Micro doses d engrais et système de crédit warranté pour les petits exploitants agricoles du Sahel



Documents pareils
PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

Les stocks de proximité : enjeux, opportunités et limites. Le cas des pays du Sahel

Un expérience pluridisciplinaire de l intensification écologique en Agriculture Familiale

Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté aux Comores

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL...

Mali. étude sur le financement. de l agriculture. et du monde rural

Revue des expériences Nigériennes. Présentée par Mr SANI Mahamadou Economiste Consultant Indépendant en Microfinance au Niger

diffusion externe les services d'orange pour l agriculture en Afrique

SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Étude réalisée avec l appui du F3E pour Afdi. Rapport final et annexes 323Asev. Février Patrick Dugué et Guy Faure

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable

Crédit intrant et crédit warrantage au Togo : Quels enseignements?

Micro-irrigation à Madagascar

& Melinda Gates et Gavi, qui permettra d améliorer la santé des populations des six pays ciblés et de contribuer à la sécurité sanitaire régionale.

FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité

L Assurance agricole au Sénégal

PROJET DU GOUVERNEMENT DU SENEGAL FICHE SYNOPTIQUE DE PRESENTATION DU PROJET IGDT

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION

L AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT AU CAMEROUN. Le secteur privé

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis

Observatoire des Métiers, Qualifications et Besoins de formation

Certificat de Spécialisation «RESPONSABLE TECHNICO-COMMERCIAL : AGRO-FOURNITURES»

PLACE DE L ASSURANCE PRIVEE DANS LA MISE EN ŒUVRE D UNE ASSURANCE MALADIE DITE UNIVERSELLE

TITRE DU PROJET Construction d un complexe de santé pour le compte de l ONG Education Pour la Santé et la Promotion de l Emploi (EPSPE)

Adaptation Aux changements climatiques. Agriculture et sécurité alimentaire: Cas du Burkina Faso

Conception et mise en œuvre de l Alerte Précoce par FEWS NET

Agriculture paysanne durable: innovations et meilleures pratiques aux fins de transposition et de reproduction à plus grande échelle

Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés

EVALUATION FINALE BKF/012

Analyse des mécanismes de diffusion des technologies agricoles améliorées et innovations dans l'espace CEDEAO

R y o aume aume du du Maroc Mar Mai 2009

La société de coopérative de fabrication de. chicouangue. A besoin de vous. présentation de la coopérative

Foire aux Savoirs CONSOLIDER LA RESILIENCE A L INSECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L OUEST

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel

La gouvernance foncière Agissons pour sa mise en œuvre!

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

Le warrantage ou crédit stockage : un moyen pour les paysans de mieux valoriser leurs produits et une sécurisation du financement rural

Organisations paysannes : «Seul on marche plus vite ; ensemble, on va plus loin»

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE

REPUBLIQUE TOGOLAISE. Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET NUTRITION

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE

INTÉGRATION DES SERVICES FINANCIERS DANS LES STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Un aperçu Général

Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC)

ExPost. Aménagements de bas-fonds. septembre Division Évaluation et capitalisation Série Note de Synthèse

Fiche Technique. sur l itinéraire de fertilization de la Pomme de terre. (Solanum tuberosum L.) au Cameroon

Bureau du Projet de l ONU sur la Gouvernance (UNPOG)

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE

LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ACTEURS DES FILIÈRES AGRICOLES: L EXPERIENCE DU PROJET MISTOWA. Plan

Exemples de projets financés par l Union européenne et les Etats membres dans le cadre du Partenariat UE-Afrique sur le coton

JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL

Une planète. Six engagements.

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique?

PLAN DE SECURITE ALIMENTAIRE COMMUNE RURALE DE TOMINIAN

Titre du projet : Contribution à la réhabilitation et à la sauvegarde de

Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009

Résultats et impacts

du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI

Comment développer les métiers agroalimentaires en Afrique subsaharienne? Extraits d étude

Commercialisation de produits agricoles par les organisations de producteurs et de paysans

magri Rapport initial sur Orange Sènèkèla

Cas de la Plateforme du Niger

L état des ressources en terres et en eau pour l alimentation et l agriculture dans le monde

Marc VARCHAVSKY Conseil National CER FRANCE Olivier BOUCHONNEAU Président de CER FRANCE 49

Resilience et Innovation Locale face aux Changements Climatiques. Capitalisation des résultats du programme "Fonds de Soutien aux Stratégies Locales

Guide de la documentation parcellaire

MAQUETTE GENERALE MASTER DIDL.

REDD-plus. Champ d application et des options pour le rôle des forêts dans les stratégies d atténuation des changements climatiques.

Veuillez trouver ci-dessous un nouveau bulletin de veille sur le développement rural.

Protocole d Accord de Coopération. Entre. Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)

BETTERTHANCASH. La mise en œuvre d une aide alimentaire sous forme de paiements électroniques au Kenya : Étude de cas : le Kenya HIGHLIGHTS

Les marchés à terme, plus d une raison de s y intéresser

la Stratégie nationale d extension de la couverture maladie du Mali Comment le Rwanda a informé Health Economics and Policy Association (AfHEA)

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde

PLAN D'ACTION POUR UNE GESTION APAISEE DE LA TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIERE ENTRE LE SAHEL ET LA COTE

Cadre légal des CLD. Au Canada le développement socioéconomique relève de la juridiction des provinces

PROGRAMME D APPUI AUX ORGANISATIONS PAYSANNES AFRICAINES (PAOPA) PHASE PRINCIPALE DOCUMENT DE PROGRAMME REGIONAL

Title: OED Précis no Gestion de la production animale au Botswana: les précieuses leçons des expériences précédentes Job number: 98F0708

Accès au crédit et foncier

ANNEXE 1-A UNOPS BUREAU DES SERVICES D APPUI AUX PROJETS DES NATIONS UNIES INDICATEURS DES PERFORMANCES DU PROJET

DUXTON ASSET MANAGEMENT

Texte final de la Convention. Note du secrétariat

Rotations dans la culture de pomme de terre : bilans humiques et logiciel de calcul

méthodologiquem Quelques précautions

Plateformes d Innovation (PI) de la Chaine de Valeur Agricole

PLAN D ACTION MONDIAL POUR LES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES et la DÉCLARATION D INTERLAKEN

Universita Degli Studi di Milano. Facoltà di Agraria. Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale

Personne-ressource : Geoff Smith Directeur des Relations gouvernementales Tél. : Téléc. : smith@electricity.

L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI)

Appui au financement adapté à l agriculture familiale (AgriFinance-Burkina) DOCUMENT DE PROJET

Investir dans l action pour le climat, investir dans LIFE

REGLEMENT ET CRITERES DU CONCOURS DE PROJETS 4.2 PROGRAMME DE PETITES INITIATIVES (PPI)

Transcription:

Micro doses d engrais et système de crédit warranté pour les petits exploitants agricoles du Sahel INFORMATIONS GÉNÉRALES Sources d information Rapport final sur les Micro doses d engrais pour la prospérité des petits de la exploitants agricoles du Sahel. Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides(icrisat) Contacts utiles Liens utiles Ramadjita Tabo, ICRISAT. Courriel: R.Tabo@cgiar.org ICRISAT http://www.icrisat.org/gt-aes/researchbreifs3.htm INFORMATIONS SUR LE PROGRAMME OU PROJET FAVORISANT LA PRATIQUE (S IL Y A LIEU) Programme ou projet Micro doses d engrais pour la prospérité des petits exploitants agricoles du Sahel Période Juin 2002 décembre 2004 Donateur Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) Réalisateur du programme ou projet SITE DE LA PRATIQUE Région Afrique Pays Burkina Faso, Mali et Niger Province, districts, villages Instituts de recherche: ICRISAT, Système national de recherche et de vulgarisation agricoles (NARES); Institut de l environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA); Institut d économie rurale (IER), Mali; Institut national de recherche agronomique du Niger (INRAN) ainsi que d autres Centres internationaux de recherche agronomiques (CIRA); Biologie des sols tropicaux et Institut de fertilité du CIAT (TSBF- CIAT); Centre international pour le développement de fertilisants (IFDC) OIG: Projet intrants, Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) (ateliers de formation sur le système de crédit warranté) ONG: ONG des trois pays du projet y compris la Fédération nationale des groupements Naam (FNGN), l Association pour le développement de la région de Kaya, Hunger Project in Burkina Faso; Association pour le développement des activités de production et de formation (ADAF/Galle), Sasakawa Global 2000 (SG 2000, et Winrock International au Mali; Projet Intrants de l Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) avec un réseau de différentes ONG du Niger Burkina Faso: Plateau central Mali: Segou, Koulikoro et Mopti Niger: Niamey, Tillabery et Maradi Zone climatique Semi-aride Autres descriptions Région soudano-sahélienne INFORMATIONS SUR LA PRATIQUE Catégorie de la Gestion durable des ressources naturelles Type de Technologie pour améliorer durablement la productivité agricole Secteur Gestion des systèmes de production agricole Institutions favorisant la Instituts de recherche: l ICRISAT et ses partenaires NARES au Burkina Faso, Mali, Niger ainsi que d autres CIRA Bénéficiaires de la 12 650 ménages agricoles dans les trois pays du projet, les ONG, les institutions de recherche agricole

Utilisateurs de la Voir ci-dessus Ressources naturelles utilisées ou auxquelles Terre, sol, eau, intrants (semences de variétés prometteuses, engrais) on a accédé (s il y a lieu) BRÈVE DESCRIPTION DE LA PRATIQUE Contexte/problématique La région sahélienne semi-aride en Afrique de l Ouest est l une des régions les plus pauvres du monde avec des indices de développement humains les plus faibles. Le climat est extrêmement rude avec des précipitations annuelles qui vont de 350 à 800 mm par an. La variabilité inter-annuelle dans la quantité et la répartition des précipitations se traduit par d importantes fluctuations d année en année dans les rendements de millet et de sorgho. Le millet et le sorgho sont les cultures céréalières les plus importantes et représentent les aliments de base de la population rurale en Afrique de l Ouest. L accroissement des besoins alimentaires dans la région et la croissance considérable de la population ont augmenté la pression sur le système foncier déjà fragile. Par exemple, la région témoigne d une diminution de l utilisation du défrichage en tant que moyen de redonner une certaine fertilité au sol et une augmentation de l utilisation de terres marginales avec pour conséquence la dégradation de la terre. Les objectifs principaux CIBLÉS par le projet USAID étaient de (1) accroître et stabiliser la production, les revenus agricoles des ménages et la sécurité alimentaire et (2) aider les agriculteurs à mieux gérer la base de ressources naturelles par le biais d adduction de technologies de micro dosage d engrais et de coopératives plus efficaces fondées sur les agriculteurs dans les zones soudano-sahéliennes du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La technologie du micro dosage d engrais est fondée sur l application de petites quantités d engrais pour les plantes de cultures sur les coteaux renforçant de ce fait l utilisation efficace de l engrais et améliorant les rendements tout en minimisant le coût des intrants. Approche suivie Si l on reconnaît que les liquidités insuffisantes empêchent souvent les agriculteurs d intensifier leur système de production, le projet lancé également, avec l aide du Projet intrants, de l Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) le système de crédit warranté pour lever les obstacles à l adoption de la restauration de la fertilité des sols. Ce système de crédit a pour objectif d assister les villageois à mettre sur pied des organisations d agriculteurs, des magasins d engrais et des équipements de stockage et de leur accorder l accès au crédit en espèces. Cela permet aux agriculteurs d acheter des intrants externes comme les engrais et de stocker les récoltes pour en tirer un meilleur prix au cours des périodes où l approvisionnement du marché commence à diminuer. Le projet CIBLÉ par USAID a fait appel au modèle d expériences de développement fructueux utilisé par le Projet intrants FAO dans les villages du Niger. Le modèle favorise un système de crédit adapté aux conditions socioéconomiques des régions rurales. Il fait le lien entre les exigences de garantie de crédit et la nécessité de conférer une valeur ajoutée aux produits agricoles tout en organisant les producteurs pour l approvisionnement d intrants. La première activité entreprise a été le choix de sites pour l étude de projet. Ces sites ont été soigneusement sélectionnés selon des critères spécifiques (par exemple, le taux de précipitations, le type de sol, l accès aux intrants) établis par les partenaires du projet dans chaque pays. On a choisi des régions dans la zone soudano-sahélienne avec des précipitations comprises entre 500 et 800 mm par an. Les zones sélectionnées étaient caractérisées par la prédominance de sols sableux avec une faible fertilité inhérente. Les villages dans la zone sélectionnée ont été capables d établir des relations avec les marchés, ont créé des associations de caisses de crédits et

témoignaient d avantages comparatifs dans la production du millet et du sorgho pour les marchés locaux, nationaux et régionaux. Au cours de la saison des récoltes 2002 et 2003, le projet a réalisé 2 530 lopins de démonstration de technologies de micro dosage d engrais dans les trois pays du projet. Des experts du terrain (ingénieurs agricoles et conseillers, des chefs de districts agricoles et de vulgarisation) et plusieurs chefs agriculteurs ont été formés pour conduire des démonstrations en fonction des plans des lignes directrices. Le projet de recherche et les partenaires de la vulgarisation (par exemple, NARES, CIRA, et les ONG) ont sélectionné les lopins de démonstration en concertation avec les agriculteurs et les agriculteurs formés et ils ont fourni un appui technique par le biais d un processus ouvert et participatif. Les agriculteurs ont géré les expériences en mettant en oeuvre toutes les opérations de terrain, de la préparation de la terre à l ensemencement, du désherbage à la récolte. Les visites ont été organisées autour des lopins pour encourager le flux d informations et le partage du savoir-faire entre les chercheurs et les agriculteurs. Les expériences de démonstrations ont été réalisées au Burkina Faso dans des plantations de sorgho et de millet et pour le millet au Niger. Le choix des variétés de millet et de sorgho utilisées dans les lopins de démonstration étaient laissé aux agriculteurs. Les engrais (type de formulation et engrais composé) utilisés dans les lopins de démonstration variaient d un pays à l autre, selon la disponibilité des différentes formulations sur les marchés locaux. Le dosage d engrais appliqué sur la colline où se trouvent les terrains de démonstration dépendent de la composition et de la densité de l ensemencement. Des évaluations participatives de la technologie ont été réalisées. L encouragement de la technologie de micro dosage d engrais est étroitement lié à la disponibilité, l accessibilité d engrais et surtout à la disponibilité des ressources financières des producteurs pour leurs achats. Toutefois, les coopératives fondées sur les agriculteurs ou les associations de producteurs mises sur pied et les associations de coopératives de crédit du village étaient encouragées pour fournir un accès au micro-crédit aux agriculteurs. Plutôt que de vendre leurs céréales à bas prix sur un marché saturé lors de la période des récoltes, avec ce type de crédit ou système de crédit warranté, les agriculteurs (ou organisations de producteurs) stockent leurs produits au moment de la récolte dans l entrepôt de l association des agriculteurs et on leurs octroie des prêts en espèces. Ces prêts leur permettent de couvrir l ensemble des besoins immédiats de leur famille, de participer à l achat collectif d engrais (et d autres intrants) et de mener à bien leurs activités de création de revenu au cours de la morte saison. Les céréales sont ensuite vendues lorsque les prix sont plus élevés, permettant aux agriculteurs de rembourser leur emprunt y compris les intérêts. Acheter des intrants groupés à tous les groupes d agriculteurs permet aux membres des coopératives d acheter des intrants de bonne qualité et à un prix inférieur au début du cycle de production. La mise en place d un système de nantissement des stocks de produits agricole comme garantie permet également aux ménages d aplanir les modèles de consommation en réduisant ainsi les risques de consommation. Le système de crédit warranté a été popularisé avec l aide des organisations d agriculteurs dans les régions ciblées, l Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) les banques commerciales les ONG et les donateurs. Dans les trois pays, approximativement 60 organisations d agriculteurs ont été impliquées dans le système de crédit warranté au cours des deux ans du projet. Les écoles s d agriculture (FFS) ont été établies en 2004 afin de familiariser les agriculteurs avec la technologie du micro dosage des engrais, accroissant leurs connaissances fondées sur la gestion des ressources naturelles et disséminant de ce fait la nouvelle technologie dans les régions ciblées. Les FFS ont été utilisées pour former, en tant que stagiaires, des

agricultures sélectionnés dans les régions ciblées et dans les villages voisins sur différents sujets agricoles. Ces agriculteurs stagiaires, qui ont formé les groupes de recherche agricole, ont servi d agents de vulgarisation et de techniciens sur le terrain au cours des journées aux champs. On a établi des écoles sur le millet et le sorgho près des régions de gros trafic des zones ciblées au Burkina Faso pour présenter les expériences de terrain avec et sans les technologies de micro dosage d engrais Le projet a fait recours à différents instruments de formation pour construire et renforcer le savoir-faire des agriculteurs, des partenaires et des scientifiques et rendre les activités du projet plus durables. Il a inclus les FFS, les journées aux champs, les guides s, les manuels, les ateliers, les visites d échange et les déplacements sur le terrain. Les agriculteurs ont été formés au concept de crédit warranté, de la technologie de micro dosage et de la gestion des fonds du village, des entrepôts et des magasins d intrants. Les partenaires du projet ont été formés dans les régions de techniques de recherche participatives pour divulguer la technologie sur une vaste échelle et sur la méthode de la collecte de données. Des voyages périodiques de suivi ont été conduits aux niveaux régional et national par des experts du terrain pour diriger les activités du projet, collecter les données, communiquer et apporter de l aide technique et des conseils aux agriculteurs. Au cours de la campagne agricole 2002 et 2003, des données agronomiques et socioéconomiques ont été rassemblées à partir des sites de démonstration expérimentale dans les pays sélectionnés. Des données sur les activités de crédit warranté (par exemple, les prêts de fonds, les taux de remboursement des prêts) ont également été collectés par les membres des associations de producteurs et par différents acteurs impliqués dans la vente ou l emmagasinage des intrants. Les performances agro-économiques de la technologie du micro dosage ont été évaluées sur la base des données collectées sur les sites de démonstration, puis ont ensuite été analysées avec le logiciel GENSAT. Éléments novateurs Impacts sur la base de Afin de renforcer les capacités des partenaires impliqués dans le projet, un atelier a eu lieu pour examiner les relations entre le projet de micro dosage et le contexte économique et institutionnel et pour identifier les possibilités d élargir l adoption des technologies de micro dosage d engrais dans la région. Comme le projet était un projet multi-institutionnel à plusieurs niveaux, des alliances formelles et informelles ont été passées avec différentes institutions et des particuliers pour permettre au projet d avoir les impacts nécessaires sur ses bénéficiaires. Les alliances sur chaque site sélectionné comprenaient plusieurs acteurs principaux, y compris les mass-médias, le secteur privé, les hommes d affaires, les commerçants et les revendeurs, les organisations d agriculteurs, la société civile et les organisations de recherche et de développement. Ces alliances n étaient pas officielles sauf si une tâche spécifique leur était attribuée. Les alliances avec les écoles s d agriculture et les groupes de recherche agricoles, les centres religieux, l administration locale, les institutions et les centres d information au niveau local étaient plus officiels dans la mesure où ils impliquaient directement les centres d échange d informations. La formation des groupes de recherche agricole qui étaient formés pour conduire des écoles s d agriculture (FFS) était novatrice. Les groupes des représentants des agriculteurs étaient sélectionnés parallèlement à l équipe de recherche du projet. Ces groupes de recherche agricole (FRG) ont fourni les bases des études de cas détaillés sur les ménages et testé la technologie de micro dosage. Au cours de la nouvelle saison, on a réalisé des journées aux champs dans des exploitations sélectionnées et tous les agriculteurs de la communauté spécifique (y compris les FRG) ont assisté à l évaluation des différentes technologies. Réels: L érosion du sol a été réduite de façon significative et la fertilité des

ressources naturelles Impacts sur les moyens d existence des utilisateurs de la sols et l utilisation de l eau renforcés. Réels: Les résultats des expériences de démonstration ont montré que les rendements de sorgho et de millet étaient de 44 à 120% supérieurs en utilisant les micro dosages d engrais plutôt que celles des dosages et des s agricoles précédemment conseillés. Le revenu des agriculteurs utilisant des micro dosage et le titre donnant à son propriétaire, le droit d en acquérir un autre (warrantage) a augmenté de 52 à 134%. L accès des agriculteurs au crédit et aux intrants a été considérablement amélioré par le biais du système de crédit warranté. En outre, les agriculteurs qui étaient impliqués dans les activités de crédit warranté ont utilisé ce crédit pour entreprendre des activités génératrices de revenus et acheter des engrais et des semences de variétés améliorées pour le cycle de cultures. Autres impacts Réels: La prise de conscience du publique de la technologie de micro dosage a été intensifiée par les medias. Les capacités d organisation d organismes d agriculteurs se sont renforcées. Un réseau, en collaboration avec les partenaires des ONG mettant en relation les organisations d agriculteurs, les institutions de crédit et les acteurs du secteur privé (par exemple les fournisseurs d engrais) de la sous région a été établi. Facteurs de succès d ordre général Facteurs de succès d ordre technologique Facteurs de succès institutionnel Problèmes encore à résoudre Attendus: Divulgation accrue de technologies de micro dosage et de plans de crédit warranté dans la région. Le projet a adopté une approche ouverte et participative Les activités du projet ont été mises en oeuvre en utilisant un réseau de partenaires de NARES, d agriculteurs des ONG et de groupes d agriculteurs ainsi que d autres Centres internationaux de recherche agricole. Divers outils de formation ont été utilisés comme les FFS, les guides de conseils, les manuels, les ateliers et les visites sur le terrain pour renforcer et créer des capacités humaines dans les régions ciblées. Aborde les besoins, les priorités et la gestion des agriculteurs Augmente la production agricole et/ou la stabilise Capacité des agriculteurs à adopter cette technologie Aide et information institutionnelles Appropriation par les utilisateurs finaux Il convient de poursuivre l activité FFS dans tous les pays participants pour assurer que ces technologies (les micro dosages d engrais et le système warranté) sont largement divulgués et adoptés par les utilisateurs finaux. Une proposition de financements supplémentaires a été préparée par l USAID pour profiter des gains obtenus du projet CIBLÉ USAID Nécessité d élaborer et de promouvoir des outils/équipements à bas prix qui peuvent être utilisés pour l ensemencement et l application d engrais en même temps et réduisant ainsi les coûts et l utilisation de la maind oeuvre. Les problèmes politiques et institutionnels pour améliorer l accès aux coopératives agricoles de crédit doivent encore être abordés. Nécessité d une aide majeure au développement d infrastructures (entrepôts/magasins pour les céréales et les intrants, etc.). Afin de soutenir l approvisionnement d intrants, une structure d échange

Mots-clés entre les fournisseurs d intrants et les producteurs devrait être établie. Une formation supplémentaire des producteurs en système de nantissement des stocks de produits agricoles comme garantie (warrantage) est encore nécessaire. Accès au crédit, accès aux ressources, développement agricole, agriculture, création de capacité, plantes de culture, coopératives, association d agriculteurs, création de revenus, approche participative, zone semi-arides, fertilité du sol, transfert de technologie, formation.