Bilan campagne 2014 flore adventice, perspectives réduction d usage s herbicis et limitation l impact s traitements. Depuis 2013, afin mieux répondre aux objectifs du plan ECOPHYTO, la problématique gestion s adventices fait l objet d une expérimentation dans le cadre du BSV Maïs. Ce suivi permet aussi répondre aux attentes exprimées par les agriculteurs en matière maîtrise et reconnaissance s adventices (Cf. enquête lecteurs BSV 2013). Le diagnostic la flore adventice restante après désherbage (protocole VigieFlore ) dans les parcelles maïs a donc été poursuivi en 2014. Le principe est recueillir sur les parcelles suivies (750 en 2014), un mois après la rnière intervention désherbage, une notation la flore restante dans les parcelles (intification, taille et nsité) ainsi qu une évaluation la qualité du désherbage (insuffisant, correct, très bon) en fonction du pourcentage couverture du sol par les adventices. Parallèlement s données agronomiques (type sol, précént cultural, couvert, travail du sol) et techniques (calendrier d interventions, désherbage) sont recueillies. Les coopératives (Lur Berri, Vivadour, Maïsadour, Euralis), les Chambres d agriculture et le GRCETA se sont fédérés autour cette démarche menée en partenariat avec Syngenta, à l origine la métho VigieFlore. Nous remercions les agriculteurs enquêtés mais aussi l'ensemble s partenaires pour ce travail mise en commun qui nous permet d améliorer nos connaissances sur la flore observée dans les parcelles maïs d'aquitaine. L enjeu est double : faire évoluer les pratiques désherbage pour permettre une gestion durable s chloroacétamis, tout en préservant la qualité s eaux et en anticipant s problèmes éventuels d apparition résistances aux sulfonylurées. L analyse du VigieFlore régional nous permettra donner s tendances sur les liens entre la flore présente après les désherbages et : le travail du sol la réalisation ou non d'un binage la variation dose Chloroacétamis le type sol la présence ou non d un couvert hivernal Flore restante dans les 747 parcelles enquêtées en Aquitaine après désherbage Le tableau suivant présente les adventices les plus fréquemment retrouvées dans les parcelles maïs d Aquitaine. Au total, 131 adventices ont été intifiées au cours s enquêtes. Le chénopo, comme en 2013, reste très fréquent après les désherbages alors que cette adventice se détruit facilement. Il est souvent taille développée mais par contre en faible nsité dans les parcelles ce qui explique un indice nuisibilité acceptable. 1
Le liseron s haies (dicotylédone vivace à drageons) est présent dans 40% s parcelles. Il est assez souvent développé avec une nsité présence moyenne. La digitaire sanguine est présente dans 40% s parcelles enquêtées en nsité et avec un développement important ce qui lui confère un indice nuisibilité élevé. Pour prendre en compte cette problématique, les enquêtes montrent que les agriculteurs aquitains ont majoritairement recours à s solutions intégrant s herbicis racinaires (79% s situations) appliqués en pré-levée ou en post levée. La famille s chloroacétamis est donc particulièrement représentée dans ces stratégies. Néanmoins, l observation la flore restante indique que ces stratégies ne suffisent pas à contrôler l ensemble s adventices et notamment celles présentant un niveau nuisibilité important. C est pourquoi vant ce constat, il apparaît intéressant s'interroger sur les leviers (agronomiques ou les stratégies chimiques) qui permettraient limiter la pression ces adventices, tout en limitant l impact sur l environnement s chloroacétamis. Le travail du sol influence-t-il le type flore observée après désherbage? Le graphique 1 présente l'incince du travail du sol sur les trois graminées les plus classiquement observées dans les parcelles enquêtées en 2014 dans le grand sud. Graphique 1 : Labour et gestion s graminées En tendance, le labour permet limiter le développement s graminées, en fréquence présence et en taille. Il constitue donc le premier levier pour limiter la pression graminées dans les parcelles. Pourtant nous pouvons faire le constat que la part s TCS augmente peu à peu dans les pratiques puis 8 ans, passant 18% à 35% (Source VigieFlore Aquitaine). 2
Quelle relation entre binage et flore adventice? Le binage constitue une alternative importante à l'utilisation s herbicis. Cependant, il peut parfois être à l'origine nouvelles levées dans les parcelles. Les ux diapositives suivantes s'attachent à comparer le profil flore observée sur les parcelles avec ou sans binage : En tendance, on observe que le binage permet limiter la nuisibilité s graminées encore présentes après l intervention. L impact sur les dicotylédones difficiles semble être à la marge quand on globalise les résultats : le binage augmenterait 10% les parcelles concernées par leur présence sans pour autant avoir un impact sur leur nsité dans la parcelle. En revanche, le niveau satisfaction global du désherbage augmente 10% sur les parcelles qui ont fait l objet d un binage, mais le bémol est qu en Aquitaine, il n est pas possible biner toutes les parcelles en raison contraintes rédhibitoires (forte pente et risque d érosion, cailloux ) Quel impact d une baisse dose chloroacétamis sur les adventices restantes? A l échelle du réseau d enquêtes VigieFlore, on s attache à observer la robustesse s solutions utilisant une moindre quantité ces matières actives. Nous avons pour cela extrait l ensemble s parcelles traitées au S Metholachlore (Duald Gold/ Aliseo gold) et DMTA-p (Isard/Spectrum), en ne conservant que celles qui n avaient pas fait l objet d un rattrapage anti-graminées, mais avec un possible rattrapage anti-dicotylédones. Les graphiques suivant apportent s éléments discussion sur s stratégies à moins 2/3 la dose ou à plus ¾ la dose : 3
Le constat est clair : lorsque la réduction dose est supérieure à 2/3, l efficacité s chloroacétamis sur les graminées s effrite. Ainsi, à fréquence quasi égale parcelles concernées par les graminées, la réduction doses chloroacétamis provoque une nuisibilité plus importante s adventices (augmentation nsité et taille dans les parcelles). Sur les dicotylédones, le constat est plus contrasté car il est probable qu un complément post anti-dicotylédones ait été réalisé systématiquement lorsque les parcelles sont à moins 2/3 la dose chloroacétamis : ce rattrapage s avère possible car l économie réalisée par une moindre dose pré-levée peut-être investie dans une solution post-levée, tout en restant à enveloppe égale. Il aboutit à une pression plus faible s dicotylédones. Au final, on peut conclure qu il est moins en moins approprié chercher à gérer son désherbage avec une seule intervention. Dans cette optique, investir moins (en dose et en coût) dans la stratégie pré-levée (localisation sur le rang ou réduction dose en plein) tout en intégrant dans son schéma départ une intervention rattrapage en post, pourrait constituer une solution robuste et moins impactante sur l environnement. La solution post-levée quant à elle, pourra aussi intégrer du sarclage. Quelle flore selon le type sol? Le chénopo blanc et la morelle constituent les adventices les plus fréquemment retrouvées dans les parcelles indépendamment du type sol. En revanche, elles ne présentent pas un niveau nuisibilité très élevé. Du côté s graminées : les digitaires sont fréquemment présentes avec un niveau pression élevée quels que soient les types sol, les sétaires se développent peu sur les sols sableux, le pourpier maraîcher semble s adapter particulièrement aux sols sableux à sableuxlimoneux. Le datura se développe dans tous les types sol en présentant s niveaux nuisibilité particulièrement élevés dans les sols les plus argileux et sableux. 4
Quel impact du couvert hivernal sur la flore restante après désherbage? La dérogation permise dans le cadre la PAC, les obligations dans les zones vulnérables vont amener les agriculteurs à semer un couvert hivernal plus souvent. On peut s interroger sur l incince potentielle ce couvert sur la communauté d adventices : effet sur la conservation s semences d adventices (perte faculté germinative, consommation par s insectes du sol présents en plus gran quantité dans les couverts, etc ) et sur leur dynamique croissance dans les parcelles. L observation s graphiques suivants ne permet pas tirer s conclusions pertinentes. Il conviendrait vérifier que l implantation du couvert n est pas lié à un ou s types sol présentant s caractéristiques flore particulière ou s façons culturales spécifiques. En conclusion Il ressort ce suivi que les enquêtes selon le protocole VigieFlore, permettent réaliser un bilan pertinent du désherbage dans la région en soulignant les efforts gestion la flore qui reste à mener dans un contexte gestion durable s chloroacétamis pour améliorer la qualité l eau et limiter les impacts sur l environnement. On retiendra notamment l importance s leviers agronomiques (labour, binage) qui combinés à s stratégies réduction doses ou surface traitée aux chloroacétamis sont nature à répondre aux objectifs du plan Ecophyto. 5