REPUBLIQUE DU CAMEROUN Paix Travail Patrie MINISTÈRE DE L ÉCONOMIE, DE LA PLANIFICATION ET DE L AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE Projet Compétitivité des Filières de Croissance (PCFC) Crédit IDA 47800 CM Assistance technique pour la réalisation d une étude diagnostique de la formation technique et professionnelle et la présentation d un plan d action dans les métiers du Bois au Cameroun RAPPORT FINAL Présentée par : Janvier 2014 1
SOMMAIRE Pages LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES 4 RESUME 6 CHAPITRE 1 : CONTEXTE DE L ÉTUDE, METHODOLOGIE ET DEMARCHE 8 D INTERVENTION 1.1 Contexte de l étude 8 1.2 Une problématique et des finalités 9 1.3 Rappel des objectifs 10 1.3.1 Objectif général 10 1.3.2 Objectifs spécifiques 10 1.4 Cadre Conceptuel 10 1.4.1 Relation emploi formation : une quête sans fin 10 1.4.2 Matrice de référentiel de diagnostic 11 1.5 L offre technique de PRO INVEST 12 1.6 Méthodologie de travail 13 CHAPITRE 2 : ETAT DES LIEUX DE LA FORMATION TECHNIQUE ET 16 PROFESSIONNELLE DANS LES METIERS DU BOIS AU CAMEROUN ANALYSE DIAGNOSTIQUE 2.1 Cadre institutionnel actuel de l offre de formation aux métiers du bois au Cameroun 2.2 L offre de formation du Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) 18 2.3 L offre de formation du Ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle 22 (MIINEFOP) 2.4 Etat des lieux des établissements de formation diagnostiqués 29 2.5 Le Ministère de l Enseignement Supérieur (MINESUP) 37 CHAPITRE 3 : PORTRAIT DU SECTEUR BOIS AU CAMEROUN PAR RAPPORT AU 42 MARCHE DU TRAVAIL DANS LES METIERS DU BOIS AU CAMEROUN 3.1 Importance économique du secteur 42 3.2 Marché du Bois 43 3.3 Organisation professionnelle de la filière bois 44 3.4 Facteurs d'influence 45 3.5 Vision et Stratégie de la filière «Bois» 46 3.6 Structure de la filière «Bois» 46 3.6.1 Secteur de la première transformation 52 3.6.2 Secteur de la deuxième et de la troisième transformation 58 3.6.3 Secteur de quatrième transformation 60 3.7 Synthèse des enquêtes Entreprises de la filière bois 67 16 2
3.8 Synthèse des principaux constats 91 CHAPITRE 4 : ADEQUATION FORMATION EMPLOI ET RECOMMANDATIONS 94 4.1 Analyse de l adéquation qualitative des programmes 94 4.1.1 Correspondance fonctions de travail programmes de formation 94 4.1.2 Contenu des programmes et exigences des professions 99 4.2 Analyse de l adéquation quantitative 99 4.2.1 Mode d estimation et de calcul des besoins quantitatifs en main d œuvre 99 4.2.2 Adéquation entre les besoins quantitatifs estimés et le nombre de diplômés par 101 an 4.3 Principaux constats 108 CHAPITRE 5 : PLAN D ACTION 110 5.1 Synthèse de la situation actuelle du dispositif de la formation technique et professionnelle aux métiers du bois au Cameroun 5.2 Orientations et grandes lignes du plan d action 113 5.3 Principes fondamentaux du plan d action 113 5.4 Objectifs du plan d action 114 5.5 Objectifs, résultats escomptés, mesures et activités du plan d action 118 5.6 Démarche de mise en œuvre du plan d action 125 5.7 Plan d action 126 5.8 Coût estimé du plan d action 138 ANNEXES 146 Annexe 1 : Démarche de dépouillement de l enquête 146 Annexe 2 : Questionnaires 155 Annexe 3 : Fiche programme «Menuiserie Ébénisterie» MINEFOP 175 Annexe 4 : Répartition de l Échantillon des établissements d enseignement secondaire et Répartition de l Échantillon des SAR/SM Annexe 5 : Liste des entreprises visitées 178 Annexe 6 : Liste des personnes rencontrées 186 Annexe 7 : Liste des établissements de formation visités 189 Annexe 8 : Présentation des nouveaux programmes de formation projetés 192 Annexe 9 : Liste des tableaux 205 Annexe 10 : Liste des graphiques 207 Annexe 11 : Bibliographie 209 110 177 3
LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES ACDI AFD APC BEP BEPC BHA BMR BT BTS CAO CAP CEP CEPE CFP CEMAC CENADEFOR CETIC CPB COSUP C.R.E.S.A. CSTC FSLC DFID DI DIPET I DIPET II DUT E.F E.N.E.F ENIAET ENIET ENSET FAO F.A.S.A. F.M.B.E.E FMI : Agence Canadienne de Développement International : Agence Française de Développement : Approche Par Compétences : Brevet d Etudes Professionnelles : Brevet d Etudes du Premier Cycle : Bois Hydrauliques Assemblés : Bois Massifs Reconstitués : Brevet de Technicien : Brevet de Technicien Supérieur : Conception Assistée par Ordinateur : Certificat d Aptitude Professionnelle : Certificat d Étude Primaire : Certificat d Etudes Primaires Élémentaires : Centres de Formation Professionnelle : Communauté Économique et Monétaire de l'afrique Centrale : Centre National de Développement des Forêts : Collèges d Enseignement Technique Industriel et Commercial : Centre de Promotion du Bois : Centre d Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnel : Centre Régional d Enseignement Spécialisé en Agriculture : Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun : First School Leaving Certificate : Département pour le Développement International / Department For International Development : Déchets Industriels : Diplôme de Professeur d'enseignement Technique de premier grade : Diplôme de Professeur d'enseignement Technique deuxième grade : Diplôme Universitaire de Technologie : Ecole de Faune : Ecole Nationale des Eaux et Forêts : Ecole Normale d Instituteurs et Adjoints d Enseignement Technique : Ecole Normale d Instituteurs d Enseignement Technique : Ecole Normale Supérieure de l Enseignement Technique : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture : Faculté d Agronomie et des Sciences Agricoles : Faculté des Métiers Bois, Eaux et Environnement : Fond Monétaire International / International Monetary Fund 4
FNE GCEOL GFBC GTZ IUT I.U.T Bois LMD MINADER MINDUB MINESEC MINFOF MINFOP ONADEF ONEFOP ONG PCET PCFC PIAASI PLET PME PNUD SAR SM TB TCAM TPE TVA UE UICN USLC UV WWF : Fonds National de l Emploi : General Certificate of Education Ordinary Level : Groupement de la Filière Bois du Cameroun : Gesellschaft für technische Zusammenarbeit / Agence de Coopération Technique Allemande / Agency for Technical Cooperation : Institut Universitaire de Technologie : Institut Universitaire de Technologique Bois : Licence, Master, Doctorat : Ministère de l Agriculture et du Développement Rural : Ministère de l Education de Base : Ministère des Enseignements Secondaires : Ministère des Forêts et de la Faune : Ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle : Office National de Développement des Forêts : Observatoire National de l Emploi et de la Formation Professionnelle : Organisation Non Gouvernementale : Professeurs des Collèges d'enseignement Technique : Projet Compétitivité des Filières de Croissance : Projet Intégré d Appui aux Acteurs du Secteur Informel : Professeurs des Lycées d'enseignement Technique : Petites et Moyennes Entreprises : Programme des Nations Unies pour le Développement : Sections Artisanales Rurales : Sections Ménagères : Transformation du Bois : Taux de Croissance Annuel Moyen : Très Petites Entreprises : Taxes sur la Valeur Ajoutée : Union Européenne : International Union for the Conservation of Nature / Union Internationale pour la Conservation de la Nature : Union des Syndicats Libres du Cameroun : Unités de Valeurs : World Wild Fund for Nature / Fond Mondial pour la Nature 5
RESUME Le Projet Compétitivité des Filières de Croissance (PCFC) s inscrit dans le cadre de la nouvelle politique économique du Gouvernement Camerounais, assise sur la recherche d une plus grande diversification de l économie camerounaise, à travers la compétitivité d un certain nombre de filières présentant un potentiel de création de richesses et d emplois et des avantages comparatifs et compétitifs avérés. L objectif du PCFC est de contribuer à l accélération de la croissance et à la création d emplois à travers l amélioration de la compétitivité et du climat des affaires, et le développement des investissements privés dans deux filières stratégiques pour l économie nationale en raison de leur immense potentiel, les filières Bois et Tourisme. Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante transformation durable du bois, le PCFC a prévu de réaliser une étude dont la finalité est de faire un diagnostic de la formation technique et professionnelle des secteurs public et privé pour la filière bois. L étude devra donner lieu à des recommandations spécifiques en vue d améliorer l offre qualitative et quantitative, ainsi qu un plan d action qui distinguera entre les actions à mener à court, à moyen et à long termes pour contribuer à l adéquation de l offre et de la demande en matière de formation dans l industrie du bois. Partant des principales données de la filière «Bois» au Cameroun qui montrent la tendance à une croissance soutenue de l activité transformation du bois et de la consolidation de sa place dans l économie du pays, l étude se déploie sur cinq chapitres. Le premier chapitre expose le contexte de l étude, la méthodologie et la démarche d intervention. Le deuxième chapitre est une analyse du dispositif de formation technique et professionnel camerounais avec un zoom spécial sur le dispositif de formation dans les métiers du bois. Cette présentation analytique à permis de déduire des constats sur les insuffisances de ce dispositif. Le troisième chapitre présente le portrait du secteur Bois au Cameroun en puisant dans les principaux documents se rapportant à la stratégie de développement du secteur de la transformation du bois. Il montre l importance économique du secteur bois et les facteurs d influence, la typologie des entreprises et leur répartition régionale, l organisation de la filière bois, les marchés du bois etc. L étude s approfondit sur le paramètre de la main d œuvre, qui est la composante sectorielle en lien directe avec l objet de l investigation. Il présente la description de l état des lieux des entreprises et de l emploi dans le secteur en donnant un portrait le plus exhaustif possible. Le quatrième chapitre présente un traitement de la problématique de l adéquation Formation Emploi et présente une vision sur les besoins qualitatif et quantitatif auxquels le dispositif de formation technique et professionnel devrait répondre. Ensuite, des recommandations par rapport au développement de l offre de formation et au mesures institutionnelles à prendre ont été établies et présentées en fin du quatrième chapitre. En conclusion, le cinquième chapitre vient 6
proposer des plans d actions opérationnels à court, moyen et long terme avec une estimation des coûts et des financements nécessaires ainsi que le chronogramme de mise en oeuvre. 7
CHAPITRE 1 : CONTEXTE DE L ÉTUDE, LA METHODOLOGIE ET LA DEMARCHE D INTERVENTION 1.1. Contexte de l étude Le Projet Compétitivité des Filières de Croissance (PCFC) s inscrit dans le cadre de la nouvelle politique économique du Gouvernement, assise sur la recherche d une plus grande diversification de l économie camerounaise, à travers la compétitivité d un certain nombre de filières présentant un potentiel de création de richesses et d emplois et des avantages comparatifs et compétitifs avérés. L objectif du PCFC est de contribuer à l accélération de la croissance et à la création d emplois à travers l amélioration de la compétitivité et du climat des affaires, et le développement des investissements privés dans deux filières stratégiques pour l économie nationale en raison de leur immense potentiel, les filières Bois et Tourisme. Pour atteindre ces objectifs, le projet mettra en œuvre une masse critique d interventions de nature à inciter les investissements privés productifs et les exportations dans chacune des filières. Le projet financera les investissements spécialisés pour l infrastructure, la formation technique et professionnelle, les réformes stratégiques, ainsi que le soutien direct aux entreprises au moyen d une subvention de contrepartie. Il comprend quatre composantes, à savoir : (i) la composante Transformation durable du bois dont l objectif est d accroître durablement la valeur ajoutée économique de la filière bois au Cameroun (deuxième et troisième transformations du bois), (ii) la composante Écotourisme, (iii) la composante Mesures transversales et, (iv) la composante Coordination, suivi et évaluation du projet. En ce qui concerne la composante Bois, il s agit plus précisément de contribuer à l accélération de la modernisation de la 2 ème et de la 3 ème transformation du bois. Le projet soutiendra : i) l apport de l expertise qualifiée et de l assistance technique pour améliorer le cadre institutionnel, les politiques et les réglementations visant à promouvoir le développement d un marché national pour un bois certifié sec et compétitif, le séchage et la transformation du bois, la formalisation des artisans du bois ; et ii) l assistance technique pour améliorer la structuration et l organisation des opérateurs privés en une interprofession de la filière bois, regroupant les opérateurs privés de tous les segments de ladite filière. De même, le Projet appuiera les opérations visant à la création de «Clusters bois» à Yaoundé et dans la Région de l Est, appelés à être des centres d excellence et des vecteurs de réformes dans la transformation du bois d origine légale concrétisant ainsi la volonté des pouvoirs publics de réduire l exportation des grumes par la création sur place de la valeur ajoutée. 8
Le Cameroun entend ainsi se hisser au niveau des pays qui ont introduit la bonne gouvernance dans l exploitation forestière. Il s agira de mettre en place les conditions de fabrication de produits en bois visant l exportation dans la sous région d Afrique Centrale et dans le monde. 1.2. Une problématique et des finalités Des études récentes ont signalé les différents problèmes et les différentes contraintes qu il faut lever pour développer la 2 ème et la 3 ème transformation du bois au Cameroun. Ces problèmes et contraintes se réfèrent : à l économie forestière qui est fortement extravertie (les capitaux, marchés, personnel d encadrement, etc. sont étrangers) ; au nombre réduit d essences utilisées malgré que la forêt camerounaise figure parmi les plus variées au monde recélant plus de 300 espèces commercialisables. En effet, environ soixante (60) essence dont une quinzaine seulement, font plus de 80% de la production totale, sont utilisés; au faible développement des marchés local et régional des produits finis à base de bois; à la difficulté d accès au financement adéquat pour les Petites et Moyennes Entreprises du secteur ; à l insuffisance de la structuration et de la coordination des acteurs de la filière ; à l insuffisance de connaissances et de compétences des opérateurs locaux du secteur des deuxièmes et troisième transformations du bois, d où la faible disponibilité de la main d œuvre qualifiée (grave déficit d ouvriers ayant une bonne formation technique de base) ; au nombre très réduit et à la qualité des prestations des structures de formation destinées au renforcement des capacités des personnels techniques et d encadrement des industries du bois. Aussi, une étude réalisée par le Groupe OTF en Mai 2010 à relevé le déficit de compétences dans la filière bois et notamment dans les deuxième et troisième transformations (menuiserie, panneaux, ébénisteries, charpentes, construction bois, tonnellerie, emballage, séchage, palettes, etc.). Cette étude recommande le renforcement des compétences des entreprises camerounaises par des formations techniques et l'avènement de clusters bois, en plus de la création d un institut de transformation de bois et de conception de produits du bois ; cet institut assurerait à la fois les formations directement adressées aux entrepreneurs et la formation d experts locaux de la filière. De tout ce qui précède et dans le but d apporter une solution durable à cette situation et d orienter les actions futures, le PCFC a commandé une étude dont l objectif premier est de dresser un diagnostic de la formation technique et professionnelle des secteurs public et privé pour la filière bois et proposer des recommandations spécifiques en vue d améliorer l offre qualitative et quantitative. 9
1.3. Rappel des objectifs 1.3.1. Objectif général L objectif général de l étude est de faire un diagnostic de la formation technique et professionnelle des secteurs public et privé pour la filière bois et proposer des recommandations spécifiques en vue d améliorer l offre qualitative et quantitative, ainsi qu un plan d action qui distinguera entre les actions à mener à court et à long termes pour contribuer à la réalisation de l adéquation de l offre et de la demande en matière de formation dans l industrie du bois. 1.3.2. Objectifs spécifiques - Faire un inventaire détaillé des métiers du bois. - Faire un état des lieux de la formation technique et professionnelle au Cameroun (initiale et continue) ; au niveau non formel (centres des métiers, d apprentissage, formation sur le tas), post primaire, secondaire (collège et lycée techniques, etc.), formation professionnelle (instituts et centres de formation professionnelle) et enseignement supérieur (universités, écoles de formations, etc.) et, en termes d infrastructures existantes, ressources humaines (nombre, niveau et spécialités, etc.), équipements didactiques, spécialités offertes (référentiels de formation). Cette analyse comprendra également une revue des qualifications et de la qualité de la formation offertes au Cameroun. - Évaluer l adéquation offre/demande de formation actuelle et future. - Identifier les besoins en renforcement des capacités humaines et/ou institutionnelles dans la filière bois. - Proposer des éléments d évaluation et de certification de l acquisition des compétences professionnelles. 1.4. Cadre conceptuel de l étude 1.4.1. Relation Emplois/Formation : une quête sans fin! (Graphique 1) L interprétation de la relation «emploi/formation» met en jeu à la fois des modèles du système éducatif et des modèles de fonctionnement du marché du travail au sein des secteurs productifs. Les limites de son domaine d étude ne sont pas très bien définies. Elles se déplacent et s étendent corrélativement à la manière dont est abordée l étude des relations entre deux sphères d activités sociales, jusqu alors séparées et désignées par deux termes, formation et emploi. La formation professionnelle est toujours interprétée comme instrument nécessaire à l accomplissement des transformations dans l emploi et le travail. Trois acteurs sont impliqués dans cette relation : 10
- Les entreprises et leurs représentations professionnelles - Les Établissements de formation Publics/Privés placés sous tutelle ou sous contrat avec les tutelles - Les pouvoirs politiques : tutelles PAYS EMPLOIS - Besoins sectoriels - Champs d activités - Profils/Compétences Adéquation? FORMATION - Filières - Niveaux - Corps professoral - Équipements DEMANDE - Commande sur les postes à pourvoir - Clarification des compétences - Participation au dispositif INTERFACE OFFRE - Référentiels et Programmes de formation - Dispositifs de professionalisation Structuration des organisations professionnelles - Commission Professionnelle consultative - Groupes sectoriels professionnels Politiques Publiques pour favoriser l emploi des jeunes - Rénovation Réformes - Textes législatifs et réglementaires - Mesures incitatives Graphique 1 : Relation Emplois/Formation 1.4.2. Matrices du référentiel de diagnostic Il s est agi pour les experts de concevoir un dispositif en mesure de produire un ensemble d indicateurs portant d une part sur les dispositifs de formation professionnelle et sur les entreprises de transformation du bois d autre part. Les modalités d observation des différentes structures et le traitement de l ensemble des données issues des diagnostics doivent nécessairement être construits sur des modèles scientifiques afin de disposer de bases de données qualifiées pour une exploitation fiable et transférable des ressources disponibles. Des modules thématiques ont été conçus selon une méthodologie d élaboration de grilles d observations que l on résume en sept (7) sections pour les entreprises de transformation du bois et en sept (7) sections por les établissements de formation. (Graphiques 2 et 3) 11
Graphique 2 : Structure de la matrice Entreprises de transformation du bois Graphique 3 : Structure de la matrice Établissements de formation 1.5. L offre technique de PRO INVEST et les moyens mobilisés Le bureau d étude PRO INVEST a présenté une offre technique permettant de mettre en oeuvre un dispositif de collecte d informations et de données qualitatives et quantitatives auprès des responsables et cadres de l administration publique (PCFC, Ministères, Agences gouvernementales, Bureaux d emplois, Responsables de la Formation etc.) et privés économiques (Associations professionnelles, chefs 12
d entreprises, professionnels du secteur, etc.), des entreprises de transformation du bois et des établissements de formation. Ces données devaient ensuite être analysées, afin d obtenir une représentation claire en matière d offre de formation, ainsi que d avoir un aperçu précis du marché du travail et de l emploi. Pour mettre en oeuvre ce projet, PRO INVEST a mobilisé trois types d expertise : - une expertise en formation dans les métiers du bois, responsable de la coordination générale de la mission, de la conception et la mise en œuvre et l évaluation d institutions, projets et programmes de formation ainsi que l élaboration de plans d actions de renforcement des capacités des acteurs de la filière bois, - une expertise technique de l industrie du bois, qui a apporté une contribution importante au recueil et à l analyse des données collectées auprès des entreprises du secteur - une expertise en économie dont le rôle était l évaluation des stratégies, des programmes nationaux, textes de lois et autres mesures de réformes sur la formation technique et professionnelle dans les métiers du bois. 1.6. Méthodologie de travail La méthodologie de travail adoptée pour la réalisation du projet est une approche systémique qui consiste à considérer l ensemble des activités du projet comme un processus complexe ayant divers composants interconnectés d une part et en relation avec son environnement externe d autre part. Lors de son exécution, le projet a connu cinq phases, à savoir : (i) Phase de démarrage et de planification ; (ii) Phase de revue documentaire et rencontre avec les responsables; (iii) Phase investigations : enquêtes auprès entreprises du secteur du bois et diagnostic des centres ; (iv) Phase de la rédaction de la version provisoire du rapport de l étude ; (v) Phase de la consultation des partenaires sur la version provisoire du rapport de l étude et de la production de la version définitive du rapport. Tout au long de la mission, les experts ont travaillé en étroite collaboration avec les responsables des structures concernées dont notamment les membres de l unité de coordination du PCFC, le MINESEC, le MINFOP, le MINFOF, etc. La première phase du projet a permis de confirmer avec l ensemble des parties prenantes les objectifs de l étude, la méthodologie proposée ainsi que le planning de mise en œuvre des différentes phases du projet. Quant à la deuxième phase, elle a été consacrée à la revue documentaire et aux rencontres des responsables. Cette phase s est manifestée par une analyse sommaire de l'évolution économique du secteur du bois et par l identification des tendances et des nouvelles pratiques à travers les orientations stratégiques du secteur. 13
L analyse de l état des lieux et du potentiel existant du dispositif de l'enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a été rendue possible par la revue de la documentation existante et des rencontres de terrain avec les responsables des administrations concernées. De même, et dans une perspective de triangulation méthodologique, l entretien semi directif nous a permis de collecter des données qualitatives en interrogeant et en dialoguant avec des personnes ressources travaillant dans le secteur du bois. Cette phase a permis de construire le cadre théorique, le cadre conceptuel et la bibliographie. Elle a contribué également à circonscrire la revue de la littérature en nous référant aux études, documents officiels et données numériques disponibles sur le sujet de l étude. Après l investigation documentaire et les entretiens semi directif, la troisième phase du projet était réservée aux investigations de terrain à travers les enquêtes faites auprès les entreprises de transformation du bois et au diagnostic des établissements de formation. L enquête a concerné quatre régions qui constituent l essentiel de la forêt du pays et où sont installées la majorité des entreprises de la filière ainsi que la plus part des établissements de formation dispensant des formations relatives aux métiers du bois. De même l'enquête à touché trois (3) types d'unités statistiques indépendantes, a savoir les entreprises artisanales et usines industrielles de transformation et les Établissements publics et privés de formation technique et professionnelle en bois. La taille de notre échantillon a été déterminée de manière à maximiser les résultats tout en respectant les limitations de l enquête. Compte tenu de ces contraintes, les tailles pour les unités de différent type sont fixées à 99 entreprises industrielles de transformation du bois, 120 entreprises artisanales et 77 établissements de formation technique et professionnelle. Deux (2) types de questionnaires ont été élaborés dans lesquels la plupart des questions sont à choix multiples. L administration des questionnaires s est faite en deux temps, en premier lieu une partie a été acheminée via Internet aux enquêtés et, en deuxième lieu pour les répondants qui ne pouvaient être joints par Internet, courrier ou téléphone, nous les avons joint directement. La phase réservée à la rédaction de la version provisoire du rapport de l étude constitue la quatrième phase du projet. Elle permettra de rédiger un rapport faisant la synthèse des résultats des différentes activités réalisée dans le cadre de l étude (définition du secteur, analyse de la demande de formation, analyse de l offre, profils de qualifications, etc.). Cette phase permettra de présenter aussi les résultats des analyses faites en termes de gap entre l offre actuelle de formation et les besoins du secteur en qualifications. Ces analyses permettront de recommander un ensemble de mesures et d orientations visant notamment : (i) le développement de nouveaux programmes de 14
formation initiale; (ii) le développement d une offre de formation continue destinée aux employés travaillant dans les entreprises liées au secteur de transformation du bois, (iii) le développement de nouveaux modes de formation pour répondre à la demande du secteur (apprentissages, alternances, etc.), (iv) la proposition d un modèle de renforcement de coopération entre les différents centres de formation afin de favoriser une utilisation plus efficace des capacités de formation ; (v) la proposition d un modèle d'organisation et de veille sur les besoins en compétences du secteur ; (vi) l élaboration d un projet de mise en œuvre de la réforme projetée (court, moyen et long terme). Une fois validé auprès du comité de pilotage instauré par le PCFC, ce rapport fera l objet d une présentation en vu de validation auprès des différents partenaires et bénéficiaires du projet. La rédaction de la version définitive du rapport sera l objet de la cinquième phase du projet. 15
CHAPITRE 2 : ANALYSE DIAGNOSTIQUE ETAT DES LIEUX DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE DANS LES METIERS DU BOIS AU CAMEROUN Pour comprendre l offre de formation aux métiers du bois au Cameroun, sur laquelle on ne dispose pas de données précises et exhaustives et qui n a pas fait, à notre connaissance, l objet d études spécifiques, il est nécessaire de la replacer dans le système éducatif camerounais en général. Ce système est actuellement l objet d une réforme profonde inscrite dans la nouvelle Stratégie de Croissance et de Développement Économique, plus communément connue sous l appellation «Vision 2035». Dans ce cadre, la Stratégie Sectorielle de l Education s articule autour de quatre (4) axes : - L universalisation de l enseignement primaire, - L amélioration de l accès et de l équité dans les autres niveaux, - L amélioration de la qualité et de la pertinence des enseignements dispensés, - L amélioration de la gestion et de la gouvernance. Ces axes se déclinent sous la forme des objectifs suivants : - Un enseignement fondamental de qualité couvrant le cycle primaire et le premier cycle du secondaire, - Un enseignement secondaire de deuxième cycle de qualité reposant sur un équilibre dynamique entre l enseignement général et l enseignement technique et préparant aux études supérieures dans les filières prioritaires, - Une formation professionnelle reposant sur un dispositif modernisé, - Un enseignement universitaire professionnalisé, - Une formation continue étendue et doublée d un système de validation des acquis de l expérience (VAE). Le dispositif de la formation professionnelle a bénéficié d un projet de réforme («Projet d appui à la réforme de la formation professionnelle»), financé sur cinq ans ; il devait se réaliser de 2003 à 2009. Il s agissait d une réforme structurelle, avec une approche systémique par les compétences, partant de la demande de l appareil économique et touchant au cadre institutionnel, aux programmes, aux établissements de formation, aux formateurs, etc. 2.1. Cadre institutionnel actuel de l offre de formation aux métiers du bois au Cameroun La formation aux métiers bois au Cameroun n est pas régie par des dispositions particulières et ne dépend pas du ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) ni d un ministère précis. Elle est régie, comme tout le système éducatif camerounais, par la loi N 98/004 du 14 avril 1998 d orientation de l éducation au Cameroun. Le système éducatif camerounais se compose des secteurs formel et informel. 16
Le secteur formel est placé sous la sous la responsabilité de trois départements ministériels : le ministère de l Education de Base (MINDUB), le ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) et le ministère de l Enseignement Supérieur (MINESUP). Il comprend l enseignement maternel et primaire, l enseignement secondaire général, technique et professionnel, l enseignement supérieur ou post secondaire et les écoles de formation. Il se subdivise en deux sous systèmes : le sous système francophone et le sous système anglophone (l enseignement supérieur est commun à chacun des deux sous systèmes) et se compose de cinq niveaux d enseignement : Le préscolaire (ou maternel) : 2 ans Le primaire : 6 ans pour le système francophone qui se termine par l obtention du Certificat d Étude Primaire (CEP) et 7 ans pour le système anglophone qui se termine par le First School Leaving Certificate (FSLC), certificats qui préparent soit à une formation professionnelle soit à l entrée au collège. Le post primaire : 2 ans (les sections artisanales rurales (SAR) et les sections ménagères (SM). Le secondaire et le normal (formation des enseignants) : il existe deux types d enseignements : l enseignement secondaire général et l enseignement secondaire technique. L admission au premier cycle de l enseignement secondaire général se fait par voie de concours. Ce cycle dure quatre ans pour le sous système francophone et se termine par l obtention du Brevet d Etudes du Premier Cycle (BEPC), et cinq ans pour le sous système anglophone et se termine par l obtention du General Certificate of Education Ordinary/Level (GCEOL/L). Quant à l enseignement secondaire technique, il comprend deux cycles : le premier cycle dure quatre ans et est sanctionné par le Certificat d Aptitude Professionnelle (CAP), et le second cycle ouvre ses portes aux titulaires du CAP et du BEPC. La durée des études est de trois ans sanctionnés par l obtention du baccalauréat de Technicien ou d un brevet de technicien ou du General Certificate of Education advanced Level qui donne accès à l enseignement supérieur ou à la vie active. Le passage en classe terminale dans les deux cas est conditionné par l obtention du probatoire. Le post secondaire ou supérieur : il est assuré par plusieurs institutions publiques et privées : Les Universités d Etat au nombre de huit (8) : Yaoundé I, Yaoundé II, Douala, Buea, Dschang, N gaoundéré, Maroua et Bamenda. Les Instituts universitaires de technologie (UIT). L admission se fait sur concours pour les Camerounais et sur étude de dossier pour les ressortissants étrangers. Les études durent deux ou trois ans et sont sanctionnées par l obtention d un Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) ou d un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). On en compte trois: l IUT de Douala, l IUT de Bandjoun et l IUT de N gaoundéré. Les universités privées : l Université Catholique d Afrique Centrale, l Université Catholique, l Université de Yaoundé Sud Joseph Ndi Samba, l Institut Siantou Supérieur Les grandes écoles de formation : elles dispensent un enseignement essentiellement professionnel, et la majorité sont rattachées aux Universités. 17
Quant à la formation professionnelle, réduite aux centres de formation rapide, elle est actuellement non diplomante et relève du ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP). Ce type de formation est également l œuvre de quelques associations professionnelles Ainsi, le système éducatif camerounais est piloté par quatre grands ministères distincts : - Le ministère de l Enseignement Supérieur (MINESUP), - Le ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP), - Le ministère de l Education de Base (MINEDUB) et - Le ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC). La répartition des tâches entre les différents acteurs du système éducatif camerounais est régie par les textes officiels suivants : - La loi fondamentale, - La loi d orientation de l éducation, - La loi portant statut particulier des enseignants, - Le décret portant organisation du Gouvernement, - Les décrets 139 et 140 du 25 Avril 2005 portant organisation des MINESEC et MINIDUB et d autres décrets qui définissent les champs de compétences des différents acteurs du système éducatif aux plan local, régional et national ainsi que des organismes consultatifs tels que le Conseil National de l Education, la Commission Nationale de l UNESCO, le Conseil National d Agrément des Manuels Scolaires et des Matériels Didactiques, la Commission Nationale des Programmes et des Diplômes et la Commission Nationale de l Enseignement Privé. L éducation non formelle est sous la tutelle de différents départements ministériels dont le ministère de la Jeunesse, le ministère de l Education Physique et des Sports, le ministère des Affaires Sociales, le ministère de l Agriculture et du Développement rural et le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille. Ces ministères assurent la formation dans les écoles ou des centres spécifiques. 2.2. L offre de formation du Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) 2.2.1. Missions et organisation Le DECRET N 2012/267 du 11 juin 2912 portant organisation du Ministère des Enseignements Secondaires stipule que : «Le ministre des Enseignements Secondaires est chargé de l'élaboration, de la mise en œuvre et de l'évaluation de la politique de l'etat en matière d'enseignement secondaire général, technique et normal» A ce titre, il est notamment responsable de : - l'organisation et du fonctionnement de l'enseignement secondaire général et technique ; - la conception des programmes d'études et de la recherche des méthodes de l'enseignement secondaire général et technique et du contrôle de leur mise en œuvre ; 18
- la formation morale, civique et intellectuelle des élèves, de l'enseignement secondaire général et technique ; - l'élaboration et le suivi de la mise en œuvre de la carte scolaire de cet ordre d'enseignement ; - du suivi et du contrôle de la gestion administrative et pédagogique des structures d'enseignement publiques et privées ; - de l'élaboration des normes et du contrôle de leur application ; - de l'orientation et de la planification scolaire ; - de la politique du livre pour ce niveau d'enseignement ; - de la gestion et la formation continue des personnels enseignants sous réserve des attributions dévolues aux autres chefs de départements ministériels ; - la liaison avec l'unesco pour les questions relevant de son ressort de compétence. - Au niveau de l organisation des structures et service du MINESEC, on peut distinguer quatre niveaux administratifs hiérarchisés, chargés de la gestion de l éducation et de la formation : - Le niveau central (le Ministère) qui s occupe de la définition de la politique stratégique, de la gestion administrative et pédagogique de l éducation ; - Le niveau régional (Délégation Régionale) qui assure la mise en œuvre de la politique éducative ; - Le niveau départemental qui assure (au niveau du Département) la coordination pédagogique ; et - Le niveau de l Arrondissement, qui assure l inspection d arrondissement de l enseignement primaire. (Ernestine Antoinette Ngo Melho, «Enseignement technique et professionnel au Cameroun», 2012.) 2.2.2. L offre de formation diplomante aux métiers bois Dans le secteur de la transformation du bois, le dispositif éducatif relevant du MINESEC offre les spécialités de formation suivantes : - Menuiserie/Ébénisterie - Charpente, - Industrie du Bois, - Exploitation forestière. Ce même dispositif compte actuellement 187 établissements dispensant des formations technique ou professionnelle diplomante aux métiers du bois. Parmi ces établissement on compte 109 collèges d enseignement technique (CET) et 78 lycées d enseignement technique. Les collèges d enseignement technique (CET) sont des établissements du premier cycle, dont la durée de la formation est de quatre ans. Ils visent à former, à partir du CEPE (Certificat d Etudes Primaires Élémentaires), des ouvriers qualifiés destinés au système socio économique. Ces études sont sanctionnées par le Certificat d Aptitude Professionnelle (CAP). Les titulaires de CAP peuvent opter, après concours, pour la poursuite des études dans les lycées d enseignement technique ou les écoles de formation de formateurs (ENIET). Les lycées d enseignement technique ont pour objectif de former, en 3 ans après le CAP ou le BEPC, des agents de maîtrise et des techniciens moyens pour l économie nationale dans les secteurs industriel, commercial et administratif, suivant trois orientations : 19
- préparation au baccalauréat de technicien pour l insertion dans la vie active, et pour les meilleurs la poursuite des études dans l enseignement technique supérieur (IUT, grandes écoles d ingénieurs, Ecole Normale Supérieure d Enseignement Technique ou ENSET); - préparation au brevet de technicien (BT) dont les débouchés sont multiples dans le marché national de l emploi, et pour les plus méritants, la poursuite des études dans l enseignement technique supérieur; - préparation au brevet d études professionnelles (BEP) dont les titulaires s insèrent directement dans la vie active. Ces établissements sont répartis géographiquement comme l illustrent le tableau 1 et les graphiques 4, 5 et 6. Tableau 1 : Répartition des établissements d enseignement relevant du MINESEC dispensant des formations aux métiers du bois N Région Premier cycle Second cycle 1 Adamaoua 02 03 2 Centre 26 20 3 Est 06 09 4 Extrême nord 04 02 5 Littoral 04 05 6 Nord 02 06 7 Nord Ouest 16 06 8 Ouest 15 17 9 Sud 19 05 10 Sud Ouest 15 05 Total 109 78 20
Au delà des établissements d enseignements secondaires, le MINESEC gère un certain nombre d Écoles Normales d Instituteur de l Enseignement Technique (ENIET) qui ont comme rôle l habilitation pédagogique des instituteurs de l enseignement technique à travers des Certificats d Aptitude Pédagogique mise en œuvre par l Inspection de Pédagogie chargée de l Enseignement Technique et Normal. Le nombre, la répartition des ENIET par région, le nombre d enseignants et le nombre d élèves instituteurs sont illustrés par le tableau 2. Tableau 2 : Répartition des Écoles Normales d Instituteurs de l Enseignement Technique (ENIET) N Région Nbre Ets Nbre d enseignants Nbre d élèves instituteurs 1 Centre 1 5 120 2 Littoral 1 4 75 3 Nord Ouest 1 4 84 Total 3 13 279 21
La totalité des établissements d enseignement dispensant une formation en Menuiserie Ébénisterie abritent 108 ateliers. Leur répartition par opérateur d enseignement (Public ou Privé) et par région est illustrée par le tableau 3. Tableau 3 : Répartition des ateliers de Menuiserie Ébénisterie par région et par opérateur d enseignement REGIONS Menuiserie Ébénisterie Public Privé Total Adamaoua 4 0 4 Centre 22 0 22 Est 12 2 14 Extrême Nord 6 0 6 Littoral 13 0 13 Nord 3 0 3 Nord Ouest 9 1 10 Ouest 13 1 14 Sud 9 1 10 Sud Ouest 12 0 12 National 103 5 108 2.3. L offre de formation du Ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) Comme cela a été précisé, le Ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP), ne s occupe jusqu à présent, de par la loi même que des centres de formation rapide qui seuls relèvent de sa compétence, en plus de la formation continue (recyclage, perfectionnement) comme il apparaît dans ses missions et dans son organisation. 2.3.1. Missions et organisation Le Décret N 2011/126 du 23 mai 2011, portant sur l organisation du ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle stipule que «le Ministre de l Emploi et de la Formation Professionnelle est chargé de l élaboration et de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d emploi, de formation et d insertion professionnelles». Et, à ce titre, il est entre autre chargé : de la conception et de l organisation des activités de formation professionnelle rapide ; des études sur l évolution des qualifications des emplois ; de la définition des normes d organisation des systèmes d apprentissage et de qualification professionnelle ainsi que du contrôle de leur respect ; de l organisation et du suivi de l insertion professionnelle des jeunes formés ; de l organisation des activités de recyclage ou de requalification pour les travailleurs ayant perdu leur emploi; Par ailleurs, il assure la tutelle Fonds National de l Emploi (FNE) et de trois organismes d intervention (opérationnels) qui lui sont rattachés : 22
- L Observatoire National de l Emploi (ONEFOP) - Le Projet Intégré d Appui aux Acteurs du Secteur Informel (PIAASI) - Le Centre d Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnel (COSUP) 2.3.2. Les sections artisanales rurales (SAR) et les sections ménagères (SM) Les SAR et les SM sont des établissements de niveau post primaire qui visent essentiellement à : - former des jeunes des deux sexes capables de s intégrer dans la vie économique des zones rurales; - améliorer, grâce aux connaissances professionnelles et aux savoir faire acquis par les jeunes formés, les conditions de vie et d habitation des populations des campagnes. La formation, essentiellement pratique, se fait en deux ans. Y ont accès les jeunes (filles ou garçons) ayant dépassé l âge d entrer dans les classes de 6 ème des établissements d enseignement secondaire général et les classes de 1 ère des collèges d enseignement technique (>/à 16ans). Pour ce qui est des SAR, les principales filières sont la maçonnerie et la menuiserie, auxquelles s ajoutent l électricité, la petite mécanique, la plomberie sanitaire. Dans les SM, les filles acquièrent des connaissances nécessaires à la vie de citoyenne, d épouse, de mère de famille. A l issue de leur formation, les sortants des SAR et des SM reçoivent une attestation de fin de formation. On compte aujourd hui près de 175 SAR/SM fonctionnelles. L évolution des effectifs apprenants de la filière «Menuiserie Ébénisterie» au cours de 3 années est représenté par le tableau 4 et le Graphique 7. Tableau 4 : Nombre d apprenants de la filière «Menuiserie Ébénisterie» au cours de l exercice des années scolaires 2007/2008 à 2009/2010 SPECIALITE ANNEE 2007/2008 ANNEE 2008/2009 ANNEE 2009/2010 Total Dont Fille Total Dont Fille Total Dont Fille Menuiserie ébénisterie 4 264 169 4 172 200 4 532 252 Total général 32 317 14 263 34 420 15 982 39 442 16 148 % 13,2 1,2% 12,1 1,25 11,5 1,6 (Source : Statistiques MINEFOP) 23
Pour l année 2009 2010, le dispositif de formation professionnelle dans le secteur du bois cumule un total de 4 532 apprenants dont seulement 252 filles. Cet effectif représente 11,5% de l effectif total de la formation professionnelle publique et privée et il se situe en deuxième position après l effectif du secteur de formation relatif à l industrie d habillement. (Figure 8) A lui seul, le dispositif public (SAR et SM) accueille 3333 apprenants (dont 165 filles) ce qui représente 73,4% du nombre d apprenants filière «Bois» au niveau national. (Tableau 5) Tableau 5 : Répartition du nombre d apprenants «Menuiserie Ébénisterie» par opérateur de formation (Année de formation 2009 2010) GROUPES DE SPECIALITE PUBLIC PRIVE LAIC PRIVE CONFESSIONNEL Total APPRENANTS 2009/2010 TOTAL FILLE TOTAL FILLE TOTAL FILLE TOTAL FILLE Menuiserieébénisterie 3 333 165 995 86 204 1 4 532 252 Total général 13 238 4 425 20 987 9 437 5 217 2 286 39 442 16 148 (Source : Statistiques MINEFOP) 24
Graphique 8 : Proportion des apprenants par spécialité pour l année de formation 2009/2010 Le tableau 6 donne un aperçu sur les durées et les coûts des formations «Menuiserie Ébénisterie» par région. 25
La durée des formations varie énormément. Elle va de 12 mois à 3 ans dans un seul établissement qui dispense des formations aux métiers du bois. La grande majorité pratique des durées de 24 mois. Cette hétérogénéité montre que la formation dans les centres de formation n est pas normalisée et l on comprend pourquoi elle n est pas diplomante et que pour l être le candidat doit se présenter à un examen national. Les frais annuels d inscription et de scolarité varient entre 4 000 FCFA à 150 000 FCFA. Ces frais n incluent pas l hébergement et la nourriture puisqu aucun de ces centres n en offre. Pour donner un ordre de grandeur, le coût annuel d un apprenant dans un établissement public de formation en Bois en Tunisie avoisine les 1000 euros. Ce coût intègre le coût de fonctionnement (y compris hébergement et nourriture). Tableau 6 : Variation de la durée et du coût de revient de la formation «Menuiserie Ébénisterie» par région N Métiers Région Durées Coûts FCFA 1 Menuiserie Ébénisterie Centre 24 à 36 mois 240 000 à 450 000 2 Menuiserie ébénisterie Est 22 mois 90 000 3 Menuiserie Extrême nord 22 mois 130 000 4 Menuiserie Littoral 24 mois 200000 à 480000 5 Menuiserie Ouest 12 mois 140 000 2.3.3. Présentation du programme «Menuiserie Ébénisterie» (Dispensé par les centres MINEFOP) Le programme de formation professionnelle en Menuiserie Bois est ouvert aux personnes ayant au moins un CEP plus deux années de collège ou un niveau équivalent et aux candidats ayant validé leurs acquis professionnel. En outre, ces personnes devront satisfaire au test d orientation professionnelle et réussir le test de préformation (au besoin). Ce programme est d une durée de formation de 22 mois, soit huit (8) trimestres. Cette durée comporte 3 mois de stage en milieu de travail. Le programme comporte 11 modules qui conduisent à l obtention d un Diplôme de Qualification Professionnelle en Menuiserie bois. Le programme proposé vise à donner aux apprenants une formation efficiente dans le domaine de menuiserie. Il comprend six (06) modules de formation générale, quatre (04) modules de spécialité et un (01) module consacré au stage. Il y a trois types de modules : - les modules obligatoires, qui font partie de toute formation et qui peuvent être dispensés à tout moment de la formation; - les modules de spécialité, qui permettent aux apprenants d acquérir les compétences spécifiques métier ; - Un module de stage en entreprise. 26
En résumé, les principales caractéristiques du programme «Menuiserie Ebénisterie» sont : - Diplôme homologuée; - Programme élaboré par compétences, - 197 Opérateurs publics et privés administrent ce programme; - Environ 800 diplômés par an dans cette spécialité; - 100 Instituteurs de l enseignement technique dispensent cette formation. La fiche programme de formation se présente comme l indique l annexe 3. Nous constatons que cette fiche programme de formation : est isolée de tout contexte. On ne sait pas si elle provient d un référentiel de formation, ni si elle est accompagnée de guide pédagogique, ni sur quelle base elle a été élaborée. Elle est conçue selon l approche traditionnelle matières et non selon l approche par compétence (APC) bien que celle ci soit adoptée théoriquement au niveau national comme cela apparaît clairement et explicitement dans les différents projets de réforme du système éducatif et de formation professionnelle camerounais. En ce qui concerne la carte de formation de la filière Bois au Cameroun, la répartition des Sections Artisanales Rurales/ Sections Ménagères (SAR/SM) ouvertes par région est illustrée par le graphique 9 et par le tableau 7. Cette répartition comparée à celle des unités de production montre une certaine adéquation au niveau de la répartition géographique. 27
Tableau 7 : Répartition des SAR/SM ouvertes par région N REGION Nbre de SAR/SM ouverts 1 ADAMAOUA 7 2 CENTRE 46 3 EST 17 4 EXTREME NORD 18 5 LITTORAL 28 6 NORD 6 7 NORD OUEST 17 8 OUEST 21 9 SUD 19 10 SUD OUEST 18 Les dispositifs réunis du MINESEC et du MINEFOP disposent de 384 établissements de formation en menuiserie ébénisterie répartie comme l indique le graphique 10. Le graphique 11 illustre bien la cohérence qui existe entre la concentration des unités en transformation du bois et les établissements de formation «Filières Bois» à travers les régions u Cameroun. Ce facteur, jugé très important, favorisera dans l avenir l adoption du mode de formation par alternance (centre/entreprise). 28
Graphique 11 : Comparaison de la concentration entreprises de transformation bois et concentration établissements de formation Bois Légende : Unités de transformation de Bois 1 ère Catégorie : 1 ère transformation : Établissements de formation MINEFOP : 1 ère & 2 ème transformation : Établissements 1 er Cycle MINESEC : 1 ère, 2 ème & 3 ème transformation : Établissements 2 ème Cycle MINSEC : 1 ère, 2 ème, 3 ème & 4 ème transformation Unités de transformation de Bois 2 ème Catégorie : 1 ère transformation : 1 ère & 2 ème transformation Unités de transformation de Bois 3 ème Catégorie : 1 ère transformation : 1 ère & 2 ème transformation 2.4. Etat des lieux des établissements de formation diagnostiqués 2.4.1. Généralités De la liste des trois cent quatre vingt et un (381) établissements de formation et des résultats de l enquête de terrain et des entretiens que nous avons pu mener dans les soixante dix sept (77) d entre eux (voir les détails dans les tableaux en annexe 4), nous pouvons déduire les principales conclusions suivantes : 2.4.2. Localisation Comme on peut le constater au Tableau 8 et Graphique 12, les établissements de formation aux métiers du bois se concentrent dans le l Est, le Centre et le Littoral. Cela confirme que ces centres de formation ont été créés pour répondre essentiellement aux besoins de l industrie de transformation du bois qui reste dans sa majorité concentré à l Est, au Centre, au Littoral, au Sud, au Sud ouest et à l Ouest du pays.. 29
Vingt quatre (24) sur soixante dix sept (77) établissements de formation sont situés à l Est, c est à dire le tiers. Vingt trois (23) au Centre Vingt et un (21) au Littoral Neuf (9) au Sud. Un peu plus de la moitié des établissements de formation visités ont un peu plus 30 ans d existence. C est à l Est et au Sud que l on retrouve les entreprises les plus jeunes. Tableau 8 : Répartition des établissements de formation visités par région Région Effectif Pourcentage Centre 23 29,9% Est 24 31,2% Littoral 21 27,3% Sud 9 11,7% Total 77 100,0 Graphique 12 : répartition des établissements de formation visités par région 2.4.3. Spécialités offertes Les données du tableau 9 confirment le constat précédent concernant les spécialités de formation dispensées dans ces centres. Ainsi, soixante et onze/soixante dix sept de ces centres offrent des formations en «Menuiserie générale» (ou «Menuiserie Ébénisterie»), quatre centres de formation se spécialisent respectivement en «Charpenterie», en «Sculpture», en «Agencement» et en «Tapisserie». Ce type de formation classique est fait pour répondre aux besoins de la transformation industrielle et artisanale du bois. D après le 13, les formations actuellement offertes par établissements de formation visités sont en majorité du niveau "CAP", très peu sont du niveau "BP" et aucune formation de niveau "BTS". 30
Graphique 13 : Répartition des formation selon le niveau de qualification Tableau 9 : Les spécialités recencées Spécialité Nombre de Centre Menuiserie générale 45 Menuiserie ébénisterie 26 Industrie du bois 2 Affuteur 2 Sciage 0 Métiers bois 0 Ébénisterie 2 Charpenterie 2 Tapisserie 1 Sculpture 1 Agencement 1 Ameublement 0 2.4.4. Mode de formation Le mode de formation adopté est à 100% résidentiel (c est à dire que toute la formation se fait intramurus) pour les spécialités de «menuiserie ébénisterie», «industrie du bois», «affuteur», «ébénisterie», «charpenterie» et «sculpture». Par contre pour la filière «tapisserie», elle est totalement en alternance (c est à dire dispensée dans le centre et dans l entreprise). Pour ce qui est de la filière «menuiserie générale», la formation est à 95% en mode résidentiel et 5% en mode apprentissage (c'est à dire totalement en entreprise avec suivi par l établissement de formation). (Voir Tableau 10) 31
Tableau 10 : Répartition des spécialités selon le mode de formation Résidentiel Alternance Apprentissage Total Menuiserie générale 95% 0% 5% 100% Menuiserie ébénisterie 100% 0% 0% 100% Industrie du bois 100% 0% 0% 100% Affuteur 100% 0% 0% 100% ébénisterie 100% 0% 0% 100% Charpenterie 100% 0% 0% 100% Tapisserie 0% 100% 0% 100% Sculpture 100% 0% 0% 100% Agencement 0% 0% 100,0 100% 2.4.5. Les ressources humaines des centres visités (Tableau 11) Les données recueillies auprès des centres visités font ressortir qu en moyenne un centre fonctionne avec un effectif de 16,4 personnes entre formateurs, personnel administratif et de service. Ces effectifs varient de 8 personnes pour le plus petit effectif à 32 personnes pour le plus grand. Cette moyenne relativement basse signifie que ce sont pour la plupart des centres de petite dimension et à la capacité d accueil réduite. De même, l analyse des données des tableaux 11 et 12 relève que : - 70% du personnel des établissements de formation visités sont des formateurs de l enseignement technique et de l enseignement général; - 38% seulement sont des formateurs de l enseignement technique, la plupart des formateurs (62%) sont destinés à l enseignement général. - 73% des formateurs sont sous statut de personnels titulaires, 27% des formateurs étant des formateurs vacataires - Les cadres administratifs des établissements de formation visités ne représentent que 16,5% du personnel - Le personnel d appui représente 13,1% de l'ensemble de l'effectif. - Les hommes représentent 82,4% du personnel, les emplois occupés par les femmes sont peu nombreux et ne représentent que 17,6%. - Le personnel des établissements visités est relativement jeune. La moyenne d âge est de 39 ans. Les âges varient de 24 ans (âge minimal) à 79 ans (âge maximal). (Graphique 14) - Dans l ensemble, les établissements de formation ont un personnel quasiment spécialisé en menuiserie générale et menuiserie ébéniste. - En ce qui concerne le niveau d instruction des formateurs et enseignants, le diplôme le plus répandu c est le "BAC" ou le Brevet professionnel (BP) suivi par le BEPC/CAP. Les formateurs de niveau DEUG/BTS ne represente que 4% de l effectif enseignant. - Le personnel d encadrement ayant un niveau supérieur est peu nombreux et il est essentiellement constitué par les instituteurs de l enseignement technique. - Seulement 19% des formateurs des établissements de formation visités ont bénéficié d un perfectionnement technique et/ou pédagogique lors des deux dérnières années. - Tous les établissements ont exprimé un besoin de formation continue pour leurs formateurs. Les domaines sollicités sont la menuiserie, l ébénisterie et la menuiserie 32
ébénisterie. A côté de ces domaines, on relève d autres qui sont convoités tels que la CAO ; la maintenance des équipements de transformation du bois, la sculpture et l informatique. - Le personnel de management et le personnel d appui n ont bénéficié d aucune formation continue (formation fonctionnelle en matière de gestion d établissement de formation, d implantation de programme de formation, de relation avec les entreprises industrielles, etc.) - Un peu plus de 60% des formateurs attestent un nombre d années d expérience compris entre 3 et 7. - Dans la région de l est, les établissements de formation n ont quasiment pas de formateurs pour les disciplines générales. En outre, le besoin en personnel spécialisé dans ces établissements est pratiquement le double du personnel existant. - Cette demande est encore plus importante (76 formateurs en moyenne) dans les établissements de la région du centre. - Les besoins des établissements de formation en formateurs spécialisés dans les métiers du bois se situe en moyenne à 10 par établissement. Plus précisément les spécialités demandées sont «l agencement», «la finition», «la charpenterie» et «l affûtage». - Il n y a pas une préférence entre le personnel masculin et féminin ; c est à dire que l accent est mis plus sur la compétence. Tableau 11: Nombre moyen de personnel dans les établissements de formation par type de poste Est Centre Littoral Sud Total Personnel administratif 5 5 6 5 21 Formateurs des disciplines techniques : Titulaires Formateurs des disciplines techniques: Vacataires Formateurs des disciplines générales Titulaires Formateurs des disciplines générales Vacataires 4 5 7 6 22 2 0 10. 12. 2 41. 43. 0 10 2 12 Personnel d'appui 12 0 0 5 17 Besoin en personnel spécialisé 4 76 52 2 134 Graphique 14 : Age moyen des formateurs par région 33
Tableau 12: Spécialité des enseignants techniques selon les régions Est Centre Littoral Sud Menuiserie générale 59,3% 67,2% 21,8% 52,6% Menuiserie ébénisterie 40,7% 14,8% 75,6% 47,4% ébénisterie 0% 3,3% 0% 0% Métiers Bois 0% 13,1% 2,6% 0% Charpenterie 0% 1,6% 0% 0% Total 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 2.4.6. Espaces et équipements de formation Tous les établissements visités éprouvent de nombreuses difficultés dues essentiellement aux pannes des machines. Même si les équipements existent en nombre suffisant, les machines ne sont pas entretenues d'une façon régulière et périodique faute de financements nécessaires. 2.4.7. Mécanismes et moyens de communication La totalité des établissements de formation organisent des journées portes ouvertes et un peu plus que la moitié disposent des fiches descriptives des spécialités dispensées. Des outils tels que le répertoire des entreprises, le livret de formation ne sont utilisés que dans un nombre très réduit d établissements. 2.4.8. Relation "Centres Entreprises" - Seuls 24% des établissements de formation entretiennent des relations de partenariat avec les entreprises du secteur du Bois. Cette relation se concrétise dans la plus part des cas par l accueil des stagiaires en entreprises pour des périodes de stages professionnels. - Si dans l ensemble, 24% des établissements ont un partenariat avec les entreprises avec lesquelles ils collaborent, dans la région Littoral et du Centre, il n existe aucune convention ni partenariat avec les entreprises. Cependant à l Est deux établissements sur cinq ont une convention de partenariat avec les entreprises avec lesquelles ils collaborent. - Bien que n ayant de modèle de convention avec une entreprise, on retrouve chez pratiquement un établissement sur deux des fiches de prospection d entreprise. Dans les régions du Sud et de l Est seulement le quart des établissements disposent des fiches de prospection. - Dans la majorité des cas, c est l absence d entreprises du bois dans les environs et la non disposition de répertoire d entreprises qui justifient l absence de relations centreentreprise. - Seulement 40,7% des établissements de formation, ayant des stagiaires dans les entreprises, déclarent avoir un planning de visite. - Dans 40,4% des cas ce sont les apprenanants qui recherchent les lieux de stages. 36,17% des cas, c est le chef d étalissement de formation qui prospecte les postes de stages et pour 23% des cas se sont les formateurs qui assurent le placement des jeunes en entreprises. 34
- La raison principale du choix du lieu de stage est de nature relationnelle à savoir «l entente avec les cadres de deux établissements». - Quand les apprenants sont en stage, les centres de formations font parvenir à l entreprise des fiches de suivi, des fiches de présence et un canevas du programme. Cependant l importance de ces différents supports varie d une région à l autre. - Le suivi de l apprenant en entreprise par son formateur varie d une région à l autre. A Douala, un peu plus de deux tiers des centres de formation affirment qu ils n assurent pas le suivi en entreprise. Par contre, dans la région du Centre, l ensemble des centres affirment qu ils assurent un suivi en entreprise de leurs apprenants. Dans l Adamaoua, la majorité des centres de formation affirment qu ils rendrent visite au moins deux fois à leur étudiants durant la période de stages. - L évaluation des apprenants en entreprise est une évaluation qualitative. A côté de cette évaluation, il y a le rapport de stage préparé par le stagiaire, les fiches de suivi et l évaluation journalière et hebdomadaire qui permettent d évaluer les étudiants en fin de stage. 2.4.9. Nature des difficultés rencontrées par les établissements de formation (Graphique 15) Les plus gros problèmes des établissements de formation résident au niveau : - des infrastructures (salles de classe, ateliers, laboratoires, etc.), - des équipements, - de la matière première bois (disponibilié et coût), - des formateurs (nombre et qualification professionnelle et pédagogique). 35
Graphique 15 : Difficultés rencontrées par les établissements de formation Conclusions Les centres de formation aux métiers du bois ne répondent pas quantitativement et qualitativement aux besoins du secteur en compétences, Leurs tarifs, en considérant le rapport qualité/prix, sont relativement élevés et ne doivent pas être à la portée de beaucoup de demandeurs de formation qui n en ont pas les moyens, La majorité de ces établissements de formation n offre pas les meilleures conditions pédagogiques (ressources humaines et technico pédagogiques, équipements, matériels, documentation ) Le fait que les formations ne soient pas de grande qualité ne peut que les handicaper auprès des candidats, de leurs parents et des entreprises. Ces centres semblent laissés à eux mêmes et ne bénéficient pas manifestement d un appui pédagogique ni financier ou matériel de la part des autorités de tutelle. Cependant, quelles que soient les faiblesses qu on peut leur trouver, et elles sont nombreuses, il ne faut pas oublier que ce sont pratiquement les seuls pourvoyeurs du marché de travail du secteur bois au Cameroun jusqu à présent, en dehors des offres informelles de jeunes mis sur le marché du travail par les différents dispositifs et niveaux du système éducatif, sans formation professionnelle initiale spécialisée en bois. La formation sur le tas demeure la principale voie d accès et d insertion à l emploi dans le secteur du bois. 36
La situation semble s améliorer avec les projets dont l imminente mise en œuvre est annoncée. C est ainsi qu on apprend que dans le cadre de la coopération avec la Corée du Sud, trois (3) centres de formation professionnelle d excellence sont en chantier à Douala, Limbé et Sangmelima. Les centres d excellence, d une valeur estimée à 24 milliards de FCFA, dispenseront une formation professionnelle dans quatorze (14) spécialités, dont la menuiserie. Ils ouvriraient en 2014. L enseignement et la formation professionnels publics restructurés et modernisés peuvent et doivent donner le coup d envoi, le modèle et le tempo à suivre par le secteur privé pour réaliser la réforme profonde tant et longtemps attendue du dispositif national de la formation professionnelle. Par ailleurs, ce genre de projet reste a priori sans efficacité assurée du fait qu on ne détecte pas un lien structurel dans le dimensionnement et dans le pilotage avec tous les opérateurs du secteur. Les pistes d actions qui seront annoncés en aval de cette étude proposeront d intégrer ces améliorations dans un processus global de mise à niveau. 2.5. Le Ministère de l Enseignement Supérieur (MINESUP) Actuellement plusieurs établissements proposent une offre de formation dans le secteur du bois de niveau supérieur, à savoir : - La Faculté d Agronomie et des Sciences Agricoles (F.A.S.A.) qui est rattachée à l Université de Dschang ; et basé à Dschang Cameroun ; - La F.A.S.A. antenne d Ebolowa à travers sa Faculté des Métiers Bois, Eaux et Environnement (F.M.B.E.E) rattachée à l Université de Dschang et basée à Ebolowa ; - Le Centre Régional d Enseignement Spécialisé en Agriculture, Forêt et Bois (C.R.E.S.A., forêt bois) qui est rattaché à l Université de Dschang et basé à Nkolbison Yaoundé ; avec 3 types d enseignement : environnement, aménagement forestier, valorisation industrielle du bois ; - L Ecole Nationale des Eaux et Forêts (E.N.E.F) basée à Mbalmayo Cameroun ; - La Faculté des Sciences de l Université de Yaoundé I à travers sa filière F.S (Sciences Forestière à partir du niveau IV) ; - L Ecole Normale Supérieure de l Enseignement Technique (E.N.S.E.T) de Douala ; - L Institut Universitaire de Technologique Bois (I.U.T Bois) de Mbalmayo : créé dans le cadre de la réforme de l Enseignement supérieur de 1993, il est logé à l Université de Yaoundé 1 depuis 2 ans, l IUT BOIS se propose de prolonger la formation en métiers bois au niveau universitaire (Bac +2 et Bac + 3), en vue de développer les compétences par rapport aux industries qu on veut mettre en place. Cet institut devrait agir sur 4 segments de l industrie du bois à savoir : la valorisation des ressources ligneuses ; l ingénierie du matériau bois ; le génie industriel ; le management et les services ; Pour le moment, seule la formation en construction bois est dispensée. 37
2.5.1. Faculté d'agronomie et des Sciences Agricoles (F.A.S.A.) La FASA est un exemple de dynamique institutionnelle en vue d un arrimage à l évolution du contexte politique, académique et des besoins du marché. Créée en 1993 des cendres de l ENCA (1960), de l ENSA (1972), du Centre Universitaire de Dschang (1977) et de l INADER (1988), la mère des établissements de l UDs a formé plus de 1800 Ingénieurs et Techniciens Supérieurs originaires de plus de 10 pays d Afrique et d Europe dans le domaine de l agriculture et du développement rural. La FASA est présente dans 5 zones agro écologiques du Cameroun, reflet de l Afrique en miniature. Ses principales missions sont les suivantes : - Formation : Une politique cohérente de formation des cadres moyens et supérieurs dédiés à la production agricole, à la sécurité alimentaire et au développement durable. - Recherche : Des recherches fondées sur les priorités nationales et régionales pour répondre aux défis du développement durable - Appui au développement : Rendre disponible son expertise pour accompagner les actions de développement au travers des études, conseils et formations continues. La FASA organise son dispositif de Formation Recherche Appui au développement en 08 départements, 04 centres spécialisés et 05 antennes dans différentes zones agro écologiques, faisant de l Université de Dschang la plus nationale des universités d Etat. Pour la réalisation de ses missions statutaires, la FASA compte sur une équipe de 73 enseignants permanents dont 04 Professeurs, 11 Maîtres de Conférences, 37 Chargés de Cours, 19 Assistants et 02 ATER répartis dans les différents départements pédagogiques en fonction de leurs domaines de spécialisation. La centaine de publications scientifiques de haut niveau et la participation à un nombre similaire de consultations auprès des secteurs public/privé et de la société civile, font de la FASA le plus grand vivier d information pour le développement durable Les grands pôles de compétences sont : - Les productions animales; - L agriculture; - La protection des végétaux (entomologie, phytopathologie, etc.); - Les sciences du sol (fertilité, cartographie, classification, pollution, etc.); - La gestion forestière et la problématique de l environnement; - La mécanisation et l amélioration de la production rurale (énergie, hydraulique, conservation/transformation des produits agricoles, etc.); - L économie rurale; - La vulgarisation agricole et sociologie rurale. Les formations relatives au secteur bois de la Faculté d'agronomie et des Sciences Agricoles sont offertes dans les filières ci après : - Exploitation forestière et transformation du bois - Menuiserie et construction en bois. - Valorisation industrielle du bois 38
Depuis la création de la filière «Industrie du Bois», la F.A.S.A. a formé 70 diplômés. Leur répartition annuelle est illustrée par le tableau 13. Tableau 13 : Répartition annuelle des diplômés de la FASA ANNEE INDUSTRIE DU BOIS 1996/1998 9 1997/1999 6 1998/2000 10 1999/2001 11 2000/2002 6 2001/2003 3 2002/2004 3 2003/2005 8 2004/2006 6 2006/2007 8 TOTAL 70 2.5.2. École Normale Supérieure de l'enseignement Technique de Douala (ENSET) L'École Normale Supérieure de l'enseignement Technique (ENSET) est une Grande école camerounaise de l'université de Douala. La mission essentielle de cette institution est d'assurer : La formation des Professeurs des Collèges d'enseignement Technique (PCET) ; La formation des Professeurs des Lycées d'enseignement Technique (PLET); La formation des Hauts cadres d'entreprises ; La recherche fondamentale et appliquée dans des domaines divers ; La conception et la réalisation de produits industriels; L'expertise auprès des administrations nationales, des organisations internationales, des entreprises nationales et internationales; Avec l'entrée de cette grande école dans le système LMD, on parle aujourd'hui "d'ingénieurspédagogues" ou de "Cadre d'entreprises " pour désigner les élèves de l'enset de Douala, car ces derniers reçoivent aussi bien une formation d'ingénieur, que de psycho pédagogues. Ses cadres sont recrutés par le ministère des enseignements secondaires comme professeur de lycées et collèges d'enseignement technique et professionnel et beaucoup se retrouvent aussi dans de grandes entreprises, aussi bien au Cameroun, que dans le Monde (État unis, Canada, France, etc.). Cette institution bénéficie: 39
de collaborations et associations avec des universités et écoles étrangères (Polytechnique de Montréal); de contrats de recherche financés par des entreprises nationales et des organismes internationaux. Cinq niveaux d'étude pour deux cycles d'enseignement : Les enseignements de chaque niveau comprenant des modules divisés en unités de valeurs (UV) dont chacune doit être validée. L'Ecole Normale Supérieure d'enseignement Technique (ENSET) comprend onze (11) départements regroupés en deux (02) divisions : Division des Techniques de Gestion - Techniques Administratives - Economie Sociale et Familiale - Sciences de l Education - Sciences et Techniques Économiques de Gestion Division des Techniques Industrielles - Enseignements Scientifiques de Base - Industrie Textile et d'habillement - Génie Mécanique - Génie Forestier - Génie Électrique - Génie civil - Génie Informatique Les textes prévoient un total de 19 options ayant chacune pour objectif la formation de professeur en deux cycles : - Le premier, d'une durée de trois (03) ans, prépare au Diplôme de Professeur d'enseignement Technique de premier grade (DIPET I) et à la Licence de Technologie ; - Le second, d'une durée de deux (02) ans, réservé aux titulaires du DIPET I ou de tout autre diplôme admis en équivalence, prépare au Diplôme de Professeur d'enseignement Technique de deuxième grade et aux Master Technologique et/ou Recherche. Au cours de leur formation les étudiants effectuent plusieurs stages dans les entreprises du pays puis dans les collèges et lycées d'enseignement technique. Chaque étudiant présente en fin de cycle chaque cycle un mémoire de fin d'étude qui est le fruit d'un travail de recherche qu'il a menée pendant près d'un an. Les diplômes délivrés : - DIPET I : Diplôme Professeur d'enseignement Technique grade 1 (BAC + 3); - DIPET II : Diplôme Professeur d'enseignement Technique grade 2 (BAC + 5); - Licence technologique BAC + 3 - Master Technologique et Master Research BAC+ 5 Parmi les 7 spécialités qu offre l'ecole figure celle du Génie Forestier avec 02 options, à savoir : 40
- Option «Exploitation forestière» : réservée aux élèves admis en première année et titulaires d'un Baccalauréat C ou D, du GCE/AL, du Brevet de Technicien en Technique d'industrie du bois, d'exploitation forestière ou de tout autre diplôme équivalent ; - Option «Menuiserie» : réservée aux élèves admis en première année et titulaires d'un Baccalauréat C ou D, du GCE/AL, du Brevet de Technicien en Métiers du bois, Menuiserie Ébénisterie ou de tout autre diplôme équivalent. 2.5.3. L Institut Universitaire Technologique Bois de Mbalmayo - l IUT Bois est un complexe intégré de Formation et de Recherche et développement - Constitué de 4 pôles : Pôle de Formation Pôle de recherche et Développement Pôle de transfert de technologie et techniques aux industries du bois Pôle industriel - Domaines de Formation Domaine 1 : Techniques et technologies de valorisation du Bois Domaine 2 : Ingénierie des Matériaux à Base de Bois Domaine 3 : Industries du bois 2.5.4. Le Centre de Promotion du Bois de Yaoundé (CPB) Le Centre de Promotion du Bois (CPB) est une direction à part entière. Créé en 1970 avec l'appui d'un projet FAO / PNUD, le CPB a été sous la tutelle successive du MINAGRI en 1975, puis du CENADEFOR en 1981, et de l'onadef en 1991. Par décision du conseil d administration en 1997 l ONADEF le dotait en même temps d'une autonomie financière avec obligation de rentabilité économique et prévoyait un comité de programmes assurant les fonctions d'un mini CA. Cela ne s'est pas produit dans les faits et le CPB a continué de fonctionner comme une direction «classique» de l'onadef (avec une quarantaine de personnes en 3 sections techniques: production, maintenance, conditionnement et entretien). Actuellement, le CPB est un service rattaché au MINFOF. Il a pour mandat la promotion des essences peu ou pas connues et la formation des camerounais dans le travail du bois, avec comme vocation d'être le «catalyseur de l'industrie de transformation du bois au Cameroun». Ses principales activités ont concerné la participation à des foires et salons, la production de prototypes de meubles et articles à partir d'essences de promotion, la formation continue (apprentis, personnel de sociétés de transformation), l encadrement des étudiants d institutions diverses, ainsi que des prestations commerciales de type affûtage, ingénierie, production sur commandes de meubles et articles en bois. 41
CHAPITRE 3 : PORTRAIT DU SECTEUR BOIS AU CAMEROUN 3.1. Importance économique du secteur Le secteur de transformation du bois est l un des axes majeurs de la relance de l économie au Cameroun. En effet, la filière «Bois» occupe la quatrième place en importance au sein de l économie du pays, avec 10% de participation au PIB, 9 % des recettes fiscales et 28% des revenus d exportation excluant les exportations de pétrole. An niveau de la production, la forêt camerounaise met régulièrement sur le marché un volume annuel de grumes avoisinant deux millions de mètres cube. Cette production (grumes) est répartie entre les entrées usines de transformation du bois et l exportation. Le tableau 14 donne une idée sur l évolution et sur la répartition de la production des grumes pour la période (2002 2006). Tableau 14: Évolution et répartition de la production des grumes entre 2002 et 2006 Année Production grumes Entrée usine Exportation grumes (m 3 ) (grumes) (m 3 ) (m 3 ) 2002 1 947 654 1 522 654 425 000 2003 1 315 274 980 274 385 000 2004 2 218 655 2 077 655 141 000 2005 2 020 684 1 874 694 146 000 2006 2 289 416 1 973 416 316 000 Source : MINFOF, Douane 2006 Ces chiffres ne contiennent pas les informations relatives à certaines régions, et ne prennent pas en compte le bois produit par le secteur informel qui approvisionne le marché local, qui est estimé entre 180 000 et 1 000 000 m 3 de grumes. Graphique 16 : Évolution et répartition de la production des grumes entre 2002 et 2006 En ce qui concerne l activité de la transformation du bois, l'adoption du code forestier de 1994 et l'arrêt partiel des exportations de grumes en 1999 ont permis l'industrialisation rapide de la filière. 42
Les données du tableau 15 et le graphique 15 montrent qu il y a eu une augmentation progressive de la production du bois sur la période 2003 2006. La réticence enregistrée à partir de l'année 2007 peut être expliquée principalement par la diminution de la demande sur les produits concernés due à la crise économique à l'échelle mondiale. Tableau 15: Transformation du bois (en milliers de m 3 ) PRODUIT 2003 2004 2005 2006 2007 2008 Sciages 1314,6 1522,3 1560,3 1763,2 1598,9 1543,0 Contre plaqués 43,9 50,8 52,1 58,9 53,4 51,5 Placages 129,3 149,7 153,5 173,4 157,3 151,8 Source: MINEPAT/ Tableau du bord de l'économie camerounaise 2011 La filière emploie près de 170.000 personnes dont environ 150.000 dans le secteur informel et 20.000 personnes dans le secteur formel. 40.000 ouvriers travaillent dans la chaîne de valeur du bois au Cameroun dont environ un quart dans la catégorie informelle et artisane. Selon l enquête menée dans le cadre de l Étude sur les unités de transformation en 2007, 91% des emplois sont réservés aux ouvriers. Parmi eux, 34% sont les ouvriers qualifiés et 57% sont les ouvriers simples. Les agents de maîtrise représentent le deuxième groupe d emplois créés, avec 6% des emplois. Enfin, 3% des emplois sont destinés aux cadres. Dans le secteur du bois, les emplois du genre féminin ne représentent que 4% de tous les emplois. De même, il faut noter que sur l ensemble des emplois, 1,5% est occupé par des expatriés. Les empois réservés aux expatriés sont des postes de responsabilité pour la grande majorité (86% sont des cadres). La proportion réservée aux «agents de maîtrise» n est que de 13%. 3.2. Marches du bois La commercialisation du bois est bien structurée sur le marché export, mais reste mal organisée sur le plan local, malgré un marché en progression. 43
Le marché local consomme essentiellement les sciages et le contre plaqués de 2 ème choix. L offre de bois de sciage certifié dans le marché national reste insuffisante. L'exportation crée un manque notoire de bois récolté légalement à écouler sur le marché national. Une bonne partie de la demande intérieure de bois est satisfaite par du bois débité provenant des scieurs artisanaux. Les produits écoulés sur le marché national sont la plupart du temps vendus directement au consommateur. Les achats annuels du gouvernement en mobilier s élèvent à 5 millions de dollars. En 2008, les importations de mobilier atteignaient 19 millions de dollar. Tous ces éléments démontrent qu il existe une fracture profonde entre l offre et la demande dans la chaîne de valeur. Sur le marché régional, très peu d entreprises vendent actuellement dans les pays voisins du Cameroun. L exportation pour les pays de voisinage ne dépasse pas les 3 % du bois d Ayous qui est de qualité inférieure et il est principalement destiné au Tchad. Au niveau du marché international, 97 % du bois provenant d exploitations industrielles UFA est destiné au marché international. Les principales destinations sont les pays européens (qui absorbent 70% des grumes et 90% des sciages) et asiatiques (la Chine est devenu en 2005 le premier acheteur des grumes). 3.3. Organisation professionnelle de la filière bois Au niveau national, les principales parties prenantes sont : - Les pouvoirs publics (administration forestière notamment), en tant que propriétaire des forêts qui contiennent les ressources ligneuses, - Le secteur privé, représenté par trois associations professionnelles des entreprises d exploitation forestière et de transformation du bois respectivement : le Groupement de la filière bois Camerounaise, le Syndicat des Exploitants Forestiers du Cameroun le Syndicat des Jeunes Exploitants forestiers du Cameroun; - Les communautés locales sont représentées à l Assemblée Nationale; - La société civile, incluant les ONG et les universités. - La communauté internationale des donateurs (Banque Mondiale, UE, FAO, PNUD, FMI, et des ONG comme UICN, WWF et Global Witness, ainsi que des agences de développement étrangères basées au Cameroun comme DFID, GTZ, AFD, CIDA/ACDI et SNV. Au plan local, les parties prenantes les plus importantes sont : - Les administrations au niveau des régions et départements, - Le secteur commercial est représenté par le biais d entreprises de transformation individuelles, de concessionnaires et de bûcherons. - Les communautés sont également actives à cet échelon par le biais des administrations locales et des chefs de village. - La société civile n est pas bien organisée au plan local - La communauté internationale est présente également au niveau local par le biais de projets individuels de donateurs et de leurs équipes de direction. 44
La majorité des PME sont organisées en associations. A Yaoundé et à Douala il existe environs 12 associations professionnelles. 3.4. Facteurs d'influence Durant les deux dernières décennies, d importantes mesures politiques pour la filière «Bois» ont été prises au Cameroun. Ces mesures ont permis le développement de l'industrie de transformation du bois orientée vers l'exportation. Parmi elles on peut citer : La réforme du secteur forestier - Création en 1992 du Ministère de l'environnement et des Forêts ; - Adoption en 1994 d'un nouveau code forestier incluant le principe de gestion durable des forêts (objectif intégré depuis le sommet de la Terre à Rio en 1992 et réaffirmé lors du sommet de Johannesburg en 2002); - Réforme de la fiscalité forestière, à partir de l'année fiscale 1995/1996, avec application d'un principe de mise aux enchères pour les permis forestiers de courte et longue durée ; - L'arrêt partiel de l'exportation des grumes en 1999. Cette politique a favorisé l ouverture de nouvelles petites unités de transformation (scierie simple, unités de déroulage, ateliers de menuiserie industrielle, etc.) et la création de nombreux emplois dans le secteur de transformation du bois, tant en milieu urbain qu'en milieu rural. Cependant, malgré tout ces efforts qui visent à encourager les techniques de transformation vers des produits à haute valeur ajoutée, la filière «Bois» au Cameroun reste dominée par la production de produits de légères transformations (bois de sciage) et ne génère pas de valeur ajouté considérable pour le pays. La modernisation des outils industriels est un facteur clé pour permettre une meilleure valorisation de la matière première (transformation plus élaborée, diversification des productions) et le développement de produits à plus forte valeur ajoutée commercialisés sur des marchés diversifiés. Le potentiel de la filière bois La filière «Bois» au Cameroun présente des opportunités sures tant sur les marchés locaux, régionaux qu internationaux. En effet, des facteurs importants favorisent la création d une industrie des meubles. Parmi ces facteurs, on peut citer : - L expérience dans l industrie légère ; - L expérience dans l ébénisterie ; - L entrée du bois à haute qualité/bien séché ; - La présence d une main d'œuvre bon marché; - La conception ; - La fabrication précise/machines précises ; - La capacité pour le service après vente ; - Les coûts de transport peu élevés ; - Le bon prix/prix raisonnable ; - L accès aux marchés locaux, régionaux et internationaux ; 45
- Créer des produits de meilleure qualité avec le bois séché est critique pour les consommateurs individuels au Cameroun. - Utiliser les déchets forestiers pour améliorer le Rendement - A long terme, le Cameroun pourrait gagner des parts sur les marchés du mobilier haut de gamme et des maisons préfabriquées en adoptant des techniques de production plus performantes que celles utilisées jusque là. 3.5. Vision et Stratégie de la filière «Bois» Le plan de développement de la filière «Bois» prévoit une politique d exploitation durable des ressources forestières à travers un programme de développement des plantations forestières. Le volet relatif à l industrie du bois et ses dérivés vise quant à lui à accroître la transformation locale des grumes, l intensification des activités d industrialisation de la valorisation du bois, la récupération et la transformation des espèces moins connues, la fabrication et la commercialisation des meubles et des maisons préfabriquées. Aussi, la vision émergente de la filière «Bois» du Cameroun est de se transformer, de manière durable, en un exportateur de premier ordre de produits de haute valeur ajoutée. La stratégie pour réaliser cette vision est motivée par des choix fondamentaux tout au long de la chaîne de valeur (exploitation, transformation, commercialisation et cadre réglementaire). La filière bois du Cameroun s oriente vers une plus grande réduction des écarts entre les sexes pour attirer une main d'œuvre potentielle plus importante, mais également pour promouvoir une image de marque positive du Cameroun comme ayant un environnement de travail équitable et égalitaire. Enfin, il a été avancé que si la stratégie est correctement appliquée, la filière «Bois» pourrait exporter 10 million $US par an, créer 55000 emplois et favoriser la création de 200 entreprises. 3.6. Structure de la filière «Bois» Selon la convention collective nationale des entreprises d'exploitation, de transformation, des produits forestiers et activités annexes signée entre le Groupement de la Filière Bois du Cameroun (GFBC), la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC) et l'union des Syndicats Libres du Cameroun (USLC) et sous la présidence du représentant de Monsieur le Ministre de l'emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale, la filière «Bois» comprend 4 grandes branches d activités : la Sylviculture, l exploitation forestière, l industrie de transformation du bois et le transport et transit. Cette filière peut être divisée en deux grandes catégories : le secteur formel et le secteur informel. La présente étude ne prendra pas en considération les entreprises opérantes dans la branche de sylviculture et l exploitation forestière car à l'origine, l étude porte sur l activité de transformation du bois. De même, cette étude ne touchera pas le secteur informel. Il nous semble important d établir dès à présent ce que l on entend par première transformation, seconde transformation et valeur ajoutée, lorsqu il s agit de produits du bois. On sait, au départ, qu il faut exclure les opérations de la récolte du bois, puisqu il n y a pas de transformation de la matière ligneuse. Il s agit ici de la transformation mécanique du bois 46
La décision n 2637/D/MINFOF du 06/12/2012 du MINFOF définit la classification des entreprises par catégorie selon les outils de production qu'elles disposent et selon leur capacité de débitage. A travers cette décision le MINFOF classe les entreprises de transformation du bois comme suit : - De 1 er Degré de Transformation et concerne les débités (sciages de toutes dimensions, les équarris, rondelles et plots) et les placages tranchés ou déroulés. - De 2 ème Degré de Transformation et concerne les bois hydrauliques assemblés (BHA), les bois massifs reconstitués (BMR), les lambris, les parquets, les plis, les decks. Les opérateurs économiques qui procèdent au conditionnement (séchage) de bois bénéficient des avantages découlant du 2ème degré de transformation le séchage de tous produits sciés. - 3 ème Degré de Transformation et concerne les briquettes de bois, les lamelles collées, les panneaux de particules, les contreplaqués, les gadgets. - 4 ème Degré de Transformation et concerne les huisseries, les meubles, les portes, les fenêtres, ainsi que tout autre produit fini et/ou prêt à l emploi. Tableau 16 : Définitions secteurs 1TB, 2TB, 3TB et 4 TB. 1 ère TB 2 ème TB 3 ème TB 4 ème TB Définition Exemples Cette branche professionnelle des métiers du bois est organisée autour des métiers de la scierie. Elle concerne la transformation primaire des grumes. - Sciages de toutes dimensions, - Les équarris, rondelles et plots) - Les placages tranchés ou déroulés. Produits de deuxième et troisième transformation : étape de transformation supplémentaire d un produit de première transformation effectuée par un ou deux établissements autres que ceux de la première transformation pour en faire un produit semifini ou fini. - Les bois hydrauliques assemblés (BHA), - Les bois massifs reconstitués (BMR), - Les lambris, les parquets, les plis, les decks. - Le séchage de tous produits sciés. - Les briquettes de bois, - Les lamelles collées, - Les panneaux de particules, - Les contreplaqués, - Les gadgets. Mise à disposition de produits prêts à la consommation sans aucun autre intrant requis tel que les meubles. - Les huisseries, les meubles, - Les portes, - Les fenêtres, - Tout autre produit fini et/ou prêt à l emploi. MINFOF : Décision n 2637/D/MINFOF du 06/12/2012 De même, à travers cette décision le MINFOF classe les entreprises de transformation du bois selon leur capacité de débitage comme suit : - De la 1 ère Catégorie qui concerne les unités industrielles disposant d outils de production fixes, et dont la capacité de débitage de l outil principal de production est supérieure à 5000 m 3 grumes par an. - De la 2 ème Catégorie qui concerne les unités industrielles disposant d outils de production fixes ou mobiles, et dont la capacité de débitage de l outil principal de production est comprise entre 1 000 m 3 et 5 000 m 3 grumes par an. 47
- De la 3 ème Catégorie qui concerne les unités industrielles disposant d outils de production fixes ou mobiles, et dont la capacité de débitage de l outil principal de production est inférieure à 1 000 m 3 de grumes par an. - De la 4 ème Catégorie qui concerne les unités artisanales (artisans/ébénistes) dotées d outils de transformation du bois autres que ceux visés dans les (03) catégories précédentes et enregistrées au Ministère des Forêts et de la Faune en qualité de transformateur de bois. L étude CIEFE/Étude monographie des unités industrielles de transformation du bois/2007, met en exergue trois grands groupes d opérateurs selon les stratégies déployées pour l accès à la ressource et leurs modes de fonctionnement : - Les exploitants forestiers transformateurs : Ils sont les plus nombreux et plus importants en terme de production du bois. Ils possèdent 55% des capacités de transformation installées, dispose de 54% de superficies attribuées en concession en propre et de 74% en partenariat ou affermage. Sur les 5973040 hectares d UFA attribuées, 28 transformateurs concessionnaires disposent à eux seuls plus de 3 363 543 hectares soit les 56% des forêts attribuées. - Les transformateurs sans titres d exploitation forestière. L implantation des industries bâties sans titres d accès à la ressource c est à dire sans UFA, ni ventes de coupe dont le seul recours immédiat est de travailler par contrat d approvisionnement. L arrivée de ce type d opérateurs nationaux et étrangers a fait suite à l annonce de l arrêt des exportations de grumes. Leur stratégie consiste tout d abord à monter une usine, puis à gérer les problèmes d approvisionnement en participant aux appels d offres d attribution des titres pour l accès à la ressource. - Les usines et les transformateurs artisanaux : dans cette catégorie sont classés les transformateurs sans scies de tête mais disposant de scies mobiles et des raboteuses. L'un des faits marquants de l évolution du secteur après la réforme c'est l émergence de nombreux petites usines et des transformateurs artisanaux qui exploitent globalement un volume de plus de 100 000 m 3 de débités. En 2006, le volume de débités exporté par les transformateurs artisanaux se chiffre à 6 022 m 3. Le secteur artisanal (menuisiers, ébénistes, artisans d art) représentait environ 6 milliards de Francs CFA de chiffre d affaires annuel. L effectif total des travailleurs du secteur est estimé à près de 5 300 personnes, dont environ 4 550 artisans (artisans d art, de l huisserie, de la sous traitance et du meuble) et 750 charpentiers, coffreurs et monteurs d échafaudage. La masse salariale annuelle est estimée à 1,7 milliard de Franc CFA. Selon les données du MINFOF 2012, le Cameroun compte environ 199 usines de transformation. Ces entreprises se répartissent comme suit : (Voir Tableau 17 et Graphiques 18, 19 et 20) - 134 usines de première transformation, - 36 entreprises de première et deuxième transformation, - 21 entreprises de 1 ère, 2 ème et 3 ème transformation, - 8 entreprises de 2 ème, 3 ème, 4 ème transformation. 48
Ces entreprises sont réparties sur les régions de l Est, du Centre, du Littoral, du Sud, du Sudouest et Ouest du pays. Cette industrie de transformation n'est pas représentée dans les régions d'adamaoua, du Nord et d'extrême Nord. (Voir Graphiques 21 et 22) 49
Ces entreprises se situent principalement dans des points francs industriels ou en milieu urbain (facilité d'accès au port de Douala). Elles sont le plus souvent construites à partir de matériel d'occasion acheté et révisé en Europe. Il s'agit principalement d'usines de première transformation. On retrouve parmi ces opérateurs des groupes français tels Rougier (SFID), Bolloré (Hassan Forestière de Campo et Société Industrielle des Bois Africains, Sibaf) et Pasquet (R.Pallisco) ; des intérêts libanais avec Miguel Khoury (Cocam, SABM), Paul Khoury, Hazim (Société Forestière Hazim) ; des Italiens (Ecam Placage, Alpicam, le Groupe Vasco Legne), des Belges (Colvenaere) ; des Grecs (Établissements Karayannis), des Hollandais (Wijma, Groupe GWZ), des Chinois (Vicwood) des Malaisiens et des Camerounais. (Voir Annexe 5 : Liste détaillée des entreprises) Ces données ne prennent pas en considération les entreprises artisanales qui comptent à peu près 8 000, concentrées principalement sur les villes de Yaoundé et Douala. 50
Catégorie et degré de transformation 1 ère Première Catégorie Deuxième Catégorie Troisième Catégorie 1 ère, 2 ème 1 ère, 2 ème, 3 ème 1 ère, 2 ème, 3 ème, 4 ème 1 ère 1 ère, 2 ème 1 ère, 2 ème, 3 ème 1 ère, 2 ème, 3 ème, 4 ème 1 ère 1 ère, 2 ème 1 ère, 2 ème, 3 ème 1 ère, 2 ème, 3 ème, 4 ème Nbre d unité de transformation de bois par région Région Est 6 7 6 2 6 1 0 0 11 0 0 0 39 Centre 8 10 7 1 27 4 0 0 17 1 0 0 75 Littoral 6 4 2 2 19 6 2 1 14 0 0 0 56 Sud 0 3 2 1 9 0 0 0 7 0 0 0 22 Sud Ouest 0 0 2 1 2 0 0 0 0 0 0 0 5 Ouest 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 2 Total par catégorie d unité de transformation de bois 21 24 19 7 63 11 2 1 50 1 0 0 et par degré de 199 transformation Total par catégorie d unité de transformation de bois 71 77 51 Tableau 17 : Répartition des entreprises de transformation du bois par capacité de débitage, par degré de transformation et par localisation géographique 51
3.6.1. Secteur de la première transformation 3.6.1.1. Définition et données économiques Ce secteur concerne la transformation primaire des grumes et est constitué des sous secteurs de sciage industriel, sciage artisanal et de placage. Il regroupe trois types d activités qui fournissent des produits intermédiaires : le sciage (débits, traverses), le déroulage et le tranchage (placages). L industrie de première transformation est composée majoritairement de scieries, lesquelles représentent plus de 90 % des usines et près de 85 % des capacités installées. En 2007, un volume total de 968 490 m 3 a été exporté à partir du port de Douala. Les grumes ont représenté 266 000 m 3 des exportations, le sciage 613 000 m 3, les placages environ 89 490m 3. Dans l'ensemble, les exportations de sciage ont augmenté par rapport à 2006 (601 000m 3 ) mais elles sont restées inférieures que celles de 2005 (660 000m 3 ). L'Union Européenne reste le partenaire privilégiée pour les exportations d importants produits transformés (sciage, placage et contreplaquées). En 2007, ce type de produit représente 81% du total du bois exporté. La Chine constitue aussi une destination principale des produits camerounais. En 2007, 51 scieries industrielles étaient actives en plus des 9 unités de placage et contreplaqués existantes. La capacité totale de transformation était estimée à environs 2,2 million de m 3. 3.6.1.2. Caractéristiques des entreprises de première transformation Au Cameroun la première transformation est conduite par les trois types d entreprises, à savoir des : - Usines des UFA employant des scies fixes, - Scieries artisanales utilisant des scies mobiles, - Scieries artisanales utilisant des tronçonneuses. La typologie d entreprise est définie par la capacité de transformation de ces usines, par la taille et par la qualité des outils de transformation installés (Voir tableau 18). 52
Tableau 18 : Typologie des usines de transformation Type de transformation Usines Capacité de transformation Nombre % Volume % Scieries simples 28 52 920 000 41 Scieries avec séchoirs 12 22 520 000 23 Scieries+déroulage / contreplaqué 3 6 240 000 10 Usines de tranchage 2 4 48.000 2 Scieries, Déroulage, Tranchage 2 4 150.000 8 Scieries + Atelier de menuiserie industrielle 2 4 115 000 5 Scieries Parqueterie 2 4 135 000 6 Scierie + Séchoirs + tranchage Parqueterie 1 2 70.000 4 Scierie + tranchage Parqueterie 1 2 45.000 2 Usines Scies Mobiles Scies Mobiles, Raboteries Total usine 53 2 243 000 Source : Enquête / CIEFE/Étude monographie des unités industrielles de transformation du bois : Phase I États des lieux /MINFOF/Août 2007 On constate que l industrie de première transformation reste principalement composée de scieries, lesquelles représentent plus de 90 % des usines et près de 80 % des capacités installées. Cependant, le tableau 18 n'indique pas le nombre d'unités de transformation artisanale de bois qui sont considérées comme des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et parfois des structures ne possédant aucun statut juridique. De nombreux PME existent dans le secteur forestier grâce au sciage artisanal. La production annuelle du sciage artisanal avec une tronçonneuses est estimée entre 150 000 et 200 000 m 3 (pour près de 700.000 m 3 de grumes), ce qui représenterait 27 à 36% de la production des scieries industrielles. 3.6.1.3. Répartition géographique La majorité des unités de transformation sont installées dans les centres urbains, 80% sont concentrés sur les villes : Yaoundé (35%) et Douala (45%). (Voir Tableau 19 et Graphique 23) Le Graphique 24 montre que les régions de l'est, du centre et du littoral représentent 87% de la capacité de la 1 ère transformation du bois du Cameroun Les usines installées en forêts sont concentrées en majorité dans la province de l Est (66%) où les plus éloignées du port de Douala se trouvent à plus de 1200 km. 53
Tableau19 : Nombres des Unités de transformation par province et leurs capacités de transformation Province Nbre d UT en activité Capacité de transformation (m 3 ) % EST 15 834 000 39 CENTRE 13 555 000 26 SUD 7 217 000 10 LITTORAL 16 489 000 23 SUD OUEST 2 50 000 2 TOTAL 53 2 145 000 100 Source : Enquête / CIEFE/Étude monographie des unités industrielles de transformation du bois : Phase I États des lieux /MINFOF/Août 2007 3.6.1.4. Investissements - Les entreprises de la première transformation investissent plus dans la rénovation des anciennes chaînes de production et les installations de séchoirs. Très peu d'entreprises réalisent de nouveaux investissements. - La démarche d investissement consiste, le plus souvent, à raisonner à court ou moyen terme, en limitant le montant financier à engager. 54
3.6.1.5. Approvisionnement en grumes - L approvisionnement des industries de la première transformation est assuré soit par des entrepreneurs qui sont à la fois, exploitants et transformateurs industriels, soit par des opérateurs uniquement exploitants forestiers. Ce type d intégration a été fortement encouragé par le passé : une disposition du code forestier consistait à lier la taille des concessions attribuées à la capacité de transformation installée. - Une tendance au développement de la sous traitance de l exploitation forestière vers les entreprises de la première transformation. 3.6.1.6. Les produits du secteur de la première transformation - Malgré le développement d ateliers de récupération de bois et de menuiseries industrielles, le sciage demeure l activité principale des unités de transformation, - Malgré quelques investissements effectués pendant la période 2002 2007 entre Douala et Yaoundé, l industrie de déroulage reste très limitée, - Baisse de la production de contreplaqué liée à la compétitivité du prix très peu élevé du contre plaqué provenant de la Chine. - Pas de progression de la production de placages déroulés. - La production des placages tranchés est faible et est limitée principalement à la transformation de l Aniégré, du Sapelli et de l Ayous. 3.6.1.7. Caractéristiques des emplois du secteur de la 1 ère TB On trouve très peu de données récentes et structurées sur la répartition et l'évolution des emplois pour les secteurs de transformation et pour les différentes catégories d'emplois. Néanmoins, en l absence de données on se basera sur l'analyse de la convention collective et les différentes études menées antérieurement pour établir le portrait de la main d'œuvre du secteur de la première transformation. Dans les scieries simples, on trouve habituellement une chaîne de production et un équipement réduit. On y fait le débitage de grumes de tous diamètres et on y produit autant des bois de construction que des bois de menuiserie. Les scieries simples ont une faible capacité de production et elles nécessitent une main d'œuvre abondante pour l alimentation des machines et la manipulation des pièces. L'étude du sous secteur du sciage artisanal au Cameroun menée en 2003 définit le sous secteur du «Bois artisanal» ou «sciage artisanal» comme la production et la commercialisation des sciages produits en forêt sans utilisation d engins de débardage et sans transport de grumes vers des centres de transformation. Il s agit donc de tous les bois débités moyennant l utilisation des tronçonneuses ou scies mobiles sur le site d abattage. Les scieries artisanales utilisant des scies mobiles créent 6 emplois directs pour l'opération et 20 emplois indirects dont les chargeurs, les prospecteurs et les transporteurs. Le tableau 20 indique les catégories et le nombre d'emplois généré par ce sous secteur. 55
Tableau 20 : Catégories d emplois offerts par le sous secteur bois artisanal Catégorie d emploi Sur le site de production Nombre d emplois Scieurs 1300 Aides scieurs 1300 Porteurs 1300 Chauffeurs 63 Aides chauffeurs 63 Total emplois ruraux 4026 Au niveau des marchés urbains Vendeurs 400 Démarcheurs 800 Pousseurs 800 Vendeuses aliments 125 Total emplois urbains 2125 Total emploi équivalent permanent 6151 Source: Étude du sous secteur sciage artisanal 2003 On peut affirmer que le sous secteur bois artisanal offre chaque année au minimum 6 151 emplois équivalent permanents, ce qui représente en milieu urbain près de 2125 emplois permanents, et en milieu rural 4 026 emplois équivalent permanents (ou le double en emplois temporaires, compte tenu du fait que ce sont souvent des demi journées de travail). Il est aussi à remarquer qu il y a des emplois ponctuels offerts, notamment pour les chargeurs et les pousseurs dont le nombre augmente quand il y a un arrivage de chargements de bois. Du fait que les données spécifiques au sous secteur «déchets industriels» (DI) ne sont enregistrées, on peut estimer l emploi offert par ce sous secteur en se basant sur le fait que les DI représentent 40 % du marché local du bois. Alors les DI offriraient chaque année 40% de l emploi urbain du secteur bois artisanal, soit presque 1 000 emplois permanents. Les scieries plus complexes ont par contre, plusieurs chaînes de production et disposent de machines hautement mécanisées et automatisées. Elles peuvent débiter des grumes de faible diamètre (production de bois de construction). Le débit de production y est important, la maind'œuvre est réduite et elle doit être plus spécialisée; l investissement en équipement et en outillage est important et l arrêt d une machine interrompt la production dont le débit est continu. Dans une telle scierie, le personnel est réduit au minimum et s affaire plutôt à la surveillance des appareils qui exécutent les différentes tâches du sciage. En 2004, les usines à scies fixes des concessionnaires employaient presque 8 200 personnes soit 16% de plus qu'en 1998. En exploitation et en transformation, ces concessionnaires continuent à employer autour de 20 000 personnes. 56
Le tableau 21 montre le type de la main d'œuvre employée dans ce type d'unités et l estimation des besoins dans les scieries et les ateliers de rabotage au Cameroun. Tableau 21 : Besoin en main d'oeuvre dans le sous secteur sciage industriel Métier ou profession Scieurs ou autres opérateurs de scies en usine de sciage Nombre estimé de personnes (année 2004) Besoin en main d'œuvre sur 3 ans 1125 45 Affuteurs de scies 80 25 Techniciens en maintenance des machines de sciage Opérateurs de déligneuse et de raboteuses Technicien en séchage du bois (au gaz, solaire, etc.) 65 20 225 20 50 10 Opérateurs de séchoirs à bois 75 10 Préposés au parc à bois 2500 500 Total 4.120 630 Source: Étude Kololosso 2009 Le tableau précédent indique que les scieurs représentent une grande partie des emplois du sous secteur sciage industriel, viennent ensuite les opérateurs de déligneuses et de raboteuses. Les préposés au parc à bois occupent deux fois plus d'emplois que les scieurs. En conclusion, le secteur formel de la première transformation du bois génère à peu près 15000 emplois, c'est à dire 10 fois moins que le secteur informel qui emploie environs 150000 personnes. 3.6.1.8. Évolutions et perspectives du secteur de la 1 ère transformation L'industrialisation de la filière bois s'est appuyée sur des mesures principales, à savoir : l interdiction d'exporter en grumes et l'obligation d'implanter une usine pour chaque UFA attribuée et la mise en place d'une taxation différentielle, variant selon le degré de transformation. Cette politique a donné des résultats positifs, puisque le volume d exportation de produits transformés a nettement augmenté au cours des dernières années, alors que les exportations de grumes sont en baisse. Effectivement, moins de 7% du bois exploité dans la forêt camerounaise est exporté sans être transformé et cette proportion se réduit chaque année. Différents facteurs influent sur le développement du secteur de la première transformation tels que la nature et la qualité des équipements, le quasi inexistence du bois certifié, le problème d adéquation entre l exploitation forestière et la transformation, la qualité médiocre du bois issu du sciage artisanal. Étant donné que presque tout le bois légal et transformé est destiné aux marchés international et régional, il reste peu de bois dans le pays pour le marché local. Les évolutions éventuelles peuvent être les suivantes : 57
Développement d'un approvisionnement constant en bois «légal» et certifié pour le secteur camerounais des produits forestiers. La mise en application de certains textes réglementaires : - La loi de 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche et la loi de l996 portant loi cadre relative à la gestion de l environnement; - La stratégie nationale de contrôle forestier; - Le manuel des procédures d attribution et des normes de gestion des forets communautaires au Cameroun; - Les conventions, traités, ordonnances, décrets, arrêtés, décisions, - Le processus de négociation d un Accord de Partenariat Volontaire avec l Union Européenne (Système de Vérification de la Légalité) : une grille de légalité, un système de traçabilité des produits un système de vérification de la légalité, un système de délivrance d autorisations, un audit indépendant du système La certification forestière La certification connaît un véritable élan au Cameroun mais il reste encore beaucoup à faire : la lutte contre le bois illégal, l instauration d une meilleure gouvernance, etc. constituent des préalables nécessaires à l avancée de la certification. Au Cameroun, 13 UFA certifiées FSC, 878 896 ha (WIJMA Douala TRC SEFAC et PALLISCO). Recherche d autres marchés porteurs à l instar de : - La promotion des essences secondaires; - L ASIE (Chine) qui représente un marché porteur et une opportunité pour la Chine; - Le Bois légal : obligation/avantage pour les échanges commerciaux de bois et la lutte contre les changements climatiques 3.6.2. Secteur de la deuxième et de la troisième transformation 3.6.2.1. Définition et données économiques La deuxième et troisième transformation du bois apportent une valeur ajoutée aux produits issus de la première transformation. Au Cameroun, elles désignent l'ensemble des activités qui utilisent des produits intermédiaires (ceux issus de la première transformation et d autres) pour fabriquer des produits semi finis qui sont présentés dans le Tableau 22. Tableau 22 : Produits de la 2 ème et 3 ème transformation du bois Produits de la 2TB - Les bois hydrauliques assemblés (BHA), - Les bois massifs reconstitués (BMR), - Les lambris, les parquets, les plis, les decks. - Le séchage de tous produits sciés. Produits de la 3TB - Les briquettes de bois, - Les lamelles collées, - Les panneaux de particules, - Les contreplaqués, - Les gadgets. Depuis les années 1990, ces deux secteurs ont connu une évolution sous la forme d'une intégration au sein d'entreprises de première transformation des unités de séchage et de lignes 58
de menuiserie industrielle. Cependant leur production reste marginale par rapport à la production de grumes et des produits de la première transformation. Si les données sur la production du secteur de la première transformation existent au niveau des statistiques nationales, on ne trouve pas de données fiables sur la production de la deuxième et de la troisième transformation, à l exception de la production des contreplaqués. La totalité du volume de production de plus de 90% des unités industrielles de transformation est destinée à l exportation. Les produits sont constitués de sciages, de contreplaqués, des placages, des lambris, des parquets et des meubles ou pièces préfabriqués de meubles. 3.6.2.2. Typologie des entreprises Dans les secteurs de la 2 ème TB et de la 3 ème TB, on classe les entreprises de la menuiserie industrielle et parqueteries ainsi que les ateliers de récupération de bois. La particularité de ces entreprises c'est qu elles sont, en grande partie, intégrées à des scieries afin de permettre le développement de leurs activités de covalorisation et d'améliorer leurs rendements matière d une manière globale. Leur production est essentiellement destinée à l'export. Certains professionnels du sciage s'associent avec les menuiseries industrielles, sous forme d'un partenariat, pour réaliser les produits plus élaborés, tels que des prés débits collés trois plis. Les volumes sont limités à quelques milliers de mètres cubes par an, mais l existence d une telle dynamique va dans le sens de la création d une plus forte valeur ajoutée au Cameroun. Selon l annuaire des entreprises bois (cite : http://bois.fordaq.com) on retrouve au Cameroun deux (2) entreprises en fabrication des panneaux de contreplaqué multiplex, sept (7) usines en fabrication des parquets/plancher et cinq (5) unités dans la fabrication des lambris, moulures, bardages. Les entreprises de séchage ne sont pas très nombreuses : à l exception des dix sept (17) unités qui se trouvent chez les concessionnaires, on compte quatre (4) unités à Yaoundé et Douala. Il existe actuellement un déficit important de capacité de séchage de bois au Cameroun. Le manque d installations finit par renchérir le prix de séchage. En marge de ces menuiseries industrielles, on compte un nombre très important de petites menuiseries, disposant de petites machines élémentaires. D'après l'étude de JMN Consultant, sur la deuxième transformation seulement 5% des artisans sont spécialisés dans la fabrication des parquets, 22 % dans la fabrication des panneaux et 22% dans la réalisation des moulures. Les séchoirs ont été recensés chez 13,5% des artisans du secteur. Certains propriétaires (0,7%) procèdent au séchage à façon pour d autres artisans. Le MINFOF a établie la classification des transformateurs de bois en cohérence avec la Décision n 0353/D/MINFOF du 27/02/2012 selon la catégorie et le degré de transformation. Le 59
graphique au dessous montre que seulement 33% des transformateurs de bois réalisent la deuxième et troisième transformation. (Voir Graphiques 25 & 26) 3.6.3. Secteur de quatrième transformation 3.6.3.1. Définition et données économiques La quatrième transformation est définie comme la mise en œuvre de produits prêts à la consommation sans aucun autre intrant requis. Les huisseries, les meubles, les portes, les fenêtres, tout autre produit fini et/ou prêt à l emploi sont des produits qui se classent au quatrième niveau de transformation Ce secteur comprend différents types d activités : 60
l ameublement qui utilise des sciages, des placages, des panneaux ; les charpentes et la menuiserie pour le bâtiment et les travaux publics ; la fabrication d'objets divers en bois le travail du bois pour les fournitures au bâtiment, les emballages et les produits divers ; On classe dans ce secteur les menuiseries, les menuiseries ébénisteries traditionnelles, qui sont des unités dont la fonction principale est de produire des meubles et des ouvrages en bois destinés à la construction et à l'équipement des maisons. 3.6.3.2. Production Les exportations des produits du bois transformés représentent seulement 15% de la production nationale. Le secteur artisanal représente environ 6 milliards de Francs CFA du chiffre d affaires annuel pour les artisans (menuisiers, ébénistes, artisans d art). La consommation moyenne en bois par le secteur est évaluée à 85 250 m 3 de sciages par an, soit un équivalent «Bois rond» de l ordre de 284.000 m 3 de grumes/an pour un rendement sciage moyen estimé à 30% en fonction des différentes sources d approvisionnement. Ce volume équivaut à environ 12% de la production nationale de grumes estimée quant à elle à 2.375.000 m 3 par an en 2004 (d après le rapport annuel OIBT, 2005). 3.6.3.3. Approvisionnement Parmi les artisans, 80% utilisent du bois de sciage artisanal comme matière première et 20% s approvisionnent en sciages déclassés d unités industrielles basées en périphérie de la ville ou à Mbalmayo. Seulement quelques PME produisant «du haut de gamme» demandent de débités de qualité (bois bien scié, bois bien séché, etc.). 3.6.3.4. Les produits Pour les artisans, le type de valorisation du bois le plus important est le meuble (près de 80% des artisans). Les autres types de valorisation sont les huisseries (31,5%), les panneaux (22,5%), les moulures (22%) et les parquets (4,5%). 3.6.3.5. Typologie des entreprises Fort de 8 000 micros entreprises et d artisans, le secteur de la quatrième transformation du bois ne compte environ qu une dizaine de PME. Cela représente un écart énorme dans la chaîne de valeur, car les PME sont le principal moteur du développement économique. Tout comme le bois d œuvre industriel, la plus grande partie du bois artisanal est produite dans les provinces dites «forestières» à savoir le Centre, le Sud, l Est, le Littoral et le Sud Ouest. Mais leur plus grosse concentration est dans les villes de Yaoundé et Douala. 61
En se basant sur les résultats d'une enquête menée auprès d environ 150 entreprises de la 2 ème, 3 ème et 4 ème TB à Yaoundé dans le cadre de la mise en œuvre des Clusters bois on a pu mieux cerner les caractéristiques de ces acteurs : - Le secteur est dominé par les Établissements (Ets) et les Entreprises Informelles (EI) selon la classification des unités de transformation en raison sociale. Ceci traduit la précarité de ce segment économique. - La majorité des entreprises sont de petites et très petites entreprises. (Voir Graphique 27) - Presque toutes les entreprises (122 sur 150) opèrent dans le segment de la quatrième transformation. - Les Etablissement et les entreprises informelles emploient 1 à 3 personnes, et assez rarement 4 à 6 personnes. L'effectif cadre de l'informel est assimilé à l'etablissement. Le statut de l'informel est le plus souvent expliqué par le manque d équipement, doublé de la hantise de la fiscalité. - Les entreprises sont spécialisées essentiellement en menuiserie et en ébénisterie. Il faut noter en fait que chacun voudrait faire la menuiserie générale pour éviter de perdre un marché. L'enquête a démontré que la notion de métier et de spécialité sont confondus, sinon ignorée ou mal perçue. 62
- La plupart des entreprises sondées sont équipées d une à trois machines. Il ya pratiquement prés de 60 % d ateliers équipés d une à trois machines. Certaines des entreprises ont plus de douze machines, mais pour diverses causes (marchés, espace, organisation, fond de roulement, etc.), beaucoup d entre elles sont actuellement inexploitées. (Voir Graphique 29) - Le volume de bois travaillé par entreprise par an est généralement inférieur à 50 m 3 (environ 40%). Les entreprises travaillant des volumes importants sont (plus de 100 m 3 ) sont peu nombreuses. 3.6.3.6. Les emplois des secteurs de la 2 ème, 3 ème et 4 ème TB Comme le montrent les résultats de différentes enquêtes, la main d'œuvre de ces segments de transformation est relativement jeune (l'âge moyen est 35 ans), la majorité de cette main d œuvre a le niveau de l'enseignement secondaire et n a pas suivi de formation dans le secteur du bois. Les entreprises recrutent leurs personnels et les forment sur le tas. Ce personnel est constitué à 85% de jeunes. Parmi ces jeunes existent ceux qui sont formés par apprentissage pour des durées qui varient de 3 à 12 mois. La présence des femmes est quasi inexistante. Sur les 227 personnes interrogées dans le cadre de l enquête de l'équipe de l OTF sur le secteur 2TB, seules cinq étaient des femmes, ce qui révèle la sous représentation des femmes dans ce secteur. L'un des problèmes majeurs des secteurs de la 2 ème, 3 ème et 4 ème TB c'est la disponibilité sur le marché du travail de la main d'œuvre formée et qualifiée et en nombre suffisant. L'étude de l'identification des interventions porteuses d'emplois menée en 2009 a recensé les métiers existants relatifs à la fabrication des produits en bois et évalué les besoins en main d'œuvre et en formation. Le tableau 23 illustre ces prévisions. 63
Tableau 23 : Besoins en main d'œuvre et formation Fabrication produits en bois Métier ou profession Dessinateurs en meubles et accessoires en bois Contremaîtres de production (meuble en bois) Ouvriers du traitement et de la préparation du bois Menuisiers de travaux de finition Ébénistes et finisseurs à la main de meubles en bois Monteurs et assembleurs de meubles et accessoires en bois Régleurs et Conducteurs de rectifieuses à bois Régleurs et Conducteurs déligneuses à bois Régleurs et Conducteurs de scie à refendre le bois Régleurs et Conducteurs de machines à sabler et poncer le bois Vernisseurs et laqueurs de meubles Autres ouvriers de l'assemblage de meubles Nombre estimé de personnesannée 2004 Besoins en main d'œuvre liés à la croissance sur 3ans Besoins en main d'œuvre liés aux remplacements sur 3 ans Besoins totaux sur 3ans Besoins de formation Nombre annuel 500 125 50 175 25 1000 200 75 50 50 3000 900 125 1025 100 6000 1200 300 1500 300 4000 800 100 900 300 4000 900 150 1050 200 1500 250 100 350 30 200 250 100 350 30 900 150 50 200 30 500 150 50 200 30 1000 200 75 275 50 3000 450 150 600 100 Sculpteurs sur bois 2500 300 50 350 75 Total Industrie de meubles en bois et d'autres accessoires en bois 29 000 5 900 1 400 7 300 1 320 Source: Étude Kololosso 2009 On remarque que les métiers tels que les «Menuisiers finisseurs de meubles», les «Monteurs assembleurs de meubles en bois» et les «Ébénistes et finisseurs à la main de meubles en bois» génèrent le plus grand nombre d emplois. Ceci s explique par le fait qu'il existe des TPE qui sous traitent l'assemblage et la finition de meubles. Au niveau du secteur artisanal du bois, l'effectif total des travailleurs du secteur à Yaoundé est estimé à près de 5300 personnes dont environ 4 550 artisans (artisans d'art, artisans 64
d huisserie, de la sous traitance et du meuble) et 750 charpentiers, coffreurs et monteurs d'échafaudage. 3.6.3.7. Facteurs d'influence et évolution des secteurs de 2 ème TB, 3 ème TB et 4 ème TB On constate une certaine dynamique des secteurs de la deuxième, troisième et quatrième transformation mais leur potentiel reste presque inexploité. L'abondance des forêts tropicales et ses biodiversités, la forte croissance et la proximité régionales et locales, la base croissante d artisans, et la riche culture de travail du bois représentent des atouts considérables pour le développement de ces segments de transformation. La grande importance des produits «bas de gamme» gène la compétitivité camerounaise. Certaines PME mettent en oeuvre des produits de faible valeur ajoutée comme le mobilier et les articles de menuiserie et les présentent sur le marché national et sur les marchés régionaux. Ces produits sont souvent achetés par une infime minorité fortunée qui n est pas représentative de la population du Cameroun et des pays voisins. Constitués par les PME et TPE, les segments économiques de la 2 ème, 3 ème et 4 ème TB sont précaires et ont un réel besoin de renforcement, notamment par l'arrivée de grands opérateurs formels pouvant faire face aux différents contraintes. Les principales difficultés sont: - L accès aux matières premières, la parafiscalité et l accès aux équipements. - L accès au bois séché est un problème majeur pour le secteur camerounais de transformation du bois. - L accès au financement est une contrainte importante au développement et à l amélioration des entreprises. - Le manque de liens entre le secteur de la transformation du bois et le secteur bancaire camerounais - Le niveau de formation technique et de savoir faire des ouvriers est insuffisant pour assurer la qualité élevée et la haute valeur ajoutée requises des produits très concurrentiels sur les marchés régionaux et même internationaux. - Bien que les associations d entreprises existent, elles ont besoin d un important renforcement de leurs capacités en termes de formation technique et d organisation. Les défis/considérations pour la création de l'industrie de meuble sont les suivantes : - L émergence de la Chine rend la concurrence basée sur le prix presque impossible pour un pays tel que le Cameroun, qui a un coût de production assez élevé et une histoire assez pauvre dans la fabrication/production. - Dans l industrie des meubles, les principaux intervenants s accordent sur le fait que l aspect critique est la conception d un design original et fonctionnel. Une conception unique demeure la seule option pour construire un avantage compétitif à long terme. 65
- La production des meubles est un investissement à grande échelle et très lourd; par conséquent, des investisseurs potentiels doivent être assurés d un environnement économique et politique stable pour une réussite à long terme. - La production des meubles requiert non seulement des investissements lourds, mais aussi une main d œuvre très spécifique et qualifiée. - L aménagement durable et l éco certification/provenance du bois sont importants, surtout pour les bois tropicaux. Le secteur de la 2 ème TB du Cameroun présente plusieurs facteurs de compétitivité. En effet, le secteur devrait croître de 4% par an jusqu en 2015 et l évolution peut être sur plusieurs niveaux, à savoir : Les évolutions au niveau réglementaire - Mise en application d'une nouvelle loi forestière du N 94/01 du 20 janvier 2004 promut une transformation locale plus poussée du bois - Révision en 2010 de la TVA pour les services fournis par les opérateurs de 2TB. Les évolutions au niveau des marchés - Demande locale insatisfaite pour certain produits à base de bois, avec des importations de certains produits augmentant pour plus de 49% par an. - La demande régionale est en croissance rapide, avec des taux d importations annuels de certains produits de bois de 40 90%. Au niveau de l'environnement économique - Création de clusters bois à travers un projet pilote conduit dans chacune des principales villes du Cameroun qui sont les villes de Douala et Yaoundé en vue de mutualiser les Très Petites Entreprises (TPE) de 2 ème et 3 ème et 4 ème transformation du bois (2TB, 3TB et 4TB). Son objectif sera de booster leurs activités par un accès à la ressource bois de qualité, à la technologie, à la formation. Cette approche aurait pour résultats la mise à disposition aux clients de produits finis désormais de haute facture. Au niveau des ressources humaines: - La formation sera un élément crucial pour améliorer la productivité et la sophistication de la filière. - Renforcement des compétences des entreprises camerounaises par des formations techniques pertinentes et appropriées - Création d un institut de transformation de bois et de conception de produits du bois qui assurerait à la fois les formations directement adressées aux entrepreneurs et la formation d experts locaux de la filière. 66
3.7. Synthèse des enquêtes Entreprises de la filière bois Les enquêtes réalisées auprès de entreprises de transformation du bois nous a permis d affiner notre compréhension de l état des lieux du secteur y compris la situation de la main d œuvre de la filière Bois. 3.7.1. Caractéristiques générales des entreprises visitées Les enquêtes ont touché 219 unités de transformation du bois (99 unités industrielles et 120 unités artisanales) localisées sur six régions camerounaises. Comme l illustre le tableau 24, 57,7% des entreprises de transformation visitées sont constitués d unités opérant dans des activités de la quatrième transformation. Tableau 24 : Caractéristiques des entreprises de transformation du bois visitées Degré de transformation Effectifs Pourcentage 1 ère transformation 62 28,8% 2 ème transformation 21 9,8% 3 ème transformation 8 3,7% 4 ème transformation 124 57,7% Données manquantes 0 0,00% Total 215 100,00% De même, dans les entreprises industrielles visitées, le sciage reste l activité principale dans chacune des régions enquêtées suivie de la menuiserie. Cependant, dans les entreprises artisanales, c est le phénomène inverse qui est noté : en effet, la menuiserie est l activité principale suivi du sciage. On remarque une faible représentation au niveau des activités de séchage, fabrication de panneaux ce qui confirme le nombre limité des entreprises spécialisées dans les secteurs de 2 ème et 3 ème TB. (Tableaux 25 et 26) Tableau 25 : Répartition des répondants «Entreprises industrielles de transformation» par type d activité et par région Type d activité Régions Centre Est Littoral Sud Sciage 48,6% 73,7% 51,9% 81,8% Séchage 2,7% 5,3% 0% 0% Déroulage 0% 0% 0% 0% Tranchage 10,8% 5,3% 0% 0% Menuiserie 21,6% 15,7% 37,0% 9,1% Fabrication de panneaux 2,8% 0% 0% 0% Autre 13,5% 0% 11,1% 9,1% Total 100 % 100% 100 % 100 % 67
Tableau 26 : Répartition des répondants «Entreprises artisanales» par type d activité et par région Type d activité Régions Centre Est Littoral Sud Sciage 0% 8,0% 9,4% 9,4% Séchage 0% 0% 0% 0% Déroulage 0% 0% 0% 0% Tranchage 6,4% 0% 0% 0% Menuiserie 85,1% 92,0% 75,0% 75,0% Fabrication de panneaux 0% 0% 0% 0% Autre 8,5% 0% 15,6% 15,6% Total 100 % 100% 100 % 100 % Comme le montre le tableau 27, 39,7% des entreprises de transformation du bois visitées sont implantées dans la région du Centre et 27,9% dans la région de Littoral. Il est à noter que ces régions abritent la majorité des unités de transformation du bois du pays. La plupart des entreprises visitées opèrent dans la 1 ère et la 4 ème TB. (Tableau 28) Tableau 27 : Distribution des Entreprises de transformation visitées par région Régions Effectifs Pourcentage Centre 87 39,7% Est 44 20,1% Littoral 61 27,9% Sud 27 12,3% Total 219 100,0% Tableau 28: Répartition des entreprises par degré de transformation et par région Régions Degré de transformation 1TB 2TB 3TB 4TB Total Centre 20 15 5 47 87 Est 17 0 1 26 44 Littoral 19 1 3 38 61 Sud 8 6 0 13 27 Total 62 21 9 124 219 Les entreprises de transformations du bois visitées sont relativement jeunes. En effet, 94% d entre elles sont crées début des années quatre vingt dix. 58% des entreprises ont moins que dix années d existence. Ceci reflète de l état du matériel et de la technologie utilisée. La répartition des entreprises par année de création est illustrée par le graphique 30. 68
Graphique 30 : Diagramme de la répartition des entreprises par année de création Le marché local accapare la plus grande part des produits des entreprises visitées. En effet, 79% des produits lui sont réservé. Le marché international, principalement celui de l Europe/Asie/Amérique, il lui est réservé 20%. Pour le marché du CEMAC et celui de l Afrique Hors CEMAC, seulement 1% des produits est réservé à chacun d eux. (Graphique 31) Graphique 31 : Destination des produits des entreprises répondants Les types de machines et équipements utilisées dans les entreprises de bois visitées sont mentionnés dans le tableau 29. Le niveau de technologie des équipements utilisés par les entreprises visitées est relativement important. Ce détail informe sur les qualifications requises au conducteur de machines et sur l âge des équipements qui est relativement jeunes. (Tableau 30) 69
Tableau 29 : Types de machines utilisées par strate (Estimation dans l échantillon) Type d entreprise Équipement Quantité Entreprise de transformation industrielle du bois Entreprise artisanales Scies de tête 226 Scies de reprise 49 Ébouteuses 106 Dérouleuses 12 Séchoirs à placage 49 Presses 118 Équarrisseuses 17 Ponceuses 39 Trancheuses 22 Massicoteuses 19 Autres 134 Scies de tête 26 Scies de reprise 14 Ébouteuses 17 Dérouleuses 1 Séchoirs à placage 1 Presses 5 Équarrisseuses 2 Ponceuses 49 Trancheuses 10 Massicoteuses 2 Autres 117 Tableau 30 : Niveau technologique des équipements Types de Machines/Équipements Niveau technologique Non informatisé Informatisé Scies de tête 79,5% 20,5% Scies de reprise 86,0% 14,0% Ébouteuses 82,2% 17,8% Dérouleuses 91,7% 8,3% Séchoirs à placage 57,1% 42,9% Presses 83,3% 16,7% Équarrisseuses 100,0% 0% Ponceuses 80,6% 19,4% Trancheuses 87,5% 12,5% Massicoteuses 100,0% 0% Autres 75,0% 25,0% 70
3.7.2. Portrait actuel de la main d œuvre dans l industrie du bois au Cameroun 3.7.2.1. Méthodologie d estimation du nombre d employés de la filière bois au Cameroun. Estimer le nombre d employés de la filière bois au Cameroun revient à extrapoler les résultats sur l emploi obtenus dans notre échantillon sur l ensemble des entreprises de cette filière. Pour ce faire, l on utilise l appui théorique que confère le plan de sondage utilisé (tirage aléatoire stratifié). Ainsi, en adoptant les notations définies plus haut, le nombre moyen d employé (m h ) par entreprise dans la strate h est donné par : m h 1 n h X i Où : (X i ) est le nombre d employés dans l entreprise (i) et la somme s étendant sur toutes les entreprises enquêtées dans la strate (h). Le total des d employés (T emp ) de la filière bois au Cameroun et donné par T emp 2 h 1 N n h h X i Nh Dans cette formule, la variable Xi est pondérée par le coefficient hi, coefficient nh d extrapolation, qui permet d extrapoler les résultats de la strate h à la population. Les coefficients d extrapolation N h hi ont été calculés suivant l allocation optimale de nh Neyman puisqu il a été observé que la variable nombre d employé avait une très grande variance dans la strate des entreprises de transformation du bois par rapport à la strate des entreprises artisanales où elle variait très peu et ne dépassait pas 13 employés par entreprise. Finalement, on extrapole les résultats avec 86 entreprises de transformation du bois sur 199 et 105 entreprises artisanales sur plus de 1000. Il s agit en fait d une nouvelle allocation ex post qui permet par ailleurs de ne considérer que les entreprises dont la variable X a été bien renseignée. Cette répartition utilise donc un taux de sondage proportionnel à la dispersion de X (nombre d employé) dans chaque classe : plus une strate est hétérogène, plus on utilise un taux de sondage important. Une fois les strates déterminées, cette répartition fournit la variance la plus faible. Les résultats de ces estimations sont donnés dans les tableaux qui suivent : 71
Tableau 31 : Profil de l'emploi de la filière bois Type d employé Maximum Total Employé à plein temps: hommes 520 31 960 Employé à plein temps: Femmes 13 584 Employé à plein temps: Total 533 32 544 Stagiaire: hommes 26 656 Stagiaire: Femmes 2 56 Total Stagiaires 28 712 Apprentis: hommes 50 1 378 Apprentis: Femmes 3 13 Total apprentis 53 1 391 Tableau 32 : Moyenne des employés par sous secteur Type d employé Entreprises de Transformation Moyenne Entreprises Artisanales Employé à plein temps: hommes 99,64 2,98 Employé à plein temps: Total 102,57 2,84 Stagiaire: hommes 1,63 2,72 Stagiaire: Femmes 0,20 Apprentis: hommes 3,88 2,11 Apprentis: Femmes 0,05 L effectif de la main d œuvre employée dans la filière bois au Cameroun a été estimé en extrapolant le nombre d emploi obtenu dans l échantillon sur l ensemble des entreprises du secteur. Ces données serviront de base à déterminer le nombre approximatif de diplômés à former chaque année afin de répondre de manière la plus adéquate aux besoins et attentes du secteur concerné. Le tableau 11 présente la liste des emplois recensés lors de l'enquête ainsi que le nombre des employés par fonction. Les données présentées montrent que les métiers des menuisiers (15%), des scieurs (13.69%) et des opérateurs de machines (9,9%) représentent presque 40% des emplois recensés dans le secteur du Bois. 72
Tableau 33 : La liste des fonctions recensée et la répartition de nombre des employés par fonction et par secteur de transformation Emploi Emplois du secteur de la première transformation du bois Sciage Fréquence Effective Nombre Responsable scierie 0,09% 29 Chef de parc 0,54% 172 Responsable séchoir 0,04% 14 Contrôleur / classeur (Métreur, Classeur) 0,81% 257 Surveillant séchoir 1,39% 443 Chef cubeur 0,22% 71 Chef d équipe sciage 0,09% 29 Scieur de tête 0,31% 100 Scieur 13,69% 4374 Operateur Lucas mill 1,92% 615 Opérateurs de déligneuse et de raboteuses (Déligneur) 1,97% 629 Ébouteur 1,65% 529 Cubeur 4,11% 1315 Affuteur 2,86% 915 Conducteur chaudière 0,18% 57 Commis séchoir 0,31% 100 Tranchage / déroulage Conducteur tranchage (Tronçonneur, Operateur de trancheuse) 1,64% 843 Dérouleur 0,58% 186 Opérateur de massicot 1,03% 329 Débiteur 0,04% 14 Emplois de l'exploitation forestière Trieur 1,03% 329 Marqueur 1,30% 415 Pontonnier, Pontier 0,31% 100 Cercleur 0,36% 114 Dédoubleur 0,85% 272 Empileur 0,63% 200 Coliseur 5,14% 1644 Commis d évacuation 0,89% 286 73
Emploi Effective Fréquence Nombre Emplois des secteurs de deuxième et troisième transformation Machiniste, operateur de machine 9,97% 3187 Conducteur de presse: Encolleur 0,09% 29 Bobineur 0,22% 71 Operateur multi lame 0,27% 86 Assembleur 0,36% 114 Emplois du secteur de la quatrième transformation du bois Concepteur 0,27% 86 Menuisier 15,12% 4831 Ébéniste 0,18% 57 Monteur 1,07% 343 Finisseur 1,57% 500 Tapissier, Habilleur de salon 0,4% 128 Sculpteur 0,04% 14 Emplois communs aux secteurs de 2 ème,3 ème et 4 ème transformation Responsable technique 0,09% 29 Directeur technique 0,04% 14 Chef unité de fabrication (Chef de production) 1,24% 200 Contrôleur production 0,13% 43 Chef d atelier 2,46% 786 Commis de production 0,36% 114 Commis de parc 0.04% 14 Emplois transversaux communs à plusieurs secteurs économiques Directeur Général 0,54% 172 Directeur Général Adjoint 0,49% 157 Directeur administratif et financier 0,13% 43 Chef du personnel 0,09% 29 Commercial 0,13% 43 Technicien 5,37% 1715 Gérant 0,18% 57 Fabricant 0,72% 229 Coordinateur 0,04% 14 Comptable 0,58% 186 Personnel d appui 2,06% 657 Promoteur 0,40% 129 Magasinier 0,18% 57 74
Emploi Effective Fréquence Nombre Emplois liées aux secteurs économiques autres que bois Soudeur 0,27% 86 Électricien 0,76% 243 Conducteur 0,58% 186 Chauffeur 0,54% 172 Aide conducteur 0,18% 57 Maintenancier 0,31% 100 Commis de grumes 1,07% 343 Manutentionneur 4,92% 1572 Autre personnel recensé Formateur 0,04% 14 Apprentis 2,06% 657 Total 100% 31960 3.7.2.2. Estimation de la masse salariale annuelle L'analyse du graphique 32 montre que les entreprises ayant une masse salariale dans l intervalle de 0 à 2 400 000 FCA représente 38,6% de l'ensemble des entreprises visitées, suivi par les très grandes entreprises qui accordent plus de 24 000 000 FCA de leur chiffre d affaire aux salaires des employés (20,7%). Graphique 32 : Diagramme de la masse salariale des entreprises 75
3.7.2.3. Caractéristiques de la main d œuvre employée Le tableau 34 et le graphique 33 montrent que la main d œuvre dans l industrie du bois est relativement jeune. On remarque qu une grande partie des emplois (64%) sont occupés par une population de tranche d âge 30 50 ans, c'est à dire une catégorie d employés relativement jeunes. Dans les entreprises de transformation industrielles du bois, on retrouve les employés de plus de 50 ans à des postes tels que «chef de parc», «conducteur de chaudière», «surveillant séchoir» et «classeur». Ils sont quasi absents dans les entreprises artisanales où on retrouve seulement quelques uns aux postes de responsabilités tels que «gérants» ou «responsable administratif et financier». D autre part, on trouve du personnel très jeune (moins de 30 ans) dans les entreprises de transformation industrielle du bois et dans les entreprises artisanales. Dans les premières, on les retrouve surtout au poste de «Manutentionneur», «personnel d appui», «apprentis», «menuisier», «bobineur», «machiniste» et «scieur de tête». Dans les entreprises artisanales où ils sont moins nombreux, on les retrouve aux postes de «concepteur», «finisseur», «métreur» et «apprentis». Tableau 34 : Répartition des employés par groupe d'âge Groupe d'âge Pourcentage Pourcentage cumulé Moins de 30 ans 30,9% 30,9% 30 50 ans 64,3% 95,2% Plus de 50 ans 4,8% 100,0% Graphique 33 : Diagramme de la répartition des employés par groupe d'âge Le personnel féminin est quasiment absent dans les entreprises de transformation du bois. En moyenne, elles sont 02 qui travaillent à plein temps dans les entreprises industrielles, et aucune dans les entreprises artisanales. D autre part, on remarque que les entreprises industrielles sont celles qui emploient le plus. En effet, elles comptent en moyenne 112 employés pour seulement 76
05 au niveau des entreprises artisanales. En outre, le personnel non permanent représente seulement 6% de l ensemble du personnel dans les entreprises de transformation du bois alors qu ils sont en proportion plus nombreuses dans les entreprises artisanales. Le tableau 35 illustre la répartition de l Emploi par typologie d unités de transformation du bois. On remarque qu une grande partie des emplois (respectivement pour les unités industrielles et artisanales de 39% et 41%) sont au centre. Tableau 35 : Répartition de l emploi par région Typologie d entreprise Régions Employé à plein temps Centre 39,0% Entreprise de transformation du bois Est 30,6% Littoral 20,5% Sud 9,8% Centre 40,7% Entreprise artisanales Est 22,0% Littoral 20,1% Sud 17,2% Par ailleurs, 77,6% de la main d œuvre exerçante actuellement dans le secteur est composée d employés de catégories «ouvrier spécialisé» et «ouvrier professionnel» selon la convention collective nationale des entreprises d'exploitation, de transformation, et des produits forestiers. La catégorie «ouvrier spécialisé» représente presque la moitié des emplois du secteur, soit 49,6%, les «ouvriers professionnels» constituent environ 28 % et la part des «agents de maîtrise» et des «Cadres et ingénieurs» est très faible et ne constituent que respectivement 3,5% et 2% des emplois. Le Tableau 36 illustre la répartition des emplois par catégorie de poste, la part de chaque type de poste dans l ensemble du secteur et le nombre estimé de l effectif en exercice au titre de l année 2013. 77
Tableau 36 : Liste des emplois recueillis et estimation d'effectif par fonction Catégorie d emploi Ingénieurs et Cadres Agent de maîtrise Type de poste/métier % de la profession dans le secteur du bois Effectif Directeur Général 0,54% 172 Directeur technique 0,04% 14 Directeur Général Adjoint 0,49% 157 Responsable technique 0,09% 29 Chef de production 0,49% 157 Responsable séchoir 0,04% 14 Responsable scierie 0,09% 29 Total 1 1,78% 572 Concepteur 0,27% 86 Chef d atelier 2,46% 786 Chef de parc 0,54% 172 Chef section production 0,13% 43 Contrôleur production 0,13% 43 Total 2 3.53 % 1130 Ouvrier spécialisé Machiniste, opérateur de machine 9,97% 3187 Affuteur 2,86% 915 Ébéniste 0,18% 57 Sculpteur 0,04% 14 Finisseur 1,57% 500 Menuisier 15,12% 4831 Tapissier 0,40% 128 Monteur 1,07% 343 Assembleur 0,36% 114 Scieur 13,69% 4374 Chef d équipe sciage 0,09% 29 Chef cubeur 0,22% 71 Conducteur chaudière 2,06% 657 Surveillant séchoir 1,39% 443 Dérouleur 0,58% 186 Total 3 49,6% 15 849 Débiteur 0,04% 14 Métreur 0,63% 200 Bobineur 0,22% 71 Encolleur 0,09% 29 Tronçonneur 1,21% 386 Operateur de trancheuse 1,43% 457 Ouvrier professionnel Operateur de massicot 1,03% 329 Scieur de tête 0,63% 200 Cubeur 4,11% 1315 Coliseur 5,14% 1644 Déligneur 1,97% 629 Trieur 1,03% 329 Marqueur 1,30% 415 Ébouteur 1,65% 529 78
Catégorie d emploi Type de poste/métier % de la profession dans le secteur du bois Effectif Pontonnier 4,11% 1315 Dédoubleur 0,85% 272 Empileur 0,63% 200 Classeur 0,18% 57 Opérateur Lucas Mill 1,92% 615 Total 4 28,17% 9006 Manœuvre Personnel d appui 2,06% 657 Manutentionner 4,92% 1572 Aide conducteur 0,18% 57 Cercleur 0,36% 114 Pontier 0,09% 29 Commis d évacuation 0,89% 286 Commis de production 0,04% 14 Commis séchoir 0,31% 100 Commis de grumes 1,07% 343 Commis de parc 0,04% 14 Total 5 9,96% 3 186 Métiers connexes Fabricant 0,72% 229 Promoteur 0,40% 129 Directeur administratif et financier 0,13% 43 Gérant 0,18% 57 Chef du personnel 0,09% 29 Comptable 0,58% 186 Commercial 0,13% 43 Technicien 5,37% 1715 Coordinateur 0,04% 14 Magasinier 0,18% 57 Maintenancier 0,31% 100 Électricien 0,76% 243 Soudeur 0,27% 86 Chauffeur 0,54% 172 Formateur 0,04% 14 Apprentis 2,06% 657 Conducteur 0,58% 186 Total 6 12.28% 3 960 79
3.7.3. Formation continue L enquête a mis l'accent sur l importance que donnent les responsables des unités de transformation du bois à la formation continue et au perfectionnement de leurs employés. Toutefois, il est à constater qu il n existe pas de fonction de Responsable de formation dans les entreprises camerounaises ; cette fonction est assurée, généralement par le Directeur d usine (27%) ou le Chef de personnel (9,6%) au niveau des unités de transformation industrielles et par le Gérant (44%) dans les entreprises artisanales. (Voir Tableau 37) Tableau 37 : Responsabilité de la fonction «Formation» par typologie d unités de transformation du bois Responsable de la fonction «Formation» Entreprise de transformation industrielle Entreprise de transformation artisanale Total Directeur d'usine 27,7% 44,4% 37,2% Directeur des ressources 4,8% 0,9% 2,6% humaines Chef de personnelle 9,6% 4,6% 6,8% Autre 57,8% 49,1% 52,9% Données manquantes 0,9% 0,5% De même, le renforcement des capacités n est pas à l ordre du jour dans les entreprises du bois. La culture du recyclage n est pas véritablement pas encore ancrée dans les mœurs des entreprises du bois. Cependant, elles sont au plus un quart à prévoir un budget pour cette activité et à l offrir aux employés. En effet, 24,7% des unités industrielles de transformation et 21% des entreprises artisanales réalisent des actions de formation continue de leur personnel. Le budget alloué aux formations dans les entreprises peut refléter le niveau d importance que les dirigeants accordent au développement des compétences des employés. Très peu de ces entreprises prévoient un budget spécifique pour ce genre d actions. (Voir Tableau 38) Tableau 38 : Importance de la formation continue dans les unités de transformation du bois Informations sur la formation continue Entreprise offre des formations continues aux employés Existence d'un budget alloué à la formation Unités industrielles Unités artisanales Total Oui 24,7% 21,0% 22,6% Non 75,3% 79,0% 77,4% Oui 13,0% 3,4% 7,7% Non 87,0% 96,6% 92,3% En ce qui concerne les entreprises qui offrent des actions de formation continue à leurs personnels, le tableau 39 montre que 50% d entre elles sont des unités de séchage suivi par les entreprises de sciage (25,4%) et de tranchage (25%). Ces indicateurs montrent que le manque en compétences en matière de conduite des procédés de séchage pousse les entreprises vers la formation continue de leurs personnels pour remédier à ce problème. Par contre, pour les scieries et les autres unités de première transformation, le non intérêt à la formation continue peux être expliqué par le fait que leur personnel est principalement formé sur le tas. Pour 80
d autres firmes, tels que les fabricants de panneaux, la formation continue est quasiment absente et ne figure pas dans leurs préoccupations. Tableau 39: Informations sur la formation continue par type d activité Activité principale Type d activités Offre des formations continues aux employés Oui Non Sciage 25,4% 74,6% Séchage 50,0% 50,0% Déroulage Tranchage 25,0% 75,0% Menuiserie 22,5% 77,5% Fabrications de panneaux 100,0% Autre 11,8% 88,2% Total 22,7% 77,3% Les domaines de la formation continue sont répertoriés sur le graphique 34. Leur analyse démontre que les formations organisées concernent principalement les méthodes de fabrication, la conduite et la maintenance des machines et des équipements, le traitement du bois (séchage), la gestion de la production et le contrôle qualité. La diversité des domaines de la formation continue permet de constater que le dispositif de formation initiale ne répond pas d'une manière efficace aux besoins des différents métiers du secteur du bois en terme de compétences et de qualifications requises (programmes de formations non appropriés, formation dispensée reste au niveau théorique, etc.), d'ou l'ultime recours des entreprises concernées au dispositif de formation continue pour le perfectionnement de leurs employés. Graphique 34 : Domaines de formation continue 81
3.7.4. Gestion de la main d œuvre technique Les tableaux 40 et 41 illustrent que presque la moitié des entreprises (industrielles et artisanales) éprouvent des difficultés de gestion de la main d'œuvre technique et ce en raison de l instabilité des employés techniques et de l insuffisance des effectifs. Tableau 40 : Répartition des entreprises ayant des difficultés de gestion de la main d œuvre technique Entreprises industrielles Entreprises artisanales Typologie d entreprise Tableau 41 : Ordre des difficultés de gestion de la main d œuvre technique. Réponse Fréquence Oui 48,9% Non 51,1% Oui 44,5% Non 55,5% Entreprise de transformation du bois Entreprise artisanales Total Employés techniques instables Oui 70,7% 60,4% 65,2% Non 29,3% 39,6% 34,8% 3.7.5. Recrutement Les résultats de l enquête illustrent que 44.2% des entreprises industrielles du bois et 36,1% des entreprises artisanales visitées accueillent des stagiaires sous différents statuts : académique, alternance, apprentissage. La majorité des stagiaires (92,1%) sont de sexe masculin. Tableau 42 : Répartition des stages accordés suivant le type de stage Typologie d entreprises Type de stagiaire Académique Apprentissage Alternance Entreprises industrielles 39,6% 28,3% 32,1% Entreprises artisanales 33,3% 33,3% 33,3% Le tableau 43 illustre la répartition des stagiaires par domaine ou technique. Ils prouvent qu'une grande partie (42,9%) de stagiaires se trouve dans la spécialité Menuiserie Ebénisterie suivi par celle de scieurs (15,3%). Le reste des spécialités accueille un pourcentage faible de stagiaires (de 0.2 à 7.2%). Tel que le montre le tableau 44, le passage en entreprise dure de 2 à 3 mois pour des apprenants issus des lycées techniques ou des centres de formation dispensant la formation en résidentiel. Pour les apprenants en apprentissage cette durée dépasse les trois mois. 82
Tableau 43 : Répartition des stages suivant les spécialités Spécialités Hommes Femmes Total Montage 6,7% 6,2% Machiniste 7,5% 3,2% 7,2% Finition 7,3% 6,7% Usinage 0,8% 0,7% Menuiserie 46,1% 3,2% 42,9% Ébénisterie 3,6% 3,4% Aide machiniste + + + Vernissage + + + Scierie 15,8% 9,7% 15,3% Maintenance 6,5% 0,5% Chaudière 0,8% 9,7% 1,4% Tranchage 0,8% 9,7% 1,4% Séchoir 0,8% 9,7% 1,4% Massicotage 0,8% 9,7% 1,4% Emballage 0,8% 9,7% 1,4% Jointage 0,8% 9,7% 1,4% Parc 0,8% 9,7% 1,4% Transformation du bois 1,0% 1,0% Affutage 0,3% 0,2% Cubage 0,8% 0,7% Audit 0,3% 3,2% 0,5% Foresterie 2,8% 3,2% 2,9% Manutention 0,3% 0,2% Tapisserie 0,3% 0,2% Commercial 0,8% 3,2% 1,0% Autre 0,3% 0,2% Tableau 44 : Durée moyenne des stages Durée moyenne du stage Entreprise de transformation du bois Entreprise artisanales Total Un mois 16,7% 14,0% 15,3% Deux à 3 mois 59,5% 48,8% 54,1% Plus de 3 mois 23,8% 37,2% 30,6% L avis des professionnels quant à la qualité des diplômés du dispositif de formation est illustré par le tableau 45. Il ressort que 42,4% des entreprises visitées (toutes catégories confondues) trouvent que la qualité des stagiaires est relativement acceptable. Les principales raisons de la non satisfaction évoquées consistent notamment à la faible maîtrise des gestes professionnels permettant une intégration rapide dans le milieu de travail. 83
Tableau 45 : Appréciation de la qualité de formation des stagiaires Qualité de la formation des stagiaires Entreprises industrielles Entreprises artisanales Total De très mauvaise qualité 14,3% 16,3% 15,3% De qualité médiocre 16,7% 11,6% 14,1% De qualité acceptable 31,0% 53,5% 42,4% De bonne qualité 33,3% 18,6% 25,9% Excellente 4,7% 2,4% Les résultats de l'enquête montrent qu en 2012, le recrutement a été assuré pour 1965 personnes pour 50 postes de travail (dans plusieurs domaines, plusieurs niveaux de qualifications et plusieurs types de métiers) et qu'environ 60% des entreprises réclament leur intention de faire de recrutement pour les 4 prochaines années. La majeure partie des entreprises industrielles de transformation jugent qu'être titulaire d'un diplôme est très important lors d embauche tandis que pour les entreprises artisanales avoir un diplôme n est pas jugé trop important. (Tableau 46, Graphiques 35 et 36) Graphique 35 : Prévisions de recrutement de la main d œuvre sur les 4 prochaines années Graphique 36 : Importance du diplôme technique lors du recrutement 84
Tableau 46 : Les prévisions de recrutements de nouveau personnel et importance du diplôme Typologie d entreprises Entreprises industrielles Entreprises artisanales Recrutement 2012 Prévisions de recrutement sur les 4 prochaines années oui non oui non Indispensable Très important Importance du diplôme technique lors de recrutement Moyennement important Peu important Pas du tout important 55,4% 44,6% 69,7% 30,3% 12% 21,7% 28,3% 23,9 14,1% 23,7% 76,3% 62% 37,3% 4,3% 13,1% 26,1% 27,8 28,7% 85
L'analyse du sondage en terme de «difficulté de recrutement», démontre que près de la moitié des répondants déclarent avoir des problèmes au niveau de recrutement pour les poste spécialisés et ce en raison essentiellement du manque, voir même de l absence, des profils recherchés sur le marché du travail. Ceci pousse à réfléchir sur une proposition efficace d amélioration de l offre de formation actuelle. Le graphique 37 illustre l ampleur des difficultés de recrutement par fonction de travail. Graphique 37 : Ampleur des difficultés dans le recrutement suivant les spécialités 86
Les résultats mentionnés ci dessus prouvent que des grandes difficultés persistent au niveau des recrutements relatifs aux métiers spécifiques des secteurs de la deuxième, de la troisième et de la quatrième transformation, comme, par exemple ceux du charpentier, de l'agenceur, du finisseur de meuble, de monteur,, d'opérateurs sur les différentes machines, etc. Ces résultats démontrent aussi que les entreprises de la première transformation ne trouvent pas la main d'œuvre qualifiée nécessaires sur le marché du travail. Ces entreprises éprouvent de grandes difficultés pour trouver des spécialistes dans des métiers tels que les marqueurs, les colisseurs, les cubeurs, etc. Par contre, il semble qu'elles ne rencontrent pas de grandes difficultés pour faire de recrutement à titre des métiers auxiliaires (ex : technicien en maintenance, responsable de vente, comptable). Pour le métier menuisier ébéniste les difficultés sont relativement faibles, ceci s'explique par le fait que la formation dans ce domaine est dispensée presque dans tous les établissements de formation technique et professionnelle. Tableau 47 : Type de poste concerné par les projets de recrutement Solutions apportés Poste de travail Formations de la Formation de la main Incitatif à la main d'œuvre en d'œuvre de la main mobilité entreprise d'œuvre à l'école géographique Menuiserie 64,0% 24,0% 12,0% Agent commercial 100,0% Machiniste 55,6% 44,4% Ébouteur 54,5% 45,5% Raboteur 100,0% Séchage 50,0% 50,0% Ébénisterie 50,0% 50,0% Charpenterie 66,7% 33,3% Agencement 100,0% Sculpteur 50,0% 50,0% Assembleur 100,0% Concepteur 100,0% Affuteur 42,9% 57,1% Finition 42,9% 47,6% 9,5% Sciage 100,0% Délignage 33,3% 50,0% 16,7% Maintenance industrielle 100,0% Contrôle qualité 100,0% Ingénieur de forêt 100,0% Maintenance machine 50,0% 50,0% Cerclage 100,0% Colisage 100,0% Marquage 100,0% Empoteur 100,0% Montage 100,0% usinage 100,0% Menuiserie ébénisterie 100,0% Agent d appui en gestion 66,7% 33,3% Contremaître 66,7% 33,3% 87
Solutions apportés Poste de travail Formations de la Formation de la main Incitatif à la main d'œuvre en d'œuvre de la main mobilité entreprise d'œuvre à l'école géographique Menuiserie 64,0% 24,0% 12,0% Agent commercial 100,0% Machiniste 55,6% 44,4% Ébouteur 54,5% 45,5% Raboteur 100,0% Séchage 50,0% 50,0% Ébénisterie 50,0% 50,0% Charpenterie 66,7% 33,3% Agencement 100,0% Sculpteur 50,0% 50,0% Assembleur 100,0% Concepteur 100,0% Affuteur 42,9% 57,1% Finition 42,9% 47,6% 9,5% Sciage 100,0% Délignage 33,3% 50,0% 16,7% Maintenance industrielle 100,0% Contrôle qualité 100,0% Ingénieur de forêt 100,0% Maintenance machine 50,0% 50,0% Cerclage 100,0% Colisage 100,0% Marquage 100,0% Empoteur 100,0% Montage 100,0% usinage 100,0% Menuiserie ébénisterie 100,0% Agent d appui en gestion 66,7% 33,3% Contremaître 66,7% 33,3% Conducteurs 100,0% L'analyse du sondage en termes de «difficulté de recrutement», démontre que près de la moitié des répondants déclarent avoir des problèmes au niveau du recrutement pour les postes spécialisés. Les principales contraintes et causes évoquées s'articulent essentiellement autour de deux éléments: (i) l'inadéquation entre les qualifications des candidats potentiels et l'offre; (ii) le manque d expérience des candidats aux postes. En effet, d après les entreprises, les difficultés auxquelles elles font face pour le recrutement du personnel sont aussi liées aux candidats car soient ils n ont pas assez d expérience, soit ils ne sont pas assez qualifiés. Deux entreprises sur cinq affirment que la qualification inadéquate des candidats est la principale raison de difficulté de recrutement. Face aux difficultés connues lors du recrutement du personnel, la moitié des entreprises visitées proposent qu un accent soit mis sur la formation en entreprise des apprenants. Il est vrai qu une formation en entreprise permet au candidat de cumuler la formation et l expérience 88
professionnelle et de diminuer la période d adaptation au poste de travail lors de son recrutement. Les tableaux 48 et 49 révèlent que les besoins futurs en recrutement concernent le personnel technique et que la raison première de ces recrutements reste l augmentation de l effectif et non le remplacement du personnel parti à la retraite. Tableau 48 : Type de poste concerné par les projets de recrutement Entreprises industrielles Entreprise artisanales Total Personnel technique Employé administratif Agent d'appui Oui 93,3% 95,7% 94,6% Non 6,7% 4,3% 5,4% Oui 51,7% 16,1% 33,3% Non 48,3% 83,9% 66,7% Oui 60,0% 40,0% 49,2% Non 40,0% 60,0% 50,8% Tableau 49 : Raisons des projets de recrutement Raisons de recrutement Combler les départs du personnel technique Augmenter l effectif du personnel technique Entreprise industrielles Entreprise artisanales Total Oui 36,4% 28,6% 32,0% Non 63,6% 71,4% 68,0% Oui 75,0% 90,0% 83,1% Non 25,0% 10,0% 16,9% 3.7.6. Impact des changements sur les fonctions du travail Cette section vise à savoir en quoi les changements qui surviennent dans les entreprises engendrent un besoin de nouvelles compétences de la main d œuvre. Ces changements sont de divers ordres : technologique, organisationnel, évolution du marché, cadre institutionnel. La mise en place de nouveaux équipements, la réorganisation de la production, l informatisation d une partie des procédés, l implantation d un système qualité, le démarrage d une nouvelle production sont des situations qui potentiellement génèrent une demande en nouvelles compétences de la part du personnel. On s attend à l entreprise cherche à combler cette demande par des interventions de formation. Le fait de connaître les besoins des entreprises en matière d acquisition de nouvelles compétences permet d identifier les formations complémentaires et de ce fait d anticiper les modifications à apporter aux programmes de la formation initiale pour que ceux ci répondent aux exigences des postes de travail. L'analyse de l'impact des changements sur les fonctions du travail, permet de faire les constatations suivantes: (i) plus que la moitié des professionnels de l industrie pensent que les métiers du secteur de bois seraient plus touchés par des changements technologiques et que les changements des lois et des règlements ou des marchés n influence pas beaucoup les 89
compétences des travailleurs; (ii) la majeure partie des artisans ne voivent pas que les métiers du bois seront touchés par ce genre de changements. (Tableau 50) Les Graphiques 38,39 et 40 relèvent que les postes de travail du «Machiniste», «Menuisier» et «Scieur» seront le plus touchés par les changements technologiques et ceux du marché. Les changements de lois et règlements affecteront beaucoup plus les métiers du responsable de la traçabilité et du scieur. NB : Il se peut que ces réponses viennent d une incompréhension de la question. Tableau 50 : Avis des répondants sur l impact des changements sur les métiers du secteur de transformation du bois Nature du changement Existence des postes qui semble être influence par les changements technologie Existence des postes qui semble être influence par les changements des lois et règlements Existence des postes qui semble être influence par les changements du marché Entreprises industrielles de Entreprises artisanales transformation oui non oui non 55,6% 44,4% 24% 75% 33% 67% 14,2% 85,8% 14,6% 85,4% 2,5% 97,5% Graphique 38 : Postes de travail concernés par les changements technologiques 90
Graphique 39 : Postes de travail concernés par les changements de lois et règlements Graphique 40 : Postes de travail concernés par les changements de marché 3.8. Synthèse des principaux constats Les employeurs accordent une importance aux qualifications professionnelles dans les recrutements, et pour palier à cette absence chez les candidats ils font beaucoup recours au recyclage et la formation pendant l emploi. Le bilan entre entrant sortant (jeunes recrus et partant à la retraite) est déséquilibré : on remarque que le nombre des recrus est beaucoup plus important que le nombre des partants à la retraite ce qui pourrait avoir un impact sur l accessibilité des jeunes au secteur. La délimitation du secteur de formation relève d un choix qui s appuie sur la logique interne du système de formation professionnelle. Il répond donc à une logique différente de celle du secteur d activité économique. En effet, on trouve une grande variété d emplois dans un secteur économique. Certains sont propres à un seul secteur, comme celui de l agriculture, tandis que d autres sont répartis dans plusieurs sinon dans l ensemble des secteurs. A titre d exemple, la filière du bois, à part les empois directement liés au secteur tels que le menuisier, le scieur, l ébéniste, etc. elle génère, d autres emplois indirects dans les domaines de maintenance des équipements, du transport, d électricité, de la mécanique, etc. 91
De plus, on ne saurait bâtir des référentiels de formation en se basant uniquement sur la situation d un secteur économique et la dénomination des emplois qui s y trouvent. Il n est pas possible de procéder à la planification et au développement d une offre de service complète en formation professionnelle sans le respect des caractéristiques de la formation professionnelle dans un secteur déterminé. Il est à préciser que l approche par compétences préconise l instauration d une méthode de nature sectorielle fondée sur l utilisation de deux concepts pour recueillir et traiter l information sur l environnement socioéconomique et le marché du travail à savoir : (i) les concepts de secteur de formation; (ii) la fonction de travail. On entend, par fonction de travail, un «ensemble de tâches, d habiletés transférables, de comportements généraux qui se traduisent dans l exercice d un métier ou d une profession». Cette définition est utilisée lors de la réalisation des études menées dans les différents secteurs de formation. Il ne faut pas confondre l expression «fonction de travail» avec «poste de travail» ou «appellation d emploi». Une personne peut assumer certaines responsabilités, exécuter des tâches particulières et être désignée d une façon particulière au sein de l entreprise où elle travaille. Dans le cadre de la présente étude, le choix des fonctions de travail a été fait sur la base de deux critères principaux : - Le lien direct avec la filière du bois ; - L absence de chevauchement avec d autres secteurs au niveau des appellations des professions et des tâches visées. Les filières de la formation technique et professionnelle à retenir devraient permettre l acquisition des compétences correspondant aux profils des postes de travail dans les domaines de la transformation du bois. La liste des métiers retenus est présentée dans le tableau 47. Cette liste est issue des données extraites de la convention collective nationale des entreprises d'exploitation, de transformation, des produits forestiers et activités annexes, et des entrevues et recherche documentaire. Les fonctions de travail que nous proposons de retenir afin d élaborer des programmes de formation sont les suivants : Pour la première, deuxième et troisième transformation bois (1TB ; 2TB ; 3TB) : Bois et matériaux connexes 1) Opérateur de machines dans les scieries 2) Manœuvre qualifié 3) Opérateur de séchoir à bois 4) Affûteur 5) Classeur de bois 6) Conducteur de machines dans la transformation du bois (autre que dans les scieries) 7) Conducteur d installation de production de panneaux bois 8) Surveillant dans la transformation de bois d œuvre 9) Responsable de séchoir Pour la quatrième transformation bois (4TB) Travail du bois et d ameublement 10) Opérateur d assemblage de meubles et des accessoires 92
11) Conducteur d équipements de fabrication de l ameublement et du bois 12) Responsable de séchoir 13) Menuisier du travail du bois 14) Fabricant de meubles en bois 15) Tapissier de meuble 16) Finisseur de meuble 17) Façonnier d ouvrages décoratifs en bois 18) Concepteur d ameublement 19) Agent de méthodes en industrie de bois 20) Agent de production en industries de bois Construction en bois 21) Opérateur de montage de structures et de charpentes bois 22) Charpentier 93
CHAPITRE 4 : ADEQUATION FORMATION EMPLOI ET RECOMMANDATIONS Ce chapitre vise à rendre compte des écarts qualitatifs et quantitatifs entre les besoins du marché du travail et l offre actuelle du dispositif de formation. Ni les besoins de perfectionnement ou (formation continue), ni les programmes des établissements dans le secteur privé ne sont pris en considération. Les résultats de ce chapitre permettront de proposer des recommandations et des pistes d action afin d accroître la pertinence et la cohérence de l offre de formation initiale en réponse aux besoins du marché du travail. 4.1. Analyse de l adéquation qualitative des programmes L analyse de l adéquation qualitative se fera principalement suivant deux axes, à savoir : - la couverture des fonctions du travail du secteur par des programmes de formation (correspondance fonctions de travail programme de formation); - le contenu du programme de formation par rapport aux exigences de la fonction de travail (tâches et responsabilités + remarques faites par les employeurs lors de l enquête). Seuls les programmes de formation présentant des écarts par rapport aux exigences seront traités. 4.1.1. Correspondance fonctions de travail programmes de formation Le secteur de transformation du bois comprend 22 fonctions de travail. Cette section informera, pour chacune de ces fonctions de travail, sur le programme de formation qui la couvre (intitulé, niveau, opérateur de formation, etc.). Le tableau 51 établit les liens entre les fonctions de travail du secteur du bois et les filières de formation du MINESEC et MINFOP. (Les programmes des centres de formation privés ne sont pas pris en considération) Ce tableau montre que les programmes de formation dispensés dans les établissements de formation technique et professionnelle ne couvrent pas la totalité des métiers directement liés au secteur du bois. Le dispositif de formation actuel présente une offre limitée et qui n est pas diversifiée par rapport aux multiples besoins du secteur en termes de compétences et de qualifications. En effet, seulement cinq spécialités sont dispensées actuellement au niveau des établissements de formation, à savoir : Menuiserie Ébénisterie, Menuiserie, Ébénisterie, Charpentier et Industrie du bois. Ces formations ne permettent pas de couvrir l ensemble des fonctions de travail retenues par l étude. 94
Tableau 51 : Tableau de correspondance professions/programmes de formation du secteur du bois Titre de la fonction type 1 Appellation spécifique de métier ou profession Première, deuxième, troisième transformation bois (1TB ; 2TB ; 3TB)/ Bois et matériaux connexes Opérateur de machines dans les scieries Manœuvre qualifiée Débiteur, Déligneur, Scieur, Ébouteur, Opérateur d équarrisseuse, Scieur de tête, Régleurs et Conducteurs de scie à refendre le bois ; Opérateur de refendeuse dédosseuse, Régleurs et Conducteurs déligneuses à bois ; Opérateur de scie jumelée, Opérateur de déligneuse à scies multiples, Prospecteur Tronçonneur à la scie mécanique. Cubeur, Coliseur, Trieur, Marqueur, Cercleur, Empileur, Opérateur de séchoir à bois Surveillant séchoir, Opérateurs de séchoirs à bois. Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Niveau Observations Affûteur Classeuse ou classeur de bois Conducteur de machines dans la transformation bois (autres Affûteur, Affûteuse de couteaux, affûteur de scies, aideaffûteur, limeur Classeur de bois, Classeur de placages, Classificateur, Mesureur de bois Machiniste, Opérateur de machine ; Débiteur; Dérouleur, opérateur de raboteuse, Empileur, Scierie/Affûtage Le programme «Scierie/affûtage» est dispensé au lycée technique de NKONGSAMBA Industrie du bois BT Le programme «Industrie du bois» est dispensé dans 3 Lycées techniques 1 La fonction type réfère à un regroupement de professions spécifiques apparentées entre elles. Le concept de fonction type rejoint la notion de polyvalence que l on peut souhaiter d un programme de formation. 95
Titre de la fonction type 1 que dans les scieries) Conducteur d'installation de production de panneaux bois Surveillant dans la transformation de bois d'œuvre Responsable de séchoir Appellation spécifique de métier ou profession Trancheur, Opérateur d enrouleuse, Opérateur d écorceuse, Opérateur de guillotine, Opérateur de presse, Opérateur de machine à jointer, Opérateur de moulurière, Encolleur ; Operateur de massicot ; opérateur de machine à coller, assembleur de contreplaqués, opérateur d'autoclaves à imprégner le bois d'œuvre, opérateur de séchoir à bois, ouvrier au séchoir à placages, ouvrier au traitement du bois Opérateur sur les machines à bois complexe suivantes: toupie, tour, presse à chaud, trancheuse, dérouleuse, Conducteur de presse, Operateur multi lame. Responsable scierie, Chef de parc à bois, Chef cubeur, Chef d équipe, contremaître, Responsable de la production, Responsable de la qualité Responsable de séchoir, Technicien en séchage du bois (au gaz, solaire, etc.). Quatrième transformation (4TB) : Travail du bois et d ameublement Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Niveau Industrie du bois BT Observations Industrie du bois BT Il existe un cours de séchage Opérateur d assemblage de meubles et des accessoires. Conducteur d'équipement de fabrication de l'ameublement et du bois Monteur ; Assembleur ; Monteurs et assembleurs de meubles et accessoires en bois Machiniste, Opérateur de machine ; Débiteur; Opérateur de presse, Régleurs et Conducteurs de machines à sabler et poncer le bois, Encolleur ; Operateur de massicot ; Préposée ou préposé au Menuisier Ébéniste CAP Ce programme a été révisé selon la méthodologie de l APC. Menuisier Ébéniste BT Menuiserie générale BEP Menuisier Ébéniste CAP Menuisier Ébéniste BT 96
Titre de la fonction type 1 Appellation spécifique de métier ou profession séchoir, opérateur d'encolleuse de bandes de finition, opérateur machine à coller, opérateur de machine à percer, opérateur de machine à travailler le bois, Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Menuiserie générale Responsable de séchoir Responsable séchoir (meuble), Chef de parc à bois Industrie du bois BT Niveau Observations Menuisier de travail du bois Menuisier, Menuisier agenceur, Menuisier charpentier, Menuisier en sièges Menuisier Ébéniste CAP Menuisier Ébéniste BP Menuiserie générale Ébénisterie DEP Fabricant de meubles en bois Ebéniste, Menuisier Ebéniste Menuiserie Ébénisterie CAP Menuiserie Ébénisterie BT Tapissier de meuble Tapissier, Habilleur de salon Finisseur de meuble Menuisiers de travaux de finition, Ébénistes est finisseurs à la main de meubles en bois, Vernisseurs et laqueurs de meubles Façonneur d'ouvrages décoratifs en bois Sculpteur sur bois, Tourneur, Fabricant de jouets en bois Sculpteur dur bois Concepteur d ameublement Designer de meuble, Concepteur, Dessinateur d étude, Agent des méthodes en industrie du bois Chef de production, Menuiserie Ébénisterie BP Il existe un cours sur les méthodes 97
Titre de la fonction type 1 Appellation spécifique de métier ou profession Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Niveau Observations Agent de production en industrie de bois Chef d atelier, Chef de production, Responsable technique, Responsable de la qualité Menuiserie Ébénisterie BP Il existe un cours sur la gestion de production Quatrième transformation (4TB) : Construction en bois Opérateur de montage de structures et de charpentes bois Charpentier bois poseur, Chef d'équipe en pose de charpentes bois, Monteur de chalets en bois, Monteur de maisons à ossature bois, Monteur de structures bois, Monteur en structures bois et composites, Poseur de charpentes bois, Poseur de charpentes en matériaux bois composites Charpentier Charpentier, Menuisier Charpentier Menuiserie Charpentier CAP Le programme «Charpentier» est dispensé dans un lycée seulement 98
4.1.2. Contenu des programmes et exigences des professions L analyse va porter sur la pertinence et l exhaustivité du contenu du programme de formation au regard des exigences des professions concernées. Seulement deux programme de formation : CAP «Menuiserie Ebénisterie» (MINEFOP) et DEP «Ebénisterie» (MINSEC) répondent aux besoins du marché de travail. En effet, ces deux programmes ont fait l objet d assistance technique visant le développement de programmes d études selon l approche par compétences. Ainsi, ils tiennent compte de facteurs tels que la situation de travail et les besoins de formation de l industrie. Ils vises une formation à la fois accessible, fonctionnelle et polyvalente, permettant une plus grande capacité d'adaptation au marché du travail et facilitant la mobilité de la main d œuvre. Les deux autres programmes : «Menuiserie générale», et «Industrie de bois» restent toujours marginales. Leur contenu était défini depuis des années et n a pas subi aucuns changements à ce jour. Le programme de «Menuiserie Ebénisterie» enseigné actuellement dans les lycées technique vise deux niveau de diplôme CAP et BT mais, cette différence n est pas bien marquée au niveau du contenu et, en plus, ce programme vise plusieurs fonctions à la fois. L analyse du programme «Industrie du bois» montre que son contenu, étant trop général, vise plusieurs domaines : sciage, affûtage, séchage, contrôle qualité. Le volume horaire réservé à ce programme démeurre insuffisant ne permettant pas ainsi de faire acquérir aux diplômés toutes les compétences requises au milieu de travail. Pour exercer ces fonctions, il faudrait avoir des spécialistes de profils plus pointus et avoir des connaissances plus approfondies au nivaux de domaines de chaque profession. Bien que les programmes «Charpente» et «Sciage/Affûtage» aient été recensés dans le cadre de l enquête, nos experts n ont pas pu obtenir des informations concernant leurs contenus et le volume horaire qui leurs ai réservé. 4.2. Analyse de l adéquation quantitative Cette section vise à montrer en quoi le nombre de personnels qualifiés, dans chacune des spécialités de formation offerte, diffère des besoins estimés de main d œuvre par métier. Les résultats présentés permettent de mettre en évidence les déséquilibres les plus significatifs entre le nombre de diplômés et l estimation des besoins en main d œuvre. 4.2.1. Mode d estimation et de calcul des besoins quantitatifs en main d œuvre La grande question est de savoir comment quantifier les besoins actuels et futurs des entreprises en matière de recrutement. D ailleurs nous avons déjà eu l occasion d exprimer les difficultés que posait l estimation des besoins quantitatifs de main d œuvre au Cameroun en raison du peu ou de l absence d information sur le nombre de travailleurs dans chaque métier, sur les taux de chômage mis à jour, sur l âge moyen des travailleurs et sur l insertion des diplômés dans le marché du travail dans les métiers pour lesquels ils ont été formés. 99
Malgré les lacunes du système d information sur la main d œuvre et l emploi, nous avons quand même tenté d estimer le nombre de travailleurs susceptibles d être recrutés chaque année par les entreprises pour répondre à leurs besoins de main d oeuvre qualifiée, et ce pour chaque métier ou profession. Deux facteurs influencent le recrutement de nouveaux employés par les entreprises : - les besoins de remplacement de la main d oeuvre, - l accroissement du besoin en main d œuvre dans les entreprises qui se développent, Les besoins de remplacement sont créés par le fait que des personnes prennent leur retraite, décèdent ou changent d emploi. Le tableau 52 illustre l évolution du nombre des emplois dans le secteur du bois de 2000 à 2007. Tableau 52 : Évolution de l emploi dans le secteur du Bois Années 2004 2005 2006 2007 Emplois en milliers 29 000 31 450 33 900 36350 Source : Statistiques Nationales, Estimations et Projections Le Taux de Croissance Annuel Moyen (TCAM), exprimé en pourcentage, sur ( ) années est donné par la formule : Dans notre cas, le TCAM de l emploi relatif au secteur de la transformation du bois entre 2004 et 2007 est de 5,8%. Il est à noter que les besoins additionnels de main d œuvre générés par le taux de croissance annuel moyen de l emploi dans ce secteur prennent en considération ceux générés par le remplacement de la main d œuvre (départ à la retraite et/ou décès) ainsi que ceux générés Les besoins liés à l évolution du nombre d entreprises de transformation du bois résultats de la construction de nouveaux établissements ainsi que le passage d établissements non classés (ou clandestins) à un statut régularisé pour venir augmenter le nombre des entreprises agrées. Pour les fins de calcul du nombre de diplômés requis par les entreprises en fonction de l accroissement du nombre de travailleurs dans un métier, nous allons utiliser la formule suivante : Nombre de personnes exerçant un métier au Cameroun à l année (n) Exemple : x le taux de croissance de l emploi dans le secteur de la transformation du bois = Nombre d emplois additionnels à l année (n + 1) 500 Dessinateurs en meubles et accessoires en bois (n) x 5,8% = 29 Dessinateurs en meubles et accessoires en bois 100
De ce fait et pour l exemple traité, le nombre additionnel de Dessinateurs en meubles et accessoires en bois pour l année (n+1) sera de 29 qui sera aussi le nombre minimal de diplômés nécessaires à l année n+1. 4.2.2. Adéquation entre les besoins quantitatifs estimés et le nombre de diplômés par an Les tableaux 53 et 54 apportent des informations, pour la période qui s étale de 2014 à 2020, sur l évolution de la main d œuvre par fonction de travail, l évolution des besoins additionnels par année et la capacité d accueil exprimée en postes de formation. En effet : la main d œuvre toute fonction de travail confondue variera entre 2014 à 2020 de 43 000 à environ 64 000 personnes. les besoins additionnels annuels en main d œuvre qualifiée sont estimés à environ 3500 personnes. La capacité d accueil tout établissement de formation confondu est estimée à environ 7000 postes de formation La capacité de formation additionnelle à mettre en place est estimée à 3000 postes de formation Le budget d investissement requis pour la création de la capacité additionnelle est estimé à : 3000 postes de formation x 6000 Euros = 18 000 000 Euros 12000 000 000 FCFA Le budget de fonctionnement (hors salaires) requis pour une capacité d accueil de 7000 postes de formation est estimé à : 7000 postes de formation x 2000 Euros = 14 000 000 Euros 9 000 000 000 FCFA Avec comme hypothèse un taux d encadrement de 1 enseignant pour 30 apprenants, le nombre total d enseignants requis est de 235. 101
Tableau 53 : Évolution du nombre et des besoins additionnels de la main d œuvre par fonction de travail pour la filière Bois Fonction de travail Évolution estimée de la main d œuvre par emploi Évolution estimée des besoins additionnels de la main d œuvre 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Effectif étudiant en 2020 Première, deuxième, troisième transformation bois (1TB ; 2TB ; 3TB)/ Bois et matériaux connexes 1. Opérateur de machines dans 7319 7744 8193 8668 9171 9702 10265 10861 425 449 475 503 532 563 595 1191 les scieries 2. Manœuvre qualifié 4088 4325 4576 4841 5122 5419 5734 6066 237 251 265 281 297 314 333 665 3. Opérateur de séchoir à bois 90 95 101 107 113 119 126 134 5 6 6 6 7 7 7 15 4. Affûteur 120 127 134 142 150 159 168 178 7 7 8 8 9 9 10 20 5. Classeuse ou classeur de bois 257 272 288 304 322 341 360 381 15 16 17 18 19 20 21 42 6. Conducteur de machines dans la transformation bois 3187 3372 3567 3774 3993 4225 4470 4729 185 196 207 219 232 245 259 519 7. Conducteur d'installation de production de panneaux 286 303 320 339 358 379 401 424 17 18 19 20 21 22 23 47 bois 8. Surveillant dans la transformation de bois 244 258 273 289 306 323 342 362 14 15 16 17 18 19 20 40 d'œuvre 9. Responsable de séchoir 70 74 78 83 88 93 98 104 4 4 5 5 5 5 6 11 TOTAL 15661 16569 17530 18547 19623 20761 21965 23239 908 961 1017 1076 1138 1204 1274 2548 102
Fonction de travail Évolution estimée de la main d œuvre par emploi Évolution estimée des besoins additionnels de la main d œuvre 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Effectif étudiant en 2020 Quatrième transformation (4TB) : Travail du bois et d ameublement 10. Opérateur d assemblage de meubles et des accessoires 5200 5502 5821 6158 6515 6893 7293 7716 302 319 338 357 378 400 423 846 11. Conducteur d'équipement de fabrication de 4300 4549 4813 5092 5388 5700 6031 6381 249 264 279 295 312 331 350 700 l'ameublement et du bois 12. Menuisier de travail du bois 7500 7935 8395 8882 9397 9942 10519 11129 435 460 487 515 545 577 610 1220 13. Responsable de séchoir (meuble) 186 197 208 220 233 247 261 276 11 11 12 13 14 14 15 30 14. Fabricant de meubles en bois 5000 5290 5597 5921 6265 6628 7013 7419 290 307 325 343 363 384 407 813 15. Tapissier de meuble 128 135 143 152 160 170 180 190 7 8 8 9 9 10 10 21 16. Finisseur de meubles 1300 1375 1455 1540 1629 1723 1823 1929 75 80 84 89 94 100 106 212 17. Façonnier d'ouvrages décoratifs en bois 2900 3068 3246 3434 3634 3844 4067 4303 168 178 188 199 211 223 236 472 18. Concepteur d ameublement 86 91 96 102 108 114 121 128 5 5 6 6 6 7 7 14 19. Agent des méthodes en 165 industrie du bois 1015 1074 1136 1202 1272 1346 1424 1506 59 62 66 70 74 78 83 20. Agent de production en 0 industrie de bois TOTAL 27615 29217 30911 32704 34601 36608 38731 40977 1602 1695 1793 1897 2007 2123 2246 4493 Quatrième transformation (4TB) : Construction en bois 21. Opérateur de montage de structures et de charpentes 30* 30 30 30 30 30 30 60 bois Profil actuellement non ou très peu disponible sur le marché de 22. Charpentier travail au Cameroun 30* 30 30 30 30 30 30 60 TOTAL 60 60 60 60 60 60 60 60 103
Tableau 54 : Évolution du nombre et des besoins additionnels de la main d œuvre par fonction de travail pour le secteur du bois Titre de la fonction type 2 Appellation spécifique de métier ou profession Première, deuxième, troisième transformation bois (1TB ; 2TB ; 3TB)/ Bois et matériaux connexes Opérateur de machines dans les scieries Manœuvre qualifiée Débiteur, Déligneur, Scieur, Ébouteur, Opérateur d équarrisseuse, Scieur de tête, Régleurs et Conducteurs de scie à refendre le bois ; Opérateur de refendeuse dédosseuse, Régleurs et Conducteurs déligneuses à bois ; Opérateur de scie jumelée, Opérateur de déligneuse à scies multiples, Prospecteur Tronçonneur à la scie mécanique. Cubeur, Coliseur, Trieur, Marqueur, Cercleur, Empileur, Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Conducteur Opérateur de scierie CAP Niveau Propositions et Recommandations Opérateur de séchoir à bois Surveillant séchoir Opérateurs de séchoirs à bois. Conducteur Opérateur de scierie CAP Affûteur Affûteur, Affûteuse de couteaux, affûteur de scies, aide affûteur, limeur Scierie/Affûtage Restructuration du programme «Technicien Affûteur» Classeuse ou classeur de bois Classeur de bois, Classeur de placages, Classificateur, Mesureur de bois Industrie du bois BP Création d'un programme : «BTP : Classeur du bois» Conducteur de machines dans la transformation bois (autres que dans les scieries) Machiniste, Opérateur de machine ; Débiteur; Dérouleur, opérateur de raboteuse, Empileur, Trancheur, Opérateur d enrouleuse, Opérateur d écorceuse, Opérateur de guillotine, Opérateur de presse, Opérateur de machine à jointer, Opérateur de moulurière, Encolleur ; Operateur de massicot ; - Baccalauréat technologique génie mécanique option bois et matériaux associés - Menuisier Fabricant de Menuiserie, Mobilier et Bac Pro 2 La fonction type réfère à un regroupement de professions spécifiques apparentées entre elles. Le concept de fonction type rejoint la notion de polyvalence que l on peut souhaiter d un programme de formation. 104
Titre de la fonction type 2 Conducteur d'installation de production de panneaux bois Surveillant dans la transformation de bois d'œuvre Responsable de séchoir Appellation spécifique de métier ou profession opérateur de machine à coller, assembleur de contreplaqués, opérateur d'autoclaves à imprégner le bois d'œuvre, opérateur de séchoir à bois, ouvrier au séchoir à placages, ouvrier au traitement du bois Opérateur sur les machines à bois complexe suivantes: toupie, tour, presse à chaud, trancheuse, dérouleuse, Conducteur de presse, Operateur multi lame. Responsable scierie, Chef de parc à bois, Chef cubeur, Chef d équipe, contremaître, Responsable de la production, Responsable de la qualité Responsable de séchoir, Technicien en séchage du bois (au gaz, solaire, etc.). Quatrième transformation (4TB) : Travail du bois et d ameublement Opérateur d assemblage de meubles et des accessoires. Monteur ; Assembleur ; Monteurs et assembleurs de meubles et accessoires en bois Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Agencement - Conducteur Opérateur de scierie - BEP Bois, Option : Fabrication bois et matériaux associés - BEP : Brevet d'études professionnelles Bois, Option : Menuiserie Agencement Niveau Propositions et Recommandations Industrie du bois BP - Baccalauréat professionnel Technicien de scierie - BEP : Brevet d'études professionnelles, Scierie Industrie du bois BP - Création: BTP ou BTS Conducteur de machines séchage du bois Menuisier Ébéniste CAP Ce programme est déjà révisé selon la méthodologie de l APC. Menuisier Ébéniste BP Conducteur d'équipement de fabrication de l'ameublement et du bois Machiniste, Opérateur de machine ; Débiteur; Opérateur de presse, Régleurs et Conducteurs de machines à sabler et poncer le bois, Encolleur ; Operateur de massicot ; Préposée ou préposé au séchoir opérateur d'encolleuse de bandes de finition, opérateur machine à coller, opérateur de machine à Menuisier Ébéniste CAP Menuisier Ébéniste BP Menuiserie générale 105
Titre de la fonction type 2 Appellation spécifique de métier ou profession percer, opérateur de machine à travailler le bois, opérateur de raboteuse, opérateur de tour. Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Niveau Propositions et Recommandations Responsable de séchoir Responsable séchoir (meuble), Chef de parc à bois Industrie du bois BP Création: BTP ou BTS Conducteur de séchage du bois Menuisier de travail du bois Menuisier, Menuisier agenceur, menuisier charpentier Menuisier Ébéniste CAP On peut renforcer par la Menuisier Ébéniste BP création BEP : Brevet d'études Menuiserie générale??? professionnelles Bois, Option : Menuiserie Agencement CAP Menuiserie option agencement CAP Menuiserie option siège CAP Menuiserie option finition Ébénisterie BP Fabricant de meubles en bois Tapissier de meuble Ebéniste, Menuisier Ebéniste Tapissier, Habilleur de salon Menuiserie Ébénisterie Menuiserie Ébénisterie CAP BP Création de CAP Tapisserie d'ameublement Finisseur de meuble Façonnier d'ouvrages décoratifs en bois Menuisiers de travaux de finition, Ébénistes est finisseurs à la main de meubles en bois, Vernisseurs et laqueurs de meubles Sculpteur sur bois, Tourneur, Fabricant de jouets en bois Sculpteur sur bois Création de CAP Finition de meuble Concepteur d ameublement Agent des méthodes en industrie du bois Designer de meuble, Concepteur, Dessinateur d étude, On peux proposer BTP Dessinateur d'ameublement Chef de production, Menuiserie Ébénisterie BP Il existe un cours sur les méthodes Création de BTS: Etude et méthode d'ameublement 106
Titre de la fonction type 2 Agent de production en industrie de bois Quatrième transformation (4TB) : Construction en bois Opérateur de montage de structures et de charpentes bois Appellation spécifique de métier ou profession Chef d atelier, Chef de production, Responsable technique, Responsable de la qualité Charpentier bois poseur, Chef d'équipe en pose de charpentes bois, Monteur de chalets en bois, Monteur de maisons à ossature bois, Monteur de structures bois, Monteur en structures bois et composites, Poseur de charpentes bois, Poseur de charpentes en matériaux bois composites Programmes de formation de MINEFOP et MINESUP Titre Niveau Propositions et Recommandations Menuiserie Ébénisterie BP Il existe un cours sur la gestion de production BTS Gestion de production industrielle en ameublement et/ou BTP Technicien en fabrication de meuble BEP : Brevet d'études professionnelles Bois, Option C : Construction bois Charpentier Charpentier, Menuisier Charpentier Menuiserie Charpentier BAC PRO : Baccalauréat professionnel Technicien Constructeur bois BTS : Brevet de technicien supérieur Charpente couverture (MENSUP) BTS : Brevet de technicien supérieur Développement et réalisation bois (MENSUP) Une présentation des nouveaux programmes projetés est donnée à l annexe 8. 107
4.3. Principaux constats - La filière «Bois» emploie près de 170.000 personnes dont environ 150.000 dans le secteur informel et environ 20.000 personnes dans le secteur formel. En 2013, la chaîne de valeur du bois génère près de 32 500 emplois permanents; le secteur accueille annuellement près de 650 stagiaires en apprentissage. - Le secteur de la première transformation génère le plus d emplois que les autres secteurs de transformation. Les scieurs représentent une grande partie des emplois du sous secteur de sciage soit environ 13,7% de la totalité d'emplois de la filière, viennent ensuite les opérateurs de déligneuses et de raboteuses. Les préposés au parc à bois occupent deux fois plus d'emplois que les scieurs. Selon une étude sur l évaluation des besoins en matière de formation forestière, (RIFFEAC / FAO Août 2002), environ 20% des affûteurs sont titulaires d'un diplôme d affûteur. L'ensemble des scieurs et des affûteurs sont formés sur le tas. La population des affûteurs est vieillissante et doit être renforcée à moyen terme. - Dans le contexte d'application de la nouvelle politique forestière du Cameroun, certaines unités de transformation sont équipées en installation industrielle de séchage artificiel. La conduite de ces installations demande du personnel qualifié et compétent. Parmi les conducteurs de séchoirs en exercice il n'existe presque pas de conducteurs ayant suivi de formation dans une institution de formation initiale; la majorité ont été qualifiés sur le tas à travers des séminaires et ateliers organisés par certains organismes ou auprès des constructeurs de séchoirs après installation des équipements et programmes de séchage sur un site déterminé. Les nouvelles compétences restent à développer en matière de conduite des installations de séchage et d'amélioration de la qualité des produits. - La main d'œuvre de deuxième, troisième et quatrième segments de transformation est relativement jeune (l'âge moyen est 35 ans), la majorité de cette main d œuvre a le niveau de l'enseignement secondaire et n a pas suivi de formation dans le secteur du bois. La présence des femmes est quasi inexistante. - L'un des problèmes majeurs des secteurs de la 2 ème, 3 ème et 4 ème TB c'est la disponibilité sur le marché du travail de la main d'œuvre formées et qualifiées et en nombre suffisant. Des grandes difficultés persistent au niveau des recrutements relatifs aux métiers spécifiques des secteurs de la deuxième troisième et quatrième transformation, comme, par exemple ceux du charpentier, de l'agenceur, du finisseur de meuble, de monteur, de raboteur, d'opérateurs sur les différentes machines. - Le plan de développement de la filière «Bois» prévoit une politique d exploitation durable des ressources forestières à travers un programme de développement des plantations forestières. Le volet relatif à l industrie du bois et ses dérivés vise quant à lui à accroître la transformation locale des grumes, l intensification des activités d industrialisation du bois, la récupération et la transformation des espèces moins connues, la fabrication et la commercialisation des meubles. - Le dispositif du MINESEC compte 187 établissements d enseignement aux métiers du bois dont 109 établissements du premier cycle et 78 établissements du second cycle. - La totalité des établissements d enseignement dispensant une formation en Menuiserie Ébénisterie abritent 108 ateliers (103 Établissements Publics ou 5 Privé). - Créé en décembre 2004, le Ministère de l Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) dispose à l heure actuelle de deux types de structures qui sont placées sous sa tutelle ((i) centres publics et privés ; (ii) sections artisanales et rurales, sections ménagères), répartis comme suit: 108
06 Centres publics de formation professionnelle (CFP) Environ 200 Centres privés de formation 197 Sections artisanales, rurales, et ménagères (SAR/SM) - Il existe une cohérence entre la concentration des unités en transformation du bois et les établissements de formation «Filières Bois» à travers les régions du Cameroun. Ce facteur, jugé très important, favorisera dans l avenir l adoption du mode de formation par alternance (centre/entreprise). - Seule la filière Menuiserie Ébénisterie dispose le matériel conséquent pour les travaux pratique et offre la formation plus ou moins acceptable aux jeunes, l enseignement d autres spécialités demeure très théorique. - En 2009/2010, le nombre d apprenants de la filière «Menuiserie Ébénisterie» du dispositif de formation est de 4532 (dont 252 filles) ce qui représente 11,5% du total apprenant de la formation professionnelle au Cameroun; - A lui seul, le dispositif public accueille 3333 apprenants (dont 165 filles) ce qui représente 73,4% du nombre d apprenants filière «Bois» au niveau national; - Les durées des formations «Menuiserie Ébénisterie» varient, pour une même filière de formation, de 12 à 36 mois; - Tous les etablissements visités éprouvent de nombreuses difficultées dues essentiellement aux pannes des machines. Même si les equipements existent en nombre suffisant, les machines ne sont pas entretenues d'une régulière et périodique faute de financements nécessaires. - Le niveau de qualification des enseignants des lycées techniques dans la filière Forêt/Bois est le plus bas (BAC+1ans, Probatoire+2ans, CAP/BEPC+3ans) par rapport aux autres spécialités (Génie mécanique, Génie civil, Génie électrique) où les écoles de formation offrent des possibilités de formation de niveau BAC+5 ans conformes aux normes camerounaises en matière d éducation. - Seulement 19% des formateurs des établissements de formation interviewés ont bénéficié d un perfectionnement technique et/ou pédagogique lors des deux dérnières années. - 24% des établissements de formation entretiennent des relations de partenariat avec les entreprises du secteur du Bois. Cette relation se concrétise dans la plus part des cas par l accueil des stagiaires en entreprises pour des périodes de stages professionnels. - L'offre de formation dans la filière bois présente des faiblesses au niveau de couverture du secteur par des programmes de formation; de nombreux métiers nécessaires au traitement et à la valorisation du bois (technologie industrielle du bois, conception et design, construction en bois, affûtage etc.) ne font pas l objet de la formation. Par conséquent, les entreprises recrutent et forme leur personnel sur le tas. - Une faible qualité de la prestation de formation persiste (faible capacité d accueil, vétusté des équipements et des infrastructures, état embryonnaire de l ingénierie de formation). - La structuration du dispositif actuel de formation dans la filière bois ne permet pas de répondre aux besoins des entreprises de transformation. 109
CHAPITRE 5 : PLAN D ACTION L élaboration du plan d action s est basée sur le constat négatif de la situation de la formation technique et professionnelle aux métiers du bois au Cameroun qui, malgré les efforts déployés n était pas en mesure de répondre efficacement aux exigences du secteur de la transformation du bois en pleine expansion du fait des insuffisances suivantes : i) Absence de vision stratégique et systémique pour le dispositif de formation aux métiers du bois, ii) La non participation du secteur productif aux différentes phases du processus de formation; iii) Ressources pédagogiques (approches, méthodes et moyens pédagogique) obsolètes ; v) Quasi absence de la formation continue du personnel en exercice, et vi) Absence de stratégie et d outil de financement spécifique à la formation. 5.1. Synthèse de la situation actuelle du dispositif de la formation technique et professionnelle aux métiers du bois au Cameroun Le dispositif national de la formation technique et professionnelle aux métiers du bois au Cameroun est caractérisé par des lacunes et des faiblesses l empêchant de jouer pleinement son rôle de pilier du développement des compétences et du secteur économique relatif à la transformation du bois du Cameroun. Le fait que les formations ne soient pas de grande qualité ne peut que les handicaper auprès des demandeurs de formation, de leurs parents et des entreprises du secteur. Les problématiques majeures du dispositif sont les suivantes : Il n existe pas de vision stratégique et systémique pour le dispositif de formation aux métiers du bois qui appréhende l architecture des enseignements et des formations initiales et continues en partant d un cadre logique se basant sur la connaissance scientifique de la structure des emplois et métiers dans le secteur dans sa réalité d aujourd hui et dans sa dynamique et son évolution à court, moyen et long termes. L absence de la fonction prospective dans la formation technique et professionnelle a empêché le dispositif d explorer les champs des scénarii d évolutions possibles de lui permettre d anticiper et de bien définir les politiques dans le domaine de la formation aux métiers du bois. Absence d articulation entre le secteur de la formation professionnelle et le secteur de l éducation nationale (Inefficacité du dispositif d orientation scolaire), L absence d un processus systémique d identification des besoins, à court et à moyen termes, en compétences et en formation (initiale et continue). On peut relever la quasi inexistence d un dialogue social entre les partenaires sociaux de la formation (syndicats, patronat, ONG et Etat). Le système de formation technique et professionnel aux métiers du bois au Cameroun est resté marginal dans le système national global de l enseignement technique et de la formation professionnelle. 110
Les ministères techniques (MINFOF, MINPMESA, etc.) n ont pas de maîtrise sur le système. Ce sont les ministères (MINESEC, MINEFOP, MINESUP) qui ont la tutelle directe des différentes formations existantes qui prennent les décisions importantes. Malheureusement toutes les recommandations qui en ont émané et tous les plans d actions et les projets élaborés, en relation avec le secteur de la transformation du bois, n arrivent pas à trouver leur concrétisation sur le terrain. Le financement de la formation professionnelle reste aussi parmi les problèmes majeurs et l un des freins à son développement rapide. C est un financement public fragmenté et au coup par coup et reste le plus souvent tributaire des opportunités qu offre la coopération internationale, et ce par manque justement d une politique claire en la matière. Il n existe pas actuellement d outil de financement spécifique à la formation. On a pourtant trouvé la trace de l existence il y a des dizaines d années peut être d une taxe pour la formation professionnelle dont personne ne sait ni quand ni comment ni pourquoi elle a disparu. Ni les besoins quantitatifs ni les besoins qualitatifs actuels et futurs du secteur de la transformation du bois en compétences ne sont connus et identifiés et bien cernés sur la base de méthodes scientifiques. L offre actuelle de formation aux métiers du bois tant du secteur public que du secteur privé n est pas suffisamment connue vu sa dispersion entre de nombreux opérateurs et l absence d une maîtrise statistique la concernant. Les centres de formation aux métiers du bois ne répondent pas quantitativement et qualitativement aux besoins du secteur en compétences. A l exception des modes d évaluation classique, et malgré l importance que revêt l évaluation en tant que garant de la qualité de la formation, elle demeure quasi absente à tous les niveaux en partant des acquis des apprenants jusqu à l évaluation des processus de formation en passant par l évaluation des acquis des formateurs. Les tarifs de formation, en considérant le rapport qualité/prix, sont relativement élevés et ne doivent pas être à la portée de beaucoup de demandeurs de formation qui n en ont pas les moyens. La majorité de établissements de formation n offre pas les meilleures conditions pédagogiques (ressources humaines et technico pédagogiques, équipements, matériels, documentation ) Les établissements de formation aux métiers du bois semblent laissés à euxmêmes et ne bénéficient pas manifestement d un appui pédagogique ni financier ou matériel de la part des autorités de tutelle. La formation sur le tas demeure la principale voie d accès et d insertion à l emploi dans le secteur de la transformation du bois. L adhésion à la formation continue demeure relativement faible pour différentes raisons dont notamment le manque de conviction sur l impact de la formation sur l amélioration de la productivité de l entreprise d une part et des individus 111
d autre part. En outre, la quasi absence des mécanismes et des procédures de financement ainsi que les insuffisances au niveau d information et d orientation ne facilitent guère cette adhésion. Malgré toutes ces difficultés et ces lacunes dans le système de formation aux métiers du bois, il faut enregistrer, pour capitaliser dessus, en plus de la volonté politique affiché de relancer et réformer la formation aux métiers du bois, certains atouts qui seront d un grand apport dans cette réforme planifiée. On peut citer de manière non exhaustive les points suivants : - Un système de formation aux métiers du bois existe bien malgré toutes ses lacunes et insuffisances. Il est représenté par les SAR/SM, les collèges et lycées techniques et quelques institutions d enseignement supérieur. - Une culture ouvertes aux approches modernes et innovantes de la formation aux métiers du bois, en l occurrence l Approche par les Compétences (APC), commence à trouver son chemin chez les différents acteurs du dispositif de formation technique et professionnelle, - Des structures, organismes et programmes d intervention en cohérence avec cette approche systémique qualité existent et qui ont besoin juste d une vision claire et de réingénierie pour être efficaces et efficients : le Fonds National de l Emploi (FNE), l Observatoire National de l Emploi et de la Formation Professionnelle (ONEFOP), le Projet Intégré d Appui aux Acteurs du Secteur Informel (PIAASI), le Centre d Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnel (COSUP), le Document de Stratégie et de Croissance de l Emploi (DSCE), le Plan d Industrialisation de la Filière Bois, le Programme National d Appui à la Transformation des Produits Forestiers 2014 2018, la Stratégie Sectorielle de l Education et de la Formation 2013 2020, le projet de mise en place de centres de formation aux Métiers (CFM), offrant des formations non agricoles, en milieu rural, le projet de création de l Institut National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes à Yaoundé, etc.) - Un cadre national pour les titres professionnels. Il gagnerait à être actualisé pour mettre en cohérence la structure et l architecture des diplômes et celles des emplois et assurer une meilleure lisibilité du système de formation et aider les partenaires sociaux dans leurs négociations sociales et pour développer ensemble la formation aux métiers du bois et mieux contribuer à la régulation du marché du travail et de l adéquation demande/offre de compétences. - Enfin, un Ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle relativement bien structuré et qui peut jouer un rôle de premier plan dans la réforme du système si on lui en donne les prérogatives légales. 112
5.2. Orientations et grandes lignes du plan d action Le plan d action de la réforme de la formation professionnelle projetée a été réfléchit dans un esprit de qualité et d efficience se traduisant par des choix stratégiques garantissant une visibilité, un contrôle des évolutions et une optimisation des moyens tout en assurant une articulation effective avec les différentes stratégies de développement en cours au Cameroun (Programme National d Appui à la Transformation des Produits Forestiers 2014 2018 ; Plan d industrialisation du secteur bois ; Stratégie du secteur de l éducation et de la formation 2013 2020 ; Projet de mises en place de centres de formation aux métiers (CFM), offrant des formations non agricoles, en milieu rural et Projet de création de l Institut National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes à Yaoundé). Cette réforme vise principalement : L établissement des liens avec le secteur économique notamment à travers la signature de conventions cadre avec les organisations professionnelles du secteur de transformation du bois, leur implication dans les projets de création/restructuration des établissements de formation professionnelle, dans les activités d ingénierie de formation et dans le pilotage des établissements de formation professionnelle. La mise en place d outils et des démarches claires et objectives d identifications des besoins à court et à moyen termes en compétences et en formation pour développer la formation initiale et continue au profit des individus et des entreprises de transformation du bois. Le développement d un nouveau modèle de gestion des établissements de formation. L augmentation de la capacité d accueil du dispositif de la formation technique et professionnel aux métiers du bois et notamment par la création et la restructuration des établissements de formation et la diversification des filières de formation. Le développement de l ingénierie de formation et l adoption de l approche par compétences dans l identification des besoins du secteur de transformation du bois en compétences et en formation, l élaboration des programmes de formation et leur implantation dans les établissements de formation ainsi que l adoption du mode de formation avec l entreprise (alternance et apprentissage) pour renforcer les compétences professionnelles des apprenants et garantir une insertion facile des sortants dans le milieu professionnel. La formation pédagogique des formateurs et leur perfectionnement technique dans différents domaines. La formation fonctionnelle des cadres de management et du personnel administratif des établissements de formation. 5.3. Principes fondamentaux du plan d action Le plan d action qui permettre la réforme du dispositif de formation technique et professionnelle aux métiers du bois se base sur les principes directeurs suivants : 113
Une réforme qui s inscrit dans une vision globale du système de développement des ressources humaines et la stratégie de l industrialisation de la filière bois du Cameroun. La mise en place d un dispositif de formation professionnelle aux métiers du bois répondant aux attentes et aux aspirations des individus, des entreprises de transformation du bois et de la société. Des ressources humaines formées et préparées pour participer à la construction d une industrie de transformation du bois compétitive. Un partenariat effectif, basé sur l engagement et l équilibre, caractérisé par une participation multi acteurs impliqués à toutes les étapes du processus de développement de la formation technique et professionnelle aux métiers du bois. La pérennisation du principe de l apprentissage tout au long de la vie. 5.4. Objectifs du plan d action Le plan d action émanant d une approche elle même globale, élaborée en concertation avec les différents acteurs concernés (MINESEC, MINEFOP, MINESUP, MINEFOF, MINMIDT, CPB, GIPA, etc.) s est fixé comme objectif la mise à niveau de la formation technique et professionnelle aux métiers du bois et à l amélioration de la compétitivité des entreprises de la transformation du bois du Cameroun. L objectif sectoriel était d une part de baser l offre de formation sur les besoins de la demande et, concernant cette offre, de renforcer sa qualité, son efficacité et la capacité du système public et privé de formation professionnelle d y répondre. Objectif global : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé. L accomplissement de cet objectif global procède de la réalisation de quatre (4) objectifs spécifiques : OS.1. Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. La réforme du dispositif de la formation aux métiers du bois ne peut être conçue d une manière indépendante d une vision globale d un système national de développement des ressources humaines (éducation, formation professionnelle et enseignement supérieur) et ce en se basant sur une vision stratégique pour la qualification des ressources humaines prenant en compte les besoins réels des entreprises, des individus, de la région et de la société et ouvrant les perspectives pour l apprentissage tout au long de la vie. Cette réforme vise des changements majeurs au niveau de la formation professionnelle aux métiers du bois en la transformant en une réelle locomotive de développement des compétences et de croissance économique plutôt qu un simple instrument isolé du dispositif national de développement des ressources humaines et du secteur de la 114
transformation du bois et un moyen de rattrapage pour les jeunes qui ont échoué dans leurs parcours scolaires. La réalisation de cet objectif exige un consensus autour d une vision globale et unique garantissant l articulation et la cohérence entre les différents dispositifs de l éducation, de la formation professionnelle et de l enseignement supérieur permettant l élaboration des orientations et politiques communes relatives au développement des ressources humaines pour le secteur de la transformation du bois et ce par, notamment la création d une instance nationale de développement des ressources humaines impliquant tous les acteurs concernés, représentants des dispositifs ainsi que les représentants du patronat, des syndicats et de la société civile. La concrétisation de l apprentissage tout au long de la vie passe par la mise en place des passerelles à l intérieur du dispositif de la formation Professionnelle et entre les autres composantes du système national de développement des ressources humaines, l opérationnalisation de la validation des acquis de l expérience, la valorisation des parcours de la formation continue et le développement de la formation à distance. Par ailleurs, l élaboration d une stratégie de communication autour de la formation aux métiers du bois, la création d une instance pour l information et l orientation professionnelle et la rénovation des centres de formation pour devenir des lieux de rayonnement dans leur environnement, contribueront à la motivation des jeunes pour choisir la formation aux métiers du bois en tant que voie de réussite. OS.2. L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. L amélioration de l efficacité et de l efficience du dispositif de la formation aux métiers du bois constitue le cœur de la réforme pour lui permettre de répondre avec la qualité requise aux besoins des entreprises de transformation du bois, des individus et de la société en qualifications et en formation. Afin d améliorer le rendement externe du dispositif de la formation aux métiers du bois et en réponse aux besoins réels des entreprises, des individus et de la société en qualification et en formation, il est nécessaire de créer des unités spécialisées en veille, prospective et innovation au sein des structures de la formation professionnelle. Ces unités contribueront à l amélioration des capacités du dispositif, d une part en traduisant les données de la prospective en politiques de formation à moyen et à long termes et d autre part en développant des méthodes et des outils pédagogiques et technologiques nouvelles dans l acte de formation. 115
Par ailleurs, cette réforme ne peut être considérée comme complète que si elle se penche sur l amélioration du rendement interne de tout le dispositif de la formation aux métiers du bois. Cette amélioration passe nécessairement par l adoption de nouvelles approches et de nouvelles organisations pédagogiques, par le renforcement des compétences des formateurs à travers un perfectionnement technique et pédagogique continu ainsi que par une optimisation des aménagements et une rationalisation au niveau de l acquisition et l exploitation des équipements. Sur le plan qualitatif, il s agit d auditer les formations aux métiers du bois existantes afin de les consolider et/ou de les restructurer et de créer de nouvelles formations en concordance avec les besoins identifiés des entreprises du secteur. Sur le plan quantitatif, la réforme du dispositif de formation aux métiers du bois prévoit d atteindre, à l horizon 2020, une capacité d accueil estimée à 7200 postes de formation normalisée post école de base soit une capacité additionnelle d environ 3000 postes à créer entre 2014 et 2020. OS.3. Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place Le développement du dispositif de la formation aux métiers du bois et l amélioration de son efficacité et de son efficience nécessite l adoption d une panoplie de règles, d outils et d organisations assurant un équilibre au niveau de la délégation des pouvoirs et des moyens de prise de décision sans pour autant bloquer le fonctionnement du dispositif avec une exploitation optimale des ressources disponibles, un ancrage des principes de la transparence, de la responsabilisation, de la délégation des pouvoirs et de la redevabilité à tous les niveaux. Ainsi, eu égard de la diversité des intervenants dans le dispositif, la gouvernance exige la participation active de tous les acteurs dans les différentes phases du processus de formation et en particulier les partenaires sociaux, la société civile et la région en adoptant une approche basée sur l équilibre et l engagement. Dans le même ordre d idées, il est important de mettre en place un système de suivi et d évaluation périodique des performances du dispositif pour garantir l enclenchement des cycles de l amélioration continue. OS.4. Un système de financement de la formation professionnelle aux métiers du bois répondant aux besoins et aspirations des individus, des entreprises et de la société concrétisant le principe de l apprentissage tout au long de la vie est développé. 116
La réussite de tout projet de réforme est tributaire d un certain nombre de préalables parmi lesquels le volet «financement», dont l influence sur l efficacité et l efficience n est pas à prouver. Afin de garantir un saut qualitatif du dispositif de la formation aux métiers du bois pour lui permettre d aller vers un palier supérieur au niveau des performances, il est nécessaire de développer un modèle de financement de la formation professionnelle qui soit à la fois en harmonie avec le système de gouvernance et un garant de la transparence. Ce modèle s appuiera sur le principe de diversification des sources de financement d une part et sur le principe de la satisfaction des besoins des entreprises, des individus, de la région et de la société, d autre part. La mise en application du modèle de financement nécessite l élaboration d une vision de gestion dans une optique de correspondance entre le financement avec des indicateurs de performance, de la révision du cadre juridique et règlementaire et de l adoption de nouvelles règles de gestion. Elle nécessite aussi toute une stratégie de communication et la formation des différents intervenants sur le modèle de formation. 117
5.5. Objectifs, résultats escomptés, mesures et activités du plan d action OBJECTIF SPÉCIFIQUE 1 : Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 1.1 L apprentissage tout au long de la vie dans le dispositif de formation aux métiers du bois est ancré. 1.1.1 Une vision globale du dispositif de formation aux métiers du bois est conçue et partagée 1.1.2 Un cadre de référence unifié traduisant la nouvelle vision du dispositif de formation aux métiers du bois est conçu 1.1.3 Un dispositif de formation aux métiers du bois articulé avec l éducation et l enseignement supérieur et ouvrant des perspectives pour l apprentissage tout au long de la vie est mis en place 1.1.4 Les parcours de formation continue (cours du soir, formations complémentaires, etc.), les acquis professionnels sont validés et reconnus dans le dispositif national de la formation professionnelle 1.1.5 Un dispositif d information et d orientation aux métiers du bois est conçu et opérationnel 1.1.1.1 Créer et définir les missions d une instance sectorielle de développement des ressources humaines composée de représentants du système éducatif public et privé, des partenaires sociaux et de la société civile. 1.1.1.2 Concevoir une vision globale et partagée du dispositif de formation aux métiers du bois par l instance créée. 1.1.1.3 Communiquer sur la vision globale du dispositif de formation aux métiers du bois 1.1.2.1 Élaborer un projet d un cadre de référence unifié du dispositif de formation aux métiers du bois par l instance crée 1.1.2.2 Présenter le cadre de référence aux autorités exécutives et législatives pour approbation et validation 1.1.2.3 Communiquer sur le cadre de référence unifié du dispositif de formation aux métiers du bois 1.1.3.1 Arrêter les procédures pour l instauration des passerelles entre, d une part l éducation et la formation professionnelle, et d autre part, la formation professionnelle et l enseignement supérieur 1.1.3.2 Mettre en place un cycle préparatoire reconnu au profit des jeunes en décrochage scolaire précoce leur permettant d accéder à une formation professionnelle 1.1.3.3 Adopter des modes d apprentissage adaptés aux spécificités des populations cibles (apprentissage en entreprise, alternance centre/entreprise, FOAD, etc.) 1.1.4.1 Opérationnaliser la réglementation relative à la validation des acquis de l expérience dans le dispositif national de la formation professionnelle 1.1.4.2 Identifier et accompagner les structures concernées dans l implémentation du dispositif de validation des acquis de l expérience (VAE) 1.1.4.3 Communiquer sur le nouveau dispositif de validation des acquis de l expérience (VAE) dans les métiers du bois 1.1.5.1 Créer une cellule d information et d orientation professionnelle des individus au sein des structures concernées 1.1.5.2 Mobiliser les ressources matérielles et humaines nécessaires au développement des activités relatives à l information et l orientation aux métiers du bois 1.1.5.3 Concevoir une démarche d information et d orientation aux métiers du bois orientée aux individus et aux familles 118
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 1 : Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure 1.1.5.4 Mettre en œuvre la démarche d information et d orientation aux métiers du bois Sous objectif 1.2 Le regard de la société envers la formation aux métiers du bois est amélioré 1.2.1 Les passerelles dans le dispositif de la formation aux métiers du bois sont instituées et opérationnelles 1.2.2 Le mode de formation à distance est adopté, opérationnel 1.2.3 Les établissements de formation aux métiers du bois constituent une source de rayonnement et d attractivité dans leurs environnements 1.2.4 Une stratégie de communication sur la formation aux métiers du bois est conçue et mise en œuvre 1.2.1.1 Instaurer et opérationnaliser les passerelles dans le dispositif de la formation aux métiers du bois 1.2.1.2 Communiquer sur les passerelles dans le dispositif de la formation aux métiers du bois 1.2.2.1 Mettre en œuvre un plan de développement de formation à distance au sein des structures concernées 1.2.2.2 Produire les supports numériques de formation relatifs à la formation à distance (Métiers du bois) 1.2.2.3 Qualifier le cadre pédagogique en les encadreurs dans le domaine de la formation à distance (Métiers du bois) 1.2.2.4 Communiquer sur les formations à distance créées 1.2.3.1 Rénover et équiper les établissements de formation aux métiers du bois en vue de les rendre sources de rayonnement dans la région 1.2.3.2 Développer la vie collective dans les établissements de formations aux métiers du bois favorisant l épanouissement des jeunes 1.2.3.3 Organiser «des concours régionaux et nationaux des métiers du bois» qualifiant aux olympiades internationales des métiers 1.2.4.1 Concevoir un plan de communication sur la formation aux métiers du bois basée sur la valorisation des métiers de la transformation du bois 1.2.4.2 Mobiliser les ressources matérielles et humaines nécessaires pour la mise en œuvre du plan de communication 1.2.4.3 Adopter des nouveaux canaux de communication adaptés aux spécificités des jeunes (Web, réseaux sociaux, téléphone mobile, etc. 119
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 2.1 La fonction veille, prospective et innovation en matière de TB est instaurée Sous objectif 2.2 Les besoins en compétences et en formation des entreprises et des individus en matière de TB sont périodiquement et régulièrement identifiés Sous objectif 2.3 Les approches et les organisations pédagogiques adéquates pour garantir la qualité de formation initiale et continue en matière de TB sont adoptées 2.1.1 La fonction veille, prospective et innovation en matière de TB est implantée 2.1.2 Les capacités des centres de formation aux métiers du bois en matière de traduction des résultats de la prospective en politiques de formation sont développées 2.2.1 Les besoins en compétences et en formation des entreprises, des individus en matière de TB à court et à moyen terme sont identifiés et diffusés 2.3.1 Les programmes de formation Secteur TB élaborés répondent aux besoins en compétences et en formation des individus et des entreprises garantissent l opérationnalisation du dispositif de formation aux métiers du bois. 2.1.1.1 Créer une unité spécialisée dans la veille, la prospective et l innovation en matière de TB et en définir sa mission 2.1.1.2 Mettre en place des outils de financement des projets et des programmes relatifs à la veille, la prospective et l innovation. 2.1.2.1 Former les RH des structures de formation dans le domaine de la prospective et la traduction des résultats en politiques de formation 2.1.2.2 Concevoir et définir des politiques de formation à long terme sur la base des résultats et de la prospective 2.1.2.3 Communiquer sur les politiques de formation à long terme 2.2.1.1 Définir les méthodologies et les outils d identification des besoins en compétences et en formation en matière de TB des entreprises et des individus 2.2.1.2 Identifier les besoins en compétences et en formation en matière de TB des entreprises en adoptant les méthodologies et outils définis 2.2.1.3 Identifier les besoins en compétences et en formation en matière de TB des individus en adoptant les méthodologies et outils définis 2.2.1.4 Communiquer sur les besoins en compétences et en formation en matière de TB des entreprises et des individus 2.3.1.1 Élaborer le cadre de référence de l élaboration et l implantation des programmes de formation selon la méthodologie de l approche par compétences 2.3.1.2 Réviser les programmes de formation des spécialités aux métiers du bois existantes conformément au cadre de référence élaboré 2.3.1.3 Élaborer les programmes des nouvelles spécialités de formation aux métiers du bois identifiées conformément au cadre de référence élaboré 2.3.1.4 Produire les aides, les moyens et les supports pédagogiques et didactiques pour la FP aux métiers du Bois 2.3.1.5 Adopter les pédagogies et les activités, et développer les environnements de formation favorables à l ancrage de l esprit entrepreneurial chez les apprenants 2.3.1.6 Communiquer sur le nouveau cadre de référence de l élaboration et l implantation des programmes de formation 2.3.1.7 Communiquer sur les nouveaux programmes de formation élaborés selon l APC 120
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 2.3 Les approches et les organisations pédagogiques adéquates pour garantir la qualité de formation initiale et continue en matière de TB sont adoptées 2.3.2 Les modes de formation initiale avec l entreprise prennent en considération la spécificité des régions, du secteur de la TB, des entreprises, des spécialités de formation et des groupes visés 2.3.3 Les Formateurs du dispositif de formation aux métiers du bois au diapason des évolutions pédagogiques et techniques 2.3.4 Les établissements de formation aux métiers du bois sont rénovés, organisés et équipés selon les exigences des programmes de formation 2.3.5 Une capacité additionnelle de formation aux métiers du bois selon les besoins identifiées est créée 2.3.2.1 Élaborer le cadre déférence de la formation avec l entreprise en prenant en considération la spécificité des régions, du secteur de la TB, des entreprises, des spécialités de formation et des groupes visés 2.3.2.2 Développer le mode de formation avec l entreprise conformément au cadre de référence élaboré 2.3.2.3 Communiquer sur le nouveau mode de formation avec l entreprise 2.3.3.1 Mettre en place une base de données relative aux formateurs du secteur de la TB permettant de suivre leurs parcours professionnel et de formation 2.3.3.2 Mettre en place un dispositif de formation pédagogique des formateurs 2.3.3.3 Mettre en place un dispositif de formation technique des formateurs 2.3.3.4 Communiquer sur les dispositifs de formation pédagogique et technique des formateurs 2.3.4.1 Effectuer un diagnostic de la situation actuelle des établissements de formation aux métiers du bois par rapport aux espaces de formation, aux équipements, aux programmes de formation et aux RH requises 2.3.4.2 Établir un plan d opérations pour rénover et équiper les établissements de formation aux métiers du bois dans une vision de rationnaliser l offre de formation et de répondre aux besoins des entreprises et des régions. 2.3.4.3 Rénover et équiper les établissements de formation aux métiers du bois 2.3.4.4 Assure la formation pédagogique des formateurs au regard des exigences de l APC et de la formation par alternance 2.3.4.5 Assurer le perfectionnement technique des formateurs au regard des programmes de formation révisés 2.3.4.6 Assurer la formation du personnel de management, administratif, financier et d appui des établissements de formation aux métiers du bois au regard du modèle d organisation adopté. 2.3.4.7 Communiquer sur les établissements rénovés de formation aux métiers du bois 2.3.5.1 Identifier les sites d implantation des nouvelles formations aux métiers du bois 2.3.5.2Elaborer les études requises pour la création des nouveaux établissements de formation aux métiers du bois 2.3.5.3 Procéder à la construction des nouveaux sites de formations 121
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure 2.3.5.4 Procéder au recrutement et à la formation technico pédagogiques des nouveaux formateurs 2.3.5. 5 Procéder au recrutement et à la formation fonctionnelle des cadres de management des nouveaux établissements de formation aux MB 2.3.5.6 Implanter les programmes de formation dans les nouveaux établissements de formation aux métiers du bois 2.3.5. 7 Communiquer sur les nouveaux établissements crées de formation aux métiers du bois Sous objectif 2.4 Un dispositif efficace d évaluation, de certification et d inspection pédagogique est mis en place 2.4.1 Un système d habilitation des structures et des établissements de formation initiale et continue aux métiers du bois est opérationnel 2.4.2 Un dispositif d évaluation des acquis des apprenants unifié et opérationnel 2.4.1.1 Définir et opérationnaliser une démarche d habilitation des structures et des établissements de formation initiale et établir le cadre juridique et réglementaire 2.4.1.2 Définir et opérationnaliser une démarche d habilitation des bureaux de formation continue et établir le cadre juridique et réglementaire 2.4.1.3 Communiquer sur la nouvelle démarche d habilitation des bureaux de formation continue et sur le nouveau cadre juridique et réglementaire 2.4.2.1 Réviser le dispositif d évaluation des acquis des apprenants 2.4.2.2 Implémenter le dispositif d évaluation des acquis des apprenants dans le dispositif de formation aux métiers du bois 2.4.2.3 Communiquer sur le nouveau dispositif d évaluation des acquis des apprenants dans le dispositif de formation aux métiers du bois 122
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 : Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 3.1 Une nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB basée sur l équilibre et l engagement est mise en place Sous objectif 3.2 Les rôles et les missions des différentes structures du secteur de la TB et les relations entre elles en cohérence avec la nouvelle vision de la FP 3.1.1 Une nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB, caractérisée par l implication de tous les acteurs est définie et approuvée 3.1.2 Les outils de mise en œuvre de la nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB sont définis et opérationnels 3.2.1 Un modèle de pilotage basé sur le principe de redevabilité et définissant les attributions et les règles de délégations des pouvoirs est conçu et opérationnel 3.2.2 Un modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois est conçu et opérationnel 3.1.1.1 Constituer une commission sectorielle impliquant les intervenants concernés pour la conception de la nouvelle approche de partenariat 3.1.1.2 Institutionnaliser le partenariat 3.1.1.3 Communiquer sur le partenariat 3.1.2.1 Soutenir les partenaires sociaux du secteur de la TB dans l élaboration des stratégies pour le développement de leurs RH dédiées à la formation professionnelle aux métiers du bois 3.1.2.2 Soutenir les partenaires sociaux du secteur de la TB dans l élaboration du répertoire des métiers de la TB 3.1.2.3 Communiquer sur le répertoire des métiers de la TB élaboré 3.2.1.1 Élaborer un modèle de pilotage du dispositif de la FP aux métiers du bois délimitant les responsabilités et définissant les attributions ainsi que les relations entre les différents intervenants 3.2.1.2 Élaborer le cadre de référence relatif au modèle de pilotage 3.2.1 3 Accompagner la restructuration du dispositif de la FP aux métiers du bois sur la base du nouveau modèle de pilotage 3.2.1.4 Former les différents intervenants du dispositif de la FP aux métiers du bois pour assurer leurs missions et faciliter la communication, la coordination et la complémentarité entre eux. 3.2.1.5Communiquer sur le nouveau modèle de pilotage du dispositif de la FP aux métiers du bois 3.2.2.1 Réviser le modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois dans le sens de faciliter leur réactivité et d ancrer le principe de la gouvernance adopté. 3.2.22 Former le personnel des établissements de formation aux métiers du bois des au regard du nouveau modèle d organisation. 3.2.2.3 Implanter le nouveau modèle d organisation dans les établissements de formation aux métiers du bois 3.2.2.4 Communiquer sur le nouveau modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois 123
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 : Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 3.3 Un dispositif de suivi et d évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de formation aux métiers du bois est mis en place 3.3.1 Un système d information intégré spécifique au dispositif de FP aux métiers du bois est opérationnel et actualisé périodiquement 3.3.2 Un dispositif d évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois est créé et opérationnel 3.3.1.1 Concevoir un modèle du système d information garantissant la disponibilité des données nécessaires au suivi et à l évaluation de la performance de la FP aux métiers du bois 3.3.1.2 Implanter le système d information dans le dispositif de la FP aux métiers du bois 3.3.1.3 Communiquer sur le nouveau système d information 3.3.2.1 Concevoir et implanter les tableaux de bord de pilotage aux différents niveaux du dispositif de la FP aux métiers du bois basé sur les indicateurs clés de performance 3.3.2.2 Concevoir les démarches et outils relatifs à l évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois 3.3.2.3 Effectuer les évaluations périodiques de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois conformément aux démarches conçues 3.3.2.4 Communiquer sur les résultats des évaluations périodiques de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois 124
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 4 : Un système de financement de la formation professionnelle aux métiers du bois répondant aux besoins et aspirations des individus, des entreprises et de la société concrétisant le principe de l apprentissage tout au long de la vie est développé. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 4.1 Un modèle de financement basé sur la contribution de tous les partenaires à l effort national et qui permet une plus grande accessibilité aux jeunes à la formation initiale et continue est mis en place Sous objectif 4.2 Les intervenants du dispositif de la FP sont formés sur la gouvernance et le nouveau dispositif de financement 4.1.1 Un modèle de financement permettant la diversification des sources de financement et la définition de ses règles, est adopté et opérationnel 4.1.2 La transparence dans la gestion des outils de financement est garantie 4.2.1 Les RH concernées sont formées 4.2.2 Une stratégie de communication sur le nouveau modèle de financement est élaborée et mise en oeuvre 4.1.1.1 Réaliser un diagnostic du système de financement actuel de la FP 4.1.1.2 Élaborer un modèle de financement de la FP en se basant sur le diagnostic de la situation actuelle 4.1.1.3 Réviser le cadre juridique relatif au financement de la FP afin d assurer sa cohérence avec le nouveau modèle de financement 4.1.1.4 Développer et mettre en place des outils de financement permettant la formation tout au long de la vie 4.1.1.5 Élaborer un cadre de référence établissant les normes et les règles relatives au financement de la FP. 4.1.2.1 Élaborer des procédures de gestion des outils de financement garantissant la transparence 4.1.2.2 Faciliter l accès aux données relatives aux opérations de financement 4.2.1.1 Élaborer les plans de formation au profit des bénéficiaires 4.2.1.2 Mettre en œuvre les plans de formation 4.2.2.1 Élaborer les plans de communication relatifs au nouveau dispositif de financement 4.2.2.2 Élaborer les supports et les outils de communication relatifs au nouveau dispositif de formation 4.2.2.3 Communiquer sur le nouveau modèle de financement de la FP. 125
5.6. Démarche de mise en œuvre du plan d action La mise en œuvre du plan d action qui permettra la réforme du dispositif de formation technique et professionnelle aux métiers du bois doit adopter une démarche qui permet, en plus de la réalisation des activités inscrites dans le plan d action, de renforcer deux éléments clés nécessaires à sa réussite : (i) le renforcement des compétences des ressources humaines, et (ii) le renforcement des capacités des structures et des organismes. En ce qui concerne le volet ressources humaines, ce projet de réforme se distingue par l implication effective de tous les acteurs et partenaires dans toutes les étapes de conception et de mise en œuvre et par son appui sur les ressources internes du dispositif comme acteur principal du changement et garant de la qualité. L amélioration continue des compétences des ressources humaines constitue un facteur clé de la réussite de la mise en œuvre du projet de la réforme et la pérennisation des acquis. Par rapport au renforcement des capacités des structures, la mise en œuvre du projet de la réforme nécessite la prise de mesures et l adoption de démarches appropriées. Dans ce sens, le projet de la réforme prévoit l ancrage des résultats par la définition de visions pour toutes les structures et le développement de leurs capacités dans la conception des stratégies et la gestion des ressources technologiques, financières et du savoir. En outre, ce projet vise le développement des capacités de coordination entre les fonctions existantes au sein des différents Ministères et structures et la diffusion de la culture de «performance» à tous les niveaux. L esprit de mise en œuvre de cette réforme s articule autour des principes suivants : Agir aussi bien sur les processus que sur les activités Cette réforme n est pas seulement un ensemble d activités à réaliser, ni un ensemble de projets. Elle se veut une réforme qui agit sur les processus lesquels mènent vers les activités. Agir sur les performances Cette réforme se propose de mettre les mécanismes et les organisations nécessaires pour augmenter l efficacité et l efficience de système en faisant de la performance le seul mode d évaluation et de gratification des structures et des personnes. Assurer le saut qualitatif irréversible Cette réforme se propose d assurer le saut qualitatif qui permet au dispositif d entrer dans une dynamique irréversible d amélioration. Ceci apparaît essentiellement dans 126
l absence du souci exclusif de l investissement matériel, mais apparaît aussi dans le souci d assurer un changement dans les attitudes et les manières de faire. Ainsi un intérêt doit être accordé à la structuration et au pilotage de ce projet qui constitue deux facteurs clés de la réussite de cette réforme. Une structure de gestion : il s agit d une structure qui va suivre les changements qui seront introduits par la réalisation des activités et surtout veiller à la durabilité des changements. Cette structure sera dotée d une stratégie de communication qui lui est propre. Elle veillera notamment à l accompagnement du changement par la gestion des résistances et le transfert de bonnes pratiques. Une structure de l Arbitrage : il s agit d une structure qui va avoir pour rôle d intervenir an cas de blocage et qui va arbitrer entre les structures ayant des activités en commun. 5.7. Plan d opérations 127
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé. OBJECTIF SPÉCIFIQUE 1 (OS1) : Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : 18% des jeunes en formation intègrent le secteur de formation de la transformation du bois en 2020 Code Sous-objectifs/Résultats Indicateurs SO1.1 R1.1.1 R1.1.2 R.1.1.3 R.1.1.4 R1.1.5 L apprentissage tout au long de la vie dans le dispositif de formation aux métiers du bois est ancré. Une vision globale du dispositif de formation aux métiers du bois est conçue et partagée Un cadre de référence unifié traduisant la nouvelle vision du dispositif de formation aux métiers du bois est conçu Un dispositif de formation aux métiers du bois articulé avec l éducation et l enseignement supérieur et ouvrant des perspectives pour l apprentissage tout au long de la vie est mis en place Les parcours de formation continue, les acquis professionnels sont validés et reconnus dans le dispositif national de la formation professionnelle Un dispositif d information et d orientation aux métiers du bois est conçu et opérationnel Schéma général du dispositif National de la FP aux métiers du bois est défini et validé Un cadre de référence unifié, traduisant la nouvelle vision mis en oeuvre Texte réglementaire relatif aux passerelles entre les composantes de dispositif National de formation aux métiers du bois publié Habilitation des structures concernées à organiser la VAE avant fin 2017 Une cellule d information et d orientation est opérationnelle Sources de vérification PV de validation PV de validation Journal officiel Journal officiel Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable MINESEC, MINEFOP, MINESUP, Ministères techniques, Partenaires sociaux, Société civile MINESEC, MINEFOP, MINESUP, Ministères techniques, Partenaires sociaux, Société civile MINESEC, MINEFOP, MINESUP, Ministères techniques, Partenaires sociaux, Société civile MINESEC, MINEFOP, MINESUP, Ministères techniques, Partenaires sociaux, Société civile PV MINESEC, MINEFOP, MINESUP, Ministères techniques, Partenaires sociaux, Société civile 128
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO.1.2 R.1.2.1 R.1.2.2 R.1.2.3 R.1.2.4 Le regard de la société envers la formation aux métiers du bois est amélioré Les passerelles dans le dispositif de la formation aux métiers du bois sont instituées et opérationnelles Le mode de formation à distance est adopté, opérationnel au sein de l IUT du bois Les établissements de formation aux métiers du bois constituent une source de rayonnement et d attractivité dans leurs environnements Une stratégie de communication sur la formation aux métiers du bois est conçue et mise en œuvre par le CPB 80% des établissements de formation fonctionnent à au moins de 90% de leur capacité d accueil avant fin de 2020 Un taux de 5 à 10% des apprenants accèdent à un niveau supérieur à partir de 2017 Au moins 2 spécialités de formation sont opérationnelles avant fin 2018 Au moins 4 conventions signées avec les partenaires socioéconomiques avant fin 2014 Au moins une campagne organisée par région à partir de 2015 Sources de vérification Rapports statistiques Dossiers des inscrits (fiches), statistiques opérateurs de formation Système d informatio n de l IUT Bois Conventions PV Rapports OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 1 (OS1): Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : 18% des jeunes en formation intègrent le secteur de formation de la transformation du bois en 2020 Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 202 0 Responsable Les Ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les Ministères chargés de la formation aux métiers du bois L IUT Bois MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques 129
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO2.1 R.2.1.1 R.2.1.2 SO2.2 R.2.2.1 La fonction veille, prospective et innovation dans le dispositif de formation aux métiers du bois est instaurée La fonction veille, prospective et innovation en matière de TB dans les structures concernées est implantée Les capacités du dispositif de formation aux métiers du bois en matière de traduction des résultats de la prospective en politiques de formation sont développées Les besoins en compétences et en formation des régions, des entreprises et des individus en matière de TB sont périodiquement et régulièrement identifiés Les besoins en compétences et en formation des entreprises, des individus en matière de TB à court et à moyen terme sont identifiés et diffusés Nouvelles tendances du marché de l emploi (métierscompétences, etc.) prises en considération dans le dispositif de FP aux métiers du bois avant fin 2016 Unité de veille, prospective et innovation en matière de TB opérationnelle dans les structures concernées avant 2016 Processus «approche veille, prospective et innovation» maîtrisés par 20 Cadres du dispositif de formation aux métiers du bois avant fin 2015 Dimensionnement et planification des formations identifiées dans les régions et à l échelle nationale avant fin 2016 Identification des besoins en compétences et formation des entreprises du secteur de la TB avant fin 2016 Sources de vérification Études, Rapports OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 (OS2): L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Le taux d insertion des diplômés de la formation aux métiers du bois augmente de 5% à partir de 2017 (8 mois après l obtention du diplôme) Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques Organigrammes MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques Rapports d actions de formation et d accompagnem ent Statistiques, Opérateurs de formation Marché du travail/ Enquêtes Statistiques, Opérateurs de formation Marché du travail/ MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques MINESEC, MINEFOP, MINESUP, CPB, partenaires socioéconomiques 130
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 (OS2): L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Le taux d insertion des diplômés de la formation aux métiers du bois augmente de 5% à partir de 2017 (8 mois après l obtention du diplôme) Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO2.3 R.2.3.1 R.2.3.2 Les approches et les organisations pédagogiques adéquates pour garantir la qualité de formation initiale et continue en matière de TB sont adoptées Les programmes de formation Secteur TB élaborés répondent aux besoins en compétences et en formation des individus et des entreprises garantissent l opérationnalisation du dispositif de formation aux métiers du bois. Les modes de formation initiale avec l entreprise prennent en considération la spécificité des régions, du secteur de la TB, des entreprises, des spécialités de formation et des groupes visés 100% des spécialités de formation opérationnelles dans le dispositif de formation aux métiers du bois sont couvertes par des programmes de formation avant la fin de 2017 Cadre de référence sur les approches et les organisations pédagogiques conçu et diffusé avant fin 2016 Programmes de formation des spécialités de formation aux métiers du bois existantes révisés au regard du cadre de référence avant fin 2015 Au moins 20% des apprenants inscrits en mode alternance/apprentissage le sont sur demandes des entreprises de la TB à partir de 2016 Sources de vérification Etat des programmes Cadre de référence (Livre blanc) Document des Programmes révisés Statistiques, Rapports d activités des établissements de formation Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, partenaires socioéconomique Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, partenaires socioéconomique Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, partenaires socioéconomique 131
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs R.2.3.3 R.2.3.4 R.2.3.5 SO2.4 Les Formateurs du dispositif de formation aux métiers du bois au diapason des évolutions pédagogiques et techniques Les établissements de formation aux métiers du bois sont rénovés, organisés et équipés selon les exigences des programmes de formation Une capacité additionnelle de formation aux métiers du bois selon les besoins identifiées est créée Un dispositif efficace d évaluation, de certification et d inspection pédagogique est mis en place Deux nouveaux modules de formation introduits par an 50% des formateurs suivent ces modules par an Investissements en matériels pédagogiques selon les exigences des programmes de formation augmentent de 20% annuellement, à partir de 2015 3000 nouveaux postes de formations créés d ici 2020 Un système d évaluation normalisé, opérationnel avant fin 2018 Au moins 50% des formateurs ont bénéficié d une assistance technico pédagogique avant fin 2018 Sources de vérification Plan de mise à niveau des formateurs Rapports Plans de rénovation Rapports d implantation des programmes de formation Etudes Rapports Statistiques Textes de lois Rapport d inspection OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 (OS2): L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Le taux d insertion des diplômés de la formation aux métiers du bois augmente de 5% à partir de 2017 (8 mois après l obtention du diplôme) Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, CPB Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, partenaires socioéconomiques Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, partenaires socioéconomiques 132
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs R.2.4.1 R.2.4.2 Un système d habilitation des structures et des établissements de formation initiale et continue aux métiers du bois est opérationnel Un dispositif d évaluation des acquis des apprenants unifié et opérationnel Augmentation du nombre de structures habilités de 30% annuellement à partir de 2017 Un système d évaluation uniforme et opérationnel appliqué au niveau des établissements habilités à partir de 2017 Sources de vérification Rapports des ministères chargés de la FP aux métiers du bois Rapports des ministères chargés de la FP aux métiers du bois OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 (OS2): L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Le taux d insertion des diplômés de la formation aux métiers du bois augmente de 5% à partir de 2017 (8 mois après l obtention du diplôme) Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Ministères chargés de la FP aux métiers du bois Ministères chargés de la FP aux métiers du bois 133
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO3.1 R.3.1.1 R.3.1.2 Une nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB basée sur l équilibre et l engagement est mise en place Une nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB, caractérisée par l implication de tous les acteurs est définie et approuvée Les outils de mise en œuvre de la nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB sont définis et opérationnels Une charte sectorielle de partenariat définissant les règles de l équilibre et de l engagement est approuvée, testée et opérationnelle avant fin 2020 Une charte sectorielle de partenariat définissant les règles de l équilibre et de l engagement est approuvée avant fin 2015 Les outils de mise en œuvre de la nouvelle approche de partenariat sont élaborés et validés avant fin 2015 Sources de vérification Charte sectorielle de partenariat Charte sectorielle de partenariat Rapports semestriels d évaluation du partenariat OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 (OS3): Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Cadre de référence fixant les règles de la bonne gouvernance du dispositif de formation aux métiers du bois adopté avant fin de 2015 Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 202 0 Responsable Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, les ministères technique et les partenaires socioéconomiques Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, les ministères technique et les partenaires socioéconomiques Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, les ministères technique et les partenaires socioéconomiques 134
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO3.2 R.3.2.1 R.3.2.2 Les rôles et les missions des différentes structures du secteur de la TB et les relations entre elles en cohérence avec la nouvelle vision de la FP Un modèle de pilotage basé sur le principe de redevabilité et définissant les attributions et les règles de délégation des pouvoirs est conçu et opérationnel Un modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois est conçu et opérationnel Un cadre de référence de l organisation structurelle en cohérence avec le modèle de pilotage est élaboré, approuvée et opérationnel avant fin de 2016 Un cadre de référence de l organisation structurelle est opérationnel avant fin de 2015 Un référentiel des règles de gestion des établissements de formation garantissant la prise d initiative et l adaptation aux situations est établi avant la fin de 2016 Sources de vérification OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 (OS3): Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Cadre de référence fixant les règles de la bonne gouvernance du dispositif de formation aux métiers du bois adopté avant fin de 2015 201 4 Calendrier de réalisation 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Texte de lois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, les ministères technique et les partenaires socioéconomiques Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois, les ministères technique et les partenaires socioéconomiques Tutelles des établissements de formation 135
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO3.3 R.3.3.1 R.3.3.2 Un dispositif de suivi et d évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de formation aux métiers du bois est mis en place Un système d information intégré spécifique au dispositif de FP aux métiers du bois est opérationnel et actualisé périodiquement Un dispositif d évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois est créé et opérationnel Une évaluation de la performance du dispositif de la FP aux métiers du bois est établie chaque tous les 3 ans. Un portail Web du dispositif de la FP aux métiers du bois est conçu, développé, testé et validé avant fin 2017 Une architecture des données est mise en place avant fin 2016 Un système d aide à la décision est instauré avant fin 2018 La fonction évaluation est instaurée dans toutes les structures du dispositif de la FP aux métiers du bois avant fin 2017 Sources de vérification Rapport de suivi et d évaluation Système d information Tableaux de bord Note d organisation Rapport d évaluation OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 (OS3): Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Cadre de référence fixant les règles de la bonne gouvernance du dispositif de formation aux métiers du bois adopté avant fin de 2015 201 4 Calendrier de réalisation 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois 136
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO4.1 R.4.1.1 R.4.1.2 Un modèle de financement de la FP cohérent avec le modèle de gouvernance et garantissant le principe de l apprentissage tout au long de la vie est adopté Un modèle de financement basé sur la contribution de tous les partenaires à l effort national et qui permet une plus grande accessibilité aux jeunes à la formation initiale et continue est mis en place La transparence dans la gestion des outils de financement est garantie Des mécanismes de financement de l apprentissage tout au long de la vie sont définis, approuvés et testés avant fin 2019 Un diagnostic du système de financement est réalisé avant fin de 2016 Un cadre réglementaire et organisationnel est défini avant fin 2017 Un système open Data est mis en place avant fin 2018 Sources de vérification Cadre réglementaire Rapport Cadre réglementaire et organisationnel OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 (OS4): Un système de financement de la formation professionnelle aux métiers du bois répondant aux besoins et aspirations des individus, des entreprises et de la société concrétisant le principe de l apprentissage tout au long de la vie est développé. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Au moins 2 nouveaux mécanismes de financement sont identifiés, adoptés et testés avant fin de 2018 Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois 137
SCHÉMA DE PLANIFICATION DE LA RÉFORME DU DISPOSITIF NATIONAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX MÉTIERS DU BOIS DU CAMEROUN 2014 2020 Code Sous objectifs/résultats Indicateurs SO4.2 Les intervenants du dispositif de la FP sont formés sur la gouvernance et le nouveau dispositif de financement 20% au moins des cadres concernés par les systèmes de gouvernance et de financement du dispositif de la FP sont formés à partir de 2018 R.4.2.1 Les RH concernées sont formées Au moins deux cycles de formation annuelle sont organisés par les cadres concernés à partir de 2018 R.4.2.2 Une stratégie de communication sur le nouveau modèle de financement est élaborée et mise en oeuvre Des plans de communication interne, externe et institutionnelle conçus et réalisés à partir de 2016 Sources de vérification Plans de formation sur la gouvernance et le financement Rapports d évaluation de la formation Plans de formation sur la gouvernance et le financement Rapports d évaluation de la formation Plans de communication OBJECTIF GLOBAL : Un dispositif national de formation aux métiers du bois répondant aux besoins des individus, des entreprises, de la région et de la société dans le cadre d une vision globale et partagée d un système de développement des ressources humaines est développé OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 (OS4): Un système de financement de la formation professionnelle aux métiers du bois répondant aux besoins et aspirations des individus, des entreprises et de la société concrétisant le principe de l apprentissage tout au long de la vie est développé. INDICATEUR DE VÉRIFICATION : Au moins 2 nouveaux mécanismes de financement sont identifiés, adoptés et testés avant fin de 2018 Calendrier de réalisation 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Responsable Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois Les ministères chargés de la formation aux métiers du bois 138
5.8. Coût estimé du plan d action OBJECTIF SPÉCIFIQUE 1 : Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé Sous objectif 1.1 L apprentissage tout au long de la vie dans le dispositif de 1.1.1 Une vision globale du dispositif de formation aux métiers du bois est conçue et partagée 1.1.1.1 Créer et définir les missions d une instance sectorielle de développement des ressources humaines composée de représentants du système éducatif public et privé, des partenaires sociaux et de la société civile. 1.1.1.2 Concevoir une vision globale et partagée du dispositif 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 formation aux métiers du bois est ancré. de formation aux métiers du bois par l instance créée. 1.1.1.3 Communiquer sur la vision globale du dispositif de formation aux métiers du bois Forfaitaire 5000 1.1.2 Un cadre de référence unifié traduisant la nouvelle vision du dispositif de formation aux métiers du bois est conçu 1.1.3 Un dispositif de formation aux métiers du bois articulé avec l éducation et l enseignement supérieur et ouvrant des perspectives pour l apprentissage tout au long de la vie est mis en place 1.1.4 Les parcours de formation continue, les acquis professionnels sont validés et reconnus dans le dispositif national de la formation professionnelle 1.1.2.1 Élaborer un projet d un cadre de référence unifié du dispositif de formation aux métiers du bois par l instance crée 1.1.2.2 Présenter le cadre de référence aux autorités exécutives et législatives pour approbation et validation 1.1.2.3 Communiquer sur le cadre de référence unifié du dispositif de formation aux métiers du bois 1.1.3.1 Arrêter les procédures pour l instauration des passerelles entre, d une part l éducation et la formation professionnelle, et d autre part, la formation professionnelle et l enseignement supérieur 1.1.3.2 Mettre en place un cycle préparatoire reconnu au profit des jeunes en décrochage scolaire précoce leur permettant d accéder à une formation professionnelle 1.1.3.3 Adopter des modes d apprentissage adaptés aux spécificités des populations cibles (jeunes en décrochage scolaire, etc.) 1.1.4.1 Opérationnaliser la réglementation relative à la validation des acquis de l expérience dans le dispositif national de la formation professionnelle 1.1.4.2 Accompagner les structures concernées dans l implémentation du dispositif de validation des acquis de l expérience (VAE) 1.1.4.3 Communiquer sur le nouveau dispositif de validation des acquis de l expérience (VAE) dans les métiers du bois 30 H/J 30 H/J x 400 = 12000 Forfaitaire 5000 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 30 H/J 30 H/J x 400 = 12000 80 H/J 80 H/J x 400 = 32000 Forfaitaire 5000 139
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 1 : Le dispositif de la formation aux métiers du bois est bien intégré dans le système national de développement des ressources humaines. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé 1.1.5 Un dispositif 1.1.5.1 Créer une cellule d information et d orientation 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 d information et d orientation aux métiers du professionnelle des individus au sein des structures concernées 1.1.5.2 Mobiliser les ressources matérielles et humaines nécessaires Forfaitaire 100 000 bois est conçu et opérationnel au développement des activités relatives à l information et l orientation aux métiers du bois 1.1.5.3 Concevoir une démarche d information et d orientation aux 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 métiers du bois orientée aux individus et aux familles 1.1.5.4 Mettre en œuvre la démarche d information et d orientation Forfaitaire 20 000 Sous objectif 1.2 Le regard de la société envers la formation aux métiers du bois est amélioré 1.2.1 Les passerelles dans le dispositif de la formation aux métiers du bois sont instituées et opérationnelles 1.2.2 Le mode de formation à distance est adopté, opérationnel 1.2.3 Les établissements de formation aux métiers du bois constituent une source de rayonnement et d attractivité dans leurs environnements 1.2.4 Une stratégie de communication sur la formation aux métiers du bois est conçue et mise en œuvre aux métiers du bois 1.2.1.1 Instaurer et opérationnaliser les passerelles dans le dispositif 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 de la formation aux métiers du bois 1.2.1.2 Communiquer sur les passerelles dans le dispositif de la Forfaitaire 5000 formation aux métiers du bois 1.2.2.1 Mettre en œuvre un plan de développement de formation à 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 distance au sein des structures concernées 1.2.2.2 Produire les supports numériques de formation relatifs à la 100 H/J 100 H/J x 400 = 40 000 formation à distance (Métiers du bois) 1.2.2.3 Qualifier le cadre pédagogique en les encadreurs dans le 30 H/J 30 H/J x 400 = 12 000 domaine de la formation à distance (Métiers du bois) 1.2.2.4 Communiquer sur les formations à distance créées Forfaitaire 5000 1.2.3.1 Rénover et équiper les établissements de formation aux 10 000 10 000 x 300 Etbs = métiers du bois en vue de les rendre sources de rayonnement dans la /Etbs 3 000 000 région 1.2.3.2 Développer la vie collective dans les établissements de formations aux métiers du bois favorisant l épanouissement des jeunes 1.2.3.3 Organiser «des concours régionaux et nationaux des métiers du bois» qualifiant aux olympiades internationales des métiers 1.2.4.1 Concevoir un plan de communication sur la formation aux métiers du bois basée sur la valorisation des métiers de la transformation du bois 1.2.4.2 Mobiliser les ressources matérielles et humaines nécessaires pour la mise en œuvre du plan de communication 1.2.4.3 Adopter des nouveaux canaux de communication adaptés aux spécificités des jeunes (Web, réseaux sociaux) 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 Forfaitaire 400 000 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 Forfaitaire 20 000 Forfaitaire 50 000 140
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé Sous objectif 2.1 2.1.1 La fonction veille, 2.1.1.1 Créer une unité spécialisée dans la veille, la prospective et 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 La fonction veille, prospective et prospective et innovation en matière de TB est l innovation en matière de TB et en définir sa mission 2.1.1.2 Mettre en place des outils de financement des projets et des Forfaitaire 5000 innovation en matière de TB est implantée 2.1.2 Les capacités du programmes relatifs à la veille, la prospective et l innovation. 2.1.2.1 Former les RH des structures concernées dans le domaine 40 H/J 40 H/J x 400 = 16000 instaurée CPB en matière de traduction des résultats de la prospective en de la prospective et la traduction des résultats en politiques de formation 2.1.2.2 Concevoir et définir des politiques de formation à long terme 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 politiques de formation sont développées sur la base des résultats et de la prospective 2.1.2.3 Communiquer sur les politiques de formation à long terme Forfaitaire 5000 Sous objectif 2.2 2.2.1 Les besoins en 2.2.1.1 Définir les méthodologies et les outils d identification des 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 Les besoins en compétences et en formation des compétences et en formation des entreprises, des besoins en compétences et en formation en matière de TB des entreprises et des individus entreprises et des individus en matière de 2.2.1.2 Identifier les besoins en compétences et en formation en 60 H/J 60 H/J x 400 = 24000 individus en TB à court et à moyen matière de TB des entreprises en adoptant les méthodologies et matière de TB sont terme sont identifiés et outils définis périodiquement et diffusés 2.2.1.3 Identifier les besoins en compétences et en formation en régulièrement matière de TB des individus en adoptant les méthodologies et outils identifiés définis 2.2.1.4 Communiquer sur les besoins en compétences et en Forfaitaire 5000 Sous objectif 2.3 Les approches et les organisations pédagogiques adéquates pour garantir la qualité de formation initiale et continue en matière de TB sont adoptées 2.3.1 Les programmes de formation Secteur TB élaborés répondent aux besoins en compétences et en formation des individus et des entreprises garantissent l opérationnalisation du dispositif de formation aux métiers du bois. formation en matière de TB des entreprises et des individus 2.3.1.1 Élaborer le cadre déférence de l élaboration et l implantation des programmes de formation selon la méthodologie de l approche par compétences 2.3.1.2 Réviser les programmes de formation des spécialités de formation aux métiers du bois existantes conformément au cadre de référence élaboré 2.3.1.3 Élaborer les programmes de formation des nouvelles spécialités de formation aux métiers du bois identifiées conformément au cadre de référence élaboré 2.3.1.4 Produire les aides, les moyens et les supports pédagogiques et didactiques pour la FP aux métiers du Bois 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 120 H/J 120 H/J x 400 = 48 000 30 H/J x 18 Prog. = 540 H/J 30 H/J x 18 Prog. = 540 H/J 540 H/J x 400 = 216 000 540 H/J x 400 = 216 000 141
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé 2.3.1.5 Adopter les pédagogies et les activités, et développer les 40 H/J 40 H/J x 400 = 16000 environnements de formation favorables à l ancrage de l esprit entrepreneurial chez les apprenants 2.3.1.6 Communiquer sur le nouveau cadre de référence de Forfaitaire 5000 l élaboration et l implantation des programmes de formation 2.3.1.7 Communiquer sur les nouveaux programmes de formation Forfaitaire 5000 élaborés selon l APC Sous objectif 2.3 2.3.2 Les modes de 2.3.2.1 Élaborer le cadre déférence de la formation avec l entreprise 10 H/J 10 H/J x 400 = 4000 Les approches et les organisations pédagogiques adéquates pour garantir la qualité de formation initiale et continue en matière de TB sont adoptées formation initiale avec l entreprise prennent en considération la spécificité des régions, du secteur de la TB, des entreprises, des spécialités de formation et des groupes visés en prenant en considération la spécificité des régions, du secteur de la TB, des entreprises, des spécialités de formation et des groupes visés 2.3.2.2 Développer le mode de formation avec l entreprise conformément au cadre de référence élaboré 2.3.2.3 Communiquer sur le nouveau mode de formation avec l entreprise Forfaitaire 20 H/J 5000 20 H/J x 400 = 8000 2.3.3 Les Formateurs du dispositif de formation aux métiers du bois au diapason des évolutions pédagogiques et techniques 2.3.4 Les établissements de formation aux métiers du bois sont rénovés, organisés et équipés selon les exigences des programmes de formation 2.3.3.1 Mettre en place une base de données relative aux formateurs du secteur de la TB permettant de suivre leurs parcours professionnel et de formation 2.3.3.2 Mettre en place un dispositif de formation pédagogique des formateurs 2.3.3.3 Mettre en place un dispositif de formation technique des formateurs 2.3.3.4 Communiquer sur les dispositifs de formation pédagogique et technique des formateurs 2.3.4.1 Effectuer un diagnostic de la situation actuelle des établissements de formation aux métiers du bois par rapport aux espaces de formation, aux équipements, aux programmes de formation et aux RH requises 2.3.4.2 Établir un plan d opérations pour rénover et équiper les établissements de formation aux métiers du bois dans une vision de rationnaliser l offre de formation et de répondre aux besoins des entreprises et des régions. 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 20 H/J 20 H/J x 400 = 8000 Forfaitaire 5000 600 H/J 600 H/J x 100 = 60 000 200 H/J 200 H/J x 400 = 80 000 142
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé 2.3.4.3 Rénover et équiper les établissements de formation aux métiers du bois 1000 /appren 1000 x 4000 apprenants = 4 000 000 ant 2.3.4.4 Assure la formation pédagogique des formateurs au regard des exigences de l APC et de la formation par alternance 10 Jours/ formateur 10 Jours x 200 formateurs x 200 = 400 000 2.3.4.5 Assurer le perfectionnement technique des formateurs au 20 Jours/ 10 Jours x 200 formateurs x 2.3.5 Une capacité additionnelle de formation aux métiers du bois selon les besoins identifiées est créée regard des programmes de formation révisés 2.3.4.6 Assurer la formation du personnel de management, administratif, financier et d appui des établissements de formation aux métiers du bois au regard du modèle adopté. 2.3.4.7 Communiquer sur les établissements rénovés de formation aux métiers du bois 2.3.5.1 Identifier les sites d implantation des nouvelles formations aux métiers du bois 2.3.5.2Elaborer les études requises pour la création des nouveaux établissements de formation aux métiers du bois 2.3.5.3 Procéder à la construction des nouveaux sites de formations 2.3.5.4 Procéder au recrutement et à la formation technico pédagogiques des nouveaux formateurs 2.3.5. Procéder au recrutement et à la formation fonctionnelle des cadres de management des nouveaux établissements de formation aux MB 2.3.5.6 Implanter les programmes de formation dans les nouveaux établissements de formation aux métiers du bois 2.3.5. 7 Communiquer sur les nouveaux établissements crées de formation aux métiers du bois formateur 5 Jours/ formateur Forfaitaire 5000 300 = 600 000 5 Jours x 200 formateurs x 200 = 200 000 120 H/J 120 H/J x 400 = 48 000 6000 /poste de formation créé 6000 x 3000 poste de formation = 18 000 000 40 H/J 40 H/J x 100 = 4000 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 400 H/J 400 H/J x 400 = 160 000 Forfaitaire 5000 143
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 2 : L efficacité et l efficience tout au long du processus de formation aux métiers du bois sont garanties. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé Sous objectif 2.4 2.4.1 Un système 2.4.1.1 Définir et opérationnaliser une démarche 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 Un dispositif efficace d évaluation, de certification et d inspection pédagogique est mis en place d habilitation des structures et des établissements de formation initiale et continue aux métiers du bois est opérationnel d habilitation des structures et des établissements de formation initiale et établir le cadre juridique et réglementaire 2.4.1.2 Définir et opérationnaliser une démarche d habilitation des bureaux de formation continue et établir le cadre juridique et réglementaire 2.4.1.3 Communiquer sur la nouvelle démarche d habilitation des bureaux de formation continue et sur le Forfaitaire 5000 2.4.2 Un dispositif d évaluation des acquis des apprenants unifié et opérationnel nouveau cadre juridique et réglementaire 2.4.2.1 Réviser le dispositif d évaluation des acquis des apprenants 2.4.2.2 Implémenter le dispositif d évaluation des acquis des apprenants dans le dispositif de formation aux métiers du bois 2.4.2.3 Communiquer sur le nouveau dispositif d évaluation des acquis des apprenants dans le dispositif de formation aux métiers du bois 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 Forfaitaire 5000 144
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 : Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé Sous objectif 3.1 Une nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB basée sur l équilibre et l engagement est mise en place Sous objectif 3.2 Les rôles et les missions des différentes structures du secteur de la TB et les relations entre elles en cohérence avec la nouvelle vision de la FP 3.1.1 Une nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB, caractérisée par l implication de tous les acteurs est définie et approuvée 3.1.2 Les outils de mise en œuvre de la nouvelle approche de partenariat dans le secteur de la TB sont définis et opérationnels 3.2.1 Un modèle de pilotage basé sur le principe de redevabilité et définissant les attributions et les règles de délégations des pouvoirs est conçu et opérationnel 3.2.2 Un modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois est conçu et opérationnel 3.1.1.1 Constituer une commission sectorielle impliquant les intervenants concernés pour la conception de la nouvelle approche de partenariat 10 H/J 10 H/J x 400 = 4 000 3.1.1.2 Institutionnaliser le partenariat 3.1.1.3 Communiquer sur le partenariat Forfaitaire 5000 3.1.2.1 Soutenir les partenaires sociaux du secteur de la 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 TB dans l élaboration des stratégies pour le développement de leurs RH dédiées à la formation professionnelle aux métiers du bois 3.1.2.2 Soutenir les partenaires sociaux du secteur de la TB dans l élaboration du répertoire des métiers de la TB 3.1.2.3 Communiquer sur le répertoire des métiers de la TB élaboré 3.2.1.1 Élaborer un modèle de pilotage du dispositif de la FP aux métiers du bois délimitant les responsabilités et définissant les attributions ainsi que les relations entre les différents intervenants 3.2.1.2 Élaborer le cadre déférence relatif au modèle de pilotage 3.2.1 3 Accompagner la restructuration du dispositif de la FP aux métiers du bois sur la base du nouveau modèle de pilotage 3.2.1.4 Former les différents intervenants du dispositif de la FP aux métiers du bois pour assurer leurs missions et faciliter la communication, la coordination et la complémentarité entre eux. 3.2.1.5 Communiquer sur le nouveau modèle de pilotage du dispositif de la FP aux métiers du bois 3.2.2.1 Réviser le modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois dans le sens de faciliter leur réactivité et d ancrer le principe de la gouvernance adopté. Forfaitaire 5000 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 60 H/J 60 H/J x 400 = 24 000 Forfaitaire 5000 20 H/J 20 H/J x 400 = 8 000 145
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 3 : Une gouvernance du dispositif de la formation aux métiers du bois répondant aux aspirations des individus, des entreprises, de la société et de la région en harmonisation avec le Contrat Social est mise en place Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Effort Coût estimé 3.2.2.2 Former le personnel des établissements de 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 formation aux métiers du bois des au regard du nouveau modèle d organisation. 3.2.2.3 Implanter le nouveau modèle d organisation dans les établissements de formation aux métiers du bois 3.2.2.4 Communiquer sur le nouveau modèle d organisation des établissements de formation aux métiers du bois Forfaitaire 5000 Sous objectif 3.3 Un dispositif de suivi et d évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de formation aux métiers du bois est mis en place 3.3.1 Un système d information intégré spécifique au dispositif de FP aux métiers du bois est opérationnel et actualisé périodiquement 3.3.2 Un dispositif d évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois est créé et opérationnel 3.3.1.1 Concevoir un modèle du système d information garantissant la disponibilité des données nécessaires au suivi et à l évaluation de la performance de la FP aux métiers du bois 3.3.1.2 Implanter le système d information dans le dispositif de la FP aux métiers du bois 3.3.1.3 Communiquer sur le nouveau système d information 3.3.2.1 Concevoir et implanter les tableaux de bord de pilotage aux différents niveaux du dispositif de la FP aux métiers du bois basé sur les indicateurs clés de performance 3.3.2.2 Concevoir les démarches et outils relatifs à l évaluation de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois 3.3.2.3 Effectuer les évaluations périodiques de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois conformément aux démarches conçues 3.3.2.4 Communiquer sur les résultats des évaluations périodiques de l efficacité et de l efficience du dispositif de la FP aux métiers du bois 40 H/J 40 H/J x 400 = 16 000 Forfaitaire 5000 60 H/J 60 H/J x 400 = 24000 Forfaitaire 5000 146
OBJECTIF SPÉCIFIQUE 4 : Un système de financement de la formation professionnelle aux métiers du bois répondant aux besoins et aspirations des individus, des entreprises et de la société concrétisant le principe de l apprentissage tout au long de la vie est développé. Sous Objectif Résultats attendus Activité/Mesure Sous objectif 4.1 Un modèle de financement basé sur la contribution de tous les partenaires à l effort national et qui permet une plus grande accessibilité aux jeunes à la formation initiale et continue est mis en place Sous objectif 4.2 Les intervenants du dispositif de la FP sont formés sur la gouvernance et le nouveau dispositif de financement 4.1.1 Un modèle de financement permettant la diversification des sources de financement et la définition de ses règles, est adopté et opérationnel 4.1.2 La transparence dans la gestion des outils de financement est garantie 4.2.1 Les RH concernées sont formées 4.2.2 Une stratégie de communication sur le nouveau modèle de financement est élaborée et mise en oeuvre 4.1.1.1 Réaliser un diagnostic du système de financement actuel de la FP 4.1.1.2 Élaborer un modèle de financement de la FP en se basant sur le diagnostic de la situation actuelle 4.1.1.3 Réviser le cadre juridique relatif au financement de la FP afin d assurer sa cohérence avec le nouveau modèle de financement 4.1.1.4 Développer et mettre en place des outils de financement permettant la formation tout au long de la vie 4.1.1.5 Élaborer un cadre de référence établissant les normes et les règles relatives au financement de la FP. 4.1.2.1 Élaborer des procédures de gestion des outils de financement garantissant la transparence 4.1.2.2 Mettre en place les règles permettant l accès aux données relatives aux opérations de financement 4.2.1.1 Élaborer les plans de formation au profit des bénéficiaires 4.2.1.2 Mettre en œuvre les plans de formation 4.2.2.1 Élaborer les plans de communication relatifs au nouveau dispositif de financement 4.2.2.2 Élaborer les supports et les outils de communication relatifs au nouveau dispositif de formation 4.2.2.3 Communiquer sur le nouveau modèle de financement de la FP. 100 H/J 100 H/J x 400 = 40 000 100 H/J 100 H/J x 400 = 40 000 147
ANNEXE 1 : DÉMARCHE ET DÉROULEMENT DE L ENQUÊTE Les enquêtes avaient pour but d examiner l offre et la demande en main d œuvre qualifiée dans le secteur du bois afin de proposer un standard pour la formation dans ce secteur et à différents niveaux. Elles ont commencé par une revue documentaire, des entretiens semi directifs avec des responsables ministériels et sectoriels puis un échantillonnage sur la base d un questionnaire préalablement confectionné et adressé autant aux usagers qu aux différentes structures intervenant dans la transformation du bois au Cameroun 1. Schéma de l étude Pour mener à bien cette étude, portant sur le diagnostic du système de formation technique et professionnel et la présentation d un plan d actions dans les métiers du bois au Cameroun, nous avons opté pour une approche méthodologique qui privilégie l exploitation documentaire (investigations documentaire) et la collecte des données sur le terrain (investigation de terrain).de ce fait, la méthodologie adoptée a tenu compte des enquêtes réalisées auprès d échantillons représentatifs des établissements d enseignement technique et professionnel, des entreprises de transformation du bois et des institutions ayant rapport avec l objet de l étude. Le travail a commencé par une revue documentaire et d une série de rencontres avec les opérateurs publics (PCFC, MINESEC, MINEFOP, MINESUP, MINFOF, Responsables de la Formation, etc.) et privés économiques (Associations professionnelles, chefs d entreprises, professionnels du secteur, etc.) à laquelle ont suivi les enquêtes sur le terrain. 1.1. La revue documentaire Nous avons procédé à une investigation documentaire pour comprendre et analyser ce qui a été déjà réalisé sur le thème de l étude. Cette phase a permis de construire le cadre théorique, le cadre conceptuel et la bibliographie. Elle a contribué également à circonscrire la revue de la littérature en nous référant aux études, documents officiels et données numériques disponibles sur le sujet de l étude. Au niveau de la phase documentaire, nous avons utilisé les séries statistiques comme instrument de collecte de données secondaires. L analyse statistique de la documentation a permis d étudier les données chiffrées disponibles ayant rapport aux objectifs et aux hypothèses de notre étude. L exploitation des données des organismes publics et internationaux nous a été importante vu que l étude porte sur le territoire national. Concrètement, l exploitation documentaire porte sur : - L exploration des statistiques disponibles sur la formation et l employabilité des diplômés de l enseignement technique et professionnel du secteur du bois; - L exploration et l analyse des annuaires et répertoires tenus à l institut National des Statistiques (Exemple : Annuaire des statistiques du Cameroun 2011 Chapitre 26). - Annuaire d entreprises bois Cameroun Fabricants de produits bois 148
- Le recensement et l exploration des documents présentant l évolution du secteur de l enseignement technique et de la formation professionnelle, ainsi que des journaux publiant les informations relatives au thème de l étude ; - L état des lieux des politiques nationales d éducation, de formation et d emploi ; - La Stratégie pour la Croissance et l Emploi (MINEPAT, 2009). 1.2. Population de l étude La population de l étude est répartie sur quatre (4) départements géographiques du pays possédant les plus gros effectifs d organismes de formation et d entreprises pourvoyeuses d emplois. Le choix de la population de l enquête a été déterminé en fonction de l objet de l étude et des moyens humains, financiers et matériels nécessaires pour la réaliser, conformément aux objectifs et aux hypothèses de départ. L enquête a été menée auprès de trois (3) types d unités statistiques, à savoir les : Entreprises Artisanales; Entreprises Industrielles de Transformation du bois; Établissements de formation technique et professionnelle dans le secteur bois. Nous avons fait en sorte que les éléments enquêtés représentent autant que possible les configurations géographiques des entreprises ainsi que les différentes variables considérées dans le cadre de cette étude. Des personnes expérimentées ayant travaillé dans le champ de la formation et du développement ont été interrogées dans le cadre de l étude. Elles font parties des personnes ressources qui alimentent la réflexion et permettent de décloisonner l étude confirmant ainsi sa dimension pluridisciplinaire. 1.3. Échantillonnage 1.3.1. Base de sondage Quatre bases de sondage distinctes ont été constituées et listées à la suite: Base des unités de transformations industrielles du bois fournie par le MINFOF ; Base des établissements d enseignement secondaire disposant d une formation dans les métiers du bois fournie par le MINESEC. Bases des SAR/SM disposant d une filière de formation professionnelle dans les métiers du bois fournie par le MINEFOP. Base des entreprises artisanales du secteur bois. Pour les quatre types d unités, l étude a procédé à un tirage aléatoire stratifié permettant de : - Minimiser les coûts ; - Avoir une meilleur précision ; - Assurer la représentativité du point de vue d un certain nombre de critères. - Compte tenu de la méthode d allocation utilisée, la probabilité d inclusion de l unité varie selon la strate ; elle est : P hi n N h h 149
où : i est l unité de la strate h. - Le poids de sondage de l unité i échantillonné dans la strate h est alors de : W hi Nh Nn. h Soit un Coefficient d extrapolation de : hi N n h h 1.3.2. Taille et répartition de l'échantillon La taille de notre échantillon a été déterminée de manière à maximiser les résultats tout en respectant les limitations de l enquête. Compte tenu de ces contraintes, les tailles pour les unités de différent type sont fixées à 99 entreprises industrielles de transformation, 120 entreprises artisanales et 77 établissements de formation technique et professionnelle. 1.4. Instrument de collecte des données Les procédures de collecte des données adoptées sont de deux ordres, soit le questionnaire et soit l entretien. Un questionnaire a d abord été administré aux différentes structures précitées. Par la suite, nous avons réalisé des interviews d approfondissement accompagnées d un guide d entretien constitué d une succession de thèmes (questions) auprès de certains responsables des organismes publics, privés et des associations impliqués dans les activités du transformation du bois. Cette technique d interaction verbale a permis de recueillir des données supplémentaires essentielles à l étude et de collecter des renseignements que seuls ces individus pouvaient fournir en raison de leurs expériences professionnelles et des dossiers qu ils gèrent habituellement. De plus, cette technique nous a permis de comprendre et d expliquer, en partie, les stratégies des acteurs de l industrie du bois. 2. Typologie des questionnaires Deux (2) types de questionnaires (voir annexes) ont été élaborés dans les quels la plupart des questions sont à choix multiples. En donnant la possibilité de choisir plusieurs réponses à une même question, nous réduisons significativement l effet de rejet et du même coup, nous facilitons le traitement des données recueillies. Cette manière de procéder permet de hiérarchiser le choix global du sous groupe auquel a appartenu l enquêté. Ces deux types de questionnaires s inspirent largement des hypothèses et des objectifs de l étude. Le système de questions fermées avec réponse parc ase à cocher a été privilégié. Ce type de questions facilite l administration du questionnaire en réduisant le temps du 150
traitement et d analyse des résultats tout en permettant d obtenir des réponses précises de la population cible constituée de sujets en activité professionnelle. 2.1. Questionnaire «Entreprises» Ces questionnaires ont été conçus pour les responsables des entreprises. Les questions sont formulées à partir des thèmes traitant de la qualification de la main d œuvre, de la politique de la formation professionnelle, des difficultés et des solutions de recrutement. Ces questionnaires permettent entre autres : De collecter les informations structurelles des établissements de transformation du bois (degré de transformation du bois, types d activités de l entreprise, le volume du bois consommé par an, capacité de transformation installée, date de démarrage des activités, renseignements sur les produits et les équipements, les essences de bois utilisées. destination des produits, etc.); De collecter les informations sociodémographiques sur la main d œuvre (profil de formation de la main d œuvre, effectifs de la main d'œuvre employée pour chaque poste de travail, masse salariale de l entreprise, etc.) ; De recueillir les informations relatives à l encadrement des stagiaires ainsi qu à la qualité de la formation de ces derniers (effectifs des stagiaires par spécialités, durée moyenne du stage, etc.) ; D identifier les spécialités dans lesquelles les entreprises éprouvent des difficultés de recrutement de la main d œuvre ; De s informer sur la politique des entreprises de transformation du bois en matière de formation continue et de recrutement des diplômés du secteur; D apprécier l avis des professionnels concernant l impact des changements (changements technologiques, changement organisationnel, changement du marché, changements des lois et règlements, etc.) sur les métiers et postes de travail. 2.2 Questionnaire «Centres de formation» Ce questionnaire s adresse aux responsables d organismes de formation. Il est constitué de questions portant sur la politique de formation, les programmes, le personnel enseignant, l insertion des diplômés, les moyens matériels et financiers. Ce type de questionnaire a permis : De collecter des informations relatives à l offre de formation actuelle en bois (spécialités, niveaux, modes de formation, etc.), au profil du personnel d encadrement, des formateurs et des autres employés des centres de formation (nationalité, formation académique, statut, spécialité, poste occupé, année d expérience, etc.) ; 151
De mettre en exergue les besoins en personnel spécialisé des établissements de formation; D identifier la capacité de formation disponible et les effectifs par spécialités, la capacité d hébergement, les mécanismes de promotion de pour faciliter l insertion des formés dans le marché du travail, les moyens matériels des établissements et les relations avec le milieu professionnel. Les différents types de questionnaires se trouvent en annexe 2 du présent rapport. 2.3 L entretien semi directif et l analyse de contenu Dans une perspective de triangulation méthodologique, l entretien semi directif nous a permis de collecter des données qualitatives en interrogeant et en dialoguant avec des personnes ressources travaillant dans le secteur du bois. Les personnes interviewées avaient la possibilité de s exprimer librement sur le sujet et l enquêteur intervenait seulement si une précision apparaissait nécessaire. Les opinions des répondants ont été respectées selon une démarche compréhensive qui s appuie sur la conviction que les hommes ne sont pas de simples agents porteurs de structures mais des producteurs actifs du social, donc dépositaires d un savoir important qu il s agisse de saisir de l intérieur, par le biais du système de valeurs des individus. Nous avons sélectionné dix sept (17) entretiens pour la diversité des informations et de leur intérêt dans le cadre de l enquête. Nous avons recouru à la méthode d analyse thématique pour examiner et exploiter les entretiens en dégageant les thèmes essentiels et en tenant compte des éléments relatifs au discours qui pouvaient faire apparaître l identité professionnelle de l interviewé. 2.4 Choix et formation des enquêteurs L administration des questionnaires s est faite en deux temps, en premier lieu une partie a été acheminée via Internet aux enquêtés et, en deuxième lieu pour les répondants qui ne pouvaient être joints par Internet, courrier ou téléphone, nous les avons joint directement. Pour ce faire, vingt deux (22) enquêteurs furent recrutés parmi trente (30) candidats sélectionnés sur dossier. Les agents enquêteurs ont collaboré à administrer les questionnaires aux personnes à être rejointes directement. Les enquêteurs ont reçu une formation portant sur les aspects suivants : Le contexte de l enquête; Les objectifs et les résultats de l étude; L approche méthodologique à utiliser ; Les outils de collecte Le remplissage des outils de collecte et la qualité des données (respect des sauts, données numériques et alphanumériques, etc.); L interprétation de chaque thème des questionnaires et la nature des questions posées ; Les caractéristiques des enquêtés (les publics cibles) ; L importance et l utilisation du journal de bord ; 152
Le rapport d enquête. En plus, une séance de simulation de l administration du questionnaire a été réalisée avec les enquêteurs. Les enquêteurs avaient des profils divers, parmi eux, nous pouvons retenir les éléments suivants: L âge moyen était de 27 ans, le plus âgé avait 34 ans contre 22 ans pour le plus jeune ; Le niveau minimum d éducation requis était le Baccalauréat; L expérience dans la collecte d information statistique auprès d entreprises constituait un atout non négligeable. Un test écrit portant sur les différents outils de collecte a été administré aux candidats présélectionnés suivi d un entretien nous ont permis de présélectionner 22 enquêteurs valables. Finalement nous avons réalisé, à titre de phase pratique grandeur nature, une enquête pilote qui a permis de confirmer le choix final des enquêteurs. Pour pallier aux éventuels désistements, cinq (05) personnes ont été identifiées comme remplaçants. 3. La collecte des données Diverses opérations ont précédé le lancement de l opération de collecte des données de l étude. La démarche méthodologique est rappelée ci après. 3.1. La note d appui du MINFOF La réussite d une telle opération nécessite un appui qui fut réalisé par une note du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises De l Economie Sociale et de l Artisanat adressée aux Délégués Régionaux pour introduire les enquêteurs de l étude diagnostique. Par la suite et afin de consolider la sensibilisation, les délégations régionale sont émis des correspondances aux responsables des structures retenues dans le cadre de l étude. 3.2. La pré enquête Avant de lancer l enquête proprement dite, nous avons d abord testé l instrument de collecte des données lors d une enquête pilote d une durée de deux (02) jours dans la zone de Yaoundé avec une représentativité de toutes les unités statistiques retenues dans le cadre du projet. Cette pré enquête nous a permis de vérifier et de valider l intelligibilité des questions qui ont été élaborées. Elle a donné lieu à la réévaluation de la méthodologie, à la reformulation de certaines questions, à l annulation de quelques unes jugées peu pertinentes ou redondantes, à développer de nouvelles stratégie, à temporiser certaines phases de l enquête, à développer de nouvelles techniques et à faire appel à des solutions de rechange quand les circonstances l ont exigé. 153
3.3. Plan de déploiement La réalisation de l étude a nécessité le déploiement de personnes comme suit : 01 Superviseur national; 04 superviseurs de zone ; 21 agents de collecte. 4. Traitement des données 4.1 Saisie et traitement des données La saisie effective des données a été précédée par une formation préalable de 2 jours des agents enquêteurs. Avant d être acheminée à la saisie, tous les questionnaires étaient contrôlés par une équipe mise en place à cet effet. La saisie des données a nécessité l utilisation de cinq ordinateurs et mobilisé un superviseur, deux agents de codification et quatre agents de saisie. L exploitation des données a été réalisée avec le logiciel CSpro. Les données saisies à partir des questionnaires l ont été par la méthode de double saisie dans le but de limiter les erreurs et d effectuer des vérifications et des contrôles de cohérences internes. Le logiciel SPSS a servi pour la tabulation, les tableaux d analyse étant produits selon les thèmes d analyses. Le personnel de saisie était muni d un manuel servant de gui de d instruction pour la compréhension du masque de saisie conçu sur CSpro. Après la phase de saisie, nous avons procédé à un apurement des fichiers, ce qui correspond à une autre phase de contrôle de cohérence. La tabulation a été exécutée en fonction des objectifs à atteindre et un plan de tabulation a été produit selon les rapports et publications à produire. 4.2 Qualité des données Les données collectées et analysées lors d une importante enquête comme celle ci peuvent être entachées d erreurs susceptibles d affecter leur qualité. Ces erreurs peuvent trouver leurs origines dans : La mauvaise compréhension d une question par l enquêté(e) ; Le mauvais report de la réponse de l enquêté(e) par l enquêteur ; L oubli de reporter la réponse de l enquêté(e) ou de lui poser la question ; La préférence ou la répulsion pour certains âges ; La saisie des données ; La définition inopérante des modalités ; L estimation de l enquêteur pour renseigner la réponse de l enquêté(e) ; L inexactitude des réponses du répondant ; La mauvaise volonté et la nonchalance des enquêteurs. Les exemples énumérés ci dessus, sont cités à titre indicatif, et ne sauraient être exhaustifs. A titre d illustration, les erreurs de saisie de données ne sont pas facilement estimables mais 154
peuvent être toutefois minimisées grâce à la technique de la double saisie. Par contre, on peut évaluer l oubli de reporter ou d administrer la question par la proportion des données manquantes pour chaque variable. La qualité des données de cette enquête est évaluée à travers les taux de remplissage des questionnaires, les taux de non réponse et les erreurs de sondage. 4.3 Plan de tabulation Un plan de tabulation a été réalisé en respect avec les termes de références de l étude et des clauses contractuelles. La production des tableaux et des graphiques serviront à illustrer les analyses statistiques présentées dans les différents rapports. 4.4 Type de traitement appliqué aux données collectées 4.4.1 Préparation de la saisie des données La préparation de la phase de saisie des données a pour finalité de permettre le démarrage de la saisie des données quelque temps seulement après le début des travaux de collecte. Les principales étapes de cette phase sont les suivantes : Acquisition de l équipement informatique et préparation de la salle ou de l espace pour le traitement des données ; Identification et recrutement du personnel approprié pour la codification et la saisie ; Adaptation des programmes informatiques en fonction des spécificités des questionnaires Mise en place d un système de gestion des questionnaires et des fichiers des données. 4.4.2 Traitement primaire des données Le but du traitement primaire des données est de produire des fichiers de données propres et apurés, la codification quant à elle permet de traiter les questions ouverte. Le traitement primaire des données implique les étapes suivantes : Contrôle et codification des questionnaires d une région Saisie de tous les questionnaires d une région dans un fichier de données ; Contrôle de la structure du fichier de données ; Deuxième saisie des données et vérification du fichier de données ; Sauvegarde du fichier de données contrôlées et vérifiées ; Apurement secondaire du fichier des données ; Sauvegarde du fichier de données apurées, ou fichier final. Il est important de noter que le contrôle, la vérification de la saisie des données et l apurement secondaire sont des procédures itératives, qui doivent être répétées autant de fois que nécessaire, jusqu à la résolution de tous les problèmes détectés, ou jusqu à ce que ces derniers soient considérés comme acceptables. 155
4.4.3 Traitement secondaire des données Le but du traitement secondaire des données est de produire des fichiers d analyse des données et de créer les tableaux standards du projet bois. Le traitement secondaire des données implique les étapes suivantes : Concaténation de tous les fichiers de données de région d enquête en un fichier de données ; Exportation des données vers le logiciel SPSS ; Calcul des pondérations pour interpréter les résultats ; Recodification des variables pour simplifier l analyse ; 156
ANNEXE 2 : QUESTIONNAIRES REPUBLIQUE DU CAMEROUN Paix Travail Patrie MINISTERE DE L ECONOMIE, DE LA PLANIFICATION ET DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE PROJET COMPETITIVITE DES FILIERES DE CROISSANCE REPUBLIC OF CAMEROON Peace Work Fatherland MINISTRY OF ECONOMY, PLANNING AND REGIONAL DEVELOPMENT COMPETITIVE VALUE CHAINS PROJECT ENQUETE AUPRES DES CENTRES DE FORMATION Questionnaire Les informations collectées au cours de cette enquête sont strictement confidentielles au terme de la loi N 91/023 du 16 décembre 1991 sur les Recensements et Enquêtes Statistiques qui stipule en son article 5 que : «les renseignements individuels d ordre économique ou financier figurant sur tout questionnaire d enquête statistique ne peuvent en aucun cas être utilisés à des fins de contrôle ou de répression économique». SECTION 00 : RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX S00Q0A Numéro Questionnaire S00Q0C Date S00Q0C Nom agent enquêteur Résultat de la collecte 1=Entièrement rempli S1Q12 2=Partiellement rempli 3=Non rempli pour absence 4=Refusé 6=Autre à préciser. S1Q13 Code agent de saisie SECTION 00 : IDENTIFICATION DU CENTRE DE FORMATION S00Q01 Quelle est la dénomination du centre de formation? S00Q02 Quel est l adresse du centre de formation? S00Q02 Téléphone Fax Email S00Q03 Quel le statut juridique du centre de formation? 1=EPA, 2=EPC, 3=EC, 4=autre (préciser) S00Q04 Quelle est la date de création? (JJ/MM/AA) 157
SECTION 01 : PROFIL DU PERSONNEL D ENCADREMENT / FORMATEUR / EMPLOYÉ DE SOUTIEN S01Q01 Effectif du personnel du Centre Total Administratifs Formateurs Ouvriers Hommes Femmes S01Q00 S01Q02 S01Q03 S01Q0 4 Fonction du travail Sexe Age (occupation 1. M principale dans le 2. F centre de formation) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 S01Q06 S01Q07 S01Q08 S01Q10 S01Q11 S01Q12 Statut dans l emploi : 1. Permanent 2. Vacataire 3. pré emploi 4. Contractuel Diplôme le plus élevé Domaine de formation professionnell e No. d année d expérienc e dans le centre de formation A t il déjà été recyclé? 1. Oui 2. Non 3. En cours de No. de jours lors de deux dernières années 158
S01Q13 Quel est l effectif total du personnel administratif? Quel est l effectif des formateurs techniques Quel est l effectif des formateurs généraux Titulaires? Vacataire? Titulaires? Vacataire? Quel est le nombre d ouvriers? INFORMATION SUR LES BESOINS EN PERSONNEL SPECIALISE DU CENTRE DE FORMATION S01Q14 Nombre de type de personnel dont la structure à besoins : N Spécialités Nombre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 SECTION 02 : OFFRE DE FORMATION DANS LA FILIERE BOIS S02Q01 Liste des spécialités que l établissement offre Code S02Q02 Spécialités DQP 1. Oui 2.Non S02Q03 Niveau CAP, 1. Oui 2. Non BP 1. Oui 2. Non Bac 1. Oui 2. Non S02Q04 Mode de formation 1=Résidentiel, 2=Alternance, 3=Apprentissage 1 2 3 4 5 159
S02Q05 Au regard des réalités actuelles et éventuellement des demandes potentielles, quelles sont vos perspectives? Si oui lesquelles.? S02Q06 Code S02Q07 Spécialités DQP (diplôme de qualification professionnelle) 1. Oui 2.Non S02Q08 Niveau CAP, 1. Oui 2. Non BP 1. Oui 2. Non Bac 1. Oui 2. Non S02Q09 Mode de formation 1=Résidentiel, 2=Alternance, 3=Apprentissage 1 2 3 4 5 SECTION 03 : CAPACITE DU CENTRE DE FORMATION S03Q01 capacité (en termes d effectif d étudiants) maximal du centre en 2012? Quel est la capacité du centre? S03Q02A 2010 S03Q02B 2011 S03Q02C 2012 S03Q03 Le centre de formation dispose t il d un régime internat? 1=oui 2=Non S03Q04 Quel est la capacité du centre en thermes d hébergement? S03Q04A Nombre de femmes S03Q04B Nombre d hommes S03Q04C Total S03Q05 Quels est l effectif hébergé dans le centre en 2012? S03Q06 S03Q05A Nombre de femmes S03Q05B Nombre d hommes S03Q05C Total De quel type d hébergement disposez vous? 1=Dortoirs, 2=Chambre, 3=Dortoir et chambre, 4=Autre (préciser) 160
S03Q07. EFFECTIFS DES ETUDIANTS/ ELEVES PAR SPECIALITE DANS LA FILIERE BOIS S03Q07A Effectif total 2011 S03Q07 B Effectif total 2012 DQP CAP BP Bac tec DQP CAP BP Total Dont Femme Total Dont Femme Total Dont Femme Total Dont Femme Total Dont Femme Total Dont Femme Total Dont Femme 161
SECTION 04 : INFORMATION CONCERNANT LA FORMATION ET LES ESPACES DE FORMATION POUR LA FILIERE BOIS S04Q0A S04Q0B S04Q01 Quel est nombre? Quel est le nombre moyen de poste par salle? Par type de salle que vous disposez, donner les caractéristiques Salles normales Salles spécialisées Ateliers/laboratoire s S04Q02 Si vous disposez des ateliers/ laboratoires, préciser les caractéristiques S04Q02C Appréciation du S04Q02B fonctionnement : Quel est le 1. Bonne nombre de 2. Acceptable poste? 3. Mauvais S04Q02A Dénomination de l atelier/laboratoire S04Q02D Si 3 pourquoi? 1 2 3 4 5 1. 2. 1 2 1 2 1 2 1 2. S04Q03 Dans le cadre de la formation des spécialités en bois quels sont les problèmes auxquels vous êtes confrontés?ne pas fermer. 1 2 3
Magasin des ateliers Espace non existant Espace Existant Superficie Magasin Central Etat : Bon Moyen Mauvais Système d'aération /aspiration Existant Fonctionnel Services énergétiques : Electricité : Puissance KW : Éclairage : Adéquat Magasin par atelier Non existant Non fonctionnel Non adéquat Liste des équipements et outillages Désignation Utilisation Quantité Etat Implantation Commentaires Pour chaque élément du recueil de données
SECTION 05 : ORGANISATION DE LA FORMATION ET PARTENARIAT AVEC LES ENTREPRISES INFORMATION, ACCOMPAGNEMENT ET ORIENTATION Existe t il (ou avait t il eu) S05Q01 un plan de communication externe au centre? 1=Oui, 2=Non S05Q02 des fiches de spécialités ou programmes au centre? 1=Oui, 2=Non S05Q03 Quel est le mode de recrutement? 1=Entretien 2. Concours 3. Étude de dossier 4. Autre S05Q05 Des journées portes ouvertes? 1=Oui, 2=Non S05Q09 Un répertoire des entreprises recevant des stagiaires S05Q11 Livret de formation en entreprise (FE)? 1=Oui, 2=Non S05Q13 Planning des visites en entreprises? 1=Oui, 2=Non S05Q14 Compte rendu du suivi de l apprenant? 1=Oui, 2=Non S05Q15 Rapport de stage des vécus en entreprise? 1=Oui, 2=Non S05Q16 Convention de partenariat? 1=Oui, 2=Non S05Q17 Fiches de prospection? 1=Oui, 2=Non SECTION 06 PARTENARIAT AVEC LES ENTREPRISES DU SECTEUR BOIS S05Q01 S05Q02 S05Q03 Existe t il un partenariat entre votre centre de formation et les entreprises du secteur du bois? 1. Oui 2. Non Si oui quels est le type de partenariat? 1. Encadrement des stagiaires 2. Formation du personnel 3.Financement et autres Si non pourquoi? S05Q04 Combien de stagiaire avez vous placé en 2012 dans les entreprises du secteur du bois Total : S05Q05 Existe t il une collaboration avec les entreprises? 1=Oui, 2=Non S05Q08 Qui décide du nombre de place dans les entreprises? 1=Le centre, 2=Le chef d entreprise, 3=Les deux, 4=aucun, 5= Autre (préciser) S05Q09 Qui prospecte les places de stages? 1=Le directeur du centre, 2=Le formateur, 3=L apprenant, 5= Autre (préciser)
S05Q10 S05Q11 S05Q12 S05Q13 S05Q14 S05Q1 S05Q16 S05Q20 S05Q21 Quels sont les raisons pour lesquelles les entreprises sont retenues comme site de formation? 1=la catégorie, 2=la capacité, 3=La renommée commerciale, 4=l entente avec les cadre des deux établissements, 5=le volume du travail, 6=l existence de tuteur, 7 = autre (préciser) Lors du stage de l apprenant, par qui l apprenant est il logé? 1=par l entreprise, 2=par le centre, 3=par lui même, 4=Autre (préciser) Lors du stage de l apprenant, qui assure le transport de l apprenant? 1=par l entreprise, 2=par le centre, 3=par lui même, 4=Autre (préciser) Lors du stage de l apprenant, qui assure la nutrition (hors horaire de travail) de l apprenant? 1=par l entreprise, 2=par le centre, 3=par lui même, 4=Autre (préciser) Quels sont les supports donnés par le centre à l entreprise? 1 2 3 Quels sont les outils donnés par le centre à l apprenant? 1 2 3 Combien de fois l apprenant en stage est visité par période de formation? 1=1 fois, 2= 2 fois, 3= 3fois, 4= 4 fois Quels sont les méthodes d évaluation des passages à l entreprise? 1 2 3 Quels sont les commentaires concernant la relation avec les entreprises? 1 2 3 ORGANIGRAMME : Pouvez vous dresser l organigramme du centre? ÉTUDIANTS : Pouvons nous poser quelques questions à des étudiants? VISITE / PHOTOS : Pouvons nous faire une visite et prendre des photos?
1. IDENTIFICATION DU SECTEUR 1.1. Identification du répondant ENQUÊTE ENTREPRISES Nom et Prénom: Titre ou fonction : Tél. : Email : 1.2. Identification de l entreprise Nom ou raison sociale: Ville/Village/Localité : Région B. Téléphone 1 : D. Fax : A. Site web : B. E mail : Degrés de transformation du produis bois Type d activité de l entreprise : 1. Sciage (débits, travers) 2. Séchage de tous produits sciés 3. Déroulage 4. Tranchage (placage) 5. Trituration (pâte à carton) 6. Ameublement 7. Charpente 8. Menuiserie 9. Fabrication de panneaux, contreplaqués et autres. 10. Le travail divers du bois pour les emballages et les produits divers ; 11. La fabrication des papiers et cartons. 12. Autres Quel est le volume de bois consommé par année m 3 Capacité de transformation installée (pour les scieries) Date d ouverture de l établissement (en JJ/MM/AA) : :
2. RENSEIGNEMENTS SUR LES PRODUITS ET LES ÉQUIPEMENTS Q1. Quels sont, par ordre d importance, les essences de bois que vous utilisez? 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. Q2. Quels sont les Type de matériaux utilisés : - Bois massif % - Panneaux % - Autres % Q3. Quelle est la destination des produits : Q4. Quelle est la production annuelle? Q5. Quels sont les types de machines et équipements utilisé : 3. INFORMATION GÉNÉRALE SUR L ENTREPRISE Q1. Quels sont les effectifs d employés dans votre entreprise cette année : 1. Employé à temps plein (titulaire, contracte à l année) : 2. Saisonniers : 3. Stagiaire :
Catégories Métiers, professions ou fonctions de travail Nombre de postes De stage 4. Apprentis : 5. Total : Q2. A combien estimez vous la masse salariale mensuelle dans votre entreprise? (Donnez la valeur en FCFA) 1) 0 200 2) 801 1000 3) 201 400 4) 1001 2000 5) 401 600 6) 2001 et plus 7) 601 800 8) ND 4. EFFECTIFS DE LA MAIN D'ŒUVRE EMPLOYÉE 4.1. Quelles sont les métiers dans votre entreprise actuellement? Catégorie Métiers, professions ou fonctions de travail Nbre d employé s dont femmes moyen Age + que 55 ans Ingénieur et cadres Agents de maitrise Ouvriers spécialisé Ouvriers professionnels Manœuvre
Autres Tous les niveaux confondus Tous les niveaux confondus 4.2. Est ce que votre entreprise prévoit d accueillir des étudiants/stagiaires au cours de la prochaine année 2013? Oui Non 4.3. (Si affirmatif =) Veuillez spécifier les métiers concernés :
5. PROFIL DE FORMATION DE LA MAIN D ŒUVRE ACTUELLE 5.1. Caractéristiques générales de la main d œuvre Q1. Pouvez vous nous préciser pour chaque fonction de travail les conditions d entrée à votre établissement, les principales tâches, les conditions de travail et les perspectives d emploi et de rémunération? Êtes vous satisfait de la formation de vos employés? Ingénieur et cadres Fonction de travail Conditions d entrée sur le marché de travail (diplôme, expérience prof., comportement, etc.) Tâches principales Perspectives d emploi et de rémunération Avis de l employeur sur la formation de ses employés Agents de maîtrise Ouvriers spécialisés Ouvriers professionnels Manœuvre
6. FORMATION CONTINUE Q6.1 : Qui assure la fonction du Responsable de formation dans votre entreprise? 1) Directeur d usine 2) Chef du personnel 3) DRH 4) RF relevant des RH 5) RF relevant du Services Personnel Q6.2 : Est ce que votre entreprise offre les formations continues aux employés? Oui Non Q6.3 : Nombre de personnes ayant reçu la formation continue en 2012 : 1. Ingénieur et cadres: I I I I I 2. Agents de Maîtrise: I I I I I 3. Ouvriers spécialisés: I I I I I 4. Ouvriers professionnels: I I I I I 5. Manœuvre: I I I I I Q6.4 : Quel est le budget alloué pour la formation en 2012? (en FRCFA) Q6.5 : Que représente en % la masse salariale annuelle de votre entreprise? Q6.6 : Votre personnel a t il suivi du perfectionnement, et si oui, sur quel sujet spécifique et où (en entreprise ou pas)? Profil de formation des employés de l entreprise Métiers, professions ou fonctions de travail Ingénieurs et cadres Agents de maîtrise Ouvriers Manœuvres Lieu : 1. interne 2. Externe Principal thème de perfectionneme nt 171
Q6.7 : Spécifiquement, quelles formations continues/d appoint seraient nécessaires afin d améliorer les compétences de vos employés? Quel est le degré d importance des besoins de formation continue de vos employés? 7. IMPACTS DES CHANGEMENTS Veuillez mentionner si les différents types de changements (technologiques, organisationnels, de marché, changements dans les lois et règlements) dans le secteur du bois ont un impact sur le personnel de votre entreprise SVP mentionner tout autre changement et les principaux métiers affectés, ainsi que les nouvelles compétences. 172
N Changement Q.01 Impacte des changements technologiques Informatisation des opérations de fabrication Utilisation de nouveaux équipements pour la production Développement des outils informatique (DAO, CAO.) Autre changement technologique 1. Oui 2. Non Métiers touchés Nouvelles compétences Q.02 Impact des changements organisationnels Restructuration ou réorganisation de l entreprise Réorganisation ou redéfinition des tâches Implantation d un système qualité Autre changement organisationnel.. Q.03 Impacte des changements de marché Mise en marché de nouveaux produits ou services Nouveau marché géographique (Europe, Maghreb, Afrique, etc.) Changement du type de clientèle Autre changement de marché Q.04 Changement dans les lois et règlements Réglementation touchant le code du travail Réglementation internationale Réglementation touchant les produits Autre changement. 173
8. RECRUTEMENTS DE LA MAIN D OEUVRE Q1. Avez vous recruté de nouveaux salariés en 2012? Oui Non Q1.1 Si oui pour quel métier ou profession? Q1.2 Combien? Q1.3 Le recrutement visait à combler des départs Q1.4 Le recrutement visait à augmenter le nombre de salariés (Q1.1)Titre du métier ou de la profession (Q1.2)Nombre de personnes recrutées (Q1.3) Combler les départs () Raison du recrutement (Q1.4) Recruter de la main d œuvre supplémentaire () Q2. Prévoyez vous recruter de nouveaux salariés dans les prochaines quatre années? Q2.1 Oui Non Q2.2 Si oui pour quel métier ou profession? Q2.3 Combien? Q2.4 Ce recrutement viserait à combler des départs Q2.5 Ce recrutement viserait à augmenter le nombre de salariés (Q2.2)Titre du métier ou de la profession (Q2.3)Nombre de personnes recrutées (Q2.4) Combler les départs () Raison du recrutement (Q2.5) Recruter de la main d œuvre supplémentaire () Q3. Prévoyez vous de supprimer des emplois dans les prochaines années? Q3.1 Oui, Non. Q3.2 Si oui, pour quels métiers ou professions. Q3.3 Combien? Métier ou profession visé par les suppressions Nombre de salariés visés Causes 174
Q4. Avez vous, à l occasion, de la difficulté à recruter des personnes compétentes? Q12.1 Oui Non Q12.2 Si oui, pour quel métier ou profession? Q5. À partir de votre expérience du recrutement de diplômés de la formation professionnelle ou technique, diriez vous : Q5.1 qu ils sont assez compétents mais peu polyvalents; Q5.2 qu ils sont assez compétents et polyvalents; Q5.3 que leurs compétences sont en deçà de nos attentes; Q5.4 nous n avons pas d expérience de recrutement de diplômés de la FP. Diplôme Polyvalences Compétence Suggestions Q6. Connaissez vous des programmes de la formation professionnelle qui préparent aux métiers de votre secteur? OUI NON Q6.1 Si oui, identifiez les spécialités concernées : Q7. Quelles suggestions ou recommandations pourriez vous faire en regard du système de formation actuel? Précisez Q8. Par rapport à votre domaine particulier d activité, croyez vous qu il serait pertinent d avoir une formation professionnelle dont le niveau se situerait entre l ingénieur et l ouvrier qualifié? 175
Q8.1 Oui Non Q8.2 Si oui, pour quel(s) métier(s) ou profession(s)? 9. Formation Q 1. L offre de formation actuelle correspond elle à vos attentes? Si non, précisez et donnez vos suggestions? Q 2. Dans le cas ou l offre de formation ne correspond pas à vos besoins, comment assurez vous la formation de vos employés? Spécifiez. Q 3. Le dispositif actuel de la formation continue et du recyclage répond il à vos besoins et attentes? Précisez pour quelles spécialités et sur quels thèmes? CONCLUSION Nous vous remercions sincèrement de votre précieuse collaboration et encore une fois, soyez assuré que ces informations demeureront confidentielles. Signature de l enquêteur Date : 176
ANNEXE 3 : FICHE PROGRAMME «MENUISERIE ÉBENISTERIE» MINEFOP N Rubriques Renseignements Présentation du programme de formation 1 Nom de la formation Menuiserie 2 Secteur Bâtiment et travaux publiques 3 Filière Menuiserie 4 Spécialité Menuiserie 5 Branche d activité de référence Bâtiment et travaux publiques 6 Nature de la formation Initiale 7 Age d accès 15 ans au moins 8 Expérience professionnelle requise Aucune 9 Diplôme au niveau académique minimum requis Au moins le CEP, FSLC + 02 années de collège, ou tout autre diplôme équivalent 10 Lieux de la formation Centre de formation et milieu professionnel 11 Sanction en fin de formation Diplôme de qualification professionnelle Volumes horaires 1 Durée totale ou période de la formation 22 mois y compris le stage 2 Durée présentielle (au centre de formation) 19 mois 3 Durée de stage 3 mois 4 Volume horaire total 3505 heures Tâches et modules 1 Nombre de tâches (compétences) 04 2 Nombre total de modules 11 avec le stage 3 Nombre total de modules de formation générale 06 4 Nombre total de modules de formation spécifique 04 Éléments de la certification 1 Nombre total d épreuves 05 2 Nombre total d épreuves de connaissance 03 générales 3 Nombre total d épreuves de connaissance 00 spécifiques (technologiques) 4 Nombre total d épreuves pratiques 01 5 Nombre éliminatoires des épreuves de 05/20 connaissance générales 6 Nombre éliminatoires des épreuves pratiques 12/20 7 Nombre éliminatoires des épreuves orales 12/20 177
Nombre d heures Nombre d heures et de semaines annuelles N Titre hebdomadaires 1 ère 2 ème Première année Deuxième année année année Heures Semaines Heures Semaines 1 Connaissances générales de base : Français 03 120 40 2 Connaissances générales de base : Anglais 02 80 40 3 Sensibilisation au VIH SIDA 01 20 4 Education à la citoyenneté 02 72 36 5 Insertion professionnelle 01 02 40 40 72 36 6 Législation du travail 02 72 36 Total 1 06 07 240 236 7 Réalisation d assemblages 15 600 40 8 Assemblages des pièces constitutives d un 17 22 680 40 792 36 ouvrage 9 Réalisation des opérations de traitement 05 180 36 et de finition 10 Maintenance des machines et des 02 03 80 40 108 36 outillages Total 2 34 30 1360 1188 11 Stage en entreprise 160 320 Total 3 1760 44 1745 44 178
ANNEXE 4 Répartition de l Échantillon des établissements d enseignement secondaire N Région Premier cycle Second cycle Total 1 Adamaoua 2 3 5 2 Centre 26 20 46 3 Est 6 9 15 4 Extrême nord 4 2 6 5 Littoral 4 5 9 6 Nord 2 6 8 7 Nord-Ouest 16 6 22 8 Ouest 15 17 32 9 Sud 19 5 24 10 Sud-Ouest 15 5 20 Total 109 75 184 Répartition de l Échantillon des SAR/SM N REGION Nbre de SAR/SM ouverts 1 ADAMAOUA 7 2 CENTRE 46 3 EST 17 4 EXTREME NORD 18 5 LITTORAL 28 6 NORD 6 7 NORD-OUEST 17 8 OUEST 21 9 SUD 19 10 SUD-OUEST 18 Total 197 179
ANNEXE 5 : LISTE DES ENTREPRISES Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 1. FILIERE BOIS Boumba et Ngoko / Libongo 1 er, 2 ème 2. SEBAC Boumba et Ngoko / Bela 1 er, 2 ème 3. SEFAC Boumba et Ngoko / Libongo 1 er, 2 ème 4. SEBC Boumba et Ngoko / Lokomo 1 er, 2 ème 5. ALPICAM KIKA Boumba et Ngoko/ Kika 1 er, 2 ème 6. SFID Kadey / Mbang 1 er, 2 ème, 3 ème 7. GRUMCAM Kadey / Mindourou 1 er, 2 ème, 3 ème 8. Compagnie Forestière du Cameroun (CFC) Boumba et Ngoko / Ngolla 35 1 er, 2 ème 9. GREEN VALLEY Boumba et Ngoko / Yokadouma 1 er, 2 ème, 3 ème 10. STBK/SENGBOT Boumba et Ngoko / Yokadouma 1 er 11. TTS Boumba et Ngoko / Yokadouma 1 er 12. STBK/BATOURI Kadey / Batouri 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 13. STE MULTI SERVICES PLUS Kadey / Batouri 1 er, 2 ème 14. Ets ZAKARYAOU YOUKOUDA Kadey / Gadji 1 er 15. SFIL Kadey / Ndeng 1 er, 2 ème, 3 ème 16. Abong Mbang et Fils Haut Nyong / Abong Mbang 1 er 17. Établissements Zinyak Adolphe (EZA) Haut Nyong / Abong Mbang 1 er 18. Joy and Management (J & M) SARL Haut Nyong / Doumé 1 er 19. SIM Haut Nyong / Lomié 1 er, 2 ème, 3 ème 20. ETS ATO & FILS Haut Nyong / Lomié 1 er 21. Etablissement Le BANKOHO Haut Nyong / Messamena 1 er 22. Centre Industriel Forestier de Mindourou (CIFM) Haut Nyong / Mindourou 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 180
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 23. ETS MEVA A NDOUNGA & FILS (EMNF) Lom et Djerem / Belabo 1 er 24. FACOGESCAM Lom et Djerem / Bélabo 1 er 25. NAMBOIS Lom et Djerem / Bélabo 1 er 26. PANAGIOTIS MARELIS Lom et Djerem / Bélabo 1 er, 2 ème 27. AMOUGOU ABOUI Lom et Djerem / Bélabo 1 er 28. Bois Négoce Import Export (BONIMEX) Lom et Djerem / Bélabo 1 er 29. Compagnie Forestière de l Est (CFE) Lom et Djerem / Bertoua 1 er 30. SOCADI Lom et Djerem / Bertoua 1 er 31. SCNIC Lom et Djerem / Bertoua 1 er 32. BANTOO WOOD Lom et Djerem / Bertoua 1 er 33. Ets KAKOUANDE & FILS (KF) SARL Lom et Djerem / Bertoua 1 er 34. ETS NEBA WOOD Lom et Djerem / Bertoua 1 er 35. ETS EKAJO & CIE Lom et Djerem / Bertoua 1 er 36. Société d Exploitation ENGOULOU ABOUTOU (ESA) Lom et Djerem / Bertoua 1 er 37. Forestière Industrielle et Agricole de Dimako (FIAD) Haut Nyong / Dimako 1 er 38. Société de Transformation du Bois et de Commerce (STBC) Haut Nyong / Abong Mbang 39. ETS AWONO KUMBA Haute Sanaga / Minta 1 er 40. BTMI Haute Sanaga / Minta Nanga 1 er 1 er, 2 ème, 3 ème 41. Bois et Métal du Cameroun (BMC) Lekié / Obala 1 er, 2 ème 42. ETCS Lekié / Obala 1 er 43. Cameroun Business Corporation (CBC) Lekié / Obala 1 er 44. CAMES Lekié / Obala 1 er 45. FOTRAB Lekié / Obala 1 er 46. SOCACONTRA SARL Lekié / Obala 1 er 181
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 47. SFEES Lekié / Obala 1 er 48. SUN WOOD Mfoundi / Yaoundé 1 er 49. ARNAUD CORPORATION Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 50. BICO SARL Mbam et Inoubou / Bafia 1 er, 2 ème 51. Meublerie Lambris du Cameroun (MLC) Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 52. SEDB Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 53. Tropical Business Manager (TBM) Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 54. BTMI Mbam et Kim / Ntui 1 er 55. Société Forestière de Bouraka (SFB) Mbam et Kim / Ntui 1 er 56. SCABOIS Mefou & Afamba / Nsimalen 1 er, 2 ème, 3 ème 57. SCIFO Mefou & Afamba / Nsimalen 1 er, 2 ème, 3 ème 58. ETS FOREST AMBITION OF CAMEROON Mfoundi / Yaoundé 1 er 59. ETS FAUCON Mfoundi / Yaoundé 1 er 60. DINO & FILS Mefou & Afamba / Soa 1 er, 2 ème 61. JUSTAWE BOIS Mefou & Afamba / Soa 1 er, 2 ème, 3 ème 62. Tropical Timber Trading Company (TTTC) Mefou & Afamba / Soa 1 er, 2 ème 63. VETEDI CAMEROUN Mefou & Afamba / Soa 1 er, 2 ème 64. CAPRODIS Mefou & Afamba / Soa 1 er 65. BILCOVE Mefou & Afamba / Soa 1 er 66. CAFOREX Nyong et So o / Mbalmayo 1 er 67. ECAM PLACAGES Nyong et So o / Mbalmayo 1 er, 2 ème, 3 ème 68. SN COCAM Nyong et So o / Mbalmayo 1 er, 2 ème 69. TTC Nyong et So o / Mbalmayo 1 er, 2 ème ETS RUK BUSINESS WOODS (RUBUWO) Nyong et So o / Mbalmayo 1 er 182
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 70. FEEMAM Nyong et So o / Mbalmayo 1 er 71. FIPCAM Mefou et Afamba / Mfou 1 er, 2 ème, 3 ème 72. CANABOIS Mfoundi / Yaoundé 1 er 73. Groupement Africain de Distribution (GAD) Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème 74. GRACOVIR / GIS Mfoundi / Yaoundé 1 er 75. MARTIAL & CIE Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème 76. SCTB Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème, 3 ème 77. SIM Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 78. SOFOHNY Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème, 3 ème 79. SOFICOM Mfoundi / Yaoundé 1 er 80. Société de Transformation du Bois du Cameroun (STBC) Mfoundi / Yaoundé 1 er 81. STE WEMBE SARL Mfoundi / Yaoundé 1 er 82. TAGNE DJODOM Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème 83. Joy and Management (J & M) SARL Mfoundi / Yaoundé 1 er 84. KAMBO Cameroun Mfoundi / Yaoundé 1 er 85. Meublerie Lambris du Cameroun (MLC) Mfoundi / Yaoundé 1 er 86. NATIONS BOIS Mfoundi / Yaoundé 1 er 87. Société Forestière et Industrielle du Bois (SOFIBO) Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème 88. SOFIC SARL Mfoundi / Yaoundé 1 er 89. Société de Transformation du Bois du Cameroun (STBC) Mfoundi / Yaoundé 1 er 90. UNITED DEVELOPMENT SA Mfoundi / Yaoundé 1 er 91. WOODS INDUSTRIES Mfoundi / Yaoundé 1 er 92. Ets Forestier Industriel Koungou Edima Ferdinand (KEF) Mfoundi / Yaoundé 1 er 93. WOODS & BUSINESS Mfoundi / Yaoundé 1 er 183
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 94. PATRICE BOIS Mfoundi/Yaoundé 1 er, 2 ème 95. BOISCAM Nyong et Kéllé / Eséka 1 er 96. CAMWA Nyong et Kéllé / Eséka 1 er 97. ETS BALENG Nyong et Kéllé / Eséka 1 er 98. NGAUSS NYAMA Nyong et Kéllé / Eséka 1 er 99. EQUATO BOIS Nyong et Mfoumou / Akonolinga 1 er 100. Les Scieries du YERAP (LSY) Nyong et Mfoumou / Akonolinga 1 er 101. SODETRA REGENT Nyong et Mfoumou / Akonolinga 1 er 102. ETS NYPLAKES Nyong et Mfoumou / Efoulan 1 er 103. CAMEROUN VENNERS Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 104. EDC Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 105. ETS BODEMKIM Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 106. MEDOU & FILS Mbam et Inoubou / Bafia 1 er 107. MGBATOU PIERRE Mbam et Kim / Ngambe Tikar 1 er 108. SMK Mbam et Kim / Ngambe Tikar 1 er, 2 ème 109. Exploitation Forestière Miguel Khouri (EFMK) Mbam et Kim / Ngoro 1 er, 2 ème 110. STE KOUDRI SARL Mfoundi / Yaoundé 1 er 111. STE DES BIENS ET SERVICES DU CAMEROUN (BIS) Mfoundi / Yaoundé 1 er 112. NANGUE & FILS Mfoundi / Yaoundé 1 er, 2 ème 113. TAGUETIO & FILS Nkam / Yabassi 1 er, 2 ème 114. SFIL/MADEX Sanaga maritime / Edéa 1 er, 2 ème, 3 ème 115. BENGA MASSOUKE (BM) Sanaga Maritime / Edéa 1 er 116. NOLBA et Réalisation (NBR) Sanaga maritime / Edéa 1 er 117. PARQUET CAM Sanaga maritime / Edéa 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 184
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 118. ESTNO Wouri / Douala 1 er 119. Grume et Débités du Cameroun (GDC) Wouri / Douala 1 er, 2 ème 120. Heavy Engineering Tropical Technology (HETT) Wouri / Douala 1 er 121. Placage du Cameroun (PLACAM) Wouri / Douala 1 er, 2 ème, 3 ème 122. SALCAM Wouri / Douala 1 er, 2 ème 123. Société Belinga et Fils (SBF) Wouri / Douala 1 er 124. SCIERIE INTER BOIS Wouri / Douala 1 er 125. SEEF Wouri / Douala 1 er, 2 ème 126. SEVI SUARL Wouri / Douala 1 er 127. TRC Wouri / Douala 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 128. Africa Business Center (ABC) Wouri / Douala 1 er 129. AMARA Wouri / Douala 1 er 130. ARNAUD CORPORATION Wouri / Douala 1 er 131. Business and Trading Company (BTC) Wouri / Douala 1 er 132. Cameroon Distribution Corporation and Security (CDCS) Wouri / Douala 1 er 133. Compagnie Equatoriale du Bois (CEB) Wouri / Douala 1 er, 2 ème 134. International Business Company (IBUCO) Wouri / Douala 1 er 135. Joy and Management (J & M) SARL Wouri / Douala 1 er 136. Meublerie Lambris du Cameroun (MLC) Wouri / Douala 1 er, 2 ème 137. MIB Wouri / Douala 1 er, 2 ème 138. NAMBOIS Wouri / Douala 1 er, 2 ème, 3 ème 139. Société Africaine de Sécurité et de Bois (SASBO) Wouri / Douala 1 er, 2 ème 140. SOCIAA SARL Wouri / Douala 1 er 141. Société Chino Africaine de Commerce et Industrie (SCACI) Wouri / Douala 1 er 185
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 142. Société Forestière Dynamik (SFD) Wouri / Douala 1 er 143. SKM GUIA Wouri / Douala 1 e, 2 ème, 3 ème 144. Service Nantia Wood (SN WOOD) Wouri / Douala 1 er 145. SOCAVEB SUARL Wouri / Douala 1 er 146. Société Forestière et Industrielle du Bois (SOFIBO) Wouri / Douala 1 er, 2 ème 147. SOFOCAM Wouri / Douala 1 er 148. STE VETEDY CAMEROUN SARL Wouri / Douala 1 er 149. SON HAI EXIM Sarl Wouri / Douala 1 er 150. TV BOIS Wouri / Douala 1 er 151. TWS Wouri / Douala 1 er 152. BTS Wouri / Douala 1 er 153. BTCC Wouri / Douala 1 er 154. ETS ANDREW Wouri / Douala 1 er 155. ETS MPACKO Wouri / Douala 1 er 156. ETS ELONG MARIE PAULETTE (EEMP) Wouri / Douala 1 er 157. ETS MTRC Wouri / Douala 1 er 158. ETS BOJEPA SERVICES SARL Wouri / Douala 1 er 159. BELINGA ET FILS Wouri / Douala 1 er 160. CBG Wouri / Douala 1 er 161. PIA CAMEROUN S.A Wouri / Douala 1 er 162. MTB Wouri / Douala 1 er 163. STE EASY TRANS Wouri / Douala 1 er 164. SEVI SUARL Wouri / Douala 1 er 165. SON HAI EXIM Wouri / Douala 1 er 186
Nom entreprise Département/Arrondissement Degré de transformation 166. LPICAM IND Wouri / Douala 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 167. Bois Tropical Sarl (BTS) Wouri / Douala 1 er 168. Compagnie de Commerce et de Transport (CCT) Wouri / Douala 1 er, 2 ème 169. SFID Dja et Lobo / Sangmélima 1 er, 2 ème, 3 ème 170. SIBM Dja et Lobo / Sangmélima 1 er, 2 ème 171. MEGA EXCHANGE Dja et Lobo / Sangmélima 1 er 172. SEXTRANSBOIS Dja et Lobo / Sangmélima 1 er 173. COFA Dja et Lobo / Sangmélima 1 er 174. ETS NOUPA Dja et Lobo / Sangmélima 1 er 175. Cameroon United Forest (CUF) Mvila / Ebolowa 1 er, 2 ème, 3 ème 176. ASSO BUSINESS Mvila / Ebolowa 1 er 177. BOISCAM Mvila / Ebolowa 1 er 178. CAMEROUN VENEER Mvila / Ebolowa 1 er 179. GRACOVIR (GIS) Mvila / Ebolowa 1 er 180. NANGUE & FILS Mvila / Ebolowa 1 er 181. STBC Mvila / Ebolowa 1 er 182. NANGUE & FILS Vallée du Ntem / Ambam 1 er 183. SCACI Vallée du Ntem / Ambam 1 er 184. HACHES AFZELIA Vallée du Ntem / Ambam 1 er 185. WIJMA Océan / Bidou 1 er, 2 ème, 3 ème, 4 ème 186. Société Camerounaise et Industrielle d Exploitation de Bois (SCIEB) Océan / Campo 1 er, 2 ème 187. MBA MBA Grégoire (MMG) Océan / Kribi 1 er, 2 ème 188. Tropical Business Manager (TBM) Océan / Kribi 1 er 189. Meublerie Lambris du Cameroun (MLC) Océan / Kribi 1 er 190. NANGUE & FILS Océan / Kribi 1 er 187
ANNEXE 6 LISTE DES PERSONNES RENCONTREES LORS DE LA 1ERE MISSION Institution ou organisme Adresse Numéro téléphone Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire Ministère des Petites et Moyennes Entreprises De l Economie Sociale et de l Artisanat B.P : 10 030 Yaoundé - Cameroun B.P : 10 030 Yaoundé - Cameroun B.P : 10 030 Yaoundé - Cameroun B.P : 10 030 Yaoundé - Cameroun B.P : 10 030 Yaoundé - Cameroun B.P : 10 030 Yaoundé - Cameroun BP : 6096 Yaoundé Cameroun B : 00 237 22 23 37 59 22 23 37 60 GSM : 99 92 22 40 75 49 46 46 B : 00 237 22 23 37 59 22 23 37 60 GSM : 99 33 66 14 77 61 00 71 B : 00 237 22 23 37 59 22 23 37 60 GSM : 77 86 55 04 98 13 59 94 Nom de la personne contactée Fonction Adresse électronique M. Oumar MAIROU Expert Bois/Projet Oumarmairou2@yahoo.fr Compétitivité des Filières de Croissance GSM : 94 92 82 09 M. Eustache AWONO ONANA M. Claude ABOUEM Conseiller Technique/Projet Compétitivité des Filières de Croissance M. Ahmadou BOUBAOUA Expert Environnement et Social/Projet Compétitivité des Filières de Croissance Expert Bois FAC GSM : 97 67 37 20 M. Eloysée MEHONAL Expert Technique/Projet Compétitivité des Filières de Croissance GSM : 99 65 14 62 M. Henri ASSIMIZELLE Expert infrastructure/projet Compétitivité des Filières de Croissance 00 237 22 22 09 16 00 237 77 65 67 76 M. Jean Marie Louis BADGA Directeur des PME claudeabouem@yahoo.fr yboubaoua@yahoo.fr aeustache@yahoo.fr mehonaleloysee@yahoo.fr assimizell@yahoo.fr bagajean@yahoo.fr 188
Institution ou organisme Adresse Numéro téléphone Ministère de l Emploi et de la Formation Professionnelle Département de la Formation et l Orientation Professionnelle Yaoundé - Cameroun Ministère des Forêts et de la Faune Yaoundé - Cameroun Institut Universitaire Technologique de Bois Mbalmayo Groupement Inter Professionnel des Artisans en Bois (GIPA) Ministère des Enseignements Secondaires Inspection de Pédagogie chargée de l Enseignement Technique et Normal Ministère de l Enseignement Supérieur- Direction du Développement de l Enseignement Supérieur Entreprise LADYBOIS La Dynamique du Bois Centre Professionnel / Institut Technique et Professionnel Privé Catholique DON BOSCO Mbalmayo - Cameroun Yaoundé - Cameroun Yaoundé - Cameroun Yaoundé - Cameroun 00 237 22 01 78 54 22 20 07 35 77 70 43 94 00 237 99 99 44 83 00 237 77 87 92 92 Nom de la personne contactée Fonction Adresse électronique M. Philippe NGATHE KOM Directeur Nghate_kom@yahoo.com M. MBOUDJE Emmanuel Sous Directeur de la Gestion des Structures de Formation 00 237 99 94 73 74 M. MAHAMAT Habibou Directeur de la Promotion et de la Transformation des Produits Forestiers 00 237 77 75 78 09 00 237 99 97 11 03 00 237 73 00 01 40 00 237 77 79 42 66 M. Augustin YOUMBISSIE NOUBEYOU 00 237 77 22 64 33 00 237 22 06 65 00 mboudje@hotmail.fr mboudje.emmanuel@yahoo.fr mahamathabibou@yahoo.fr M. Isaac BINDZI Directeur de l IUT isaacbindzi@yahoo.fr M. Victor NJONBI Délégué des menuisiers du GIPA Vice-président du GIPA Inspecteur Pédagogique National de la Didactique des Métiers Inspecteur Filière Bois 00 237 77 22 64 33 M. MBENTI TSOUNGUI Roger Jean 00 237 22 22 18 94 DOMCHE TEKO Engelbert Sous-directeur 99 13 73 35 l Enseignement 75 15 24 09 Privé 00 237 77 79 42 66 M. Augustin YOUMBISSIE Chef d entreprise NOUBEYOU 00 237 92 32 33 08 Père Désiré Directeur Adjoint 00 237 70 13 42 80 M. Tobie ANGUISSA Préfet des études 00 237 99 88 14 70 M. Alain MBOME de Supérieur B.P : 7976 Yaoundé - Cameroun B.P : 13029 Yaoundé - Cameroun Chef d atelier apprentissage Lycée Technique NKOLBISSON 00 237 75 71 66 23 M. Tobie EBOA Chef d atelier Menuiserie Ladybois_cameroun@yahoo.fr Njonbi_victor@yahoo.fr jeanrogermbentitsungui@yahoo.fr angeteko@yahoo.fr Ladybois_cameroun@yahoo.fr cpdp@donbosco-mimboman.org 189
Institution ou organisme Adresse Numéro téléphone Nom de la personne contactée Fonction Adresse électronique SIM Unité de transformation de bois Mfoundi / Yaoundé M. MOYO Cadre entreprise SIM moyopola@yahoo.fr Première Catégorie- 1 ère et 2 ème transformation Entreprise fip.cam Usine à Mfou B.P : 7479 Yaoundé 00 237 22 01 23 39 M. Jules Blaise PETTANG Directeur des ressources pettangjules@fipcam.com 00 237 94 18 81 61 Forestières Ministère des Petites et Moyennes 00 237 77 13 10 61 Délégué PME Douala Entreprises De l Economie Sociale et de l Artisanat Délégation de Douala Ministère des Petites et Moyennes 00 237 99 70 83 71 M. Martin ALLOUMA Délégué PME Est Entreprises De l Economie Sociale et de l Artisanat Délégation de Est Ministère des Petites et Moyennes 00 237 77 78 82 67 M. KOUMG Délégué PME Sud Entreprises De l Economie Sociale et de l Artisanat Délégation du Sud Ministère des Petites et Moyennes Entreprises De l Economie Sociale et de l Artisanat Délégation du Centre 00 237 77 89 96 98 M. Alphonse Délégué PME Centre 190
ANNEXE 7 LISTE DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION VISITES N Région Nom de l'établissement Téléphone1 Téléphone2 Email Résultat de la collecte 1. Centre Lycée Technique de Mbalmayo New Town 22281049 Entièrement rempli 2. Centre Sar sm de Soa 22102403 Entièrement rempli 3. Centre Centre de Formation de Don Bosco 22019519 Entièrement rempli 4. Centre Lycée Technique de Soa 22703354 Entièrement rempli 5. Centre Lycée Technique de Mbalmayo 22281737 itechmbyo@hotmail.fr Entièrement rempli 6. Centre College d'enseignement technique 22222799 Entièrement rempli 7. Centre Sar sm d'akonolinga 22238128 Entièrement rempli 8. Centre Lycée Technique d'akonolinga 22236791 Entièrement rempli 9. Centre SAR/SM de Tchékani 77469597 Patiellement rempli 10. Centre Lycée Technique de Lambata 22285504 lytebala@yahoo.fr Patiellement rempli 11. Centre Cetic de Ngoa-Ekelle Patiellement rempli 12. Centre Lycée Technique de Bafia 22285129 lyteba@yahoo.fr Patiellement rempli 13. Centre Lycée Technique de Ntui 22285791 Patiellement rempli 14. Centre Lycée Technique de Nkolbisson 22225969 Données manquantes 15. Centre Sar Sm de Ngoro 75047146 Entièrement rempli 16. Centre Sar Sm Eseka 22286001 Entièrement rempli 17. Centre Lycée Technique d'eseka 22286475 Entièrement rempli 18. Centre Sar Sm de Ntui 77386192 Entièrement rempli 19. Centre SAR/SM de Minta 77576759 Entièrement rempli 20. Centre SAR/SM KOMO MVOKANI(Obala) 77391642 Entièrement rempli 21. Centre SAR/SM D'Obala 97979974 Entièrement rempli 22. Centre Cetic Charles Atangana 22224577 Nom rempli pour absence 23. Centre Lycée Technique de Nkolbisson Entièrement rempli 24. Centre CFTM Monastere Mont Fébé 22212868 22212070 cftmbois@yahoo.fr Entièrement rempli 191
N Région Nom de l'établissement Téléphone1 Téléphone2 Email Résultat de la collecte 25. Est sar/sm de Yokadouma 22241423 Entièrement rempli 26. Est Sar SM D'abong Mbang 77291964 Entièrement rempli 27. Est Sar SM de Lomié Entièrement rempli 28. Est SAR SM de Messamena 77593129 Données manquantes 29. Est Lycée Technique d'abong Mbang 22079535 Entièrement rempli 30. Est Cetic de Mindourou Entièrement rempli 31. Est Lycée Technique de Lomié 99569443 Entièrement rempli 32. Est Lycée Technique de Bélabo 99636702 Entièrement rempli 33. Est Lycée Technique de Bertoua 70050177 Entièrement rempli 34. Est Sar Sm Belabo 99489443 Entièrement rempli 35. Est Sar SM de Yokadouma 99023377 Entièrement rempli 36. Est Lycée Technique de Yokadouma 22104416 Entièrement rempli 37. Est CEFTI 33473599 33473355 cefti_formation@yahoo.com Entièrement rempli 38. Est Centre d'accueil pour Mineur de Bertoua 96517365 Entièrement rempli 39. Est Institut Polyvalent Zutochie 99690042 ippz-est@yahoo.fr Entièrement rempli 40. Est SAR sm de Doumé 75302088 Entièrement rempli 41. Est Sar Sm de Dimako 73204806 Entièrement rempli 42. Est Lycée Technique de Dimako 75220828 Entièrement rempli 43. Est Lycée Technique de BATOURI 22723130 Entièrement rempli 44. Est SAR/SM de Batouri 22262092 Entièrement rempli 45. Est SAR/SM de Mbang 77384880 Entièrement rempli 46. Est SAR/SM de Kétté 95012415 Données manquantes 47. Est Sar Sm Nom rempli pour absence 48. Littoral Lycée Technique de Loum 70254513 Entièrement rempli 49. Littoral College Sock Mbongue 33492650 Entièrement rempli 50. Littoral College Arts et Metiers de Loum 77050259 Entièrement rempli 51. Littoral College Esperance de Moungo 33211067 Entièrement rempli 192
N Région Nom de l'établissement Téléphone1 Téléphone2 Email Résultat de la collecte 52. Littoral College Mbamy Fochada André 33431312 Entièrement rempli 53. Littoral Ecole de Formation Pratique Bil High Tec 33214004 Données manquantes 54. Littoral Centre de Formation et de Maintenance 77732025 cefcom2006@yahoo.fr Entièrement rempli 55. Littoral Centre Pratique Rapide de Formation ouvr 33378248 33123050 cprfofondationngowi@yahoo.fr Patiellement rempli 56. Littoral Lycée Technique de Koumassi 33422631 33422621 Données manquantes 57. Littoral Collège Privé Laic de l'harmonie 77309683 Données manquantes 58. Littoral Centre de Formation Proffessionnelle 33130104 cfmeubleanddesign@yahoo.fr Entièrement rempli 59. Littoral Sar Sm de Dibombari 75003986 95246816 Entièrement rempli 60. Littoral Lycée Technique de Nylon Dla 33012965 lyceetecchnil@yahoo.fr Patiellement rempli 61. Littoral CEGTI "De la Salle" 33432143 delasalle@delasalledouala.com Patiellement rempli 62. Littoral SAR/SM de Mbanga 93160244 33195242 Entièrement rempli 63. Littoral CETIC Dibombari 77770672 71518210 Entièrement rempli 64. Littoral SAR/SM d'edea 97114440 78960930 Entièrement rempli 65. Littoral Lycée Technique de Nkongsamba 33491163 lt1nkongsamba@yahoo.fr Entièrement rempli 66. Littoral Sar SM de Manjo 77311520 Entièrement rempli 67. Littoral Sar SM de Nkongsamba 96332293 Entièrement rempli 68. Littoral Lycée Technique d'édea 77854927 Entièrement rempli 69. Sud SAR/SM NKOLETOTO 77493101 Entièrement rempli 70. Sud sar/sm de ngoulemakong 96241253 Entièrement rempli 71. Sud Sar Sm Mekomo 75516463 Entièrement rempli 72. Sud Ousman Bois Decor 77475170 Entièrement rempli 73. Sud SAR/SM Ebolowa 74303780 Entièrement rempli 74. Sud SAR/SM Ambam 75672495 Entièrement rempli 75. Sud Lycée Technique d'ambam 77579951 99276093 Entièrement rempli 76. Sud Lycée Technique d'ebolowa Entièrement rempli 77. Sud Sar SM Meyo Centre 99309412 70720464 Entièrement rempli 193
ANNEXE 8 PRESENTATION DES NOUVEAUX PROGRAMMES DE FORMATION PROJETES Filières de formation Objectifs de formation Compétences visées par le programme Type d emploi visé Sous secteur de la 1 ère TB, 2 ème TB et 3 ème TB : Bois et matériaux connexes 1. Conducteur Opérateur de scierie (CAP) Le titulaire du CAP Conducteur Opérateur de Scierie est amené à maîtriser les activités de production de sciage dans les entreprises de première transformation du bois. Il intervient alors dans la préparation de sciage et l obtention de produits sciés. La première transformation se caractérise par la transformation du matériau bois à partir du produit brut issu de l exploitation forestière (grumes, billes, billons) en produits commercialisables pour la deuxième transformation, ou le bâtiment. Du parc à grumes (lieu de réception et de préparation des bois ronds), en passant par la scierie (lieu de transformation), jusqu à l expédition, le titulaire de ce diplôme est capable de préparer, d organiser, de conduire la fabrication de pièces de bois et de valoriser le produit scié (séchage, traitement, usinage et montage) en prenant en compte les impératifs de qualité, de temps et de gestion de fabrication 2. Technicien Affûteur (CAP) Les affûteurs effectuent généralement des travaux de réglage, d affûtage et de réparation des différentes scies ou des couteaux de la machinerie et des outils de coupe utilisés dans l entreprise. Ils assistent les mécaniciennes et les mécaniciens de même que les opératrices et les opérateurs durant l entretien des machines pour assurer la qualité du produit. Le titulaire de ce diplôme réalise les opérations Réceptionner et sélectionner des bois abattus, Réaliser les différentes opérations de sciage afin d obtenir des produits commercialisables (pièces de charpente, planches de menuiserie, ), Traiter, sécher, fabriquer des produits finis tels que des lames de parquet, de lambris, des éléments de chalets ou de maisons à ossature bois, Affûter les outils de coupe, Participer à des opérations de maintenance du parc machine et à l entretien des outils de coupe. Il possède des connaissances approfondies du matériau bois et des techniques de réglage et de conduite des machines de scierie. Exécuter l'affûtage et le calage des couteaux droits et profilés Effectuer l'entretien et la réparation des scies au carbure et au stellite Préparer et remiser des meules Effectuer l'affûtage des couteaux et des outils spéciaux Aligner et ajuster la machinerie de sciage et ses composantes Débiteur, Déligneur, Scieur, Ébouteur, Opérateur d équarrisseuse, Scieur de tête, Régleurs et Conducteurs de scie à refendre le bois ; Opérateur de refendeuse- dédosseuse, Régleurs et Conducteurs déligneuses à bois ; Opérateur de scie jumelée, Opérateur de déligneuse à scies multiples, Prospecteur - Tronçonneur à la scie mécanique. Affûteur, Affûteuse de couteaux, affûteur de scies, aide-affûteur, limeur 194
nécessaires à la réparation des machines de sciages, de tranchage et de déroulage présentes dans l'entreprise. Il effectue également les réglages nécessaires au bon fonctionnement de ces machines. Il assure la réparation, le traitement et l'affûtage des différentes lames de scies et des couteaux de trancheuses, de dérouleuses et de massicots utilisés pour la production. Connaissances Bonne connaissance de la chaîne de production Bonne connaissance des outils et du matériel de coupe Connaissance des composants mécaniques, hydrauliques et pneumatiques, de leurs fonctions et de leurs particularités Connaissance des modes d entretien préventif et correctif L'objectif de programme: Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour effectuer des tâches telles que l affûtage, l entretien et le réglage des outils tranchants d une usine de transformation des bois (scies circulaires, alternatives et à ruban, couteaux d acier, etc.). 3. Classeur du bois (BTP) Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour effectuer des tâches telles que le classement des billes et du bois de sciage ainsi que l'utilisation de logiciels en rapport avec la gestion et les opérations d'une cour à bois, voir au séchage du bois, à l'achat et à la vente ainsi qu'à la gestion d'une cour à bois résineux et feuillus. Aligner et ajuster la machinerie d'affûtage et ses composantes Gérer les activités d'un atelier d'affûtage Mesurer des pièces et des débits sur des planches d essences commerciales et des défauts sur des planches d essences feuillues Classer des pièces de bois d essences feuillues de qualité régulière Mesurer les défauts sur des pièces d essences résineuses Classer des pièces, d épinette, de pin gris et de sapin (EPS), selon les catégories d utilisation - Classer des pièces de bois blancs et rouges Classer des pièces de bois en fonction des Classeur de bois, Classeur de placages, Classificateur, Mesureur de bois 195
4. Bac Pro Génie mécanique - Option bois et matériaux associés Le génie mécanique est l'ensemble des connaissances et des techniques permettant de comprendre la construction et le fonctionnement de machines. Tout titulaire d'un baccalauréat technologique STI spécialité génie mécanique est donc formé à la mécanique, à l'automatique, à l'informatique industrielle et à la physique appliquée. critères de l inspection standard et des produits spéciaux Situer les nouvelles techniques de classification et de transformation par rapport aux techniques traditionnelles Études des constructions : découverte des méthodes et démarches permettant d'évaluer les réactions d'un système industriel : forces, résistance des matériaux, énergétique, mécanique des fluides, modélisme... Études des systèmes techniques industriels : travaux pratiques et en atelier permettent de comprendre le fonctionnement et la structure des systèmes automatisés (boîtier de commande, fonctions de pilotage...). Au menu : automatique, informatique industrielle. Sciences physiques et physique appliquée : des sciences physiques pour maîtriser principes, lois, calculs, mesures, et de l'électricité, de l'énergie, de l'optique, de l'électromagnétisme et de la thermodynamique. Opérateur sur les machines à bois complexe suivantes: toupie, tour, presse à chaud, trancheuse, dérouleuse, Conducteur de presse, Operateur multi lame. Domaine d'application par option 5. Menuisier Fabricant de Menuiserie, Mobilier et Agencement (CAP) Le titulaire du CAP menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement occupe des emplois relatifs aux activités de fabrication les plus courantes dans les domaines de la menuiserie, du mobilier et de l'agencement. Il intervient dans le cadre de la réalisation d'ouvrages (mobiliers, escaliers, habillages, rangements) et/ou de produits (portes, fenêtres, volets, parquets, planchers, lambris,...) en bois et matériaux dérivés Bois et matériaux associés : étude des différents matériaux et des techniques de construction (charpente), et de production (pièces de mobilier)... Usiner sur machines conventionnelles ou à positionnement numérisé ; Assembler et monter des produits réalisés ; Conduire les opérations de finition et de traitement. Machiniste, Opérateur de machine ; Débiteur; Dérouleur, opérateur de raboteuse, Empileur, Trancheur, Opérateur d enrouleuse, Opérateur d écorceuse, Opérateur de guillotine, Opérateur de presse, Opérateur de machine à jointer, Opérateur 196
6. BEP Bois - Option Fabrication bois et matériaux associés Il met accessoirement en œuvre des produits ou composants en alliage léger, en verre et en matériaux de synthèse entrant dans la constitution de certains mobiliers, menuiseries ou agencements. Le titulaire de ce diplôme intervient dans les unités de production ou les ateliers des entreprises de menuiserie et d'ameublement pour fabriquer des ouvrages et des produits en bois et matériaux associés. 7. BEP Bois Option Menuiserie - Agencement Le titulaire de ce diplôme exerce son activité dans les petites et moyennes entreprises qui fabriquent et installent des ouvrages de menuiserie du bâtiment et/ou des agencements extérieurs et intérieurs pour l'habitat individuel et collectif (habitations individuelles ou collectives, locaux professionnels, lieux de loisirs, établissements culturels, sociaux, scolaires, sportifs...). Il intervient en partie dans l'atelier pour les opérations de fabrication et en partie sur le chantier pour les opérations de pose Ses fonctions le conduisent à : exploiter les documents de fabrication, vérifier et préparer les outillages et les appareillages installer, régler les postes de travail et faire les essais, conduire les opérations d'usinage, de montage et de finition, contrôler la qualité en cours et en fin de fabrication renseigner les documents de suivi et de contrôle. FABRICATION : - exploiter les documents techniques de fabrication, - préparer les matériaux, quincailleries et accessoires, - réaliser les usinages (profils et liaisons), - réaliser les opérations de mise en forme et/ou de placage, - réaliser les opérations de montage et de finition, - conditionner et stoker les éléments fabriqués.. MISE EN ŒUVRE - exploiter le dossier technique d'une construction, - assurer la sécurité et gérer l'environnement de la zone d'intervention, - contrôler le support et implanter l'ouvrage, - mettre en position, régler, ajuster et fixer les éléments d'ouvrage, - installer les quincailleries et les accessoires, - appliquer les produits d'étanchéité et de de moulurière, Encolleur ; Operateur de massicot ; opérateur de machine à coller, assembleur de contreplaqués, opérateur d'autoclaves à imprégner le bois d'œuvre, opérateur de séchoir à bois, ouvrier au séchoir à placages, ouvrier au traitement du bois 197
8. Bac Pro Technicien de scierie Le titulaire du baccalauréat professionnel technicien de scierie participe au fonctionnement et à la gestion des scieries, quelle que soit leur taille, et, en particulier, celles dont l'activité est complétée par la fabrication industrielle de produits divers (palettes, emballages, lames de parquet, charpente rabotée...). 9. BEP Scierie Le titulaire de ce diplôme exerce son activité au sein des entreprises de première transformation du bois (scieries) comportant éventuellement une unité de fabrication industrielle de produits divers (palettes, emballages, lames de parquet, charpente...). 10. Conducteur de machines séchage du bois (BTS) Le séchage est l'opération qui consiste à enlever la majorité de l'eau contenue dans le bois. Cela permet d'obtenir un matériau résistant et stable, utilisable en construction ou en ameublement. le séchage se fait naturellement ou artificiellement dans des séchoirs (une ou plusieurs cellules). Le conducteur de séchoir est responsable de la conduite d une ou de plusieurs cellules de séchage. Les séchoirs à bois d'aujourd'hui sont performants et équipés de régulation automatique de process par ordinateur. protection. - Participer à l'approvisionnement des matières premières en fonction des contraintes liées à l'entreprise et au produit fabriqué ; - Préparer le processus de réalisation d'un produit à partir du dossier de fabrication ou de la demande du client ; - Réaliser les produits selon les techniques et procédés courants de fabrication et de mise en œuvre ; - Organiser, animer et gérer le suivi de la réalisation d'un produit dans le cadre d'une équipe de plusieurs ouvriers. Ces activités sont réalisées en prenant en compte les contraintes liées à la gestion et à la préservation de l'environnement. - exploiter les documents de production, - réceptionner, stocker et préparer les grumes, - approvisionner le poste de sciage, - réaliser les opérations de premier et de second débit, - réaliser les opérations de traitement et de séchage, - contrôler la conformité des produits bruts et semifinis. Il faut savoir utiliser l'informatique car les nouveaux séchoirs demandent un niveau de qualification élevé et des connaissances techniques théoriques et pratiques. À cet acquis technologique, le professionnel doit ajouter des qualités d'attention car son métier nécessite une surveillance constante de l'outil et du produit. Les connaissances en technologie du bois sont indispensables au conducteur de séchoirs. La conduite et la maintenance de séchoirs de plus en plus performants et sophistiqués exigent notamment des compétences en électronique, électromécanique élevées. Il faut être méthodique Responsable scierie, Chef de parc à bois, Chef cubeur, Chef d équipe, contremaître, Responsable de la production, Responsable de la qualité Responsable scierie, Chef de parc à bois, Chef cubeur, Chef d équipe, contremaître, Responsable de la production, Responsable de la qualité - 198
Le responsable des séchoirs est amené à prendre des décisions, seul, pour ralentir, accélérer ou modifier le processus de séchage en fonction des réactions du bois. Aucun séchage ne ressemble au précédent : il faut en permanence optimiser. Le conducteur a une responsabilité essentielle sur la qualité finale du produit et son utilisation. et organisé Filières de formation Objectifs de formation Compétences visées par le programme Type d emploi visé Sous secteur de la 4 ème TB : Travail du bois et d ameublement 11. Menuiserie Option agencement (CAP) Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour fabriquer et finir, assembler et poser sur chantier des mobiliers d'agencement et des ensembles décoratifs en bois massif, matériaux dérivés du bois et matériaux associés. 1. Fabriquer et finir des éléments d'agencement et des meubles en panneaux dérivés du bois - Fabriquer sur mesure des meubles non démontables en panneaux dérivés du bois. - Fabriquer aux dimensions standards des meubles démontables en panneaux dérivés du bois. - Fabriquer sur mesure un ensemble en panneaux dérivés du bois replaqué. - Fabriquer des éléments de forme courbe en panneaux dérivés du bois. - Réaliser une finition sur panneaux dérivés du bois. 2. Fabriquer et finir des meubles et des ensembles décoratifs à partir de bois massif - Menuisier-Ébéniste, Menuisier, Menuisier agenceur.. - Fabriquer des habillages muraux décoratifs en bois massif, y compris ossature de pose. - Fabriquer des plafonds décoratifs en bois massif, y compris ossature de pose. -Fabriquer des éléments de meubles en bois 199
12. Menuiserie Option siège (CAP) Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour fabriquer ou restaurer des sièges de style ou contemporains. Ce menuisier en sièges fabrique à l'unité des sièges en bois a des connaissances technologiques dans le domaine du bois: - les différentes essences les caractéristiques physiques du bois - les défauts du bois - les matériaux dérivés du bois - les techniques de tranchage, de déroulage et sciage de chantournement et debillardement - les techniques de replanissage, de recalage et de ponçage - les outillages - le travail sur machines - les techniques d'assemblages Il maîtrise le dessin technique, le traçage et connait l'histoire des styles dans l'ameublement. 13. Menuiserie - Option finition (CAP) Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour élaborer des systèmes de finition, effectuer la finition de meubles neufs et usagés, faire des retouches, réaliser des finis spéciaux, restaurer des meubles et gérer sa propre entreprise. massif. - Réaliser une finition sur bois massif. 3. Poser des mobiliers d'agencement et des ensembles décoratifs - Poser des habillages et plafonds décoratifs. - Poser des mobiliers d'agencement. - Transformer des matériaux à l'aide d'outils manuels - Transformer des matériaux à l'aide de machine - outils portatifs - Transformer des matériaux à l'aide de machinesoutils fixes - Fabriquer des gabarits - Fabriquer des sièges de construction simple - Calibrer manuellement et mécaniquement les pièces d'un siège de style - Fabriquer des sièges de style louis XIV. Régence, Louis XV. Louis XVI Directoire et Restauration - Régler et faire fonctionner des équipements de fabrication sérielle. - Transformer des matériaux à l'aide d'outils manuels - Transformer des matériaux à l'aide de machine - outils portatifs - Contretyper des couleurs opaques -Préparer les surfaces en vue de leur finition - Élaborer des procédures de finition - Effectuer la finition de meubles - Faire des retouches - Menuisier-Ébéniste, Menuisier, Menuisier agenceur.. Menuisiers de travaux de finition, Ébénistes est finisseurs à la main de meubles en bois, Vernisseurs et laqueurs de meubles 200
- Réaliser des finis spéciaux 14. Tapissier d'ameublement (CAP) Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour fabriquer des patrons de taillage, couper des matériaux de recouvrement, coudre les pièces coupées et poser des bourres et des matériaux de recouvrement. Le travail consiste à recouvrir des meubles neufs et à réparer, modifier ou restaurer des meubles usagés et des sièges de véhicules en tout genre (automobile, bateau, avion, etc.). - Utiliser ses connaissances relatives aux matériaux de recouvrement Résoudre des problèmes reliés aux bâtis, mécanismes et suspensions Concevoir des patrons et réaliser des plans de coupe Tailler des matériaux de recouvrement à l'aide d'outils conventionnels Régler et faire fonctionner des machines à coudre régulières et particulières Garnir des articles à rembourrer à l'aide d'outils conventionnels Régler et utiliser des équipements de pré garnissage pour bâtis et coussins Régler et utiliser des équipements de garnissage S'impliquer dans une production sérielle de tapisserie Tapissier, Habilleur de salon.. 15. Sculpteur sur bois (CAP) Objectif du programme: Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour réaliser, à partir de croquis, l'ornementation de meubles, les éléments de décoration s'intégrant à l'architecture intérieure (boiseries, manteaux de cheminée, portes, balustres) mais aussi des objets décoratifs. Le sculpteur maîtrise toutes les techniques de travail du bois: la préparation des outils à main (affûtage), le serrage des pièces, le maniement des machines, le débit et le corroyage des bois, les assemblages, le tracé, la recherche des fonds et l'exécution des détails en bas ou haut relief. Il est capable de reconnaître et respecter le style, de choisir une essence et d'effectuer le tracé de la pièce à réaliser. Il est capable de restaurer des sculptures - Transformer des matériaux à l'aide d'outils manuels - Transformer des matériaux à l'aide de machines-outils portatives - Développer des habiletés manuelles spécifiques à la sculpture -Sculpter des éléments naturels - Exécuter différents types de moulures ornées - Sculpter des motifs inspirés de différents styles et époques - Sculpter des feuilles d'acanthes et des rubans - Sculpter des palmettes, des rosaces et des coquilles - Réaliser des éléments tournés et sculptés Sculpteur sur bois, Tourneur, Fabricant de jouets en bois 201
anciennes. Il a des compétences en dessin et en modelage. 16. Dessinateur d'ameublement (BTP) Objectif du programme: Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour concevoir des produits à partir d'un cahier des charges établi suivant les besoins des clients, mais aussi suivant des critères économiques, techniques ou environnementaux. Il réalise ainsi des plans à partir de modèles existants, en fournissant toutes les indications techniques nécessaires à la fabrication du produit. À lui de choisir les matériaux appropriés (bois, dérivés du bois, aluminium, verre, inox, panneaux revêtus, vernis ou laque pour la finition). Il peut aussi concevoir de nouveaux produits et en dessiner les plans sur ordinateur. Dans l'industrie, avant de lancer la fabrication d'un produit en grande série, il réalise d'abord un prototype et des essais pour vérifier la conformité à l'utilisation prévue. 17. Étude et méthode d'ameublement (BTS) Ce programme vise à former des techniciens et des techniciennes aptes à intervenir dans la fabrication sur mesure de mobilier ou d'éléments architecturaux dans le secteur du bois. Son objectif c'est permettre d'acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour la conception technique, la fabrication et la planification d'un projet de fabrication sur mesure. 18. Gestion de production industrielle en ameublement (BTS) Le titulaire de ce diplôme exerce ses fonctions dans les PME-PMI et grandes entreprises du domaine du meuble ou de la menuiserie faisant appel à des méthodes industrielles de recherche Le technicien maîtrise le dessin industriel (DAO : dessin assisté par ordinateur ; CAO : conception assisté par ordinateur) et sait tracer des plans. Il connaît le bois, les essences et matériaux dérivés et les utilisations en fabrication (qualités, contraintes) ainsi que les techniques de production ou de construction. Organisé et rigoureux, il dispose d'un sens du relationnel développé pour assurer le lien avec la partie commerciale et avec la fabrication. Étude des matériaux Produits et procédés de finition Tapisserie de base Dessin assisté par ordinateur Principes d emballage Fabrication de meuble Concept et développement de produit Contrôle qualité Dossier de fabrication Commande numérique Optimisation de production Prix de revient Gestion de projet - Analyser les matériaux pour les mobiliers en bois massifs, en panneaux et matériaux connexes - Participer à une production dans un atelier de fabrication de mobilier. - - Chef de production, - Chef d atelier, Chef de production, Responsable technique, Responsable de la 202
et de production. Il assure la réalisation du projet en définissant, optimisant et mettant en œuvre les processus nécessaires. C'est un spécialiste de la gestion industrielle qui intervient dans les domaines de la gestion de production, de la gestion de la qualité et de l'organisation dans l'objectif de la réduction des coûts et des délais et de l'amélioration de la qualité. Il est par ailleurs capable de réaliser une étude d'industrialisation en vue du lancement ou de l'amélioration de la fabrication d'un produit. L'objectif du programme: Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour réaliser des dossier de définition, définir des procédés et des processus) ; préparer, organiser et suivre la production, améliorer des postes, manager des équipes régler et mettre au point, programmer, paramétrer. 19. Technicien en fabrication de meuble (BTP) Acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour effectuer le suivi de la production journalière, gérer le personnel de fabrication, gérer les équipements, assumer le contrôle de qualité et participer à la gestion de production. - Effectuer des dessins en 2D. - Effectuer des dessins en 3D. - Identifier les normes, standards et critères de qualité en ameublement. - Planifier et intégrer les travaux de maintenance. - Optimiser la production dans un atelier de fabrication de mobilier. - Exploiter un dossier de fabrication. - Préparer l ordonnancement et lancer la production. - Gérer le personnel de fabrication - Programmer des machines à commandes numériques. - Exploiter les outils de GPAO - Aménager une usine. - Concevoir et fabriquer des gabarits. - Préparer et réaliser un prototype. Exploiter le potentiel des outils et de la machinerie de base Analyser les matériaux pour les meubles en bois massif Analyser les matériaux pour les meubles et les armoires en panneaux Déterminer les produits et les procédés de finition Effectuer un dessin en trois dimensions Programmer une machine-outil à commande numérique S'adapter aux exigences associées aux nouvelles organisations Gérer le personnel d'une équipe de travail qualité - Chef d'atelier, chef de production 203
Filières de formation Objectifs de formation Compétences visées par le programme Type d emploi visé Sous secteur de la 4 ème TB : Construction en bois 20. BEP Bois - Option Construction bois Le titulaire de ce diplôme exerce son activité dans les entreprises artisanales ou industrielles qui fabriquent et installent des ouvrages de structure, d'ossature et de charpente en bois et dérivés dans les domaines du bâtiment, de l'habitat et de l'environnement (habitations, locaux professionnels, locaux recevant du public, aménagements urbains, aménagements extérieurs). Il intervient en partie dans l'atelier pour les opérations de fabrication et en partie sur le chantier pour les opérations de levage et de pose. 21. Monteur en construction bois (CAP) Le monteur en construction bois participe au montage et au levage de la structure bois (murs, planchers et charpentes), au clos-couvert (couverture, menuiseries extérieures et bardage), à l'isolation en assurant l'étanchéité à l'air et à la pose des aménagements intérieurs (habillage des murs et des plafonds, cloisons, portes intérieures, escaliers). Il est amené à fabriquer sur le chantier des éléments de structure simples à l'aide de matériel électroportatif..fabrication : - exploiter les documents techniques de fabrication, - préparer les matériaux, quincailleries et accessoires, - réaliser les épures et les tracés professionnels, - réaliser les usinages, - réaliser l'assemblage et la préfabrication, - conditionner et stoker les éléments fabriqués.. MISE EN ŒUVRE - exploiter le dossier technique d'une construction, - assurer la sécurité et gérer l'environnement de la zone d'intervention, - contrôler le support, implanter l'ouvrage et répartir les éléments, - mettre en position, régler et fixer les éléments de structure ou d'ossature, - ajuster et fixer les revêtements et les parements, - poser les produits d'étanchéité, d'isolation et de protection. 1. Lever et poser des ouvrages de structure bois - Préparer un chantier de structure bois. - Assembler, lever et régler des éléments de structure bois. - Ajuster et poser des pièces de structure bois. - Réaliser des scellements et fixer des organes de liaisons. 2. Réaliser la couverture de combles à deux versants en petits éléments - Préparer un chantier de couverture sur un pavillon neuf. Charpentier, Menuisier- Charpentier Charpentier bois poseur, Chef d'équipe en pose de charpentes bois, Monteur de chalets en bois, Monteur de maisons à ossature bois, Monteur de structures bois, Monteur en structures bois et composites, Poseur de charpentes bois, Poseur de charpentes en matériaux bois composites 204
22. Bac Pro Technicien Constructeur bois Le titulaire du baccalauréat professionnel Technicien Constructeur bois exerce son activité dans les entreprises artisanales ou industrielles qui fabriquent et installent des ouvrages de structure, d ossature et de charpente en bois et dérivés dans les domaines du bâtiment, de l'habitat et de l'environnement (habitations, locaux professionnels, locaux recevant du public, aménagements urbains, aménagements extérieurs). Il intervient en partie dans l'atelier pour les opérations de fabrication et en partie sur le chantier pour les opérations de levage et de pose. -Poser des tuiles mécaniques sur un comble à deux versants. - Poser des tuiles plates sur un comble à deux versants. - Poser des ardoises naturelles sur un comble à deux versants. 3. Installer des menuiseries extérieures et des bardages -Installer des fenêtres et des portes extérieures en applique, en feuillure et en tunnel. - Poser des bardages extérieurs. 4. Réaliser l'isolation, l'habillage et les partitions intérieurs - Réaliser l'isolation thermique de l'enveloppe d'une construction. Intégrer des réseaux techniques dans les parois d'une construction. - Réaliser l'habillage intérieur de l'enveloppe d'une construction. - Poser des cloisons de distribution. A l'atelier: - préparer le processus de fabrication, organiser les postes de travail et répartir les tâches aux opérateurs, - réaliser en autonomie la fabrication et l'assemblage des composants d'un ouvrage, - animer le travail d'une équipe pour des travaux nécessitant d employer plusieurs personnes. Sur le chantier,: - préparer le processus de mise en œuvre, organiser la zone de travail et les moyens à mettre en œuvre, - réaliser et conduire en autonomie le levage d'un ouvrage de construction bois, - animer le travail d'une équipe et gérer la qualité Agent de contrôle de montage sur bois Dessinateur de charpentes en bois Dessinateur de maisons à ossature bois Dessinateur de structures en bois Dessinateur en agencement Dessinateur en menuiserie Dessinateur gabarits bois Dessinateur-projeteur de maisons à ossature bois Dessinateur-projeteur de charpentes en bois 205
23. BTS Charpente couverture Le titulaire de ce diplôme exerce diverses activités professionnelles : commerciales, de conception, d'organisation, de fabrication et de mise en œuvre, de gestion de fabrication et de chantier, d'animation et communication. Dans le domaine des techniques du toit et de l'ossature bois du bâtiment, ce technicien peut monter des opérations pour un client : depuis l'avant-projet, le choix des solutions techniques, le devis, jusqu'à l'organisation du travail (inventaire des contraintes, lancement des fabrications et des chantiers, gestion des stocks, suivi de mise en œuvre) et la formation du personnel. 24. BTS Développement et réalisation bois Le titulaire du BTS Développement et réalisation bois intervient dans les entreprises de la deuxième transformation du bois et des matériaux qui lui sont associés dans lesquelles il peut occuper différents postes dans les services qui ont en charge le développement, l'industrialisation ou la réalisation des produits. et la sécurité sur le chantier. Il est capable de s'intégrer rapidement dans une équipe et, après quelques mois passés dans l'entreprise, d'affirmer son autonomie et de montrer sa capacité à prendre en responsabilité la conduite d'une réalisation d'ouvrage. Pour mettre en œuvre ses compétences, il a des connaissances dans les domaines suivants : architecture de la construction et mécanique des structures, technologie des matériaux, des procédés, gestion de production, logistique, métrologie et contrôle, automatique, DAO, CAO, CFAO, techniques de gestion et mercatique, sécurité dans l'entreprise - développer des produits en vue de leur réalisation ; - réaliser une industrialisation des produits et préparer la production ; - organiser la production ; - mettre en œuvre et gérer la production. Dessinateur-projeteur de structures en bois Dessinateur-projeteur structure bois Dessinateur-métreur bois Dessinateur-métreur charpente Dessinateur-projeteur en agencement... Charpentier, Menuisier- Charpentier Agent / Agente de contrôle de montage sur bois Dessinateur / Dessinatrice de charpentes en bois Dessinateur / Dessinatrice de maisons à ossature bois Dessinateur / Dessinatrice de structures en bois Dessinateur(trice)- projeteur(se) structure bois Dessinateur-métreur / Dessinatrice-métreuse charpente... - Chef de production 206
ANNEXE 9 : LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 Tableau 2 Tableau 3 Tableau 4 Tableau 5 Tableau 6 Tableau 7 Tableau 8 Tableau 9 Tableau 10 Tableau 11 : Répartition des établissements d enseignement relevant du MINESEC dispensant des formations aux métiers du bois : Répartition des Écoles Normales d Instituteurs de l Enseignement Technique (ENIET) : Répartition des ateliers de Menuiserie Ébénisterie par région et par opérateur d enseignement : Nombre d apprenants de la filière «Menuiserie Ébénisterie» au cours de l exercice des années scolaires 2007/2008 à 2009/2010 : Répartition du nombre d apprenants «Menuiserie Ébénisterie» par opérateur de formation (Année de formation 2009 2010) : Variation de la durée et du coût de revient de la formation «Menuiserie Ébénisterie» par région : Répartition des SAR/SM ouvertes par région : Répartition des établissements de formation visités par région : Les spécialités recensées : Répartition des spécialités selon le mode de formation : Nombre moyen de personnel dans les établissements de formation par type de poste : Spécialité des enseignants techniques selon les régio : Répartition annuelle des diplômés de la FASA Tableau 12 Tableau 13 Tableau 14 : Évolution et répartition de la production des grumes entre 2002 et 2006 Tableau 15 : Transformation du bois (en milliers de m 3 ) Tableau 16 : Définitions secteurs 1TB, 2TB, 3TB et 4 TB Tableau 17 : Répartition des entreprises de transformation du bois selon la capacité de débitage, le type de produit et la localisation géographique Tableau 18 : Typologie des usines de transformation Tableau19 : Répartition des Unités de 1 ére transformation par région Tableau 20 : Catégories d emplois offerts par le sous secteur bois artisanal Tableau 21 : Besoin en main d'oeuvre dans le sous secteur sciage industriel Tableau 22 : Produits de la 2 ème et 3 ème transformation du bois Tableau 23 : Besoins en main d'œuvre et formation Fabrication produits en bois Tableau 24 : Caractéristiques des entreprises de transformation du bois visitées Tableau 25 : Répartition des répondants «Entreprises industrielles de transformation» par type d activité et par région Tableau 26 : Tableau 27 Tableau 28 Tableau 29 Tableau 30 Tableau 31 Tableau 32 Répartition des répondants «Entreprises artisanales» par type d activité et par région : Distribution des Entreprises de transformation visitées par région : Répartition des entreprises par degré de transformation et par région : Types de machines utilisées par strate (Estimation dans l échantillon) : Niveau technologique des équipements : Profil de l'emploi de la filière bois : Moyenne des employés par sous secteur 207
Tableau 33 Tableau 34 Tableau 35 Tableau 36 Tableau 37 Tableau 38 Tableau 39 Tableau 40 Tableau 41 Tableau 42 Tableau 43 Tableau 44 Tableau 45 Tableau 46 Tableau 47 Tableau 48 Tableau 49 Tableau 50 Tableau 51 Tableau 52 Tableau 53 Tableau 54 : La liste des fonctions recensée et la répartition de nombre des employés par fonction et par secteur de transformation : Répartition des employés par groupe d'âge : Répartition de l emploi par région : Liste des emplois recueillis et estimation d'effectif par fonction : Responsabilité de la fonction «Formation» par typologie d unités de transformation du bois : Importance de la formation continue dans les unités de transformation du bois : Informations sur la formation continue par type d activité : Répartition des entreprises ayant des difficultés de gestion de la main d œuvre technique : Ordre des difficultés de gestion de la main d œuvre technique : Répartition des stages accordés suivant le type de stage : Répartition des stages suivant les spécialités : Durée moyenne des stages : Appréciation de la qualité de formation des stagiaires : Les prévisions de recrutements de nouveau personnel et importance du diplôme : Type de poste concerné par les projets de recrutement : Type de poste concerné par les projets de recrutement : Raisons des projets de recrutement : Avis des répondants sur l impact des changements sur les métiers du secteur de transformation du bois : Tableau de correspondance professions/programmes de formation du secteur du bois : Évolution de l emploi dans le secteur du Bois : Évolution du nombre et des besoins additionnels de la main d œuvre par fonction de travail pour la filière Bois : Évolution du nombre et des besoins additionnels de la main d œuvre par fonction de travail pour le secteur du bois 208
ANNEXE 10 : LISTE DES GRAPHIQUES Graphique 1 Graphique 2 Graphique 3 Graphique 4 Graphique 5 Graphique 6 Graphique 7 Graphique 8 Graphique 9 Graphique 10 Graphique 11 Graphique 12 : Relation Emplois/Formation : Structure de la matrice Entreprises de transformation du bois : Structure de la matrice Établissements de formation : Établissements premier cycle : Établissements second cycle : Nombre total d Établissements MINESEC : Évolution du nombre d apprenants de la filière Menuiserie Ébénisterie : Proportion des apprenants par spécialité pour l année de formation 2009/2010 : Répartition des SAR/SM par région : Nombre total des établissements dispensant une formation bois MINESEC et MINEFOP : Comparaison de la concentration entreprises de transformation bois et concentration établissements de formation Bois : Répartition des établissements de formation visités par région Graphique 13 : Répartition des formations selon le niveau de qualification Graphique 14 : Age moyen des formateurs par région Graphique 15 : Difficultés rencontrées par les établissements de formation Graphique 16 : Évolution et répartition de la production des grumes entre 2002 et 2006 Graphique 17 : Transformation du bois en m 3 Graphique 18 : Répartition des entreprises de transformation du bois selon la capacité de débitage Graphique 19 : Répartition des entreprises de transformation du bois selon le produit Graphique 20 : Répartition des entreprises de transformation du bois selon la capacité de débitage et le type de produit Graphique 21 : Répartition des entreprises par région Graphique 22 : Répartition des entreprises par degré de transformation et par région Graphique 23 : Répartition des entreprises par degré de transformation et par région Graphique 24 : Capacité de transformation en m 3 Graphique 25 : Répartition des entreprises selon le degré de transformation Graphique 26 : Répartition des entreprises par degré de transformation et par région Graphique 27 : Répartition des entreprises 4 ème transformation selon la taille Graphique 28 : Répartition des corps des métiers de la 4 ème transformation Graphique 29 : Type et nombre des machines utilisées de la 4 ème transformation Graphique 30 : Diagramme de la répartition des entreprises par année de création Graphique 31 : Destination des produits des entreprises répondants Graphique 32 : Diagramme de la masse salariale des entreprises Graphique 33 : Diagramme de la répartition des employés par groupe d'âge Graphique 34 : Domaines de formation continue 209
Graphique 35 Graphique 36 Graphique 37 Graphique 38 Graphique 39 Graphique 40 : Prévisions de recrutement de la main d œuvre sur les 4 prochaines : Importance du diplôme technique lors du recrutement : Ampleur des difficultés dans le recrutement suivant les spécialités : Postes de travail concernés par les changements technologiques : Postes de travail concernés par les changements de lois et règlements : Postes de travail concernés par les changements de marché 210
ANNEXE 11 : BIBILIOGRAPHIE 1. OTF Group, 2010, Stratégie de revalorisation de la filière Bois au Cameroun, Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du territoire, Projet Compétitivité des Filières de Croissance (PCFC) 2. YOUMBI Augustin, 2011, Synthèse des recommandations des études et travaux sur l industrialisation du bois au Cameroun, Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du territoire, Projet Compétitivité des Filières de Croissance (PCFC) 3. Rachel JUNG, Marc DEBELS, 2003, Fiche «Cameroun : La filière Bois», Mission Économique de Yaoundé, IZF 4. Cabinet JM N CONSULTANT, 2005, Étude sur l identification du secteur de la 2ème transformation du bois à Yaoundé, Ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun et Service de Coopération et d Action Culturelle de l Ambassade de France 5. Convention collective nationale des entreprises d'exploitation, de transformation, des produits forestiers et activités annexes 6. La réforme de la fiscalité forestière au Cameroun, Débat Politique et analyse économique, Revue «BOIS ET FORETS DES TROPIQUES, 2000, N 264» 7. Jean Christophe Carret, 1999, L industrialisation de la filière bois au Cameroun entre 1994 et 1998 : Observations, Interprétations, Conjectures, Synthèse, Ministère camerounais de l Environnement et des Forêts 8. ABT Vincent, CARRET Jean Christophe, MENGIN LECREULX Patrice, EBAA ATYI Richard, GIRAUD Pierre Noël, PLAN Jacques, 2002, Étude en vue de la définition d'une politique sectorielle de transformation et de valorisation du bois au Cameroun, Première partie : Analyse de l'adéquation entre la production de la forêt camerounaise et la capacité des usines de transformation, Ministère de l'environnement et des Forêts, Direction de la promotion et de la transformation des produits forestiers 9. ABT Vincent, CARRET Jean Christophe, MENGIN LECREULX Patrice, EBAA ATYI Richard, GIRAUD Pierre Noël, PLAN Jacques, 2002, Étude en vue de la définition d'une politique sectorielle de transformation et de valorisation du bois au Cameroun, Deuxième partie : Analyse des performances économiques, forestières, environnementales et sociales des usines de transformation, Ministère de l'environnement et des Forêts, Direction de la promotion et de la transformation des produits forestiers 10. Décision N 2637/D/MINFOP du 6 Décembre 2012 portant sur la Catégorisation des unités de transformation et déterminant le degré de transformation des produits Bois, 11. Les Comptes Nationaux 2008 et estimation 2009, Institut National de la Statistique, 2010 12. Tableau de bord de l économie Camerounaise, Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire, 2011 13. Charlie Pye Smith, 2011, Cameroun : une richesse forestière ignorée Center for International Forestry Research (CIFOR), Bogor, Indonésie 14. Document de stratégie pour la croissance et l emploi 15. D.F. Thies CT, 2007, Note de synthèse économique du secteur forestier au Cameroun, MINFOF (GTZ / PGDRN) 211
16. Equipe d experts Camerounais, Français et de la Banque Mondiale, Rapport d état du système éducatif national camerounais Éléments de diagnostic pour la politique éducative dans le contexte de l EPT et du DSPR 17. Tecsult International Ltée, 2007, Étude sur la traçabilité des bois exploités au Cameroun et des produits «bois» exportés à partir du Cameroun, Etat des lieux et identification des besoins 18. Professeur Amos FOUDJET, 2002, Evaluation des besoins en matière de formation forestière, Réseaux des Institutions de Formation Forestière et Environnementale d Afrique Centrale (RIFFEAC) / Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l Agriculture (FAO) 19. Évaluation des besoins en formation dans le secteur forestier en Afrique Centrale, FAO, 2003 20. Ed. Perry, A Bediang KOLOKOSSO, Étude de la filière Bois au Cameroun, MINEFOP, 2009 21. Jean Christophe Carret, 1999, L industrialisation de la filière bois au Cameroun entre 1994 et 1998 : Observations, Interprétations, Conjectures Synthèse, Ministère camerounais de l Environnement et des Forêts 22. Paolo Omar Cerutti, Guillaume Lescuyer, 2011, Le marché domestique du sciage artisanal au Cameroun : État des lieux, opportunités et défis, Center for International Forestry Research (CIFOR), Bogor, Indonésie 23. Equipe Technique du GTZ/ProPSFE/Antenne de la Province de l Est du Cameroun, Note technique1 sur le bois énergie à au Cameroun 24. Recueil des Textes Forets Faune Pêche Environnement 25. François PINTA, Timothée FOMETE, 2004, Filière bois au Cameroun : vers une gestion durable des forêts et une transformation industrielle performante?, Revue «BOIS ET FORÊTS DES TROPIQUES» 26. Onisep, Zoom sur les métiers, Les métiers du Bois : Forêts, Industries, Construction, Commerce, Onisep toutes l info sur les métiers et les formations 27. Lucie Michon, Alain Girard, Yvan Gagnon, 2003, Portrait de secteur : Transformation du Bois, FPT Québec 28. Blaise DOUROU, Étude de l offre et de la demande sur le bois et ses dérivés, La Chambre de Commerce, d Industrie, D Agriculture et de Métiers République du Congo 29. MINEFOP 2010, Référentiel de diplôme, spécialité : Menuiserie Bois, 30. MINEFOP 2010, Document d accompagnement, spécialité : Menuiserie Bois, 31. MINEFOP 2012, Répertoire des SAR/SM 32. L offre de formation professionnelle, MINEFOP, 2010 33. Annuaire statistique 2007/2008 ; 2008/2009 ; 2009/2010, MINEFOP, UNESCO 34. Plan d industrialisation du secteur bois Rapport final MINFOF Janvier 2013 35. Programme National d Appui à la Transformation des Produits Forestiers 2014 2018 Rapport provisoire 36. MINEFOP : Réforme des SAR/SM : Projet de mise en place de centres de formation aux métiers (CFM), offrant des formations non agricoles, en milieu rural 37. Convention d entente entre l agence de cooperation internationale de la Corée (KOICA) et le MINEFOP pour le financement de la mise en place de l Institut National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes à Yaoundé. 38. Stratégie sectorielle de l éducation et de la formation (2013 2020) 212
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