COMPTE-RENDU DE LA VISITE AU MUSEE DE LA PSYCHIATRIE



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Transcription:

COMPTE-RENDU DE LA VISITE AU MUSEE DE LA PSYCHIATRIE Notre petit groupe est accueilli fort aimablement par madame Maryline Clin, conservateur bénévole de ce musée situé à l intérieur du CHI de Clermont, dans l ancienne morgue de l établissement. La visite commence par la projection de deux films qui nous introduisent immédiatement dans le vif du sujet. Le premier, «Une année à Villers», a été tourné par Robert Delachapelle, ancien infirmier et cinéaste amateur, au cours de l année 1966, à Villers sous Erquery, un des trois sites de l hôpital (les autres étant Fitz-James et Clermont, rue des Finets), grâce à un matériel acheté par l Association des Patients. Le film montre le quotidien des pensionnaires et des soignants (la distribution de tabac, le travail à la ferme et dans les champs, la fabrication de fleurs artificielles, la kermesse à Fitz-James, un voyage en car, etc.) A noter l existence un groupe de patients triés sur le volet, les colons, à qui est confié un travail un peu plus spécialisé, et qui bénéficient d une forme de régime de semi-liberté. Le travail a été autorisé jusque vers les années 1970, date à laquelle il fut remplacé par des activités occupationnelles plus en rapport avec les soins psychiatriques dispensés aux résidents. Le deuxième film, très émouvant, «Les petits cousus», a pour principal sujet les effets (vêtements, bijoux, affaires personnelles) que le malade devait abandonner à son arrivée à l hôpital pour revêtir l uniforme imposé. S ils n étaient pas récupérés à sa sortie, ou par un proche lors de son décès, ses effets personnels étaient enfermés dans un sac et déposés dans un des greniers de l établissement. Personne ne les a jamais détruits, comme c était prévu, et il reste encore des milliers de ces sacs ou de ces petites valises entreposés sous les toits de l hôpital (on peut en voir un ou deux exemplaires lors de la visite du musée). Au passage, le film évoque la surmortalité des malades pendant l occupation : environ trois mille morts à cause de la famine entretenue dans les établissements psychiatriques par l occupant. Madame Clin brosse ensuite l histoire de l établissement, un des plus importants d Europe. Les «insensés» étaient accueillis avant la Révolution dans un couvent des Cordeliers ; le père supérieur, Eloi Tribou, rompt ses vœux, se marie et devient directeur d une maison de force puis le père supérieur, Eloi Tribou, rompt ses vœux, se marie et devient directeur de ce couvent devenu maison de force. En 1799, Tribou quitte ce lieu récemment vendu, pour s'installer, avec quelques aliénés à Clermont, à

l'emplacement de ce qui sera l'asile le plus grand de France à la fin du XIXème siècle. A partir de 1830, le gendre d Eloi Tribou, Gustave Labitte, passera un accord avec les préfets de l Oise, de Seine et Oise et de la Somme pour accueillir dans son établissement les aliénés de ces départements. La dynastie Labitte conservera l établissement (en créant les trois sites connus) jusqu en 1884, date à laquelle il le vendra au Conseil général de l Oise. Il deviendra alors établissement public sous le nom d Asile de Clermont (voir la suite de l histoire sur le site Internet http://www.chi-clermont.fr/musee%20henri%20theillou.html ). Nous parcourons ensuite les salles du petit musée (qui mériterait des locaux plus spacieux afin de mettre en valeur les richesses qu il possède). Un arrêt prolongé a lieu dans une pièce qui reproduit une cellule d isolement, avec un lit de fer, scellé au sol, une paillasse en trois morceaux (on ne change que celui du centre, souillé par le malade immobilisé) et la fameuse camisole de force (on se souvient de «Vol au dessus d un nid de coucou»). Par la suite, ce mode de contention physique sera remplacé par la «camisole chimique». Au mur, des reproductions de dessins faits par des malades à qui on avait demandé de traduire ainsi leurs obsessions ou leurs délires, ainsi qu un pan de mur recouvert de graffiti «mathématiques». Impressionnant! Les autres salles présentent des appareils utilisés pour le traitement de malades (dont l appareil à électrochocs, souvent emprunté pour des tournages de films), pour la recherche ou pour des opérations chirurgicales (pratiquées sur place). On peut voir aussi des uniformes portés par les pensionnaires, ainsi qu une collection d outils utilisés dans les différents corps de métiers présents sur les trois sites (l établissement vivait pratiquement en autarcie). Mme Clin attire notre attention sur une photo représentant sa grand-mère, venue dans les années 20 de son Nord natal pour travailler à l Asile de Clermont (qui imposait à l époque une discipline toute militaire, y compris pour les soignants) : une occasion de rappeler que l on travaille souvent à l hôpital de génération en génération (les grands-parents de notre guide, ses parents, puis elle, et à présent sa fille). Enfin, une petite salle est consacrée à Séraphine Louis, la peintre de Senlis récemment remise à l honneur par le film qui lui est consacré. Admise à l hôpital pour un délire sévère, elle y est morte, pendant l occupation. A signaler qu elle n a jamais peint pendant son hospitalisation. On peut voir des reproductions de ses tableaux, ainsi qu une grande photographie en pied, dans ses vêtements de pensionnaire. En définitive une visite fort intéressante et qui peut ouvrir sur l étude de plusieurs thèmes : l histoire de la psychiatrie et l évolution des

traitements, les rapports de l art avec la folie, l élimination programmée (par la famine) des aliénés pendant l occupation nazie, etc. Le musée est ouvert le mardi après-midi, mais Mme Clin peut recevoir, si on la prévient assez à l avance, des groupes d élèves (pas trop nombreux, étant donné l étroitesse des lieux!) Association des professeurs d histoire Géographie de la région Picardie Arnaud Ziegelmeyer

Ci-dessous, avant corrections COMPTE-RENDU DE LA VISITE AU MUSEE DE LA PSYCHIATRIE Notre petit groupe est accueilli fort aimablement par madame Maryline Clin, conservateur bénévole de ce musée situé à l intérieur du CHI de Clermont, dans l ancienne morgue de l établissement. La visite commence par la projection de deux films qui nous introduisent immédiatement dans le vif du sujet. Le premier, «Une année à Villers», a été tourné par Robert Delachapelle, ancien infirmier et cinéaste amateur, au cours de l année 1966, à Villers sous Erquery, un des trois sites de l hôpital (les autres étant Fitz-James et Clermont, rue des Finets), grâce à un matériel acheté par l Association des Patients. Le film montre le quotidien des pensionnaires et des soignants (la distribution de tabac, le travail à la ferme et dans les champs, la fabrication de fleurs artificielles, la kermesse à Fitz-James, un voyage en car, etc.) A noter l existence un groupe de patients triés sur le volet, les colons, à qui est confié un travail un peu plus spécialisé, et qui bénéficient d une forme de régime de semi-liberté. Le travail a été autorisé jusqu en 1968, date à laquelle il fut remplacé par des activités occupationnelles plus en rapport avec les soins psychiatriques dispensés aux résidents. Le deuxième film, très émouvant, «Les petits cousus», a pour principal sujet les effets (vêtements, bijoux, affaires personnelles) que le malade devait abandonner à son arrivée à l hôpital pour revêtir l uniforme imposé. S ils n étaient pas récupérés à sa sortie, ou par un proche lors de son décès, ses effets personnels étaient enfermés dans un sac et déposés dans un des greniers de l établissement. Personne ne les a jamais détruits, comme c était prévu, et il reste encore des milliers de ces sacs ou de ces petites valises entreposés sous les toits de l hôpital (on peut en voir un ou deux exemplaires lors de la visite du musée). Au passage, le film évoque la surmortalité des malades pendant l occupation : environ trois mille morts (dont Séraphine Louis), à cause de la famine entretenue dans les établissements psychiatriques par l occupant. Madame Clin brosse ensuite l histoire de l établissement, un des plus importants d Europe. Les «insensés» étaient accueillis avant la Révolution dans un couvent des Cordeliers ; le père supérieur, Eloi Tribou, rompt ses vœux, se marie et devient directeur d une maison de force qui s installera finalement à Clermont, rue des Finets, à son emplacement actuel. A partir de 1830, le gendre d Eloi Tribou, Gustave Labitte, passera un accord avec les préfets de l Oise, de Seine et Oise et de la Somme pour accueillir dans son établissement les aliénés de ces départements. La dynastie Labitte conservera l établissement (en créant les trois sites connus) jusqu en 1884, date à laquelle il le vendra au Conseil général de l Oise. Il deviendra alors établissement public sous le nom d Asile de Clermont (voir la suite de l histoire sur le site Internet http://www.chiclermont.fr/musee%20henri%20theillou.html ).

Nous parcourons ensuite les salles du petit musée (qui mériterait des locaux plus spacieux afin de mettre en valeur les richesses qu il possède). Un arrêt prolongé a lieu dans une pièce qui reproduit une cellule d isolement, avec un lit de fer, scellé au sol, une paillasse en trois morceaux (on ne change que celui du centre, souillé par le malade immobilisé) et la fameuse camisole de force (on se souvient de «Vol au dessus d un nid de coucou»). Par la suite, ce mode de contention physique sera remplacé par la «camisole chimique». Au mur, des reproductions de dessins faits par des malades à qui on avait demandé de traduire ainsi leurs obsessions ou leurs délires, ainsi qu un pan de mur recouvert de graffiti «mathématiques». Impressionnant! Les autres salles présentent des appareils utilisés pour le traitement de malades (dont l appareil à électrochocs, souvent emprunté pour des tournages de films), pour la recherche ou pour des opérations chirurgicales (pratiquées sur place). On peut voir aussi des uniformes portés par les pensionnaires, ainsi qu une collection d outils utilisés dans les différents corps de métiers présents sur les trois sites (l établissement vivait pratiquement en autarcie). Mme Clin attire notre attention sur une photo représentant sa grand-mère, venue dans les années 20 de son Nord natal pour travailler à l Asile de Clermont (qui imposait à l époque une discipline toute militaire, y compris pour les soignants) : une occasion de rappeler que l on travaille souvent à l hôpital de génération en génération (les grands-parents de notre guide, ses parents, puis elle, et à présent sa fille). Enfin, une petite salle est consacrée à Séraphine Louis, la peintre de Senlis récemment remise à l honneur par le film qui lui est consacré. Admise à l hôpital pour un délire sévère, elle y est morte, de faim certainement, pendant l occupation. A signaler qu elle n a jamais peint pendant son hospitalisation. On peut voir des reproductions de ses tableaux, ainsi qu une grande photographie en pied, dans ses vêtements de pensionnaire. En définitive une visite fort intéressante et qui peut ouvrir sur l étude de plusieurs thèmes : l histoire de la psychiatrie et l évolution des traitements, les rapports de l art avec la folie, l élimination programmée (par la famine) des aliénés pendant l occupation nazie, etc. Le musée est ouvert le mardi après-midi, mais Mme Clin peut recevoir, si on la prévient assez à l avance, des groupes d élèves (pas trop nombreux, étant donné l étroitesse des lieux!) Arnaud Ziegelmeyer

L article dit : Le travail a été autorisé jusqu en 1968, date à laquelle il fut remplacé par des activités occupationnelles plus en rapport avec les soins psychiatriques dispensés aux résidents. Moi, je dirais : jusque vers les années 1970, parce que tout ne s est pas changé très rapidement ni dans tous les services de la même façon et en même temps. Au passage, le film évoque la surmortalité des malades pendant l occupation : environ trois mille morts (dont Séraphine Louis), à cause de la famine entretenue dans les établissements psychiatriques par l occupant. Séraphine, même si elle a souffert de la faim comme les autres malades, n a pas été déclarée morte de famine parce qu elle est en fait décédée suite à un cancer le père supérieur, Eloi Tribou, rompt ses vœux, se marie et devient directeur de ce couvent devenu maison de force. En 1799, Tribou quitte ce lieu récemment vendu, pour s'installer, avec quelques aliénés à Clermont, à l'emplacement de ce qui sera l'asile le plus grand de France à la fin du XIXème siècle.