Cancer du sein in situ



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Transcription:

traitements et soins octobre 2009 recommandations professionnelles Cancer du sein COLLECTION recommandations & référentiels Recommandations de prise en charge spécialisée Carcinome canalaire et carcinome lobulaire Diagnostic, prise en charge thérapeutique et surveillance Destiné a l usage des professionnels de santé

2 CANCER DU sein L Institut National du Cancer est l agence nationale sanitaire et scientifique chargée de coordonner la lutte contre le cancer en France. Les recommandations de prise en charge du cancer du sein (carcinome canalaire et carcinome lobulaire ) ont été élaborées dans le cadre d un partenariat entre l Institut National du Cancer et la Société française de sénologie et pathologie mammaires (SFSPM). Ces recommandations ont été validées en octobre 2009. Le rapport intégral et les annexes sont consultables gratuitement sur www.e-cancer.fr. Ce document a été publié en octobre 2009 avec le soutien financier de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer www.fnclcc.fr Ce document doit être cité comme suit : Cancer du sein, collection Recommandations et référentiels, ouvrage collectif édité par l Inca, Boulogne-Billancourt, octobre 2009. Ce document peut être reproduit ou diffusé librement pour un usage personnel et non destiné à des fins commerciales ou pour des courtes citations. Pour tout autre usage, il convient de demander l autorisation auprès de l INCa en remplissant le formulaire de demande de reproduction disponible sur le site Internet www.e-cancer.fr ou auprès du département communication institutionnelle de l INCa à l adresse suivante : publication@institutcancer.fr.

cancer du sein 3 Contexte clinique et objectifs Parmi les cancers du sein, on distingue les carcinomes canalaires (CCIS) et les carcinomes lobulaires (CLIS). Les carcinomes canalaires (CCIS) représentent 85 % à 90 % des cancers du sein soit 7 à 8 000 nouvelles patientes par an. Leur incidence est en augmentation du fait de la généralisation du dépistage. Malgré un bon pronostic avec une survie globale à 10 ans supérieure à 95 %, le taux de récidive invasive peut atteindre 13 % en cas de traitement conservateur sans radiothérapie. Les recommandations de prise en charge des patientes atteintes de CCIS répondent à un réel enjeu de santé publique au regard de leur fréquence, de leur incidence en augmentation et de l importance d une prise en charge initiale de qualité. Les carcinomes lobulaires (CLIS) représentent environ 10 à 15 % des cancers du sein soit approximativement 0,5 à 3,8 % de l ensemble des cancers du sein. Du fait de cette relative rareté, la prise en charge est actuellement très peu standardisée. Les recommandations de prise en charge des patientes atteintes de CLIS ont pour objectif d identifier pour la première fois en France les attitudes cliniques de référence sur la base des données aujourd hui disponibles.

4 cancer du sein Stratégie diagnostique devant une anomalie >>> Découverte d une anomalie radiologique lors d un dépistage organisé (ou individuel) (90 % des cas) 1. Examen clinique 2. Imagerie --Mammographie et échographie bilatérales --Si facteur de risque 1 : IRM mammaire peut être discutée 3. Histologie --Si ACR 4 et 5 2 : prélèvement biopsique systématique --Si ACR 3 2 : la réalisation d un prélèvement biopsique peut être discutée Modalités techniques du prélèvement biopsique : en cas de calcifications : - macrobiopsie par voie percutanée utilisant un système à aspiration - microbiopsie par voie percutanée si macrobiopsie techniquement non réalisable en cas de masses palpables et radiologiques : - microbiopsie par voie percutanée si impossibilité technique de réaliser une biopsie percutanée : - biopsie chirurgicale 1. Haut risque de type génétique, sein de classe de densité 4, irradiation thoracique antérieure. 2. Selon la classification en catégories BI-RADS de l American College of Radiology (ACR) (modifiées par l ANAES en février 2002) [ANON2003].

cancer du sein 5 mammaire radiologique ou clinique >>> DÉCOUVERTE D UNE ANOMALIE CLINIQUE MASSE PALPABLE, ÉCOULEMENT, MALADIE DE PAGET (10 % des cas) EN CAS DE MASSE PALPABLE 1. Examen clinique 2. Imagerie : --Mammographie et échographie bilatérales 3. Histologie : --Prélèvement biopsique systématique EN CAS D ÉCOULEMENT SÉRO-SANGLANT 1. Examen clinique 2. Imagerie : --Mammographie et échographie bilatérales --Si facteur de risque 1 : IRM mammaire peut être discutée --Pas de galactographie 3. Histologie : -- Pyramidectomie chirurgicale en cas de maladie de paget 1. examen clinique 2. imagerie : --mammographie et échographie bilatérales --si absence d anomalie mammographique et/ou échographique: irm mammaire 3. histologie : --biopsie cutanée mamelonnaire

6 cancer du sein Prise en charge thérapeutique d un carcinome Le diagnostic de CCIS est fait sur l examen anatomopathologique d un prélèvement biopsique. Le traitement de première intention, quand il est réalisable, est un traitement conservateur reposant sur la chirurgie conservatrice du sein associée à une radiothérapie. OUI LA CHIRURGIE CONSERVATRICE CHIRURGIE CONSERVATRICE DU SEIN l Sans examen extemporané l Sans curage axillaire l Si lésion palpable ou suspicion de micro-invasion sur image radiologique ou sur biopsie : ganglion sentinelle OUI La marge de tissu sain est-elle 2 mm? non RADIOTHÉRAPIE l Dose minimale de 50 Gy en 25 fractions l Pas d irradiation ganglionnaire l Une surimpression peut être discutée notamment dans le cadre d essais cliniques 4. Elle ne doit pas être le traitement de rattrapage d un traitement chirurgical insuffisant REPRISE CHIRURGICALE Trois modalités sont possibles : l Ré-excision avec obtention de marges à 2 mm puis radiothérapie l Mastectomie de 2 e intention l Mastectomie de 3 e intention si ré-excision non satisfaisante 3. La chirurgie conservatrice est dite réalisable si elle permet l obtention de berges saines, garantit un résultat esthétique et que la patiente l accepte. 4. Registre des essais cliniques publié sur le site de l INCa www.e-cancer.fr.

cancer du sein 7 canalaire EST-ELLE réalisable 3? non MASTECTOMIE TOTALE SIMPLE l Sans curage axillaire l Avec reconstruction mammaire immédiate ou différée l Si lésion palpable, suspicion de micro-invasion sur image radiologique ou sur biopsie, ou lésion étendue de haut grade : ganglion sentinelle l Si mastectomie pour lésion étendue non de haut grade : ganglion sentinelle peut être discuté

8 cancer du sein Prise en charge thérapeutique de la récidive Une récidive doit être suspectée devant l apparition d une nouvelle anomalie clinique ou radiologique en cours de surveillance Des prélèvements percutanés à visée diagnostique sont alors recommandés. OUI Un traitement A-T-IL ÉTÉ non La récidive est-elle invasive? OUI RECIDIVE IN SITU APRÈS TRAITEMENT CONSERVATEUR l Mastectomie totale l Reconstruction mammaire immédiate ou différée l Pas de ganglion sentinelle l Pas de curage axillaire immédiat l Si découverte d un cancer infiltrant sur mastectomie : Curage secondaire RECIDIVE INVASIVE APRÈS TRAITEMENT CONSERVATEUR l Mastectomie totale l Curage axillaire homolatéral l Traitement médical adjuvant et/ou radiothérapie à discuter l Reconstruction mammaire immédiate ou différée à discuter en fonction des traitements associés

cancer du sein 9 d un carcinome canalaire traité conservateur réalisé? non non La récidive est-elle invasive? OUI RECIDIVE IN SITU APRÈS MASTECTOMIE l Excision au large avec berges saines l Pas de curage axillaire l Radiothérapie de paroi peut être discutée RECIDIVE INVASIVE APRÈS MASTECTOMIE l Stratégie thérapeutique à définir en réunion de concertation pluridisciplinaire après bilan d extension locorégional complet

10 cancer du sein Prise en charge thérapeutique d un carcinome Le diagnostic de CLIS est fait sur l examen anatomopathologique d un prélèvement biopsique. La prise en charge thérapeutique est orientée par la classification LIN (lobular intraepithelial neoplasia) divisée en trois catégories (LIN 1 à 3) (OMS 2003). PRÉLÈVEMENT NÉOPLASIES LOBULAIRES LIN 1 l Surveillance l En cas de facteurs de risques ou de discordance radio-pathologique : une biopsie chirurgicale peut être discutée LIN 2 l Biopsie chirurgicale l Surveillance

cancer du sein 11 lobulaire BIOPSIQUE : INTRA-ÉPITHÉLIALES (LIN) LIN 3 l Exérèse chirurgicale SI LIN3 de TYPE 1 5 l Surveillance l Pas de reprise chirurgicale si berges atteintes SI LIN3 de TYPE 2 OU 3 5 l Obtention de berges saines pour le contingent pléiomorphe et/ou le contingent avec nécrose et/ou bague à chatons l Radiothérapie du sein peut être discutée l Surveillance 5. Type 1 : LIN 3 classique; Type 2 : LIN 3 avec contingent pléiomorphe et/ou bague à chatons; Type 3 : LIN3 avec nécrose

12 cancer du sein Surveillance des cancers du sein traités >>> SURVEILLANCE APRÈS TRAITEMENT CONSERVATEUR 1. Examen clinique annuel 2. Imagerie --Première mammographie de contrôle à 6 mois de la fin de la radiothérapie adjuvante. --Mammographie et échographie bilatérales annuelles. Situations particulières --Pour les femmes jeunes, une surveillance clinique biannuelle les 5 premières années est recommandée. --Chez les patientes porteuses d une mutation BRCA1/BRCA2 ou à haut risque de cancer du sein 6, une surveillance par IRM mammaire bilatérale annuelle est recommandée. --Si la surveillance est difficile par mammographie et échographie (sein très dense ou très remanié et femme jeune < 40 ans), une surveillance par IRM mammaire peut être discutée. 6. Haut risque génétique cancer du sein : tests génétiques négatifs mais histoire familiale conférant un risque absolu cumulé > à 30 %.

cancer du sein 13 >>> SURVEILLANCE APRÈS MASTECTOMIE 1. Examen clinique annuel 2. Imagerie --Mammographie et échographie controlatérales annuelles. Situations particulières --Chez les patientes porteuses d une mutation BRCA1/BRCA2 ou à haut risque de cancer du sein 1, une surveillance par IRM mammaire controlatérale annuelle est recommandée. >>> DANS TOUS LES CAS -- Aucun examen de recherche des métastases n a de place dans la surveillance des CCIS traités. --Il n y a aucune indication du dosage des marqueurs tumoraux sériques.

14 cancer du sein Groupe de travail Bruno Cutuli, oncologue radiothérapeute, Polyclinique de Courlancy, Reims (coordonnateur) Laurent Arnould, pathologiste, Centre George-François Leclerc, Dijon Béatrice Barreau, radiodiagnosticien, Centre Futura, Anglet Jean-Pierre Bellocq, pathologiste, CHU, Strasbourg Pascal Bonnier, gynécologue oncologue, Institut de chirurgie et d oncologie gynécologique et mammaire, Hôpital Beauregard, Marseille Alain Fignon, chirurgien gynécologue obstétricien, Clinique de l Alliance, Saint-Cyr Eric Fondrinier, chirurgien, Centre Sein Godinot, Reims Alain Fourquet, radiothérapeute, Institut Curie, Paris Claire Lemanski, radiothérapeute, Centre Val d Aurelle, Montpellier Anne Lesur, oncologue sénologue, Centre Alexis Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy Brigitte Sigal-Zafrani, pathologiste, Institut Curie, Paris Christine Tunon de Lara, chirurgien gynécologue, Institut Bergonié, Bordeaux

cancer du sein 15 Coordination Sophie Rousmans, méthodologiste, département des recommandations pour les professionnels de santé, Institut National du Cancer Lise Bosquet, responsable des méthodologistes et des documentalistes, département des recommandations pour les professionnels de santé, Institut National du Cancer Valérie Mazeau-Woynar, médecin, responsable du département des recommandations pour les professionnels de santé, Institut National du Cancer

traitements et soins Pour plus d informations www.e-cancer.fr Ce document a été publié avec le soutien financier de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer. Institut National du Cancer 52, avenue André Morizet 92100 Boulogne-Billancourt France Tél. : 01 41 10 50 00 Fax. : 01 41 10 50 20 diffusion@institutcancer.fr Réf. : PLACSIS09