Carte Conceptuelle : LANGUE/LANGAGE ET MATHEMATIQUES Justification du choix de cette problématique : La langue en contexte mathématiques peut poser des problèmes aux élèves. Il convient donc d essayer de cerner les enjeux de cette thématique dans le cadre général de l apprentissage des mathématiques. Entrée Mots clés, concepts, notions Remarques 1. 2 langues Les rapports entre langue et Mathématiques peuvent être Langue usuelle : abordés selon 2 axes complémentaires : Contribuer au développement des compétences dans le domaine de la langue orale et écrite. Langue Mathématiques : - Comme toutes les disciplines, les mathématiques contribue aux acquisitions langagières dans le domaine du Français Travailler les spécificités du langage mathématique et de sa syntaxe parfois particulière - Le contexte mathématique présente des spécificités qu il convient de définir 2. Des caractéristiques Le lexique La trace écrite Le lexique -Exigence : avoir un emploi rigoureux du vocabulaire mathématique -Précision : utiliser tout de suite le bon mot «un sac de 10?!» -Glossaire : faire un dictionnaire de classe -Liaison inter-cycles : liste de vocabulaire employé L affichage Il remplit différentes fonctions et ne saurait être négligé car il installe des repères pour l élève : -un savoir en construction / un outil d actualité : il est le témoignage de ce qui se passe dans la classe, de ce qui est en chantier, pas seulement de ce qui est finalisé, il permet la réactivation de l apprentissage en cours et la verbalisation, c est aussi un rappel passif permanent -un outil de référence : il rassure l élève sur ses acquis et lui permet d avoir un mémento -la lisibilité : s il doit être construit avec les élèves, l affichage ne doit pas moins en demeurer structuré, propre et lisible.
Diapo PDF «Trace-outil 3» Un outil pour la classe et l élève Une construction progressive : le bloc-notes. Toujours à portée de main, le bloc-notes géant est une trace de la genèse de l apprentissage, il permet à la classe/l élève de s éclaircir l esprit et de discriminer l essentiel du superflu en décidant de ce qui doit être conservé pour la séance suivante. Une construction collaborative Une trace écrite doit être produite avec les élèves pour permettre ce moment de bilan-synthèse qui formalise le savoir. Des conventions partagées Les conventions de notation, d écriture doivent être établies, formalisées et disponibles immédiatement sous forme de ficheoutil ou d affichage, cela en consacre leur valeur et en fixe l exigence. La liaison inter-cycles -une cohérence indispensable : pour que l élève ne perde pas de temps à se construire de nouveaux repères, il est important qu une concertation entre enseignants se fasse au niveau des termes employés, des conventions d écriture -un affinement progressif : petit à petit les termes vont être plus précis et les conventions vont évoluer mais ceci doit garder un caractère progressif et être expliqué. 3. Parler, lire, écrire PARLER : Les consignes orales Diapo 1 : Au cours des séances de mathématiques, l enseignant utilise des consignes orales. Une des particularités de ces énoncés est l emploi d un vocabulaire spécifique qui peut être source de difficultés pour les élèves. Ce lexique spécifique étant par nature polysémique. Illustration du terme «polysémie» Diapo 2 : exemples
Le calcul mental Diapo 1 : numération orale/écrite L écrit et l oral ne mette pas en valeur la même information. La variable oral/écrit et en particulier le passage de l oral à l écrit (et réciproquement) doit faire l objet d un examen attentif avec les élèves. La géométrie mentale Diapo 1 : situation émetteur/récepteur
Exemple de situation mêlant traitement de l information/production ou réception d un énoncé oral aux règles particulières (caractéristique) : un travail préalable pour caractériser le genre est indispensable Les problèmes oraux Diapo 1 : Les problèmes ne doivent pas être assimilés à des énoncés écrits. La situation peut être posée oralement à partir d une situation matérielle. L écrit sert de mémoire du problème mais n est plus l unique médiateur de la situation. Une progression dans la dévolution du problème avec une complémentarité oral/écrit : étayage plus ou moins fort pour l élève L écrit est utilisé pour communiquer la situation mais les reformulations orales vont permettre une appropriation par tous.
LIRE : Les stratégies de lecture des énoncés de problèmes Lire l énoncé Parallèle entre les différentes phases /étapes constitutives de l action «lire» et les pistes d activités possibles (différenciations possibles) Parallèle avec les activités de lecture sur les textes résistants en littérature : la lecture silencieuse par l élève n est pas la seule modalité envisageable en particulier pour des textes où l on va privilégier la prise d informations car complexes. Se représenter mentalement une situation correspondant à un énoncé Répondre à la question «De qui, de quoi s agit-il?, de quoi estil question?» : construire le sens général de l énoncé Savoir ce qu on doit chercher Répondre à la question «Que faut-il chercher? Comment le savoir? Quels mots le disent?» Déterminer les attentes, le contrat didactique Savoir de quelle(s) information(s) on dispose Répondre à la question : «Où trouver ce qu on cherche?» Inférer les informations en fonction de l attente : construire une compréhension fine Rédiger une phrase réponse Conclure Objectif : là aussi, dans un souci de progressivité, on passera d un étayage fort associant variété des activités et des phases travaillées à un étayage faible cad à un fonctionnement autonome de l élève qui aura intériorisé ces différentes étapes. ECRIRE : Diapo 1 Plusieurs moments donc plusieurs postures et au final plusieurs écrits sont possibles :
Ecrire la phrase réponse Produire une phrase simple GN+GV Ecrire la question d un problème Ecrire un problème à partir d un schéma Produire une phrase interrogative en réutilisant le lexique, les données, les nombres afin de faire un calcul (nécessite de caractériser ce type de phrase et permet d adopter un autre point de vue) Produire un texte ayant une structure correspondant à un type de relation particulière entre nombres, calcul et données. (nécessite d avoir caractérisé ces différents types de problème et d adopter un autre point de vue en plus de définition d un contexte particulier) Ecrire un problème à partir d un récit narratif Exemple diapo 2 Produire 1 ou plusieurs énoncés à partir d un récit, en fonction des informations qui vont être supprimées (nécessite d avoir compris ce qu est un énoncé de problème (au sens ci-dessus) et d adopter un autre point de vue) Toutes ce activités sont complémentaires et participent à la compréhension par les élèves de ce qu est un énoncé de problème et ce que signifie «Résoudre». 4. Des écrits de référence Les outils de cycle Intérêt : Le cahier est l image du projet du maître et de son appropriation par l élève. Il témoigne (pour les parents par exemple) Il peut être un outil pour acquérir les premiers éléments d une autonomie intellectuelle, une méthodologie de travail.
L autonomie se construit grâce à des outils maîtrisés. Par sa médiation, les élèves doivent devenir conscient de ce qu ils apprennent, des étapes, des progrès et des parcours d apprentissage. C est un référentiel Les boîtes à mots Voir les ouvrages de JL Brégeon chez Bordas («Maths en mots»)