Animations en déchèteries sur les déchets dangereux

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Transcription:

Animations en déchèteries sur les déchets dangereux DESCRIPTION DE L ACTION Les animations en déchèteries peuvent porter sur plusieurs thèmes puisque l on y retrouve à peu près tout type de déchets. Généralement, il s agit de stands d information avec affiches, guides, ressources ou exemples de produits et où un ou plusieurs animateurs accueillent les usagers pour les sensibiliser. Ces animations peuvent aborder les déchets dangereux dans leur ensemble, ou bien porter sur des thématiques spécifiques (alternatives aux produits phytosanitaires, aux piles, aux produits ménagers et leurs impacts). Cette dernière solution a l avantage d être plus concrète pour le grand public lorsqu il en sera informé par la presse ou des affiches, mais en revanche, risque également de ne pas intéresser certaines personnes. Dans tous les cas, les animations sont l occasion d ouvrir la discussion à l ensemble des déchets dangereux, de l importance de leur tri et des alternatives qui existent. Elles s appuient souvent sur la remise d un guide général sur les déchets dangereux en plus d éventuels documents d information spécifique. L ESSENTIEL Intérêt Facilité de mise en œuvre Moyens nécessaires L action n est pertinente qu à condition d être répétée régulièrement. Le Calitom 1 (E3) a ainsi pu sensibiliser plus de 1 000 personnes en 2011 en intervenant dans toutes les déchèteries de son territoire. Facilité dépendant du bon choix de partenaires si les compétences techniques ne sont pas disponibles en interne. Création d un stand, mise à disposition d affiches, guides et autres ressources. 1 Syndicat de collecte et de traitement en Charente R1 - Prévention qualitative - Réduction des déchets dangereux 10/2012 1/5

INTERÊT DE L ACTION En tant que lieux de passage et surtout de stockage des déchets dangereux (pour les déchèteries les acceptant), les déchèteries sont des lieux en rapport direct avec les déchets où il peut être opportun de réaliser des animations de sensibilisation. En effet : le public est un public déjà en partie sensibilisé au tri et à l environnement, puisqu il vient déposer en déchèterie ses déchets. Il est donc probable que lorsqu un usager ne connait pas les règles de tri et de collecte des différents déchets dangereux, il sera certainement plus à l écoute ; en tant que public déjà sensibilisé sur le tri, il est également plus facile de le sensibiliser aux alternatives ; dans un territoire rural, une part importante des apports concerne les déchets verts, ce qui est une bonne porte d entrée pour traiter des produits phytosanitaires ; enfin, dans le cas où des personnes se déplaceraient exclusivement pour l animation, c est également l occasion de leur faire découvrir le fonctionnement des déchèteries et de les y sensibiliser. Réaliser des animations en déchèterie permet également de mieux visualiser à la fois la quantité des déchets traditionnels, mais aussi la nocivité des déchets dangereux par leur rangement spécifique. Contrairement à des ateliers en salle prévus sur une certaine durée, le format particulier (il s agit d un lieu de passage et la visite du stand n est généralement pas initialement prévue par les usagers) permet également de s adapter facilement aux interlocuteurs : certains ne souhaiteront qu un échange rapide alors que d autres apprécieront de rester plus longtemps et d approfondir la question. Enfin, en visualisant le type de déchets qu apporte l usager, la discussion est aussi facilitée : même dans le cas d ateliers thématiques, les échanges pourront débuter par le type de déchet apporté (tonte pour les phytosanitaires, piles, produits ménagers ). Il s agit également d une action qui peut être relativement simple à mettre en place, sans logistique ou coût important. R1 - Prévention qualitative - Réduction des déchets dangereux 10/2012 2/5

RECOMMANDATIONS ET POINTS CLÉS pour la réussite de l action Cadrer le format de l animation Dans l immense majorité des cas, les participants aux ateliers seront des habitants venus uniquement déposer leurs déchets. Il faut alors prévoir un format court mais convivial pour «attirer» les usagers : prévoir un stand visuel et accueillant, en proposant éventuellement un café ou à grignoter ; le ou les animateurs pourront aller directement à la rencontre des usagers pour les diriger vers le stand ; les gardiens pourront également informer les usagers sur la présence du stand. Le stand devra disposer de ressources à distribuer (guides, documents d information, livret de recettes ) et de produits à manipuler. Une attention particulière devra être portée à la période de réalisation : sur les territoires et déchèteries accueillant beaucoup de déchets verts, les périodes d automne et de printemps pourront être privilégiées, là où les tontes sont les plus fréquentes. De façon générale, les animations sur stand pourront être répétées quel que soit le lieu : déchèteries, mais aussi foires, évènementiels Répéter l animation Même si l action n est pas forcément difficile ou longue à préparer, il peut être souhaitable de répéter régulièrement ces stands (une ou deux fois par an par exemple, sur un ou plusieurs site ) afin de «rentabiliser» le coût initial de création et d articulation avec le partenaire, s il y en a un. Et ce d autant plus que ces animations ne permettent généralement pas de sensibiliser un grand nombre de personnes : elles perdent donc de leur intérêt à n être faites qu une fois ou que sur un seul site. Cela signifie qu il ne faut pas multiplier les thèmes d animation afin de pouvoir les répéter régulièrement. Enfin, si les animations ne sont pas répétées sur chaque déchèterie, il peut être préférable de choisir les déchèteries les plus fréquentées ou bien celles où certains déchets sont plus présents (les déchèteries avec un fort apport de déchets verts pourront être ciblées pour les animations sur les produits phytosanitaires). R1 - Prévention qualitative - Réduction des déchets dangereux 10/2012 3/5

Choisir ses partenariats Il est important de prévoir que certains usagers auront des questions parfois très techniques, par exemple sur les alternatives aux produits phytosanitaires. Il faut donc prévoir sur le stand une personne capable d entendre un discours technique et d y répondre. Dans le cas où ces compétences ne sont pas disponibles en interne, il sera préférable de faire intervenir un partenaire. Selon les thématiques, il pourra s agir de l agence de l eau, d acteurs de la protection de l eau, de l éducation à l environnement, à la consommation ou pour la santé En revanche, il est essentiel que le partenaire choisi soit déjà techniquement opérationnel sur la thématique, qu il dispose de support ou de documents à installer sur le stand, pour limiter le temps de préparation de l animation. Idéalement et selon le niveau de partenariat et de compétence de ces partenaires, ils peuvent intervenir seuls. De plus, pour tout ce qui a trait à des produits relevant de filières REP 2, notamment celle concernant les déchets dangereux, les éco-organismes peuvent être source de support de communication, voire d aides financières. Définir la place et le rôle des gardiens Les gardiens devront être informés de la tenue du stand et informeront les usagers en amont de la tenue du stand, par exemple en distribuant des flyers et en installant des affiches dans leur déchèterie. Le jour même, ils pourront également inviter les usagers à se rendre au stand. Mais il est également possible de souhaiter les impliquer davantage afin qu ils continuent la sensibilisation après le départ du stand. Il est par exemple imaginable de les former aux alternatives afin qu ils sensibilisent tout usager amenant un déchet dangereux. Ils peuvent également leur distribuer des guides ou plaquettes d information. De façon générale, il est possible d en faire des relais pour informer (risques sur la santé, l environnement, coût ). 2 Responsabilité élargie des producteurs R1 - Prévention qualitative - Réduction des déchets dangereux 10/2012 4/5

Communiquer De façon générale, il est assez rare que des personnes se déplacent en déchèterie uniquement pour l animation. Mais une communication amont est tout de même l occasion de sensibiliser les habitants, par exemple en expliquant dans un article de presse pourquoi l atelier est organisé (tel produit est nocif, il existe telle alternative ) et de faire un rappel avec la politique globale de prévention de la collectivité. Il en va de même pour une communication aval, une fois l animation réalisée. De plus, pour inviter les habitants à se rendre à ces stands, il est possible de développer de nouvelles stratégies en faisant du lien avec les autres actions du programme. Par exemple, les composteurs distribués par le CALITOM (E3) sont à retirer en déchèterie lors de la tenue de stands de sensibilisation au jardinage au naturel, qui sont suivis par un stand sur les déchets dangereux plus généraux. Suivi et évaluation L objectif des ateliers est de sensibiliser les usagers au respect du tri de chaque déchet dangereux mais surtout de les inviter à changer de comportement à travers le recours à des alternatives (paillage, piles rechargeables, recettes de grand-mère pour le ménage ) Outre un indicateur de participation sur le nombre de personnes sensibilisées, il peut être envisageable de demander aux participants de laisser un contact afin d une part d enrichir un annuaire des ménages pouvant être informés des actions de sensibilisation sur le territoire dans le cadre du PLPD et d autre part participer à une enquête quelques mois plus tard sur leurs pratiques. Cette enquête (par courriel de préférence) peut permettre d estimer les changements de comportements des personnes sensibilisées et de recueillir leur avis «à froid» sur l animation. RETOURS D EXPÉRIENCE E3 : Démarche de sensibilisation sur les déchets dangereux du Calitom. Le Calitom mène une politique globale de prévention qualitative, dont la tenue de stands grands publics en foires et en déchèteries. E5 : Deux ateliers thématiques en déchèteries du pays de Craon. Le pays a souhaité initier un travail de prévention qualitative par deux ateliers en déchèteries, l un portant sur les alternatives aux produits phytosanitaires, l autre sur le lien entre déchets dangereux et l eau. R1 - Prévention qualitative - Réduction des déchets dangereux 10/2012 5/5