La gestion du changement et de la transformation

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Transcription:

La gestion du changement et de la transformation par les processus Guy ELIEN mai 2007

Sommaire Vision de l approche «processus»... 3 Les natures de processus... 4 Vers une démarche de changement pragmatique pas à pas... 4 Les lois de sécurité financière (LSF)... 7 LSF Faut-il en avoir peur? Ou Comment en tirer profit?... 8 Le présent document a pour objectif de développer et de partager notre approche méthodologique dans la conduite d un projet de gestion du changement et de la transformation par les processus. 2 La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting

Vision de l approche «processus» Clarans encourage l adoption d une approche «processus» lors du développement, de la mise en oeuvre et de l amélioration de l efficacité d un système de management opérationnel, Nous observons que les organisations de premier plan européen ou mondial sont celles qui s interrogent en permanence sur la typologie et la pertinence de leurs processus et sur leurs interactions les uns par rapport aux autres. L approche «processus» désigne la formalisation d un système de gestion des activités de l entreprise sous la forme de séquences claires et partagées par l ensemble des intervenants de l activité, ainsi que l identification des interactions et du management de ces processus. L un des avantages de cette approche est de permettre, par la mesure, la maîtrise permanente sur les relations entre les processus au sein du système de management, ainsi que sur leurs combinaisons et interactions. Sous la pression des investisseurs institutionnels, des associations d actionnaires et face aux différents rebondissements des bourses mondiales de ces dernières années, bon nombre d organismes de régulation financière développent et imposent à leurs adhérents des règles et des gouvernances directives afin d augmenter les niveaux de transparence des comptes des entreprises et placent les dirigeants de ces dernières face à leurs responsabilités dans la gestion et les résultats financiers. C est notamment le cas aux Etats-Unis, avec la mise en place depuis 2004 des directives Sarbanes- Oxley, D abord comprises et intégrées comme une contrainte supplémentaire dans la conduite de l entreprise, elles commencent peu à peu à gagner leur lettres de noblesse par une plus grande intégration aux processus transactionnels. Cela n a pu être rendu possible que par la prise de conscience des acteurs de l importance de l actionnaire dans la vie et le devenir de l entreprise. Mais aussi par la nécessité pour tout un chacun de considérer l entreprise comme un ensemble homogène orienté vers les mêmes objectifs. Lorsqu elle est intégrée dans le système de management, cette approche souligne l importance : y de comprendre et de satisfaire aux exigences des actionnaires et des dirigeants. y de considérer les processus en terme de valeur ajoutée afin d identifier les étapes clés de la chaîne de valeur. y de mesurer la performance et l efficacité des processus afin de visualiser leur correspondance avec les activités quotidiennes. y d améliorer en permanence le mode de transaction sur la base d indicateurs pertinents. Nous suggérons et recommandons à nos clients que cette nouvelle donne réglementaire soit considérée au même titre que toutes les certifications «Qualité» auxquelles ils ont déjà fait face par le passé et que de fait qu ils l intègrent dans leurs processus transactionnels et de management. Pilotée, cette intégration se limite à un simple changement culturel. Ce n est ni le premier, ni le dernier auxquels nos entreprises devront faire face! La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting 3

Les natures de processus La majorité des processus métiers sont des processus humains. C est-à-dire qu ils organisent l interaction entre plusieurs personnes. Toute la pertinence de cette approche réside dans la capacité à orchestrer les tâches de plusieurs individus autour d une nomenclature, d une succession d actions, etc. A ce premier facteur de complexité s ajoute la variété des finalités. Les processus humains peuvent être classés en trois catégories : ÄÄLes processus transactionnels Cette catégorie se voit orchestrer l intervention des utilisateurs autour d un document qui doit être publié, enregistré en interne ou en externe. ÄÄLes processus de collaboration Cette catégorie permet d organiser les interventions successives ou conjointes d un grand nombre de personnes, par exemple traduire une notice technique sensible en plusieurs langues. ÄÄLes processus de gestion d événements ou d exceptions Cette catégorie s intéresse à la gestion des exceptions, au reporting et aux mécanismes de contrôle. Vers une démarche de changement pragmatique pas à pas Le concept de la «roue de Deming», désigné en anglais par «Plan, Do, Check, Act» (PDCA) s applique à tous les processus et peut être décrite succinctement comme suit: Planifier : établir les objectifs et les processus nécessaires pour fournir des résultats correspondants aux exigences des clients et aux politiques de l entreprise. Faire : mettre en oeuvre les processus. Vérifier : surveiller et mesurer les processus et le produit par rapport aux politiques, objectifs et exigences du produit et rendre compte des résultats. Agir : entreprendre les actions pour améliorer en permanence les performances et pertinence des processus. Notre démarche prend en compte une multitude de paramètres lors de la mise en place d un projet de Gestion du Changement par les Processus : ÄÄRefléter et s adapter à la réalité de l entreprise Dans la réalité opérationnelle, les frontières entre les différentes catégories de processus humains ne sont évidemment pas aussi tranchées. Aussi spécifique soit-il, aussi réduit que son périmètre, un processus métier n est en effet jamais isolé ; il participe nécessairement à l accomplissement d une stratégie d entreprise, lorsqu il n est pas lui-même l une des étapes d un autre processus métier en général. Par exemple, selon son caractère critique pour l activité de l entreprise ou 4 La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting

son image, un processus de validation de documents nécessitera la mise en œuvre de processus connexes, la redistribution automatisée des demandes de validation en cas d indisponibilité d un collaborateur clé. Par définition ou par nature, un processus humain ne peut être que le reflet exact de l activité humaine en entreprise, constituée d un maillage complexe de communications et d interactions qui ne sont pas toujours formalisées ni envisagées dans leur ensemble. Dans l élaboration d un processus humain, la difficulté pour l entreprise consiste ainsi à prévoir tous les cas de figure. ÄÄAnalyser le besoin : processus simples ou complexes Il est indispensable de réaliser une analyse du besoin à l échelle de l entreprise. Quel que soit le périmètre d utilisation envisagé, un groupe de travail, un service ou une direction opérationnelle toute entière, la mise en œuvre d une gestion des processus humains nécessite de toute façon une mise en contexte qui prend en compte les spécificités de l organisation de l entreprise. Il s agit d abord de mesurer la capacité globale de l entreprise à formaliser sous une forme communicable ses connaissances métiers. Il est nécessaire ensuite de mesurer le niveau de complexité, le degré de criticité et d intégration éventuelle au système d information des processus. Et enfin, d identifier les fonctionnalités de gestion, de contrôle et de traçabilité jugés indispensables par les utilisateurs métier et par la direction informatique. ÄÄLaisser l initiative aux utilisateurs fonctionnels La traduction sous forme d un processus d un besoin fonctionnel est de toute façon rarement obtenue au premier jet ; Quelle que soit la complexité du processus, la phase de modélisation est une étape clé qui se répète tout au long du cycle de vie. Il peut s agir de prendre en compte une modification de l organisation de l entreprise telle que le remplacement d un collaborateur par un autre, une réorientation de la stratégie nécessitant d ajouter une tâche supplémentaire ou d en supprimer une, etc. Dans la pratique, cette évolution constante se fait essentiellement sur le plan fonctionnel et à l initiative des décideurs opérationnels ou des utilisateurs, tous sans compétence spécifique en matière de développement. Ce sont eux qui définissent les tâches à intégrer à un processus métier, jugent de la pertinence de l ordonnancement des tâches ou élaborent un sous processus de gestion des exceptions ou de contrôle. ÄÄOptimiser les processus Le facteur temps est la première problématique à prendre en compte. Non seulement les besoins de gestion des processus métier sont susceptibles d évoluer avec l organisation de l entreprise, mais ils ont aussi une dynamique d adaptation essentielle à la réalité concurrentielle. Avec l expérience, l entreprise découvre que le processus de validation de documents mis en place peut être amélioré pour être plus efficace, ou qu il nécessite des sous processus de contrôle, de gestion des exceptions, de collaboration structurée, etc. Bien souvent, ces besoins n apparaissent qu au fil du temps et sous la forme de dysfonctionnements du processus initial. Par exemple, c est au moment où l absence d un collaborateur clé bloque un processus de validation que l entreprise découvre qu elle ne dispose pas de procédure définie de réaffectation de tâches. La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting 5

ÄÄTenir compte du cycle de vie du processus Parce qu il reflète une activité humaine, un processus n est non seulement jamais isolé, mais surtout jamais figé dans le temps. Difficile à percevoir au premier abord, la problématique la plus importante de mise en œuvre de processus est la gestion de leur cycle de vie. Aussi simple soit-il, un processus métier est en effet déjà le résultat d une interaction humaine complexe et vivante. Au minimum, quatre catégories de personnes ont à faire avec un processus durant son cycle de vie : `` Son ou ses concepteurs `` L administrateur chargé de son déploiement et de sa maintenance, `` Le décideur opérationnel ou le responsable du service qui supervise les instances du processus, `` Les collaborateurs qui interagissent avec les instances. Pour chaque processus déployé se pose ainsi les inévitables problématiques de gestion du cycle, par exemple, communes à toutes les applications d entreprise, telles que la gestion des versions et du changement, les mises à jour de maintenance effectuées par l administrateur, la détection des erreurs, la mesure régulière des performances et de l adéquation au besoin, etc. ÄÄEvaluer la qualité et mesurer la performance Depuis la gestion du circuit de validation d un document à publier jusqu à des projets complexes de collaboration structurée, la mise en œuvre d un processus répond avant tout à une volonté d amélioration de l efficacité collective. Plongées dans l élaboration du processus, les entreprises ont fréquemment tendances à négliger leurs besoins de reporting et de mesures des performances, considérant ces fonctionnalités comme acquises par défaut et sans limites. La mesurabilité des processus métiers tant en matière de performances que de qualité est cependant l une des problématiques fonctionnelles les plus importantes pour une solution de gestion efficace par les processus. Ces fonctionnalités recouvrent non seulement la capacité à mesurer, par exemple, la réactivité des collaborateurs à une demande de tâche, ou les délais d exécution d un processus ou de l une de ses sous parties, mais elles doivent aussi prendre en compte les possibilités d alerte automatique des décideurs métiers en ces d erreur, de situation d exception non couverte, etc. Encore une fois, un processus métier ne fait que refléter l activité humaine. Il est donc vivant et changeant. Un chef de service doit ainsi pouvoir évaluer facilement par un outil statistique la charge de travail de ses équipes et réassigner au besoin les tâches lorsqu il constate un dysfonctionnement. L étendue de ces fonctionnalités de reporting et leur accessibilité, pour les décideurs métiers sans compétence informatique particulière, ont en réalité une incidence directe sur la fiabilité des processus métiers et leur valeur ajoutée globale pour l entreprise. ÄÄDisposer de tableaux de bord Encore faut-il avoir la capacité à détecter le dysfonctionnement du processus, en disposant sous une forme ou une autre d un tableau de bord permettant d identifier l étape qui pose problème et d adopter une stratégie de repli (sous processus de gestion d exception, bascule sur une 6 La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting

procédure manuelle, etc.). Seconde problématique clé, le besoin de traçabilité. D autant plus aigu qu il s agit de processus humains, c est-à-dire de processus sur l exécution desquels les individus, responsables de projets, de services ou de groupe de travail qui doivent nécessairement rendre des comptes. La mise en place d un circuit de validation de document, pour reprendre notre exemple, n a d intérêt qu à partir du moment où l on peut s assurer que les tâches nécessaires à la validation (vérification de chiffre, relecture) ont bien été effectuées et que le service ou le collaborateur concerné engage sa responsabilité sur le résultat sous une forme traçable (email de confirmation par exemple). L importance de la question de la traçabilité des processus est également liée au caractère plus ou moins critique du processus concerné pour l activité de l entreprise. Un retard subi dans la validation de la réponse à un appel d offre, par exemple, n aura pas la même conséquence sur la pérennité de l activité qu un dysfonctionnement affectant le processus de validation de note interne. ÄÄCentraliser la gestion de l ensemble des processus Si les besoins exprimés varient d une entreprise à l autre, l un des résultats constants est la nécessité d une gestion centralisée de l ensemble des processus métier, des outils par lesquels ils sont mis en œuvre et des utilisateurs autorisés à les activer, les utiliser, les modifier, etc. Quel que soit le périmètre et le degré de complexité du processus métier à mettre en œuvre, l entreprise reste confrontée aux problématiques de gestion des utilisateurs et de sécurité d accès aux données. Les lois de sécurité financière (LSF) Face à l effondrement de la bulle Internet de 2001 et aux scandales financiers de cette période (Enron, Wordlcom, Parmalat, Les banques asiatiques, etc..) qui ont ébranlé les différentes bourses internationales, les états et les institutions financières internationales ont répondu par des dispositions structurées qu elles souhaitent imposer à l ensemble des acteurs économiques de leur sphère d influence.. Au premier desquelles les entreprises engagées sur les marchés financiers. Transparence, rigueur de la gestion et de la communication financière afin de préserver le droit et l intégrité des actionnaires, particulièrement des petits porteurs. Dans ce domaine, la réglementation Sarbanes-Oxley aux Etats-Unis fait référence Cette nouvelle forme de réglementation et d identification de la responsabilité sociétale des dirigeants contraint les organisations à adapter leur processus d engagement et de gestion à une plus grande transparence des modes et processus de décision. Si d aucun considèrent cette obligation comme bouleversante pour leurs organisations et les processus en place, nous pensons au contraire que c est là une véritable opportunité de reprendre les rennes du pouvoir en se dotant des processus, gouvernances et indicateurs de gestion en réelle osmose avec la vision et la stratégie des dirigeants. On appellera gouvernance l art et la manière de gouverner», La gouvernance peut s appliquer à des organisations très diverses (collectivités territoriales, entreprises, organismes internationaux, associations, etc.) qui interviennent avec leurs règles et leurs objectifs propres dans les affaires La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting 7

du monde. Ce concept peut s avérer très utile pour comprendre, orienter et coordonner ces divers acteurs afin de les amener vers la résolution d enjeux collectifs. Certes, les organisations peuvent être immédiatement et directement impactées par le questionnement réglementaire posé. A nous de nous poser la question de savoir pourquoi? Est-ce par manque de contrôles appropriés, par défaillance des systèmes et des hommes ou simplement parce que les organisations et les processus ont progressivement déviés de leur mission initiale aux profits d intérêts individuels. Qu ils résultent des changements de périmètre des entreprises ou simplement de l inconfort des opérateurs dans leur quotidien professionnel. Ne perdons pas de vue que les principaux objectifs de ces réglementations sont de fournir un cadre juridique et des standards de gestion financières et comptables, le tout, pour plus de transparence. Soit le minimum attendu par les actionnaires pour assurer leur confiance aux entreprises. Nous avons donc plus à gagner qu à perdre en mettant en place ou en anticipant la mise en place d outils et de systèmes permettant une plus grande visibilité des organisations et de leur performance. LSF Faut-il en avoir peur? Ou Comment en tirer profit? La mise en conformité de toutes les réglementations quelles soient qualité ou financière a toujours été perçue comme un fléau. Afin de se mettre en conformité avec les lois de sécurité financière, les dirigeants ont besoin d une vision globale et en temps réel de leurs organisations afin d en percevoir les risques potentiels. L approche par les processus développée par Clarans permet de répondre à cette attente, elle nous permet de les identifier, les analyser, les contrôler pour ensuite les piloter par l intégration de point de vigilance dans les processus et les gouvernances. Notre objectif est de créer un référentiel qui permet de documenter, visualiser et publier l ensemble des risques liés à ces réglementations. Ce référentiel devient alors un vecteur de communication et de partage essentiel afin d assurer la traçabilité et l intégrité des informations. De plus, en produisant un véritable support visuel, le référentiel obtenu permet d identifier les principaux risques auxquels l organisation doit faire face de manière récurrente ou accidentel (volatilité des commodités, instabilité des marchés financiers, optimisation des cash-flow, etc. ), et donc de prendre les dispositions nécessaires pour les contrôler. En identifiant ses risques, les entreprises peuvent accroître leur performance, la satisfaction client et la qualité de leurs services, bénéficiant ainsi d un véritable avantage concurrentiel. Clarans est persuadée que son accompagnement permettra à ses clients de transformer les contraintes liées à cette réglementation en véritable levier de croissance. 8 La gestion du changement et de la transformation par les processus Clarans consulting

Guy ELIEN guy.elien@clarans-consulting.com 55 Avenue Marceau 75116 Paris Tél : 01 56 60 59 06 Fax : 01 56 89 26 27 www.clarans-consulting.com