Les entreprises suisses en Chine comptent augmenter leurs investissements



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C O M M U N I Q U É Les entreprises suisses en Chine comptent augmenter leurs investissements En dépit de la force du franc suisse et de l'affaiblissement des exportations helvétiques vers la Chine et Hongkong, les chefs d entreprises suisses sur place restent confiants. 72% d entre eux prévoient d accroître leurs investissements. 78% de ces entreprises s attendent à des ventes "plus" ou "sensiblement plus élevées" en Chine cette année, alors que seulement 1% prévoit une baisse de celles-ci, selon l'enquête «2015 Swiss Business in China». Les raisons de cet optimisme viennent de l'indice des prix à la production (PPI) et de l'élimination progressive des droits de douane sur les produits chinois importés en Suisse. D une année à l autre, le PPI avait diminué de 4,6% en mai 2015, abaissant les coûts de production en Chine au niveau d'il y a 7 ans. Shanghai (27 juillet 2015) Des temps difficiles pour les exportateurs suisses : au premier semestre 2015, les exportations suisses vers la plupart des grands marchés ont reculé. L'Administration fédérale des douanes a récemment signalé des baisses d une année à l autre de - 7,3% en Allemagne, le marché le plus important, de - 9,2% en Italie, de - 6,3% en France, de - 5,8% dans l UE. Les deux autres principaux marchés demeurent en croissance, les États-Unis + 6,1% et le Royaume-Uni + 9,8%. Les exportations suisses vers la Chine et Hongkong ont diminué de 6,6% entre 2014 et 2015. «Au cours des six premiers mois de cette année, des produits suisses pour une valeur de 7,2 milliards de francs suisses ont été exportés vers la Chine et Hongkong. Cela signifie que la Chine demeure le troisième plus grand marché pour ces produits derrière l'allemagne et les États-Unis», explique Nicolas Musy, directeur général du Swiss Center Shanghai (SCS), organisation suisse à but non lucratif visant à faciliter l'entrée des entreprises suisses sur les marchés d Extrême-Orient. Les entreprises suisses demeurent confiantes Malgré des exportations hésitantes, les chefs d entreprises suisses en Extrême-Orient restent confiants, selon la récente étude 2015 Swiss Business in China : 78% de ces entreprises s attendent à des ventes " plus " ou " sensiblement plus élevées " en Chine cette année, alors que seulement 1% s attend à une baisse. Cette étude, réalisée par la China Europe International Business School (CEIBS), la première école de commerce en Asie, le Swiss Center Shanghai (SCS), l Ambassade de Suisse en Chine, Swissnex, SwissCham et China Integrated, comprend les réponses de 62 entreprises suisses sur un total de 368 entreprises à capitaux étrangers. Elle est censée être représentative des quelque 254 entreprises suisses qui sont actuellement enregistrées auprès SwissCham China. La Swiss Business Survey est le seul sondage qui comprend aussi les réponses de 410 entreprises chinoises. Les entreprises de toutes origines qui ont été interrogées prévoient en moyenne une augmentation plus forte de leurs ventes en 2015. Nicolas Musy: «Ce résultat peut paraître extraordinaire à la lumière des informations des médias commentant la décélération de croissance chinoise. Cependant, il est important de se rappeler que cette décélération part d un PIB plus élevé, ce qui entraîne toujours davantage de PIB que les années précédentes. L'augmentation constante des attentes en termes de ventes de l'ensemble

des entreprises indique que la plupart d entre elles restent confiantes dans les opportunités d affaires que la Chine offre.» Les répondants suisses (CH) et européens (UE) sont étroitement en accord, à la fois sur les recettes et les profits, les répondants de ces régions indiquant des opérations plus rentables chaque année pour les trois dernières années. Attentes en termes de ventes des entreprises suisses, européennes, états-uniennes et chinoises pour 2015 Les entreprises suisses, européennes et états-uniennes considèrent leurs opérations en Chine de plus en plus rentables. (Note : cette question concerne les profits de l année précédente ; par exemple, la colonne CH 2015 touchent les profits de 2014, la colonne CH 2014 ceux de 2013, etc.) 72% des sociétés suisses comptent accroître leurs investissements En se basant sur l'image des profits et des revenus, il n est guère surprenant de voir que des plans croissants d'investissement et les investissements en Chine reçoivent une grande priorité. 72% des entreprises suisses sondées songent à augmenter leurs investissements en Chine en 2015 et 64% considèrent ce pays comme une des trois premières destinations d'investissement. Les entreprises chinoises sont clairement des investisseurs les plus agressifs et planifient d'accélérer leurs investissements de manière significative en 2015 par rapport à 2014.

Coûts de production et d'achat réduits Une des principales raisons de la confiance des entrepreneurs suisses en Chine est l'indice des prix à la production (PPI). «La situation en Chine est paradoxale : bien que les coûts du travail augmentent de 5% à 10% par an, cet indice est en baisse constante, année après année, depuis la mi-2011», précise Nicolas Musy. «Cela signifie que les marchandises peuvent être produites moins chères». Le PPI a atteint - 4,6% en mai 2015 par rapport à un an auparavant. Nicolas Musy : «Cette baisse plus forte que d'habitude est

certainement liée à la réduction des coûts des ressources pétrolières et minérales, mais il n explique pas la baisse régulière des années précédentes.» Un aspect important des faibles coûts de production est la poussée de la Chine vers davantage d'automatisation. «La Chine est le plus grand marché du monde pour la robotique depuis 2013. Le développement de l'automatisation et de l'utilisation croissante des robots dans la fabrication permet une meilleure rentabilité, ce qui explique la baisse constante des coûts de production», dit Zhen Xiao, directeur exécutif du Swiss Center Shanghai. «Et cette tendance peut durer pendant une longue période : la Chine compte 20 fois moins de robots par travailleur que la Corée». Grâce à l'élimination progressive des droits de douane sur les marchandises chinoises par l'accord de libre-échange et d'un affaiblissement de la devise, les produits chinois sont devenus nettement moins chers pour les entreprises suisses et ce, avant de prendre en considération un franc suisse en hausse. M. Xiao: «Même si la croissance des affaires ne peut pas accélérer indéfiniment, et en dépit de la perception souvent négative de la Chine en Europe, les tendances du marché, autant pour les ventes que les achats, seront fondamentalement positives pour les Suisses en Chine.

Légende de la photographie : soutenir les entreprises en Extrême-Orient le Swiss Center Shanghai. Source de l illustration: swisscenters.org À propos du Swiss Center Shanghai (SCS) : fondé en 2000, le SCS est une plateforme pour les entreprises suisses en Chine et en Asie. C est de loin le plus important regroupement d'entreprises suisses en Asie, avec une riche expérience en gestion d affaires, d expansions et d opérations. Le SCS offre non seulement clé en main des ateliers et des bureaux administratifs, mais soutient également ses membres dans leurs relations avec les instances gouvernementales et met à disposition des services de secrétariat et de promotion, ainsi que son large réseau d'experts. Le SCS a soutenu plus de 200 entreprises en Chine, aussi bien des PME que des grandes entreprises. Parmi celles-ci, les experts du SCS ont participé au lancement de 20 sociétés de production et de plus de 30 bureaux commerciaux pour des entreprises suisses. Pour plus de détails, voir : www.swisscenters.org Contact pour les médias : Bernhard Hagen Tél.: +43-664-7348-3730 press@swisscenters.org