficie soit 2,6% du territoire national et se constituant ainsi la 4 e Province de la République par ordre relatif de grandeur. Elle est limitée : au Nord par la Province de l Equateur au Sud par la République Populaire d Angola avec laquelle elle partage.200 Km de frontière a l Est par la Province du KasaïOccidental à l Ouest par la Province du BasCongo et la République du CongoBrazza avec laquelle elle partage 345 Km de frontière. Dans la province de Bandundu, il existe officiellement deux grandes villes, à savoir : la ville de Bandundu la ville de Kikwit La ville de Bandundu se situe à 432 Km de la ville de Kinshasa et est érigée sur la rive droite de la rivière Kwango, à environ 0 Km en amont du confluent de celleci avec la rivière Kasaï, dans la savane baisée, à deux pas de la forêt équatoriale. Bandundu est le nom, à la fois, de la ville et de la province administrative dont elle est le ChefLieu. Elle a ravi ce statut de Cheflieu Kikwit en 97. Elle englobe un vaste territoire de 320 Km². L agglomération de Bandundu se compose de 3 communes subdivisées en 20 quartiers : Commune de Basoko : Salongo, Air Congo, Buza, Nfusi et Lumbu Commune de Disasi : Nsélé, Lwani, Salaminta, Kwango, Molende Commune de Mayoyo : Bosembo, ito, Kimvuka, malebo, Musaka, Ngamilelo Par contre, la Ville de Kikwit est à 520 Km de la Capitale Kinshasa. Située dans le district du Kwilu, province de Bandundu, le statut de ville lui a été conféré par l ordonnance loi 095/70 du 5 mars 970 qui la subdivisera en 4 communes : Lukolela, Nzinda, Lukemi et Kazamba. Les quatre communes de Kikwit sont subdivisées chacune en quartiers répartis comme suit : Commune de LUKOLELA, 4 quartiers qui sont : Mudikwit, Yonsi, Bongisa et Lunia. Commune de LUKEMI : 6 quartiers qui sont : Wenze, Ndangu, Misengi, Nzundu, Etac et Ngulunzamba. Commune de NZINDA : 4 quartiers qui sont : Lumbi, NdekeZulu, Kimwanga, Sankuru. Commune de KAZAMBA : 4 quartiers qui sont : Lwano, 30 juin, Inga et Fac.

6.2. RELIEF Le plan topographique de la Province du Bandundu se dessine sur un schéma progressivement élevé en se déplaçant vers le Sud jusqu à la frontière Angolaise à environ.000 m d altitude et incliné au point le plus bas vers le Nord à environ 300 m d altitude. Cette position géographique situe la Province au /3 de sa superficie dans le cadre naturel de la Cuvette centrale. Ce schéma observé se présente par des reliefs allant du plateau (Plateau des Bateke intégrant les Territoires de Kwamouth, Bagata, Mushie, BandunduVille et Nioki), à des types des plaines entrecoupées par des vallées accidentées que l on rencontre dans les Districts du Kwilu et du Kwango. Les cités ciaprès se retrouvent dans les tranches d altitudes suivantes : de 0 à 400 m : Inongo, Kiri, Kutu, Oshwe, Bagata, Idiofa de 40 à 500 m : Bolobo, Yumbi, Mushie et Kwamouth de 50 à 600 m : Kenge, MasiManimba, Bulungu et Gungu de 60 à 700 m : Popokabaka, KasongoLunda de 70 à 800 m : Feshie et Kahemba Les coordonnées géographiques de la ville de Bandundu sont les suivantes : 3 8 latitude Sud et 7 2 longitude Est. L altitude est de 324 m. La ville est très plate et les pentes supérieures à 5% sont rares. L ensemble de la ville est très morcelé par des talwegs et de larges zones marécageuses. On distingue : à l ouest un promontoire sur lequel la ville est bâtie entre les côtes d une altitude de 300 à 324 m à l Est, un point culminant à environ 337 m la partie comprise entre les rivières Kwango et Kwilu divisée en 6 bassins versants d importante inégale. Par contre celles de la Ville de Kikwit sont 5 20 de latitude sud et 8 48 de longitude Est pour une étendu d environ 0.500 ha..3. CLIMAT La Province du Bandundu connaît deux types de zone climatique. La différenciation climatique ainsi observée dans la Province est établie en fonction de la quantité et de la répartition des précipitations atmosphériques, à savoir : Les zones climatiques La zone équatoriale occupe le Nordest de la Province dont le District du MaiNdombe et le Nord du District des Plateaux Elle est caractérisée par l absence d une saison sèche régulière. Cette zone appartient au type climatique AF relevé dans la classification de KÖPPEN dont la hauteur mensuelle des pluies du mois le plus sec est supérieur à 60mm. La zone tropicale couvre le reste de la Province et connaît deux saisons bien marquées à savoir : la saison des pluies (ou saison chaude) qui s étend de septembre en avril (8 mois) et caractérisée par des fortes chutes de pluies. La saison sèche est caractérisée par une période plus ou moins longue de sécheresse et par des nuits relativement fraîches. La durée de cette saison

7 augmente au fur et à mesure que l on s écarte de la zone équatoriale ; de manière générale, la saison sèche s étend du mois de juin à la première quinzaine du mois d Août (+ 3 mois). La saison sèche ne dure que deux mois à Bandundu Ville, de juin à juillet. Kikwit jouit d un climat subéquatorial avec trois mois de saison sèche..3.. TEMPÉRATURES Les températures moyennes annuelles observées s élève à 25 C pour l ensemble de la Province. Elles sont de 30 C dans la zone de climat équatorial et elles varient entre 20 C et 25 C dans la zone de climat tropical. La température la plus basse de la Province est observée à Kahemba et varie entre 6 à 28 C.. Le tableau n : Quelques indications climatologiques observées dans onze stations météorologiques de la Province. Stations Altitude Nombre d années observation Région du Centre (B) Kenge callée (Kenge) Kiyaka (Kikwit) Idiofa Kwamouth Mushie Mushie Pentane(Bagata) Lubue (Idiofa) 400 735 700 307 380 400 9 0 23 29 3 6 Région du Nord (B2) Inongo 30 829 Taketa (Oshwe) 400 8 Région du Sud (B3) KasongoLunda 545 829 Feshie 900 30 Kahemba.050 629 Source: Stations météorologiques/bandundu Pluies annuelles moyennes.495 ().700.535.600.500.600.600.400.700.695 () Nombre de mois à pluviométrie inférieure à 50mm 3 3 3 3/2 3/2 3 2/2 2/2 3/2 2/2 3 % de pluies totales tombant pendant 3 mois les plus humides 38% 35% 37% 39% 44% 4% 34% 39% 42% 37% 40% Température mensuelle moyenne la plus basse 6,2 20 26 2,0 4, 3,8 3,3 Dans la ville de Bandundu, la moyenne des températures maxima journalières atteint 32 c en avril et mai, la moyenne des températures minima journalières observée est de 9 c au mois de juillet. L humidité relative proche de la saturation est très élevée : 98 à 00 c pendant la saison humide avec des hauteurs de 270 mm au mois d avril..3.2. PLUVIOMETRIE La pluviométrie est fonction de climat, température et saisons observés sur l étendue de la Province pendant un an. Ainsi donc, dans la zone équatoriale, les précipitations sont à hauteur de.500 à 2.000 mm/an. Tandis que dans la zone tropicale les hauteurs des précipitations sont comprises entre 800 et.500 mm/an. En effet, les pluies sont abondantes de septembre à Mai, avec des différences peu importantes entre les zones du Nord (Inongo :.800mm) et Sud (Kahemba.660mm) ;

8 ces pluies sont plus abondantes en début de saison (septembre à décembre) à l exception de Kikwit. La saison sèche est nette et bien marquée à Inongo (Cuvette de la zone Nord) ; elle dure deux mois, de juin à juillet et les averses totalisent 90 mm. Au Sud, la saison sèche est de trois mois (mimai à fin août à Kahemba) avec des averses totalisant moins de 80 mm durant la période sus indiquée. Enfin, l évolution pluviométrique, et saisonnière au cours de l année peut se présenter de la façon suivante : décembre janvier février : les pluies commencent à être importantes, les maxima se situent aux environs de 2.000 mm. L on note à cet effet, le renforcement de l action de la mousson vers la direction SudEst. Ainsi la saison sèche commence dans l extrême Sud de la Province. De juin à juillet août apparaît la saison sèche. De septembre octobre novembre se réalise de façon graduelle le passage de la saison sèche à la saison de pluies. Au demeurant, cette situation se comptabilise de la manière suivante : nombre de jours de la saison sèche : 90 jours nombre de jours de la saison de pluies : 275 jours.4. HYDROGRAPHIE La nature a doté la Province du Bandundu d un réseau hydrographique très dense et varié. Ruisseaux, rivières, lacs et fleuve s y retrouvent. La localisation géographique des principaux cours d eau et lacs se présente de la manière suivante : District de MaiNdombe : Lac MaiNdombe, les rivières Lotoy, Lokoro, Lukeni et Mfimi ; District des Plateaux : Le Fleuve Congo et la rivière Kwa ; District du Kwango : Les Rivières Kwango, Wamba, Bakali et Konzi District du Kwilu : Les Rivières Kasaï, Kwilu, Inzia, Kwenge, Lutshima, Lufuku, Bwele, Luie, Gobari, Nko, Kamutsha, etc. La principale caractéristique de ce réseau montre que les eaux coulent du Sud au Nord et se déversent vers l Ouest constituant ainsi les principaux affluents du fleuve Congo. Enfin, outre les rivières cihaut indiquées, il existe dans la Province de centaines de petits lacs et rivières aussi importante que les premières : et ce, en termes de navigation, de production halieutique, énergétique, minière et autres.

9

20.5. SOLS ET GEOLOGIE Le potentiel des sols de la Province du Bandundu est extrêmement varié. Dans l ensemble, ces sols sont constitués d une texture de sables limonsargileux et de limons sableux et se repartissent de manière ciaprès à travers la Province : Tableau n 2 : Répartition des sols dans la Province Localisation Type de sol Observation MaiNdombe Limon argileux Teneur élevé en limon argileux et environne le Lac Maindombe District du Kwango Sols sableux et sabloargileux Texture et composition pauvre, sol de type Kalahari District du Kwilu Sol d arenoferrals Sol forestier médiocres à moyens. Bon sol de savane, sol sabloargileux sur les pentes des vallées et fonds sableux sur les plateaux Nord de la Province Ferra sols et aréna ferrals Sud de la Province Aréno ferrals Sol à prédominance et texture sablonneuse. Source : Fiche technique Région du Bandundu MINIPLAN 988 Voir extrême Nord la fertilité du sol va de moyenne à médiocre. Le potentiel agricole de la Province dépend de la nature de ces sols dont la fertilité varie de moyen à médiocre. Les meilleures terres pour l agriculture se rencontrent dans le nord de la Province, particulièrement dans le Territoire de Kutu et dans le rayon de Mushiepentane (+ 33 kms de Bandundu Ville) A l exception des plateaux de Kalahari (sols de FeshiGungu) qui offrent beaucoup de possibilités pour l élevage, les cultures traditionnelles se pratiquent et se développement partout à travers la Province. Le sol de la ville de Bandundu a une couche superficielle alluvionnaire. On rencontre ensuite du gravier ou de l argile plus complète au dessus d une couche d argile en consistante de à 2 mètres d épaisseur. Cette couche intermédiaire peut servir d assiette aux fondations de construction importante. Les sols à Kikwit sont dégradés suite à l action anthropique comprenant les déboisements, les pratiques de feux de brousse et les méthodes culturales traditionnelles sans oublier l extension inconsidérée de la ville. Les sols argileux sont de type férraliti que ferra sol ou sableux..5.. VEGETATION La Province du Bandundu est couverte par trois zones végétales naturellement distinctes à savoir :.5... LA ZONE FORESTIÈRE Cette zone compte 5.000.000 ha de réserve forestière. Elle est entièrement située dans la partie Nord de la Province constituée des Districts de MaiNdombe et des Plateaux. Cette partie est couverte des poches de denses et humides forêts faisant partie intégrante de la grande forêt équatoriale, parce que

2 reflétant toutes les caractéristiques de cette dernière avec ses essences et faunes y afférentes..5..2. LA ZONE DES SAVANES La zone de savanes est située au centre de la Province et couvre les Districts du Kwilu et du Kwango. Elle est une zone de hautes herbes et très entre coupée de galeries forestières. Elle constitue le logis de la faune de type herbivore..5..3. LA ZONE DES STEPPES. Cette zone s étend sur les hautplateaux du Sud de la Province, à l exception de la zone constituée par le triangle KikwitFeshiGungu où l on trouve des forêts claires, mêlées des savanes et des steppes. Il y a lieu de signaler enfin que la couverture végétale de la Province du Bandundu est menacée continuellement de dégradation issue du comportement de l homme caractérisé par : feux de brousse, coupe de bois et brûlure de forêt et ce, à la recherche des ressources pour assurer sa survie.

22 CHAPITRE II : ORGANISATION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE La Province du Bandundu a été crée au terme de l Ordonnance loi n 66/205 du 06 avril 966. elle est issue du démembrement de l Ex Province de Léopoldville et est constituée de la fusion des trois Provincettes, à savoir : le Kwango le Kwilu le Lac Léopold II, appelée aujourd hui Lac MaiNdombe Lors de la fusion, ces provincettes devinrent des districts, mais aux termes de l ordonnanceloi n 90/046 du 2/02/990 le district du Lac MaiNdombe fut scindé en deux,donnant naissance au district des Plateau, dotant ainsi la Province du Bandundu de quatre districts. S agissant des villes, C est autour du port fluvial sur une superficie de 264 ha environ que fut d abord érigée la cité européenne, le premier noyau de la ville de Bandundu. Peu après, une cité indigène sera érigée au sudest noyau initial. A cause de la mouche tsétsé, le terrible agent de la maladie su sommeil qui infectait les parages, l administration coloniale abandonnera la ville. Au lendemain de l indépendance, Bandundu n était qu un village de pêcheurs de moins de 5.000 habitants. Après 97, Bandundu ville devient cheflieu de province et connut une croissance spectaculaire. Elle comptait alors un peu plus de 50.623 habitants et la ville s était agrandie de 400 ha. En 984, le nombre d habitants atteint 63.642 habitants. En 999, la ville compte 78.425 habitants et s étend sur.384 ha. Bandunduville est érigée sur le site délimité par la rivière Kwango à l Ouest, la rivière Kwilu au Sud et la rivière Kasaï au Nord. La ville est tournée vers le front de la rivière Kwango. Des boues de marécages divisent l espace urbain en créant des unités urbaines plus ou moins différenciées. Comme dans toutes les villes congolaises créées pour les intérêts coloniaux, la naissance à Kikwit d une cité africaine avait suivi l implantation d un noyau administratif, portuaire et commercial. Cette «cité indigène» vit le jour à la périphérie de ce noyau. La cité comptait déjà 600 travailleurs des factoreries et de l administration en 90. En 937, la cité africaine appelée cité Makaku ou Makai depuis 920, fut rebaptisée Potopoto et devint un centre extra coutumier. Pendant la période coloniale, la croissance de la ville était étroitement liée à l importance de la population européenne. En 943, l agglomération comptait 3.675 habitants. La fin de la 2ème guerre mondiale coïncida à l aménagement des zones d habitation pour deux raisons majeures : la population blanche se plaignait de la proximité de la cité africaine et il était prévu que la fin des hostilités en Europe correspondrait à un flux de nouveaux colons européens. C est ainsi que la cité africaine de «Potopoto» se déplaça en partie vers «Wenze» en 946 et «Bruxelles» en 948. C est dans ces trois quartiers que les populations noires furent confinées jusqu en 960. Les contraintes physiques imposées par l administration coloniale pour limiter l immigration dans la ville s essoufflèrent au milieu des années 50. De 8588 en 950, la

23 population passa à 3.02 en 955. La croissance urbaine fut rapide après l indépendance. Kikwit devint une ville de plus de 00.000 Habitants dès 970. L essor de l agglomération est principalement dû à l implantation, dès 923, de plusieurs établissements commerciaux. La ville doit aussi sa place dans l échelle urbaine de la province et du pays à sa localisation qui fait d elle le relais obligé entre Kinshasa et le district du Kwango, l Est et l Ouest de la province, et le nord et le sud. A cause notamment de cet avantage comparatif, Kikwit devint, dès l ouverture d un poste d Etat en 9, un centre de dispersion du courrier et du carburant, un centre aussi de concentration de l huile de palme produite dans les environs et, avec la création de l Ecole du Travail en 928 et de l Ecole de Moniteurs en 930, un centre de formation intellectuelle. L implantation en 940 d une succursale de la Banque du Congo Belge en fit un centre d opération bancaire. 2.. DECOUPAGE ADMINISTRATIF La Province du Bandundu est une entité administrative décentralisée dotée de la personnalité juridique, son organisation et son fonctionnement sont dictés conformément aux dispositions du DécretLoi n 08 du 02 juillet 998 portant organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo. Les articles 5, 6 et 7 dudit Décretloi n 08 organisent les structures organiques et fonctionnelles de la Province du Bandundu de la manière ciaprès : 4 Districts 2 Villes 8 Territoires 7 Communes 02 secteurs et chefferies 23 cités 783 groupements.042 villages

24

25 2... ORGANISATION ET SUBDIVISION ADMINISTRATIVES DE LA PROVINCE DU BANDUNDU 2... LES VILLES. VILLE DE BANDUNDU : Chef lieu de la Province Tableau n 3 :Entités urbaines de la Province du Bandundu DESIGNATION SUPERFICIE NOMS DES QUARTIERS TOTAL QUARTIERS I.VILLE DE BANDUNDU COMMUNES : 3 222 Km² 20.COMMUNE DE BASOKO 2.COMMUNE DE DISASI 3.COMMUNE DE MAYOYO II. VILLE DE KIKWIT COMMUNES : 4 2 Km² AIRCONGO BUZA IFURI LUMBU SALONGO 5 S/Total 20 Km² KAMANYOLA KWANGO LUANI MOBUTU MAMPUYA NSELE SALAMINTA MOLENDE IBOLE S/Total 9 90 Km² BOSEMBO KIMVUKA ITO MUSABA NGAMILELE MALEBO 6 S/Total 92 Km² 7.COMMUNE DE LUKOLELA 2.COMMUNE DE LUKEMIE 8 Km² 8 Km² BONGISA LUNIA YONSI MUDIKWITI MISENGI ETAC WENZE NZUNDU NDANGU S/Total 4

26 3.COMMUNE DE NZINDA 4.COMMUNE DE KAZAMBA 20 Km² 36 km² NGULUNZAMBA S/Total KIMWANGA SANKURU NDEKEZULU LUMBI S/Total INGA 30 JUIN LWANO S/Total Source : Div. Prov. Inter, rapport annuel 2003 6 4 3 Il y a lieu de signaler ici le rôle de BandunduVille siège des institutions Provinciales et la Ville de Kikwit jouant le rôle de pool économique de la Province. Ces deux Villes sont distants de 400 Km de route, l une de l autre. 2...2. LES DISTRICTS 2...2.. LE DISTRICT DU KWANGO Le District du Kwango a comme Chef lieu la Cité de KENGE I et présente la structure organique ciaprès :

27 Tableau n 4 :Entités administratives du District du Kwango DISTRICT DU KWANGO Superficie Secteurs/Cités Groupements Villages TERRITOIRES : 5. KENGE S/Total 8.26 km² Secteur DINGA Secteur MUSABA Secteur KOLOKOSO Sect. BUKANGALONZO Cheff. PELENDE NORD Cité de KENGE 4 Sect. Cheff, Cité 2 0 2 24 2.FESHI S/Total 3. KASONGO LUNDA 4. KAHEMBA S/Total S/ Total 9.87 km² 26.648 Km² 9.264 Km² Secteur NGANAKETI Secteur LOBO Secteur MAZIAMO Secteur MOKOSO Cité de FESHI 4 Sect, Cité Secteur KIZAMBA Secteur SWA TENDA Secteur MAWANGA Secteur KIBUNDA Secteur PANZI Secteur KINGULU Chefferie KASONGO L. Chefferie KASA Cité KASONGO LUNDA 6 Secteurs, 2 Cheff, Cité Secteur. KULUNDJI Secteur BANGU Secteur BINDU Chefferie MWENZILA Chefferie MOLOSHI Cheff. MWA MUSHIKO Cité de KAHEMBA 3 Sect, 3 Cheff, Cité 0 5. POPO KABAKA Secteur YONSO 7 Secteur POPO KABAKA 7 Secteur LUFUNA 6.749 Km² Cité de POPO KABAKA 24 S/total 3 Sect, cité TOTAL DISTRICT 89.974 km² 20 sect, 6 cheff, 5 cités 224 group 4.47 Source : Div. Prov. Inter, rapport annuel 2003 7 8 8 3 9 9 7 7 7 5 8 8 3 7 8 7 9 42

28 2...2.2. LE DISTRICT DU KWILU Le District du Kwilu a comme Chef lieu la Cité de BULUNGU et présente la structure organique ciaprès : Tableau n 5 :Entités administratives du District du Kwilu DISTRICT DU KWILU Superficie Secteurs/Cités Groupement Villages s TERRITOIRES : 5. BULUNGU S/Total 2.MASIMANIMBA S/Total 3.BAGATA S/Total 4.IDIOFA 3.404 km² 4.323 km² 6.898 km² Secteur de KIPUKA Secteur de KWENGE Secteur de NKO Secteur de LUNIUNGU Secteur de KILUNDA Secteur de MIKWI Secteur KWILUKIMBATA Secteur de DWE Secteur de NIADI NKARA Secteur de IMBONGO Cité de BULUNGU 0 sect., Cité Secteur de BIDUNGI Secteur de KINZENGA Secteur de KITOY Secteur de MOKAMO Secteur de MOSANGO Secteur de PAY KONGILA Secteur de SUNGU Secteur de KIBOLO Secteur KINZENZENGO Secteur MASI MANIMBA Cité de MASIMANIMBA 0 secteurs, Cité Secteur de WAMBA Secteur KWANGO KASAI Secteur KWILU NTOBER Secteur de KIZWEME Secteur de MANZASAY Cité de BAGATA 5 Secteurs, Cité Secteur YASSA LOKWA Secteur de KANGA Secteur KALANGANDA 0 6 7 0 9 3 4 22 5 8 8 9 6 5 4 2 5 0 82 6 9 0 24 70 3 7 6 0 6 4 0

29 5.GUNGU S/Total S/Total 8.926 km² 4.572 km² Secteur BULWEM Secteur de SEDJO Secteur de MATEKO Secteur de KAPIA Secteur de KIPUKU Secteur de BELO Secteur de MADIMBI Secteur d IDIOFA Secteur de BANGA Cité d IDIOFA Cité de MANGAY Cité de DIBAYA LUBWE Cité de PANU 2 secteur, 4 cités Secteur KOBO MASALA Secteur MODIKALUNGA Secteur KISUNZU Secteur MUNGINDU Secteur KILAMBA Secteur LUKAMBA Secteur GUNGU Secteur de LOZO Secteur de NGUDI Secteur de KILEMBE Secteur de KONDO Secteur de KANDALE Cité de GUNGU secteurs, cité 0 5 7 7 96 9 2 8 4 3 7 7 3 7 7 5 33 TOTAL DISTRICT 78.27 km² 49 secteurs, 8 cités 503 4.822 Source : Div. Prov. Inter, rapport annuel 2003

30 2...2.2.3. LE DISTRICT DE MAINDOMBE Le District de MAINDOMBE a comme Chef lieu la Cité d INONGOet présente la structure organique ciaprès : Tableau n 6 :Entités administratives du District du MaiNdombe DISTRICT DE MAINDOMBE Superficie Secteurs/Cités Groupements Villages TERRITOIRES : 4. INONGO S/Total 24.84 km² Secteur BASENGELE Secteur de BOLIA Secteur d INONGO Cité d INONGO 3 secteurs, Cité 4 4 3 2.KUTU 3.KIRI 4.IDIOFA S/Total S/Total S/Total 8.773 km² 0.070 km² 4.824 km² Secteur MFUMI Secteur LWABU Secteur KEMBA Chefferie de BADIA Chefferie de BATERE Cité de KUTU Cité de SEMENDWA Cité de NIOKI 3 Secteurs, 2 cheff., 3 cités Secteur de BERONGE Secteur de LUTOY Secteur de PENDJWA Cité de KIRI 3 Secteurs, Cité Secteur de LUKENI Secteur d ELL/NKAW Secteur de LOKOLAMA Secteur de KANGARA Cité d OSHWE 4 secteurs, cité 4 6 2 4 3 4 5 2 2 3 2 2 9 TOTAL DISTRICT 98.85 km² 3 secteurs, 2 cheff. 6 cités Source : Div. Prov. Inter, rapport annuel 2003 46.380

3 2...2.4. LE DISTRICT DES PLATEAUX Le District des PLATEAUX a comme Chef lieu la Cité de BOLOBO et présente la structure organique ciaprès : Tableau n 7 :Entités administratives du District des Plateaux DISTRICT DES PLATEAUX Superficie Secteurs/Cités Groupement s TERRITOIRES : 4 Villages.380.MUSHIE 2.BOLOBO 3.KWAMOUTH 4.YUMBI S/Total S/Total S/Total S/Total 0.505 km² 3.45 km² 3.887 km² 2.549 km² Secteur BABOMA NORD Cité de MUSHIE secteur, Cité Secteur BATENDE NORD Cité de BOLOBO Secteur, cités Secteur BATENDE NORD Cité de KWAMOUTH Secteur, cités Secteur MONGAMA Cité de YUMBI Secteur, cités TOTAL DISTRICT 30.392 km² 4 secteurs, 4 cités 0.380 Source : Div. Prov. Inter, rapport annuel 2003 Tableau n 8 : SYNTHESE DES DES ENTITES TERRITORIALES ET LOCALES DISTRICTS TERRITOIRES SECTEURS CITÉS GROUPEMENTS VILLAGES KWANGO 5 32 5 224 4.47 KWILU 5 49 8 503 4.822 MAINDOMBE 4 7 6 46.380 PLATEAUX 4 4 4 0 349 Total Province 8 02 23 783.042 VILLES COMMUNES QUARTIERS BANDUNDU 3 20 KIKWIT 4 7 TOTAL 7 37 N.B. Les données administratives cihaut présentées proviennent toutes de la Division Provinciale de l Intérieur/Bandundu. 3 3 2 2 3 3 2 2

32 2.2. ENVIRONNEMENT POLITIQUE L évolution de la situation politique peut être renseignée sur base des éléments juridicopolitique qui ont caractérisé les périodes allant de : 24 novembre 965 7 mai 997 7 mai 997 à nos jours La première période avait consacré la rupture des institutions politico administratives héritées de l Indépendance. L on a assisté donc à la mise en place des nouvelles institutions. Plusieurs textes politico juridiques ont organisé administrativement et territorialement la deuxième République. En effet, cette période ayant consacré une forte concentration du pouvoir, plusieurs textes élaborés sous cet épisode n avait pas prévu les organes délibérants dans l organisation politique et administrative du pays. L on a cependant, noté une volonté apparente vers les années 977 sur la décentralisation. Ainsi donc, en 982 l ordonnance n 082 006 du 25/02/982 portant organisation territoriale, politique et administrative de la République a même prévu clairement l existence des Assemblées Provinciales. Cette volonté a été maintenue dans le décret loi 08/200 du 28 septembre 200 complétant le décret loi 08 du 02 juillet 998. En effet, nonobstant l érection de ces nouvelles structures celles ci ont rencontré beaucoup de difficultés quant à leur fonctionnement. Ces difficultés ont été d ordres matériels et financiers. La deuxième période a, à son tour, régi l organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo particulièrement en ce qui concerne les entités Administratives territoriales de la manière suivante :. Organisation du Pouvoir Exécutif Provincial La Province est considérée comme une EAD (Entité Administrative Décentralisée) dotée de la personnalité juridique et subdivisée de la manière suivante : La province en Districts et Villes ; 2 Les Districts en Territoires ; 3 La ville en Communes ; 4 La Commune en Quartiers et / ou en Groupements incorporés ; 5 Les Territoires en Cités, en Secteurs et en Chefferies; 6 La Cité en Quartiers ; 7 Le Secteur et la Chefferie en Groupements; 8 Le Groupement en Villages. Aux termes du Décret loi précité, en son article 7, la Province, la Ville, le Territoires sont des Entités Administratives Décentralisées. Les restes cités dans la liste ci haut ne sont pas concernés. La loi fixe les limites de la province, le nombre, la dénomination et les limites des entités composantes de celle ci par voie de décret du Président de la République sur proposition du Ministre ayant les affaires Intérieur dans ses attributions, le conseil des Ministres entendus. 2. Organisation du pouvoir exécutif de la Province

33 L organe exécutif consacré à ce niveau est : Le Gouverneur de province assisté de deux Vice Gouverneurs cooptés au regard de l importance des composantes politiques, nommés tous et le cas échéant relevés de leurs fonctions par le Président de la République sur proposition du Ministre de l Intérieur. En effet, le Gouverneur de province est à la fois Le représentant du Gouvernement et autorité provinciale. A ce titre, il assume la responsabilité du bon fonctionnement des services publics de l Etat en province et de la bonne marche de l administration à différents échelons de sa juridiction. Par contre les deux Vice Gouverneurs se repartissent les charges politiques et administratives et Economiques, Financières et du Développement. Enfin, il y a lieu de signaler que les difficultés de fonctionnement, de préséance et de chevauchement des attributions sont souvent observées à ce niveau de l organisation du pouvoir. 3. Organisation du pouvoir Législatif. Le décret loi 08 a prévu dans ce cadre un conseil consultatif provincial, un conseil consultatif de la Ville, un conseil consultatif de Territoire et un conseil consultatif Communal, jouant tous le rôle d organe législatif à ces différents échelons et place auprès des autorités avant décisions, des avis ou suggestions sur toutes les questions d intérêt provincial et local. Malheureusement, depuis la promulgation de ce décret loi le 02 juillet 998, ces organes n ont jamais été mis en place et n ont jamais fonctionné faute des mesures d exécution et de suivi du décret susmentionné. 4. Organisation du pouvoir Judiciaire L organisation du pouvoir judiciaire dans la province du Bandundu se présente de la manière déterminée par le code de l organisation et de la compétence judiciaire. Conformément aux articles 36 et 3, les juridictions existantes dans la province sont celles contenues dans le tableau ci après, instituant à chaque niveau de la Cour et Tribunaux, correspond une structure correspondante du Parquet.

35 Tableau n 9 : Organisation du pouvoir judiciaire Cour d Appel Parquet Général / Bandundu Tribunal de Grande Instance/ Maï Ndombe Parquet de Grande Instance/ Maï Ndombe Tribunal de Grande Instance / Bulungu Parquet de Grande Instance/ Maï Ndombe Tribunal de Grande Instance/ Bandundu Parquet de Grande Instance/ Bandundu Tribunal de Grande Instance Kikwit Parquet de Grande Instance Kikwit Tribunal de Grande Instance/ Kwango Parquet de Grande Instance/ Kwango Tribunal de Paix P/S Nioki, Mushie et Bolobo Tribunal de Paix P/S Gungu et Idiofa Tribunal de Paix Tribunal de Paix P/S Kahemba Source : Parquet Général/BDD, Rapport annuel 2003.

36 Plusieurs éléments, de nature politicoadministrative, constituent cependant les aléas qui perturbent l environnement politique à savoir: une centralisation excessive du pouvoir, une décentralisation théorique non effective et l absence des organes délibérant, qui étouffent les initiatives locales à la base ; Une politisation inutile de l Administration publique ; Une mégestion et mauvaise gouvernance par l homme politique à tous les échelons ; marchés, etc. ; Les tracasseries administratives et policières observées dans nos ports, aéroports, Les conflits de pouvoir coutumiers et fonciers qui persistent ; La paralysie de l appareil judiciaire et l impunité ; La bipolarisation de la Province à travers la guerre de leadership entre la Ville de Bandundu et celle de Kikwit. En effet, la situation cihaut décrite à travers les variables négatives, les faits historiques et autres ont entraîné les conséquences graves sur la vie économique, sociale et politique. Les différentes structures font l exercice de l action publique dans toute sa plénitude pour le rétablissement de la paix sociale. Bandundu ville abrite les divisions provinciales des ministères et les services de la mairie chargés de la gestion urbaine.elle est aussi le siège des institutions de la province. Dans l exercice de ses fonctions, le gouverneur est assisté par : * Les services administratifs (Directeur urbain, Chefs de division ) * Les services de collaboration (Police nationale, cours et tribunaux, direction régionale de l ANR, office des routes, offices de voiries et drainage...) ; * La mairie de la ville de Bandundu. Bandundu est subdivisé en trois communes et 20 quartiers dirigés respectivement par des bourgmestres et des chefs de quartier sous l autorité du mairie de la ville. les fonctionnaires sont,,sur le plan technique, placés sous le contrôle du ministère de tutelle et dépendent du gouverneur. ce qui ne manque pas de poser un problème d ordre structurel et technique. Le personnel de la ville est constitué des fonctionnaires sous statut dont la rémunération est pris en charge par le pouvoir central. Le personnel sous contrat est inexistant. Les dépenses consacrées aux activités contractuelles sont quasiment nulles. La ville de Kikwit est dirigée par une maire de la ville et son adjoint. Chaque commune est chapeautée par un bourgmestre. La mairie a sous ses ordres des chefs de bureaux représentants tous les ministères du pouvoir central. Le chef de division contrôle tous les fonctionnaires affectés dans la ville de Kikwit. L administration est exclusivement composé des fonctionnaires sous statut qui sont rémunérés par le bulletin de paie imprimé à Kinshasa. Les administrations dépendent

37 techniquement de la province dont le cheflieu est la ville de Bandundu et administrativement de la mairie de la ville. Toutes les communes sont dirigées par un bourgmestre, assisté d un chef de bureau. La structure communale veut que tous les ministères du gouvernement central soient représentés dans des communes et soient dirigés par des attachés de bureau qui rendent compte directement au Bourgmestre de la commune. 2.3. IMPACTS DES GUERRES ET AUTRES CONFLITS ARMÉS L histoire rappelle les faits ciaprès qui ont marqué l évolution politique spécifique à la Province : la configuration actuelle de la Province dictée par l Ordonnance loi n 66/205 du 06 avril 966 unifiant les anciennes provincettes du Kwango, Kwilu et Mai Ndombe, acte contraire à l esprit de décentralisation voulu après l indépendance du Pays ; la rébellion de 963964, en réaction contre la confiscation de la démocratie et toutes les conséquences néfastes qu elle a entraîné sur l évolution socioéconomique et politique de la Province ; les effets subit sous la dictature du PartiEtat entre les années 965997, marginalisant une Province toute entière ; la zaïrianisation de 973 et les pillages successifs de 99 et 993, symbole de la destruction du tissu économique d une Province déjà très pauvre ; Et enfin, la guerre de libération de 997, constituant dans sa substance interne, la remise en cause de l EtatNation par le démantèlement de tout ce qui a préexisté bon au mauvais avant la révolution. A cela s ajoute les guerres, conflits armés et/ou autres qui ont secoué le pays tout entier n ont pas épargné la Province de Bandundu, où l on a observé les méfaits ciaprès: le déplacement et la délocalisation de la population (guerres de Kenge et de Bolobo plus les refoulés de l Angola), ce qui conduit à la dislocation des ménages, à la promiscuité et l apparition des maladies endémiques dans le camps de regroupement, le mariage précoce et la désertion scolaire chez les jeunes filles ; La destruction de l appareil de production, la confiscation des biens privés tel le bétail, les hôtels, les véhicules, les bateaux et le dérèglement des circuits économiques existants ; La dégradation de l écosystème ; Le non respect des droits de l être humain ; L établissement d un climat de peur et d absence de paix sociale. Bref la guerre a entraîné l arrêt de tout processus de développement économique et social dans une province en mal de développement et enfin a bousculé l espoir d une démocratie naissante.

38 2.4. CARTOGRAPHIE INSTITUTIONNELLE L aménagement territorial des institutions publiques en province se présente de la manière décrite ciaprès : Tableau n 0 : Institutions publiques provinciales N DESIGNATION NATURE D ACTIVITES LOCALISATION Existence des différents services publics de l Etat Activités Sectorielles et Multi Sectorielles Chef lieu/province Villes Districts Territoires Secteurs Source : Comité Provincial DSRP/Bandundu Les services représentant les Ministères composant le Gouvernement Central sont tous présents en province aux différents niveaux des EAD à part les Ministères de Portefeuille, Coopération Régionale, Affaires Etrangères et l Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique. Tableau n : Les Entreprises Publiques opérants dans la Province de Bandundu N DESIGNATION NATURE D ACTIVITES LOCALISATION 0 SNEL DISTRIBUTION COURANT BANDUNDU,KIKWIT,INONGO 02 REGIDESO DISTRIBUTION EAU BANDUNDU,KIKWIT,KENGE, GUNGU,MASI,BAGATA,MUSHIE,BOLOBO 03 ONATRA TRANSPORT FLUVIAL ET LACUSTRE BANDUNDU,KIKWIT,BULUNGU, MANGAI,DIBAYALUBWE,MUSHIE 04 OFFICE DE ENTRETIEN,ROUTE, BANDUNDU,KIKWIT,KENGE ROUTE PONTS, BACS 05 OCPT POSTES ET TELECOMMUNICATION BANDUNDU, KIKWIT, KENGE, BULUNGU, INONGO, BOLOBO, IDIOFA, 06 INSS SECURITE SOCIALE BANDUNDU, KIKWIT 07 INS RECHERCHE BANDUNDU, KIKWIT SCIENTIFIQUE 08 RENAPI APPROVISION BANDUNDU, KIKWIT FOURNITURES 09 IGCO CARTOGRAPHIE BANDUNDU,KIKWIT 0 RENATELSAT BANDUNDU,KIKWIT,KENGE METEO DONNEES BANDUNDU,KIKWIT,KENGE, INONGO METEOROLOGIQUES 2 RVA AERONAUTIQUE CIVILE BANDUNDU, KIKWIT, INONGO, 3 BCC GESTION DE FONDS BANDUNDU, KIKWIT, KENGE, INONGO PUBLIC 4 CADECO EPARGNE BANDUNDU, KIKWIT, INONGO, MUSHIE, NIOKI, KWAMOUTH, BOLOBO, MASI MANIMBA, IDIOFA, BULUNGU 5 RTNC INFORMATION BANDUNDU 6 SONAS ASSURANCES KIKWIT, NIOKI Source: FEC/BDD, Rapport annuel 2003. La Province de Bandundu offre un tableau précaire en ce qui concerne l implantation des grandes entreprises de l Etat.

39 L on observe l absence de l OFIDA et OCC malgré que la Province partage les frontières avec les Républiques du CongoBrazza et l Angola. Tableau n 2 : Les Entreprises Privées N DESIGNATION NATURE D ACTIVITES LOCALISATION 0 SOBRABAND BRASSERIE BANDUNDU 02 SODEFOR EPLOITATION FOREST. NIOKI 03 VODACOM COMMUNICATION BANDUNDU, KIKWIT, KENGE, NIOKI, IDIOFA, INONGO, TEMBO, KAHEMBA 04 CELTEL COMMUNICATION KIKWIT, BANDUNDU, NIOKI 05 JVL ELEVAGE GROS BETAILS MUSHIE 06 SEBO ELEVAGE GROS BETAILS BOLOBO 07 PKS EXPLOITATION FOREST. BOSOMBO/INONGO 08 BIMPE EXPLOITATION FOREST. KEMPELI/KUTU 09 SOKIBOIS EXPLOITATION FOREST. KIRI 0 NOVA EXPLOITATION HUILIERE BULUNGU, MASIMANIMBA EXAGRICO EXPLOITATION HUILIERE MASIMANIMBA 2 ELEVAGE KALOMBI ELEVAGE GROS BETAIL FESHI 3 MAMPENZA COMMERC. GENERAL. KIKWIT 4 AMS COMMERC. GENERAL. KIKWIT 5 BALECAR COMMERC. GENERAL KIKWIT 6 VALELE COMMERC. GENERAL KIKWIT 7 HOTEL DU KWILU HOTELERIE KIKWIT 8 HOTEL BONDO HOTELERIE BANDUNDU 9 HOTEL LENKO HOTELERIE BANDUNDU 20 RIBACONGO EXPLOITATION FOREST. BOKALA/MUSHIE 2 DEPOT BRALIMA VENTE BOISSON KIKWIT 22 DEPOT BRACONGO VENTE BOISSON KIKWIT 23 DEPOT TABACONGO VENTE CIGARETTE KIKWIT Source: FEC/BDD, Rapport annuel 2003 Le tableau cihaut renseigne certes sur la cartographie des entreprises privées dans la Province, toutefois, suite aux mesures de zaïrianisation de 973, les grandes entreprises huilières ont cessé leurs activités, les autres fautes d accès aux facilités bancaires, ont fait faillites. A ce jour, seule la Société de Développement Forestier à Nioki résiste à certaines difficultés matérielles et financières. Tableau n 3 : SOCIÉTÉ D ÉCONOMIE MIXTE. N DESIGNATION NATURE D ACTIVITES LOCALISATION 23 DEPOT SEP ENTREPOSAGE BANDUNDU, KIKWIT, INONGO CONGO PETROLIER Source: FEC/BDD, Rapport annuel 2003 La Province éprouve beaucoup de difficulté quant à l approvisionnement de produits pétroliers malgré les activités assurées par SEPCONGO dans la Province.

40 CHAPITRE III : CARACTERISTIQUES SOCIOCULTURELLES 3.. APERCU HISTORIQUE Les peuples du baskasaï forment tous un tout culturel et linguistique. Ils ont les mêmes origines historiques et ont connus pratiquement les mêmes itinéraires et mouvement migratoire allant du Gabon en transitant par Kinshasa jusqu à l occupation du territoire actuel. Soulignons Cependant que, exception faite pour les Yaka et les Mbala qui sont venus de l Angola en transitant par le Katanga et le Feshie. Les peuples Yansi, Sakata et Teke forment le bloc appelé peuples du BasKasaï ; habitant la savane et tirent leur origine lointaine des peuples ayant quitté la région du Gabon avant le 6 e siècle. Au 6 e siècle, ils s installent dans la plaine de Kinshasa (Royaume Makoko), après avoir traversé le fleuve congo. De ce foyer, ils longèrent le Kwa pour prendre les affluents importants, tels le Kasaï et le Kwango pour s installer dans les territoires actuels. Enfin, les Pygmées demeurent les véritables originaires de la Cuvette Centrale et l ont occupé depuis les antiquités dont le chef de fil fut un groupe des chasseurs.

4 Tableau n 4: RECAPITULATIF DES PRINCIPAUX GROUPES ETHINIQUES DE LA PROVINCE DU BANDUNDU N GROUPES COMPOSITION ETHINIQUE CHEF DE FIL ORIGINE MILIEU DE TRANSITE TERRITOIRES ACTUELS 0 YANSI YANSI DING MPUR LWEL BUUND TASIAL ère GABON PLAINE DE KINSHASA KWAMOUTH BANDUNDU, MUTIENE BULUNGU YOLO BAGATA BULUNGU IDIOFA MASIMANIMBA 02 SAKATA SAKATA BOMA WARIA SENGELE BOLIA NUNU NTOMBA 03 TEKE TEKE NKANE HUMBU 04 PYGMEE TWA KWA BATSWA 05 MBALA MBALA NGONGO PINDI HUNGANA SONGE PENDE KWESE 06 YAKA YAKA SUKU SONGE HUNGA PELENDE LUNDA MUDJU NSHIASA ROI MAKOKO GROUPE DES CHASSEURS MUDIKWILU TSHINGULI KIAMFU KASAÎ GABON PLAINE DE KINSHASA KWAMOUTH MUSHIE FLEUVE GABON PLAINE DE KINSHASA PLATEAU DE BATEKE ORIGINAIRE DE LA CUVETTE CENTRALE GABON FESHIE ANGOLA ANGOLA KATANGA TSHOKWE SOURCE: YAN VANCINA, ETHNOGRAPHIE DU CONGO MUNZADI ERNEST, AGRICULTURE ET ELEVAGE DANS L ENTRE KWANGOKASAI KUTU MUSHIE INONGO KIRI BOLOBO OSHWE BAGATA KINSHASA OSHWE KIRI BOLOBO YUMBI INONGO MASIMANIMBA BULUNGU BAGATA FESHIE GUNGU KENGE POPOKABAKA KASONGO LUNDA FESHIE KAHEMBA

42 3.2. STRUCTURE DE LA SOCIETE La structure démographique de la Province du Bandundu indique clairement la jeunesse de la population, âgée de 0 à 24 ans, qui la compose car sur 9.892.467 habitants on compte.782.340 hommes, 2.5.760 femmes, 2.857.780 garçons et 3.36.587 filles ; La population de moins de 20 ans représente plus de la moitié des habitants de la Province. Les personnes âgées de 60 ans et plus représentent 3,6% de la population totale. Cette population a la caractéristique d être à 80% paysanne, donc la majorité d entre elle habite le milieu rural ; elle est, en outre, à prédominance féminine car elle compte 5252347 femmes sur une population totale de 9892467 habitants, soit 53%. A ce jour, la Province compte plus d un million de ménages agricoles. La population de moins de 5 ans est légèrement plus importante en milieu rural qu en milieu urbain à cause, entre autre, d une fécondité élevée en milieu rural. L exode rural est très intense dans la Province à cause de la ruée vers le diamant de l Angola et l attrait combien important et justifié de la ville de Kinshasa. Il affaiblit les capacités de production économique de la population active âgée de 5 à 55 ans dans le milieu rural. Outre les effectifs ainsi décrits, les populations sont organisées en terme des familles très liées regroupées en clan. Chaque clan porte un nom et a un chef de clan. Ce sont les différents clans qui forment les tribus sur base de certaines affinités. Une net solidarité s observe entre les membres d un clan autour du chef notamment lors de grands évènements de la vie, naissance, mariage, maladie, décès. Les tribus se caractérisent par le régime matrimonial ; en effet, deux régimes matrimoniaux existent dans la Province du Bandundu et se reconnaissent à travers les tribus ciaprès : Régime matrilinéaire : District du Kwilu, District du MaiNdombe (SAKATA et les SENGELE). Régime patrilinéaire : Les YAKA, LUNDA et PELENDE du Kwango, les TOMBA, BOLIA, SENGELE du MaiNdombe. 3.2.. STATISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES Les renseignements d ordre démographique disponibles dans la Province résultent de la mise à jour périodiques du fichier de l état civil effectuée par le services administratifs de la Division de l Intérieur dont la méthodologie ni le taux de couverture ne sont déterminés ceuxci se présentent de la manière suivante :

43 Tableau n 5 : RÉPARTITION DE LA POPULATION PAR ENTITÉ ET SEXE EXERCICE 2003 SUBDIVISION ADM GROUPEMENT OU QUARTIER HOMMES FEMMES GARCONS FILLES TOTAL SUPER. DENSITE VILLE DE BANDUNDU Commune de Basoko Commune de Disasi Commune de Mayoyo.277 22.963 6.9 2.34 25.540 6.903 22.574 30.476 2.054 23.740 33.257 25.504 69.725 2..236 79.580 70,25 29,20 22,55 993 3.844 694 TOTAL VILLE DE BANDUNDU 50.359 54.577 74.04 82.50 26..54 222.78 Commune de Kazamba 8.657 20.80 30.607 42.300 2..365 36 32 VILLE DE KIKWIT Commune de Lukeni 24.399 26.34 54.523 6.593 66.649 8 9258 Commune de Lukolela 29.59 30.62 2.735 5.205 87.693 8 4872 Commune de Nzinda 26.52 3.37 38.220 4.286 37.029 20 685 TOTAL VILLE DE KIKWIT 98.799 08.468 36.085 60.384 503.736 92 5475 DISTRICT DU KWILU Territoire de Bagata Territoire de Bulungu Territoire de Gungu Territoire d Idiofa Territoire Masi Manimba 9.835 20..904 66..34 79..564 52..675 3..25 65..983 203.898 226.623 90.67 24..38 266.099 243.666 368.630 246..226 233..227 272..552 269..932 399.085 268..204 652.63 825..538 883.837.73..902 857..272 7.776.835 5.000 20.000 4.000 37 70 59 59 6 TOTAL DISTRICT DU KWILU 7.39 899.922.338.939.443.000 4.393.80 78.6 56 DISTRICT DU KWANGO Territoire de Feshi Territoire de Kahemba Territoire de KasongoLunda Territoire de Kenge Territoire de Popokabaka 52.676 49.42 6.848 209.346 76.824 66.234 55.399 79.826 238.277 87.978 90.394 72.390 239.332 295.583 00.407 99.608 76.404 286.676 332.584 06.694 308.92 253.64 867.682.075.790 37.903 8.000 20.000 26.000 9.000 6.376 7 3 33 57 58 TOTAL DISTRICT DU KWANGO 550.5 627.74 798.06 90.966 2.877.90 89.376 32 DISTRICT DU MAI NDOMBE TOTAL DISTRICT DES PLATEAUX Territoire de Inongo Territoire de Kiri Territoire de Kutu Territoire d Oshwe DISTRICT DU MAI NDOMBE Territoire de Bolobo Territoire de Kwamouth Territoire de Mushie Territoire de Yumbi 72.95 45.4 90.448 47.45 83.960 47.556 00.832 54.504 06.227 53.259 25.85 64.78 0.432 55.50 34.47 67.230 373.534 20.727 450.936 233.867 23.000 2.000 7.000 43.000 256.89 286.852 349.389 367.634.260.064 95.000 3 24.703 33.78 26.009 3.669 27.429 35.398 32.560 42.840 32.66 39.577 36.309 52.655 36.522 44.556 40.896 59.28 2..270 52.709 35.774 86.292 3.45 3.946 0.505 2.549 TOTAL DISTRICT DES PLATEAUX 5.559 38.227 6.57 8.02 596.045 30.45 20 TOTAL GENERAL PROVINCE DU BANDUNDU.782.340 2.5.760 2.857.780 3.36.587 9.892.467 293.752 34 Source : Division Provinciale de l Intérieur/Bandundu 2003 6 7 27 5 35 3 73

Tableau n 6 : RÉPARTITION DE LA POPULATION PAR GROUPE D AGE ET PAR SEXE 44 Le présent tableau est élaboré en terme des caractéristiques naturelles des populations en regard des indicateurs âge et sexe. GROUPE D AGE MASCULIN FEMININ TOTAL Moins d un an 492.553 535.400.027. 953 à 4 ans 544.578 605.597.50.75 5 à 9 ans 508.502 559.856.068.358 0 à 4 ans 444.460 507.627 952.087 5 à 9 ans 45.708 498.742 950.450 20 à 24 ans 365.566 400.786 766.352 25 à 29 ans 365.943 392.20 758.44 30 à 34 ans 303.773 344.343 648.6 35 à 39 ans 246.78 278.09 524. 827 40 à 44 ans 28.773 253.249 472.22 45 à 49 ans 94.664 22.805 46.469 50 à 54 ans 42.825 85.565 328.390 55 à 59 ans 3.65 59. 97 273.568 60 à 64 ans 8.56 9. 749 20.265 65 à 69 ans 59.90 77.536 37.437 70 à 74 ans 37.469 42.686 80.55 75 à 79 ans 28.673 27.638 56.4 80 à 84 ans 20.552 9.469 40.02 85 à 89 ans 0.623 2. 764 23.39 90 à 94 ans 5.008 5. 668 0.676 95 à 99 ans 2.203 2. 347 4.550 00 et plus 86 689.550 TOTAL 4.640. 20 5.252. 347 9.892. 467 Source : Division Provinciale de l Intérieur/Bandundu 2003. RÉPARTITION DE LA POPULATION ÉTRANGÈRE PAR ENTITÉ ET NATIONALITÉ. Tableau n 7: Population étrangère habitant la Province de Bandundu. ENTITES NATIONALITE HOMMES FEMMES GARCONS FILLES TOTAL VILLE DE BANDUNDU COMMUNE DE MAYOYO PAKISTANAISE BELGE TOTAL 2 COMMUNE DE DISASI COMMUNE DE MAYOYO NERLANDAISE POLONAISE 2 2 ALLEMANDE 2 2 TOTAL 5 5 TOTAL VILLE DE BANDUNDU 6 7 VILLE DE KIKWIT COMMUNE DE KAZAMBA BELGE 3 3 ITALIENNE 2 2 BRITANIQUE TOTAL 3 3 6 COMMUNE DE LUKENI

45 COMMUNE DE LUKOLELA BELGE 0 2 HOLLANDAISE GUINEENNE ESPAGNOLE 3 3 ITALIENNE 4 5 EQUATORIA 2 2 PORTUGAISE 4 4 FRANCAISE TOTAL 6 22 38 COMMUNE DE NZINDA BELGE PORTUGAISE ITALIENNE TOTAL 3 3 TOTAL VILLE DE KIKWIT 22 25 47 DISTRICT DU KWILU TERRITOIRE DE BAGATA ALLEMANDE 2 3 ITALIENNE 2 2 AMERICAINE 2 5 BELGE POLONAISE 2 2 TOTAL 6 4 2 3 TERRITOIRE DE BULUNGU BELGE 4 8 2 ALLEMANDE 4 4 AMERICAINE 3 3 5 0 2 PORTUGAISE 3 3 POLONAISE 2 2 ESPAGNOLE TOTAL 5 3 5 0 43 TERRITOIRE DE GUNGU BELGE 2 ALLEMANDE 2 AMERICAINE 2 FRANCAISE 2 INDIENNE ITALIENNE 4 5 TOTAL 5 9 4 TERRITOIRE D'IDIOFA BELGE 3 4 ESPAGNOLE 4 4 FRANCAISE PORTUGAISE TOTAL 3 7 0 TERRITOIRE DE MASIMANIMBA PORTUGAISE 2 2 4 ALLEMANDE 2 3 AMERICAINE AUTRICIENNE 2 3 BELGE 3 3 ESPAGNOLE 4 4 ITALIENNE 2 2 4 TOTAL 7 5 22 TOTAL DISTRICT DU KWILU 36 48 7 02 DISTRICT DU KWANGO TERRITOIRE DE KAHEMBA SENEGALAISE

46 ANGOLAISE 300 679 945 877 2.80 TOTAL 30 679 945 877 2.802 TERRITOIRE DE FESHIE CONGO BRAZZA 3 3 TERRITOIRE DE KENGE BELGE 2 2 3 4 PORTUGAISE 3 2 6 ANGOLAISE 5 7 2 3 7 CONGO BRAZZA 4 8 3 FRANCAISE 2 4 ALLEMANDE 2 TOTAL 6 22 8 7 53 TERRITOIRE DE KASONGOLUNDA ANGOLAISE 3 4 7 CONGO BRAZZA 4 4 8 BELGE 2 3 ALLEMANDE TOTAL 9 0 9 TERRITOIRE DE POPOKABAKA BELGE 2 2 CONGO BRAZZA 3 4 6 7 20 ANGOLAISE 3 5 6 6 20 FRANCAISE 2 4 ALLEMANDE 3 TOTAL 9 4 3 49 TOTAL DISTRIC DU KWANGO 335 727 967 897 2.926 DISTRICT DE MAINDOMBE TERRITOIRE DE KIRI MALGACHE BELGE 3 3 HOLLANDAISE 2 2 AMERICAINE 2 2 TOTAL 8 8 TERRITOIRE DE KUTU BELGE PHILIPPINE 2 2 PORTUGAISE 4 2 6 CHINOISE 2 2 BRESILIENNE 3 3 FRANCAISE TOTAL 3 2 5 TERRITOIRE D'OSHWE AMERICAINE ALLEMANDE 2 ITALIENNE POLONAISE 2 2 TOTAL 4 2 6 TOTAL DISTRICT DE MAINDOMBE 25 4 29 DISTRICT DES PLATEAUX TERRITOIRE DE BOLOBO BELGE ITALIENNE 3 3 TOTAL TERRITOIRE DE MUSHIE BELGE TERRITOIRE DE YUMBI POLONAISE 2 3 TERRITOIRE DE KWAMOUTH TOTAL DISTRICT DES PLATEAUX 3 5 8 TOTAL GENERAL PROVINCE 427 80 974 908 3.9 Source : Division Provinciale de l Intérieur/Bandundu 2003.

47 3.2.2. MOUVEMENTS MIGRATOIRE Les migrations observées à l intérieur de la province sont plus dues à l attraction des centres urbains (exode rural) et à la ruée massive vers les carrières des diamants, à la recherche des pierres précieuses. Ces mouvements sont particulièrement difficiles à saisir. Les migrations extérieures sont observées à nos frontières avec l Angola principalement où les jeunes gens vont aussi vers la ruée de diamant ou à la recherche du bonheur. Récemment au mois de Septembre 2004 ils ont été refoulés et sont rentrés en masse. Les mouvements migratoires sont observables sur les voies ciaprès :. Voie fluviale Tableau n 8 : Mouvement des nationaux exercice 2003 Mouvement Hommes Femmes Enfants Total Entrée 07.65 30.067 8.886 46.8 Sortiés 87.256 23.279 9.002 9.537 Solde 9.909 6.788 6 26.58 Source : Port de Kwamouth considéré comme point d entrée et de sortie de toute la Province par voie d eau. Div. Etudes/DGM BDD 2. Voie Aérienne Tableau n 9 : Mouvement des nationaux exercice 2003 Mouvement Hommes Femmes Enfants Total Entrée 9.895.036 6 0.992 Sorties.409.089 87 2.585 Solde 54 53 26 593 Source : Les Aéroports de BandunduVille, Kikwit, InongoKahemba, Tembo, Nioki, Idiofa Div. Etudes/DGM BDD Tableau n 20: Mouvement des étrangers exercice 2003 Mouvement Hommes Femmes Enfants Total Entrée 845 05 4 954 Sorties 745 77 2 824 Solde 00 28 2 30 Source : Les Aéroports de BandunduVille, Kikwit, InongoKahemba, Tembo, Nioki, IdiofaDiv. Etudes/DGM BDD

Tableau n 2 : Mouvement transfrontalier (Axe Fleuve Congo) 48 Mouvement Hommes Femmes Enfants Total Entrée 0 45 7 72 Sorties 9.287 2.46.703 Solde 9 77 2 37 7 53 Source : Les migrants en provenance de la République Populaire du Congo en séjour humanitaire dans le District des Plateaux. Div. Etudes/DGMBDD 3.3. PRINCIPAUX GROUPES ETHNIQUES La Province de Bandundu est constituée d un peuplade à majorité BANTOU composé de plus ou moins 30 tribus ; à côté desquelles coexistent les populations d origine pygmoïde beaucoup plus concentrées dans le nord de la Province. Tableau n 22 : PRINCIPALES TRIBUS DE LA PROVINCE LOCALISATION I. DISTRICT DU KWILU TERRITOIRE DE BULUNGU TERRITOIRE DE BAGATA TERRITOIRE D IDIOFA TERRITOIRE DE GUNGU TERRITOIRE MASIMANIMBA PRINCIPALES TRIBUS Mbala, Yanzi, Suku, Kwese, Songo, Mputu, Dinga, Pindi, Tsamba, Bunda, Hungana, Ngongo Mbala, Yansi, Boma, Humbu, Teke, Nkana, Hungana Pende, Dinga, Ngoli, Lori, Wongo, Bunda, Shilele Pende, Mbala, Kwese, Wongo, Bunda, Lunda Mbala, Yansi, Suku, Tsamba, Ngongo, Hungana II.DISTRICT DU KWANGO TERRITOIRE DE FESHI TERRITOIRE DE KENGE TERRITOIRE DE KAHEMBA TERRITOIRE DE POPOKABAKA TERRITOIRE DE KASONGO L. III.DISTRICT DU MAINDOMBE TERRITOIRE D INONGO TERRITOIRE DE KIRI TERRITOIRE DE KUTU TERRITOIRE D OSHWE IV.DISTRICT DES PLATEAUX TERRITOIRE DE BOLOBO TERRITOIRE DE KWAMOUTH TERRITOIRE DE MUSHIE TERRITOIRE DE YUMBI Sonde, Pende, Luwa, Mbala, Kwese, Suku, Tshokwe Yaka, Suku, Lonzo, Tsamba, Teke, Hungana, Pelende Mbala Ngongo Tshokwe, Lunda Yaka Yaka, Suku, Tshokwe, Holo, Lunda Ntomba, Sengele, Bolia, Twa, Ekonda Twa, Ekonda, Kundu Sakata, Dia, Tere Kundo, Bolende, Bolongo, Imona, Bohongo, Ipanga, Batitu, Booli, Elwali, Bidjankamba, Twa Tende, Bobangi Teke Boma, Nunu, Teke Tende, Bobangi Source : Div. Prov. Culture et arts BDD, rapport annuel 2003

49 Les Tribus cihaut présentées offrent une diversité des valeurs traditionnelles qui constituent un riche et important arsenal culturel pour la Province et dont la qualité peut être exportable ou exploitée en terme des ressources touristiques. Tableau n 23 : TRIBUS ET VALEURS TRADITIONNELLES TRIBUS VALEURES TRADITIONNELLES PENDE MUNGONGE YAKA MUKANDA MBALA / KWESE DANSES FOLKLORIQUES TSHOKWE ARTISANAT LUNDA ARTISANAT MBALA POTERIE SAKATA ART (MBELI YA BASAKATA) DANSE FLOKLORIQUE Source : Div. Prov. CultartsBDD, rapport annuel 2003. 3.3.. MINORITÉ ÉTHINIQUE Il existe dans la Province de Bandundu un groupe ethnique appelé TWA. Qui est localisée dans les Territoires d Inongo, Kiri et Oshwe. Il constitue un peuplade traditionnellement marginalisée. Les TWA ont la particularité de disposer des méthodes appropriées pour la chasse, la pêche et un savoir médical traditionnel important capable d entraîner l évolution de la science et de la médecine moderne. Seul un programme spécial d intégration en leur faveur constitue une thérapeutique appropriée pour leur socialisation. 3.4. ELEMENTS LINGUISTIQUES Les différentes tribus qui composent la population de Bandundu sont très apparentées et accusent d une très forte homogénéité culturelle et linguistique. Les grands regroupements linguistiques sont : SakataBomaYanziDingaMputuLoriNgoli, YakaSukuPelendeLonzoTsamba TekeHumbuNkuNkana MbalaHunganaNgongoSongoPindi BundaWongoShilele PendeKweseSondeHolo LundaTchokweLuwa TombaSengeleBoliaEkondaKundo TendeBobangiNunu BolendeBolongoImonaIpangaBatituBooliElwaliBidjakamba NB: les noms de tribus correspondent aux dialectes ou langues parlées par les ressortissants respectifs.

50 3.5. GROUPES VULNERABLES Toutes les personnes qui sont frappées par une incapacité quelconque soit elle physique, mentale, matérielle, économique et juridique sont dites vulnérables. 3.5.. IDENTIFICATION DES GROUPES VULNERABLES DANS LA PROVINCE DU BANDUNDU Les données issues de enquêtes sociales des services spécialisés à travers la Province du Bandundu, complétées par celles des enquêtes MICS 2, classent les groupes vulnérables de la manière ciaprès :. les enfants en situation difficile ; 2. les femmes en situation difficile ; 3. les personnes vivant avec handicaps ; 4. les personnes de 3 ème âge ; 5. les personnes vivant avec le VIH/SIDA. 3.5... Les enfants en situation difficile Sont dans cette catégorie :. les enfants orphelins ; 2. les enfants abandonnés de la rue ; 3. les enfants handicapés physiques et mentaux ; 4. les enfants en conflit avec la loi ; 5. les enfants soldats ou déplacés de guerre ; 6. les enfants face aux travaux abusifs. Tableau n 24 : STATISTIQUE DES ENFANTS EN SITUATION DIFFICILE N CATAGORIES NOMBRE IDENTIFIE 0 02 03 04 Enfants orphelins Enfants abandonnés ou de la rue Enfants handicapés Enfants en conflit avec la loi.254 249 2.508 500 Source : Div. Prov. des Affaires Sociales, rapport annuel 2003 N.B. : Les enfants en conflit avec la loi sont ceux appelés enfants de la rue qui souvent se donnent à des pratiques illicites (drogue, viols, vols).5..2. Les enfants face aux travaux abusifs : Dans la Province de Bandundu, il existe aussi des enfants de 0 à 8 ans qui se livrent à diverses activités dont certaines affectent leur santé et leur développement physique et mental. Plus de la moitié de ces enfants exercent des travaux ménagers pour la famille. D autres par contre travaillent pour des personnes extérieures (travail rémunéré) ou pour leur propre compte ; il s agit des travaux ciaprès : Les travaux agricoles ; Le petit commerce ;

5 Les petits métiers/services tels que la coordonnérie, cireurs, etc. Ces genres d activités sont observés dans des centres urbains. La violence, la maltraitance, les abus sexuels, la drogue sont souvent le lot quotidien de ces enfants. 3.5..3. Les causes Les principales causes observées qui mettent les enfants en situation difficile sont : le faible engagement de l Etat dans le secteur de l éducation (coût élevé frais scolaire inaccessible à certains parents) ; les familles éclatées par des divorces ou séparations des conjoints ; Les enfants accusés de sorcier ; Les décès des parents ; Les déplacés de guerre. 3.5..4. Structure d encadrement L encadrement des enfants en situation difficile dans le Bandundu est assuré par la Division Provinciale des Affaires Sociales, les confessions religieuses et les ONG à travers les Centres de Promotion Sociale officiels et privés. Ceuxci dispensent des formations de métiers en (3 ans) telles que : Coupe et couture ; Mécanique auto ; Santé communautaire ; Agriculture. Ces formations permettent aux différentes catégories des jeunes d apprendre un métier et d accéder à un emploi rémunérateur. Le tableau cidessous présentent les différents centres d encadrement des jeunes en situation difficile tel que disséminés à travers la Province : Tableau n 25: CENTRES DE PROMOTION SOCIALE DE LA PROVINCE N ENTITE ADMINIST DENOMINATION SECTION ORGANIEE 0 BANDUNDU / VILLE CPS BASOKO Mécanique Auto Coupe couture Alphabétisation Alphabétisation Mécanique Auto Commerciale CPS DISASI CPS LUMBU CPS MAYOYO 02 KIKWIT CPS LUKOLELA I. CPS LUKOLELA II CPS NZINDA CPS LUKEMI CPS KKT 3 CPS KANZOMBI CPS KANZOMBI 03. DISTRICT DU KWILU CPS BULUNGU I. CPS BULUNGU II. MécaniqueAuto Coupe couture Cordonnerie Coupe couture Mécanique Auto

52 CPS NKWASA CPS LUANO CPS NSIO CPS NKARA CPS MASIMANIMBA CPS KINZENZENGO CPS MOKAMO CPS KALONDA CPS BAGATA CPS TSHIMBANE CPS BANZA LUTE CPS IDIOFA CPS MANGAI CPS DIBAYA LUBWE CPS PANU CITE CPS MUKOKO CPS GUNGU CPS KILEMBE 04. DISTRICT DU KWANGO CPS KENGE I. CPS KENGE II. CPS KENGE III. CPS MISELE CPS KOLOKOSO CPS PONT KWANGO CPS KIMBAU CPS KASONGO LUNDA CPS POPOKABAKA CPS TEMBO CPS PANZI CPS FESHI CPS KAHEMBA 05 DISTRICT DU MAI NDOMBE CPS INONGO I. CPS INONGO II. CPS KUTU CPS NIOKI CPS OSHWE CPS NTANDEMBELO CPS BERONGE CPS KIRI CPS BOKORO SEMEN. 06. DISTRICT DES PLATEUX CPS BOLOBO CPS YUMBI CPS MUSHIE CPS KWAMOUTH CPS KUTU 2. CPS LIKWANJALA Source : Div. Prov. des Affaires Sociales, rapport annuel 2003 Santé Communautaire Mécanique Auto Santé Communautaire Santé Communautaire Mécanique Auto Mécanique Auto Santé Communautaire Agricole Coupe couture Mécanique Auto Mécanique Auto Mécanique Auto Coupe couture Santé Communautaire Coupe couture Santé Communautaire Coupe couture Santé Communautaire Santé Communautaire Mécanique Auto La répartition des centres de formation cihaut indiqués paraît exhaustif certes, mais leur implantation date de la période. Ils sont tous aujourd hui dans un état de dégradation qui a énormément réduit leur capacité d accueil. Leur capacité de formation est insuffisante par manque des matériels didactiques appropriés ainsi que par le

53 vieillissement d un personnel éducateur mal encadré, non recyclé aux nouvelles technologies et moins motivé. Tableau n 26: STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS L ENSEIGNEMENT NON FORMEL PAR CENTRE N NOMBRE DE EFFECTIFS EFFECTIFS ENTITE CENTRE DE EDUCATEURS SOC. APPRENTIS ADMINISTRATIF PROMOTION H F TOT G F TOT Ville de Bandundu 04 68 85 53 33 3 36 2 Ville de Kikwit 3 2 52 20 2 3 District du Kwango 2 38 53 9 2 6 8 4 District du Kwilu 23 89 98 87 30 6 46 5 District de MaiNdombe 03 20 35 55 64 20 84 6 District des Plateaux 04 6 24 40 0 0 0 Total 56 362 37 679 349 46 395 Source : Div. Prov. des Affaires Sociales, rapport annuel 2003 L on note de ce tableau la régression du nombre des apprentis dans les centres de formation par rapport à la situation antérieure. Cette régression est due au manque des formateurs, et des équipements on matériels didactiques adéquats. La Division Provinciale des Affaires Sociales organise la garde des enfants dans les cités indiqués dans le tableau cidessous. Ce genre de formation relevant de l enseignement spécifique exige des moyens appropriés que la Province ne dispose pas. Tableau n 27: STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS LES CLASSES DE JARDIN D ENFANTS N Entité administrative Nombre de Effectif d enfant jardin d enfant G F Total 0 Ville de Bandundu 4 39 38 277 02 Ville de Kikwit 8 64 38 302 03 District du Kwilu 6 09 70 79 04 District du Kwango 5 88 8 69 05 District du Mai 294 272 566 Ndombe 06 District des Plateaux 0 0 0 0 Total 34 794 699 493 Source : Rapports des centres de promotion sociale Divas Bandundu 2003 Tableau n 28: STATISTIQUE DES AUDITEURS ADULTES ET JEUNES N Entité administrative Nombre de Effectif d enfant Centres G F Total 0 Ville de Bandundu 5 8 52 70 02 Ville de Kikwit 8 02 388 490 03 District du Kwilu 7 77 42 9 04 District du Kwango 7 2 07 29

05 District du Mai 0 23 9 32 Ndombe 06 District des Plateaux Total 37 432 598.030 Source : DIVAS BDD/2003 54 Les analphabètes représentent pour l ensemble de la Province 29,5% de la population. Ainsi selon le MICS 2, il y a dans le Bandundu 4,% des femmes et 6,4% des hommes analphabètes. 3.5.2. LES FEMMES EN SITUATION DIFFICILE Dans cette catégorie, il y a lieu de noter :. Les filles mères adolescentes non mariées Le phénomène fillesmères est lié à plusieurs facteurs, notamment la pauvreté familiale, l urbanisation et ses exigences, la rupture ou séparation temporaire de la famille, la faible scolarisation des filles, le mariage précoce, les viols ( cette catégorie représente 4,5%). 2. Les veuves ayant la charge de plusieurs enfants Constituent la catégorie la plus vulnérable des femmes dans le Bandundu. Elles sont souvent exposées à plusieurs risques tels que : le faible accès aux soins médicaux, à l insécurité physiques, et à la spoliation d héritage. Certaines vivent de l escroquerie. Plusieurs veuves déscolarisent leurs filles préférant les gardées pour les travaux des champs. Cette catégorie représente 8,3% de la population féminine. 3.Les femmes divorcées ou séparées Ce sont celles qui sont en rupture d union matrimoniale, parmi elles on trouve les répudiées ou chassées par leurs maris sans procès, pour raisons d infidélité du mari ou de la femme, pour mauvais traitement subi ou pour mésentente avec la bellefamille. Seules, elle font recours à la prostitution, ou aux activités agricoles. Cette catégorie représentante 4,% de la population féminine. 3.5.3. STRUCTURE D ENCADREMENT ET D APPUI AUX FEMMES VULNERABLES L on compte dans la Province 42 associations qui encadrent les femmes vulnérables. Les associations ont la caractéristique d être toutes ONG. Tableau n 29 : ONG D ENCADREMENT DES FEMMES N DENOMINATION LOCALISATION DOMAINE D INTERVENTION 0 02 03 04 05 06 ASS.Féminine LISANGA ONG MAMA TOMISA AVOCA UNAFED PROMAVEUD APDM Bandundu Bandundu Bandundu Bandundu Bandundu Bandundu Assistance à la femme Assistance à la femme Encadrement veuves Encadrement des femmes Association Mamans veuves Assistances aux mamans

07 08 09 0 2 3 4 5 6 7 8 9 20 2 22 23 24 PROJUAST Mutualité de la Charité Ass. Mamans Mosala Programme d appui aux femmes Fédération des Mamans Femmes veuves et jeunes GRAIDENZ Mutualité Mamans Bakwanga Femmes seules avec Jésus Femmes Sans Héritage Ass. Entraide Mutuelle UFDM ONG MAMAN BIBI Beto Sadisana CAFSDC FOLOMI ONG Femmes Kiri UNAF (Union Nationale des femmes) 55 Bandundu Kikwit Kikwit Kikwit Kikwit Kikwit Kikwit Kikwit Kikwit Kikwit MasiManimba MasiManimba Vanga Idiofa Inongo Inongo Kiri Kikwit Source : DIV. PROV. DES AFFAIRES SOCIALES BDD/2003 3.5.4. LES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP Production femmes Aide et encadrement Formation Amélioration vie mamans Sensibilisation et formation Autofinancement Encadrement Entraide et assistance Formation et appui Encadrement Secours aux femmes Union des femmes Ass. et aide aux femmes Encadrement et aide Encadrement des femmes Encadrement des femmes paysannes Promo. Socio. Économique Déf. des droits et dév. Intégré fem La personne vivant avec handicap est tout individu qui ne peut participer facilement aux activités de la communauté à cause d une ou des déficiences qui diminuent ou limitent ses capacités fonctionnelles. Cette incapacité, est temporaire ou définitive, elle peutêtre : D ordre physique Intellectuel Sensoriel ou mental Les causes principales étant à la base de ces handicaps, dans la province du Bandundu sont : les complications à l accouchement avec les accoucheuses peu avertis ; la carence en iode; la poliomyélite; la paralysie post injectionnelle; la lèpre; la brûlure; l amputation. Tableau n 30 : STATISTIQUE DES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP N CATEGORIE NOBRE IDENTIFIE 0 02 03 Handicapés physiques et moteurs Handicapés sensorimoteurs (sourdsmuets, aveugles) Handicapés mentaux 3.393 3.50 Source : DIV. PROV/AFFAIRES SOCIALES BDD/2003

56 Dans la Province du Bandundu, à part les tradipraticiens qui reçoivent des personnes frappées de l handicap ; l état ne dispose d aucun centre spécialisé pour prendre en charge les personnes de cette catégorie. Tableau n 3: STRUCTURES D ENCADREMENT DES P.V.H. N DENOMITION LOCALISATION OBSERVATION 0 Centre pour handicapés Kikwit(AHPK) ETAT 02 Centre pour aveugles Kikwit(AHPK) 03 Centre pour aveugle Bandundu 04 Institut des sourds muets Beno(voir sœur notre dame) 05 Centre bo ata tuba (sourds Kikwit muets) 06 ONG YAYA Motongi Bandundu ville Coupe Couture (sourdes muettes) 07 ASS. Des personnes Bandundu ville Réinsertion handicapés 08 ONG pour handicapéss Kiri Encadrement 09 ASS. Kimvuka lutondo Kikwit Encadrement et aide 0 INAPI Bulungu Création emploi P.V.H. LIPROPHA Bandundu ville Atelier coupe couture 2 APHYDREC Bandundu ville Cordonnerie 3 NGE ATA MONA Bandundu ville Atelier de métier Sources : DIV. PROV/AFFAIRES SOCIALES BANDUNDU 2003 3.5.4.4. Les personnes de 3 ème AGE a. Les vieillards en rupture avec leur famille ; b. Les vieillards non accompagnés; c. Les retraités. Tableau n 32: STATISTIQUES DES PERSONNES DE 3 ème AGE N CATEGORIE NOMBRE D IDENTIFIE % PAR RAPPORT A LA POPULATION Vieillards en rupture 94.569,4 0 02 Vieilles 02.040,6 03 Vieillards non accompagnés 04 Les retraités 6.554 0, Sources : DIV. PROV/AFFAIRES SOCIALES BANDUNDU 2003 Tableau n 33: STRUCTURE D ENCADREMENT DES VIEILLARDES N DENOMITION LOCALISATION NOMBRE 0 Paroisse St. Hyppolite Bandundu 02 Paroisse Kikwit 03 Home des vieillards des Sœur Kikwit 04 Couvent des Sœurs Sole sienne Kenge 05 Couvent des Sœurs Panzi

06 Couvent des Sœurs Popo 07 Couvent de Kasongo Lunda Kasongo Lunda 08 Couvent des Sœurs Bulungu 09 Home de vieillards sœurs des Pauvres Tumikia 0 Home des vieillards sœurs Oschwe Couvent des sœurs Mushie Sources : DIV. PROV/AFFAIRES SOCIALES BANDUNDU 2003 57 L on observe dans la Province, que l existence de quelques maisons réservées à accueillir les personnes de 3éme âge est l initiative des confessions religieuses, ONG et Associations, de même pour les personnes vivant avec handicap. L Etat ne dispose d aucune structure de ce genre dans la Province. Commentaires Dans la Province de Bandundu, les vieillards sont sans soutien ou abandonnés par leurs membres de famille. Ils sont souvent accusés de sorcier, menacés et rejetés étant tenus pour responsables des malheurs qui surviennent aux membres de leurs familles (décès, perte d emploi, stérilité, échecs scolaires, etc). Fuyant la famille d origine, la plupart sont récupérés, selon la disponibilité, par des religieux et placés dans des centres d accueil ou dans les hospices existants. Ces genres de traitement sont souvent observés en milieu urbain. En milieu rural, les vieilles personnes n ayant pas eu d enfants ou dont les enfants sont tous décédés, sont accusés de sorcellerie. Elles sont souvent rejetées par la communauté. Elles vivent dans l isolement au bout du village ou dans un coin de la concession, totalement solitaires et démunies. Généralement, elles sont oubliées. Certains vieillards vivant encore en famille sont considérés comme une charge pour le ménage, spécialement quand ils n 'ont pas de moyens financiers (pension ou biens) ou ils sont régulièrement malades. Ce comportement est beaucoup plus observé en ville où la solidarité familiale s amenuise de plus en plus. 3.6. VARIABLE GENRE Le genre est une variable qui permet de classer les substantifs en masculin ou féminin. Il est un outil d analyse et de changement social qui intéresse tous les groupes sociaux : filles et garçons, femmes et hommes. En effet, la question de la promotion de la femme vise l équité, c estàdire exercer la justice sociale à son égard. Dans la Province de Bandundu, la situation de la femme est presque déplorable dans tous les domaines. Dans la société traditionnelle au Bandundu, la femme jouit d une certaine considération tant sur le plan politique, sociologique, économique, source de procréation. Elle exerce parfois le pouvoir MFUMU NKENTO et participe à la prise des décision dans certaines circonstances.

58 En effet, sur un ensemble de 9.892.467 habitants, la population féminine représente 53% soit 5.252.347 contre 47% de la population masculine, tel que le démontre le tableau cidessous. TABLEAU n 34 : REPARTITION DE LA POPULATION PAR SEXE DESIGNATION EFFECTIFS % Hommes Adm. Garçons.782.340 2.857.780 8% 29% S/Total 4.640.20 47% Femmes Filles 2.5.760 3.36.587 2% 3% S/Total 5.252.347 53% Total général 9.892.467 00 % Source : Division Provinciale de l Intérieur (Rapport annuel ex.2003) De ce qui précède, il est important de signaler que en milieu urbain, la petite fille a presque la même chance d accéder à l éducation que le garçon ou de s épanouir en général. Cette situation n est pas la même en milieu rural ou semiurbain, où la fille est défavorisée par rapport au garçon, à cause de : Coutumes contraignantes considérant la fille ou la femme comme un outil de travail ou de production, Mariage précoce en milieu rural Manque de moyen financier ou de faible revenu des parents N.B. Pour la jeune fille qui a étudié, les études sont prises en compte dans la fixation de la dot. Tableau n 35 : EFFECTIFS COMPARATIF DES ÉLÈVES PAR NIVEAU ET PAR SEXE Ce tableau permet de comparer la proportion des filles à l école par rapport aux garçons. N Niveau Garçon Filles Total %Garçon %Filles 0 02 03 Maternel Primaire Secondaire.066 565.474 9.293 828 44.78 49.450.894.007.255 340.743 56,0 % 56,0 % 56,0 % 44% 44% 44% Total 757.833 592.059.349.892 56,0% 44% Source : Div. Prov/CONDIFFA, rapport annuel 2003. On observe par ailleurs que la femme, reste la plus exposée et la plus touchée par la pauvreté, étant donné que les conditions de vie lui offrent moins d opportunité d accéder à la richesse. Elle n a que sa capacité physique qui lui permet d affronter à la fois les travaux de champs et autres activités génératrices de revenu dont les ressources qui en résultent sont directement gérées par l époux. Au cas contraire, elle s avère victime des plusieurs violences (injures, coups et blessures, tortures, séparation des corps, divorce, polyginie, etc ). Aussi, elle est soumise à exécuter des tâches lui exigées par son époux et le devoir lié à la tâche de la mère de famille.

59 Par conséquent, comme le démontre le tableau cidessous, la femme dans la Province de Bandundu est absente dans les différents organes de prise de décisions et autres structures de responsabilité. Tableau n 36 : REPRESENTATION DE LA FEMME DANS LES DIFFERENTS ORGANES PUBLICS Désignation Hommes Femmes Gouvernorat Gouverneur ViceGouverneurs Mairies : Mairies : Maires Adjoint : Districts Commissaire de District : Commissaire de District Adjoint Bourgmestres Bourgmestres Adjoint Administrateur de Territoire Administrateur de Territoire Adjoint Chef de Secteur Chefs de groupements Chef de Division Provinciale 2 2 2 3 4 7 6 8 36 94 769 4 Total 985 Source : Division Provinciale de l Intérieur/Bandundu 2003 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 8 Tableau n 37 :EFFECTIF DES EMPLOYES PAR SECTEUR D ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET PAR SEXE Branches d activités H F Total % H F Agri, Elevage et pêche Industries et manifact. Bâtiment Eau, Elect. et sanitaire Banque Transport et télécom Autres service.087 703 532 22 985 30 8,85 72 38 53 32 3 8 6.59 74 585 244.098 309.056 94 95 9 87 90 97 85 6 5 9 3 0 3 5 Total 4.75 477 5.92 9 9 Source : Division travail et prévoyance sociale 2002 Malgré que certaines filles étudient, elles éprouvent beaucoup de difficultés pour accéder à un emploi quelconque. La variable genre n a pas encore atteint l indication voulue dans la Province de Bandundu pour les causes ciaprès : Quasi absence des structures de développement en faveur de la femme. Jusqu à ce jour, la Division Provinciale à la Condition Féminine et Famille n a enregistré

60 que 02 ONG féminines néanmoins elles souffrent toutes des capacités organisationnelles. Manque des moyens financiers aux structures qui oeuvrent en matière de la femme. Insuffisance en capacité d animation, sensibilisation et mobilisation des femmes par manque d appui pour les animateurs de ces structures. Les dispositions jadis contraignantes contenues dans l ancien code de la femme, heureusement amendées par la loi n 05/2002 du 6/0/2002 restent encore applicables pour beaucoup des personnes à travers la Province pour ignorance d information. Faible niveau d instruction de la femme habitant le milieu rural. Pour remédier aux causes ciévoquées, il y a lieu de stigmatiser que les actions de sensibilisation, mobilisation et plaidoirie en faveur de la femme doivent être renforcées et orientées plus vers la personne de l homme qui constitue son principal obstacle.

6 CHAPITRE IV. SITUATION DES SECTEURS 4.. INFRASTRUCTURES DE BASE 4... TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS Les infrastructures des transports dans la Province du Bandundu s appuient sur trois principaux réseaux que voici : Réseau routier Réseau aérien Voies navigables 4... RÉSEAU ROUTIER Long de 30.34 km, le réseau routier de la Province du Bandundu est l un des plus denses de la République Démocratique du Congo. Il comprend : Routes Nationales ( bitumées et en terre) Routes Provinciales ( prioritaires et secondaires) Routes de dessertes agricoles. Ce réseau était de 58.000km à l époque coloniale et ne cesse de se rétrécir au fil des années. Ainsi, la Province du Bandundu compte actuellement 2.34 km des routes nationales ( RN) dont 457 km de route bitumée et.677 km des routes en terre. La route bitumée est complètement délabrée. Elle possède 2.37 km des routes Provinciales prioritaire (RP) et 2.707 km de routes Provinciales secondaires (RP2). La plupart de ces routes sont aujourd hui en très mauvais état ; ce qui rend difficile et coûteuses la circulation des personnes et des biens. Ces routes sont gérées par l Office des Routes. Tandis que le réseau des routes des dessertes agricoles long de 23.29 km sont du ressort des DVDA dont 30 % de ces routes sont entretenues grâce au financement de la Coopération Belge et de l Union Européenne. Par manque d entretien, 80 % de ces routes sont devenues aujourd hui impraticables, d autres étant même réduites en sentiers. Les routes Provinciales en bon étant sont : Bandundu Kikwit Kikwit Idiofa Dibaya Lubwe Kikwit Feshi et Kikwit Gungu KikwitMasiManimbaKenge BandunduBagataKikwit MushieBolobo Le nombre des ponts sur l ensemble du réseau routier est de 34 pour une longueur totale de 4.555 mètres linéaires. Selon l Office des Routes, bon nombre des ceux qui sont situées sur les routes nationales sont en bon état. Tandis que ceux qui sont sur les routes Provinciales sont en général dans un état de délabrement très avancé. L a DVDA qui gère les ponts des routes de dessertes agricoles estime jusqu à 60% les ponts en mauvais état dans la Province, particulièrement au Nord où plusieurs ponts sont en bois.

62 Sur les différents points de passage, la Province du Bandundu compte au total trente quatre (34) bacs dont 23 à moteurs et à triel. Actuellement 50 % de bacs sont en marche alors que l autre moitié est soit en panne ou en mauvais état. Il y a lieu de signaler que la Province présente à ce jour un réseau des routes de desserte agricole évaluée à 23.29 kms linaires. Au Bandundu, la route reste le réseau de transport le plus utilisé ; surtout au Sud bien qu il y ait de biefs navigables dans cette partie de la Province. Le passage de route bitumée ( nationale I) et le nombre important des routes d intérêt Provincial expliquent cette situation. Les principales villes de la Province Kikwit Bandundu seraient facilement reliées à Kinshasa par route. Kikwit Kinshasa 520 km ; Bandundu Kinshasa 490 km. 4... PRINCIPAUX TRONÇONS Tableau n 38: ROUTES NATIONALES ET PROVINCIALES PAR TYPE N AXE ROUTIER 0 02 03 04 05 06 07 08 09 0 2 3 4 5 6 7 8 9 20 2 22 23 24 25 26 MangataMasiambioBandunduBonkulu et Mpoko KasamboMasiakwaLedibaMushieBoyamba et Ntandambelo BifurcationLombaKwamouth Lediba Bolobo BoloboBoyambaMpaSelepze BoloboYumbi BonkuluBendelaIsakoNiokiPipa LebamaTshebendjin SemendwaOshwe SemendwaBokoro KosesiTolo Bifurcation 20Bifircation 209 Yuki EtatOshweBolindaBolunda EwandjindikaBongimbaBumangaRivière Kasaï KiriLimite équateur BagataMpokoPinangaSemendwaKutu InongoKolobekeInongo Weti (limite équateur) BandunduFatunduBukangalonzo (remplacé par BandunduFatunduKolokosoPK36 AMC 225 Km) Mongata (PK 63)KengeKikwitBatshamba Loange(limite KasaïOccidental) Kininu (RN 8)Bagata Mosango (RN )Bulungu NgekongMangaiMuseleMatekoBulungu Lusanga (PK 24 RN de Kikwit) PK 600 (RN ) IdiofaNgekongBinkoBac Katembo LONGUER EN KM RN RP BITUMEE EN TERRE 350 457 2 38 90 337 26 403 30 30 204 4 229 00 256 7 22 24 03 RP2 304 6 64 48 5 384 05

27 28 29 30 3 32 33 34 35 36 37 38 39 40 4 42 43 44 45 46 47 48 49 50 5 52 53 54 55 Bagata Mpoleta DjumaMboma IISiaMpo Kasaï MuselePanu Lungu Onekene KapiaDibayaLubwe MongombalaSedzo KwesoBifurcation RN 20 (vers Ilebo) KipukuBifircation RN I KabudiGunguBienge PopokabakaKasongo LundaDibaya Lubwe Kikwit Kabudi GunguBifurcation Kandale BA TangoDjuma Idiofa Isamango Kweso Kikwit BA KikongoBifurcation RN (vers Tshikapa) KazambaMasiManimba Bifurcation GunguKandaleKandongashi KondoShakisanga KinzambaNgashiShakisongaKitota BibayaTembo Kenge I Kenge II Feshi Mukoso Gulu Shatuka YangaLusunziMayalaPanzi MoyalaTemboSuka LukuniImbela ShatulaShamudiongo StekoKongomindanda KengeMuniunguImbela NtobakitaLimite BandunduKin Limite BakongoPopokabakaBukangalonzo Batshambaloange (Limite KasaïOcc) BandunduBagata IsakaBandundu 63 Total Province 457.677 2.37 2.707 Source : DIR. PROV. OR/BDD, rapport annuel 2003 4...2. VOIES NAVIGABLES Le réseau du Bandundu possède un impressionnant réseau fluvial et lacustre ( 3.3 kms), vient en 2 e position après la Province de l Equateur ( 6.635 kms). Parmi les nombreux cours d eau qui sillonnent cette Province, les plus importants sont : La rivière kwa qui prend sa source à la jonction des rivières Kasaï et Mfimi à la hauteur de Mushie. La rivière Kasäi qui traverse littéralement la Province de l Est en l Ouest. La rivière Mfimi issue d eau abondante du lac Maï ndombe et celle de la rivière Lukeni qui est navigable jusqu aux confins du Kasaï Occidental Les rivières Kwango et Kwilu qui drainent le Sud de la Province de leurs nombreux affluents. La navigabilité de ses cours d eau ne pose pas beaucoup de problème durant la saison des pluies. En saison sèche suite à la baisse de niveau d eau, il se pose quelques problèmes tel que l ensablement ; mais ils n empêchent pas les nombreux bateaux et 7 3 87 74 77 204 62 42 58 2 286 4 72 8 4 66 7 86 88 5 65 50 67 69 204 45 6 65 254 97 87

64 baleinières de divers tonnages d assurer le transport des personnes et des marchandises. Ces cours d eau ne sont plus régulièrement dragués et le balisage est généralement défectueux. La navigabilité du lac Maï Ndombe ne pose aucun problème pendant toute l année. 4...2.. LES PORTS Dans la Province du Bandundu le nombre de ports est de 29 repartis comme suit : S/ Rivière Kwilu Ville de Kikwit Port (ONATRA) Bulungu (chef lieu de District) Port (ONATRA) Mitshiakila Port (ONATRA) Vanga Port (ONATRA) Grand Port Port (ONATRA) Djuma Port (ONATRA) Bagata Port (ONATRA) Bandundu (chef lieu de Prov.) Port (ONATRA) S/Rivière Kwango Menkwo (accessible par Baleinière) S/Rivière Kasaï S/Rivière Lutoy Dibaya lubwe Port (ONATRA) Mangaï Port (ONATRA) Mpanu Port (ONATRA) Yuki Port (ONATRA) Yolo Port (ONATRA) Dima (Lumbu) Port (ONATRA) Kiri (chef lieu de Territoire) Port Lac Mai ndombe Inongo (chef lieu de District) Port Ndongese Port S/Rivière M fimi Kutu (chef lieu de Territoire) Port (ONATRA) Nioki Port (ONATRA) Mushie (chef lieu de Territoire) Port (ONATRA) S/Rivière de Lukenie Oshwe (chef lieu de Territoire) Port Tolo Port Bokoro Port

65 S/ Rivière de Kwa Masia Port S/LE FEUVE Yumbi (chef lieu de Territoire) Port Bolobo (chef lieu de District) Port Tsumbiri Port Kwamouth (chef lieu de Territoire) Port Il y a faut noter que la plupart de ces ports sont en mauvais état ; les passerelles sont détruits. 4...3 TRANSPORT FERROVIAIRE La Province est très étendue. Elle mesure du Nord au Sud plus de.500 Km et de l Est à l Ouest près de 700 Km. Les projets de chemins de fer conçus depuis la colonisation sont toujours en veilleuse et mériteraient d être ré envisagés 4...4. RÉSEAU AÉRIEN Compte tenu de l étendue et de l importance démographique de la Province le réseau aérien du Bandundu reste encore sousdéveloppé. En effet, la Province dispose de 2 aéroports de classe II et catégorie II à Bandundu/ville et Kikwit; Pour de raison politique, administrative et stratégique seul l aéroport de Bandundu est retenu comme aéroport national. Alors que Kikwit reste aérodrome malgré l importance de son trafic. Seul les pistes de ce deux Villes précités sont macadamisées mais en mauvais état de suite de vieillissement et des intempéries. Les avions de type Boeing 737 sont interdits d y atterrir suite à l état des pistes. En plus de ce deux aéroports la Province compte aussi les aérodromes parmi lesquels les plus importants sont : INONGO, KIRI, NIOKI au Nord, tandis que KAHEMBA, TEMBO, KENGE et IDIOFA au Sud ; ils sont tous gérés par la Régie des Voies Aériennes (RVA). La Province a également plusieurs dizaines de petites pistes d atterrissage appartenant à l Etat et aux privés. Le trafic assuré sur ces pistes concerne essentiellement les passagers et dans la moindre mesure, le fret pour les marchandises. Les lignes desservies sur les trois pistes du Nord de la Province : Inongo, Nioki, Kiri, sont les suivantes : KinshasaBandunduNiokiInongoKinshasa, par MaluAviation (Vols réguliers) ;

66 Kinshasa Bandundu Nioki InongokiriKinshsa, par Malu Aviation (Vols réguliers); Kinshasa Bandundu Nioki MaleboKinshasa, par Gargo Bull (vols réguliers). Ces localités sont également desservies à partir de Semendwa par les Missionnaires Catholiques et Protestants avec leur compagnie «MAF», suivant la nécessité ou sur demande expresse des passagers. Les itinéraires les plus importants sont : Semendwa Bandundu Kinshasa ( aller retour ) ; Semendwa Bandundu Vanga( aller retour ) ; Semendwa Inongo Kinshasa( aller retour ) ; Semendwa Inongo _ Kinshasa( aller retour ). La liste des pistes appartenant à des sociétés locales peut être dressée de la manière suivante : PISTE LOCALISATION SOCIÉTÉ TATETA TAKETA (Territoire d OSHWE) SODEFOR LOKOLAMA/ MAMIA LOKOLAMA (Territoire d OSHWE) CBB BONGIMA BONGIMBA(Territoire d OSHWE) P.L.Z. BONKITA BONKITA (Territoire de KUTU) SODEFOR BOSOBE BOSWE BOSOBE (Territoire d OSHWE) CBB SEMENDWA SEMENDWA(Territoire de KUTU) CBB KEMPA BOKORO (Territoire de KUTU) MAF YUKI YUKI (Territoire d OSHWE) ONATRA TOLO TOLO (Territoire de KUTU) MISSION CATHOLIQUE KEMPILI KEMPILI (Territoire de KUTU) BIMPE DJOKELE DJOKELE (Territoire de MUSHIE) JVL BOLOBO BOLOBO (Territoire de BOLOBO) MAF MALEBO MALEBO ( Territoire de BOLOBO) SEBO MALEBO Il y a lieu de signaler, que la plupart de ces pistes sont mal entretenues et ne reçoivent quasiment plus d avions. Une autre piste aménagée dans la localité d Iyembe, Territoire d Oshwe, par la Société SODEFOR pour le compte de la Province, n est pas encore opérationnel ² au trafic. On note aussi l existence de plusieurs autres pistes appartenant au service de transport des missions protestantes et catholiques dans le Sud de la Province. Tableau n 39: PISTES D ATTERISSAGE N PISTE LOCALISATION SOCIETE 0 02 03 04 05 06 07 08 TONDO MOSANGO MOKAMO KIKONGO KIMAFU KIMBAU NGI YASA BONGA TONDO (Territoire de MasiMasi) MOSANGO (Territoire de MasiM.) MOKAMO (Territoire de MasiMan) KIKONGO (Territoire de Bagata) KIMAFU (Territoire de MasiMan.) KIMBAU (Territoire de Kenge) NGI (Territoire de Kenge) YASA BONGA (Territoire de Masi. CBCO/MAF MISSION CATHOLIQUE MISSION CATHOLIQUE MAF (CBCO) DIOCESE DE KENGE DIOCESSE DE KENGE DIOCESSE DE KENGE HOPITAL YASA BONGA

09 0 2 3 4 5 6 7 8 9 KIPATA KATIKA VANGA WAMBA LWADI NYANGA MOANZA KAJIJI BUSALA BENO LUSANGA LUNKUNI NTANDOMBELO 67 KIPATA KATIKA(territoire de MasiM) VANGA(Territoire de Bulungu) WAMBA LWADI (Territoire de Masi Man) NYANGA (Territoire d Idiofa) MOANZA (Territoire de MasiMan) KAJIJI (Territoire de Gungu) BUSALA (Territoire de Bulungu) BENO (Territoire de Bagata) LUSANGA (Territoire de Bulungu) LUNKUNI (Territoire de Bagata) NTANDOMBELO(Terr. de Kutu) MAF MAF MAF MAF MAF MAF MAF MAF PLC BAT CPK Source : RVA/BDD, rapport annuel 2003 La plupart de ces pistes, ne sont plus fréquentées par manque d avions Les plus importantes lignes desservies dans le sud de la Province sont les lignes : Kinshasa Kikwit Tembo Kikwit Kinshasa. Kinshasa Kikwit Kinshasa Kinshasa Tembo Kinshasa Kinshasa Kahemba Kinshsa Kinshasa Kasongo lunda Kinshasa KengeKinshasa Kinshasa Masi manimba Ces lignes sont desservies par les compagnies : MALUAVIATION, CAA, MALILA 4...5. MOYEN DE TRANSPORT DES BIENS ET DES PERSONNES Depuis plus d une décennie les entreprises de transport en commun telles que SOTRAZ, UTIC, CITY TRAIN, qui assuraient le trafic Kikwit Kinshasa d une façon organisée sur la National n 2, n existent plus. Elles sont toutes tombées en faillite. Aussi, l état très dégradé de la route est venue aggraver la situation. Par ailleurs, les bateaux ONATRA cargo et courrier qui assuraient le transport des personnes et produits sur les différents biefs navigables de la Province, ont cessé toute activité. Actuellement les transports des produits et des personnes sur les routes et sur les voies navigables sont assurés par les privés qui utilisent les grands camions et petits engins et les petites embarcations surchargés au mépris de toutes les normes sécuritaires. 4...6. INFRASTRUCTURE D ENERGIE ET DE DESSERTE DE L EAU POTABLE La production et la consommation de l énergie présentent un tableau très sombre pour l ensemble de la Province. Trois sources d énergie cependant sont d usage dans la Province à savoir : Le bois et charbon Les hydrocarbures L énergie électrique. Le bois et le charbon Le bois et charbon constituent pour l habitant de la Province de Bandundu, le source d énergie de base et la plus utilisé pour les besoins domestiques.

68 Ici les statistiques y afférentes sont difficiles à réunir. L on sait que cette source est celle qui détruit le plus les forêts dont dispose encore la province. 2. Les hydrocarbures La deuxième source est tributaire des approvisionnements du Service d Entreposage des produits Pétroliers en sigle S.E.PCONGO et disponible en des points de vente à travers la Province tels le dépôts de Bandundu, Kikwit et Inongo. 3. L Electricité Enfin, l énergie électrique est l apanage de la société Nationale d Electricité ( SNEL). Elle dessert dans la Province trois points seulement à savoir : Bandundu, Kikwit et Inongo Toutefois on retrouve les autoproducteurs à faible capacité dans les Paroisses missionnaires. Le tableau qui suit décrit la situation de desserte en électricité dans la Province par la SNEL. Tableau n 40 : Production et consommation de l énergie électrique d origine thermique N Source de production 0 Centrale Hydroélectrique d Inga Central Localisation Capacité installée Station Bandundu Consommation moyenne mensuelle Population Nombre des ménages Nombre d abonnés actifs Taux de desserte 5 MVA 6.07,287mvh 26.54 43.590.38 2,6% Kikwit.350 265.435kwh 503.736 83.956 500 0,59% thermique KVA Centrale Inongo.350 0 84.472 4.079 50,06% thermique KVA x 2 Total 849.749 4.625.788,26% Source : SNEL/BANDUNDU, Rapport annuel 2003 Le centrale thermique de Kikwit fonctionne par intermittence à cause du coût élevé de produits pétroliers ; lubrifiants et pièces de rechange. Tandis que la centrale thermique d Inongo ne fonctionne plus. Seule la Ville de Bandundu est alimentée en électricité du Barrage d Inga par la ligne Maluku Bandundu. Ainsi le tableau cidessus porte en lui des éléments assez révélateurs et montre que la capacité de desserte actuelle en électricité dans la Province est de,26% pour.88 abonnés actifs représentant 4.625 ménages, soit une population de 849.749 habitants pour les 3 centres : Bandundu, Kikwit et Inongo. Au regard de la population global de 9.892.467 habitants, la province accuse d un taux de 0,0%, ce qui traduit un très faible niveau de desserte de la Province. Il y a lieu de signaler l apport des auto producteurs de l énergie électrique, parmi lesquels on compte certaines missions catholiques ou paroisses en général qui ont construit des petits barrages et produisent l énergie hyddroélectrique dans certaines localités ; à titre d exemple, on citera le cas notamment : de l évêché d Idiofa avec une centrale hydroélectrique de 25 KVA ; du Monastère de KASANZA ; de la mission SVD à NGODI; de la mission catholique IFWANZONO/Idiofa.

69 la province compte aussi quelques groupes électrogènes appartenant aux privés et à l Etat dans les cités et chefs lieux de Territoire. Les plus importants sont Tableau n 4: Auto producteur de l énergie électrique. N LOCALITE PRODUCTEUR OBSERVATION 0 KENGE ETAT groupe de 750 KVA 02 BAGATA PRIVE groupe de mission catholique 03 MASIMANIMBA ETAT groupe de 50 KVA 04 NIOKI PRIVE 4 groupes de 600 KVA (SODEFOR) 05 KIRI ETAT 2 groupes de 500 KVA 06 BOLOBO ETAT 2 groupes de 000 KVA 07 OSHWE ETAT 2 groupes de 750 KVA Source : Monographie PNSAR/96 La Province cependant, offre des énormes potentialités énergétiques non mises en valeur, parmi lesquelles les plus importantes sont : la chute de KAKOBOLA ; (30 MW) la Chute de BAMBA ; (2 MW) la Chute de KITONA (2 MW) Microcentrale de Tembo (500 Kw) MicroCentrale de Shakahamba (.500 Kw) Chutes Guillaume dans le Territoire de KASONGOLUNDA Chute Marthens dans le Territoire de POPOKABAKA Chute OLULU dans le Territoire d OSHWE En dépit de toutes ces potentialités, le niveau d électrification de la Province reste encore le plus bas qu on puisse se l imaginer. 4. ENERGIE VOLTAÏQUE Elle consiste à un système de captage de l énergie par rayons solaires. Ce système est inexistant dans la Province de Bandundu malgré les températures élevés (25 à 37 C) pour la simple raison qu elle n a été ni enseigner ni pratiqué par le population de la Province du Bandundu. 5. ENERGIE ÉOLIENNE Energie d origine atmosphérique, elle est en instance d expérimentation dans le district du MaiNdombe à Inongo, par un groupe d étude Italienne dont la Province attend encore le résultat. 4...6.. PRODUCTION EN EAU POTABLE La REGIDESO a installé 4 stations d épuration et de pompage d eau dans les localités ciaprès indiquées. Ces stations n ont fonctionné qu a l espace de quelques mois après leur implantation. Actuellement, elles sont toutes en arrêt de service faute de carburant dont leur fonctionnement reste fortement tributaire. Seules la station de BandunduVille continue à desservir plein rendement la population en eau potable.

70 Tableau n 42 : Production et consommation de l eau potable dans la Province de Bandundu N LOCALISATION Capacité/ production installée Consomma tion mensuel moyenne en m³ Population desservie Nombre de ménages Nombre des abonnées actifs Taux de dessertes 0 Bandundu.78.200m 85.850 26.54 43.590.679 3,85 % ³ 02 Kikwit 263.783m³ 503.736 83.956 248 0,29 % 03 Inongo 7.858 m³ 62.76 0.363 8,7 % 04 Bulungu 970 m³ 42.22 7020 05 Bagata 59.089 9.848 428 4,34 % 06 Masi Manimba 4.442 m³ 77.05 2850 249 0,40 % 07 Dibaya 6.593 m³ 66.267.044 7 0,5 % 08 Idiofa 32.052 m³ 72.5 2.09 92,59 % 09 Mangai 5.945 m³ 25.467 4.244 29 0,68 % 0 Mushie 594 m³ 84.472 4.079 585 4,5 % Nioki 36.935 m³ 44.662 7.444 57 2,0 % 2 Gungu 67.597.266 249 2,2 % 3 Kenge 26.88 m³ 5.62 8.602 785 9,2 % 4 Bolobo 3.375 m³ 37.466 22.9 04 0,45 % TOTAL.606.296 m³.632.452 259.235 4.903,89% Source : REGIDESO, Rapport annuel 2003 La capacité de desserte actuelle en eau potable est de,86% pour 4.903 abonnés actifs représentant 259.235 ménages, l équivalent de.632.452 habitants desservis ; ce qui donne un taux de desserte de 0,3% pour l ensemble de la Population de la province estimée à 9.892.467 habitants. Outre la REGIDESO, l alimentation en eau des populations du Bandundu est assurée aussi par de nombreuses sources aménagées, puits, citernes de collecte d eau de pluie, pompes aspirantes, forages de faibles profondeurs, cours d eau et marigots dont regorge la Province Les structures ciaprès, en dehors de la REGIDESO, ont intervenu dans la distribution d eau potable dans le Bandundu. Il s agit de : Le service national d hydraulique rural SNHR en sigle (Kahemba, Kutu, Misele) qui a inventorier 350 sources aménageables Le Projet SANRU dans 30 zones de santé a répertorié 50 sources d eau. Certaines ONG intervenant dans le domaine de la santé. Les missions catholiques et protestantes à travers leurs actions sociales au profit des populations environnantes comptent et gèrent plusieurs source d eau. Le corps de la paix, pendant la période qui a précédé les pillages de 99 et 993, a aménagé plusieurs sources d eau. Les fonds CanadaCongolais de coopération. Aujourd hui la plupart d entres elles sont inexistantes sur le terrain. Les besoins des populations en eau potable sont importants au Bandundu et les problèmes dans ce domaine se posent avec acuité dans l ensemble de la Province.

7 4...7. INFRASTRUCTURES D INFORMATION ; DE COMMUNICATION et TÉLÉCOMMUNICATION Depuis plusieurs années le service courrier des postes a cessé de fonctionner dans la Province du Bandundu. Les équipements de communication et de télécommunication constitués de centrales automatiques et manuelles de réseau TSF ( ou réseau HF ) de l OCPT, vieux de 947 ne fonctionnent presque plus. Néanmoins l OCPT arrive a assurer la communication par phonie multifréquence avec tous les territoires. Cependant, la vague de téléphones cellulaires de ces trois dernières années a permis l implantation de VODACOM et CELTEL dans quelques centres de la Province. La Province emploie aussi des phonies, fax, téléfax, mallette satellite et l Internet détenus par quelques privés, les entreprises étatiques et para étatiques, les confessions religieuses ainsi que le Gouvernorat de Province.. Par rapport à l ensemble de la Province la couverture reste faible et la communication encore très difficile. La presse écrite est inexistante dans la Province du Bandundu, cette lacune est à peine masquée par les quotidiens et hebdomadaires de la capitale à peine diffusés dans les grands centres. Bien la culture traditionnelle est transmise de bouche à oreille, un ou des organes écrits de liaison devraient assurer l information Les émetteurs de 0 Kw, à travers la province, se répartissent de la manière suivante : Bandundu : 2 Kikwit : 4 Idiofa : Vanga : L implantation des émetteurs TV se présente comme suite : Bandundu : Kikwit : Kenge : Idiofa : Les radios communautaires financées par la Francophonie sont en voie d être installées à Kikwit, Idiofa, Kingandu, Kenge N.B. Les radios rurales ou radios de proximité qui demeurent aujourd hui un des grands outils de développement sont loin de satisfaire les besoins de la vaste Province du Bandundu. Tableau n 43 : LISTE DES PHONIES, MALLETTE SATÉLLITAIRE ET INTERNET N RAISON SOCIALE TYPE DE MATERIEL LIEU OBS. Gouvernorat Appareil phonique + Bandundu Mallette 2 District du Kwilu Appareil phonique 3 District Mai ndombe Appareil phonique Bulungu 4 District Kwango Appareil phonique Inongo 5 District des Plateaux Appareil phonique Kenge 6 Territoire Idiofa Appareil phonique Bolobo

7 Territoire Bulungu Appareil phonique Idiofa 8 Territoire Masimanimba Appareil phonique Masimanimba 9 Territoire Gungu Appareil phonique Gungu 0 Territoire Bgata Appareil phonique Bagata Territoire Oswe Appareil phonique Oswe 2 Territoire Inongo Appareil phonique Inongo 3 Territoire Kiri Appareil phonique Kiri 4 Territoire Mushie Appareil phonique Mishie 5 Territoire Kwamouth Appareil phonique Kwamouth 6 Paroisse Notre Dame Internet Bandundu 7 Paroisse St Hippolyte Appareil phonique Bandundu 8 Paroisse St Paul Appareil phonique Bandundu 9 OCPT Appareil phonique Bandundu + tous les Territoires + centre Mangai et Dibaya Lubwe 20 SNEL Appareil phonique Bandundu, Kikwit,Inongo 2 REGIDESO Appareil phonique Bandundu, Kikwit, Kenge, Masi,Bulungu,Dibaya lubwe,bolobo,idiofa 22 VILLES DE KIKWIT Appareil phonique Kikwit 23 CBB Appareil phonique Semendwa,Mimia,Bandundu 24 Diocese de Kikwit Appareil phonique Toutes les Paroisses 25 Diocese de Popokabaka Appareil phonique Toutes les Paroisses 26 Diocèse d Idiofa Appareil phonique Toutes les Paroisses 27 ONATRA Appareil phonique Bdd,yuki,kikwit 28 SODEFOR Appareil phonique NIOKI 29 JVL Appareil phonique IZELI/MUSHIE 30 SEBO MALEBO Appareil phonique MALEBO 3 Diocèse Inongo Appareil phonique toute la Province 32 Phonie SALEM Appareil phonique Bandundu 33 La joie Appareil phonique Bandundu 34 RVA Appareil phonique Bdd kikwit,inongo, Nioki 35 D/EPSP Appareil phonique Bdd ;Kkt, Kenge,Inongo 36 Inspection Prov. Santé Appareil phonique Bdd ;Kkt, Kenge,Inongo 37 Agence Nat. Appareil phonique à travers toute la Province Renseignement 38 SIEFAC Appareil phonique Kkt,kimbilangudu 39 Territoire de Feshi Appareil phonique Feshi 40 Territoire de Kahemba Appareil phonique Kahemba Source : ONPTC/BDD 2003 Tableau n 44: COUVERTURE TELEPHONE CELLULAIRE N LOCALITE VODACOM CELTEL 0 BANDUNDU X X 02 KIKWIT X X 03 TEMBO X 04 KENGE X 05 KAHEMEBA X 06 INONGO X 07 NIOKI X X 08 IDIOFA X Source : VODACOM/BDD et CELTEL/BDD, 2004 72

4...8. INFRASTRUCTURES SOCIALES 4...8.. SANTE 73 La Division Provinciale de la Santé (autre fois appelée Inspection Provinciale de la Santé) organise régulièrement les revues semestrielles et annuelles des activités de santé en Province. Ces réunions qui regroupent la sommité technique et scientifique en Province, permettent de passer en revue les activités de santé, les analyser et les évaluer afin de trouver les stratégies et solutions utiles d amélioration. De ces revues, il ressort que la Province du Bandundu compte 4 niveaux d intervention à savoir : La Division Provinciale ; Les Bureaux du District Sanitaire ; Les Bureaux Centraux des Zones de Santé ; Les Centres de Santé et les Hôpitaux (Général de Référence ou secondaire) ; qui sont les niveaux d administration ou opérationnel des services de Santé. La Division Provinciale fonctionne avec 8 bureaux tandis que les bureaux de District ont 4 cellules chacun. HIERARCHIE STRUCTURELLE DPS BDS BCZS HGR ET CS DPS : Division Provinciale de Santé BDS : Bureau de District Sanitaire (au total 6 au Bandundu) BCZS : Bureau Central de la Zone de Santé (au total 52 dans la Province de Bandundu) HGR : Hôpital Général de Référence (52 au total) CS : Centre de Santé (niveau opérationnel : 36 au total). BUREAU DE LA DIVISION PROVINCIALE DE LA SANTE Bureau du MIP e Bureau 2 e Bureau 3 e Bureau 4 e Bureau 5 e Bureau 6 e Bureau 7 e Bureau 8 e Bureau er Bureau : Services Généraux 2 ème Bureau : Etablissement des soins 3 ème Bureau : Pharmacie 4 ème Bureau : Lutte contre la maladie 5 ème Bureau : Développement des soins de santé primaire

74 6 ème Bureau : Enseignement des sciences de Santé 7 ème Bureau : Etude et planification 8 ème Bureau : Laboratoire. BUREAU DES DISTRICTS SANITAIRES MCD ère Cellule 2 ème Cellule 3 ème Cellule 4 ème Cellule ère cellule : Services Généraux 2 ème cellule : Qualité des soins (hôpitaux, pharmacie et hygiène) 3 ème cellule : Participation Communautaire 4 ème cellule : Enseignement des Sciences de Santé. Ces Bureaux fonctionnent avec quatre cellules pour le moment. A la Division Provinciale sont rattachées les Coordinations des 9 Programmes spécialisés ; Certains programmes n ont pas encore couvert toute la Province. C est le cas de BNLO, PNTS. Ces programmes sont : BNLO : Bureau National de Lutte contre l Onchocercose P.E.V. : Programme Elargi de Vaccination P.N.L.P. : Programme National de Lutte contre le Paludisme P.N.L.T.H.A. : Programme National de Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine. P.N.L.S. et IST : Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA et Les infections sexuellement transmissibles. P.N.S.R. : Programme National de Santé de la Reproduction P.N.T.S. : Programme National de Transfusion Sanguine P.N.T. et P.N.E.L. : Programme National de Lutte contre la Tuberculose et l élimination de la Lèpre PRONANUT : Programme National de Nutrition. De façon sommaire, la Province du Bandundu compte : 6 Districts Sanitaires 52 Zones de Santé après le découpage de 2002 52 Hôpitaux Généraux de Référence 5 Hôpitaux Secondaires 9636 lits montés 36 Centres de Santé fonctionnels 40 ITM connus et agrées. Ces structures jouissent des services de : 48 Médecins 3 Pharmaciens 93 Administrateurs Gestionnaires 4896 Infirmiers.

75 Dix Intervenants/Partenaires Sanitaires appuient certaines structures dans les ZS : 7,% des ZS reçoivent un appui structurel. A chaque niveau, il existe un cadre de concertation et de coordination avec les Partenaires dénommés CCIA ou comité de Coordination Inter agence, qui se réunit fois le mois regroupant les Techniciens de la Santé, les Partenaires et la Population. Les organes de participation communautaire sont : Le conseil d administration ; Le conseil de gestion; Le comité de gestion; Le comité de santé et de développement, selon le niveau d application. II. LES STRUCTURES SANITAIRES 2.. REPARTITION DES STRUCTURES PAR DISTRICT SANITAIRE Tableau n 45 :STRUCTURES SANITAIRES PAR DISTRICT N DISTRICT NBRE ZS HOP REF OP SEC. CS FONCT C.HOP PRIVES ITM ETAT ITM PRIV AGR. ITM CONV LITS MONTES 0 BANDUNDU 0 6 2 0 0 34 02 KIKWIT 2 2 0 38 4 2 0 450 03 KWANGO 4 4 2 249 5 3 2209 04 KWILU 2 2 0 502 2 7 2 0 586 05 MAINDOM 0 0 3 237 5 0 279 06 PLATEAUX 4 4 0 94 0 0 378 TOTAL 52 52 5 36 0 9 6 5 9636 SOURCE : Revue annuelle 2003 de la Division Provinciale de Santé Bandundu. INSTITUTIONS DE SANTE : La Province compte 6 Districts Sanitaires parmi lesquels 2 villes : La Ville de Bandundu et celle de Kikwit. Après le nouveau découpage des ZS de 2002, la Province du Bandundu est passée de 39 à 52 ZS. Certaines Hôpitaux Secondaires ont acquis le statut des hôpitaux généraux de référence. Ce redécoupage est intervenu dans le but d augmenter l accessibilité géographique des populations aux soins de santé de qualité. On trouve un Hôpital Général de Référence par ZS. Actuellement, il y a 36 CS fonctionnels. Un CS couvre un rayon d action appelé AIRE DE SANTE. Dans une Aire de Santé, on trouve ou plusieurs postes de santé ou des dispensaires. Entre 2 CS en milieu rural, il y a en moyenne 5 km de distance. Il est organisé dans les structures sanitaires (Hôpitaux et Centres de Santé), les activités des soins curatifs, préventifs, promotionnels et de réadaptation appelés soins intégrés. Une ZS compte en moyenne 2 CS et plusieurs postes de santé.

76

77 Ces structures sont faiblement fréquentées par la population au Bandundu, et se traduit par les statistiques ciaprès : Le taux d utilisation de service curatif 22,0 % Les consultations prénatales 66,0 % Les consultations préscolaires 75,0 % Les accouchements assistés par un personnel qualifié de santé 55,4 % Les C.V. chez les enfants de moins de an pour le DTC3 53,0 % Les C.V. en VAT2+ chez les femmes enceintes 49,0 % Tableau n 46 : LISTE DES HOPITAUX DE LA PROVINCE DE BANDUNDU PAR DISTRICT ET LEUR CAPACITE D HOSPITALISATION N DESIGNATION CAPACITE APPARTENANCE DISTRICT DE KWILU LITS HGR BULUNGU ETAT 250 2 HGR LUSANGA PRIVE/ PLC 45 3 HGR VANGA PROTESTANT 385 4 HGR DJUMA CATHOLIQUE 20 5 HS SALA PROTESTANT 67 6 HS MATEKO CATHOLIQUE 20 7 HGR IDIOFA ETAT 50 8 HGR IPAMU CATHOLIQUE 200 9 HGR MOKALA CATHOLIQUE 50 0 HGR KIMPUTU CATHOLIQUE 0 HGR KOSHIBANDA CATHOLIQUE 20 2 HS LAKAS CATHOLIQUE 00 3 HS DE KIVUVU CATHOLIQUE 48 4 HS DE BALAKA PROTESTANT 60 5 HS DE NGULAGIZEZA PROTESTANT 55 6 HS DE KALO PRIVE/ONG 60 7 HGR DE YASA BONGA CATHOLIQUE 260 8 HGR DE MASIMANIMBA ETAT 250 9 HGR DE MOSANGO ETAT 550 20 HGR DE MOANZA PROTESTANT 62 2 HS DE KIPATA KATIKA PROTESTANT 0 22 HS DE KINGUNGI CATHOLIQUE 70 23 HS DE LUMBI CATHOLIQUE 55 24 HGR DE PAY KONGILA ETAT 300 25 HS DE MOKAMO ETAT 50 26 HGR DE GUNGU ETAT 22 27 HGR DE MUKEDI PROTESTANT 00 28 HGR DE KINGANDU CATHOLIQUE 220 29 HGR DE MUNGINDU ETAT 60 30 HS DE KILEMBE CATHOLIQUE 5 3 HGR DE BAGATA ETAT 95 32 HGR DE KIKONGO PROTESTANT 6 33 HGR DE SIA CATHOLIQUE 0 34 HS DE FATUNDU ETAT 50

II. DISTRICT DU KWANGO 35 HGR DE KENGE II ETAT 350 36 HGR DE KIMBAO ETAT 00 37 HGR DE BOKO CATHOLIQUE 60 38 HGR DE POPOKABAKA ETAT 84 39 HGR DE KASONGOLUNDA ETAT 340 40 HGR DE PANZI ETAT 250 4 HGR DE KITENDA ETAT 60 42 HGR DE WAMBA LWADI PROTESTANT 55 43 HS DE MANZELELE ONG / SANTE 0 44 HGR DE KEHEMBA ETAT 37 45 HGR DE KAJIJI PROTESTANT 200 46 HGR DE TEMBO ETAT 55 47 HGR DE FESHI ETAT 00 48 HGR DE MWELALEMBWA ETAT 03 49 HGR DE KISANDJI CATHOLIQUE 65 50 HS DE KENGE I ETAT 50 III. DISTRICT DE MAINDOMBE 5 HGR DE INONGO ETAT 6 52 HGR DE BANDJO MOKE ETAT 60 53 HGR DE NTANDEMBELO ETAT 70 54 HS DE KUTU PRIVE 05 55 HGR DE BOKORO CATHOLIQUE 28 56 HGR DE NIOKI SOCIETE PRIVE 2 57 HS DE DJUMA PROTESTANT 00 58 HS DE MAKAW CATHOLIQUE 58 59 HGR DE BOSOBE PROTESTANT 29 60 HGR DE OSHWE ETAT 70 6 HGR DE MIMIA PROTESTANT 50 62 HGR DE KIRI ETAT 96 63 HGR DE PENDJUA CATHOLIQUE 40 IV. DISTRICT DES PLATEAUX 64 HGR DE MUSHIE ETAT 00 65 HGR DE KWAMOUTH ETAT 46 66 HGR DE BOLOBO PROTESTANT 30 67 HGR DE YUMBI CATHOLIQUE 02 V. VILLE DE BANDUNDU 68 HGR DE BANDUNDU ETAT 34 VI. VILLE DE KIKWIT 69 HGR DE KIKWIT NORD ETAT 350 70 HGR DE KIKWIT SUD ETAT 00 Source : Div. Prov. Santé/2003 2.2. ACTIVITES DES PARTENAIRES 78 Tableau n 47: LES INTERVENANTS SANITAIRES PAR DISTRICT SANITAIRE EN PROVINCE DE BANDUNDU. DISTRIC T BDD ZS APPUYEES. BDD INTER VENANT OMS UNFPA BAILL. DES FONDS BQUE MOND USAID TYPE APPUI STR. STRUCT. APPUYEE S BCZ HGR CS NBRE ZS APPUYEES % ZS APP. PAR DIST PERIODE COUVER TE 00 0306

79 KKT KWANGO KWILU KKT N KKT SUD FESHI MWELA KAHEMBA KAJIJI KAS.L KITEND PANZI WALW BOKO POPO KENGE KIKONGO DJUMA BULUNGU VANGA IDIOFA IPAMU MOKAL KOSHI GUNGU KINGAND MUKEDI YASA B MWANZ MOSAN PAY K MEMISA BDOM BDOM UNFPA MEMISA MEMISA SANRU III SANRU III MEMISA MEMISA MEMISA MEMISA SANRU III MEMISA G.T.Z. SANRU III MEMISA SANRU III H.S. SANRU III H.S. MEMISA SANRU III MEMISA H.S. MEMISA SANRU III MEMISA SANRU III MEMISA MEMISA UNION EUROP. B.M. B.M. USAID USAID UN. EU B.M. UN.EU UN.EU USAID UN.EU COOP A USAID UN.EU USAID B.M. USAID B.M. UN.EU USAID UN.EU B.M. UN.EU USAID UN.EU USAID UN.EU UN.EU STR. STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR STR ITM BCZ HGR CS 2 00 78,6 5 7,4 0307 0308 0305 0305 007 007 0207 0207 0207 0207 007 0207 85ce jour 007 007 00703 05 007 0305 0307 007 0207 0305 0207 007 0307 007 0207 0307 MAIND. KIRI BOKORO PENDJ. SANRU III SANRU III SANRU III USAID USAID USAID STR STR STR 3 30 007 007 007 PLX DPS DS/BDD BOLOBO KWAM. MUSHIE SANRU III FOMETRO FOMETRO H.S COOP.FR H.S. H.S. USAID COOP.B. COOP.B. B.M. B.M. B.M. STR STR STR STR STR STR 3 75 6 Bur 4è Bur Bur.D. Bur.D. 3 42,8 007 0207 0207 0305 0305 0305 DS/BLG Source : Division Provinciale de la Santé/2003 Dix intervenants / partenaires sanitaires appuient les ZS. Les structures appuyées sont les BCZS, les HGR, les CS et parfois les ITM. 7. % des ZS reçoivent un.appui structurel, bien qu inférieur; aux besoins de la population par rapport au taux d utilisation de service curatif.

80 Tableau n 48 : COUVERTURE PROVINCIALE PAR INTERVENANT SUR L APPUI STRUCTUREL N INTERVENANTS NBRE ZS APPUYEES COUVERTURE PROVINCIALE D APPUI(%) 0 HORIZON SANTE (H.S.) 4 7,7 02 MEMISA 6 30,7 03 BDOM 2 3,8 04 SANRU III 2 23, 05 GTZ,9 06 FOMETRO 2 3,8 TOTAL 37 7, AUTRES STRUCTURES APPUYEES N Intervenant Structure Nombre % H.Z. Bureau DPS et 3 42,3 B.D.S. AUTRES APPUIS NON STRUCTURELS N Intervenant Structure COOP. FRANCAISE 4è Bureau D.P.S. 0 UNFPA 6 ZS (2) 02 OMS 26 ZS () 03 30 % des zones de santé reçoivent l appui MEMISA financé par l Union Européenne et la Banque Mondiale 23, % des zones de santé reçoivent l appui de SANRU III financé par l USAID () Appui spécifique sur les activités de la vaccination et de lutte contre la maladie (2) Appui spécifique sur la santé de mère et enfant par la santé de la reproduction dans cinq hôpitaux généraux de référence et onze maternités; l appui au programme national de santé de l ado lésant et à l éducation à la vie par les Service Central de l Education à la Vie (S C E V).Il livre un appui structurel à la coordination Provincial de la santé de la reproduction. Trois hôpitaux (de Bolobo, Nioki et Inongo) sont appuyé dans le cadre de lutte contre le sida. Les ZS non appuyées sont : BANDJOWMOKE, BOSOBE, INONGO, KIMBAO, KIMPUTU KISANJI, LUSANGA, MIMIA, NIOKI, NTANDEMBELO, OSHWE, SIA, TEMBO et YUMBI.

8 2.3. LES PHARMACIES Tableau n 49 : LES PHARMACIES ET PERSONNEL PAR DISTRICT DISTRICT BDD KKT KWILU KWANGO MAI PLATEAUX TOT. NDOMBE PHRAMA 2 0 0 0 0 3 CIENS ASSISTANT 3 0 0 0 5 PHARM. PHARMACIE 49 65 59 6 2 2 476 DEPOTS PHARMA CEUTIQUES 0 5 0 0 0 6 Source : Div. Prov. Santé 2003 La Province ne compte que 6 dépôts pharmaceutiques inégalement réparti dans les Districts : 5 dans la ville de Kikwit et dans le District du Kwango, tous privés. Il n existe aucun dépôt de l Etat. Le coût élevé des médicaments est justifié par le facteur rareté des dépôts pharmaceutiques à travers la province et particulièrement dans 4 districts. On trouve 476 pharmacies dont 68% dans le Kwilu et dans la Ville de Kikwit. L inégalité de leur distribution dans les ZS des districts et la rareté des médicaments entrainent le coût élevé des médicaments et favorisent la piraterie médicale, l automédication et la médication informelle : 2,6% d enfants de moins de 5 ans malades souffrant de la fièvre ou de la toux ont été placés sous automédication alors que 3,5% ont consulté les tradipraticiens (MICS2). 2.4. LES ITMs La Province compte actuellement 40 Instituts Techniques Médicaux agrées parmi lesquels 9 Etatiques, 5 conventionnés et 6 privés. A cet effectif, il faudra ajouter 80 ITMs pirates. 2.5. LES INFRASTRUCTURES Tableau n 50: LES INFRASTRUCTURES / BATIMENTS EN BON ETAT, MAUVAIS ET A CONSTRUIRE DANS LA PROVINCE STRUCTURE BCZS HGR CSR CS ITM Etat /Besoin B/M/ à B/M/à B/M/à B/M/à B / const. const. const. const. Mauv. Nombre 30/25/ 4 34/24/ 3 96/45/ 536 404/254/ 30 5 / 33 Source : Division Provinciale de Santé/2003 Légende : B : Bon M : Mauvais à const. : à construire Plusieurs structures utilisent des bâtiments en location. Sur les 927 bâtiments propres, 38 soit 4,% sont vétustes car datant de l époque coloniale et nécessitent des réparations ou des réfections profondes. Actuellement, un besoin impérieux de

82 construire se fait sentir : il faut construire au moins 4 BCZ, 3 HGR, 566 CS et les équiper. 2.6. LES EQUIPEMENTS La Province souffre d une insuffisance en équipement de diagnostic, de salle d opération, de laboratoire, de maternité ainsi qu en matériel roulant et de fourniture d énergie De salle d opération, de laboratoire, de maternité En moyenne, on trouve 2 CS (ou Aire de Santé) par ZS qui livrent à la communauté les soins curatifs, préventifs et promotionnels. Ces structures sont faiblement fréquentées (22% d utilisation curative) probablement à cause du coût élevé des soins médicaux (de consultation et de prise en charge par épisode maladie 0,5 USD, coût élevé des médicaments, la rareté de ceuxci, aux grandes distances séparant la population aux structures de référence (certains malades doivent parcourir plus de 80 km à pied avant d atteindre un HGR) et de la pauvreté des ménages, mais également de la vétusté, de manque d équipement et de la qualité même des soins. L inaccessibilité géographique et financière des populations aux soins de qualité explique l automédication, la médication informelle et la faible fréquentation des structures sanitaires pour toutes les activités, une faible participation de la communauté dans la résolution des problèmes. On reconnaît que la Province de Bandundu a une assez bonne couverture sanitaire grâce au redécoupage. Seulement, ces structures (HGR et CS) connaissent un sérieux problème de manque d équipement tels que : les lits d hospitalisation, les lits d examen, le matériel de laboratoire, le matériel pour la fourniture de l énergie électrique, l équipement de la salle d opération et de la maternité. Ceux qui existent, hérités de la colonisation, sont dans un état de vétusté et de dégradation très avancée. Quant à la pharmacopée, au Bandundu, elle est importante, seulement elle manque une structure d étude et d encadrement de la Médecine traditionnelle basée surtout sur des plantes. III. LE PERSONNEL SANITAIRE Tableau n 5: PERSONNEL SANITAIRES PAR CATEGORIE ET PAR DISTRICT SANITAIRE EN 2003 N DISTR MCZ Autres MEDEC PHAR MACIEN A.G. INF. L2 INF. A INF. A2 INF. A3 AUTRE S PROF. 0 BDD 0 3 02 0 00 35 74 84 9 02 KKT 02 3 00 4 02 24 98 758 36 03 KWANGO 4 4 00 34 04 67 45 348 05 04 KWILU 2 40 0 2 0 7 309 37 96 05 MAIND. 0 2 00 0 00 0 74 802 0 06 PLATEAUX 04 04 00 04 00 04 57 96 00 TOTAL 52 96 03 93 07 57 227 3505 247 Source : Division Provinciale de Santé/2003

83 La Province de Bandundu dispose d un personnel médical insuffisant et peu motivé financièrement et matériellement. Elle compte : 48 Médecins : de ceux ci, 3 soit 20,9% s occupent des activités des programmes spécialisés de santé et des inspections ; 52 MCZ font la planification et le suivi des activités des CS dans les ZS. Ce sont les 65 Médecins des hôpitaux qui s occupent des soins et de suivi des malades soit un Médecin pour 00825 habitants (très largement faible par rapport aux normes internationales de Médecin pour 5000 habitants), mais trop en mouvement. 3 Pharmaciens de formation pour toute la Province, 93 Administrateurs Gestionnaires des hôpitaux travaillant dans les hôpitaux, les BC et les Bureaux des inspections appelés Division et District Sanitaire. 4896 infirmiers parmi lesquels 7 infirmiers licenciés, 57 gradués (A), 222 diplômés du secondaire (A2) et 3505 infirmiers auxiliaires (A3) du cycle court représentant 7,5 % de sous qualification dont la plupart ont atteint l âge de retraite. 247 autres professionnels. Le personnel enseignant des ITMS est puisé dans ces groupes précités. Il y a donc : Un problème d insuffisance en personnel qualifié par rapport à la population prise en charge ; Un problème de vieillissement et de sous qualification de personnel infirmier. Un problème de faible motivation financière et matérielle du personnel Un problème de faible recyclage ou de la formation en cours d emploi Un problème d instabilité du personnel médical à la recherche du mieux

66 Tableau n 52: PERSONNELS SANITAIRES PAR CATEGORIE ET PAR DISTRICT SANITAIRE, PAR TERRITOIRE ET PAR ZONE DE SANTE EN 2004 AU BANDUNDU N District Territoire Administratif/ Commune 0 Bandundu Basoko Disasi Mayoyo Total : 02 Kikwit Lukemi et nzinda Kazamba et Lukolela Total : Zone de Santé Bandundu Kikwit nord Kikwit sud Médecin Chef de Zone Autres Médecins Pharmacien A.G. Infirmier L2 Infirmier A Infirmier A2 Infirmier A3 Autres Professionnels 3 02 0 00 35 74 84 9 2 3 00 4 02 24 98 758 36 03 Kwango Kahemba Kahemba 2 3 0 5 26 35 0 Kajiji 0 0 2 0 2 34 36 Kasongo Lunda Kasongo Lunda Kitenda Panzi Tembo Wamba luandi 0 0 0 0 0 2 0 0 0 0 0 5 0 7 0 48 0 32 0 45 46 0 0 0 0 0 2 0 34 3 Kenge Boko Kenge Kimbao 3 0 0 4 0 0 0 2 6 22 22 44 6 0 Popo kabaka Popo kabaka 0 2 0 32 9 Feshie Feshie Kisanji Mwela lembwa Total : 0 0 0 0 0 3 3 0 0 0 2 3 3 32 8 20 77 4 30 0 4 0 24 0 48 320 348 7 04 Kwilu Bagata Bagata Kikongo Sia 4 4 6 7 4 2 2 25 52 86 28 0 2 0

Bulungu Bulungu Djuma Lusanga Vanga 4 2 67 6 5 2 4 2 7 8 0 44 75 3 3 70 80 93 0 6 2 2 Gungu Idiofa Masi Manimba Gungu Kingandu Mun Muk Idiofa Ipam Kimp Kosh Mok B.ya Masi Moa Mos P.ko Total : 2 0 2 2 0 3 3 2 3 42 0 2 3 3 2 2 2 2 5 2 54 00 9 9 7 9 2 2 5 3 3 2 7 5 3 0 60 70 29 30 65 46 44 44 47 64 37 84 40 63 48 309 54 4 72 99 70 90 68 63 64 69 89 53 47 43 37 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 3 0 22 05 Mai Ndombe Kiri Kiri Pend Kutu Bokoro Bosobe Nioki Inongo Bam Inongo Nta Oshwe Mim Oshwe Total : 06 Plateaux Bolobo Bolobo Kwamouth Kwamouth Mushie Mushie Yumbi Yumbi Total : 0 04 2 2 3 0 4 0 0 4 00 2 0 04 00 2 3 2 2 2 2 7 00 04 00 3 5 8 2 8 2 3 5 46 0 2 4 7 3 6 54 39 28 4 28 5 3 26 26 54 30 27 26 37 65 26 0 2 34 0 0 47 53 0 53 3 48 38 0 49 723 08 79 63 6 50 308 00 TOTAL 52 97 03 23 2 330 254 3638 90 Source : Division Prov. de la Santé/2004 Il y a lieu de signaler, que le District du Kwango regorge le plus grand nombre des Infirmiers A3. Il est suivi du District de Kwilu et de Maï Ndombe.

68 IV. SANTE DE LA POPULATION ET LES MALADIES L espérance de vie à la naissance dans la Province de Bandundu était de 48,4 ans et est passée à 5,9 ans en 200 pour un taux de natalité brut de 48 pour 000 habitants avec un taux global de fécondité générale de 25 pour 000( MICS 2). Cette population fait face à plusieurs maladies prioritaires du pays telles que le Paludisme, les IRA, les maladies diarrhéiques, la malnutrition protéino énergétique, la méningite cérébrospinale, la rougeole, le monkey pox, le konzo, la tuberculose, la lèpre et l onchocercose. 4.. LES MALADIES A POTENTIEL EPIDEMIQUE. Tableau n 53 : CAS ET DECES DES MALADIES A POTENTIEL EPIDEMIQUE PRIORITAIRES EN 2003 EN PROVINCE (complétude de 89 %) N MALADIE CAS DECES LETALITE (%) 0 Rougeole 454 3 2,5 02 Coqueluche 2060 34,6 03 Tétanos Néonatal 209 93 44,5 04 Monkey Pox 46 03 6,5 05 PFA 73 02 2,7 06 Diarrhée Simple 4052 523,3 07 Diarrhée Sanglante 3333 59,8 08 IRA 85442 76 0,9 09 Paludisme 387374 36 0,8 0 Fièvre Typ. 349 34 2,5 Fièvre jaune 9 5,3 2 MCS 92 203 22,0 3 HIV Clinique 272 Source : Division Provinciale de Santé/2003 La Province surveille 2 maladies à potentiel épidémique et d autres affections et états de santé faisant au total 33. De ces affections,les unes sont de notification immédiate telles que PFA (polio), Lèpre, FJ, FHV, Choléra, Monkeypox ;d autres sont de notification hebdomadaire et mensuelle. LA MORBIDITE : Par ordre de fréquence ou d importance pour une complétude de 89%: Le paludisme ; Les infections respiratoires aiguees (IRA) ; Les maladies diarrhéiques ; La fièvre jaune ; LES EPIDEMIES : La province de Bandundu a connu la plus grande épidémie au monde de la Fièvre Hémorragique Virale/ EBOLA à KIKWIT en 995 : 35 cas contre 250 décès ont été notifiés. 80 % de cas étaient le personnel soignant à cause de l ignorance de la maladie et de la détection tardive. Il a été montré que 00 personnes ont été contaminées par 2 malades.

69 Plusieurs autres épidémies ont été déclarées : l épidémie de Choléra, Diarrhée, Rougeole, Coqueluche, et de Paludisme. En 2003, la province a connue les épidémies de Rougeole, de Coqueluche, et de Diarrhée. Au total 454 cas de ROUGEOLE avec 3 décès ont été notifiés et la maladie a atteint presque toutes les Zones de Santé de la province et toutes les tranches d âge. Depuis 2002 la Rougeole a sévie dans la province de Bandundu. La rougeole et la coqueluche sont des maladies évitables par la vaccination ; elles peuvent survenir sous forme épidémique à cause de la faible couverture vaccinale enregistrée : VAR 53 % et DTC3 53 %. Quant à l épidémie de DIARRHEE SIMPLE, affection appartenant au péril orofécal, l augmentation des cas peut s expliquer par la faible proportion de la population ayant accès à l Eau potable (28 %) à l Hygiène alimentaire défectueuse parmi les pauvres LA MORTALITE.la mortalité la plus élevée a été due au Paludisme et la Méningite cérébrospinale LA LETHALITE. qui est le nombre de décès par rapport à une maladie donnée, le record est tenu par le Tétanos néonatal qui a un taux de 44.5%, suivi de la MCS 22 % (l étalon étant inférieur ou égal à 0 %), Monkeypox 6.5 %, Palu à 0.8 %. LES MESURES DE LUTTE : Les mesures de lutte préventive sont encore faibles dans la province : Par rapport au Paludisme, la proportion d enfant de moins de 5 ans ayant dormi sous une moustiquaire les 2 mois de suite s élève à 8 %. Seulement 0.2 % ont dormi sous une moustiquaire imprégnée. Il faut ajouter à cela l inexistence quasi totale de mesures de lutte anti vectorielle par l assainissement du milieu Par rapport au péril orofécal, il n y a que 28 % de la population qui a accès à l Eau potable, et cela dans la ville et dans quelques cités comme Idiofa. La vaccination des mères et des enfants de 0 à mois est encore très faible : plusieurs enfants et mères ne sont pas vaccines et ceux qui débutent ne terminent pas la série (un taux d abandon élevé de 6 %> à0).on ajoute à cela une faiblesse de la Chaîne de Froid de 26 % dans les ZS. Une faible participation des organes de participation communautaire dans les activités de vaccination et surveillance des maladies à base communautaire. 4.2. LE VIH/SIDA ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST).. Prévalence : La Province a connu plus de 200 nouveaux cas de SIDA Clinique, pour une prévalence de,5% notifié en 2003 et plus de 5000 nouveaux cas des IST. En 2004 la prévalence dans les sites sentinelle est à 2%. 2. Chez les Donneurs Bénévoles de Sang : Sa proportion est très élevée dans la ville de Bandundu : elle a atteint 8% en 2003. L activité n a pas encore atteint toute la Province ; au District de Kwango, la proportion de sang testé sur toutes les transfusions réalisées est à 4 %, dans le District de Mai

70 ndombe le test ne se réalise presque pas. C est une situation grave qui fait courir un risque important de transmission du VIH/SIDA par la transfusion, surtout dans la mesure où le paludisme dans l une de ses formes graves, se complique d anémie décompensée et demande dans le traitement, le Don de Sang pour sauver des vies. 3. La problématique chez les Adolescents et les Mères L enquête MICS2 a montré que 25,8% des adolescents de 5 à 9 ans connaissent les moyens de prévention du VIH/SIDA, par contre 2% ignorent les moyens de se protéger. Les ignorants sont trois plus nombreux chez les plus pauvres que chez les riches et deux fois plus nombreux en milieu rural qu en milieu urbain et chez ceux qui n ont aucun niveau d instruction. Parmi les femmes de 5 à 49 ans, 9,7% seulement ont une bonne connaissance du VIH/SIDA. 4. Comportement à risque Rapport sexuel occasionnel : 5,5% de femmes ont eu un rapport sexuel occasionnel avec un partenaire inhabituel au cour des 2 derniers mois de l année(mics 2), parmi lesquelles 92 % non protégés en milieu rural et 73,8% en milieu urbain ; Multiplicité des partenaires : de ces femmes, 50% ont eu des rapports avec plus d un partenaire, ce qui augmente encore le risque d être infecté par le VIH/SIDA ou les IST. Précocité des rapports sexuels : 28% des femmes ont eu un rapport sexuel avant l âge de 5 ans ; 76.2% avant 20 ans. Dans ce groupe, seules 25% connaissent les moyens de prévention. 5. La prévention Outre le test de sang chez les donneurs bénévoles, activité réalisée dans 9 structures seulement, il est actuellement vulgarisé surtout en milieu urbain où accèdent facilement les ONG et associations comme l ABEF, UJP, en collaboration avec l UNFPA, l UNOPS, la Coopération Belge, les trois autres moyens de prévention du VIH/SIDA et des IST à savoir la promotion de l utilisation de préservatif, la fidélité et l abstinence sexuelle. Le VIH/SIDA constitue un problème sérieux de santé et de développement au Bandundu. La précocité de rapport sexuel, la multitude de partenaires occasionnels à cause de la pauvreté, les rapports sexuels non protégés, la méconnaissance par l adolescent des moyens de protection, l immaturité psychologique et la faible capacité de négociation des adolescentes aggravent sensiblement le risque de contamination au VIH/SIDA et aux IST. 4.3. SANTE DES MERES ET ENFANTS 4.3.. La fécondité : le taux global de fécondité générale est de 25 pour mille avec un indice de fécondité de 7, c est à dire le nombre moyen d enfants qu une femme aurait à la fin de sa vie féconde. La fécondité chez les adolescentes de 5 à 9 ans est de 4,5 % au Bandundu, certes due à la précocité des rapports sexuels et du mariage (22%) en milieu rural, doublé de la faible

7 utilisation des préservatifs. La proportion des mères parmi ces adolescentes est plus élevée chez les non scolarisées. La même tendance s observe selon le niveau de pauvreté : elle est 2 fois plus élevée que chez les plus riches. 4.3.2. La protection maternelle et infantile (CPN & CPS) La revue annuelle santé 2003 a montré que 34% des femmes enceinte ne bénéficient pas des soins prénatals et 44,6% d accouchement se réalisent à domicile sans être assisté par un personnel qualifié et compétent tel que Médecin, Infirmier(e) ou accoucheuse.,4% ont été assistées par le Médecin, 0,3% par l infirmier (ère) et 43,8% par l accoucheuse. Les autres (soit 44,5%) ont été assistées soit par une accoucheuse traditionnelle, un parent ou un ami dans les conditions où l on n a pas pu peser l enfant à la naissance. 75% d enfants de 0 5 ans ont suivi une consultation préscolaire dans le suivi de la croissance. Quant à la prévention, la proportion des femmes enceinte qui ont reçu le VAT2+ est à 49% : Cela signifie que plus de la moitié des femmes enceinte n ont pas pu prévenir leurs enfants, nouveaux nés au risque de tétanos néonatal. Les couvertures vaccinales chez les moins de an se présentent très faiblement de la manière suivante : Couverture vaccinale en BCG : 77,8 % Couverture vaccinale en DTC3 : 53%, Couverture vaccinale en VPO3 : 54 %, Couverture vaccinale en VAR : 53 %. Donc, près de la moitié d enfants, sauf pour le vaccin BCG, ne sont pas protégés contres les maladies évitables par la vaccination. 4.3.3. LA MORTALITÉ La mortalité maternelle est très élevée : elle est de l ordre de.289 pour 00000 naissances. Ce sont des mères adolescentes qui connaissent un risque élevé de mortalité maternelle. Le quotient de mortalité infantile où la probabilité pour un nouveau né de mourir avant le premier anniversaire est de 00 pour mille. Elle devient élevée lorsqu on considère la probabilité de mourir avant son cinquième anniversaire. Les facteurs qui influencent cette mortalité sont : les faibles couvertures vaccinales de protection ; le paludisme les IRA les maladies diarrhéiques la malnutrition.

72 4.3.4. LA MALNUTRITION La malnutrition influence beaucoup la santé des mères et des enfants. Elle est parmi les causes principales de la mortalité. ). Chez les enfants de moins de 5 ans. Il a été montré en considérant les trois indices anthropométriques : La taille par rapport au poids et à l âge, 36,7% souffrant de la malnutrition chronique (retard de croissance en comparant la taille à l âge). Dans ce groupe, 9,6% souffrent de la malnutrition sévère. Ce niveau au Bandundu est donc 6 fois plus élevé que celui auquel on s attend dans une population où les enfants sont en bonne santé et bien nourris (2,3 % et 0, %) ; 96 fois plus sévère au Bandundu. Quant à la malnutrition aiguë (= Emaciation) en comparant le poids à la taille, son niveau est très élevé au Bandundu : 6,5 % pour la malnutrition modérée, alors qu elle a 4,5% pour la malnutrition sévère. Dans ce groupe, 8,5% ont présenté les œdèmes dont 7,5% sévère. Le Marasme et le Kwashiorkor ont encore de taux très élevés au Bandundu. L insuffisance pondérale calculée en comparant le poids pour l âge est à 34,4 % ; 0,7% sont sévères. Elle touche plus d un enfant sur trois parmi les ménages les plus pauvres et surtout les enfants dont les mères sont sans instruction. Il existe dans la Province, quelques centres nutritionnels qui encadrent les enfants malnutris. Les centres éprouvent des difficultés d ordre de financement pour s approvisionner en denrées alimentaires Tableau n 54 : CENTRES NUTRITIONNELS POUR LES ENFANTS MALNUTRIS N DENOMINATION LOCALISATION DOMAINE D INTERVENTION 0 02 03 Centre Nutritionnel Musaba ONG SANS BANA Centre Nutritionnel KINGWANGALA Bandundu Bandundu Kahemba Santé de malnutrition Santé de malnutrition Santé de malnutrition 04 Centre Nutritionnel des Sœurs Kenge Santé de malnutrition 05 06 07 08 09 0 Salésiennes Centre Nutritionnel LUMBI (MC) Centre Nutritionnel KINGUNZI (MC) ONG AFSM Centre/Orphelinat TUMIKIA (MC) Centre Nutritionnel Mama Hawa Sœurs de notre Dame de Visitation Mama GEE Lumbi Kingunzi MasiManimba Tumikia Kahemba Bandundu Kikwit Santé de malnutrition Santé de malnutrition Santé de malnutrition Santé de malnutrition Santé de malnutrition Santé de malnutrition Santé de malnutrition Source : DIVAS BDD/2003

73 2). Chez les Mères L indice de Quételet (rapport poids en kg au carré de la taille en mètre) qui permet de déterminer le déficit calorique chez une personne adulte, a montré que 28,% des mères sont mal nourries et 3,3% sévèrement atteintes. Il a été noté également que 3,8% des mères ont présenté une surcharge pondérale au Bandundu. Il a été noté une corrélation entre les enfants des mères mal nourries, qui sont elles aussi mal nourries, souffrant notamment d insuffisance pondérale et d émaciation : 2,% d enfants des mères mal nourries sont émaciés. Alors que,7% seulement le sont chez les mères bien nourries. Seulement 66 % des femmes enceintes ont été vus en consultation prénatale, 27 % en consultation postnatale et 75 % d enfants de moins de 5 ans ont été suivi et pesés lors des consultations préscolaires.le niveau de pauvreté et d instruction de la mère influencent la fréquentation en CPS,CPN et CPON. Dans la ZS de Bagata, le taux de faible poids à la naissance (PN < 2500g) est à 26.6 %, pour la province elle est à 6.% chez ceux qui sont pesés ; or 45% d enfants nés en dehors des structures sanitaires ne sont pas pesés, ainsi nous osons croire que si les enfants de ce groupe étaient pesés le taux serait elevé car la pauvreté (malnutrition) est caractéristique des accouchements à domicile. La malnutrition est préoccupante au BANDUNDU, qu elle concerne les mères ou les enfants : 26,6% d insuffisance pondérale à la naissance (BGT) 34,4% d insuffisance pondérale chez les moins de 5 ans avec 0,7% de sévérité 28,% des mères mal nourries dont 3,3% sévères. LE KONZO ou paralysie spasmodique sévit au sud de la Province. Il est du à la consommation de manioc amer insuffisamment roui dans l eau et mangé avec des aliments faiblement protéines. Sa prévalence est très élevée chez les enfants et chez les mères. 4.3.5. ALAITEMENT MATERNEL L allaitement aux seins est pratiqué non exclusivement jusqu à 6 mois mais il va jusqu à 23 mois pour 62,7% d enfants. 26,% d enfants sont nourris exclusivement au lait maternel jusqu à 4 mois. C est seulement 2,3% qui sont nourris exclusivement au lait maternel jusqu à 6 mois. Déjà à 4 mois, 74% d enfants reçoivent un aliment complémentaire liquide ou solide. 4.3.6. SUPPLEMENTATION EN VITAMINE A ET SEL IODE Les campagnes de supplémentation en VIT. A organisées pour les enfants de 6 à 59 mois ont atteint les couvertures de 05% en 2002 et 88,6% en 2003. Chez les femmes allaitant, les campagnes n ont pas été organisées et la supplémentation se fait en CPON et pendant les CPS. Le taux moyen de supplémentation est à 4%. Concernant le sel IODE, 95,2% de ménages consomment le sel IODE (MICS 2).

74 4.4. AUTRES ENDEMIES La trypanosomiase Humaine Africaine (THA) : la population exposée à la THA est de 7,3% au Bandundu. De cette population, 756.45 personnes ont été examinées en 2003 et il a été trouvé 5369 nouveaux cas soit une endémicité de 0,7%. Tableau 55 : PROBLEMES ET STRATEGIES PRIORITAIRES DES PROGRAMMES SPECIALISES EN PROVINCE DU BANDUNDU N PROGRAMME PROBLEMES PRIORITAIRES STRATEGIES DE LUTTE 0 PRONANUT Faible taux de guérison de cas de malnutrition aiguë T3 : 70 % Insuffisance d intégration de supplémentation en VIT.A dans les activités de routine Insuffisance de supplémentation en fer chez les femmes enceinte (62,2%) et allaitantes (0,42%) Seulement 2,3% d enfants de moins de 6 mois sont exclusivement allaités aux seins maternels. Allaitement maternel Exclusif avant 6 mois Formation du Personnel Sensibilisation Communautaire Campagne de supplémentation en VIT.A 02 P.E.V. chaîne de froid faible dans 26% des ZS faible utilisation des services de vaccination (taux d abandon en DTCDTC3 à 6 %) 03 P.N.L.P. morbidité élevée (387374 cas) mortalité élevée (9 % ) 04 P.N.L.T.H.A. 5369 nouveaux cas endémicité de 0,7% 05 P.N.L.S.et I.S.T. population exposée : 7,3% prévalence élevée (plus de 200 nouveaux cas SIDA clinique, plus de 5000 nouveaux cas IST) activités concentrées seulement dans les districts de Kwilu, KKT et Bandundu 06 P.N.T.S. 9 structures sur 52 notifient les données de transfusion sanguine. taux de sang testé HIV positif chez les donneurs bénévoles :,55%( Bandundu ville 8%). 07 P.N.S.R. couverture en planification familiale :,5% CPN : 66% CPON : 27,2% mise en œuvre de la Stratégie ACZ (atteindre chaque ZS) faire reculer le palu ( FRP) distribution des moustiquaires imprégnées (dans 2 ZS) intégration des équipes mobiles dans les ZS ( structures sanitaires) étendre les activités dans toute la province distribution des préservatifs CCC ouvrir une coordination à Bandundu ville étendre les activités dans les districts de Plateaux et Maindombe Augmenter la couverture de service de planning familial.

75 Accouchements assistés : 55,5% 08 P.N.T. et P.N.E.L. Couverture T.B.C. : 72% Couverture Lèpre : 50% Taux de détection : 6%(TBC) et 0,56 pour 0000 habitants Intensifier l élimination de la lèpre au sud de la Province (Gungu, Mukedi et Kahemba). Taux de guérison : 85%( TBC), 00% PB et 78% MB (lèpre) 09 B.N.L.O. Couverture géographique 8% Atteindre toutes les ZS. Source : Division Provinciale de Santé/2003 Le taux très bas d utilisation des services curatifs qui est de 22% dans la Province du Bandundu, montre que l accessibilité même de la population aux soins de qualité est difficile; ceci est probablement lié au coût élevé des soins et des médicaments. Equipements sanitaires de la ville de Bandundu La ville compte 4 dispensaires, 9 centres de santé et un hôpital général de référence. Il n y a aucun hôpital urbain de niveau intermédiaire. Les établissements sanitaires ont au total 226 lits. Cependant 22 sont hors d usage ou à remplacer. Même avec le total de 226 lits, on aurait un ratio de 2 lits pour 000 habitants, largement en deçà de la norme de l OMS (0lits pour 000 habitants). En outre, ces infrastructures sanitaires sont construites en brique adobe à l exception de l hôpital général de référence. L analyse de l infrastructure sanitaire de la ville de Kikwit laisse apparaître que la ville est dotée de 5 établissements sanitaires répartis comme suit : 9dispensaire, 30 centre de santé, hôpital général de référence et une clinique disposant au total de 457 lits. En égard aux normes sanitaires en rapport avec la population à desservir, les besoins sont importants. Le déficit actuel en établissements de santé est évalué à 0 dispensaires, d environ 2500 lits. En outre, les établissements existants sont mal répartis dans l espace urbain. En effet, 40%de l équipement sanitaire se situe dans la commune urbaine de Lukolela.. La commune de Kazamba est moins fournie en équipements sanitaires. Les autres communes sont relativement assez bien équipées. Il faut signaler que dans ce domaine la population urbaine recourent souvent aux hôpitaux des missions catholiques et protestantes dans l inter land de la ville : Bonga, Yasa, Kingandu, Vanga, Mosengo, Feshi.

76 4...8.2 EDUCATION. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL (EPSP) L éducation a le pouvoir de favoriser le développement, de faire naître les talents, de donner des moyens d action aux gens et de protéger leurs droits. L investissement dans l éducation est le moyen le plus sûr et le plus direct dont dispose un pays pour promouvoir le bien être économique, social de sa population et de jeter les bases d une société démocratique. La Province du Bandundu est une des grandes entités politico administratives qui détient un réseau important d enseignement primaire, secondaire et professionnel de la République Démocratique du Congo. L enseignement primaire, secondaire et professionnel passe aujourd hui dans cette partie du pays pour une industrie de grande rentabilité à telle enseigne que l on trouve dans certains districts une école secondaire pour une moyenne de 4 à 5 villages. Bien que cette Province soit considérée aujourd hui comme l une des plus scolarisées du pays, la face de la pauvreté est très visible notamment au regard de la dégradation des structures d éducation et du système qui est un phénomène général en République Démocratique du Congo avec comme conséquences :. L accès difficile des enfants à l éducation de base suite à l insuffisance des structures d accueil, au délabrement avancé des infrastructures scolaires existantes et à la dégradation de niveau socio économique des parents. 2. La baisse de niveau et de qualité suite aux sous qualification des enseignants, à la modicité de la rémunération du personnel enseignant, au vieillissement du personnel enseignant et à l insuffisance des inspecteurs. Ainsi, aucun objectif du sommet mondial pour les enfants relatifs à l éducation n a été atteint pour la Province du Bandundu. Ce qui nécessité la révision du système en vue d améliorer la performance qualitative et quantitative du système éducatif dans cette partie du pays. Les tableaux suivants édifient mieux sur la réalité de la province.. POPULATION SCOLAIRE Tableau n 56 : Population scolarisable VILLES DISTRICTS BANDUNDU KIKWIT KWANGO KWILU MAI NDOMBE PLATEAUX TOTAL 04.47 05.343.04.05.69.64 502.565 72.336 3.590.46

77 Tableau n 57 : Effectif des Elèves par Niveau et par Réseau N Régime de Maternel Spécial Primaire Secondaire Total Obs. gestion 0 NC 72 38.904 64.537 203.53 02 CC 84 78 473.954 0.990 576.306 03 CP 72 329.737 08.89 438.700 04 CK 38.782 0.888 49.670 05 ELBECO 3.694 2.86 5.862 06 EFCC 3.97 3.577 7.494 07 ESEC 7.706 7.69 4.875 08 EBICO 2.333 3.78 5.5 09 ISLAM.658 3.76 5.49 0 P.A.566 6.750 34.584 42.900 TOTAL.894 78 0.007.435 340.743.350.250 La population de la Province du Bandundu est estimée à 9.892.467habitants dont la tranche d âge la plus importante est située entre 5 à 20 ans. Les tableaux 0 et montrent que la population scolarisable est de 3.590.46 enfants parmi lesquels.350.250 enfants soit 36% seulement sont scolarisés. Les principales causes de cette non fréquentation sont les suivantes :. Le manque réel de moyens financiers des parents ne permettant pas à ceux ci de payer les frais solaires de leurs enfants 2. L éloignement des écoles par rapport aux domiciles des enfants 3. Les changements de résidence et des maladies prolongées. Tableau n 58 : Effectif des Elèves par Niveau et par Sexe N NIVEAU GARCONS FILLES TOTAL 0 Maternel.066 828.894 02 Primaire & spéciale 565.832 44.78.007.63 03 Secondaire 9.293 49.450 340.743 TOTAL 758.9 592.059.350.250 N.B : Le tableau ne reprend pas les 78 élèves de l enseignement spécial. Le tableau n 60 montre qu il existe une disparité énorme entre garçons et filles. Ce sont les facteurs socioculturels qui entravent particulièrement l accès et le maintien des filles à l école tels que : Le mariage précoce Le poids exorbitant des travaux domestiques Le travail des enfants La priorité accordée aux garçons lorsque les familles ont des finances limitées pour faire face aux frais de scolarité.

78.2. ORGANISATION SCOLAIRE DE LA PROVINCE Tableau n 59: Synthèse Provinciale des Ecoles par ville et par District. N VILLE OU DISTRICT NC CC CP CK PA AUTRES TOTAL OBS 0 BANDUNDU 2 3 36 04 05 77 02 KIKWIT 34 53 7 05 04 0 204 03 KWANGO ( D) 357 423 420 5 33.286 04 KWILU ( D) 508.7.399 69 9 76 3.360 05 MAI NDOMBE 335 76 226 42 02 28 809 06 PLATEAUX 45 72 20 3 0 0 333 TOTAL.300.874 2.333 284 70 08 6.069 Tableau n 60 : Nombre des Classes par villes et par District N RESEAU VILLES DISTRICTS BANDUNDU KIKWIT KWANGO KWILU MAI PLATEAUX TOTAL NDOMBE 0 NC 25 383 2.563 3.763 2.345 288 9.557 02 CC 395 72 3.272 0.254.696 545 6.874 03 CP 43 703 2.83 0.922.64.47 7.693 04 CK 46 63 343 2.363 30 9 3.207 05 CI 4 4 06 EPA 56 305 90 67 09.77 07 ECOLE Mandat 50 8 628 Total 855 2.66 9.8 28.534 6.73 2.406 49.35 Les tableaux 3 et 4 montrent que la ville de Kikwit et le District du Kwilu sont les plus scolarisés compte tenu du nombre d écoles et des classes organisées. La ville de Bandundu, les Plateaux, le Mai ndombe et le Kwango sont moins pourvus et éprouvent des difficultés à résorber les enfants en besoin de scolarisation. Dans ces parties de la Province les enfants parcourent parfois des kilomètres pour atteindre l école. Il se pose donc un problème de la carte scolaire c est à dire de la redistribution de l offre éducative en fonction de la demande scolaire de chaque milieu..3. SITUATION DU PERSONNEL DE L EPSP / BANDUNDU Tableau n 6: Qualification des Enseignants de l EPSP dans la Province N RESEAU NOMBRE QUALIFICATION D ECOLE PP AP 2 AP 3 EAP D3 D4 PP 5 D6N CAP AUTRES TOTAL NC 746 0 0 0 83 42 2.369 0 3.364 635 0 6.493 2 CC.324 35 50 9 363 682 4.379 2 7.82.038 0 3.930 3 CP.35 0 280 0 08 06 2.525 0 7.77 80 0 396 4 CK 70 0 0 0 02 0 76 0.40 89 0 2.262 TOTAL 3.59 35 330 9 456 730 0.034 2 9.803 2.572 3 3.4034

79 Tableau n 62: Quantification des Enseignements au Secondaire QUANTIFICATION N RESEAU NOMBRE D ECOLE D6 A4 A G3 L2 LA DR AUTRE TOTAL NC 552 3.647 484 574 5 20 6 0 5.00 2 CC 539 4.99 732.366 40 55 22 0 0 7.335 3 CP 982 7.652 923 975 36 297 325 0 578.02 4 CK 4 956 247 6 58 6 02 0.395 TOTAL 2.87 7.084 2.386 3.03 674 588 40 0 579 24.752 N.B: Ne sont retenus sur ces 2 tableaux le personnel des écoles Islamiques et celui des écoles à mandat. La sous qualification du personnel enseignant est très importante au secondaire, 9.370 enseignants sur 24.752 sont sous qualifiés soit 78 %. Signalons, en outre, le vieillissement des enseignants du primaire qui réduit la capacité d encadrement des élèves. A ce sujet.590 enseignants sur 34.03 sont retraitables soit 34 %. Il faut noter ici que les enseignants ne sont plus régulièrement formés ni recyclés en cours d emplois. Ainsi, la dévalorisation de la fonction enseignante est matérialisée par un barème salarial qui démotive totalement l enseignant.. EDUCATION NON FORMELLE Cette forme d éducation dans la Province du Bandundu pose un certain nombre de problèmes, notamment : L insuffisance d information sur étudiant non formel et les statistiques y afférentes. L absence de coordination des structures de ce type d éducation : Ministère du Gouvernement, ONGD, société civile, L insuffisance de finance publique des centres d éducation non formelle Ce pendant, il faut noter qu il y a un développement timide de quelques centres d éducation non formelle à Kikwit et Bandundu (ville). 2. ALPHABETISATION Elle n est pas suffisamment organisée au Bandundu malgré quelques timides initiatives. Le taux d analphabétisme est de l ordre de 29,5 % dans l ensemble de la Province pour les deux sexes. Cependant sur une population moyenne de 00 femmes 4, sont analphabètes ; tandis que chez 00 hommes, 6,4 seulement sont analphabètes. (Cfr.MICS2) Plusieurs facteurs négatifs expliquent cette situation, notamment : L absence d une politique d alphabétisation ; Le manque de soutien financier, matériel et humain conséquent ; L absence de structure de coordination et de suivi des centres d alphabétisation. Le manque de personnel formé pour ce soussecteur.

80 4. EDUCATION ET MONDE DE TRAVAIL Il est difficile, dans les conditions actuelles de la Province du Bandundu de préciser la relation entre l éducation et le monde du travail. Chaque secteur évolue presque indépendamment de l autre. Dans l ensemble, les deux secteurs sont en régression et présentent des caractéristiques déplorables : L inadéquation entre la formation et l emploi ; Le recul de l emploi dans le secteur formel au profit du secteur informel ; L enseignement technique et professionnel en régression par manque d équipements et des frais élevés par rapport au pouvoir d achat des parents ; L insuffisance des ressources humaines qualifiées, matérielles et financières pour ce type d enseignement. L idéal aurait été que les employés puissent bénéficier de formation dans le cadre de renforcement des capacités, en vue d accroître leur rendement quantitatif et qualitatif de leurs prestations respectives. «L apprentissage tout au long de la vie» fait défaut dans la province du Bandundu. 5 INFRASTRUCTURES SCOLAIRES Les infrastructures scolaires dans la Province sont en nombre insuffisants et sont pour la plupart dans un état de délabrement très avancé. Presque toutes les écoles agréées en 990 sont en pisé, sans bancs et sans équipements. La ville de Bandundu a, à elle seule, au total 69 écoles primaire et secondaires dont 22 dans la commune de Basoko, 39 à Mayoyo et 20 à Disasi. La répartition de ces établissements à travers la ville est cependant inégale. Il contient de relever l insuffisance des locaux et l état de délabrement de certaines écoles construites généralement de blocs adobe. La ville de Kikwit compte 85 établissements scolaires dont 55 écoles primaires et 30 écoles secondaires ; à cela il faut ajouter écoles maternelles, une université et 4 instituts supérieurs. Ces écoles sont inégalement réparties dans les différentes communes de la ville. La commune de NZINDA est le mieux service, suivie par celle de Lukemi et de Lukolela. La commune de Kazamba est par contre la moins équipée en infrastructures scolares. Il y a 35.52 élevés scolarisées de niveaux primaire et secondaires sur un total de 55.4 enfants scolarisables, soit un taux de scolarisation de 6%.remarquerons que la quasitotalité des écoles dotent d avant 960 et sont dans un état de délabrement avancé. 6. EQUIPEMENT ET MATERIELS DIDACTIQUES L on observe dans ce secteur : L absence quasi total de matériels tant pour les enseignants que pour les élèves L absence de matériels techniques et consommables de laboratoire pour les écoles techniques.

8 7. LE REDOUBLEMENT ET ABANDON SCOLAIRE Tableau n 63: Participation des Elèves au TENAFEP et à l Examen d Etat N EPREUVES INSCRITS PARTICIPANTS % ABSENCE % 0 TENAFEP 94.530 83.823 88.496 2 02 EXETAT 45.27 4.780 92 3.437 8 TOTAL 39.747 25.603 89 4.933 0 Les absences et les redoublements sont relativement plus nombreux en ere année primaire et diminuent au fur et à mesure les enfants s adaptent au système scolaire. Malgré les absences et les redoublements, la Province de Bandundu présente le taux de rétention la plus élevée, mais il ne dépasse 50 %. Quant à la participation des élèves au TENAFEP et à l examen d Etat, le taux d abandon continue à galoper suite à la précarité des moyens financiers des parents. L on a observé à l édition 2000200, il était de 7%, tandis que l année 200 2002, il a atteint 0%..4. ENSEIGNEMENT NON FORMEL Tableau n 64: STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS L ENSEIGNEMENT NON FORMEL PAR CENTRE EFFECTIFS EFFECTIFS EDUCATEURS N ENTITE Nombre de Centre de APPRENTIS ADMINISTRATIF SOC. promotion H F TOT G F TOT Ville de Bandundu 04 68 85 53 33 3 36 2 Ville de Kikwit 3 2 52 20 2 3 District du Kwango 2 38 53 9 2 6 8 4 District du Kwilu 23 89 98 87 30 6 46 5 District de Mai 03 20 35 55 64 20 84 Ndombe 6 District des Plateaux 04 6 24 40 Total 56 362 37 679 349 46 395 Source : Div. Prov. des Affaires Sociales, rapport annuel 2003 L on note de ce tableau la régression du nombre des apprentis dans les centres de formation. Cette régression est due au manque des formateurs, et des équipements on matériels didactiques adéquats. La Division Provinciale des Affaires Sociales organise la garde des enfants dans les cités indiqués dans le tableau cidessous. Ce genre de formation relevant de l enseignement spécifique exige des moyens appropriés que la Province ne dispose pas.

82 Tableau n 65: STATISTIQUE DE FREQUENTATION DANS LES CLASSES DE JARDIN D ENFANTS N Entité administrative Nombre de Effectif d enfant jardin d enfant G F Total 0 Ville de Bandundu 04 39 38 277 02 Ville de Kikwit 08 64 38 302 03 District du Kwilu 6 09 70 79 04 District du Kwango 5 88 8 69 05 District du Mai 294 272 566 Ndombe 06 District des Plateaux Total 34 794 699 493 Source : Rapports des centres de promotion sociale Divas Bandundu 2003 Tableau n 66: STATISTIQUE DES AUDITEURS ADULTES ET JEUNES N Entité administrative Nombre de Effectif d enfant Centre G F Total 0 Ville de Bandundu 5 8 52 70 02 Ville de Kikwit 8 02 388 490 03 District du Kwilu 7 77 42 9 04 District du Kwango 7 2 07 29 05 District du Mai 0 23 9 32 Ndombe 06 District des Plateaux Total 37 432 598.030 Source : DIVAS BDD/2003 Les analphabètes représentent pour l ensemble de la Province 29,5% de la population. Il sont répertoriés dans la tranche d âge de 5 ans et plus. Les données présentées pour le tableau cihaut sont moins significatives par rapport à l ensemble de la Province car ces données concernent plus le milieu urbain, structures similaires manquant dans les milieux ruraux. Ainsi selon le MICS 2, il y a dans le Bandundu 4,% des femmes et 6,4% des hommes analphabètes..4. ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE AU BANDUNDU L Enseignement Supérieur et Universitaire au Bandundu se développe dans deux secteurs différents à savoir : le secteur public et le secteur privé. Les uns ont été crées par l état tandis que les autres relèvent de l initiatives privée, sans tenir compte des conditions réellement exigées.

83 Tableau n 67: Présentation de l Etablissements d Enseignement Supérieur et Universitaire I.SECTEUR PUBLIC N INSTITUTION CREATION LOCALISATION/TERRITOI RE OPTIONS ORGANISEES REVUES DE PUBLICATIONS 0 ISTM/KASONGO LUNDA 992 Av. KIAMVU N Cité de Sciences infirmières NÉANT KASONGOLUNDA Gestion des institutions de santé 02 ISTM/KIKWIT 992 BP 26 KIKWIT Sciences infirmières NÉANT Techniques de laboratoire Gestion des institutions de santé 03 ISTM/POPOKABAKA 992 POPOKABAKA Sciences infirmières NÉANT Techniques de laboratoire Gestion des institutions de santé 04 ISTM/BOSOBE 992 BOSOBE/KUTU Sciences infirmières NÉANT 05 ISEA/KIYAKA 992 BP 38/ KIKWIT Agronomie Générale NÉANT 06 ISEA/KENGE 992 CITE DE KENGE Agronomie Générale NÉANT 07 ISDR/MBEO 980 DIOCESE D IDIOFA Organisation sociale NÉANT Planification régionale technique rurale 08 ISDR/KAHEMBA 993 KAHEMBA Organisation sociale NÉANT Planification régionale 09 ISDR/MOSAMBO 993 MOSAMBO/MASI Organisations sociales NÉANTS MANIMBA 0 ISP/KIKWIT 98 BP 258/KIKWIT Lettres et Sciences sociales Anglais culture africaine Français latin Sciences commer. & Adm. Histoire Sciences exactes Biologiechimie Chimiephysique Géographiesceinces natur. Mathématiquephysique PISTE ET RECHERCHES

84 Sciences agronom. et vétér. ISP/BANDUNDU 992 BP 363/BANDUNDU Lettres et Sciences sociales Français latin Français linguistique Afr. Sciences commer. & Adm. SCIENCES ET SOCIÉTÉS Histoire, Sciences Sociales gestion du patrimoine Anglais, culture africaine Sciences exactes Sciences agronom. et vétér. Biologiechimie Mathématiquephysique 2 ISP/INONGO 993 BP 272/INONGO Lettres et Sciences sociales NÉANT Français latin Français linguistique Afr. Sciences commer. & Adm. Histoire, Sciences Sociales Sciences exactes Sciences agronom. et vétér. Biologiechimie Mathématiquephysique 3 ISP/IDIOFA Extension de 996 IDIOFA Lettres et Sciences sociales NÉANT l ISP/KIKWIT Anglais culture africaine Français linguistique Afr. Sciences commer. & Adm. Histoire, Sciences Sociales Sciences exactes Sciences agronom. et vétér. Biologiechimie Mathématiquephysique 4 ISP/MASIMANIMBA 2000 MASIMANIMBA Lettres et sciences humaine Français linguistique afric. Sciences Commer et Adm. Sciences exactes Mathématiquephysique Biologiecchimie NEANT

85 Agrovétérinaire 5 ISP/FESHI Extension de l ISP/Kikwit 2000 FESHI Français linguistique afric. Agrovétérinaire 6 CIDEP 98 BANDUNDU Droit Sciences infirmières Criminologie 7 ISP/POPOKABAKA Extension de 993 BP 7245/POPOKABAKA Lettres et sciences humains Kikwit Français linguistique afric. Anglais culture africaine Science exacts Mathématique 8 ISP/KENGE 992 BP 4728/KENGE Lettres et sciences humaines Français linguistique afric. Anglais culture Africaine Sciences exacts Mathétiquephysique 9 ISC/BANDUNDU Extension de l ISC/KIN 993 BP 447/BANDUNDUVILLE Gestions financière et compt Gestion commerciale & market. Gestion informatique 20 ISTM/BANDUNDU 993 BANDUNDUVILLE Laboratoire Sciences infirmières 2 CUE/BANDUNDU 996 BANDUNDUVILLE Faculté de Droit Faculté sciences économiques Faculté de médecine humaine Faculté de pyschologie 22 CUE/KIKWIT 997 KIKWIT Droit Médecine Agronomie NÉANT NÉANT NEANT LUHANGU CREATIVE NÉANT NÉANT NEANT NEANT 23 GRAND SEMINAIRE DE 993 KALONDA/KENGE Philosophie NEANT KALONDA 24 GRAND SEMINAIRE St KIKWIT Théologie NEANT CYPRIEN 25 ISP/PELENDE PELENDESUD Français Linguistique Africaine Biologie chimie NEANT Source: Répertorie des établissements d enseignement supérieur et universitaire de la RDC 2003.

86 En 994, plusieurs établissements ont été crées dans le cadre d essaimage, en réalité, l on observe qu ils éprouvent plusieurs difficultés pour fonctionner dans le respect des normes universelles exigées aux institutions scientifiques et de savoir.ii. SECTEUR PRIVE N INSTITUTION CREATION LOCALISATION/TERRITOIRE OPTIONS ORGANISEES REVUES DE PUBLICATIONS 0 ISP/BULUNGU 994 BULUNGU Français linguistique Néant 02 ISP/BONGIMBA 994 MUSHIE Sciences sociales Néant lettres 03 ISDR/SEMENDWA 994 SEMENDWA/KUTU Organisation Sociales Néant Techniques rurales 04 ISTM/IPAMU 994 IPAMU/IDIOFA Sciences infirmières Néant 05 ISEA/MOKALA 994 MOKALA/IDIOFA Agronomie Néant 06 ISEA/INONGO 994 INONGO Néant 07 ISEA/MANGAY 994 MANGAY/IDIOFA Néant 08 ISC/IDIOFA 994 IDIOFA Néant 09 ISDR/OSHWE 994 OSHWE Néant 0 ISDR/KAHEMBA 994 KAHEMBA Néant Source: Répertoire des établissements d enseignement supérieur et universitaire de la RDC 2003. Au stade actuel, il y a lieu de reconnaître que la Province ne dispose que de trois revues scientifiques. La majorité des Etablissements d Enseignements Supérieures du Bandundu ont été crée en 992, exception faite de l ISP/Kikwit qui a existé bien avant. Le secteur privé n est pas suffisamment exploité et considéré comme étant de mauvaise qualité. le manque des structures de recherche en rapport avec les impératifs du développement de la Province. L inadéquation formationemploi l un des problèmes qui rongent l Etablissements d Enseignements Supérieures au Bandundu. Au Bandundu, on observe l inexistence de certaines filières (options) d études, notamment : la pharmacologie, technique appliquée, mécanique, polytechnique, travaux publics, architecture, médecine vétérinaire, génie rural.

Tableau 68 : Répartition des Etablissements d Enseignement Supérieur et Universitaire par Ville et District 87 I. SECTEUR PUBLIC N Dénomination des Ville de Ville de Kikwit District du District du District de District des Total Institution Bandundu Kwilu Kwango MaiNdombe Plateaux 0 ISP 2 4 9 02 ISDR 2 2 03 ISEA 2 04 ISTM 4 05 CUB/Extension 06 UB 07 GRAND SEMINAIRE 02 08 CIDEP 09 ISC Total 5 4 4 8 2 23 Source :Répertoire des Etablissements de l Enseignements Supérieurs et Universitaires 2003. A la lumière du tableau cihaut, on note ce qui suit : Insuffisance des Etablissements d Enseignements Supérieure et Universitaire au Bandundu et une inégalité dans la répartition par District. Absence de certaines options dans la Province du Bandundu. Tableau 69 : Effectif du personnel scientifique et académique par Ville et District N Catégorie BandunduVille Ville de Kikwit District du Kwilu District du Kwango District de MaiNd. District des Plateaux Total 0 02 03 04 05 06 07 08 09 PO P PA DR CT ASS2 ASS CPP2 CPP H F H F H F H F H F H F 3 6 5 2 2 5 7 57 7 4 2 2 53 6 28 44 4 9 2 5 4 24 7 47 5 3 2 2 7 5 6 3 3 3 3 6 0 3 2 2 2 9 56 39 4 5 TOTAL 28 7 54 22 78 9 29 3 59 7 585 Source:Répertoire des Enseignements Supérieur et Universitaire 4 9 2 3 89 25 47 54 42

87 Les deux catégories du personnel ne sont pas valablement représentés. Surtout le personnel académique qui doit former et encadrer les assistants et étudiants. Ceci a un impact considérable sur la formation des étudiants. Des infrastructures de base Signalons au passage que les Etablissements d Enseignement Supérieur et Universitaire du Bandundu sont pour la plus part locataires ou occupent les bâtiments abandonnés. Ces bâtiments en état de délabrement très avancé exigent une réhabilitation dans l ensemble de la Province. Seuls l ISP/Kikwit, ISDR/MBEO et les deux Grands Séminaires ont chacun leurs propres bâtiments administratifs et des salles des cours pour assurer un enseignement adéquat.. Par ailleurs toutes ces infrastructures sont souséquipés, et dépourvus en matériel, logistique supports pédagogiques, produits de laboratoires, divers mobiliers etc. L absence d un campus universitaire construit sur base des normes internationales, fait que les enseignements, les étudiants et les autorités académiques soient confrontés au problème d hébergement. Le manque des moyens de transport et communication pour les enseignants et étudiants bloquent par le fait même le bon fonctionnement des activités scientifiques. Bibliothèques et recherche scientifique Généralement au Bandundu, il existe des cellules de bibliothèques à travers la Province. Malheureusement toutes disposent d une documentation pauvre et non diversifiée voire non actualisée. En plus de ça, il y a également l insuffisance des bulletins d information (Eteincel/ISP/Bandundu et Ephémerdes/Grand Séminaire de Kikwit). Sciences et sociétés de l ISP/Bandundu, Piste de recherche de l ISP/Kikwit et LUHANGU CREATIVE/ISEA/Kenge restent les seules revues des publications scientifiques officielles qui existent dans la Province du Bandundu. En réalité, il se pose le problème de motivation, d équipements et des logistiques appropriés et adaptés. En plus de ces éléments, il faut noter l absence des structures de stage professionnel. Coopération scientifique Au Bandundu, les séminaires pédagogiques, symposiums, colloques et jumelages scientifiques ne sont plus organisés, il y a de cela quinze ans passés, par manque des moyens financiers conséquents.

88 Seul l UNESCO qui a intervenu en mettant à la disposition des Etablissements d Enseignement Supérieur et Universitaire ciaprès quelques matériels informatiques : ISP/Kikwit, ISP/Bandundu et le CUEB/Bandundu en 2002. En résumé, il y a la non assistance des Etablissements d Enseignements Supérieur et Universitaire par les organismes internationaux. Il ressort de cette situation les problèmes saillants repris cidessous : L insuffisance des établissements supérieurs plus l absence de certaines filières d études dans la Province du Bandundu La disparité des Etablissements d Enseignement Supérieur et Universitaire à travers la Province du Bandundu de façon inéquitable La dégradation et le délabrement des infrastructures de base y compris les mauvaises conditions de vie et de travail (logistique, matériels, équipement, mobiliers etc. ) La faible motivation allouée au personnel y compris l absence des moyens de transport, communication, bureautique, sites internets. La sousqualification du personnel enseignant (académique surtout).4.. RECHERCHE SCIENTIFIQUE L a recherche scientifique au Bandundu est animée par quelques les institutions cidessus : Institut de recherche agronomique de Kiyaka Institut géographique du Congo/Kikwit Institut géographique du Congo/Bandundu Centre de recherche en sciences sociales du Bandundu IL a existé dans l histoire des centres de recherche de développement et d adaptation agronomique dans la Province ; ils étaient localisés à : Kimbao de Kenge Mushie Pentane Inongo Tous ces centres ne sont plus opérationnels y compris le centre d ethnologique de Bandundu.

Tableau n 70 : Présentation des institutions de recherche de la Province du Bandundu. N INSTITUTION LOCATION MODE DE GESTION OBJECTIFS REVUE DE PUBLICATION Centre de Bandundu Etat Mener des Néant recherche en recherches sur science sociales les problèmes «CRSS» socioéconomiques et culturels dans la R.D.C. en général et dans la Province de Bandundu en particulier. 2 Institut Bandundu /Ville Etat Néant géographique du Cartographiqu Congo e Photographiqu e Géodésique 3 Institut Kikwit/Ville Etat Néant géographique du Congo 4 Institut National d études et recherches Agronomique «INERA» Kiyaka/Gungu Etat Mener des recherches agronomiques et vulgarisation des résultats 5 Centre d études ethnologiques de Bandundu Bandundu/Ville 89 Privé/Diocè se de Kenge Mener études éthnoligiques au Bandundu Source : Exploitation des rapports Administratifs 2003 des services concernés. les CEEBA Au regard du tableau cidessous, il ressort ce qui suit : Les institutions de recherche de Bandundu sont présentes dans les villes de Bandundu et de Kikwit. N.B. : Dans les sciences exactes, aucune recherche n est menée sauf en agronomie. La recherche agronomique au Bandundu est animée par l INERA dans sa station de Kiyaka. Elle a connu un succès à ses début grâce à l appui financier de SENAREV, PNM, et PRONAM. Cette impulsion qu a connu l INERA Kiyaka vers les années 970 et 980 était occasionné par l approche programme sectoriel SENAREV. Les restes des programmes de recherche n ont pas été opérationnels faute des moyens financiers. Actuellement, cette station de recherche agronomique est réduite à une simple station d adaptation et de multiplication des semences. L effondrement de l INERA Kiyaka est provoqué par :

90 Le relâchement des structures d encadrement à causes de faible motivation et le manque des matériels/logistiques adaptées à la recherche agronomique ; L annulation du crédit de la Banque en 993 et le retrait de PNUD en juillet 995. Au stade actuel, l INERA Kiyaka collabore avec SECID qui reproduise et diffuse les variétés des maniocs. Son déclin est lié aussi à la dégradation de ses infrastructures de base héritées de la colonisation, le nonéquipement, le manque des intrants agricoles, et autres matériels ou logistique pour la recherche agronomique. A cela s ajoute l insuffisance du personnel qualifié et la démission de l Etat. LES RESSOURCES HUMAINES DES INSTITUTIONS DE RECHERCHE DU BANDUNDU Les institutions de recherche de la Province du Bandundu utilisent deux catégories du personnel, à savoir :le personnel scientifique (chercheur) et le personnels Administratifs, technique et ouvrier. Tableau n 7: Situation du personnel scientifique et Administratif N CATEGORIE INERA KIYAKA CRSS/BANDU NDU IGECO KIKWIT IGECO/ BANDUNDU TOTAL H F H F H F H F H F 0 Professeur 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ordinaire 02 Professeur 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 03 Professeur 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 associé 04 Docteur 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 05 Chef des 2 0 0 0 0 0 0 3 0 travaux 06 Assistant de 6 0 8 0 0 0 0 0 4 0 2 ème mandat 07 Assistant de 5 4 0 0 0 0 0 ème mandat 08 Technicien de 5 2 2 3 5 0 5 4 recherche de 2 ème mandat 09 Technicien de 6 0 0 0 0 0 0 7 0 recherche de ème mandat 0 Directeur 0 0 0 0 0 3 0 Chef de 2 0 0 0 0 4 Division 2 Chef de 0 0 0 0 4 Bureau 3 Attaché de 2 4 0 2 0 7 4 Bureau de ère classe 4 Attaché de 2 5 0 0 7 4 Bureau de 2 ère classe 5 Agent de Bureau de ère classe 3 2 0 0 0 0 6

9 6 Agent de Bureau de 2 ère classe 4 0 0 0 0 0 6 0 7 Agent auxiliaire 6 0 4 0 0 0 0 0 0 0 TOTAL 44 7 33 4 8 4 0 0 95 2 Source : Rapport annuel 2003 des services concernés. De la lecture de ce tableau, il se dégage à la fois une insuffisance et une carence des compétences scientifiques pouvant assurer l encadrement, la formation et le recyclage des chercheurs. Le manque d affectation des moyens financiers à la recherche y compris la faible motivation alloué au personnel, bref, les mauvaises conditions de travail (manque de logistique, équipement de recherche, matériel de recherche, et autres), sont à la base de cette situation déplorable. LES PROGRAMMES DE RECHERCHE DES INSTITUTIONS DE RECHERCHE DU BANDUNDU Les institutions de recherche de la Province du Bandundu ont un programme de recherche retenu pour une période donnée. Tableau n 72 : Programmes de recherche des institutions du Bandundu N DENOMINATION DE L INSTITUTION INSTITULE DU PROJET SECTEUR D INTERVENTION 0 INERA KIYAKA/ GUNGU Zootechnique et vétérinaire Agronomique Production des souches et semences fondations Halieutique et forestière Vulgarisation et information 02 CRSS/BANDUNDU Développement rural au Bandundu Approvisionnement alimentaire de la ville de Bandundu Mobilisation sociale Processus d intégration social des pygmées (Twa) Monde rural Socioéconomique Sociale Socioculturel 03 IGCO/KIKWIT Constitution de canevas local dans la Topographie et cartographie Ville de Kikwit Mis à jour du plan dans la Ville de Kikwit à l échelle de /0.000 Topographie et cartographie 04 IGCO/BANDUNDU Présentation de la carte scolaire de la Topographie et cartographie Province de Bandundu à l échelle de /.000.000 Révision de la carte ethnographique du Congo, Province de Bandundu en Topographie et collaboration avec la Division cartographie Provinciale du Plan. Source : Monographie de la Province du Bandundu 998. Rapport annuel 2003 desdits services. N.B. : Ces programmes ne sont pas exécutés par manque d appui financier et d équipements appropriés de recherches.

92 RESSOURCES LOGISTIQUES / MATERIELLES Les infrastructures et équipement de recherche au Bandundu accuse une dégradation et un délabrement très avancé. Les bâtiments Administratifs et autres matériels de recherche légués et hérités de la colonisation ne sont ni réhabilités ni modernisés par manque de financement en la matière. On note également l absence d un système de technique d informatique, de sites internet, d un réseau de télécommunication, des moyens de transports, de communications, des fournitures du bureau et des matériels bureautiques. Les deux instituts géographique du Congo demeurent des locataires, c est à dire : n ont pas une concession propre et moins encore un bâtiment personnel. Les bibliothèques sont très pauvres en documentation. Cellesci ne sont pas actualisées depuis plus de quinze ans. Les documents sont très mal conservés et protégés. PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Elles posent d énormes problèmes dans la Province du Bandundu. Ces problèmes se situent au niveau de l insuffisance des structures de publications (revue scientifique), mais aussi et surtout de motivation allouée au personnel scientifique y compris l absence des matériels appropriés : imprimerie et autres. 4...8.3..HABITAT. REGIME FONCIER La loi n 7302 du 20 juillet 973 modifiée et complétée par la loi 08008 du 8 juillet 980 fait de l Etat Congolais le seul propriété du sol et du sous sol et réglemente le régime foncier en R.D.C. La principale caractéristique de cette loi stipule que : Le sol et le sous sol appartiennent à l Etat. Le même régime reconnaît au gardien et chef de terre les droits sur les terres légués par leurs ancêtres. Ceuxci repartissent, vendent ou encore mettent en location leurs terres aux fins d exploitation agricole ou d élevage ou tout simplement au fin de se constituer une source de revenu. 2. PROBLEMATIQUE FONCIERE La loi foncière se bute souvent des difficultés dans son application sur terrain face à la gestion des terres coutumières détenues par les Chefs des terres. Cette situation est à la base de plusieurs conflits fonciers à travers la Province. Par ailleurs, le potentiel foncier de la Province du Bandundu reste encore intact, non prospecté, sous exploité On y rencontre des vastes étendus de terres vacantes propices à l agriculture, à l élevage, à l habitat à plusieurs autres travaux d intérêt général comme la construction des autoroutes, des aéroports modernes, les nouvelles villes etc Dans les deux villes de la province de Bandundu, leurs extension s effectuent sans aucune planification de telle manière que l occupation anarchique des terres manque de plan de lotissement des quartiers. Il a été constaté l absence d une structure de coordination des actions dans l urbanisme et l habitat. En outre, il existe beaucoup de conflits fonciers et immobiliers suite à la gestion archaïque des terres.

93 4.6.. HABITAT Deux types d habitats sont observés dans la Province ; il s agit de :. l habitat rural ; 2. l habitat urbain. En effet, l habitat rural reste soumis aux normes et caractéristiques de l architecture traditionnelle et rustique tandis que l habitat urbain respecte plus les normes de l architectures moderne. Dans la Province du Bandundu, l habitat rural domine sur l habitat urbain. Le premier est éparpillé à travers toute la Province sous forme de huttes ou cases regroupées en villages ou localités tandis que le seconde est constitué des habitats de type moderne regroupés dans quelques centres urbains tels que: les villes ; les cités (Chef lieux de Districts et des Territoires) ; les cités paroissiales ; les cités des sociétés privées. La ville de Bandundu comme celle de Kikwit, il n existe pas un plan d urbanisme ; quasiment tous les quartiers sont d auto construction dont la structure des logements sont en terre ; la présence quasi permanente des érosions est la conséquence de ce qui précède. MATERIAUX DE CONSTRUCTIONS Le mode de construction dans la Province se fait selon qu il s agit de l habitat en milieux rural Les matériaux les plus rencontrés en milieux rural sont les stricks, la paille, l argile, les cordes, les bambous etc. Dans les milieux urbains, on utilise les matériaux plus élaborés (briques, ciment, tôles, tuiles ). Les maisons du monde rural comme dans des cités au Bandundu comptent un nombre très réduit des pièces (2 à 3 en moyenne). Ces pièces sont généralement peu spacieuses et difficilement aérées. Les toilettes internes n existent pas et même en dehors des maisons, elles sont rares dans certains villages, car la brousse et la forêt font souvent office des installations sanitaires. Quant à la salubrité, il faut noter que les conditions d hygiène des maisons en milieu rural et des cités du Bandundu ne sont pas favorables à l épanouissement humain en général. Les animaux de la basse cour et même le petit bétail (chèvres et moutons) s abritent la nuit dans les mêmes maisons que les éleveurs. Etalée à même le sol, la natte sert souvent de lit à plusieurs enfants. Là où il existe le lit, il n a rien de confortable, car il n est fait que du sticks et sur lesquels est étalée une natte. Le grand problème dans le domaine de l habitat rural dans cette province est la faible capitalisation des ressources en matériaux que celleci dispose. Enfin, il faut signaler la difficulté relative à la non existence des statistiques dans ce domaine précis.

94 RÉPARTITION DES LOGEMENT SELON LES TYPES DES MATÉRIAUX Tableau n 73 : Matériaux utilisés pour sol de logement (pavement) Types de matériaux du sol des logements Province Bois / Carrelage Planche/Ciment Terre battue/ Paille Autres Total Ménages Bandundu 0,7 7,0 9,7 0,7 00 982 Sources : MICS 2/200 Tableau n 74 : Matériaux de toiture Types de matériaux de la toiture du logement Province Dalle en Béton Ardoise /Ternît Tuile Tôle Galvanisé Tôle Récupération Chaume Paille Autres Total Effectifs Ménage Bandundu 0,0,0,7 2,3 85,0 0,0 00 982 Source : MICS 2/200 Tableau n 75 : Matériaux pour murs Province Béton Armé bloc de Brique Pisé Planche/ Autres Total Effectifs des ciment brique cuite Adobe Feuille ménages Bandundu 3,5 7, 47,0 32, 0,3 00 982 Sources : MICS 2/200 Les tableaux 42, 43 et 44 portent les indicateurs qui renseignent sur les matériaux utilisées dans la Province du Bandundu dans les différents types de construction d habitation. Il y a lieu de signaler dans le tableaux qui suivent le nombre des pièces, de chambre contenues dans les types d habitant rencontrées dans le Bandundu et le nombre des personnes par chambre. Tableau n 76 : Nombre des pièces dans le logement Caractéristiques Nombre de pièces dans le logement Nombre Effectifs des Province 2 3 4 5 ou plus Total moyen de pièce ménages Bandundu 4,5 2,8 3,7 3,3 0,6 00 3,3 982 Sources : Rapport MICS 2/200 Tableau n 77 : Nombre de chambre à coucher par habitation Caractéristique s Nombre de pièces dans le logement Nombre moyen de chambres à Effectifs des ménages Province 2 3 4 5 ou plus coucher Bandundu 29,0 37,5 25,3 5,0 3,3 2,2 982 Sources : MICS 2/200

Tableau n 78 : Nombre de personne par chambre à coucher Caractéristiqu es Nombre de pièces dans le logement Taille moyenne des ménages Effectif des ménages Province 2 3 4 et + Total Bandundu 7,3 27,6 2,6 33,6 00 6,5 982 Sources : MICS 2/200 95 Enfin le dernier tableau du secteur habitat nous renseigne sur le statut d occupation du logement dans la Province du Bandundu. Tableau n 79 : Statut d occupation du logement Caractéristiqu es Statut d occupation du logement Effectif du ménages Province Propriétaire Logé par un parent ami/sous logé locataire Logé par l employeur Autres Total Bandundu 87, 5,9 3,6 3, 0,3 00 982 Sources : MICS 2/200. ASSAINISSEMENT 4...8.4. ENVIRONNEMENT L assainissement a pour objet de créer, d entretenir et d améliorer les conditions physiques du milieu de vie des populations... SALUBRITÉ PUBLIQUE Dans la Province du Bandundu les milieux de vie sont infestés à des degrés divers par les moustiques ; les mouches tsétsé ; les parasites du tube digestif (ankylostome, ascaris, amibes, typhoïde) ; les parasites des voies respiratoires. Les opérations d assainissement telles que : le désherbage, le drainage, l assèchement des mares, le récurage des caniveaux, le nettoyage des ordures et immondices, qui devraient être assurées par le service de la Voirie et drainage ont été arrêtées depuis plus d une décennie. Le contrôle des toilettes privées fait défaut. Il manque des toilettes dans les lieux publics comme les écoles, les marchés, les bureaux, les quartiers commerciaux, les ports, etc.

96.2. EROSIONS Plusieurs sites sont sujets à des érosions, à savoir : Tableau n 80 : Principaux sites d Erosions N SITES ETAT 0 KIKWIT 50 têtes d érosion menacent de couper la Ville en 4 parties risque d inaccessibilité à l aéroport 02 BULUNGU 5 grandes érosions risque d inaccessibilité au port destruction des magasins 03 KENGE 4 grandes érosions risque de coupure de la grand route RN risque d écroulement des pylônes électriques Inga Shaba. 04 IDIOFA Erosion débutante 05 MASIMANIMBA Menace de destruction du quartier résidentiel 06 MANGAI Menace d inaccessibilité au port 07 BANDUNDU Erosion le long du Kwango (Commune de Disasi) Erosions sur les versants de Ngamilele 08 DIBAYA LUBWE Menace de destruction des certains quartiers. Source : OVD/BDD, rapport annuel 999 Les érosions de Kikwit, Bulungu et Kenge constituent des menaces graves de catastrophes et revêtent un caractère urgent de secours. S agissant des deux villes de la province, l environnement est pollué et est, spécifiquement pour le Bandundu, caractérisé par les problèmes d inondation et des marécages. En plus, elles manquent de politique environnementale..3 EXPLOITATION FORESTIERE (BOIS) Les forêts de la Province du Bandundu couvrent presque 50% de la superficie totale de la Province, soit environ 4.093.000 Ha. Par rapport à la couverture floristique total du pays, Bandundu renferme 0% de réserve forestière. Tableau n 8: Répartition du tapis forestiers N ENTITE SUPERFICIE/Ha % TYPE DE FORET 0 02 03 District du MaiNdombe et Plateaux Kwilu Kwango 9.209.000 3.565.500.38.500 72,4 45,4 4,6 Forêt mesophile caducifolié subéquatoriale Guinéen et periguinéen Mesophile semicadufoliée subéquatoriale. Guinéen et périguinéen Galeries forestière Galeries forestières composées des recrues forestiers Source : Coordination Provincial de l Environnement, Eau et Forêt.

97 Les forêts de Bandundu comptent plus ou moins trente sept essences forestières exploitables, parmi lesquelles on trouve les bois le plus recherchés au monde : le bois vert, le bois rouge, le bois bleu et le bois blanc, le bois noir Tableau n 82: Quelques essences exploitables au Bandundu N Non scientifique Nom commercial Non vernaculaire 0 02 03 04 05 06 07 08 09 0 2 3 Pipadeniastrum africanunlovoae trichiloides Chlorophora excelsa Entandrophragma Candolei Aimas pterocarpoides Autranella congolensis Staudtia stipitata Anthrocarium nannii Entandtrophragma cylindrucum Erythrophleum swaveolens Entandrophragma angolensis Tessmania africana Milletia laurentii Dabema Dibetou Woko Kosipo Latiwengo blanc Mukulungu Nioke (Niove) Onzarifi Sapeli Tali Tiama Wamba Wenge Bokungu Ipaki Mulundu ou Kambila Ipaki Impompo Bokango Bonyanga Bosasa Ipaki khaya Ipaki ya pembe Opomi Ipaki maimai Wamba wenge Source: Coord. Prov. de l Environnement/BDD, Rapport annuel 2003 C est dans les Districts de MaiNdombe et des Plateaux où l exploitation forestière est beaucoup plus intensifiée par les grandes sociétés telles que SODEFOR, SOKIBOIS, RIBA CONGO, etc. Dans le District du Kwilu et du Kwango, l on ne saurait parler des exploitants forestiers dans le vrai sens du mot, mais plutôt des scieurs occasionnels. Les scieurs de long se sont installés partout où il existe des forêts dans la Province. Ils fournissent du bois dont la population a besoin. Le dénombrement des scieurs de long est difficile car, il sont disséminés à travers la Province et le service de l Etat ayant la gestion des forêts dans ses attributions (Coordination provinciale de l environnement) n a pas de moyen matériel et financier pour remplir sa mission. Les statistiques cidessous donne à titre indicatif la production des grumes par des exploitants. Tableau n 83: Production des grumes N EXPLOITANT 2003 (m 3 ) 2004 (m 3 ) LOCALISATION 0 02 03 04 05 06 07 SODEFOR RIBACONGO ONATRA SAFBOIS ITB COMPANIE DE BOIS 53.495,200 6.273,65 24,830 2.786,480 4.567,899 34.789,229 4.50,34 75,29 4.720,370 2.868,797 287,240 2.485,724 NIOKI/KUTU BOKALA/MUSHIE YUKI/OSHWE EMBIRIMA/ BOKUTU/OSHWE IKALA/OSHWE BANKAY/INONGO

08 09 0 2 3 4 5 6 MPUTU NKANGA SOCIBEX BIMPE SONI KONGO CANDY BUSNESS SIKO LOMATA SCIERIE DE NDANA SCIERIE DE MOKELE SCIERIE SENGE SENGE SOKAMO 98 KOTE/OSHWE KEMPILE/KUTU KILIME BEKONDE/INONGO KIRI NDANA/BAGATA MOKELE/KWAMOUTH MBINZA/OSHWE ONKO/OSHWE 77.248,024 49.955,762 Source: Coordination Provinciale de l Environnement. 20032004 ( e semestre) Ces statistiques sont loin de refléter la réalité. Elles ne représentent que la production déclarée face aux nombreux cubages qui sortent de la Province sans être déclarés et qui constituent un grand manque à gagner à la Province faute de maîtrise de ce secteur. La fulgurante augmentation de la production de bois de chauffage et de charbon de bois par différents exploitants isolés, et le nombre impressionnant des petits exploitants ainsi que des scieurs de long qui ont envahi les forêts ces dernières années constituent une destruction systématique de celleci. Si les mesures sévères ne sont pas prises pour arrêter ce pillage, la Province risque de perdre cette précieuse richesse qui est une source évidente de son industrialisation..4. CONSERVATION DE LA NATURE Avec sa végétation qui va des steppes au Sud à la forêt équatoriale au Nord, le Bandundu possède une flore et une faune riches et variées avec les écosystèmes caractéristiques. Depuis l époque coloniale des aires protégées étaient constituées et des espèces animales classées. Le tableau cidessous donne les aires et les animaux protégés. Tableau n 84: Aires protégées N Aires protégées Localisation Caractéristiques 0 Parc national de Territoire d Oshwe Parc Salonga 02 MANGA Territoire d Idiofa Crée en 944 Réserve forestière 36.000 Ha réserve d hippopotames 03 SWAKIBULA Territoire de Kasongo Lunda Réserve de chasse créée en 952 40.000 Ha. 04 GITAMALE Territoire de Gungu Antilopes de bois antilopes maires, stoutounga

99 05 NTOBERE Territoire de Bagata Buffles, éléphants, phacochères, singes argentés bleus, antilopes Au regard des objectifs de la conservation de la nature qui sont : la Protection de la flore et de la faune ; la promotion de la recherche sylviculture ; l enrichissement des écosystèmes naturels. Il faut noter d une part que sur le plan de la protection, les écosystèmes subissent un déboisement dévastateur par : une exploitation forestière incontrôlée, peu profitable à la Province ; des coupes des forêts pour les cultures vivrières et le bois de chauffe ou la carbonisation ; des feux de brousses saisonniers et incontrôlés. En règle générale les aires protégées comme les autres écosystèmes sont exposé aux incursions des braconniers et aux cultivateurs qui les uns et les autres font fi des lois ou les ignorent. Le système des gardes forestiers est inopérant et ce, faute de moyens et de motivation des agents. En ce qui concerne l enrichissement des écosystèmes, la Province a bénéficié des initiatives de reboisement et de vulgarisation d agroforesterie. Quelques ONG CAIPE, PAF/B et autres s efforcent de relancer le reboisement. Il manque dans la Province des jardins botaniques et zoologiques et des études recensant Les espèces botaniques. Une action en vue de protéger les espèces en voie de disparition s avère nécessaire et urgente..5 RÉGIME ALIMENTAIRE Le manioc constitue l aliment de base de la Province du Bandundu. Il est consommé sous forme de chikwangue dans la partie nord de la Province (districts du Ma i ndombe et des Plateaux) et sous forme de fufu dans la partie sud ( districts du Kwango et du Kwilu). Ce régime alimentaire essentiellement glucidique est pauvre en minéraux, très pauvre en protéines ; il est caractérisé par des faibles consommations de viande, d œufs, de lait, de légumineuses riches en protéines (haricot, soja ) Bien qu on distingue plusieurs types d habitudes alimentaires dans cette Province, les principaux coïncident généralement avec cette division Nord Sud. Au Nord, le régime alimentaire est principalement composé du manioc sous forme de chigwangue, du riz, de la banane Plantin, du poisson et de la viande de chasse. La consommation des légumes dans cette contrée est très réduite. N.B. : Dans le Territoire d Oshwe, les légumes comme feuille de manioc sont considérées déshonorant.

00 La banane plantain et le riz peuvent être considérés comme aliments de base dans certains Territoires du Mai ndombe. Dans le territoire d Oshwe le riz constitue la composante principale de l alimentation. Au sud de la Province, le fufu, pâte préparée généralement à base de la farine de manioc, est la principale composante du régime alimentaire des populations. On note, ces derniers temps, l utilisation croissante de la farine de maïs ou millet mélangé avec la farine de manioc dans la préparation du fufu dans le district du Kwilu. Ce changement est enregistré surtout dans les villes, les grands centres et certains Territoires. Dans le district du Kwango la farine de manioc est consommée sans lui associer la farine de maïs. La consommation du maïs s instaure de plus en plus dans les grands centres. Avec cet aliment de base, les populations du Kwango comme celles du Kwilu utilisent les feuilles de manioc, la courge, les chenilles, les champignons et en faible quantité le poisson. La viande est réservée aux grandes occasions telles que les fêtes et les autres grandes manifestations. En 994 au Bandundu, l offre interne en viande s élevait à.604.559 Kg pour une population de 5.28.39 habitants, soit une consommation moyenne théorique de 2,262 Kg par habitant et par année, ou, ce qui est plus parlant, 6,2 g par habitant par jour. (Source : SNSA, Avril 996 et Monographie PNSAR, 998). Les populations du sud de la province sont les plus affectées par cette situation car elles ne peuvent pas compenser le déficit par la viande de gibier. La situation demeure préoccupante quand on sait que dans les villages on n élève pas pour consommer, mais plutôt pour épargner afin de faire face à des dépenses de tous ordres : frais scolaires, maladies graves, autres frais judiciaires, etc. Le poisson est bien consommé dans les districts du MaiNdombe et des Plateaux. Les populations de cette partie de la Province en ont en suffisance, quoiqu elles connaissent une dure période de soudure de novembre à mars. En 995 la production totale de poissons dans la Province du Bandundu d élevait à 2.77 Tonnes contre une demande de 36.976 Tonnes ; soit un déficit de 5.259 Tonnes ; le rapport Offre/demande étant égal à 0,5873. Faute d organisation adéquate du commerce intérieur de la province, les territoires du sud ne bénéficient que peu des ressources halieutiques du nord qui sont davantage dirigées sur Kinshasa. La consommation des œufs et du lait est quasi inexistante. Les ménages villageois ne consomment pas de sucre. Dans les villes plusieurs y ont renoncé faute de revenu pour couvrir cette dépense et du fait aussi qu il n existe pas dans la province une production de sucre, fûtelle artisanale. Les besoins en aliments lipidiques sont partiellement couverts par l huile de palme et les arachides. Mais pour l huile de palme il y a eu déficit d à peu près 44.303 Tonnes en 965. (Source : PNSAR/BAP, Volume III, 966) en terme de contribution calorique le régime alimentaire du Bandundu présente les éléments d appréciation ciaprès : Ration alimentaire par jour et par consommateur : 680 g Apport correspondant en calories :.94,87 calories Déficit en calories : 358,3 calories

0 Apport des aliments glucidiques : 80 % Apport des aliments lipidiques : 5 % Apport des aliments protidiques : 4 % La malnutrition, selon la Division Provinciale de la Santé en 2003 surtout chez les enfants, est une réalité malheureuse dans la Province du Bandundu. Elle est présente tant en milieu urbain qu en milieu rural. A titre d illustration on peut citer : Le taux de faible poids à la naissance : 26,6 % Le tableau de composition des rations alimentaires réelle et idéale de la Province du Bandundu permet de saisir la contribution de chaque type d aliment dans la consommation quotidienne. Réserves alimentaires Dans la Province du Bandundu 82 % des ménages disposent des réserves alimentaires soit sous forme de stock de vivres, soit sous forme de champs de vivriers, soit enfin en argent. Toutefois ces réserves fragiles et limitées ne garantissent pas la sécurité alimentaire des familles, encore moins de la Province. Dans les agglomérations urbaines le revenu est modique et l absence des stocks est chronique. Nombre de repas par jour Dans la Province du Bandundu le nombre moyen de repas quotidien est de 2,2 par ménage, soient 8.9 % prennent un repas par jour, 63,2 % deux repas par jour, 27,3 % trois repas par jour et 0.6 % prennent moins d un repas par jour. (MICS2) 4.2. SECTEURS PRODUCTIFS 4.2. CONTEXTE PROVINCIAL La nature des sols et de la végétation existant dans la Province offre des larges possibilités pour une agriculture aussi bien intensive qu extensive. En effet pour la Province du Bandundu le secteur agricole avec toutes ses composantes constitue un secteur vital en raison : de sa contribution à l alimentation non seulement des habitants de la Province mais aussi des habitants des Kasaï, de Kinshasa, de l Angola et du Congo Brazza du fait qu il sous tend l existence des autres secteurs tels que le commerce, le transport, l éducation, la santé, l amélioration du cadre de vie 4.2.. STRUCTURE AGRICOLE. Terre utilisables Les terres disponibles pouvant être utilisées aux laboures ou à des fins agricoles sont évaluées actuellement à.459.208 ha et elles sont composées :

02 des savanes à cultures arborescentes et arbustes ; des prairies et pâturages permanents ; Par ailleurs, les terres inutilisées susceptibles d utilisation agricole, sont dans de terres encore vacantes ; elles sont nombreuses à travers la Province. 2. Exploitations Agricoles La Province du Bandundu dispose d une multiplicité des exploitations de types familial, beaucoup plus nombreuses et disséminées à travers la Province. Celles ci sont plus ou moins bien définie. Les exploitations de type moderne, ont existé dans la Province et se trouvent aujourd hui presque toutes abandonnées à la suite de la zaïrianisation, l instabilité de la monnaie nationale et de la faible compétitivité des cultures de vente ; il s agissait des exploitations de café, hévéa, cacao, palmier élaïs, etc. Tableau n 85: Exploitations Agricoles Abandonnées N DESIGNATION LOCALISATION 0 SIEPAC Kimbilangundu/Ter.Bulungu 02 Société Com. et plant Idiofa 03 H.P.K Masi Manimba 04 MADAIL Obala(Idiofa,Mikulu Inkay Lutshima(Gungu) 05 SAMPEDRO Mayamba(MasiManimba) 06 FERNANDES Yaya Kimputu nseke(bulungu) 07 PLZ Lusanga(Bulungu) 08 N/COPLABO Semendwa (Kutu) 09 VIECAS/PUNDA Gungu 0 XAVIER MasiManimba FERME MUTEYA Kutu 2 COREMAN Ambura(Bulungu) 3 NES ANTINES Putubunga(MasiManimba) 5 PLANTATION Oshwe 3. Moyens de Productions Les équipements en matériel d exploitations sont à distinguer selon qu il s agit : des Exploitations de type moderne ; des Exploitations de type traditionnel. Les premières ont fait recours à des capitaux et crédit agricole conséquents tandis que les secondes ont recourt à des outils rudimentaires (houe, machette, etc. ) peu performants, en nombre insuffisants parfois mandatés ou au prix élevé à l égard du faible pourvoir d achat des paysans. 4. Les organismes d encadrement agricole. Parmi les éléments concourant à la production agricole, les organismes spécialisés jouent un rôle d impulsion ou d amélioration plus ou moins importante des récoltes (utilisation d engrais naturels ou chimiques) ou pour leur protection (utilisation des produits antiparasitaires) et prennent une importance de plus en plus grande dans les techniques culturelles dans la Province

03 Les organismes agricoles publics et privés qui concourent à la vie agricole de la Province sont : Tableau n 86 : Organismes Agricoles Public et Privé DESIGNATION ORGANISMES PUBLIC INERA PUBLIC PRIVE SENASEM PUBLIC SNV PUBLIC PNR PUBLIC SENAFIL PUBLIC PSA PRIVE FAO MULTILATERAL PAM MULTILATERAL PNUD/UNOPS MULTILATERAL BCECO/VOLET AGRICOLE CTB/AILD BILATERAL SENAQUA PUBLIC PRIVE 5. Population agricole.000.00 ménages dans la Province du Bandundu se consacrent exclusivement dans le secteur d activités agricoles. Cette population constitue le potentiel naturel de la maind œuvre utilisable dans la production agricole de la Province. Elles se repartissent en fonctions des principes spéculation mais en général il faut signaler qu un ménage agricole peut se recenser plusieurs fois dans différentes cultures qu ils pratiquent. 6.Activités agricoles recensées Les superficies cultivées, les types de culture pratiquées, et les productions obtenues sont conformes à celles exprimées dans les différents tableaux ci dessous pour l exercice 200. 4.2.2 LES PRODUCTIONS VEGETALES Trois aspects sont présentés dans ce souschapitre ; il s agit de () Cultures vivrières ; (2) Cultures industrielles ; (3) Secteur moderne ; 4.2.2.. LES CULTURES VIVRIÈRES DU BANDUNDU A) PRODUCTIONS Les principales productions vivrières du Bandundu sont : le manioc, le maïs, le riz, l arachide, le haricot et le niébé, la banane plantain, la patate douce, l igname, la pomme de terre, le millet ainsi que les légumes et fruits divers. En évolution plus ou moins constante (taux de croissance annuelle : 2 %) les productions vivrières ont atteint en 200 les tonnages suivants :. Manioc : 5.58.950

2. Maïs : 234.99 3. Arachide : 0.549 4. Riz paddy : 68.57 5. Haricot et niébé : 6.230 6. Banane plantain : 62.287 7. Patate douce : 54.395 8. Pomme de terre : 3.70 9. Millet : 49.385 0. Légumes : 2.964 04 (Source : SNSA, Coordination Provinciale du Bandundu, 2002) Tableau n 87 : Production de Manioc SUP. SUP/ RDT. PRODUCT PRODUCT. ENTITE MA GLOBALE MA T/HA TOTAL T/MA VILLE BDD 5.299 2.239 0,79 5.500 67.35 4,399 VILLE KKT 6.79 3.375 0,79 7.500 00.33 5,999 D. KWILU 498.920 399.36 0,80 7.820 3.34.56 6,282 BAGATA 55.929 44.923 0,80 7.800 350.399 6,265 BULUNGU 30.47 04.377 0,80 8.000 835.06 6,400 GUNGU 75.835 60.668 0,80 7.200 436.80 5,760 IDIOFA 5.283 92.226 0,79 8.580 783.92 6,799 MASIMANIMBA 2.402 97.22 0,80 7.500 728.45 6,000 D. KWANGO 209.258 67.405 0,79 7.300.23.322 5,884 FESHIE 30.269 42.24 0,79 6.500 57.39 5,99 KAHEMBA 24.259 9.407 0,79 7.500 45.552 5,999 KASONGOLUNDA 62.76 49.74 0,80 7.500 373.057 6,000 KENGE 66.766 53.43 0,80 7.500 400.597 6,000 POPOKABAKA 25.788 20.630 0,79 7.500 54.725 5,999 D. PLATEAUX 46.940 37.63 0,80.500 43.794 9,98 BOLOBO 2.075 9.659 0,79.500.078 9,99 KWAMOUTH.9 9.528 0,79 0.500 00.044 8,399 MUSHIE 2.348 9.878 0,79.500 3.597 9,99 YUMBI 0.606 8.566 0,79 2.500 07.075 0,095 D. MAI NDOMBE 38.72 0.976 0,79 2.700.30.845 9,384 INONGO 37.97 30.333 0,79 2.000 363.996 9,599 KIRI 5.899 2.79 0,79 5.000 90.789 2,000 KUTU 60.646 48.57 0,80 9.800 475365 7,830 OSHWE 24.259 9.407 0,79 4.000 27.695,99 TOTAL PROV. 925.857 740.942 0,80 9.300 5.58.950 5,572

05 2. ARACHIDE Tableau n 88 : Production d Arachide ENTITE MA SUP GLOBALE SUP/ MA RDT HA PRODUCT TOTAL PRODUCT MA VILLE BDD 9.24.825 0,20 0,700.277 0,39 VILLEKKT 693 2.338 0,9 0,800.870 0,59 D. KWILU 397.535 79.507 0,20 0,825 65.558 0,64 BAGATA 42.25 8.424 0,9 0,800 6.740 0,60 BULUNGU 0.9 22.234 0,20 0,800 7.746 0,60 GUNGU 49.337 9.867 0,9 0,800 7.894 0,60 IDIOFA 98.08 9.604 0,9 0,850 6.663 0,69 MASIMANIMBA 97.43 9.429 0,20 0,850 6.55 0,70 D. KWANGO 83.702 4.85 0,50 0,780 33.634 0,40 FESHIE 2.06 6.053 0,50 0,700 4.237 0,349 KAHEMBA 9.704 4.852 0,50 0,700 3.397 0,350 KASONGO L. 24.870 2.435 0,50 0,900.92 0,450 KENGE 26.706 3.353 0,50 0,800 0.682 0,399 POPOKABAKA 0.34 5.57 0,50 0,800 4.26 0,400 D. PLATEAUX 8.793 3.758 0,9 0,75 2.674 0,42 BOLOBO 7.594.59 0,20 0,700.063 0,39 KWAMOUTH 3.4 622 0,9 0,700 463 0,98 MUSHIE 6.556.3 0,9 0,700 98 0,40 YUMBI.530 306 0,20 0,750 230 0,50 D. MAI NDOMBE 46.449 9.456 0,20 6.709 0,44 INONGO 7.047 3.409 0,9 0,700 2.387 0,40 KIRI 3.388 678 0,20 0,750 508 0,49 KUTU 24.49 4.830 0,20 0,700 3.380 0,39 OSHWE 2.895 579 0,20 0,750 434 0,49 YOTAL PROV. 683.726 36.75 0,9 0,756 0.549 0,6

3. MAIS 06 Tableau n 89 :Production de Maïs SUP ENTITE MA GLOBALE SUP/ MA RDT T/HA PRODUCT TOTAL(T) PRODUC T T/MA VILLE BDD 2.86.093 0,50 0,650 70 0,324 VILLE KKT 6.488 3.244 0,50 0,550.732 0;266 D. KWILU 38.798 90.898 0,49 0,780 39.326 0,03 BAGATA 39.283 9.642 0,50 0,780 5.320 0,389 BULUNGU 04.40 52.204 0,49 0,800 4.764 0,400 GUNGU 56.93 28.465 0,49 0,720 20.493 0,359 IDIOFA 90.50 45.075 0,50 0,858 38.674 0,428 MASIMANIMBA 9.024 45.52 0,50 0,750 34.34 0,375 D. KWANGO 0.3 50.345 0,49 0,730 39.326 0,388 FESHIE 9.069 4.534 0,49 0,650 2.947 0,324 KAHEMBA 9.4 4.26 0,46 0,650 2.770 0,303 KASONGOL. 36.060 8.030 0,50 0,900 6.227 0,450 KENGE 36.75 8.358 0,50 0,750 3.768 0,374 POPOKABAKA 0.326 5.62 0,49 0,700 3.64 0,349 D. PLATEAUX 3.799 5.899 0,49 0,825 3.095 0,4 BOLOBO 7.267 3.633 0,49 0,800 2.907 0,400 KWAMOUTH 9.452 4.727 0,50 0,850 3.998 0,422 MUSHIE 8.742 4.37 0,50 0,800 3.497 0,400 YUMBI 6.338 3.68 0,49 0,850 2.693 0,424 D. MAI NDOMBE 76.597 38.30 0,50 0,87 29.67 0,387 INONGO 7.594 3.798 0,50 0,870 3.303 0,434 KIRI.364 5.683 0,50 0,850 4.830 0,425 KUTU 39.447 9.723 0,49 0,700 3.806 0,349 OSHWE 8.92 9.097 0,50 0,850 7732 0,425 TOTAL PROV. 600.79 299.780 0,49 0,726 234.99 0,39

4. RIZ PADDY 07 Tableau n 90 : Production de Riz Paddy SUP ENTITE MA.GLOBALE SUP/ MA RDT T/HA PRODUCT TOTAL(T) PRODUCT. T/MA VILLE BDD VILLE KKT 874 437 0,50 0,800 349 0,399 D. KWILU 67.475 33.429 0,49 0,728 25.090 0,37 BAGATA BULUNGU 39.9 9.560 0,50 0,800 5.573 0,.390 GUNGU 3.824.92 0,50 0,740.45 0,370 IDIOFA 8.467 8.925 0,48 0,670 5.979 0,323 MASIMANIMBA 6.065 3.032 0,49 0,700 2.23 0,350 D. KWANGO 42.44 2.230 0,50 0,728 3.948 0,328 FESHI 3.059.530 0,50 0,700.07 0,350 KAHEMBA.459 737 0,50 0,550 406 0,278 KASONGOLUNDA 2.745 0.873 0,50 0,700 7.6 0,350 KENGE 6.78 8.090 0,50 0,600 4.860 0,300 POPOKABAKA D. PLATEAUX.850 5.927 0,50 0,800 4.742 0,400 BOLOBO 2.563 284 0,50 0,800.027 0,400 KWAMOUTH MUSHIE YUMBI 9.287 4.643 0,49 0,800 3.75 0,400 D. MAI NDOMBE 56.277 28.077 0,49 0,850 24.442 0,434 INONGO 22.729.364 0,49 0,850 9.659 0,424 KIRI 9.289 4.644 0,49 0,800 3.75 0,399 KUTU 6.065 3.032 0,49 0,800 2.426 0,400 OSHWE 8.94 9.037 0,49 0,950 8.642 0,474 TOTAL PROV. 78.97 89.00 0,49 0,760 68.57 0,383

5. NIEBE (HARICOT) 08 Tableau n 9: Production de Niebe SUP SUP/ RDT PRODUCT PRODUCT. ENTITE MA.GLOBALE MA T/HA TOTAL(T) T/MA VILLE BDD.202 20 0,09 0,250 30 0,024 VILLE KKT 984 99 0,0 0,250 25 0,025 D. KWILU 0.867 0.296 0,0 0,334 3.382 0,033 BAGATA.257.26 0,0 0,350 394 0,035 BULUNGU 9.560.956 0,0 0,300 587 0,030 GUNGU 29469 3.055 0,0 0,300 9 0,030 IDIOFA 7.39.732 0,0 0,370 64 0,037 MASIMANIMBA 24362 2.427 0,0 0,350 849 0,034 D. KWANGO 63.290 6.329 0,0 0,390 2.73 0,042 FESHIE 530 53 0,0 0,300 46 0,030 KAHEMBA 5.77 572 0,0 0,500 286 0,050 KASONGOLUNDA 24.90 2.49 0,0 0,600 45 0,059 KENGE 26.77 2.672 0,0 0,300 80 0,029 POPOKABAKA 5.36 53 0,09 0,250 29 0,025 D. PLATEAUX.20 88 0,07 0,325 28 0,023 BOLOBO KWAMOUTH 655 33 0,05 0,350 2 0,08 MUSHIE 546 55 0,0 0,300 6 0,029 YUMBI D. MAI NDOMBE 3.059 306 0,0 0,350 07 0,034 INONGO KIRI KUTU 3.059 306 0,0 0,350 07 0,034 OSHWE TOTAL PROV. 7.603 7.09 0,09 0,36 6.230 0,036

5. BANANE PLANTAIN 09 Tableau n 92: Production de Banane plantain SUP SUP/ RDT PRODUCT PRODUCT. ENTITE $MA.GLOBALE MA T/HA TOTAL(T) T/MA VILLE BDD 327 6 0,8 3,00 8 0,055 VILLE KKT 635 3 0,02 2,700 35 0,055 D. KWILU 69400 3082 0,04 3,42.289 0,62 BAGATA 4489 90 0,02 3,200 276 0,06 BULUNGU 249 209 0,04 3,500 4.849 0,200 GUNGU 924 365 0,04 3,500.307 0,43 IDIOFA 8467 923 0,04 3,580 3.305 0,78 MASIMANIMBA 329 495 0,03 3,200.552 0,8 D. KWANGO 4468 847 0,04 3,280 6.889 0,66 FESHIE 928 9 0,00 2,700 25 0,026 KAHEMBA 2404 48 0,0 2,700 30 0,054 KASONGOLUNDA 5572 779 0,05 2,725 2.725 0,7 KENGE 8685 934 0,04 3,737 3.737 0,800 POPOKABAKA 3879 77 0,0 2,725 272 0,070 D. PLATEAUX 954 2733 0,28 3,500 9.66,05 BOLOBO 2834 967 0,69 3,500 6.884 2;429 KWAMOUTH 924 46 0,04 3,500 63 0,76 MUSHIE 334 96 0,06 3,700 727 0,23 YUMBI 2622 524 0,9 3,600.887 0,79 D. MAI NDOMBE 63434 8479 0,3 4,500 34.395 0,542 INONGO 8859 379 0,20 3,800 4.409 0,764 KIRI 3659 2049 0,,5 4,500 9.220 0,675 KUTU 906 453 0,04 3,500.587 0,75 OSHWE 2855 286 0,0 4,200 979 0,49 TOTAL PROV 84778 660 0,08 3,35 62.287 0,337

0 7. POMME DE TERRE Tableau n 93: Production de la Pomme de terre ENTITE MA SUP.GLOBALE SUP/ MA RDT T/HA PRODUCT TOTAL(T) PRODUCT. T/ MA VILLE BDD VILLE KKT D. KWILU 5.956 228 0,03 2,000 459 0;077 BAGATA BULUNGU GUNGU 2295 46 0,02 0,2000 92 0,040 IDIOFA MASIMANIMBA 366 82 0,04 0,2000 367 0,00 D. KWANGO 6.35.208 0,07 2,433 3242 0,200 FESHIE.930 3 0,0 2,200 67 0,034 KAHEMBA 4.863 243 0,04 2,300 559 0,4 KASONGOLUNDA 9.342 934 0,09 2,800 2.66 0,280 KENGE POPOKABAKA D. PLATEAUX BOLOBO KWAMOUTH MUSHIE YUMBI D. MAI NDOMBE INONGO KIRI KUTU OSHWE TOTAL PROV 2.690.436 0,06 2,200 3.70 0,70

8. PATATE DOUCE Tableau n 94 : Production de la Patate douce ENTITE MA SUP GLOBALE SUP/ MA RDT T/HA PRODUC T TOTAL(T) PRODUCT. T/ MA VILLE BDD 764 38 0,04 2,500 55 0,07 VILLE KKT 3 66 0,05 2,500 64 0,25 D. KWILU 99.052 0883 0,0 3,200 37.070 0,374 BAGATA 3.387 65 0,04 2,500 423 0,24 BULUNGU 24.804 2.480 0,09 3,500 8.682 0,350 GUNGU 7.428 742 0,09 3,000 5.228 0,299 IDIOFA 23.056 3.459 0,5 3,500 204 0,524 MASIMANIMBA 30.377 3.037 0,0 3,500 0.633 0,350 D. KWANGO 30.777 3.9 0,2 3,300 2.223 0,397 FESHIE 4.263 244 0,05 3,300 802 0,88 KAHEMBA.967 97 0,0 3,000 540 0,274 KASONGOLUND A.383 24 0,08 4,000 53 0,370 KENGE 20.596 3.089 0,4 3,200 9.598 0,466 POPOKABAKA 2.568 257 0,0 3,000 770 0,299 D. PLATEAUX.365 72 0,2 3,750 636 0,465 BOLOBO 70 06 0,4 3,500 372 0,523 KWAMOUTH MUSHIE YUMBI 655 66 0,0 4,000 264 0,403 D. MAI NDOMBE.20 23 0,0 3,500 4247 3,509 INONGO KIRI KUTU.20 23 0,0 3,500 4247 3,509 OSHWE TOTAL PROV 34.47 9 5.93 0, 3,250 54395 0,404

9. VOANDZOU 2 Tableau n 95 : Production de Voandzou SUP SUP/ RDT PRODUCT PRODUCT. ENTITE MA GLOBALE MA T/HA TOTAL(T) T/ MA VILLE BDD 8.000 2 0,00 0,250 3 0,000 VILLE KKT 8.500 3 0,00 0,300 4 0,000 D. KWILU 357.500.07 0,00 0,46 482 0,00 BAGATA 46.500 50 0,00 0,400 20 0,000 BULUNGU 90.000 350 0,00 0,400 22 0,00 GUNGU 45.600 04 0,00 0,550 57 0,00 IDIOFA 86.000 484 0,00 0,500 242 0,002 MASIMANIMBA 90.000 64 0,00 0,400 4 0,000 D. KWANGO 69.467.47 0,00 0,437 69 0,003 FESHIE 23.667 222 0,00 0,450 00 0,004 KAHEMBA 2.000 64 0,00 0,450 74 0,003 KASONGOLUNDA 49.300 326 0,00 0,500 63 0,003 KENGE 55.000 495 0,00 0,400 98 0,003 POPOKABAKA 20.200 20 0,0 0,400 84 0,004 D. PLATEAUX 0.500 0 0,00 0,300 3 0,000 BOLOBO KWAMOUTH MUSHIE 0.500 0 0,00 0,300 3 0,000 YUMBI D. MAI NDOMBE 43.303 50 0,00 0,300 45 0,00 INONGO KIRI KUTU 43.303 50 0,00 0,300 45 0,00 OSHWE TOTAL PROV 597.270 2.709 0,00 0,437.56 0,00

0.MILLET 3 Tableau n 96: Production de Millet SUP ENTITE MA GLOBALE SUP/ MA RDT T/HA PRODUCT TOTAL(T) PRODUCT. T/ MA VILLE BDD VILLE KKT 3.890 353 0,02 0,400 4 0,00 D. KWILU 258.886 84.585 3,26 0,475 44.385 0,7 BAGATA BULUNGU 03.833 3.507 0,03 0,400.403 0,03 GUNGU 6.48 24.485 0,39 0,600 4.69 0,239 IDIOFA 93.39 56.540 0,60 0,500 28.270 0,302 MASIMANIMBA 36 53 0,6 0,400 2 0,066 D. KWANGO 44.5 4.386 0,09 0,33.373 0,03 FESHIE 24.65 3.243 0,3 0,300 973 0,039 KAHEMBA 9.500.43 0,05 0,350 400 0,020 KASONGOLUNDA KENGE POPOKABAKA D. PLATEAUX BOLOBO KWAMOUTH MUSHIE YUMBI D. MAI NDOMBE INONGO KIRI KUTU OSHWE TOTAL PROV. 36.89 89.324 0,28 0,54 45.899 0,44

4. LEGUMES Tableau n 97 : Production de Légumes ENTITE MA SUP GLOBALE SUP/ MA RDT T/HA PRODUCT TOTAL(T) PRODUCT. T/ MA VILLE BDD 5.299 840 0,05 2,63 2.202 0,43 VILLE KKT 6.79 98 0,05 2,94 2.05 0,20 D. KWILU 498.92 0 27.393 0,05 2,399 65.724 0,3 BAGATA 55.929 3.078 0,05 2,393 7.368 0,3 BULUNGU 30.47 7.6 0,05 2,400 7.87 0,3 GUNGU 75.835 4.63 0,05 2,399 9.990 0,3 IDIOFA 5.28 6.327 0,05 2,400 5.86 0,3 3 MASIMANIMBA 2.40 6.664 0,05 2,399 5.993 0,3 2 D. KWANGO 209.25 8.485 0,05 2,400 27.566 0,3 FESHIE 30.269.66 0,05 2,400 3.987 0,3 KAHEMBA 24.259.332 0,05 2,400 3.96 0,3 KASONGOLUNDA 62.76 3.43 0,05 2,400 8.9 0,3 KENGE 66.766 3.664 0,05 2,400 8.795 0,3 POPOKABAKA 25.788.45 0,05 2,400 3.397 0,3 D. PLATEAUX 46.940 2.579 0,05 2,397 6.83 0,3 BOLOBO 2.075 663 0,05 2,399.59 0,3 KWAMOUTH.9 654 0,05 2,399.569 0,3 MUSHIE 2.348 680 0,05 2,392.627 0,3 YUMBI 0.606 582 0,05 2,398.396 0,3 D. MAI NDOMBE 38.72 7.65 0,05 2,399 8.274 0,3 INONGO 37.97 2.08 0,05 2,400 4.995 0,3 KIRI 5.899 873 0,05 2,398 2.094 0,3 KUTU 60.646 3.329 0,05 2,399 7.989 0,3 OSHWE 24.259.332 0,05 2,399 3.96 0,3 TOTAL PROV. 925.87 7 50.830 0,05 2,399 2.964 0,3 Sources : Service National des Statistiques Agricoles, Coordination Provinciale du Bandundu Mise en Tableau : INS/ BDD Dans l ordre d importance le manioc est la production la plus élevée. (de l ordre de 5.000.000 T) ; le maïs vient en deuxième position (près de 230.000 T), l arachide est la troisième spéculation ( près de 00.000 T), la banane plantain, l igname, la patate douce et le riz se situent dans la fourchette de 50.000 à 70.000 T. Le millet est de plus en plus produit, notamment dans les territoires d Idiofa et Gungu. De toute évidence la production est directement proportionnelle à la superficie cultivée et au rendement. Sauf pour le manioc, les superficies emblavées pour les autres cultures sont manifestement trop exiguës pour permettre des excédents plus importants qui seront destinés à constituer des réserves et/ou à vendre pour accroître le revenu.

5 Les aliments les plus nutritifs, à valeur marchande plus élevée et à cycle végétatif relativement court tels que le haricot, le niébé, le riz sont négligés au bénéfice du manioc. Dans les tableaux cidessus les rendements de toutes les cultures vivrières de la Province sont largement inférieurs à ce que l on pourrait atteindre en améliorant la qualité des semences, la fertilité et les techniques culturales. La réduction rapide de la fertilité des sols, notamment dans la partie la plus laborieuse de la Province est une grave menace sur la sécurité alimentaire. La dévastation des forêts, le raccourcissement de la durée des jachères et les feux de brousses répétés d année en année diminuent constamment la fertilité des sols quasi squelettiques du Kwango et du Kwilu. Dans la Province du Bandundu la production vivrière totale paysanne est quasiment assurée par les ménages, généralement villageois, principalement pour l autoconsommation et ensuite en vue de réaliser des revenus par la vente. Dans le ménage, le plus grand nombre d opérations est réalisé par la femme. Dans les régions forestières l homme se charge du défrichement et du débardage. Les opérations qui suivent le brûlis reviennent à la femme, en particulier, le labour, le semis ou la plantation, les sarclages, la récolte et les autres opérations de traitement (égrenage, décorticage, rouillissage, séchage, mouture ). Si les jeunes filles participent largement aux travaux agricoles, il n en est pas de même des jeunes garçons. La traction animale et la motorisation légère ou lourde ne sont pas d usage dans la province. De ce fait les superficies emblavées sont forcément limitées et réduites. Les essais d introduction de la traction bovine initiés par des missionnaires et quelques projets n ont pas été adoptés. La vulgarisation n a pas été adéquate et les cultures choisies n ont probablement pas été motivantes. Une étude plus approfondie ainsi que la consultation des expériences de Bankana et de Gandadjika devraient permettre de relancer ce thème susceptible de révolutionner l agriculture paysanne au Bandundu. En effet, toutes choses étant égales par ailleurs, doubler ou tripler la superficie c est doubler ou tripler la production. Actuellement la superficie moyenne cultivée par ménage agricole est de 80 ares pour le manioc.les cultures de maïs, de riz, d arachide et de haricot ont maintenu leurs moyennes respectives de 50, 50, 20 et 0 ares/ménage. N.B. : Avec la traction légère on pourrait davantage élargir ces superficies tout en soulageant la femme. Signalons enfin que le transport des produits agricoles se fait à dos d homme ou sur la tête, ce qui limite les quantités à déplacer.

6. FRUITS Les statistiques de 995 signalent une production de 80.230 Tonnes de fruits contre une demande globale de 7.604 Tonnes. Les pertes étant évaluées à 8.000 Tonnes, le déficit s élevait à 45.400 Tonnes Ces chiffres n énumèrent pas les espèces de fruits produits. On sait cependant que les mangues sont produites dans tous les villages, les bananes de table au MaiNdombe et à Kikwit, les agrumes à Bulungu, les ananas dans Gungu et MasiManimba. Il n existe pas de production organisée de fruits,que se soit par le secteur public ou le secteur privé. La province ne dispose d aucune structure de traitement, de transformation ou de conservation des fruits. B) INTRANTS LES SEMENCES. Au Bandundu on utilise généralement des semences provenant des réserves alimentaires ou achetées au marché. Au cours de la période de 982997 la CODAIK, le SENASEM, l INERA, le SNV, et d autres projets ont soit multiplié et diffusé dans la partie Sud de la Province des semences améliorées de maïs (Bandundu et Kasaï ), d arachide (JL 24 et Mandingu et P43), de manioc (F 00 et Kinwani), de soja (TGX 888), de niébé (Vira 7 Muyaya). De 999 à 2003 la FAO a diffusé des semences d arachide, de maïs, de haricot. Le PNR de son côté a fourni des semences de riz, notamment les variétés : IRAT 2, R66. Les activités de ces services regroupés de Kikwit n ont touché principalement que 4 territoires du Kwilu (Bulungu, Gungu, Idiofa, MasiManimba) et 2 territoires du Kwango (Feshi, Kenge). Les fermiers et les Associations ont reçu la formation des multiplicateurs de semences, pour relayer les services spécialisés tels que le SENASEM et le PNR ; à cet effet et par rapport a la mission leur dévolue, ils ont pu donné des résultats satisfaisants. Depuis 2003, le Projet pour la sécurité alimentaire (PSA), initié par le Diocèse de Kenge, multiplie et diffuse dans cette entité ecclésiastique des semences de maïs, d arachide, de manioc et de soja. En 99495 un Plan Semencier avait été mis au point bénéficiant des contributions de 4 partenaires : l INERA de Kiyaka, la Ferme Semencière Primaire de Lusanga, le SNV et les associations de multiplicateurs. Les rôles respectifs étaient répartis comme suit :

7 Amélioration variétale : INERA Kiyaka, Production des semences, formation des multiplicateurs : SENASEM, Vulgarisation des semences, suivi des multiplicateurs : SNV, Multiplication et diffusion des semences aux producteurs: Associations multiplicateurs. des Les demandes en semences sont très élevées. On peut citer à titre d exemple les besoins annuels estimés par SENASEM en 994 : Maïs : 3.596 Tonnes, Arachides : 2.589 Tonnes, Soja : 273 Tonnes, Niébé : 275 Tonnes. Il faut considérer que ces besoins doivent s être fortement accrus et diversifiés compte tenu du fait les productions croissent et se diversifient sans que les rendements ne se soient sensiblement améliorés Il est à noter que depuis une dizaine d années les services chargés de la filière semence sont en veilleuse. Quelques projets tentent de remédier à la situation, mais ne constituent pas une solution eu égard à l ampleur de la demande. Un plan semencier devrait sans conteste être mis en place en prenant en compte l adaptabilité aux conditions locales et les besoins de promouvoir les cultures susceptibles d accroître le revenu des paysans 2 LES ENGRAIS ET LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES Les engrais et les produits phytosanitaires contribuent à améliorer les rendements des cultures. Leur diffusion et promotion sont dévolues au SENAFIC (Service national des fertilisants et des intrants connexes). Pour la Province du Bandundu ce service est basé à Kikwit. Les principaux engrais diffusés au Bandundu sont le NPK 777 ; le NPK 555 ; le DAP 8460 ; l UREE 4600 ; le TSP 0450 ; le SK 0050 ; l inoculer pour le soja et l arachide. En 5 ans d activité, le SENAFIC / Bandundu a pu écouler 456,99 Tonnes d engrais toutes catégories confondues, 360 litres de pesticides et.280 outils agricoles. (Source : SENAFIC, Coordination Provinciale, 995). Outre le SENAFIC d autres services et projets ont diffusé des engrais et des outils agricoles. Il s agit du SENASEM, de la CODAIK, du PNR, de la FAO. En raison de leur faible pouvoir d achat les paysans du Bandundu accèdent difficilement aux engrais chimiques. La vulgarisation des engrais naturels, en particulier l enfouissement de la biomasse et l agroforesterie aux légumineuses (Leucaena, Mucuna ) initiée par le SNV a donné des bons résultats et devrait être poursuivie et consolidée conjointement avec la traction bovine. En effet l adoption de l enfouissement de la biomasse a été difficile en raison du surcroît de travail manuel que cela impose.

8 Parmi les phytopathologies qui prévalent au Bandundu il faut noter d une part les maladies du manioc et, d autre part, les attaques de charançons qui dévastent les produits après récolte. Le manioc est fréquemment attaqué par la cochenille, la mosaïque et l araignée verte. Ces maladies causent souvent des dégâts considérables entraînant des disettes périodiques dans les territoires de Feshi, Gungu, Idiofa et le district du Kwango. Le recours à des variétés résistantes et une meilleure fertilisation permet de faire face à la situation. Pour la sécurité alimentaire des populations souvent victimes de ces disettes, la différentiation des cultures devrait être envisagée au niveau de la recherche développement. Les études du Professeur Katanga sur le Mfuyu (Sphénostilis stenocarpa) mériteraient d être consolidées notamment sur la possibilité d une production à grande échelle et en vue de la vulgarisation de la consommation plus courante de cette légumineuse riche en protéines (0 %), à croissance relativement rapide (5 mois) et dont les rendements en culture paysanne peuvent atteindre 5 Tonnes/Ha. Le Mfuyu pousse dans le territoire de Feshi, à Bandundu et au Katanga. (Source : SISAN, 998, voir Minagri ou FAO) C) ENCADREMENT ET VULGARISATION Le Rapport MICS2/200 signale que 40 % des ménages enquêtés au Bandundu bénéficient d un encadrement technique des services du Développement et de l Agriculture. Ceci est en partie soutenable dans l aire de la Province constituant l hinterland de Kikwit, précisément la Ville de Kikwit ellemême, des parties des territoires de Bulungu, Gungu, Idiofa, Feshi et Kenge. Dans cette aire les PROJETS qui se sont succédé (l EDAR, l AIDR, OXFAM, la CODAIK, la MAC, CAIZ, la FAO, UNOPS, la CTB, etc. ) et les services spécialisés de l Agriculture et du Développement ont apporté un appui technique appréciable. Il s agit notamment des services ciaprès : L INERA/Kiyaka dans la diffusion et la vulgarisation des semences ; Le PNR dans la diffusion des semences, la vulgarisation et la commercialisation du riz ; Le SENAFIC dans la diffusion et la vulgarisation des intrants ; Le SENASEM dans la multiplication et la diffusion des semences ; Le SENAQUA (expnpf) dans la pisciculture ; Le SNV dans la vulgarisation des techniques culturales, les organisations paysannes, la multiplication et diffusion des semences, le microcrédit. Par ailleurs l encadrement de la production vivrière est buté à des difficultés parmi lesquelles : Le relâchement des vulgarisateurs démotivés par la modique rémunération leur accordée par l Etat ; L absence totale au nord et partielle au sud des structures spécialisées s occupant de la vulgarisation et de l encadrement ; L existence des zones d interférence entre les structures et manque de coordination provinciale des activités d encadrement et de vulgarisation ; Le maintien d une double administration entre les structures administratives normatives et les services spécialisés entraînant un gaspillage de maind œuvre et de ressources financières ; Le manque d équipements et de fournitures pour les vulgarisateurs ;

9 La mise en veilleuse de la majorité des services spécialisés par manque de ressources financières ; Le vieillissement du personnel technique de l administration et des services spécialisés ; L interruption des recyclages des agents. D) RECHERCHE EN AGRONOMIE ET EN DEVELOPPEMENT Il existe dans la Province du Bandundu un Centre de recherche agronomique, INERA/Kiyaka situé dans le territoire de Gungu à plus ou moins 70 Km de Kikwit. Depuis une quinzaine d années le centre est de plus en plus inopérant faute d équipements et de moyens financiers ; les infrastructures se délabrent et le personnel se décourage. Cependant les solutions ciaprès sont mieux indiqués par les secteurs : Les techniques agroforestières adaptées à la région ; L amélioration variétale de plusieurs espèces très utilisées dans la Province ; L introduction et ou promotion des cultures plus nutritives et plus payantes ; Les technologies pouvant conférer aux produits locaux une valeur ajoutée (manioc, banane ) ; Les luttes contre les maladies des plantes et des animaux dans la Province ; La meilleure gestion du terroir. etc. 4.2.2.2 SECTEUR MODERNE Le secteur moderne agricole s est éteint avec les mesures de la zaïrianisation. Les entreprises tels la PLC, la CKE, et d autres privées du secteur ont abandonné leurs concessions. Un an après toutes ont fait faillite à cause de la mégestion. N.B : La principale contrainte de la production dans le Bandundu est la débâcle des exploitations agricoles due à l absence des crédits agricoles, à la défectuosité des voies de communications, à la mauvaise qualité des opérateurs économiques du secteur, à la vétusté du matériel de production et à l absence de subventions de l Etat dans le secteur. 4.2.3 PRODUCTION ANIMALE Le milieu physique de Bandundu dans son ensemble est favorable à l élevage. Il est fait des savanes herbeuses et des prairies de bonne qualité disponibles et variées. 4.2.3. Milieu et potentialités A part les bovins qui ne peuvent évoluer normalement dans la région forestière de la cuvette centrale (Territoires de Kiri, Oshwe et partie d Inongo), toutes les autres spéculations animales peuvent être élevées dans la Province du Bandundu. Les potentialités naturelles sont donc considérables. En particulier les petits ruminants, les porcs, les poules, les canards, les pintades peuvent se développer dans tous les territoires de la Province. Les bovins de la race N dama sont rustiques et trypanotolérants. Ils ont fait leur preuve dans la Province et ont connu une expansion très rapide au cours des 50 dernières

20 années. Même sur des pâturages naturelles peu améliorés, tels les savanes et les steppes du Kwilu et du Kwango, les N Dama se portent bien moyennant une supplémentation en minéraux (blocs à lécher) Effectifs des différentes espèces Le Tableau n 98: Présente les effectifs des animaux par espèce et par district/ville en 2002. N Districts/Villes Bovins Caprins Ovins Porcins Volailles 0 District du Kwango 28.28 300.880 72.58 224.586.245.420 02 District du Kwilu 83.902 847.68.02.45 735.577 8.334.85 03 District du MaiNdombe 72.790 5.428 42.390 289.20 473.054 04 District des Plateaux 9.584 8.48 30.25 27.64 67.826 05 Ville de Bandundu 42.974 889 89 7.87 06 Ville de Kikwit 5.535 632 5.22 254.683 Totaux Province 594.86.325.466.448.985.282.550 0.493.039 (Source : Inspection Provinciale de l Agriculture, Pèche et Elevage, 2003.) Idéalement les productions animales, toutes espèces confondues, devrait revêtir une grande importance pour 2 raisons : La province souffre de la malnutrition. La faible consommation des protéines animales en est probablement la cause majeure. La demande interne en viande est nettement supérieure à l offre, avec une production de.837 Tonnes de viande et une demande de 2.29 Tonnes, le rapport offre/demande s élevait en 995 à 0,56. Si le Plan d action triennal 9982000 conçu dans le cadre du «Programme national de relance du secteur agricole et rural (PNSAR) s était réalisé pendant la période de.998 2.000 le déficit annuel interne se serait maintenu dans l intervalle de 0.000 à.000 Tonnes et l indice Offre/Demande aurait varié entre 0,53 et 0,50.(Source : Plan d action triennal, PNUD/UNOPS 998). A l heure qu il est, la situation du niveau nutritionnel est certainement plus dramatique qu avant étant donné que la population mange peu ou presque pas de viande, car la quasi totalité de la viande animale produite est destinée à la vente pour générer des revenus. () L'augmentation des productions animales aurait pour effet, certes, d accroître le revenu des éleveurs même si la vente de ces produits ne visait que l amélioration de l état nutritionnel à l intérieur de la Province. Types d élevage Au Bandundu on peut distinguer 2 types d élevage, l élevage traditionnel et l élevage moderne. 4.2.3.2 Secteur traditionnel L élevage traditionnel est pratiqué par la population dans les ménages un peu comme les cultures vivrières. Derechef il faut noter dès l entrée en matière que dans la Province du Bandundu l esprit d élevage n existe pas encore parmi les populations. Les ménages possèdent

2 quelques unités de petit bétail (caprins, ovins, porcins) et quelques sujets des animaux de basse cour, mais ne les élèvent pas. Il est donc malaisé de parler d élevage dans nos villages. Dans la plupart des cas cet «élevage» est pratiqué non point d abord pour manger, mais plutôt comme une sorte de caisse d épargne en vue de résoudre des problèmes sociaux, tels que les palabres, les frais scolaires, les soins de santé, les fêtes, les frais funéraires, les frais de mariages, les «démarches», etc. Dans ce contexte les animaux ne sont guère logés, ni nourris, ni soignés des maladies ; ils se reproduisent sans aucun contrôle de leur propriétaire. Par ailleurs, plusieurs espèces prolifiques, à cycles courts et résistantes aux maladies ne sont pas encore adoptées et répandues dans le milieu ; c est le cas des pintades, des cailles, dindons, lapins. En outre les races des chèvres, des moutons, de porcs et de poules «élevées» dans le contexte traditionnel et communément appelées races locales sont peu productives : les porcelets n atteignent que 5 kgs à 6 mois d âge, les caprins adultes dépassent difficilement ce poids, les poules locales pondent près de 60 œufs par année. D explosive qu elle aurait pu être l évolution des effectifs des «élevages» traditionnels est plutôt stationnaire comme le montre le tableau n Tableau n 99:Evolution du petit bétail et des volailles dans la Province du Bandundu 990 à 994. N Espèces 990 99 992 993 994 Moyenne/an 0 Caprins 539.000 549.800 560.800 57.700 586.036 02 Ovins.240 3.500 5.800 8.00 2.0 03 Porcins 220.500 225.000 229.000 233.400 237.732 04 Volailles 2.763.750 2.800.000 2.900.000 2.92.000 2.960.000 Source : Inspect. de l Agri/BDD, rapport annuel 2003 La dernière caractéristique des «élevages» traditionnels est qu il n existe aucun professionnalisme dans ce secteur. D où l absence notoire d œufs. D introduction récente, les bovins reçoivent quelques soins de leurs propriétaires, mais depuis quelques années l administration des blocs à lécher, les déparasitages externe et interne sont abandonnés en raison du relâchement de l encadrement et de l inaccessibilité aux produits vétérinaires. 4.2.3.3 Secteur moderne Dans la Province du Bandundu le Secteur moderne est le moins rependu car il n existe que deux noyaux à savoir : la JVL qui exploite plusieurs ranges dont les effectifs s élevé à plus au moins 20.000 têtes ; et le groupe ORGAMAN qui exploite près de 0.000 têtes.

22 A ce niveau, il y a lieur de signaler la baisse des activités du grand ranch de Feshi appartenant à Monsieur MESTRIAU. À l époque, il avait plus de 7.000 têtes. 4.2.4 LA PECHE La variété des eaux (fleuve, lacs, rivières,, ruisseaux, eaux douces) qui forme le réseau hydrographique constitue un potentiel halieutique important pour la Province. Il est à l origine du type d activité appelée Pêche. Malheureusement, la pêche pratiquée dans la Province est effectuée d une façon rudimentaire et artisanale, et ce au regard des procédés et outils utilisés dans ce domaine et le quasi inexistence d une réglemention appropriée suivie par les services compétents. 4.2.4. INFRASTRUCTURE Malgré l existence d un potentiel halieutique important, il n existe pas dans la Province, des structures appropriées qui pratiquent une pêche diton industrielle ou sémiindustrielle ou encore un regroupement quelconque qui dispose des : goélette, chalutier, thonier, langoustier ou autre bateau de pêche. L absence de tels équipements témoigne de la sous exploitation du potentiel pêche dans la Province du Bandundu. 4.2.4.2 PRODUCTION Il existe plusieurs variétés ou espèces des produits de la pêche ou mieux les différentes variétés des poissons de rivière dans la Province. Des pêcheurs traditionnels isolés sont éparpillés sur les principaux biefs poissonneux, tels Lokoro, Lutoy, Lac MaiNdombe, Mfimi, Kasaï et Kwango. La Pêche y est pratiquée pour l autoconsommation et le peu d excèdent qui est destinée à la vente ne rime en rien sur l amélioration des conditions de vie de pêcheur. La production de l ensemble de la Province est de l ordre de 600.000T comme l indique le tableau ci après : Tableau n 00: Production des poissons (en tonne) en 2002 N ENTITES POISSONS FRAIS POISSONS FUMES 0 District du Kwango 4.50,000 Non renseignés 02 District du KWILU 2.774,000 Non renseignés 03 District de Mai Ndombe 446.344,080 23.864,880 04 District des Plateaux 05.036,560 5.892,440 05 Ville de Bandundu 5.79,64 24.26,000 06 Ville de Kikwit 7,040 Non renseignés TOTAUX 564.526,840 Source : Division Provinciale de l Agriculture, pêche et Elevage /Bandundu 2003 4.2.4.3. PÊCHEURS On recense dans la Province 70.043 pêcheurs professionnels repartis comme suit :

23 Tableau n 0 : Répartition des pêcheurs/district N ENTITES EFFECTIFS PECHEURS 0 District du Kwango Non recensés 02 District du Kwilu Non recensés 03 District de Mai Ndombe 45.894 04 District des Plateaux 2.223 05 Ville de Bandundu 2.926 06 Ville de Kikwit Non recensés TOTAL 70.043 4.2.4.4. LES PRINCIPAUX BIEFS DE PÊCHE le Nord de la Province du Bandundu a d énormes possibilités pour le développement de pêche. En effet, le potentiel de l ensemble des rivières et lacs de cette partie de la Province (rivière Kwa, Mfimi et affluents ; Lac MaïNdombe et affluents de gauche ; rivière Loto, Lokoro et affluents) a été estimé à 70.000 tonnes, tandis que le niveau actuel de production est de 20.000 tonnes. Tableau n 02: Relevé d habitats aquatiques (biefs producteurs par territoire) District et Territoire District de MaiNdombe INONGO KIRI OSHWE KUTU DISTRICT DES PLATEAUX BOLOBO KWAMOUTH MUSHIE YUMBI Habitats aquatiques ou biefs producteurs Rivière Lokoro et ses affluents OlongoLuke Rivière Longo Nsona Lac MaïNdombe Rivière Lutoy et ses affluents Rivière Lutoy et ses affluents Lobuli Rivière Lukenie Rivière Kasaï Rivière Lokoro Rivière Kasaï et ses affluents Rivière Mfimi et ses affluents Rivière Lukenie Rivière Bolwampe Rivière Luabo Lac MaiNdombe Rivière Lobuli Rivière Lobabo Fleuve Congo et ses affluents Rivière Ngampoko Rivière Kwa et ses affluents Fleuve Congo et ses affluents Rivière Kwa, Rivière Kwango Rivière Kasaï et ses affluents Fleuve Congo et ses affluents Rivière Kasaï, Rivière Kwa, Rivière Kwango Rivière Mfimi, Rivière Boluampe et leurs affluents Fleuve Congo et ses affluents Rivière Nsolu Rivère Ngampoko

24 DISTRICT DU KWILU BAGATA BULUNGU IDIOFA GUNGU MASIMANIMBA Rivière Kasaï et ses affluents Rivière Kwilu et ses affluents Rivière Inzia et ses affluents Rivière Kwilu et ses affluents Rivière Kwenge et ses affluents Rivière Kabangu, Mosango et leurs affluents Rivière Kasaï, Kamtsha, Loange, Mpukulu Lubwe, Piopio, Katembo et leurs affluents Rivière Kwilu, Kwenge, Loange, Lutshima et leurs affluents Lac Matshi Rivière Gobari, Kwenge, Inzia, Luie, Mukulu, Kafi et leurs affluents. STATISTIQUES DE PRODUCTION PAR ESPECES RENCONTREES DANS LES BIEFS DE PECHE Tableau n 03:Statistiques de Production par espèces rencontrées ESPECE Nom scientifique Nom vernaculaire Production en tonne POLYPTERUS PROTOPTERUS MORMYROPS DELICIO SUS GRATHONOMUS ELEPHAS HERTICUS CONSICUS CITARINUS CIBBOSUS) LEVEO ALTIVOLIS CLARIA ANGOLENSIS OPTIOCSPHELIANUS OPTIOCS PHELIANUS TILAPIA MACROCHIR TILAPIA MELANOPLEVRA AUCHEN COLARUIS PERCHE DU NIL CHRYSICHTYS CRACH MASTCEMBELUS CRACH BARBUS NICHOLSI) BARBUS VOLIFER SARDINE HYDROCYEN OU POISSON TIGE CREVETTE ALLIGATORS TORTUE (KOBA) GRENOUILLE ESCARGOTS DISTCHODUS ANTONI ENGERCUS MOKONGA NZOMBO MFUMBE MBONGE ZAÏKO LIYANGA MONGAZA NGOLO MUNGUSU NINA LIBUNDU LIBUNDU MBOKA CAPITENE MOSOMBO MOKI MBONGA MONGANZA NGELE MOMPONGO NDAKALA MBENGA KOSA KOSA LOKESE LIGBOLOLO MBEMBE MBOTO LIKOKO 26.223,846 3.59,785 2.05,457 24.70,568 28.7,799 23.94,850 2.620,35 32.80,6 32.868,252 8.700,544 9.222,344 2.065,696 20.248,375 2.657,98 6.980,763 9.70,38 20.449,0 4.43,0 4.473,97 7.06,404 4.42,668 2.608,533 4.6,859 74.589,38 64.827,2 23.404,300 9.250,98 TOTAL 564.526,84 Source : Division Provinciale de l Agriculture, Pêche /BDD Mise en tableau : Direction Provinciale INS/BDD.

4.2.5. COMMERCIALISATION 25 Les produits agricoles, d élevages et de pêches du Bandundu sont destinés à 80% au marché de Kinshasa, grand centre de commercialisation et consommateur des produits de la Province. Ces différents produits affrontent le rapport des forces/prix fixés par les circuits du marché kinois ; souvent en défaveur des producteurs provinciaux. On observe, en outre qu en dehors de Kinshasa, plusieurs produits vivriers de Bandundu prennent aussi le chemin des marchés du CongoBrazza et de l Angola parce que les prix offerts sont meilleurs. 4.2.6 SITUATION DES AUTRES SECTEURS ECONOMIQUES DE LA PROVINCE 4.2.6. MICRO FINANCE La micro finance est une catégorie des institutions financières non bancaires. Il s agit des caisses d épargne ainsi que des coopératives d épargne et de crédit ayant principalement pour objet de collecter l épargne des membres et de leur consentir des crédits. Celles ci peuvent dans les limites des textes législatifs et réglementaires qui les régissent traiter les opérations de banque et recevoir du public des fonds à vue, à terme fixe ou avec préavis. Suite au processus de restructuration du système financier national dont l objectif ultime est la relance de l intermédiation financière et la mise en place d un système financier stable, trois banques commerciales qui disposaient des Agences dans la Province de Bandundu ont été jugées insolvables et irrécupérables. Par conséquent, elles ont été mises en liquidation. Il s agit des banques suivantes : la Banque Commerciale du Congo (BCDC) ; la Banque Congolaise du Commerce Extérieur (BCCE) ; la Banque des Crédits Agricoles (BCA). Tableau n 04 :RESEAU PROVINCIAL DES AGENCES DES BANQUES COMMERCIALES LIQUIDES N Villes et Districts BCDC BCCE BCA 0 Bandundu Bandundu 02 Kikwit Kikwit Kikwit 03 Inongo Inongo 04 Kenge Kenge 05 Idiofa Idiofa Source: BCC Direction Provinciale Bandundu, Rapport annuel 2003 Après la fermeture des Agences des Banques commerciales reprises sur le tableau cidessus la Province du Bandundu ne compte actuellement qu un seul établissement bancaire à savoir la Banque centrale du Congo qui dispose d une direction Provinciale à BandunduVille, d une Agence Autonome à Kikwit et de deux Agences mandataires installées à Inongo et à Kenge.

26 La petite épargne notamment l épargne rurale reste dispersée faute de structure adaptée pour la collecter. Les efforts de la CADECO pour reconquérir la confiance du public perdue vis à vis du secteur de micro finance à cause notamment de l hyperinflation des problèmes de liquidités et du coût des services n ont toujours pas porté des fruits. Ainsi, la micro finance dans la Province du Bandundu est caractérisée par le ralentissement des activités du quasi totalité des établissements du secteur qui du reste, sont inégalement repartis à travers la Province. En dépit de l inégalité de la représentation des institutions de ce secteur à travers les villes et districts de la Province, il importe d épingler les écueils qui rongent telle une vermine les établissements de micro finance au Bandundu. Il s agit notamment de : Absence de régime incitatif des investissements dans le secteur. Pénurie des signes monétaires et inconvertibilité des dépôts. Persistance de la méfiance du public vis vis de ces établissements. Importance de la circulation fiduciaire hors banque dans les disponibilités monétaires de la Province. Désintermédiation financière. Dollarisation de l économie dans la Province Quelques actions peuvent être envisagées en vue de la re dynamisation des activités des établissements de micro finance dans la Province du Bandundu. Nous citons à titre indicatif : La création d un fonds de refinancement des établissements de micro finance sous la supervision de la direction Provinciale de la Banque Centrale du Congo ; La création des caisse de proximité pour soutenir la production agricole par des financements des compagnes agricoles dans chaque Territoire ; L incitation des établissements de micro finance existants à ouvrir les succursales dans les centres économiques viables de la Province ; La mise en place d une stratégie Provinciale sur la politique sectorielle de promotion et de développement de la micro finance ; L instauration de l intermédiation financière de manières à ramener la population aux guichets des établissements de micro finance.

28 Tableau n 05 : RESEAU PROVINCIAL DES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE N VILLES ET CADECO COOEC COOPC COOPEC UCPECI CPK TOTAL DISTRICTS 0 BANDUNDU CADECO/BDD COOCEC/BD D 2 02 KIKWIT CADECO/KKT COOCEC/KK T COOPEC/KKT COOPEC/ECOLEKKT COOPEC/ LUKOLELA KKT III COOPEC KKT UCPEC/KKT.CPK CPK/KKT 9 03 KWILU COOPEC BULUNGU 7 COOPEC IDIOFA COOPEC IFUMA COOPEC DULA COOPEC DIBAYA COOPEC VANGA COOPEC MASI COPPEC KAHEMBA 04 MAINDOMBE CADECO/INONGO COOPEC/INONGO 3 CADECO/NIOKI 05 PLATEAUX CADECO/BOLOO 3 CADECO/MUSHIE CADECO/KWAMOU TH 06 KWANGO COOPPEC/KENGE COOPEC/TEMBO 3 TOTAL 27 Source : Rapport annuel BCC, Direction Prov. Bdd 2002 Rapport trimestriel BCC, Agence BCC KKT oct., nov.,dec. 2003.

29 L analyse du réseau Provincial des institutions de micro finance ci dessus laisse apparaître une concentration des établissements de ce secteur dans la ville de Kikwit avec 33, 33% suivi du District du Kwilu 25, 93%. Le District des Plateaux dispose de, % des établissements de ce secteur, le District du Mai ndombe,%, le District du Kwango, et la Ville de Bandundu 7,4 %. Il sied de relever que les efforts tendant à renforcer l implantation des établissements de crédit au Bandundu s avèrent prioritaires dans les entités administratives à faible taux d installation des institutions de micro finance. Nonobstant, l éffrondrement des Institutions de micro finance de la Province du Bandundu dû aux effets néfastes de la réforme monétaire de 993, de l opération Bons du Trésor (titres d emprunt public émis par le Gouvernement, bien qu échus demeurant jusqu alors non remboursés), de la dégradation de l environnement macroéconomique de la décennie écoulée ; Il faut signaler que la collecte de l épargne par ces Institutions dans la Province s est timidement améliorée au cours de ces 3 dernières années. En effet, il ressort des données récentes disponibles à la Banque Centrale du Congo, Direction Provinciale de Bandundu que le total des encaisses consolidées des Institutions de micro finance de la Province a accusé une progression de 33,9 % en se fixant à 26.676.07,39 FC à la fin d u er trimestre 2004 contre 20.028.097, 2 FC à la fin du deuxième trimestre de l année 2003. En ce qui concerne l encours des crédits octroyés, il s est élevé à FC 5.67.450 à la fin du er trimestre 2004 contre FC 7.98.980,8 pour le quatrième trimestre 2003 accusant ainsi une diminution de 67,02 %. S agissant des secteurs bénéficiaires des crédits, on notera que ceuxci ont été essentiellement orientés vers les secteurs ci après :. Le secteur social : ménage frais scolaires soins de santé 2. Le petit commerce Difficultés. Faible capacité de gestion essentiellement due à : Faible niveau de dépôts lié au bas niveau du revenu de la population. Absence des ressources indispensables au renforcement des capacités. Coût de gestion élevé : Insuffisance des produits financiers par rapport à l importance des charges. Absence de marketing : La persistance de la méfiance du public visàvis du secteur de micro finance doit interpeller les établissements de ce secteur à organiser une offensive marketing en vue de ramener le public à leurs guichets. Ignorance des lois :

30 La loi n 002/2002 du 2 février 2002 portant dispositions applicables aux coopératives d épargne et de crédit ainsi que la loi n 003 /2002 du 2 février 2002 relative à l activité et au contrôle des établissements de crédit sont ignorées du public et même de certains établissements du secteur situés dans la Province du Bandundu. Pour limiter ces difficultés, la Direction Provinciale de la Banque Centrale du Congo ayant la supervision des Institutions de micro finance de la Province du Bandundu dans ses attributions, doit veiller à chaque instant à la protection de l épargne du public et à la viabilité des établissements de micro finance de son ressort. 4.2.6.2 MINES Les exploitations minières de type industriel n existent pas dans la Province du Bandundu. On y rencontre cependant des exploitations de type artisanal pour le cas des diamants alluvionnaires dans le site de Bendela/MaiNdombe et sur les eaux du Kwango en amont du PontKwango. Seule la vente du diamant extrait artisanalement et ce qui provient de l Angola sont commercialisés et constituent la richesse minière actuel de la Province. Quelques statistiques sont établies mais non disponibles. Cependant, on signale plusieurs indices de divers minerais tels : le phosphate, le sable fin pour la verrerie, le fer, le nickel, le gypse pour le ciment, etc ; même le diamant d autant plus que le sud de la Province appartient à la même zone minéralogie que la riche Province de LundaNord de l Angola. Il y a lieu de favoriser les études prospectives en vue de déterminer et exploiter les minerais qui existe réellement. 4.2.6.3 HYDROCARBURES Comme pour le minerais, on trouve parci parlà dans la Province du Bandundu les indices de surface du pétrole et de gaz. Selon la mission effectuée au mois de septembre 2004 par les experts géologues du Secrétariat Général des Hydrocarbures qu accompagnait le Chef de Division Provincial, ces indices ont été confirmés à TOLO dans le Territoire de KUTU, à ILANGANKOLO dans le Territoire d OSHWE et dans le Territoire de BAGATA. Compte tenu des l existence de ces potentialités, il y a lieu d encourager toute initiatives de prospection, préexploration et exploration production dans ce secteur. 4.2.6.4 TOURISME Avec un riche potentiel touristique, la province est parmi celles qui offrent les meilleures du pays, malheureusement non mises en valeur. À titre indicatif, la Province compte le mystérieux Gorges de LUKWILA (Territoire de Gungu), le Lac Noir le plus important de l Afrique (Territoire d Inongo), les Eléphants blancs (à OSHWE), le Chute Guillaume (Territoire de KasongoLunda) etc qui constituent la rarissime beauté touristique de la Province du Bandundu et de la République Démocratique du Congo.

3 CHAPITRE V : DYNAMIQUE COMMUNAUTAIRE La dynamique communautaire dans la province du Bandundu s observe à partir des points ciaprès : 5.. CAPACITÉ ORGANISATIONNELLE La fonctionnalité des structures communautaire dépend de la qualité et du dynamisme des animateurs des structures susdites. On observe l existence de plusieurs formes des structures mises en marche, mais cellesci présentent pour la plupart une inadéquation entre la fonction et la finalité. Les responsables considèrent les associations ainsi créées par eux comme leur propriété privée. Cette situation très souvent bloque le fonctionnement interne des organisations. D où les actions ainsi que les résultats attendus sur terrain s avèrent souvent nuls. Enfin plusieurs structures semblables, exerçant les mêmes activités et se confondent sur terrain en réalisant les mêmes activités ou opérations plusieurs fois auprès des mêmes populations. 5.2. DEGRÉ DE PARTICIPATION DE LA POPULATION A LA BASE. La population à la base s affilie facilement auprès des structures communautaires. Cet enthousiasme se dissipe facilement lorsque apparaisse le devoir des contributions individuelles et en même temps lorsque la structure n a rien à offrir aux adhérents. C est pourquoi ces structures naissent et disparaissent facilement. Celles qui tiennent sont celles qui ont quelques actions sur terrain et ayant bénéficié d un quelconque appui extérieur. Le niveau de revenu des populations est nettement déterminant du degré de participation des populations cibles et bénéficiaires. 5.3. SOURCE DE FINANCEMENT Pour réaliser les actions sur terrain, il faut entre autre disposer des moyens financiers conséquents. Plusieurs structures communautaires naissent sans prendre en compte ces éléments. Elles ont souvent une capacité financière interne faible et de ce fait compte beaucoup plus sur le financement extérieur. Celuici étant soumis à plusieurs critères d éligibilité, les structures communautaires souffrent donc du mal financier tout au long de leur existence. La contribution de l Etat congolais serait une solution adéquate au financement des structures communautaires locales. 5.4. VIABILITÉ DES STRUCTURES COMMUNAUTAIRES. On observe dans la province l existence de certaines structures communautaires viables. Cette viabilité tient à la capacité organisationnelle respective, au dynamisme de

32 leurs responsables, à l option opérée pour les domaines d intervention et à la disponibilité des ressources financières, matérielles, etc Les plus viables se retrouvent dans le secteur agricole, le secteur de santé, le secteur de l éducation de base, le secteur générateur de revenus et enfin très peu dans le secteur des infrastructures. 5.5. CONTRÔLE DES STRUCTURES COMMUNAUTAIRES. La dynamique communautaire dans la Province du Bandundu entretient de nets rapports de collaboration avec les services publics de l état. Ces rapports se traduisent en terme de : Encadrement technique sur terrain ; Suivi et évaluation de leurs activités sur terrain; Contrôle de conformité avec les exigences légales; Contrôle de conformité avec les objectifs du développement national. Tout ce travail devrait être assez régulier pour évaluer le niveau du mouvement communautaire dans la Province. Cependant, la précarité des moyens d actions des structures étatiques ne permettent pas d accompagner les structures communautaires dans leur rôle de contribution au développement locale. 5.6. DIFFÉRENTS TYPES DES DYNAMIQUES COMMUNAUTAIRES 5.6.. DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE A la suite de la désarticulation du système bancaire, on assiste à l émergence d une dynamique dans le processus de création des structures communautaires facilitant l épargne et l octroi des microcrédits à la population. Des institutions financières ainsi créées sont les caisses d épargne et des crédits ainsi que les coopératives d épargnes et des crédits. Elles ont bien fonctionné pendant une décennie et sont aujourd hui pratiquement toute en veilleuse. Elles nécessitent une relance en terme des capitaux frais et des réformes internes pour assurer une bonne gestion. L on observe bon nombre de cellesci inopérantes à ce jour pour cause de mégestion et de détournement des fonds par des gestionnaires irresponsables. Par ailleurs, plusieurs conflits sont nés à la suite du mauvais partage des intérêts. Ces intermédiaires financières ne bénéficient plus aujourd hui de la confiance de la population. La population a été son tour exploitée, escroquée et appauvrie à travers des nombreuses réformes et dévaluations qu à connu la monnaie nationale. Du reste, leur rapport de collaboration technique avec la banque centrale s est fortement détérioré. C est pourquoi la pratique de la thésaurisation a élu domicile dans le chef de la population et les mouvements des capitaux dans le commerce domestique se fait de main en main. 5.6.2. DYNAMIQUE SOCIOCULTURELLE La situation difficile due à la crise sociopolitique qui a secoué le pays et surtout l arrière pays ainsi que le monde rural a poussé la population à s organiser autour des :

33 Mutualités Associations culturelles et artistiques (chorale, groupes folkloriques, groupes théâtrales etc ) Ces différents groupements culturels sont nés pour des raisons d assistance et de solidarité pour pallier des crises d emploi et la recherche d un éventuel revenu. Le nombre de ces associations est difficile à déterminer car beaucoup évolue dans l informel et donc échappent au contrôle de l état. 5.6.3. DYNAMIQUE RELIGIEUSE Plusieurs structures religieuses existent et opèrent dans la province. Elles sont soit anciennes ou récentes. Elles ont pour vocation l encadrement spirituel des populations. Les plus importantes sont généralement les mieux structurées et fonctionnent bien. Les moins importantes sont celles qui offrent le spectacle d un fonctionnement inadéquat. Le tableau ciaprès présente les différents groupements religieux existant dans la Province. Tableau n 06: Différentes relions de la Province N DESIGNATION LOCALISATION ACTIVITES OBSERVATION 0 Catholique Toute la Evangélisation Province Enseignement Santé 02 Protestant Toute le province 03 Kimbanguiste Plus dans le Kwilu et Kwango 04 Musulman Représentation timide dans la Province 05 Eglise de réveil et Toute la autres province Elevage etc Evangélisation Enseignement Santé etc. Evangélisation Enseignement Développement agricole Enseignement du coran Evangélisation Source : Div. Provinciale de la Justice. Rapport annuel 2003. On observe en terme d importance du nombre des adhérents que : la religion catholique regroupe 70% la religion protestante regroupe 20% la religion Kimbanguiste 7% la religion Musulmane % l ensemble des églises de réveil et le reste 2%

34 CHAPITRE VI : PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT URBAIN DANS LA PROVINCE Synthèse Problématique 6.. SÉCURITÉ FONCIÈRE : Lotissement et occupation anarchique des terres par manque de plan de lotissement des quartiers ; Conflits fonciers et immobiliers suite à la gestion archaïque des terres ; Manque des matériels techniques du cadastre. 6.2. HABITAT Extension de la ville effectuée sans aucune planification ; Absence d une structure de coordination des actions de l urbanisme et habitat. Absence d un plan d urbanisme ; Quartiers d auto construction dont la structure de logement est en terre. Présence quasipermanant des érosions qui créent des ravins. 6.3. EQUIPEMENTS SOCIAUX Insuffisance et délabrement avancé des locaux d écoles ; Ecoles et hôpitaux construits en blocs adobe ; Inexistence des hôpitaux urbains de niveau intermédiaire ; Absence et insuffisance des matériels sanitaires et scolaires ; Equipements sociaux sont dans un état de dégradation avancée et la quasitotalité des écoles et hôpitaux datent de plus de 50 ans ; Accès difficile de la majeure partie de la population aux soins de santé à cause du coût dépassant de loin leur pouvoir d achat. 6.4. INFRASTRUCTURE Infrastructures urbaines en dégradation constante ; Manque de moyens d entretien de la voirie urbaine ; Absence de cadre et de mécanisme approprié pour la construction et l entretien des équipements techniques de base et collectifs ; Absence des réseaux d assainissement ; Equipements de loisirs insuffisants. 6.5. ENVIRONNEMENT Environnement pollué et caractérisé par le problème d inondation et de marécage ; Absence d une politique environnementale de déboisement ; Absence notoire d aménageurs fonciers tant privé que publics. 6.6. ECONOMIE URBAINE Tissu économique en délabrement, engendre d innombrables conséquences,méfaits et nuisance de diverses formes ; Perte continuelle du pouvoir d achat par la population ; Taux de chômage sans cesse croissant accompagné des employés avec des salaires de misère ; Economie urbaine pauvre, peu dynamique et non extensive ; Activités économiques orientées vers l agriculture, la pêche et l élevage ;

35 6.6. GROUPES SOCIAUX VULNÉRABLES La croissance spéculaire des personnes vulnérable suite aux conflits politiques et la guerre. 6.7. ACCÈS AU CRÉDIT Absence d une politique de crédit et de financement des activités. 6.8. FINANCES LOCALES Insuffisance des ressources financières locales ; Dépendance total au pouvoir central. 6.9. PARTENARIAT LOCAL ET BONNE GOUVERNANCE Préparer l amélioration de la fourniture des fonctions et services urbains dans la perspective d atteindre les objectifs de développement ;

36 CHAPITRE VII : FACTEURS DE DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE DE LA PROVINCE 7.. LES MOYENS FINANCIERS DE LA PROVINCE L analyse des moyens financiers reste difficile à opérer dans le court terme. Cela est vrai tant il apparaît que la Province du Bandundu n a jusqu à ce jour procéder à aucune évaluation exhaustive de sa capacité financière réelle. Elle reste donc tributaire d un budget lui imposé par l Etat reprenant une nomenclature inadaptée par rapport à l assiette des ressources fiscales observées sur terrain et pouvant donc lui produire des facilités financières suffisantes pour son bon fonctionnement. A chaque fois que son budget est approuvé, il lui est difficile de l exécuter totalement pour causes : des taxes prévues mais non perçues auprès des sociétés opérant dans la Province mais ayant leurs sièges à Kinshasa. des assignations des régies financières (OFIDA et OCC expressément) dont les produits réalisés aux frontières BandunduCongoBrazza, BandunduAngola sont consommés à la Direction de l OFIDA KinEst. de la faible mobilisation des recettes restantes qui constituent un manque à gagner considérable pour la Province du Bandundu. 7.2. LES VALEURS POSITIVES DU DEVELOPPEMENT La Province offre des atouts utiles à l épanouissement sociopolitique et économique d ensemble par : sa position géographique la plaçant à proximité de Kinshasa, mégapole nationale et grand centre de consommation ; l émergence d un dynamisme communautaire local ; la coexistence pacifique entre les différents groupes ethniques et tribus qui composent la population actuelle de la Province ; les prédispositions des populations au changement ; le caractère hospitalier et ouvert aux autres peuples ; le bon niveau de scolarisation de la population pour l ensemble de la Province ; le dynamisme de la population paysanne pour les travaux des champs ; la conservation des valeurs artistiques (sculpture, masque, danse, proverbe) l observation d un engagement ferme de l autorité politique locale dans le processus de la lutte contre la pauvreté. 7.3 LES VALEURS NÉGATIVES DE DEVELOPPEMENT Les valeurs négatives les plus observées qui handicapent le développement dans la Province du Bandundu sont entre autres celles que voici : La dépendance familiale et esprit parasitaire ; la persistance des coutumes rétrogrades (exemple : kithwil chez le peuple Yansi), en effet, ce système chez les Yansi consiste a ce qu une jeune fille

37 soit prise en mariage par un parent, d une façon contraignante et brise ainsi de manière précoce les chances de vie de la victime ; les interdits alimentaires fortement rependus dans la Province (mets exclusivement réservés aux hommes) ; le tribalisme persistant ; l exode rural des populations vers Kinshasa ; l Oisiveté des jeunes ainsi que la méprise des travaux agricoles par ces derniers ; l absence d initiatives ou d esprit d entreprise ; les conflits coutumiers dans le système de succession ; la faible participation de la femme dans les structures de prise de décision ; la croyance à la sorcellerie ; la barrière opposée à la scolarisation de la jeune fille dans le milieu rural ; la forte disponibilité aux actions politiques par rapport aux actions de développement. La faible intégration économique intra Provinciale. 7.4. INDICATEURS DU DEVELOPPEMENT 7.4.. INDICES DU DEVELOPPEMENT HUMAIN Les considérations des populations de la Province du Bandundu sur le développement humain se rapportent sur la possession des biens matériels que ne dispose pas facilement n importe qu elle individu ; il s agit : Des espèces monétaires ou compte en banque ; De maisons d habitation moderne(logement décent); De moyen de déplacement ( vélo, moto et camion); De l alimentation adéquate et régulièrement assurée etc. Sur l ensemble de la Province l on peut observé 2% de la population totale qui se retrouve dans cette catégorie. Elles sont localisés surtout dans la ville de Kikwit, Bandundu, la cité d Idiofa, et la cité de Nioki. 7.4.2. INDICE DE PAUVRETE HUMAINE L indice de pauvreté humaine de la Province du Bandundu est de 43,6%, au dessus de la moyenne nationale estimée à 4%. Il y a lieu de retenir que la pauvreté dans la Province du Bandundu est un phénomène généralisé des masses et un fléau très préoccupant. 7.4.3. INDICES GENRE ET DEVELOPPEMENT La participation de la femme au développement dans le Bandundu, n est pas à démontrer dans l essor du secteur agricole. Néanmoins, la participation cause de la pauvreté de cette femme tient à l éventail très réduit des opportunités : Face au bas niveau d instruction, elle ne dispose que de sa capacité physique pour affronter les dures conditions de travail de champs.

38 Elle passe plus de son temps à accomplir le rôle exigeant d épouse et des devoirs écrasants de mère. Elle part défavorisée sur le marché du travail moderne. La pauvreté de la grande majorité des femmes dans le Bandundu s explique par la faible productivité de leur travail de champs, ceci à cause de la rusticité de l instrument utilisé, des techniques culturales encore traditionnelles, de la faible accès à la communication et aux nouvelles technologies de l information en du changement de la mentalité et le manque d encadrement et de crédit. N.B. Les statistiques sur les femmes dans les différents secteurs ne sont pas disponibles compte tenu de l étendue et de la précarité des structures d encadrement. 7.4.4. ETAT DES LIEUX DES OMD L évaluation du niveau d exécution des objectifs du millénaire pour le développement dans la Province du Bandundu renseigne qu un effort d ensemble s effectue pour la mise en œuvre de ces 8 différents objectifs. Cependant les résultats positifs sont particulièrement observés dans le domaine de la santé de reproduction, de la réduction de la mortalité infantile, dans le domaine du VIH/SIDA, du paludisme et d autres maladies, dans le domaine de l éducation de base pour tous et dans le domaine de l égalité des sexes. A cet effet un effort reste à faire pour les autres domaines.

39 CHAPITREVIII : PROGRAMMES ET PROJETS DE DEVELOPPEMENT 8.. PROGRAMMES ET PROJETS GOUVERNEMENTAUX Dans le cadre de la relance de la coopération structurelle et de la normalisation de vie économique nationale, plusieurs programmes et projets du gouvernement ont été mis en marche à travers le pays. Dans la Province du Bandundu, on observe les programmes et projets suivants :. P.U.A.A Le Programme d Urgence d Autosuffisance Alimentaire en sigle PUAA relève du financement exclusif du gouvernement pour permettre aux entités de base de produire en vue de couvrir les besoins alimentaires urgents de la population. Ce programme n a malheureusement fonctionné dans la Province que pendant un trimestre, malgré qu il reste encore en cours d exécution.. 2. D.S.R.P Le DSRP est un programme national qui se rapporte à l élaboration de la stratégie de réduction de la pauvreté. Ce programme est en cours élaboration jusqu août 2005 pour devenir opérationnel en 2006, en vue du développement socioéconomique de la RDC. Le Comité Provincial assure les tâches de l élaboration du DSRP de la Province. 3 P.M.U.R.R Le Programme Multisectoriel d Urgence et de Réhabilitation et de Reconstruction a été mis en marche depuis octobre 2003. Elle a vocation de remettre en état les infrastructures de base et assure le suivi et l identification de toutes les variables qui bloquent le développement provincial et en propose les solutions à traduire en termes de projets de développement local. 4. SENAREC Le Secrétariat National pour le Renforcement des Capacités, SENAREC en sigle a été crée en 998 au sein du Ministère du Plan. En tant qu organe national de coordination des activités de renforcement des capacités institutionnelles, humaines et matériels en RDC, a pour rôle principal : i. d élaborer le programme national de renforcement des capacités en RDC, ii. de mettre en œuvre ce programme dans les différents ministères et organismes concernés et de suivre, évaluer ainsi que coordonner toutes les actions se rapportant au processus de renforcement des capacités. A ce titre, deux missions ont été effectuées à Bandundu en vue d identifier les besoins en renforcement des capacités des institutions publiques, du secteur privé ainsi que de la société civile.

40 Mais, il s avère que les besoins exprimés par ces derniers sont restés non résolus jusqu à ce jour. 8.2. PROGRAMMES ET PROJETS LOCAUX La Province a pris l option de réhabiliter toutes les infrastructures de l Etat existant dans la Province. Ce choix se justifie dans l optique de rétablissement de l image de l Etat en tant que puissance publique. Par ailleurs, elle a aussi choisi d organiser une conférence économique pour permettre la confection d un schéma du développement provincial et la mobilisation de toutes les ressources y afférentes. Les églises ont initié divers programmes de développement, gérés notamment par les bureaux de développement et/ou les congrégations. On peut citer parmi ces œuvres : le programme agricole et forestier (PAF/B), financé par NORAD (ONG Norvégienne) et conduit par l Armée du Salut. Par ailleurs, la République Démocratique du Congo, dans le cadre de la coopération au développement, a signé des accords avec les partenaires bi et multilatéraux. C est dans ce cadre que plusieurs programmes et projets de développement sont en cours d exécution dans la Province. 8.3. LES AGENCES DU SYSTME DES NATIONS UNIES. UNFPA Le Fonds des Nations Unies pour la Population exécute dans la Province 3 principaux programmes dans les domaines : iii. de la population et développement ; iv. de la santé de la reproduction ; v. de fourniture en équipements sanitaires et médicaments essentiels ; vi. encadrement des personnes vulnérables et la jeunesse Il a un an d existence dans la Province. 2. PNUD/UNOPS Appui un programme de renforcement des capacités communautaires à travers les axes ciaprès : vii. formation aux nouvelles méthodes d exploitation et de gestion ; viii. accès aux mécanismes de microcrédits pour soutenir les activités agricoles communautaires ; ix. appui matériel et financier en microréalisations villageoises et communautaires (moulin, houes, machettes etc..) ; x. réhabilitation de l espace vital (Ponts, écoles centre de santé ). Il a 4 antennes opérationnelles dans la Province, à Bandundu, Kikwit, Kenge et Nioki.

4 3. PAM Le Programme Alimentaire Mondial a une antenne dans la province et assure un accompagnement technique auprès des structures des communautés villageoises qui évoluent dans le secteur agricole et connexe. 4. HCR A une antenne à Kahemba qui encadre tous les réfugiés qui ont fui la guerre en Angola. Dans ce travail il est appuyé par l OXFAM. 5. OMS Partenaire permanent de la santé, elle appui dans le cadre de surveillance des maladies, recherches actives et des cas observés, etc 8.4. ORGANISMES MULTILATERAUX 6. BCECO Le Bureau Central de Coordination opère dans la Province du Bandundu à travers son bureau établi à Kikwit. Ce bureau couvre seulement le volet agricole en finançant la production agricole des communautés et ONG à la base.. UNION EUROPEENNE (U.E) Finance 2 projets : le Projet d appui à la Justice (PAJ) Ayant pour objet la réhabilitation des infrastructures judiciaires. Le projet est géré par l ONG Italienne ALISEI. Le Projet de Sécurité Alimentaire (PSA) Exécuté par le Diocèse de Kenge en partenariat avec l ONG ASES. Il a réhabilité.63 Km de routes rurales, multiplie et diffuse des semences améliorées d arachide, de soja et de manioc. 2. USAID Finance quelques projets :. SECID, pour la production du manioc à Kikwit ; 2. IRM : le développement des riverains ; 3. IFES : éducation sur les droits de l homme et les élections. 8.5. ORGANISMES BILATERAUX. CTB/AILD La Coopération Technique Belge à travers le Projet AILD (Appui Transitoire aux Initiatives Locales de Développement) couvre zones d intervention et a réalisé 96

42 actions en faveur des communautés villageoises, les ONG dans le domaine de la santé, de l éducation de base, des activités génératrices des revenus, assainissement, réhabilitation des ponts, matériels agricoles et divers. 2. CTB/RIB La Coopération Technique Belge à travers le Projet RIB (Réhabilitation des Infrastructures de Base), couvre la réhabilitation, l entretient et le cantonnage des routes d intérêt local. Elle remet en état les ponts et bacs. Enfin, elle réhabilite les infrastructures sociales de type école et centre de santé. 8.6. LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ETRANGERES Tableau n 06 : DOMAINE D INTERVENTION ONGs ETRANGERES DESIGNATION SUPPORT FINANCIER DOMAINE D INTERVENTION. MEMISA Union Européenne+Banque Secteur santé 2. HORIZON SANTE Mon Secteur santé 3. GTZ 4. SANRU 5. FOMETRO 6. FONDATION DAMIEN Banque Mondiale Coopération Allemande USAID Coopération Belge Union Européenne Secteur santé Secteur santé Secteur santé Secteur santé Les différentes organisations cihaut indiquées apportent toutes un appui structurel dans le domaine de la santé en terme de : ii. Matériels divers ; iii. Médicaments ; iv. Formation du personnel de santé. Apparemment le tableau est éloquent, mais il y a lieu de signaler que malgré cet apport des organisations non gouvernementales étrangères, 22% seulement d utilisation de service sont assurés. Il y a encore beaucoup de choses à réaliser dans ce domaine. Tableau 07 : COUTS ESTIMATIFS DU PROGRAMME D URGENCE DE VILLE DE BANDUNDU N COMPOSANTE TOTAL US Reconstruction des infrastructures scolaires.378.26,94 2 Réhabilitation des infrastructures de santé 30.274,2 3 Revitalisation de résidence universitaire 535.479,2 4 Réhabilitation de résidences universitaires 0.760,4 5 Réfection des habitations endommagées.584.327,60 6 Relogement de familles sinistrées 936.000,00 7 Réhabilitation et assainissement des marchés publics.270.629,00 8 Réhabilitation des infrastructures sportives 235.400,00 9 Renforcement de transport en commun 540.000,00 0 TOTAL PROGRAMME D URGENCE DE LA VILLE DE KIKWIT 6.98.993,35

43 Tableau 08 : COUTS ESTIMATIFS DU PROGRAMME D URGENCE DE LA VILLE DE KIKWIT N COMPOSANTE TOTAL US Reconstruction des infrastructures scolaires.722.658,67 2 Réhabilitation des infrastructures de santé 3.274, 4 3 Revitalisation de résidences universitaires 669.349,00 4 Réhabilitation des instituts supérieurs 38.450,5 5 Réfection des habitations endommagées 2.92.638,00 6 Relogement de 600 familles sinistrées d Angola 3.852.000,00 7 Réhabilitation et assainissement des marchés 2.54.250,00 publics 8 Revitalisation de l abattoir public 6.72,99 9 Réhabilitation des infrastructures sportives 235.400,00 0 Lutte contre les érosions 30.274,2 Renforcement des transports communs 540.000,00 TOTAL PROGRAMME D URGENCE DE LA 3.384.956,52 VILLE DE KIKWIT

44 CONCLUSION La mise en œuvre du contenu du document de MONOGRAPHIE de la Province du BANDUNDU est non négligeable lorsqu il s agit d élaborer les politiques de développement provincial. En effet, l abondance et la diversité des données qu elle contient sont déterminant dans l analyse des choix respectifs à opérer. Cela est vrai tant il apparaît que la corrélation doit être établie entre le contexte naturel et sa relation avec le programme des priorités à prendre en compte en fonction des réalités telles qu exprimées dans la Monographie de la Province susmentionnée. On explique cette situation par le fait qu un nombre important des variables expliquent la rareté des infrastructures économiques et sociales pouvant entraîner l épanouissement de la population dans la Province alors que la disponibilité des potentialités réellement existantes qui devraient être converties en actions de développement restent non exploitées. On lit un taux trop bas du niveau d électrification et de desserte en eau potable dans la province, la quasi absence d industrie, un réseau de moyens de communication très réduit, le taux élevé de chômage, l apparition et l expansion des structures informelles,. Bref, la pauvreté généralisée qui interpelle tous les acteurs du développement provincial maillon du développement national.