Construction Bois Concevoir et réaliser en zone sismique

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Le contexte normatif Schéma général d un Eurocode : Des textes Européens EN 1995-1-1 Conception et calcul des structures en bois - Généralités EN 1995-1-2 Conception et calcul des structures en bois Calcul des structures au feu EN 1995-2 Conception et calcul des structures en bois - Ponts Des choix nationaux EN 1995-1-1 / NA Conception et calcul des structures en bois Annexe nationale à NF EN 1995-1-1 EN 1995-1-2 / NA Conception et calcul des structures en bois Annexe nationale à NF EN 1995 1-2 EN 1995-2 / NA Conception et calcul des structures en bois Annexe nationale à NF EN 1995-2

Atouts et limitations de la construction bois dans l Eurocode 8

Réponse d un bâtiment en situation de séisme Période fondamentale d une structure : Structure m d k a m c v Réponse en oscillateur libre : Raideur k Masse m Amortissement ξ ξ Fréquence fondamentale f 1 Période fondamentale T 1 2

Effet de l amortissement Spectre élastique établi pour un amortissement ξ de 5% Correction pour amortissement ase max Réduction des efforts η = 5 10 + ξ 0,55 T 1 L amortissement des structures bois est en général supérieur à 5% Attention : déjà pris en compte dans le spectre de calcul (coefficient de comportement q)

Prise en compte de la ductilité de la structure Les zones dissipatives assurent un comportement approprié à la fatigue oligo cyclique ( les éléments bois sont considérés comme ayant un comportement élastique) Structures Bois = Dissipation dans les ASSEMBLAGES Les modes de rupture doivent être liés à l apparition de rotule plastique dans les assemblages et non à une rupture dans le bois. En fonction du système constructif : 3 niveaux de Ductilité LDL : Low Ductility Level (ductilité limitée) MDL : Medium Ductility Level (ductilité modérée) Multiplication de petits assembleurs sans jeu HDL : High Ductility Level (ductilité élevée)

Prise en compte de la ductilité de la structure 8.3(1) principe de dimensionnement DCL DCM DCH exemples de structures q console, poutre bi-articulée 1,5 arc à 2 ou 3 articulations 1,5 assemblagesbrochés treillis (connecteurs) 1,5 panneaux de murs 2 + diaphragmes collés treillis assemblés par 2 broches ou boulons structure bois auto-stable 2 + remplissage non porteur portique hyperstatique 2,5 avec broches ou boulons panneaux de murs cloués + diaphragmes collés assemblés par clous, boulons treillis avec assemblages cloués portique hyperstatique avec broches ou boulons panneaux de murs cloués + diaphragmes cloué assemblés par clous, boulons 3 3 4 asd Réduction des efforts 3 Pour la France, limité à 3 par 5 l AN EC8 T 1

Les méthodes d analyse Les possibilités. Modèle linéaire Ductilité prise en compte forfaitairement dans le spectre de calcul (coef. de comportement q) Ductilité prise en compte dans un modèle non linéaire Spectre de réponse élastique

Méthode d analyse par les forces latérales Effort tranchant sismique à la base F b Où :.. - S d (T) est l ordonnée du spectre de calcul pour la période T 1 - T 1 est la période fondamentale - m est la masse totale du bâtiment, au dessus des fondations ou du sommet d un soubassement rigide - λ est le coefficient de correction : - 0,85 si T 1 2.T c et si le bâtiment a plus de deux étages - sinon λ = 1. Les structures bois ont une masse faible

Choix de la méthode de calcul de la période Bâtiment Calcul forfaitaire Calcul simplifié z α Calcul simplifié Rayleigh Analyse modale Faible hauteur ET Régulier ou moyennement régulier X Régulier X X X Moyennement régulier X X Irrégulier X Méthode des forces latérales équivalentes Analyse modale

Calcul de la période fondamentale Calcul forfaitaire de l Eurocode 8 : Pour les bâtiments jusqu à 40m de hauteur, une valeur approchée de T 1 (en s) peut être obtenue par l expression suivante : Où :. / - C t est égal à 0,085 dans le cas des portiques spatiaux en acier, à 0,075 dans le cas des portiques en béton et pour les triangulations excentrées en acier et à 0,05 pour toutes les autres structures; - H est la hauteur du bâtiment, en m, depuis les fondations ou le sommet d un soubassement rigide. L approche forfaitaire place quasi-systématiquement les structures bois au niveau du plateau

Calcul de la période fondamentale Calcul simplifié : En variante, une valeur de T 1 (en s) peut être estimée pour chaque direction d analyse par l expression suivante : 2. Où : - d est le déplacement élastique horizontal (en m) du sommet du bâtiment dû aux charges gravitaires appliquées horizontalement. 1 g Plus précis que le calcul forfaitaire mais à réserver également aux ouvrages de hauteur limitée car suppose une déformation en flexion (pas d inversion de courbure) Utilisable sur modèle 2D ou analytique, dans chaque direction L approche simplifiée place souvent les structures bois au niveau du plateau

Calcul de la période fondamentale Méthode de Rayleigh : m 3 (kg) 1m/s² F 3 = m 3.1 (N) u 3 m 2 (kg) 1m/s² F 2 = m 2.1 (N) u 2 m 1 (kg) 1m/s² F 1 = m 1.1 (N) u 1 La période du mode fondamental est calculée à partir de la formule approchée de Rayleigh en appliquant une accélération de 1 m/s² à chaque niveau i et en calculant leur déplacement u i Pour chaque direction d analyse Plus précis que le calcul simplifié, non limité en hauteur Utilisable sur modèle 2D ou analytique, dans chaque direction Rayleigh permet régulièrement de «sortir» du plateau pour les structures bois à plusieurs niveaux

Calcul de la période fondamentale Analyse modale : m 3 m 2 m 1 Schéma filaire de la structure Modèle Mode 1 Mode 2 Mode 3 simplifié mode fondamental La période du mode fondamental est déterminée par calcul et modélisation numérique Applicable aux modèles 3D Totalement dépendant de la structure bois étudiée!

Effet de la période fondamentale D une manière générale ase max Période fondamentale T 1 2 T 1 Le rapport m/k place souvent les structures bois au niveau du plateau ou proche

Conclusion D une manière générale, les structures bois sont connues pour avoir un bon comportement en situation de séisme (lorsque correctement conçues!) Mais les codes actuels ne le mettent pas suffisamment en valeur!

Ossature bois - Règles et principes généraux de conception

Les principales règles à suivre

Les exigences 1 ère Exigence : Le non-effondrement conditions de ductilité Exigences sur les matériaux et géométries d assemblages par exemple Pas de mécanismes locaux entrainant la ruine globale dimensionnement en capacité Hiérarchiser les endommagements Sur-résistance des ancrages et zones à rupture fragile Conditions d équilibre, glissement, renversement Résistance des fondations Conditions de joints sismiques non-entrechoquement calcul des déplacements

La démarche 1. Zone et Conditions de sol Classe de sol Zone sismique 2. Action sismique Spectre de réponse élastique ou Spectre de calcul (coef. q) Masses Combinaisons d actions 3. Vérification des critères de régularité Régularité en élévation (géométrique essentiellement) Régularité en plan (géométrique et mécanique) 4. Choix de la méthode d analyse Forces latérales équivalentes Analyse modale avec spectre de réponse Analyse non linéaire (poussée progressive ou analyse temporelle)

Rechercher la régularité

Critères de régularité en élévation Régularité en élévation L i +1 L L L L i i + 1 i i 0,20 H L 3 + L 1 L 0,20 Concevoir de manière à assurer la bonne transmission des efforts en ligne directe depuis la toiture et planchers vers les fondations L 3 0,15 H L 1 L n L L n L i L L L 0,20 H L 3 + L 1 L 0,50 Z X Y L 3 0,15 H L L 1

Critères de régularité en plan Élancement en plan limité = 4 Retraits limités (pour chaque retrait)! "# $%"&'(! 5%

Critères de régularité en plan Limiter l excentricité entre le centre de torsion et le centre des masses 23, -./ Maximiser le rayon de torsion par rapport au rayon de giration massique 4 5- Dans chacune des directions x et y : 4 5-0,3., - 4 51 0,3., 1 Dans chacune des directions x et y :, - 0. /, 1 0. /

Rechercher la ductilité

Rechercher de la ductilité Les zones dissipatives assurent un comportement approprié à la fatigue oligo cyclique ( les éléments bois sont considérés comme ayant un comportement élastique) Structures Bois = Dissipation dans les ASSEMBLAGES Les modes de rupture doivent être liés à l apparition de rotule plastique dans les assemblages et non à une rupture dans le bois. Système constructif : Stabilité par voiles/murs à ossature bois Multiplication de petits assembleurs sans jeu (coutures des voiles) HDL : High Ductility Level (ductilité élevée)

Ductilité et dissipation d énergie dans les assemblages Essai cyclique :

Voiles/Murs à ossature bois Tout cela nécessite un mode de rupture ductile (plastification des éléments métalliques) et non une rupture fragile (rupture des éléments bois) Pour le simple cisaillement (couture panneau/ossature bois) selon l Eurocode 5 ductilité

Voile Ossature Bois L EN 1998-1-1/NA 8.3 (1)P considère qu il n y a pas de restriction d emploi pour la classe de ductilité M et l EN 1998-1-1 8.3 (4b) impose les règles suivantes pour atteindre le niveau de ductilité attendu dans le cas des murs à ossature bois : Diamètre maximum des organes de fixation : 3,1 mm Epaisseur minimum du panneau : 4.d De plus, à défaut de pouvoir justifier du comportement ductile des fixations, pour les panneaux de voiles travaillant des murs de contreventement ou des diaphragmes, l EN 1998-1-1 propose des règles de moyens sans autres justifications : a) les panneaux de particules ont une masse volumique d au moins 650 kg/m 3 ; b) les panneaux en contreplaqué ont une épaisseur d au moins 9 mm ; c) les panneaux de particules ou de fibres ont une épaisseur d au moins 13 mm. (on note l absence des OSBs) Ceci est une règle de moyen, en aucun cas une obligation!! Autre possibilité : Evaluer le niveau de ductilité selon EN 594 + EN 12512 et les critères de l EN 1998-1 chapitre 8.

Mobiliser cette ductilité

Mobiliser la ductilité Il faut «conduire» les efforts vers les zones dissipatives, et pour cela la conception doit : «hiérarchiser l endommagement» par le dimensionnement en capacité Sur-résistance des éléments «conduisant» les efforts vers les voiles : Ancrages Diaphragme horizontal et ses liaisons

Voile Ossature Bois Le dimensionnement en capacité : Rupture par rotule plastique des pointes Glissement des panneaux en cisaillement Pas de rupture fragile du bois ou panneau (bon dimensionnement en capacité!!)

La sur-résistance Pas de précision dans le chapitre bois de l Eurocode 8, mais : Pour les diaphragmes horizontaux : EC8 4.4.2.5 (1)P Les diaphragmes horizontaux doivent pouvoir transmettre, avec une sur-résistance suffisante, les effets de l'action sismique aux divers contreventements auxquels ils sont liés Majoration des efforts de calcul par le coefficient de sur-résistance γ d de 1,1 (rupture ductile) à 1,3 (rupture fragile) (EC8 4.4.2.5 (2)) pour dimensionner le diaphragme horizontal et ses liaisons aux murs Pour les ancrages : EC8 4.4.2.6 (en référence à la justification des fondations) Sur-résistance suffisante si les effets de l'action sismique sont majorés par Ω.γ Rd γ Rd coefficient de sur-résistance, pris égal à 1,0 pour q 3 (ou à 1,2 dans les autres cas) Ω = R d /E d limité à q (rapport résistance de calcul / effort sismique de calcul) A noter que 4.4.2.6 (8) indique que pour des fondations communes (longrines de fondation, semelles filantes, radiers, etc.), on peut prendre forfaitairement Ω.γ Rd = 1,4

Poteaux/poutres - Règles et principes généraux de conception

Les principales règles à suivre En complément

Rechercher la ductilité

Rechercher de la ductilité Les zones dissipatives assurent un comportement approprié à la fatigue oligo cyclique ( les éléments bois sont considérés comme ayant un comportement élastique) Structures Bois = Dissipation dans les ASSEMBLAGES Les modes de rupture doivent être liés à l apparition de rotule plastique dans les assemblages et non à une rupture dans le bois. Système constructif : Stabilité par triangulation Assemblages de grandes dimensions (boulons, broches, ) MDL : Médium Ductility Level (ductilité moyenne)

Assemblages boulonnés / brochés Tout cela nécessite un mode de rupture ductile (plastification des éléments métalliques) et non une rupture fragile (rupture des éléments bois) Pour le double cisaillement selon l Eurocode 5 ductilité

Assemblages Source schémas : Guide AFPS Pas de rupture fragile en cas d inversion d effort (assemblage «traditionnels») Assemblages le plus symétriques possibles Trous ajustés pour les boulons et broches, éviter les diamètres > 16 mm Proscrire les assembleurs «arrachables» (pointes lisses, crampons, etc ) sans dispositions «anti-arrachement» Dispositions complémentaires pour limiter le risque de fendage par traction perpendiculaire

Cohérences Modèle / Ouvrage réel Les efforts sont liés à la position sur le spectre de calcul la position sur le spectre de calcul est liée à la période fondamentale du modèle la période fondamentale du modèle est liée à la raideur de la structure modélisée La structure réelle doit donc être le plus fidèle possible à la structure modélisée

Cohérences Modèle / Ouvrage réel Une rotule doit être une rotule! Les nœuds canoniques doivent l être! Eviter les excentricités générant des efforts induits importants.

Quelques sources de solutions constructives

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Domaine d application Dispositions concernant la conception Dispositions concernant l exécution tableaux de dimensionnement hypothèses de calcul 49

Introduction-conception Domaine couvert par le guide Principe de calcul & méthode d utilisation Bâtiments en BA Bâtiment en maçonnerie Bâtiment en bois Annexes 50

AFPS -2007 AFPS -2007 AFPS -2007 51

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en pignon Poutre au longitudi Pignon en ossature SARL D+H Architecture Environnement 53

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Merci pour votre attention. FCBA Institut technologique Forêt Cellulose Bois construction Ameublement 57