Fig. 5-9 Adénocarcinome de l éthmoïde Coupes TDM axiale (A) et coronale (B), IRM séquences axiale T1 (C), T2 axiale (D) et coronale (F), T1 FatSat injectées axiale (E) et coronale (G) : masse de signal tumoral (flèche blanche) de la fosse nasale et de l éthmoïde gauche en hyposignalt1, hyposignalt2, rehaussée ; rétention mucocèlique ancienne déshydratée sphénoïdale gauche (flèche discontinue) en hypersignalt1, hypersignalt2, non rehaussée ; muqueuse inflammatoire en hypersignalt2 rehaussée (flèche noire) maxillaire gauche et éthmoïdale postérieure droite 120 Imagerie des sinus
Fig. 5-10 Adénocarcinome de l éthmoïde Coupes TDM axiale (A) et coronale (D) : comblement maxillaire droit étendue dans la fosse nasale et l éthmoïde droit. IRM séquences axiale T1 (B), axiale T2 (C), coronale T2 (E) et axiale T1 FatSat injectée (F): masse tumorale (flèche) éthmoïdo-nasale droite en hyposignalt2 rehaussée ; rétention liquidienne ancienne déshydratée maxillaire droite (flèche discontinue) en hypersignalt1, discret hyposignalt2 non rehaussée avec une muqueuse inflammatoire en hypersignalt2 Bilan d une tumeur 121
Fig. 5-11 Adénocarcinome éthmoïdo-nasal IRM séquences axiale T1(A), axiales T2 (B-D), coronalet2 (E) et T1 FatSat injectées axiale (C) et coronale (F) : masse tumorale en hyposignalt2 appendue au cornet supérieur et s étendant dans le cavum (flèche blanche); mucocèles éthmoïdales postérieures droites avec une muqueuse fine (flèche noire) ; rétention ancienne sphénoïdale droite avec muqueuse inflammatoire épaisse (flèche discontinue) Fig. 5-12 Carcinome adénoïde kystique maxillaire droit IRM séquences axiale T2(A), coronale T2 (B), T1 FatSat injectées axiales (D-E-F) et coronale (C): masse de signal tumoral en hyposignalt2 centrée sur l infrastructure du maxillaire droit infiltrant le sinus maxillaire droit et le palais droit ; à noter l infiltration de la fosse ptérygo-palatine avec extension péri nerveuse via le foramen rond et le canal vidien (flèches). Le carcinome adénoïde kystique (cylindrome) est la 3 ème tumeur maligne en fréquence du massif facial après le carcinome épidermoïde et l adénocarcinome ; il se caractérise surtout par la fréquence de ses extensions péri nerveuses, à rechercher en IRM. 122 Imagerie des sinus
Autres tumeurs salivaires Plus rare que le CAK, on peut également retrouver d autres types histologiques développés aux dépens des glandes salivaires telles que le carcinome myo-épithélial (tumeur maligne) (fig. 5-13) ou l adénome pléomorphe (tumeur bénigne) (fig. 5-14 et 5-15). Fig. 5-13 Carcinome myo-épithélial maxillaire gauche IRM séquences axiale T1 (A), axiale T2 (B), coronale T2 (D), T1 FatSat injectées axiale (C) et coronale (E) : masse tumorale maxillaire gauche étendue dans la fosse nasale gauche très hétérogène ; noter l importance des zones en hypersignalt2 Fig. 5-14 Adénome pléomorphe du septum nasal IRM séquences axialet1 (A), axiale T2 (B-E), coronale T2 (D) et axiales T1 FatSat injectées (C-F) : masse polylobée avec des composantes myxoïdes en hypersigalt2 rehaussées, des composantes plus cellulaires en hyposignalt2 rehaussées et des composantes mucineuses en hypersignalt1 dont la chirurgie a révélé un adénome pléomorphe L adénome pléomorphe, tumeur mixte des glandes salivaires est très rare au niveau maxillo- facial. Touchant essentiellement la région palatine et les fosses nasales, on peut l évoquer devant une masse lobulée modérément rehaussée lentement évolutive. Bilan d une tumeur 123
Fig. 5-15 Adénome pléomorphe maxillo-nasal gauche IRM séquences axialet1 (A), axiale T2 (B), coronale T2 (D) et T1 FatSat injectées axiale (C) et coronale (E) : masse polylobée avec des composantes kystiques et tissulaires étendue dans le sinus maxillaire et les parties molles jugales dont la chirurgie a révélé un adénome pléomorphe Tumeurs neuro ectodermiques Neuroblastome olfactif (fig. 5-16) Cette tumeur est développée à partir du neuro-épithélium olfactif de la partie haute des fosses nasales, ce qui explique la fréquence de l envahissement de l étage antérieur de la base du crâne. Elle se présente comme une masse lentement évolutive qui lyse les parois osseuses adjacentes. L IRM est indispensable notamment pour évaluer l extension à la base du crane via la lame criblée. Fig. 5-16 Neuroblastome olfactif IRM séquences coronale T2 (A) et coronale T1 FatSat injectée (B): masse éthmoïdo-nasale bilatérale avec infiltration de l étage antérieure (vie une lyse de la lame criblée) et extension intra cérébrale (T4) ; séquence axiale T2 cervicale (C): adénopathies bilatérales IIA et IIB Le neuroblastome olfactif est une tumeur rare à point de départ du neuro épithélium olfactif, dont la fréquence élevée des adénopathies associées justifie de réaliser un bilan ganglionnaire cervical. 124 Imagerie des sinus
L extension est évaluée selon la classification de DULGUEROV T1 Cavité nasale excluant le sphénoïde T2 Cavité nasale étendue au sphénoïde T3 Extension à l orbite et à l étage antérieur T4 Extension au cerveau Les adénopathies cervicales sont fréquentes d où l intérêt en IRM d étudier systématiquement les aires ganglionnaires cervicales lorsque l histologie est connue. Les métastases pulmonaires et osseuses sont fréquentes aussi. Mélanome malin (fig. 5-17 et 5-18) De très mauvais pronostic, il est caractérisé par des récidives fréquentes avec plus de 64% de récurrences à 1 an et une survie globale à 5 ans de moins de 30%. Il touche préférentiellement les fosses nasales avec une prédominance pour le septum nasal. En IRM, il faut savoir l évoquer devant des zones intra tumorales en hypersignalt1 dues à des remaniements hémorragiques fréquents ou à la présence de mélanine. Fig. 5-17 Mélanome nasal IRM séquences axiale T1 (A), T2 axiale (B) et coronale (D), T1 FatSat injectées axiale (C) et coronale (E) : masse éthmoïdo-nasale bilatérale de signal tumoral avec extension dans la graisse intra orbitaire extra conique prédominant à gauche; à noter les zones en hypersignal T1 spontané suggérant le mélanome ; muqueuse maxillaire gauche inflammatoire épaissie avec œdème du chorion Le mélanome nasal est rare, de très mauvais pronostic local et général avec de possible métastases à distance. Bilan d une tumeur 125