MIGOUELOU, EDF investit pour l avenir

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28 août 2008 MIGOUELOU, EDF investit pour l avenir Contacts presse : Thierry TREMOUILLE, Directeur du GEH Tél : 05 62 97 70 00 Gérard MARTIN, Responsable du GU du Val d Azun Tél : 05 62 97 60 01 Jean-Marie MEYER, Chargé de Communication Tél : 05 62 97 70 21 ou 06 88 82 12 41 1-

I. VISITE DECENNALE REGLEMENTAIRE ET TRAVAUX PROGRAMMES II. III. LE BARRAGE DE MIGOUELOU LE GROUPEMENT D USINES DU VAL D AZUN ZOOM SUR LA SURETE HYDRAULIQUE IV. LA SURVEILLANCE DES BARRAGES V. LA SURETE A LA CONCEPTION VI. VII. VIII. IX. LA SURETE A LA CONSTRUCTION LA SURETE EN EXPLOITATION LA GESTION RISQUES LIES AUX BARRAGES LES DIFFERENTS TYPES DE BARRAGES X. ANNEXES 2-

1 VISITE DECENNALE ET TRAVAUX PROGRAMMES La visite décennale Durant les mois de mars et avril 2008, EDF a procédé à la visite décennale réglementaire du barrage de MIGOUELOU. Cette inspection a nécessité l abaissement de la retenue, celle-ci étant quasiment vide à cette période de l année, pour : - mener un examen approfondi des parties normalement immergées de l ouvrage (pied de l ouvrage, parement amont, galerie, vanne de vidange de fond) - réaliser une première série de travaux programmés d entretien et de modernisation (travaux sur la prise d eau principale, les galeries et la vanne de fond). Ce bilan de santé complet et les travaux associés permettent de garantir le parfait état de l ouvrage. Réalisé sous le contrôle de la Direction Régionale de l Industrie, de la Recherche et de l Environnement (DRIRE), cet examen complet obligatoire réalisé tous les 10 ans s ajoute à la surveillance permanente de l ouvrage en période d exploitation : - tournée d inspection visuelle par les exploitants EDF et relevé des différents instruments de mesure placés dans le corps de l ouvrage (pendules, capteurs de pression ) - téléauscultation de l ouvrage - inspection annuelle par un expert génie civil du Centre d Ingénierie Hydraulique d EDF. - inspection annuelle par la DRIRE - visite détaillée par des spécialistes d auscultation de la Division Technique Générale (DTG) d EDF tous les 2 ans Une retenue régulièrement inspectée Depuis sa mise en service en 1959 le barrage de MIGOUELOU a fait l objet de plusieurs visites décennales, notamment en 1970, 1980, 1989 et 1998. 3-

Cinq mois de travaux programmés : La possibilité d avoir accès aux parties habituellement immergées de l ouvrage est une opportunité pour EDF de réaliser une inspection détaillée et de décider des travaux éventuels d amélioration et d entretien de certains organes nécessaires à la pérennité et à la sécurité de l ouvrage. En 2008, sur le barrage de MIGOUELOU, EDF va profiter de cette situation pour traiter les effets du temps constatées lors des expertises ou visites d exploitation en particulier le parement amont, la prise d eau, la vidange de fond et différents travaux en galerie. L accès aux zones du parement amont à traiter se fera à partir d échafaudages volants (nacelles) suspendus au couronnement. L ensemble de ces travaux devrait durer 5 mois à compter du mois de juin. Eté 2008 : Réfection de l étanchéité du parement amont du barrage : Le revêtement amont des voûtes 1, 2, 3 étant de bonne qualité, seules les voûtes 4 à 9 sont traitées. La solution retenue pour le traitement du parement consiste à mettre en place une géomembrane «Carpi» après réparation des zones de béton dégradé. o Dégagement pied amont des voûtes Afin de traiter efficacement la totalité du parement amont le pied des voûtes sera entièrement dégagé. Ce terrassement réalisé par une pelle araignée mettra à jour la longrine de pied. o Accès aux zones d intervention L accès aux zones du parement amont à traiter se fera à partir d échafaudages volants (nacelles) suspendus au couronnement. Ces nacelles au gabarit des voûtes permettront d accéder en tout point de celles-ci. Ces équipements seront montés sur site pour permettre le traitement simultané de 2 voûtes. Ils seront ripés entre voûtes au fur et à mesure de l avancement des travaux. Des échafaudages tubulaires fixes seront montés sur les zones non atteintes par les nacelles, en particulier en pied de voûte où sur les naissances de celles-ci. Vu la configuration de la voûte 9, celle-ci sera entièrement échafaudée par ce type d équipement. o Reprise des bétons A partir des nacelles le parement amont sera hydrodécapé à 300 bars minimum et sondé pour déterminer les zones où le béton est dégradé. Après le repiquage le support des zones à reprendre sera soufflé ou lavé. L enduit réalisé en 2 couches, aura une épaisseur de 4 à 5 cm, l épaisseur variant en fonction de la tenue du support initial. o Traitement des joints Après décapage du béton les joints seront vérifiés, en particulier les lèvres et la lame cuivre d étanchéité. Dans le cas où le béton des lèvres présenterait des défauts, celui-ci sera reconstitué. 4-

o Traitement étanchéité du couronnement Le revêtement en place sera décapé. Un revêtement étanche (ou une membrane collée) sera appliqué sur l ensemble du couronnement. La base vie et la sécurisation du site Lors de la première phase de travaux liés à la visite décennale, le personnel, au nombre de 15 personnes maxi, a été hébergé dans le refuge de Migouélou après accord du PNP dans le cadre du partenariat EDF/PNP. Le site a été régulièrement sécurisé en raison des risques d avalanches et glissements neigeux. Lors de la deuxième phase de travaux, une base de vie sera installée à proximité de l ancienne gare du téléphérique. Cette base, située sur des zones balisées, comprendra des bungalows, vestiaires, bureaux et sanitaires. Cette installation sera prévue pour héberger un maximum de 30 personnes pour une durée de 5 mois. Les zones d emprise des installations seront balisées et protégées pour tenir compte de la présence de touristes sur le site. Ces zones tiendront compte également du vol d approche des hélicoptères afin d éviter les interférences avec les personnes utilisant le sentier de randonnée. Les entreprises et les coûts Plusieurs entreprises vont intervenir chacune dans leur domaine lors des différents chantiers prévus : 4 entreprises du Sud-Ouest : Entreprise RESIREP / Agence TERASTIC pour les travaux de réfection du parement amont Entreprise BORDES pour les travaux de terrassement Entreprise CSE pour les échafaudages Entreprise CASADEBAIG pour les travaux en galerie 2 entreprises spécialisées : Entreprise START, entreprise de la région parisienne spécialisée dans les nacelles Entreprise CARPI, entreprise italienne spécialisée dans les membranes d étanchéités et dépositaire du brevet spécifique. Le montant total de ces travaux programmés s élève à plus de deux millions d euros. 5-

Elimination de vestiges : A l occasion des travaux réalisés dans le cadre de la visite décennale, EDF poursuivra l opération d élimination des vestiges autour du barrage de Migouélou. Menée par EDF en concertation avec le PNP, cette opération consiste à détruire, évacuer ou enfouir d anciens vestiges maçonnés datant de la construction du barrage (1958) Cette action en faveur du patrimoine naturel illustre de façon concrète la convention de partenariat renouvelée en 2004 et dont l un des objectifs principaux est d agir ensemble pour mieux intégrer la production d énergie électrique dans ce patrimoine naturel exceptionnel qu est le Parc National des Pyrénées. Pour mener à bien cette opération, les exploitants des centrales hydroélectriques d EDF et les gardes du PNP travaillent en étroite collaboration pour fixer les priorités, prendre en compte les impératifs de chacun, définir les mesures visant à limiter les perturbations sur l écosystème (planning de réalisation du chantier, plan de vol d hélicoptère, etc ), identifier et regrouper les vestiges à évacuer ou à enfouir. En 2008, le programme d élimination des anciens vestiges EDF aux abords du barrage de Migouélou est pratiquement terminé. Concertation et dialogue sont les maîtres mots de ce partenariat 6-

2 LE BARRAGE DE MIGOUELOU Le barrage de MIGOUELOU en quelques chiffres : Année de construction : 1956-1958 Mise en eau : 1959 Type : à voûtes multiples (9) Longueur couronnement : Hauteur maxi sur rocher : Capacité totale : Altitude de la crête : 274,00 mètres (ouvrage principal) 31 mètres 17 millions de m3 2280 m 7-

3 EDF dans le VAL d AZUN EDF dans le Val d Azun : Dans le Val d Azun, EDF utilise l énergie de l eau pour produire de l électricité propre et renouvelable. Depuis plus de 50 ans, l hydroélectricité fait partie intégrante de la vallée. Elle en est même l un des principaux moteurs économiques. A partir du barrage de Migouélou situé à 2280 mètres d altitude, l eau est turbinée 7 fois par une chaîne composée respectivement des centrales de Migouélou, Tucoy, Plan du Tech, Arrens, Aucun, Nouaux et Lau-Balagnas avant de rejoindre le gave de pau. L eau ainsi turbinée par la chaîne hydroélectrique du Val d Azun permet de produire l équivalent de la consommation annuelle domestique d une ville de 160 000 habitants, sans pollution, sans déchets, sans générer de gaz à effet de serre. L hydroélectricité dans le Val d Azun représente une activité économique significative au travers des emplois directs (18 agents), indirects et de la sous-traitance. Cette activité industrielle génère également des retombées économiques importantes liées à la fiscalité. Ainsi en 2007, plus de 2,2 millions d euros ont été versées par EDF aux communes du Val d Azun. L hydroélectricité contribue ainsi largement au développement économique de la vallée. EDF, le Parc National des Pyrénées et la commune d Arrens-Marsous : un nouveau partenariat exemplaire Le Parc National des Pyrénées, la commune d Arrens-Marsous et Electricité de France se sont associés début 2008 pour rendre la montagne accessible à tous les publics, notamment aux personnes handicapées (moteur, visuel, auditif, mental) ou en difficulté. Ce nouveau partenariat, le premier en France dans une zone de parc national consiste en l aménagement d un espace de découverte et d interprétation situé à la zone d entrée du Parc National des Pyrénées, dans la vallée du Tech en Val d Azun, à proximité des installations hydroélectriques d EDF. Cet espace naturel aménagé permettra d appréhender concrètement et en possible autonomie, la biodiversité dans un environnement de haute montagne. Ce projet, de plus d un million d euros, est réalisé à l initiative et sous le pilotage du Parc national des Pyrénées et de la commune d Arrens-Marsous, pour une mise en service au plus tard à l été 2010. Pour ce projet, EDF s engage dans une démarche qui favorise le développement durable du territoire et apporte une contribution financière de 150 000 euros. 8-

ZOOM SUR LA SURETE HYDRAULIQUE 4 La surveillance des barrages Un barrage est un ouvrage d art important et complexe, construit pour durer. Il vit et «respire» selon le remplissage de la retenue et les saisons. Les matériaux qui le constituent sont sensibles aux différences de pression liées aux variations de niveau de la retenue, aux variations saisonnières de température. La sûreté des installations hydrauliques exige un contrôle et une surveillance permanentes des barrages. Conformément à la réglementation et afin d assurer son exploitation et entretien, un barrage doit être surveillé tout au long de sa vie, par des mesures et auscultations effectuées périodiquement. La sûreté des barrages hydroélectriques, c est l ensemble des dispositions prises lors de la conception, de la construction et de la gestion des aménagements hydroélectriques pour assurer la protection des personnes, des biens et de l environnement contre les risques liés à l eau et dus à la présence ou au fonctionnement des ouvrages. 9-

5 La sûreté à la conception Tout projet de construction comprend des études techniques des sites pressentis qui s étendent sur une période allant de 3 à 10 ans en fonction de l importance de l ouvrage. Des études géologiques Les spécialistes de l ingénierie hydraulique d EDF et des bureaux d études analysent la structure des terrains de fondation, leur stabilité et leur fracturation par le biais de forages, extraction d échantillons, mesures de perméabilité ou percement de galeries de reconnaissance. Ces études sont aussi entreprises sur les rives du futur lac, afin de vérifier que les variations de niveau des eaux ne déclencheront pas de glissements ou d éboulements. Des études hydrologiques En vue de déterminer la crue maximale à prendre en compte pour le dimensionnement des évacuateurs de crue, des études hydrologiques sur les débits de la rivière sont également menées. Des contrôles externes et indépendants Depuis 1966, la réglementation impose un examen systématique des avants-projets et des projets de grands barrages (de hauteur supérieure à 20 m) par le Comité Technique Permanent des Barrages (CTPB). Cette institution réunit des techniciens de l administration et des experts indépendants. Cette instance examine les mesures de sûreté, de la conception à l exécution et à la mise en service de l ouvrage. 10-

6 La sûreté à la construction Les barrages subissent en permanence des mouvements réversibles dus aux écarts de température ou à la variation du niveau de l eau dans la retenue. Afin de permettre un suivi précis de la tenue des ouvrages dans le temps, des moyens de mesure sont installés à la construction. Des pendules placés à l intérieur de l ouvrage ou scellés sur des points fixes extérieurs, qui mesurent les variations de son déplacement horizontal Des pièzomètres qui contrôlent les pressions d eau dans les fondations Des dispositifs de mesure des drains L ensemble des moyens mis en œuvre pour surveiller un ouvrage est regroupé sous l appellation «auscultation». Après la phase de la construction, la première mise en eau constitue une étape cruciale dans la vie d un barrage. Elle est réalisée de manière progressive, par paliers successifs. A chaque étape, les réactions des différents éléments constitutifs de l ouvrage sont contrôlées et analysées. En cas de détection d une anomalie, des travaux complémentaires sont entrepris jusqu à ce que le comportement réponde de façon satisfaisante aux critères fixés. Cette phase de mise en eau, effectuée en liaison avec l autorité de sûreté (à chaque palier, l autorisation de poursuivre le remplissage est donnée par la DRIRE), dure plusieurs mois, voire plusieurs années. 11-

7 La sûreté en exploitation Une surveillance permanente Tout au long de leur exploitation, les ouvrages sont surveillés, auscultés et entretenus. Les dispositifs d auscultation permettent de détecter, dès leur origine, tout comportement anormal du barrage ou des berges sur lesquelles il s appuie. Ces capteurs servent à suivre en permanence la bonne santé de l ouvrage. D une grande précision ils détectent des déplacements de quelques dixièmes de millimètre sur des barrages de plusieurs centaines de mètres de long. On mesure en particulier les mouvements du barrage (par relevé topographique et pendules d auscultation) et son comportement hydraulique (influence de l eau sur la stabilité et le comportement de l ouvrage) par relevé des infiltrations d eau et des sous-pressions. L objectif est de vérifier l efficacité du drainage et des dispositifs éventuels d étanchéité. Les mesures sont soit réalisées par l exploitant lors de tournées d inspection organisées tous les 15 jours, soit enregistrées automatiquement par télémesure. Analysées une première fois par l exploitant, elles sont ensuite transmises à distance au centre de calcul de la DTG (Division Technique Générale) où elles sont enregistrées et analysées une seconde fois pour obtenir un «diagnostic de santé» de l ouvrage et détecter les éventuelles anomalies de comportement. En complément de ces mesures, l exploitant effectue tous les 15 jours des inspections visuelles du barrage. Il examine l ouvrage et le terrain, note les moindres changements. Un contrôle permanent de l Autorité de Sûreté Les barrages sont placés sous le contrôle d une Autorité de Sûreté qui dépend du Ministère de l Industrie, la DIGEC et ses représentations régionales, les DRIRE. Chaque année, l Administration procède à une visite complète de la structure et des organes touchant la sûreté des barrages. Elle réalise des essais des vannes de vidange et des évacuateurs de crues et examine l ensemble des documents d exploitation de l ouvrage. De son côté, l exploitant réalise annuellement un rapport d exploitation, qu il transmet à la DRIRE. Tous les deux ans, la Division Technique Générale (DTG), unité d EDF spécialisée dans l expertise du comportement des ouvrages, réalise, à la demande du maître d ouvrage, des rapports d analyse des mesures réalisées sur les barrages. Ces rapports sont également transmis à la DRIRE. La visite décennale des barrages Outre ce suivi régulier, la réglementation française en matière de sécurité des barrages et de prévention des risques fixe l obligation pour tous les barrages d une hauteur supérieure à 20 mètres, d effectuer tous les dix ans une visite des parties immergées de l ouvrage (partie amont, pied du barrage, vannes de fond, grilles ) sous le contrôle de l Administration. 12-

8 La gestion risques liés aux barrages Crue Les crues ont pour origine un afflux d eau dû à de très fortes précipitations, pouvant provoquer une brusque montée du niveau du lac de retenue. Les barrages sont conçus pour supporter des crues très exceptionnelles. Des évacuateurs de crues, déversoirs ou vannes situées au sommet ou au fond du barrages, sont intégrés dans la structure de l ouvrage ou à ses abords. Ils sont dimensionnés de manière à évacuer un crue millénale dans le cas des barrages en béton, et déca-millénale, dans le cas des barrages en terre. En cas de crue extrêmement importante et soudaine, les consignes et procédures approuvées et contrôlées par les Pouvoirs Publics sont mises en œuvre. Le rôle de l exploitant consiste à : maîtriser le niveau de la retenue pour éviter la submersion de l ouvrage faire transiter la crue sans l aggraver à l aval en utilisant la capacité disponible de la retenue. L exploitant ne relâche pas plus d eau qu il n en arrive dans la retenue. En exploitation, des essais de fonctionnement des évacuateurs de crues sont réalisés chaque année. En outre, l activité «gestion des ouvrages en période de crue» fait l objet d une mise sous assurance qualité dans les Groupements d Exploitation Hydraulique. Séisme Le risque sismique est pris en compte systématiquement lors de la construction d un barrage. La résistance des barrages aux séismes a été vérifiée pour l établissement des PPI et les études réalisées permettent d écarter ce risque. Cependant, afin de prévenir tout risque suite à un séisme, EDF a passé une convention avec le Laboratoire géophysique du globe de l université Louis-Pasteur de Strasbourg qui exploite le RENASS (réseau national de surveillance sismique), composé de 117 stations de surveillance. Le laboratoire avertit EDF de tout séisme de magnitude supérieure à 4 dans un délai inférieur à 90 minutes, et localise l épicentre. Dès qu il est averti, l exploitant dont les ouvrages sont proches se rend sur site pour procéder à une visite. Glissement de terrain Un glissement de terrain dans une retenue pourrait provoquer une vague qui submergerait le barrage, et aurait des conséquences à l aval. Les études géologiques des versants des retenues, réalisées dans le cadre des PPI n ont pas décelé ce type de risque sur les barrages hydrauliques français. 13-

9 Les différents types de barrages Il existe deux grandes familles de barrages : les barrages en remblai de matériaux meubles Ils sont réalisés par l empilement de matériaux juxtaposés : blocs rocheux de toutes dimensions, terre argileuse compactée, encadrée par des enrochements. Ces matériaux sont disposés en zones dans le corps de l ouvrage selon leur degré de perméabilité après compactage. Ces barrages sont relativement souples et s accommodent de presque tous les sols de fondation les barrages en maçonnerie ou en béton Le barrage poids : il se caractérise pour un profil triangulaire, avec une base large. Il présente l avantage de très peu solliciter la résistance des berges. Le poids est utilisé pour résister à la poussée de l eau Le barrage voûte : il est constitué d une coque en béton courbée, côté convexe dirigé vers l amont. Ce type de barrage est implanté dans des vallées étroites lorsque les rives sont formées de roches saines et résistantes, car il sollicité beaucoup la résistance des berges. La poussée de l eau est renvoyée vers les appuis ou les rives. Le barrage à contreforts : des contreforts en béton construits côté aval supportent des voûtes de faibles portées ou des dalles planes. Les contreforts transmettent la poussée de l eau vers le sol. La poussée de la retenue est transmise au terrain de fondation dans lequel sont ancrés les contreforts. Ce type de barrage se réalise dans des vallées larges. Le barrage mobile ou dit au fil de l eau : installé sur des rivières à fort débit, il se caractérise par une partie supérieure constituée de vannes amovibles. Il ne sert pas de stockage, il n y a pas de modulation importante de la retenue. Certains barrages sont soumis à la tutelle des DRIRE et relèvent de la circulaire 70-15, fixant les modalités de surveillance et de contrôle. Il s agit des barrages intéressant la sécurité publique et qui mesurent plus de 20 mètres de haut. 150 barrages de ce type sont exploités par EDF en France. Dans le cas où le volume de la retenue est supérieur à 15 millions de m3, ces ouvrages sont soumis à des Plans Particuliers d Intervention. Ils sont 99 en France dont 68 gérés par EDF (19 en région Midi- Pyrénées). 14-

10 Annexes : La carte du Groupement d Usines du Val d Azun La plaquette de présentation du GEH Adour et Gaves La plaquette de présentation de l Unité de Production Sud-Ouest L énergie hydraulique 15-