Les dents, un capital santé à préserver



Documents pareils
Les dents, un capital santé à préserver. Bien manger pour tous. Le bon usage des médicaments SOCIÉTÉ SANTÉ PRÉVENTION

Les gencives et la santé générale. Qu est-ce qu une maladie des gencives? d autres types de problèmes de santé ou en causer de nouveaux.

En savoir plus sur le diabète

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

La prise en charge de votre maladie, l accident vasculaire cérébral

Qui sont-ils? Pedro. Tamacha. 9 En quantité, Tamacha mange suffisamment, mais son alimentation n est pas satisfaisante en qualité.

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

Auriol : le service public de la Restauration scolaire

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la

Le VIH et votre cœur

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

Bouger, c est bon pour la santé!

Sport et alpha ANNEXES

MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER

LE SPORT POUR CHACUN! Docteur CASCUA Stéphane Médecin du sport

Économisons l énergie! 11

que dois-tu savoir sur le diabète?

Ma vie Mon plan. Cette brochure appartient à :

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

ÉDUCATION Côtes d Armor. Collèges publics. Charte de la restauration collective DIRECTION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER

Rentrée 2014 Francine Eichenberger Diététicienne

Brochure Patients. Les implants dentaires : Une solution naturelle et élégante pour retrouver confiance en soi.

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

Le protecteur buccal : tout à fait génial!

Leucémies de l enfant et de l adolescent

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

lire les Étiquettes et trouver les sucres cachés

SANTÉ. E-BOOK équilibre. stop. cholesterol diabete hypertension. Réduire le cholestérol, l hypertension et le diabète SANS MEDICAMENT!

L'Obésité : une épidémie?

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

MIEUX COMPRENDRE LE SYSTÈME DE SANTÉ POUR SE SOIGNER

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

GROUPE DE PAROLE SUR L HYGIENE ET LA PRESENTATION


L hygiène buccale et dentaire chez la personne âgée

Certaines situations de trafic peuvent-elles provoquer un risque accru d hypoglycémie?

PRENEZ SOIN DE VOS DÉPENSES DE SANTÉ

LES SOINS D HYGIENE l hygiène bucco dentaire. Formation en Hygiène des EMS de la Somme EOH CH ABBEVILLE JUIN 2015

Nutrition et santé : suivez le guide

Le guide. Don d organes. Donneur ou pas. Pourquoi et comment je le dis. à mes proches.

Le restaurant scolaire est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 12H05 à 13 H30 : Article 2 : ACCES AU RESTAURANT

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants

> Présentation du programme > Peps Eurêka - Mémoire : Pour donner du Peps à ses neurones et à sa vie... 4

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la

«Cette action contribue au PNNS». À CHÂTEAU THIERRY

LE CONTRÔLE DU FACTEUR BACTERIEN 3-POUR LE TRAITEMENT DES PARODONTITES

Mes Indispensables SMEREP

RESTAURATION SCOLAIRE REGLEMENT INTERIEUR

La prise en charge d un trouble bipolaire

FAMILLES ET PREVENTION SANTE

La goutte la maladie des rois

Insuffisance cardiaque

Je vais être maman. et je fume encore!? J ai décidé d arrêter de fumer. Pour ma santé et pour celle de mon enfant.

le guide DON D ORGANES : DONNEUR OU PAS, je sais pour mes proches, ils savent pour moi L Agence de la biomédecine

LA QUESTION DE LA PRISE DE POIDS CHEZ LE FUMEUR EN SEVRAGE TABAGIQUE

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

L observatoire «Entreprise et Santé»

Diabète de type 1: Informations destinées aux enseignants

Loin de mes yeux. Chaque personne apprivoise la mort à sa façon, ce qui apporte à cette dernière

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé

Diabète Type 2. Épidémiologie Aspects physiques Aspects physiologiques

Mes Indispensables SMEREP

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde

BIOPSIE PAR ASPIRATION Sous stéréotaxie

Rentrée Charte du restaurant scolaire

«Je suis diabétique» Informations sur la prise en charge d enfants diabétiques à l école. Pour les parents et les enseignants

LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER?

Mission France Réseau Social Dentaire Val de Marne 2015


DON D ORGANES Donneur ou pas

Boughanmi Hajer. JAOUA Noureddine. Membre du bureau exécutif de l OTEF

La prise en charge. de votre affection de longue durée

Le don de moelle osseuse

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI

Le don de moelle osseuse :

La prise en charge de votre épilepsie

REPUBLIQUE FRANÇAISE. REGLEMENT DES SERVICES PERISCOLAIRES 2013/2014 (RESTAURANT SCOLAIRE et GARDERIE et CENTRE D ANIMATION)

La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire

Retrouvez votre Sourire! Les implants dentaires peuvent vous aider à retrouver un sourire naturel.

+ Questions et réponses

Guide pratique de l. éco agent. des gestes. simples. et quotidiens. pour agir

CAMPAGNE NATIONALE MUTUELLES DE FRANCE. En France. 10 millions. de personnes ne peuvent pas se soigner. Débattonsen. lepourtous.

La Mutualité en chiffres

ntred 2007 Résultats de l étude Description des personnes diabétiques

Quoi manger et boire avant, pendant et après l activité physique

Épreuve de Compréhension orale

APS résumé partie III

KIT (de soins) POUR IMPLANT APORIS

Le mouvement vitalité! Un pas vers la forme! Sport-Santé. Acti March

La santé. Les établissements de l entité Mutualité Santé Services

Pourtant, la preuve est faite, de manière scientifique, que le tabagisme passif comporte des risques réels pour la santé.

2È JOURNÉE NATIONALE DE FORMATION DES PHARMACIENS CANCER ET ACCOMPAGNEMENT DU PHARMACIEN : UN PREMIER PAS VERS LA RÉSILIENCE.

Votre bébé a besoin de soins spéciaux

Intervention de Marisol TOURAINE. Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des. femmes. Maison de Santé Pluridisciplinaire

À tout moment. une mutuelle sur qui compter

VIH : Parlons-en franchement!


Transcription:

santé ESSENTIEL ÉDITION ENTREPRISES - SEPTEMBRE 2006 Nº 2 MAGAZINE BIMESTRIEL DES ADHÉRENTS DES MUTUELLES D HARMONIE MUTUELLES SOCIÉTÉ Bien manger pour tous SANTÉ Le bon usage des médicaments PRÉVENTION Les dents, un capital santé à préserver

SOMMAIRE 3 ACTUALITÉS 7 Une bonne alimentation passe par une meilleure information. SOCIÉTÉ 7 SANTÉ 13 7 BIEN MANGER POUR TOUS Manger équilibré est-il financièrement accessible à tous? 10 COMMENT PARLER AUX ENFANTS DE LA MALADIE? Dire la vérité aux enfants sur la maladie est indispensable. 12 13 CHANGEMENT CLIMATIQUE : TOUS RESPONSABLES? Quelques gestes simples au quotidien pour préserver l environnement. LES DENTS, UN CAPITAL SANTÉ À PRÉSERVER Une bonne santé passe par une bonne hygiène bucco-dentaire. 18 BOUGEZ, C EST ESSENTIEL Pour garder la forme, vivez en mouvement. 20 LA PRISE DE SANG, ET APRÈS? Une mine d informations pour connaître au mieux son état de santé. 10 Les enfants perçoivent le changement, le cacher ne sert à rien. 13 Les bonnes pratiques pour garder de bonnes dents. MUTUELLE 25 22 DU BON USAGE DES MÉDICAMENTS Produit différent des autres, un médicament mal utilisé peut être dangereux. 25 LES INFOS DE VOTRE MUTUELLE Actualité, conseils pratiques sur les garanties proposées par votre mutuelle, les services mis à votre disposition 18 Petits gestes, grands bénéfices : comment se faire plaisir dans l effort? Six éditions comportent un encart. L édition Releya : «Modifications statutaires et réglementaires 2006». L édition Entreprises : «Modifications statutaires de la Mutuelle de l Anjou» pour les adhérents de la Mutuelle de l Anjou. L édition Côtes-d Armor : «Assemblées locales». L édition Finistère : «Assemblées locales». L édition Ille-et-Vilaine : «Assemblées locales». L édition Morbihan : «Réunions d adhérents et de délégués». Contact lecteurs : essentielsantemagazine@harmonie-mutuelles.fr Magazine paraissant cinq fois par an, édité par Harmonie Mutuelles (union soumise aux dispositions du livre III du code de la mutualité). Siret : 350879078000 29. Centre Espace Performance, Bât. G, 35769 Saint-Grégoire Cedex. Tél. : 0223252400 Directeur de la publication : Claude Hemme Directrice presse-rédactrice en chef : Anne-Marie Guimbretière Assistante de direction : Armelle Collouard Rédacteurs en chef adjoints : Marie-France Lacour, Christian Jary, Brigitte Imber «Essentiel Santé Magazine» est sous copyright Tirage toutes éditions : 1262000 exemplaires Le numéro : 0,52 L abonnement : 2,60 Publication membre de l ANPCM, de la FNPS et du SPS Conception-réalisation : Tél. : 01 53 23 35 00 Photo de couverture : Royalty-Free/Corbis Impression : Presses de Bretagne, ZI Sud-Est, rue des Charmilles, 35577 Cesson- Sévigné Cedex Dépôt légal : à parution.

ÉDITO Plus proche de vous ACTUALITÉ SANTÉ MUTUALITÉ FRANÇAISE Vous avez été nombreux à vous manifester à la sortie du premier numéro de ce journal. Parfois pour en faire la critique, tels ces lecteurs qui nous reprochent nos prises de position sur le remplacement des médicaments déremboursés ou une trop grande place accordée aux médecins. Vous en avez, le plus souvent, salué la convivialité, la diversité et la clarté, ou le plein de bonnes idées et d informations utiles. Beaucoup de réactions, toujours très constructives, telle celle de ce pharmacien qui nous a apporté sa contribution critique sur de nombreux sujets abordés dans la revue. Tous ces témoignages nous sont utiles, ils nous permettent de mieux connaître vos attentes, parfois même au-delà du journal, vis-à-vis de votre mutuelle. Car Essentiel Santé Magazine entend être un journal proche de vous. Un journal qui vous donne des informations utiles et justes. Utiles parce que différentes de ce que vous pouvez trouver ailleurs, et justes parce que systématiquement vérifiées. C est dans cet esprit que l équipe d Essentiel Santé Magazine s efforce en permanence de vous accompagner dans votre quotidien, en essayant de répondre au mieux aux questions que vous vous posez. Anne-Marie Guimbretière Rédactrice en chef C est un rendez-vous républicain où souffle l esprit mutualiste, c est-à-dire un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité, a rappelé le président de la République, Jacques Chirac, intervenant lors de l ouverture du congrès. Garantir les meilleurs soins Près de 4 000 délégués participaient au 38 e congrès de la Mutualité Française, du 8 au 10 juin, à Lyon. Une rencontre qui a abouti à l adoption d une charte pour un parcours de santé mutualiste. Les mutuelles entendent permettre à leurs adhérents d accéder à des soins de qualité, au meilleur coût, en identifiant pour les mutualistes, sur l ensemble du territoire, les circuits qui rassemblent les meilleures compétences, comme l a expliqué le président de la Mutualité Française, Jean- Pierre Davant, en évoquant la charte adoptée. Le parcours de santé mutualiste vise à améliorer encore les prestations des mutuelles, à mieux informer les adhérents et à développer les actions de prévention. Des besoins exprimés à l occasion d une étude sur la perception des mutuelles par les Français *. Des actions concrètes Les personnes interrogées attendent des actions concrètes de leur mutuelle. Elles souhaitent notamment qu elle engage des négociations avec les professions de santé et, en particulier, les laboratoires pharmaceutiques pour agir sur les prix des produits et des prestations. Elles demandent aussi que leur mutuelle évalue les professionnels de santé et leur recommande les services de soins présentant les meilleures garanties de qualité. Autre attente : des remboursements encore plus rapides et d un meilleur niveau. Pour Jean-Pierre Davant, l idée d un parcours de santé, complémentaire au parcours de soins, est née de la volonté de la mutualité d offrir à chacun les mêmes chances face à la maladie. *Sondage Cecop/CSA réalisé par téléphone les 12 et 13 avril 2006 auprès d un échantillon représentatif de 1 005 personnes âgées de 18 ans et plus. Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 3

ACTUALITÉ Drogues et dépendances Sous ce titre, l Institut national de prévention et d éducation pour la santé (Inpes) présente des informations précises et scientifiquement validées sur toutes les drogues : tabac, cocaïne, héroïne, alcool, médicaments psychoactifs et produits dopants, les sanctions prévues par la loi et les grandes tendances de la consommation. La brochure Drogues et dépendances peut être obtenue, gratuitement, auprès de Drogues info service, au 0800 23 13 13. Plus d infos sur www.inpes.sante.fr. DONALD WEBER/GETTY SANTÉ Conseils S informer sur le parcours de soins coordonnés Vous trouverez sur les sites Internet de l assurance maladie et du service public, ou auprès de votre caisse d assurance maladie, toutes les informations concernant le parcours de soins coordonnés. Rappelons que depuis le 1 er janvier 2006, le taux de remboursement des consultations est de 70 % ou 60 %, selon que vous suiviez ou non le parcours. Votre mutuelle ne peut rembourser les coûts supplémentaires si vous êtes hors du parcours de soins. Plus d infos sur www.ameli.fr ou http://vosdroits.service-public.fr /particuliers/f10870.xhtml. 3 joints = 1 paquet de cigarettes Le fumeur d un joint absorbe six fois plus de goudron et de monoxyde de carbone que le fumeur d une cigarette. EN BREF Parlons différence On ne peut pas parler de sa différence à tout le monde, ce n est pas une raison pour n en parler à personne. La ligne Azur, relayée par son site Internet, permet d évoquer les problèmes d orientation sexuelle et d identifier les sources de conseils. L appel est anonyme. Ligne Azur : 0810 20 30 40 (lundi, mercredi, vendredi de 14 h à 19 h ; mardi, jeudi de 17 h à 22 h). Plus d infos sur www.ligneazur.org. Le polar change de visage Avec Le Masque de chair, Christine Cognant a écrit un roman passionnant, porteur d une réflexion sur les conséquences de la greffe du visage. Un patient défiguré bénéficie d une greffe intégrale, l aide-soignante veut en savoir plus, sans soupçonner les dangers qu elle court Le Masque de chair, éditions Pascal, Polar Santé, 167 pages, 15 euros. Les droits des handicapés Si les personnes handicapées ont des droits, elles les ignorent trop souvent. La 6 e édition du guide Handicapés : tous vos droits, vous informe sur l accueil, la scolarisation, l insertion professionnelle, la protection sociale, etc. De son côté, l Association des paralysés de France (APF) publie un guide pratique très complet, disponible au siège de l APF, avec une actualisation au jour le jour sur son site Internet. Enfin, Ressources et handicap, moins grand public mais très complet, donne des conseils pratiques pour défendre ses droits. Plus d infos : Handicapés : tous vos droits, 430 p. 22. www.puitsfleuri.com. Guide pratique de la loi du 12 février 2005, 3. APF, 17, bd. Auguste-Blanqui, 75013 Paris, www.apf.asso.fr. Ressources et handicap, 376 p. 25. Éditions Claude Fitoussi, 74, bd. de Reuilly, 75012 Paris, fito@fito.fr Acheter chez Emmaüs En choisissant des produits proposés par Emmaüs sur le site de comparateur de prix solidaire Soliland, les internautes pourront faire bénéficier l association d un soutien financier à ses projets d accueil, d hébergement et d accompagnement. Plus d infos sur www.soliland.fr. 4 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

Sparadrap accompagne les petits malades L association Sparadrap aide les familles et les professionnels quand un enfant est malade ou hospitalisé. Depuis douze ans, elle crée et diffuse des documents d information destinés spécifiquement aux enfants. Textes et illustrations leur permettent de mieux comprendre la maladie, les soins et l univers de l hôpital. Avec le soutien de la région Ile-de-France, elle vient de créer, sur son site Internet, un accès spécialement destiné aux enfants. Ceux-ci y découvrent l hôpital, la bibliothèque-médiathèque et les jeux du Lotopital, qui permettent de se familiariser avec le monde hospitalier. Sparadrap, 48, rue de la Plaine, 75020 Paris. Plus d infos sur www.sparadrap.org. KEITH BROFSLEY/GETTY 50 % 15 % des jeunes de 17 ans avaient déjà expérimenté le cannabis en 2003. des garçons et 7 % des filles de 17 ans sont des fumeurs réguliers. Recyclage des téléphones portables Donnez une seconde vie à votre téléphone portable, c est le titre de la campagne engagée par la Fnac, qui va recueillir dans des bornes les téléphones usagés. Ils sont ensuite confiés aux Ateliers du bocage (www.ateliersdu-bocage.com), filiale d Emmaüs, qui les testent et remettent en vente ceux qui peuvent l être. Les composants batteries, circuits électroniques, coques, etc. définitivement hors d usage sont recyclés. De son côté, l association des accidentés de la vie reçoit 4 euros par téléphone récupéré dans le cadre de la campagne FNATH mobile. Renseignements au 04 77 49 42 42 ou sur www.fnath.org. CMU : refus de soins Si vous bénéficiez de la CMU complémentaire et que vous rencontrez des difficultés pour vous faire soigner ou obtenir des médicaments, signalez-le à votre caisse d assurance maladie ou au conseil de l ordre des médecins. Certaines enquêtes indiquent en effet que les médecins spécialistes et les dentistes refusent parfois de prendre en charge des patients bénéficiant de la CMU. Des difficultés d accès aux soins ont été signalées par les CPAM au cours de l été 2005 : 103 signalements (sur 185) concernaient les dentistes et 16 des ophtalmologues. Des abus du même type ont été pointés du doigt par Médecins du monde et l UFC-Que Choisir, qui relevaient 6 % de refus en moyenne nationale, mais 40 % à Paris. Lanternes rouges de la prise en charge : Paris- Ouest, Lyon-Centre et Nice. Le collectif des médecins généralistes pour l accès aux soins (Comegas) a demandé la saisine de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde). Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 5

ACTUALITÉ SANTÉ Trop de fer peut nuire L hémochromatose, maladie méconnue mais pas si rare (3 % de la population est touchée), se caractérise par une surcharge en fer de l organisme. Cette maladie génétique peut produire de graves effets à long terme : cirrhose, diabète, problèmes cardiaques, cancers D où l importance d un dépistage précoce, dès qu apparaissent les premiers symptômes : fatigue chronique, douleurs dans les mains, perte de la libido, coloration brunâtre de la peau. Un examen simple prescrit par le médecin (le taux de saturation de la transférine) permet d identifier l hémochromatose, et des saignées suffisent à ramener le taux de fer à la normale. La maladie décelée, il faut prévenir la famille pour effectuer l examen et commencer le traitement le plus tôt possible. Plus d infos sur www.orpha.net. Pour une conduite plus sûre Le Guide de la sécurité au volant apporte des réponses claires et précises aux situations à risques : que faire sur une plaque de verglas? Quand un pneu éclate? Si les freins lâchent dans une descente? Il décrit également les bons réflexes à adopter sur la route et dans la conduite, ainsi que les principales mesures de prévention. C est une co-édition des éditions Pascal et de la Mutualité Française, en partenariat avec la Matmut. Éditions Pascal, 17, rue Pascal, 75005 Paris (128 p., 12 ). Plus d infos sur www.editionspascal.com. WALTER HODGES/GETTY sont causées chaque année par l ostéoporose. Depuis le 1 130000fractures er juillet, l examen de dépistage et de diagnostic est remboursé à 70 % du tarif conventionnel par l assurance maladie. BLOOM PRODUCTIONS/GETTY Pharmaciens: un rôle de conseil Les Français considèrent la pharmacie d officine comme le lieu privilégié pour la délivrance des médicaments non remboursés et adhèrent à l idée du développement du rôle de conseil du pharmacien. Une enquête CNGPO*-Credoc montre que les Français ne sont pas favorables au déremboursement des médicaments. Ils craignent que ces mesures n instaurent une double inégalité, économique et thérapeutique. Mais les Français interrogés acceptent le déremboursement s il permet de maintenir le remboursement des soins médicaux nouveaux et très coûteux. *Collectif national des groupements de pharmaciens d officine. 6 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

SOCIÉTÉ NUTRITION DENIS FELIX/GETTY Bien manger pour tous À la recherche des bonnes calories Augmenter la consommation de fruits et légumes. Telle est l une des recommandations du Plan national nutrition santé pour nous garantir une alimentation équilibrée. Or, certains d entre nous n ont pas toujours les moyens de diversifier leur nourriture et se limitent bien souvent à des aliments trop gras et trop sucrés. Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 7

SOCIÉTÉ NUTRITION Une bonne alimentation passe par une meilleure information. La France n en finit pas de grossir! 11,3 % des adultes et 5 % des enfants sont obèses, contre respectivement 6,1 et 1,5 % en 1980. Ces données interpellent les autorités, conscientes de l existence de ce véritable problème de santé publique. Pour vaincre la malbouffe, l obésité et les maladies qu elle engendre, le Programme national nutrition santé (PNNS) nous exhorte depuis 2001, à grands coups d affiches et de messages radio, à manger au moins cinq fruits et légumes par jour et à faire une demi-heure d exercice physique quotidien. Seulement voilà : les campagnes de communication ne suffisent plus. Tel est le constat dressé par le professeur Serge Hercberg, nutritionniste de renom, qui a dirigé ce programme. Car les fruits et les légumes coûtent cher. Les plus défavorisés d entre nous en achètent rarement, préférant se nourrir de produits industriels riches en graisse et en sucre, qui ont proliféré avec la crise économique. Selon Nicole Darmon, ingénieur à l Inserm, ces aliments, (biscuits sucrés ou salés, barres chocolatées, chips, boissons sucrées ) sont des sources de calories bon marché, et permettent donc de se nourrir pour pas cher. À l inverse, les aliments conseillés dans le cadre d une alimentation équilibrée, tels que les fruits, les légumes, le poisson ou la viande maigre, sont des sources d énergie qui peuvent revenir cher. Il est donc logique pour certains de s en détourner au profit des aliments gras et sucrés. Malheureusement, ces aliments sont riches en énergie et très pauvres en fibres, vitamines et minéraux (on parle de calories vides ). Si bien que leur consommation en excès augmente le risque de prendre du poids mais aussi de développer une maladie cardiovasculaire, un cancer ou un diabète. Voilà pourquoi, comme le montre une étude* menée dans dix villes en France, la fracture nutritionnelle se creuse : les personnes les plus exposées aux risques d obésité et de Baisser le prix des fruits et légumes : la solution pour favoriser une alimentation équilibrée. PIERRE BOURRIER/ICONICA DAN DALTON/GETTY 8 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

DR carences alimentaires sont aussi les plus faibles économiquement. Dans son rapport remis récemment au ministre de la Santé, le professeur Hercberg appelle donc à des actions concrètes : diminuer le prix des fruits et légumes, réduire la teneur en sucre, graisse et sel des produits alimentaires transformés, distribuer gratuitement des chèques fruits et légumes aux populations qui en ont le plus besoin. Pour financer cette mesure, qui représente un budget annuel de 500 millions d euros, le professeur Hercberg propose la création d un fonds, alimenté par une cotisation obligatoire des industries alimentaires En attendant, il est essentiel d apprendre à bien choisir ses aliments. Car, même dans les grandes surfaces où s effectuent 90 % des achats alimentaires, il existe un large Nicole Darmon Ingénieur Inserm, spécialiste des choix alimentaires et de la qualité nutritionnelle choix pour un même budget. Une bonne alimentation passe par une meilleure information, et aussi par le temps et le plaisir que nous avons à préparer nos repas. Corinne Thermes * Étude EPODE 2004-2005 Observatoire des habitudes alimentaires et du poids www.villesante.com, rubrique Ensemble prévenons l obésité des enfants. INTERVIEW Pas seulement une question de budget Peut-on manger équilibré avec moins de 5 euros par jour? Nous avons calculé par ordinateur le coût d un repas respectant les besoins nutritionnels d un adulte. Conclusion : il faut 3,50 euros pour se nourrir de manière équilibrée. C est à peu près ce dont disposent les personnes considérées comme pauvres par l Insee en France, qui ont un revenu mensuel inférieur à 627 euros. Des études soulignent les carences alimentaires des personnes à faible revenu. Oui, car ces personnes ne sont pas seulement soumises à des contraintes de budget. Elles cumulent des Équilibrons nos paniers solidarité Nos achats en faveur de ceux qui ont faim manquent de variété. Si le cœur vous en dit, la prochaine fois que vous serez sollicité, pensez aussi à agrémenter vos paniers solidarité de poisson, légumes et fruits en conserve, et de bouteilles de jus de fruits. problèmes de transport, de stockage : on trouve peu de produits frais à acheter dans les quartiers défavorisés, et quand on est mal logé et dépourvu de réfrigérateur, on a tendance à acheter des produits non périssables qui calment la faim, à consommer des chips, des biscuits fourrés, des sodas. Des aliments trop gras, sucrés, pauvres en minéraux et en vitamines. En outre, quand on est accablé par les problèmes de la vie quotidienne ou la fatigue, on n a pas toujours le temps ou l envie de cuisiner. À SAVOIR Aliments santé à petits prix Féculents Pâtes, riz, pommes de terre, couscous. Mais les plus intéressants sont ceux qui ne sont pas raffinés. À privilégier donc : le riz complet, les légumes secs. Jus de fruits pur jus 100 %. Viandes Le foie de volaille, de génisse (bien moins cher que le foie de veau) pour leur apport inestimable en vitamines et minéraux. L escalope de dinde. Poissons Les conserves de poisson, thon, sardines, maquereau Légumes Les légumes surgelés ou en boîte : ils présentent une qualité nutritionnelle quasiment équivalente à celles des légumes frais, sans risque de gaspillage ou de dégradation, et pour un prix souvent bien inférieur. IMAGE SOURCE FOOD COLLECTION/GETTY FOOD COLLECTION/GETTY STOCK FOOD CREATIVE IMAGE SOURCE Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 9

SOCIÉTÉ FAMILLE Maman est fatiguée Trouver les mots justes pour rassurer les enfants Quand la maladie frappe la famille, la tentation est grande de ne rien dire à nos enfants. Et pourtant, il est essentiel de ne rien cacher. Encore faut-il trouver les mots justes. POUR VOUS AIDER que ma femme est malade, j essaie de passer Depuis le plus de temps possible avec elle. J ai peur que mes enfants se sentent abandonnés, moins aimés, car elle ne peut pas les prendre dans ses bras ni les porter, dit ce papa. Lorsque je suis revenue de l hôpital, épuisée après mon opération, mon fils de cinq ans piquait souvent des colères, se souvient cette maman. Difficile pour de jeunes enfants de comprendre pourquoi, tout à coup, leur maman ou leur papa ne peut plus avoir les mêmes attentions qu auparavant. Seulement, voilà, lorsque la maladie frappe un proche, parent, frère ou sœur, nous le cachons souvent à nos enfants. Et lorsque nous leur en parlons, il est rare que nous les tenions au courant de l évolution de la situation. Nous ne voulons pas leur faire mal. Nous pensons les protéger. Et puis, c est si difficile de trouver les mots On les croit trop petits pour comprendre! Pourtant, la maladie bouleverse la vie de toute la famille. Elle fatigue, provoque des douleurs, des changements physiques et psychologiques. Les enfants le ressentent même s ils ne le montrent pas. Comment faire alors que l on voudrait tant les protéger des accrocs de la vie? On a peur de trop en dire, de mal le dire, de bouleverser un équilibre déjà trop fragile. Parler avec simplicité Ainsi, les spécialistes de l enfance sont unanimes: le non-dit n empêche pas les enfants de deviner, ils sentent très vite qu il se passe quelque chose d anormal. Car un enfant qui n est pas informé, peut se sentir exclu, il risque alors de se demander ce qu il a pu faire de mal pour que son papa, sa maman ou son Si les mots ne viennent pas Si vous ne vous sentez pas capable de dire les choses, vous pouvez essayer de vous faire aider par votre conjoint ou par un proche en qui votre enfant a confiance. Vous pouvez aussi faire appel à un professionnel, à l hôpital ou en ville, pédopsychiatre ou psychanalyste. Allez le voir avec votre enfant. CAMILLE TOKERUD/GETTY K Noë, une collection pour mieux vivre la maladie Pour aider les parents à ouvrir le dialogue avec leurs jeunes enfants, cet éditeur a eu la bonne idée de réaliser une collection d albums illustrés. Si les sujets abordés sont graves, le ton n est ni dramatique, ni triste. Le rêve de Lucas, Anatole l a dit et Deux Amis pour toujours parlent de l hépatite C, du cancer ou de la sclérose en plaques avec un vocabulaire adapté et de précieux conseils dans une partie réservée aux parents. Ces ouvrages sont mis gracieusement à la disposition des médecins afin qu ils les transmettent à leurs patients. Vous pouvez aussi les commander directement, pour 3,50 l exemplaire, aux Éditions K Noë, 15, rue Carnot, 94270 Le Kremlin-Bicêtre. Tél. : 01 56 20 28 28. www.k-noe.fr 10 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

Le non-dit n empêche pas les enfants de sentir qu il se passe quelque chose d anormal. ROYALTY-FREE/CORBIS frère qu il aime tant le délaisse. Il peut se sentir abandonné ou s enfermer dans le silence, il peut aussi réagir par l agressivité, pour exprimer son angoisse et surtout pour tester la capacité de ses parents à être toujours des parents. Dans notre société, où chacun confesse ses problèmes en public, Françoise Dolto s étonnait déjà, il y a plus de vingt ans, de la facilité avec laquelle les parents, revenant du travail, affichaient leur découragement devant des enfants de moins de dix ans sous prétexte qu ils ne comprennent pas encore. En même temps, notait-elle avec quelle précaution, quelle ruse, on s attache à leur cacher la maladie quand elle frappe le foyer. On ne songe pas qu elle est, au contraire, une initiation à la vie. Face à la peur et à la douleur, les mots sont toujours le meilleur des remparts. Corinne Thermes Catherine Saladin Psychanalyste, exerce au Centre médicopsycholo - gique de Grigny (Essonne). I N T E RV I E W Des pages Alice au pays et des images du Cancer qui soulagent Alice vit paisiblement au pays des Merveilles jusqu au jour où son Le voyage de Luna (7 ans et +) papa lui annonce que sa maman a Une bande dessinée originale dû partir pour le pays du Cancer. qui, comme l indique Sandrine Cette histoire, émouvante et Kiberlain dans la préface, sensible, fait découvrir, à travers se révèle efficace pour tous ceux les yeux d une petite fille, la qui ont besoin de faire le lien douloureuse expérience de voir avec un enfant que la maladie un parent atteint par la maladie. inquiète. Un livre délicat et utile. Sophie Buyse et Martine Hennuy, Diane Barbara, Actes Sud junior, Alice Éditions, 2006, 12,90 2002, 10. (5 ans et +). DR La vérité protège, pas le silence Toute vérité est-elle bonne à dire, même à un très jeune enfant? Oui. Même un tout-petit ressent l inquiétude ou le chagrin de son entourage. On ne s adresse bien sûr pas de la même manière à un bébé qu à un enfant plus grand. Mais faitesvous confiance. Parlez-lui simplement. L enfant ressentira la vérité de vos émotions, ce qui lui permettra d entendre et d intégrer une réalité qui le concerne lui et ses proches. Faute de mots, un bébé risque d exprimer dans son corps, jusqu à tomber malade, le désarroi qui touche sa famille. Peut-on faire accepter une situation maladie, deuil que l on a soi-même du mal à admettre? Il ne s agit pas de faire accepter mais de vivre avec. Et c est souvent un réconfort pour l enfant de savoir qu il n est pas seul dans son chagrin, sa révolte ou son incompréhension. Et si la mort s annonce, faut-il en parler avant? Je ne crois pas qu il faille aller au-devant de la réalité. La vie s accroche parfois plus qu on ne l imagine. Personne n est en mesure de donner une date. En revanche, on peut introduire progressivement l idée d une fin. Quoi qu il arrive, on ne peut pas se contenter de dire par exemple papa est parti. Il faut employer les bons mots, même s ils sont durs. Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 11

SOCIÉTÉ ENVIRONNEMENT Changement climatique: tous responsables? Nous pouvons modérer les conséquences du changement climatique en modifiant nos habitudes et nos comportements quotidiens. Contrairement à ce que l on peut penser, il n y a pas que les industriels qui polluent! Nos comportements quotidiens sont responsables de la moitié des émissions de gaz à effet de serre : les déplacements interviennent pour 25 %, le chauffage des logements pour 15 %, l eau chaude et la consommation électrique pour 7 %. Les 53 % restant sont issus de la fabrication et du transport des produits ainsi que des services. Toute la journée, nous consommons de l énergie, dont la combustion produit un gaz à effet de serre, le gaz carbonique (CO 2 ), à l origine du changement climatique. Conséquences : une augmentation globale des températures, la fonte des glaciers, l élévation du niveau des mers, des espèces et des milieux naturels menacés, des canicules et des tempêtes plus fréquentes. Or, en modifiant nos habitudes, en nous équipant et en consommant mieux, chacun d entre nous peut limiter l ampleur du changement climatique (et réaliser des économies!). Cela peut prendre la forme d un programme en dix points : 1. Privilégier les modes de déplacement doux (marche, vélo) ainsi que les transports en commun. 2. Préférer le train à l avion (dans la mesure du possible). Quand le monde s engage à Kyoto Avec le protocole de Kyoto de 1997, les pays industrialisés se sont engagés exception faite des États-Unis à réduire leurs émissions des six principaux gaz à effet de serre de 5,2 % en moyenne entre 2008 et 2012 par rapport au niveau de 1990. CHRISTOPHE GOULD/GETTY 3. Penser au covoiturage. 4. Préférer les ventilateurs aux climatisations qui sont des gouffres énergétiques. 5. Diminuer la température des pièces : 19 C est la température idéale. 6. Isoler le toit, les murs et les fenêtres du logement. 7. Choisir l énergie solaire pour l eau chaude et les sanitaires (dans la mesure du possible). 8. Éviter les emballages ou conditionnements inutiles. 9. Éviter les produits jetables. 10. Ne pas laisser en veille les téléviseurs, chaînes hi-fi, etc. et choisir des appareils économes en énergie (comme les ampoules basse consommation et l électroménager de classe A par exemple). Il s agit, pour l essentiel, de modifier nos habitudes et certaines de ces recommandations peuvent être transposées sur le lieu de travail. Yannick Bourdoiseau Pour en savoir plus http://ec.europa.eu/environment/ climat/campaign/index_fr.htm : des informations ciblées, pertinentes et fiables sur l environnement et la mise en œuvre des politiques environnementales nationales et européenne. À télécharger : une brochure destinée aux étudiants, sur le rôle qu ils peuvent jouer dans la lutte contre les changements climatiques. http://epaedia.eea.europa.eu/ : Epaedia, une nouvelle encyclopédie sur l environnement. www.pollutionsindustrielles. ecologie.gouv.fr/irep/index.php : le site de l Irep recense les principales émissions polluantes industrielles par région. www.rac-f.org/ : Réseau action climat-france appartient au réseau mondial des organisations non gouvernementales (ONG) concernées par les changements climatiques. Son site, très complet, constitue une mine d informations sur le sujet. 2 bis, rue Jules-Ferry, 93100 Montreuil-sous-Bois. Tél.:0148588392 À lire Après nous le déluge, Jean-Marie Pelt et Gilles-Éric Séralini, éditions Flammarion-Fayard, 2006, 16. Une dénonciation des menaces pesant sur le milieu naturel : Pour la première fois dans l histoire des sciences, une discipline est unanime sur l impérieuse nécessité d agir au plus vite pour, au mieux, stabiliser la situation. 12 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

SANTÉ PRÉVENTION GEORGE DOYLE/GETTY Les dents Un capital santé à préserver Nos dents sont tout aussi importantes que n importe quel autre organe, et pourtant nous n en sommes pas toujours conscients Elles méritent beaucoup d attention. Pour les garder en bonne santé, mieux vaut respecter quelques règles. Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 13

SANTÉ PRÉVENTION DR Docteur Catherine Rossi-Pianel, chirurgien-dentiste, auteur du livre Le Dicodent Aller chez le dentiste pour prévenir Les patients doivent comprendre ce qui se passe dans leur bouche et surtout qu ils détiennent un pouvoir sur leurs dents. Car celles-ci sont importantes : elles font partie du corps! Mon message : faites des contrôles régulièrement, en profondeur! Il faut aller chez le dentiste pour prévenir, pas seulement pour guérir. Et y habituer les enfants dent est vivante! assure le Dr Jacques La Desfontaine, chirurgiendentiste à Nantes et chargé de mission Santé publique à l UFSBD*. Une particularité due à l émail, cette structure minérale qui la recouvre. Beaucoup craignent les caries, en raison de la douleur qu elles provoquent, et méconnaissent leurs conséquences sur la santé. La carie n est pas une maladie anodine, prévient le Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste. Si elle n est pas soignée, elle atteint la pulpe dentaire, contenant nerfs et vaisseaux sanguins. Les bactéries présentes dans la bouche peuvent alors migrer, grâce à ces derniers, dans le reste de l organisme et se fixer sur d autres organes : yeux, foie, cœur, tendons. Sans évoquer ces cas extrêmes, il est assez courant qu une tendinite soit la conséquence d une simple carie! Pour avoir de belles dents, il suffit pourtant de respecter un triptyque simple : brossage, fluor et visites régulières chez le dentiste. Du bon brossage des dents On ne le dira jamais assez : il faut se brosser les dents après chaque repas, soit trois à quatre fois par jour. Et si vous n avez pas de brosse à dents sur vous, mâchez un chewing-gum sans sucre. Le brossage doit durer au moins trois minutes, précise le Dr Lequart. Notez que les brosses à dents électriques, plus efficaces qu une manuelle, sont équipées d un minuteur réglé à trois minutes. Vous préférez la méthode classique? Pas de problème, tant que vous optez pour une brosse souple ou médium, les poils rigides ne nettoyant pas les espaces interdentaires, et que vous faites le bon geste. La meilleure technique : aller de la gencive vers l émail, par petits mouvements rotatifs. Sans oublier le dessus des dents. Si besoin, complétez ce brossage par l utilisation d une brossette ou de fil interdentaire. Pour les adolescents qui portent un appareil dentaire, un brossage régulier est d autant plus important, avec, de préférence, une brosse à dents adaptée, le plus souvent appelée orthodontique. Quant aux porteurs de prothèses, ils doivent les laver après chaque repas, avec de l eau et du savon, et les laisser tremper au moins une nuit par semaine dans un bain de comprimés effervescents. DÉCRYPTAGE Ne plus avoir peur Aller chez le dentiste fait peur. Or, les nouvelles techniques permettent aujourd hui d éviter la douleur dans la majorité des cas. Explications. La pratique de l anesthésie est quasi systématique. Au palmarès des craintes : la piqûre Et pourtant les aiguilles sont de plus en plus fines et siliconées. La silicone assouplit l aiguille, qui pénètre en douceur. La roulette, si détestée, est une petite turbine qui sert à supprimer la partie cariée de la dent ou à la polir. Elle est indolore, sauf si vous avez trop attendu et que la carie a atteint la pulpe, là où logent les nerfs Dans tous les cas, le meilleur moyen d éviter la douleur, c est de ne pas attendre d avoir mal pour aller chez son dentiste. MATTON 14 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

Si vous hésitez sur le choix d une brosse à dents, vous pouvez demander conseil à votre dentiste. Dernier point : changez de brosse tous les trois mois! Le fluor, votre allié Incontournable, le dentifrice doit contenir du fluor. Il rend l émail plus résistant aux attaques acides, explique le Dr Lequart. Or, ces acides, issus de la dégradation des aliments, déminéralisent la surface de l émail et fragilisent la dent. Aujourd hui, 95 % des dentifrices sont fluorés, rassure le Dr Desfontaine. Et pour savoir si vous utilisez assez de fluor, vous pouvez faire un bilan fluoré chez votre dentiste. Ce dernier, en effet, ne se cantonne pas aux soins! Il fait aussi de la prévention! Ainsi, dès l âge de 6 ans, au moment de l apparition des premières molaires définitives, un acte simple et sans douleur peut réduire le développement des caries : le scellement de sillons. La surface de la dent est en effet formée de creux ou sillons, difficiles à atteindre avec la brosse à dents, et qui deviennent facilement des nids à caries. Le dentiste les nettoie puis les bouche avec une résine chargée en fluor, explique le Dr Lequart. Grâce à cette technique, on a constaté une diminution de 80 % des départs de caries sur les faces supérieures des molaires définitives. À l âge adulte, le détartrage est l un des actes les plus couramment pratiqué. Il permet de retirer la couche de tartre qui recouvre les dents, à l origine d inflammations gingivales (gencives rouges et saignements). Mais ce n est pas tout, le dentiste est un vrai médecin de la bouche, affirme le Dr Lequart, il peut dépister les lésions cancéreuses et d autres pathologies telles que les signes buccaux du diabète. Pour toutes ces raisons, il est vivement recommandé de rendre visite à son dentiste au moins une fois par an Sandra Strasser *UFSBD : Union française pour la santé bucco-dentaire. LEXIQUE CARIE Destruction progressive de la dent provoquée par la déminéralisation des tissus. Laquelle est la conséquence d une trop grande absorption de sucre. PULPE DENTAIRE Située dans la racine, c est la partie vivante et sensible de la dent. Elle contient des nerfs et des vaisseaux sanguins. La roulette, les piqûres et autres instruments parfois impressionnants du dentiste ne doivent plus vous effrayer. Au besoin, une anesthésie est pratiquée. FRÉDÉRIC MAIGROT/REA STOCKBYTE PLATINIUM/GETTY Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 15

SANTÉ PRÉVENTION De nouvelles visites obligatoires pour les 6 à 18 ans Dès les premières dents, les enfants peuvent développer des caries. Pour encourager la prévention, l assurance maladie lance un nouveau programme. Début 2007, tous les jeunes de 6, 9, 12, 15 et 18 ans pourront bénéficier d un examen de prévention bucco-dentaire, pris en charge à 100 % par l assurance maladie. De plus, cet examen est obligatoire pour les enfants de 6 et 12 ans, âges auxquels se développent les premières et les dernières molaires définitives. Pratique : pour bénéficier de ce bilan, aucune démarche n est à effectuer! L assurance maladie envoie un courrier aux parents un mois avant la date anniversaire de l enfant pour leur expliquer les modalités. Cet examen de prévention comprend une anamnèse (recherche des antécédents bucco-dentaires), un exa- men des dents (pour débusquer d éventuelles caries) et des conseils alimentaires et d hygiène. Il peut être complété, si nécessaire, par des radiographies. Cette visite de contrôle coûte 25 euros (hors radiographies), tarif fixe. Le dentiste pourra éventuellement préconiser des soins curatifs, dits conservateurs. Pour être pris en charge, ces derniers devront être réalisés dans les délais indiqués dans le courrier envoyé par l assurance maladie. Là aussi, l assurance maladie rembourse les soins à 100 %. De plus, ils ne peuvent faire l objet de dépassements d honoraires. Ce programme devrait inciter à davantage de prévention. D autant que, comme le rappelle le docteur Christophe Lequart, plus on s y prend tôt, plus le soin est rapide et presque sans douleur S. T. MATTON Les radios dentaires sont indolores. Il existe plusieurs techniques : le panoramique dentaire (totalité de la bouche), le scanner (coupe transversale), le status dentaire (plusieurs petites radios), la téléradiographie de profil et de face (radios de la face, du crâne et du cou), et la tomographie cycloïde des ATM (radios des articulations). 16 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

Contrôler son alimentation Les aliments riches en glucides favorisent l installation de la plaque dentaire et, par conséquent, la formation des caries. Il vaut donc mieux éviter les grignotages et l excès de sucreries. Mais ce n est pas tout! Les aliments acides, comme les sodas et colas, favorisent la déminéralisation de l émail, ce qui peut, là aussi, provoquer des caries. Certains composants alimentaires en revanche sont reconnus pour leur pouvoir tampon : fluor, minéraux, phosphore, calcium, vitamine D, lipides, certaines protéines. L UFSBD recommande de manger équilibré, se limiter à trois repas par jour et à une ou deux collations, préférer le chocolat aux confiseries, le lait et l eau aux boissons pétillantes, ne pas sucer de bonbons juste avant le coucher. La prévention des caries passe par une bonne alimentation. STOCKDISC/GETTY L AVIS DU PRATICIEN Faites établir un devis et transmettez-le à votre mutuelle! ne simple visite chez le dentiste peut parfois Udonner lieu à une multitude de soins Dévitalisation d une dent cariée, extraction, orthodontie (appareil dentaire), couronne, implant, etc. La liste est longue, et la note, élevée! Il est indispensable, avant toute décision, d en discuter avec votre chirurgien-dentiste et de lui demander un devis. Valable six mois, ce dernier vous indiquera, par exemple, pour une prothèse : son prix, la base de remboursement de l assurance maladie et le montant effectif de ce remboursement. Attention, demandez à votre dentiste d indiquer aussi le prix des soins et des consultations. Faites une photocopie de ce devis et envoyez-la à votre mutuelle, qui vous indiquera clairement, en retour de courrier, ce qu elle prend en charge. Mutuelles à vos côtés Agir pour la prévention bucco-dentaire Les mutuelles, à travers la prévention, s impliquent de plus en plus sur le terrain de l hygiène buccodentaire. Pour preuve, Préviade-Mutouest a lancé, il y a quelque temps déjà, une opération pilote dans trois départements (Côtes-d Armor, Ille-et- Vilaine et Meurthe-et- Moselle) : l instauration de visites de contrôle pour les enfants en bas âge chez le chirurgiendentiste. Dans le Cher et l Indreet-Loire, les Unions mutualistes proposent aux enfants des conseils de prévention en organisant des rencontres avec des chirurgiens-dentistes. Par ailleurs, grâce à un accord national conclu en 2003 entre la Mutualité Française et l Union nationale des services ambulatoires mutualistes (Unsam), des actions de prévention (comme le dépistage des caries chez l enfant) sont menées dans les 400 centres de santé dentaires mutualistes de France. Mieux : dans certains centres, un patient peut bénéficier d une visite pour définir un plan de traitement annuel. Les soins sont pris en charge à 100 % du tarif conventionnel par l assurance maladie, à condition qu ils soient effectués dans l année suivant le bilan. Enfin, en février, la Mutualité Française a signé un important accord-cadre avec l Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD). Celui-ci officialise une politique d actions communes en terme de prévention bucco-dentaire. Pour en savoir plus À lire Je vais chez le dentiste Pourquoi? Ce livret, édité par l association Sparadrap et le centre de soins dentaires du CHU de Nantes, dédramatise la consultation chez le dentiste grâce à sa réalisation en bande dessinée. Dans les salles d attente ou sur www.sparadrap.org (3 ). Association Sparadrap : 48, rue de la Plaine, 75020 Paris Le Dicodent, vos dents ont des secrets à vous dire, de Catherine Rossi-Pianel, Guy Trédaniel Éditeur, 2005, 19. Écrit par un chirurgiendentiste, cet ouvrage explique de manière claire les mots employés par le dentiste, d où vient la douleur, quels sont les soins, etc. Contact L Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) mène des actions de prévention collectives et individuelles (communication vers le grand public, formation des praticiens et diffusion de messages éducatifs). 7, rue Mariotte, 75017 Paris Tél. : 01 44 90 72 80 www.ufsbd.fr Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 17

SANTÉ FORME Vivre en mouvement: la forme au rendez-vous Prise de conscience ou simple envie de se faire plaisir Pratiquer régulièrement un sport ou une activité physique est essentiel pour la santé. Une bonne hygiène de vie et un état d esprit positif : rien de tel pour garder les formes et la forme. Exercices physiques, yoga, gymnastique ou fitness, pratique d un sport collectif ou individuel à tout âge, bouger est bénéfique pour la santé. Avec une masse musculaire représentant 50 % de son poids, notre corps est conçu pour le mouvement. Les bienfaits physiques d une dépense énergétique régulière sont donc multiples. Bouger permet de lutter contre l ostéoporose, de développer ou d entretenir la masse musculaire, de réguler la tension artérielle, d améliorer la résistance aux infections, de brûler les excès de graisse et de sucre, d abaisser le taux de mauvais cholestérol et d augmenter le débit cardiaque et la capacité respiratoire. Mieux, pour certaines maladies chroniques, l activité physique aurait même une valeur thérapeutique. Un choix réfléchi Préservation de son capital santé, préoccupation esthétique liée à l image de son corps, envie de se dépasser ou de partager des moments de détente. Très différentes, les motivations de chacun sont à la mesure d une offre extraordinairement riche. À l heure du choix, mieux vaut privilégier une activité et/ou un sport correspondant à sa condition physique et à ses objectifs (voir interview). Évidemment, on peut associer de la gymnastique d entretien à la pratique régulière d un sport. Attention, les personnes reprenant une activité physique après des années d arrêt ont intérêt à ne pas vouloir reproduire du jour au lendemain leurs prouesses d antan. Pour les plus de 40 ans, qui s initient ou redécouvrent le sport, mieux vaut privilégier les activités d endurance. L effort dynamique, d intensité moyenne et prolongée, permet en effet au cœur d accélérer progressivement, au contraire de l effort statique, bref et intense, qui emballe le rythme cardiaque et augmente la pression artérielle. Mais, quel que soit le type d activité pratiqué, le plaisir doit être au rendez-vous. Avant de prendre votre décision, n hésitez pas à bien vous renseigner. Petits gestes, grande différence Pendant l effort, le cerveau sécrète des endorphines, hormones calmantes et euphorisantes. En stabilisant le système nerveux, l activité physique fonctionne comme une agréable et très efficace arme antistress. Et même si l idéal serait de bouger tous les jours pendant 30 minutes, toute occasion de dépense énergétique est bonne à prendre aussi brève soit elle, nous disent aujourd hui les médecins. Marche rapide, entretien de la maison, montée des escaliers certains moments du quotidien peuvent aussi être mis à profit, avec, à la clé, un bénéfice indirect non négligeable, car il est désormais acquis que les personnes restant actives vieillissent mieux et moins vite que celles qui sont sédentaires. Olivier Sauvy Pour en savoir plus À lire Retrouver la forme en combattant la fatigue, Jean-Pierre Nucci, éditions Vuibert, Guid Utile, 2003, 192 pages, 12. Le sport est-il bon pour la santé?, Stéphane Cascua, éditions Odile Jacob, 2002, 288 pages, 20,60. Contact www.sport.gouv.fr : le point d accès pour contacter les directions départementales jeunesse et sports appropriées, connaître les équipements sportifs, les clubs et les coordonnées des associations les plus proches. 18 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006

DENNIS O CLAIR/GETTY Bouger dans l eau, c est plus facile. INTERVIEW Se faire plaisir dans l effort Dr Gilbert Pérès, chef de service de physiologie et d exploration fonctionnelle du sport à l hôpital de la Pitié- Salpêtrière. Co-auteur, avec Denis Barrault, du Guide Vidal sport et santé. Faire du sport sans se faire mal, 2005, 24. Essentiel Santé Magazine : Démarrage ou reprise d activité physique, quels sont vos conseils? Gilbert Pérès : Comprendre sa motivation peut aider à choisir l activité correspondant à ses besoins, à ses goûts et à sa disponibilité. Il vaut toujours mieux se fixer des objectifs réalistes, en correspondance avec ses propres capacités physiques, tout en gardant à l esprit que le plus important est de se faire plaisir. Toutes tranches d âge confondues, l approche doit rester simple et pragmatique. Quelles précautions prendre avant de se lancer? G. P. : En cas de maladie chronique avérée, il faut absolument avoir l accord de son médecin traitant pour valider son choix. Pour les personnes en bonne santé, un simple examen médical de contrôle suffit. Par précaution et selon les pathologies, un test d effort peut être recommandé pour les hommes à partir de 40 ans et pour les femmes à partir de 50 ans. Quelles sont les règles à suivre pendant l effort? G. P. : Globalement, il vaut mieux faire les choses en douceur. Sauf à être un athlète entraîné, il ne sert à rien de vouloir battre des records ou à chercher à se surpasser à tout prix. Sur le plan pratique, il y a quelques grandes règles à respecter : connaître et respecter les consignes de précaution, notamment pour les activités en pleine nature ; se munir du matériel et des vêtements adaptés ; commencer par un échauffement avant de monter progressivement en puissance, et terminer par quelques étirements pour favoriser le retour au calme ; s hydrater abondamment et plutôt par petites gorgées, surtout s il fait chaud. Enfin, pendant l effort, il faut toujours être à l écoute de ses sensations et, devant l apparition d une douleur, en particulier dans le thorax, savoir s arrêter et demander au plus vite l avis de son médecin. Essentiel Santé Magazine - septembre 2006 19

SANTÉ EXAMENS Analyses La prise de sang et après? Le sang qui coule dans nos veines, outre son rôle primordial pour nous tenir en vie, est une mine de renseignements. Il reflète notre état de santé. Fiable, performante, l analyse sanguine reste incontournable. LEXIQUE RÔLE DU SANG En circulant dans les artères et les veines sous l action de la pompe cardiaque, le sang transporte des gaz (oxygène), des nutriments (lipides, glucides, protides) et toutes les substances nécessaires à la défense de l organisme. GLOBULES ROUGES Appelées aussi hématies, ces cellules sanguines transportent l oxygène des poumons vers les tissus. GLOBULES BLANCS Appelés aussi leucocytes, ils jouent un rôle pour la protection de l organisme. Un petit sparadrap dans le pli du coude : c est ce qu il reste de la prise de sang faite le matin même et qui semble déjà loin. On oublie souvent que cet acte banal constitue un outil formidable de contrôle de l état de santé et du suivi de l évolution d une maladie. En France, plus de 6 000 laboratoires se partagent chaque jour des milliers d analyses de sang. Lorsqu un prélèvement arrive, il est classé et traité selon son degré d urgence. Le type d examen dépend de la prescription, et il en existe plus de cent! Les deux analyses les plus courantes sont la vitesse de sédimentation et la numération globulaire, qui permettent de connaître l état de santé général. Pour des analyses comme la HISTORIQUE C est au XVII e siècle qu apparaissent la description de la circulation sanguine et l invention du microscope, premier poste d observation des cellules. Depuis, la science a percé les mystères de ce liquide vital. Le sang, en transportant les milliers de molécules présentes dans le corps, contient la signature de l état de santé. Il est un témoin privilégié pour détecter des anomalies, en particulier d origine virale ou microbienne. Si d autres techniques se sont développées pour sonder le corps humain (l imagerie médicale par exemple), l analyse sanguine, riche d informations, reste l examen le plus couramment utilisé. mesure de la glycémie, du cholestérol ou de l urée, le prélèvement sanguin est placé dans une centrifugeuse pour séparer le culot globulaire du plasma, dans lequel se fait l analyse. Les bras articulés des automates s activent ensuite pour réaliser le dosage chimique. Le mode opératoire est strict, aucun écart de procédure n est toléré. Les bilans hormonaux, le dépistage de virus, et même celui de cancers (grâce aux marqueurs tumoraux), viennent s ajouter à la liste des analyses sanguines les plus répandues. Stéphanie Delage avec l aimable collaboration du Dr Bertauld-Peres, directrice d un laboratoire d analyses médicales à Marseille BSIP/SGO 20 Essentiel Santé Magazine - septembre 2006