DOSSIER PRESSE Mercredi 9 septembre 2015 INAUGURATION DU C.E.P.S. Centre d Éducation et de Prévention pour la Santé Contact Presse : Jérôme BERNARD 0692 61 68 26 - j.bernard@gcs-gso.org 38, rue Labourdonnais - CS 11045-97 866 Saint-Paul Cedex tel. 0262 45 30 30 / fax. 0262 45 30 01 / www.chgm.re / direction@ch-gmartin.fr
Invitation Presse Saint-Paul, le 4 septembre 2015 LE CHGM INAUGURE LE CEPS Un Centre de Santé Sexuelle novateur et complet Le Pôle Femme / Mère / Enfant du Centre Hospitalier Gabriel Martin, soucieux d améliorer la prise en charge des femmes et des couples autour de cette thématique, a œuvré pour la création d un centre de santé sexuelle ou «Centre d Éducation et Prévention Santé» (CEPS) sur le territoire de santé ouest de La Réunion. Chacun peut désormais bénéficier d une prise en charge globale par des professionnels de santé pluridisciplinaires, sur une structure unique d'éducation et de promotion de la santé des femmes, des hommes et du couple, regroupant les activités suivantes : DÉPISTAGE ANONYME ET GRATUIT : Information, dépistage, diagnostic et traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et des Hépatites (A, B et C) VACCINATION : Consultations de conseil et mise à jour vaccinale GYNÉCOLOGIE : Consultations de gynécologie médicale! et spécialisée, planification, dermatologie,! prise en charge multidisciplinaire de pathologie vulvaire SEXOLOGIE & RELATIONS CONJUGALES : Consultations en sexologie et conseil conjugal INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE : Consultations avant et après intervention, IVG médicamenteuses sans hospitalisation GROUPES DE PAROLE : «Cancer et sexualité chez la femme» VIOLENCES INTRA FAMILIALES : Accueil, écoute, soins, accompagnement et orientation. Prise en charge des situations de grave danger par le Réseau VIF A cette occasion, le CHGM a le plaisir de vous convier à l inauguration du C.E.P.S. : Mercredi 9 septembre 2015 à 9h Au CEPS / 21 rue Ibrahim Balbolia, Saint-Paul Cette inauguration sera suivie d une journée porte ouverte jusqu à 17h Contact Presse Jérôme Bernard I j.bernard@gcs-gso.org I 0692 61 68 26 38, rue Labourdonnais - CS 11045-97 866 Saint-Paul Cedex tel. 0262 45 30 30 / fax. 0262 45 30 01 / www.chgm.re / direction@ch-gmartin.fr p. 2 / 10
I. CRÉATION D UN CENTRE DE SANTÉ SEXUELLE : CONTEXTE ET ENJEUX La santé sexuelle selon l OMS Depuis 2003, l OMS a défini la santé sexuelle : «La santé sexuelle fait partie intégrante de la santé, du bien-être et de la qualité de vie dans leur ensemble. C est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en relation avec la sexualité, et non pas simplement l absence de maladies, de dysfonctionnements ou d infirmités». De plus l OMS énonce les droits sexuels : Les droits sexuels s inscrivent dans les droits humains déjà reconnus par les législations nationales, les instruments internationaux relatifs aux droits humains et autres textes bénéficiant d un large consensus. Ils incluent, entre autres droits accordés à toute personne, sans aucune contrainte, discrimination, violence : le droit de jouir du meilleur état de santé sexuelle possible grâce notamment à l accès à des services médicaux spécialisés en matière de santé sexuelle et de reproduction ; le droit de demander, d obtenir et de transmettre des informations ayant trait à la sexualité ; le droit à une éducation sexuelle ; le droit au respect de son intégrité physique ; le droit au choix de son partenaire ; le droit de décider d avoir une vie sexuelle active ou non ; le droit à des relations sexuelles consensuelles ; le droit à un mariage consensuel ; le droit de décider d avoir ou de ne pas avoir des enfants, au moment de son choix ; le droit d avoir une vie sexuelle satisfaisante, agréable et sans risque. Le contexte régional La population du territoire Ouest est d environ 211 448 habitants au 1er janvier 2011, soit près de 26% de la population Réunionnaise (Observatoire Régional de la Santé, 2014). Les moins de 20 ans représentent 33% de la population du territoire. La population Réunionnaise présente un niveau de précarité élevé. En effet, 274 848 personnes sont bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active socle (RSA), soit 32,5% de la population (contre 8% en métropole). Par ailleurs, sur le territoire Ouest, 71 763 personnes sont bénéficiaires de la Couverture Médicale Universelle Complémentaire au 1er janvier 2014, (soit 34% de la population du territoire ouest contre 5.8 % de la population Française en 2011). " p. 3 / 10
L analyse des besoins! L amélioration de l accès à la contraception et à la prise en charge globale des infections sexuellement transmissibles est un enjeux de santé publique important pour la Réunion. En effet, on note qu en 2012, 41% des IVG réalisées au centre d interruption de grossesse du Centre Hospitalier Gabriel Martin ont concerné des femmes qui avaient déjà eu recours à une IVG ou plus auparavant. Le Territoire de Santé Ouest a également été le premier à être témoin en 2009 d une recrudescence de cas de syphilis avec transmission hétérosexuelle. On note également une recrudescence de chlamydiae chez les jeunes. Jusqu à présent, le public était reçu de façon éclatée sur la commune de Saint-Paul ou sur le Territoire de Santé Ouest. Aucune prise en charge globale de la personne (prévention diverse, dépistage, planification, recours aux soins adaptés ), n était faite en dehors du médecin généraliste, auprès duquel les femmes ou hommes concernés ne se tournent pas forcément. Les directives nationales et régionales Recommandations nationales du plan 2010/2014 de lutte contre le VIH, les hépatites et les IST au sujet des centres de santé sexuelle (Axe 2 : dépistage, mesure 3) : «Réorganiser le dispositif actuel des CDAG / CIDDIST et créer un réseau de centre de santé sexuelle») ; ainsi qu au sujet de la vaccination contre le VHB : «Les CDAG / CIDDIST et CPEF sont des lieux référents pour ces personnes. Il semble pertinent de proposer une vaccination dans les suites d un dépistage dans ces consultations» SROS-PRS 2012-2016 : Dans le cadre des risques liés aux comportements sexuels : grossesse et IVG chez les mineures, contraception, IST/VIH/hépatites, et de publics cibles : femmes et hommes en difficultés psychosociales, jeunes, personnes atteintes de pathologies psychiatriques. Missions de santé publique (chapitre VIII alinéa 2.4) : «Reconfigurer le CDAG / CIDDIST dans une optique de centre de santé sexuelle (1/ territoire de santé) en intégrant la contraception, et en priorisant les actions de prévention et de dépistage...» La volonté du CHGM Au vu de ce constat, le pôle Femme / Mère / Enfant (Pôle FME), soucieux d améliorer la prise en charge globale des femmes et des couples autour de cette thématique a proposé la création d un centre de santé sexuelle ou «Centre de Prévention Éducation Santé» (CEPS).! Chacun peut ainsi bénéficier du réseau développé en amont et de l orientation plus aisée du public, donc une meilleure chance pour ce public d être pris en charge en temps et en heure, de façon globale, sur une structure unique d'éducation et de promotion de la santé des femmes, des hommes et du couple. p. 4 / 10
II. LE CEPS CENTRE D ÉDUCATION ET DE PRÉVENTION POUR LA SANTÉ 1. Missions > Assurer des actions de prévention et des prises en charge autour de la santé sexuelle, ainsi que de la prévention vaccinale spécifique, > Faire de la promotion de la santé dans nos thématiques selon la définition de la charte d Ottawa. 2. Objectifs 2.1 Objectifs Généraux : > Améliorer la santé sexuelle des femmes, des hommes et des couples du territoire sanitaire ouest, > Améliorer la couverture vaccinale du public à risque et/ou en difficulté d accès aux soins sur l'ensemble du territoire de santé ouest. 2.2 Objectifs Spécifiques > Favoriser la fluidité du parcours de soins des usagers par le rapprochement en un même lieu des différents acteurs, > Travailler sur la diminution des grossesses non désirées, > Améliorer la prise en charge, notamment psychologique, des patientes ayant recours à une IVG, > Améliorer le taux de consultation post IVG ainsi que celui des remises de résultats des dépistages réalisés, > Améliorer le dépistage et l orientation des femmes subissant des violences, > Améliorer le dépistage et l orientation des personnes ayant des conduites à risques au sens large, > Développer une consultation de vénérologie mixte, > Continuer à développer les actions de prévention hors les murs et de promotion de la santé sur les thématique en collaboration entre les différents acteurs, > Développer une consultation de sexologie, > Être soutien en formation et d'expertise pour les libéraux. p. 5 / 10
3. UN CENTRE UNIQUE ET NOVATEUR Le CEPS est à ce jour le seul centre à assurer une prise en charge globale grâce au regroupement sur une unité de lieu des activités suivantes : DÉPISTAGE ANONYME ET GRATUIT Information, dépistage, diagnostic et traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et des Hépatites (A, B et C) VACCINATION Consultations de conseil et mise à jour vaccinale GYNÉCOLOGIE Consultations de gynécologie médicale et spécialisée, planification, dermatologie, prise en charge multidisciplinaire de pathologie vulvaire SEXOLOGIE & RELATIONS CONJUGALES Consultations en sexologie et conseil conjugal INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE Consultations avant et après intervention, IVG médicamenteuses sans hospitalisation GROUPES DE PAROLE «Cancer et sexualité chez la femme» VIOLENCES INTRA FAMILIALES Accueil, écoute, soins, accompagnement et orientation. Prise en charge des situations de grave danger par le Réseau VIF De plus, sa configuration pluridisciplinaire anticipe sur la création des futurs CeGIDD (Centre Gratuit d Information, de Dépistage et de Diagnostic). Réclamée par différents rapports et votée dans la loi de finances de la sécurité sociale de 2015, la fusion des CIDDIST et des CDAG sera effective au 1er janvier 2016. Des CeGIDD dont les missions ont été étendues et transformées, elles traiteront maintenant en plus du VIH, des hépatites virales, des IST de la santé sexuelle et devront mieux cibler les publics les plus vulnérables. 4. Une équipe pluridisciplinaire Équipe Médicale Ø 1,2 médecins : CIDDIST CDAG, vaccination Ø 0,5 médecin, gynécologue obstétricien : orthogénie, sexologie Ø 0,3 gynécologue obstétricien : suivi gynécologique Ø 1,2 sage-femme : orthogénie et sexologie Équipe Paramédicale Ø 2 infirmiers Ø 0,5 Psychologue Ø 0,5 assistante sociale Ø 2 secrétaires médicales p. 6 / 10
5. Fonctionnement et organisation Les différentes activités sont organisées sur un site commun mais les parcours patients sont bien différenciés par activité. Certaines activités comme l'orthogénie demandent un niveau de confidentialité qu'il est essentiel de prendre en compte dans l'organisation des locaux, de la planification des activités et des parcours patients.! Certains locaux sont donc mutualisés ainsi qu'une partie de l'équipe soignante, l'encadrement est commun. En fonction de la «porte d'entrée» du patient et de son entretien avec le professionnel qu'il rencontre en premier, il pourra être réorienté si besoin vers les autres professionnels. Les secrétaires, infirmières, sage-femme et médecins collaborent étroitement avec l'assistante sociale et la psychologue en prévision d un besoin de réorientation rapide. La psychologue accompagne les personnes qui viennent se faire dépister et les femmes qui consultent dans le cadre d'une demande d'ivg. Le Dépist'Ouest, de par son lien étroit avec le Réseau VIF accueille également les femmes victimes de violences. L'équipe pluridisciplinaire composée de médecins, infirmières, sages-femmes, assistante sociale, psychologue et conseillère conjugale, permet de leur offrir un lieu d'écoute, de soins et un accompagnement adapté avec des orientations personnalisées vers les partenaires internes (urgences, gynécologie, victimologie) ou externes (gendarmerie, 115, justice, etc...). Les professionnels de santé ont des réunions d'équipe régulières permettant ainsi de mieux définir l intervention de chacun. Sur des mêmes demi journées, plusieurs missions sont effectives : par exemple, les consultations pré-ivg se tiennent en même temps que celles du centre de prévention Dépist'Ouest, permettant ainsi de proposer systématiquement un dépistage des IST et des hépatites aux patientes venues faire une IVG, ainsi qu'à leur partenaire. Certains professionnels sont polyvalents : par exemple les médecins du Dépist Ouest font également les consultations de gynécologie médicale non spécialisées et de sexologie. Les infirmières du Depist Ouest sont formées à l'écoute de la demande de contraception et réorientent ainsi plus facilement vers le médecin du centre ou la sage-femme du centre ou le CPF partenaire si besoin d'une contraception gratuite. p. 7 / 10
6. Partenariats ü Les services du CHGM : gynécologie obstétrique, pédiatrie, Maison des Adolescents, ELSA, CLAT, PASS, Service de Médecine ü Les services de protection maternelle et infantile (PMI)! ü Les professionnels de santé (médecins généralistes, IDE, pharmaciens, sagesfemmes,...) Les maternités, les établissements de santé, les EHPAD! ü Les CIDDIST (vaccination contre l hépatite B, en particulier)! ü Les CLAT (vaccination par le BCG)! ü Les caisses primaires d assurance maladie (CPAM), pour la prise en charge des vaccinations ü Les services de médecine du travail! ü La commune de St Paul ü Réseau associatif : COREVIH, ARPS, Réseau VIF, Run Odysséa, missions locales, école de la deuxième chance ü Communes du territoire de santé ü Conseil général ü Éducation nationale, service de promotion de la santé en faveur des élèves! ü Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (DTPJJ) 7. Les modalités d accueil du public du lundi au vendredi de 8h30 à 17h les 1 er et 3 ème samedis du mois de 9h à 12h CEPS - Centre d Education Prévention Santé! 21 rue Ibrahim Balbolia 97460 Saint Paul! tel. :02 62 34 13 13 depist.ouest@ch-gmartin.fr p. 8 / 10
LE GROUPE DE PAROLE «Cancer et sexualité chez la femme» Les cancers gynécologiques et leurs traitements peuvent avoir d importantes conséquences sur la sexualité. La santé sexuelle est un paramètre déterminant de la vitalité et de la qualité de vie. Même si ces conséquences ne peuvent être que temporaires, il est important de donner la possibilité à ces femmes de pouvoir parler de leur sexualité sans tabou, d exprimer leurs inquiétudes et de répondre à leurs questions. Une nouvelle salle vient d être aménagée au CEPS pour permettre ces échanges, grâce à la participation financière de l association Run Odyssea. Un cancer gynécologique affecte la sexualité d une femme à plusieurs niveaux. Dans un premier temps sur un plan strictement physiologique (capacité à ressentir un désir, l excitation, le plaisir, sensations de douleur...). Dans un second temps, la dimension identitaire. Nous pouvons deviner des conséquences importantes sur l estime de soi, l image de soi et la confiance en soi. La sexualité inclue même une dimension relationnelle qui, une fois altérée, peut freiner les entrées en relation, la séduction... En mettant en place ce groupe de parole nous voulons offrir à ces femmes un espace où elles auront l occasion de partager des expériences similaires ou différentes et ainsi leur permettre de s identifier et de rompre la solitude souvent ressentie à cause de la dimension intime qu implique de parler de sa sexualité. L objectif étant de pouvoir envisager ensemble, soignants et soignées, des solutions adaptées à chacun de leur cas. Dr Emmanuelle THORE-DUPONT Médecin responsable Depist Ouest Coordinatrice du centre de santé sexuelle de l ouest CEPS p. 9 / 10
GLOSSAIRE CDAG : Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit CIDDIST : Sexuellement Transmissibles Centre d'information de Dépistage et de Diagnostic des Infections CLAT : CPEF : ELSA : IST : IVG : PASS : SROS : VHB : VIF : VIH : Centre de Lutte Anti-Tuberculose Centres de Planification et d'éducation Familiale Équipe de Liaison et de Soins en Addictologie Infections Sexuellement Transmissibles Interruption Volontaire de Grossesse Permanences d Accès aux Soins de Santé Schéma Régional d'organisation Sanitaire Virus de l'hépatite B Violences Intra Familiales Virus de l'immunodéficience Humaine p. 10 / 10