Créativité, insight 1 et neurologie 2

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Transcription:

Créativité, insight 1 et neurologie 2 Le lecteur trouvera ci-dessous une synthèse d un article paru dans le Creativity Research Journal d Avril-Juin 2011. Cet article est une revue de littérature. L auteur ensuite porte un regard critique sur les recherches qu il décrit. Cette synthèse est sommaire. Son but est de permettre au lecteur de se faire une idée sur la teneur de cet état des lieux. Donc désolé pour le français rudimentaire, mais le temps que j ai consacré à ce résumé était très court. Si le lecteur veut, en toute légalité, lire l article original, je peux lui fournir le fichier pdf. Selon Sawyer (2011), dès les années 20 le problème du rôle de l insight est débattu dans la littérature scientifique. Certains chercheurs lui ont attribué un rôle crucial dans le processus créatif alors que d autres considéraient qu il ne jouait aucun rôle. L imagerie cérébrale a permis très rapidement d identifier les régions du cerveau associées à la créativité et à l insight et de déterminer si oui ou non il y avait des processus cognitifs différenciés. Lobe frontal et les lobes temporaux (TOP) Le lobe frontal est associé avec des capacités cognitives élaborées. Ainsi le monde des représentations, les symboles, le langage et les mouvements volontaires appartiennent à cette partie du cerveau. Dietrich (2004) a émis l hypothèse que la créativité, comme processus conscient, dépendrait de cette zone du cerveau, alors que l insight émergerait de trois parties du cortex cérébral : les lobes temporaux, occipitaux et pariétaux (TOP : voir image). Ces aires sont dévolues à la perception et à la mémoire à long terme, et elles sont rattachées à des neurones qui sont eux-mêmes reliés aux systèmes sensoriels. Le lobe frontal ne reçoit pas directement les informations sensorielles, il intègre, en tant que système élaboré, des informations du TOP. Il est capable d un haut niveau de processus cognitif comme la pensée abstraite, la planification des actions, la mémoire de travail et l attention. Le problème de l insight L un des problèmes avec le concept de l insight est que beaucoup de personnes expliquent qu elles résolvent des problèmes sans réellement avoir l expérience de l insight. À la place, elles affirment qu elles ont élaboré systématiquement leur cheminement vers la solution. Dès lors il est possible d imaginer, pour certains chercheurs, que la sensation de l insight est purement un sentiment subjectif se traduisant par une certaine intensité émotionnelle lorsque la solution est découverte, mais ce sentiment n aurait pas contribué à résoudre le problème. Plusieurs études en neuroscience ont dès lors examiné si la résolution de problèmes sous forme d insight pouvait être localisée dans différentes parties du cerveau. Le chercheur Jung-Beeman et son équipe (2004) ont conduit une série d expériences pour déterminer ce qui se passe dans le cerveau quand les sujets résolvent un «insight problem». Leurs études se structuraient en fonction de trois questions : 1 «En psychologie, l insight est la découverte soudaine de la solution à un problème sans passer par une série d'essais-erreurs progressifs.» (Wikipedia) 2 The Cognitive Neuroscience of Creativity : A Critical Review. Keith Sawyer. Creativity Research Journal, 23(2), 137-154, 2011.

1. Est-ce qu il y a des mécanismes cognitifs et neuronaux différents dans les réponses de types insights et versus, dans le cadre de réponses «ordinaires»? 2. Est-ce qu il y un processus inconscient qui précède la réponse consciente du sujet (un nombre important d études suggèrent que c est bien le cas). 3. Est-ce que la soudaine découverte d une réponse (Aha!) manifesterait un changement au niveau du cerveau qui contribuerait à l apparition de la solution? Ou alors est-ce simplement une réaction affective qui suit la solution. Leur première expérience a fait recours l IRM (imagerie par résonnance magnétique) sur 13 sujets. À L aide du test RAT (voir définition à la fin de l article), les chercheurs ont pu relever que dans le 56% des solutions les sujets avaient le sentiment d un «insight» dans l élaboration de leur réponse. Cette sensation de l insight a permis aux chercheurs de découvrir une activité neuronale élevée dans la région de l hémisphère droit du cerveau, en particulier dans le gyrus temporal supérieur. Une question a surgi par rapport à ces résultats : est-ce que le problème est réellement résolu différemment quand le sujet éprouve l insight? Suite à une autre expérience complémentaire, les chercheurs ont fait usage de l EEG (électroencéphalogramme). Quand les sujets associaient le sentiment de l insight dans leur réponse, une nette activité cérébrale augmentait (les ondes gamma dans l hémisphère droit temporal), et cette activité était importante avant que le sujet donne la réponse (environ 0.3s avant la réponse). Aux trois questions ci-dessus il est possible d élaborer les pistes suivantes. Il y a bien un mécanisme neuronal spécifique qui se trouve dans l hémisphère droit du cerveau en particulier dans le gyrus temporal supérieur. Une aire qui semble contribuer à la résolution de problème du type insight, dans le cadre du test RAT. Ensuite il y a certainement un processus inconscient qui semble en jeu. Puisque l EEG démontre une activation neuronale dans cette région du cerveau avant que le sujet ait conscience de la solution. Une alternative à cette hypothèse est celle de considérer que l activité neuronale après la réponse (puisque trois seconde après la réponse l activation continue) exprime simplement un sentiment de satisfaction d avoir trouvé la réponse. D autres chercheurs (Fink et al, 2009) ont trouvé que plus les idées émises par un sujet étaient originales et plus l augmentation de l activité d ondes alpha augmentait. En relation avec cette étude, dans les mêmes conditions, des IRM ont démontré le même résultat en particulier dans les régions de l hémisphère gauche du gyrus frontal inférieur. Howard-Jones et al. (2005) ont examiné l activité du cerveau alors qu ils demandaient à des sujets d inventer des courtes histoires. Ceux-ci étaient donc amenés à entrer dans des tâches requérant une créativité verbale. On présentait aux participants trois mots et ensuite on leur demandait de créer une histoire à partir de ceux-ci. Les chercheurs ont structuré les tâches de manière à créer quatre conditions. La première démarche exigeait du sujet une créativité ou une absence de créativité. La deuxième démarche permettait au sujet de jouer avec les mots soit de manière créative (avec des mots n ayant apparemment pas de liens entre eux (mouche, épée, chant) et une autre situation où les liens étaient évidents (magicien, lapin, truc). Les sujets

avaient 22 secondes pour inventer une histoire. Ce que les chercheurs ont constaté c est que certaines parties du cerveau décrites ci-dessus ne sont pas exclusivement dédiées à des tâches créatives. L activation du lobe préfrontal gauche dans l association de tâches complexes par ex. Ils ont constaté également une augmentation de l activité neuronale dans l ACC 3 (cortex cingulaire antérieur) Non-Créatif : Activité supérieure dans le gyrus préfrontal bilatéral médial et au niveau gauche de l ACC. Créatif : activité neuronale élevée bilatérale au niveau de l ACC et au niveau du gyrus médial frontal droit. Les aires du cerveau ne sont donc pas uniques au niveau de tâches créatives. Elles sont impliquées dans un large éventail de tâches cognitives. L incubation Il est clairement admis par la plupart des chercheurs que le processus créatif implique une période d incubation. Ce processus inconscient est toujours très mal défini quant à son rôle et aux structures cérébrales mises en jeu. Un phénomène à peu près identique se retrouve dans les «rêveries» (attention flottante), quand les pensées s éloignent de la tâche à laquelle le sujet est occupé et ne sont plus connectées à celle-ci. Durant la veille les pensées de types rêverie occupent 15 à 50% de temps suivant les sujets. Par exemple dans une tâche de lecture, on compte que le sujet va passer environ 20% de son temps à laisser vagabonder ses pensées. À relever que la moitié des sujets ne sont pas conscients de ces «rêveries». Selon de nombreuses études 4, on peut considérer que les personnes passent plus de temps dans des pensées de type «attention flottante» qu elles pourraient l imaginer. Il est donc imaginable, selon Sawyer (2011) que ces états contribuent à une forme de pensées créatives. Cerveau créatif et cerveau non-créatif Plusieurs expériences ont démontré, à partir de sujets réalisant des tests de créativité (comme celui du TTCT) que l on pouvait répartir, selon les processus neuronaux activés, deux catégories de personnes. On a ainsi découvert que chez les personnes moins créatives, l hémisphère droit du cerveau est légèrement moins actif que chez les personnes plus créatives. Mais de nombreuses études démontrent que chez les individus créatifs, l activation neuronale se retrouve dans les deux hémisphères. 3 On attribue à cette structure cérébrale des fonctions telles que : anticiper des tâche, la motivation, la gestion des réactions émotionnelles. 4 Le lecteur trouvera des références dans l articlesde Sawyer, p.146.

Revue de littérature critique Après avoir passé en revue des recherches récentes, Sawyer (2011) porte la critique suivante : a. Tout d abord c est la structure globale du cerveau qui est mise en jeu quand un sujet est engagé dans une tâche créative. Il n y a pas actuellement une aire du cerveau qui jouerait un rôle prépondérant dans le processus créatif. b. La plupart des études réalisées ces dernières années ne révèlent pas de différences entre l hémisphère gauche ou droit du cerveau par rapport à des tâches créatives. Les deux hémisphères sont impliqués. Ce qui met à mal le «mythe» d associer la créativité à l hémisphère droit. c. Quand les individus sont engagés dans des tâches créatives, ce sont les mêmes aires du cerveau qui sont activées que lorsque les individus réalisent des tâches ordinaires et quotidiennes. Ce qui signifie qu une approche cognitive de la créativité admet que la créativité implique une très large variété de compétences. d. Les pensées «flottantes» (mind wandering) correspondent certainement à un processus d incubation. Ce dernier semble se manifester durant une brève période, et la personne peut totalement en être inconsciente. e. L importance d un domaine d expertise est confirmée. La créativité est une compétence pouvant être développée par un entraînement et associées avec différentes formes de l activation du cerveau. Selon Sawyer (2011) la définition standard de la créativité, qui implique les concepts de nouveauté et d adaptation (dans le sens d utile) n est pas utilisée dans les recherches abordées par l auteur. Il est très difficile d opérationnaliser ces concepts dans le cadre de recherches en neurocognition. Par exemple, parler de «nouveauté» est très difficile dans la mesure où la production de nouveaux comportements ou de nouvelles pensées est un processus qui appartient à presque toute activité cognitive. (par exemple de nombreuses phrases sont inventées quotidiennement par chacun de nous). L approche neuroscientifique de la créativité repose sur des bases réductionnistes. Les processus mentaux étudiés sont, en fonction de l efficacité des recherches, décomposés en petites unités, donc simplifiés. Ainsi, la limite de telles démarches scientifiques, apparaît dans la nécessité de décomposer le concept de créativité en de spécifiques sousconcepts expérimentalement efficients. Une telle démarche ne peut pas tenir compte de la complexité des processus créatifs qui émergent dans une démarche individuelle à long terme. Il s agira plutôt d étudier par exemple le système perceptif ou comme on l a vu, des processus cognitifs très précis. Des fonctions cognitives élaborées comme le langage, la mémoire ou la créativité s inscrivent dans des phénomènes émergents complexes (emergent complex phenomena). Ce qui implique des groupes neuronaux distincts parsemés à travers le cerveau. Si l on prend l exemple d un écrivain, pour élaborer un poème, chaque mot est le résultat d événements complexes. L artiste ne crée pas seulement devant sa page blanche, mais le processus créatif est élaboré durant des activités sociales, en rapport avec des réalités tant extérieures au sujet qu intérieures. D où l importance pour Sawyer, de prendre en compte également l étude des interactions propres aux dynamiques de groupes par exemple.

Le test RAT «Le test des associations distales (Remote Associates Test ou RAT) est une épreuve de créativité ; les items comportent trois mots qui doivent être reliés ensemble par un quatrième mot qu il faut trouver. ( ) Le RAT a été conçu par Mednick et Mednick (1967) afin de mesurer leur conception de la créativité. D après ces deux auteurs, la créativité requiert la capacité de découvrir des relations entre des notions qui, a priori, n ont rien à voir entre elles.» (Margaret, W.M. (2001). La cognition, une introduction à la psychologie cognitive. P.518) Torrance Test of Creative Thinking (TTCT) Pour une description du test : http://en.wikipedia.org/wiki/ellis_paul_torrance Bibliographie sommaire Dietrich, A. (2004). The congitive neuroscience of creativity. Psychonomic Bulletin and Review, 11, 1011-1026. Fink, A., Grabner, R.H., Benedek, M., reishofer, G., Hauswirth, V., Fally, M., et al. (2009). The créative brain, Investigation of grain activity, during créative problem solving by means of EEG and fmri. Human Brain Mapping, 30, 734-748. Jung-Beeman, M., Bowden, E.M., & Haberman, J., Frymaire, J.L., Arambel-Lui, S., Greenblatt, R., et al. (2004). Neural activity when people solve verbal problems with insight. PLoS biology, 2(4), 0500-0510.