POUR QUE LES JEUNES. adoptent les modes de transport actif

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Transcription:

POUR QUE LES JEUNES adoptent les modes de transport actif

1 L activité physique Le saviez-vous? Un mode de vie physiquement actif, c est une manière d être, une façon de vivre où l activité physique, sous ses diverses formes, est valorisée et intégrée au quotidien. Quand on parle d activités physiques, on fait référence à : des activités sportives (ex. : soccer, tennis, golf), de loisirs (ex. : danse, geocache) et de plein air (ex. : randonnée, escalade, canotage); des activités utilitaires (ex. : pelletage, entretien de la maison, jardinage); des exercices de développement et d entretien de la condition physique (ex. : course à pied, musculation); des activités de locomotion à des fins de transport (ex. : marche, vélo, patin à roues alignées, planche à roulettes, trottinette). Si les bienfaits de l activité physique sont clairement démontrés et connus pour la santé physique, de plus en plus d études révèlent qu elle contribue également au bien-être psychologique, à la santé mentale, aux compétences sociales, aux habiletés cognitives et à la réussite scolaire des jeunes.

2 Pourquoi agir? Dans les faits, et malgré plus de trente ans d initiatives de toutes sortes pour faire bouger les jeunes à l école, pendant leurs loisirs ou leur temps libre, c est seulement 40 % d entre eux qui encore aujourd hui sont suffisamment actifs. Le transport actif a diminué, tandis que le «temps assis» et les activités sédentaires ont augmenté. À titre d exemple, le transport actif vers l école a connu une baisse de 50 % en moins de 30 ans. On observe à la fois des milieux de vie et des activités récréatives où les jeunes bougent moins, de même qu une augmentation du temps de transport motorisé. Pourtant : plus de 80 % des enfants du primaire habitent à moins de 1,6 km de l école; en milieu urbain, près de 90 % des quartiers résidentiels se trouvent à moins d un kilomètre d un parc ou d un espace vert récréatif; environ 50 % des quartiers résidentiels urbains sont à proximité de lieux récréatifs (gymnase, piscine, aréna, centre communautaire de loisirs, etc.). Le transport actif permet d augmenter significativement la pratique quotidienne d activités physiques des jeunes. Or, le simple changement d un mode de vie sédentaire à un mode de vie modérément actif peut avoir des bienfaits énormes sur leur santé. Les initiatives en transport actif permettent également de rejoindre des milliers de jeunes qui ne pratiquent aucune autre forme d activité, en raison notamment de leur faible intérêt pour l activité physique, des faibles moyens financiers de leurs parents, ou encore du peu d installations sportives à proximité de leur domicile. De plus, le transport actif favorise l autonomie et la socialisation, deux éléments qui contribuent également à la réussite éducative. Le saviez-vous? Le potentiel piétonnier est plus élevé dans les milieux défavorisés que dans les milieux plus favorisés. 52,1 % des jeunes au primaire fréquentant des écoles de milieux défavorisés se rendent habituellement à pied à l école, comparativement à 33 % des jeunes de milieux favorisés. Pour 57,3 % des jeunes, le transport vers le lieu de pratique est l un des principaux obstacles à être actif pendant leurs moments de loisir. Globalement, 18,7 % des jeunes se déplacent de façon active pour se rendre à l école. Une plus grande proportion de jeunes du primaire, soit 35,7 %, se déplacent activement, comparativement à 12,7 % des jeunes du secondaire. En choisissant d augmenter le transport actif des jeunes, on décide de tout mettre en œuvre pour remettre la rue et le quartier à l échelle humaine, à l échelle des jeunes et des familles.

3 Plusieurs facteurs influencent les habitudes de transport actif des jeunes On pourrait croire que le transport actif repose sur un choix personnel. Ce n est pas toujours vrai, car plusieurs facteurs sur lesquels nous pouvons agir collectivement déterminent les comportements. La proximité et l accessibilité des installations et des équipements de sport et de loisir. Un quartier propice aux déplacements actifs, ce qu on appelle le «potentiel piétonnier». La sécurité, mais surtout la perception de la sécurité (les craintes parentales limitent la mobilité des enfants). Nos attitudes, nos valeurs et nos habiletés (C est l fun! C est bon pour moi. Je suis capable.). Les normes sociales, la perception de l entourage, l approbation sociale (ex. : l automobile comme symbole de réussite sociale, le transport actif associé aux personnes qui n ont pas les moyens d acheter une voiture, etc.). La topographie et les conditions météorologiques.

4 Potentiel peu exploité : des environnements favorables au transport actif Au Québec, même si plus de 85 % des établissements scolaires offrent des supports à vélos à leurs élèves, seulement une école secondaire sur deux et une école primaire sur cinq sont situées à proximité de pistes cyclables permettant aux élèves de se rendre à l école de façon active. Ce problème est accentué par le fait qu un peu plus de 20 % des MRC et des municipalités ont des orientations favorisant l aménagement de quartiers selon les critères du nouvel urbanisme soit la densité, la mixité et la connexité. De plus, lorsque les MRC adoptent des orientations favorisant l aménagement de pistes cyclables ou de sentiers piétonniers, ce sont principalement des pistes et des sentiers à vocation récréative qui ne favorisent pas nécessairement le transport actif. En effet, sur un échantillon de 663 municipalités, 8 d entre elles se sont dotées d un plan directeur du réseau cyclable (Québec, Laval, Saint-Hyacinthe, Mille-Îles, Saint-Pascal, Sept-Îles, Joliette, Saint-Jérôme) et seulement 3 ont un plan piétonnier ou de mobilité active (Québec, Sherbrooke et Montréal). Un mouvement qui s amorce L analyse des documents de planification récemment révisés par certaines MRC montre qu un mouvement pour l aménagement favorable aux déplacements actifs semble s amorcer. De plus, l appui du public pour un tel type d aménagement est passé de 44 %, en 2003, à près de 60 % en 2005. Les modifications apportées présentement à la Loi sur l aménagement urbain et la sortie prochaine d un plan québécois de mobilité durable devraient accélérer cette tendance. Des gains appréciables et rentables On estime maintenant que construire des villes à forte densité démographique et favoriser des modes de transport plus sécuritaires et économiques permettraient aux municipalités et au gouvernement d augmenter significativement la rentabilité de leurs investissements. Par ailleurs, si des modifications aux infrastructures devaient s étendre sur plusieurs générations, des mesures pour réduire la circulation et sécuriser les chemins empruntés par les écoliers peuvent déjà être mises en œuvre partout au Québec.

5 Comment peut-on changer la situation? Il importe que les organisations et les acteurs concernés agissent de façon globale et complémentaire, et ce, à la fois sur les facteurs individuels et environnementaux qui façonnent les comportements des jeunes.

6 S engager à mettre en place des politiques, des mesures ou des aménagements physiques favorables au transport actif Pistes d actions Inscrire, dans ces documents officiels, des orientations, des actions et des mesures de suivi appuyant la création et la valorisation d environnements favorables au transport actif pour les jeunes (ex. : plan de réussite et projet éducatif de l école, politique familiale municipale, schéma d aménagement, plan d urbanisme, etc.). Se doter d un plan de mobilité active vers l école, de supports à vélos, etc. Créer des corridors scolaires pour les déplacements à pied et à vélo. Aménager un débarcadère sécuritaire pour le transport en autobus. Aménager, particulièrement dans les quartiers défavorisés, des parcs, des corridors piétonniers et cyclables ainsi que des installations sportives et de plein air, et les rendre plus accessibles aux organismes communautaires. Réaliser des aménagements piétonniers et cyclables sécuritaires, conviviaux et efficaces. Adopter des mesures d atténuation de la circulation, ajouter du mobilier urbain et une signalisation adéquate. Offrir un système de transport collectif ou de transport en commun. Offrir aux jeunes le transport en commun gratuit ou à un coût abordable. Aménager des stationnements pour vélos en nombre suffisant. Aménager les voies publiques et les nouveaux quartiers de sorte qu ils facilitent les déplacements non motorisés sécuritaires. Privilégier la mixité des usages et la proximité des services. Miser sur le développement des compétences des jeunes Cela signifie offrir aux jeunes des occasions d apprentissage et d expérimentation en intégrant, aux horaires et programmations habituels, des activités ou des programmes d expérimentation, de découvertes et d éducation au transport actif donnés par des personnes qualifiées. Pistes d actions Mettre en place, par des programmes éducatifs s adressant aux jeunes, aux parents et au personnel scolaire, des solutions de rechange aux courts déplacements faits en automobile (Mon école à pied à vélo!, Pedibus, Trottibus, etc.). Se déplacer à pied ou à vélo pour participer aux activités de l école, du service de garde, du camp de jour ou du centre communautaire, si elles se tiennent à proximité. Organiser, dans les différents milieux de vie des jeunes, des activités hebdomadaires de marche ou de vélo. Offrir une formation sur la sécurité à vélo et son entretien. Inclure des activités de reconnaissance et de découverte des installations situées à proximité de l école ou du milieu de garde. Inclure la marche dans les projets d aménagement et d animation de la cour d école (Ma cour un monde de plaisir!). Véhiculer un message positif à l égard du transport actif et contribuer à diminuer les perceptions et les normes sociales pouvant le freiner Pistes d actions Concevoir, en s appuyant sur les initiatives existantes, des activités de promotion et de sensibilisation au transport actif. Faire participer les jeunes à l organisation de ces activités. Faire connaître et mettre en lumière les initiatives qui encouragent le transport actif. Porter les petites et les grandes réussites à l attention des décideurs des différents milieux de vie des jeunes. Élaborer des mécanismes de communication et d implication des parents afin qu ils puissent poursuivre à la maison les apprentissages faits à l école ou au service de garde. Informer les élèves et leurs parents des mesures mises en place pour améliorer la sécurité autour des écoles. Demander aux élus municipaux d améliorer les environnements et de construire ou de moderniser des installations sportives et récréatives (Acti-Menu). Valoriser le transport en commun et la bimodalité (autobus vélo ou automobile marche). Jouer un rôle de modèle en adoptant soi-même un mode de vie physiquement actif.

Conclusion Les jeunes qui ont recours à un mode de transport actif sont globalement plus actifs que ceux qui font les mêmes trajets en voiture, ce qui suggère que ces derniers ne compensent pas ces périodes d inactivité en faisant plus d exercice dans leur temps libre. Le déplacement actif représente donc une part significative de la dépense énergétique quotidienne et une stratégie alternative de choix. Au Québec, le transport actif augmente à lui seul de 6 % la proportion de jeunes qui font suffisamment d activité physique, malgré le peu d initiatives entreprises dans ce domaine jusqu à présent. Il s agit donc d un potentiel énorme! Un potentiel pourtant encore peu exploité qui n attend que vous pour se réaliser. À vous de jouer. Pour en savoir plus sur cette thématique, quebecenforme.org Pour échanger avec nous sur le sujet