Les apports de la méthode MDM dans la performance du SI des entreprises.



Documents pareils
Urbanisation des Systèmes d Information Architecture d Entreprise. 04 Architecture du SI : identifier et décrire les services, structurer le SI

Démarches d urbanisation : réorganiser le Système d Information en structurant ses fonctions dans des blocs fonctionnels communicants.

Conception, architecture et urbanisation des systèmes d information

Résumé CONCEPTEUR, INTEGRATEUR, OPERATEUR DE SYSTEMES CRITIQUES

Gestion des données de référence (MDM)

Architecture d'entreprise : Guide Pratique de l'architecture Logique

URBANISME DES SYSTÈMES D INFORMATION

Les Architectures Orientées Services (SOA)

LA GESTION DE LA RELATION CLIENT

Définition. Caractéristiques. - Du partage des ressources : espace de stockage, imprimantes, lignes de communication.

INDUSTRIALISATION ET RATIONALISATION

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC

Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise.

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC

Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION

Objectif : Passer de l analyse métier et fonctionnelle à la définition des applications qui

Systèmes et réseaux d information et de communication

CONCOURS DE L AGRÉGATION INTERNE «ÉCONOMIE ET GESTION» SESSION 2015 SECONDE ÉPREUVE

Comment initialiser une démarche SOA

EAI urbanisation comment réussir?

et les Systèmes Multidimensionnels

A. Le contrôle continu

Le grand livre du DSI

C ) Détail volets A, B, C, D et E. Hypothèses (facteurs externes au projet) Sources de vérification. Actions Objectifs Méthode, résultats

Urbanisme du Système d Information et EAI

ARCHITECTURE D ENTREPRISE

Qu'est-ce que le BPM?

HySIO : l infogérance hybride avec le cloud sécurisé

La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations

LES OUTILS DU TRAVAIL COLLABORATIF

catégorie - développement rh

Annonces internes SONATRACH RECHERCHE POUR SA DIRECTION CENTRALE INFORMATIQUE ET SYSTÈME D INFORMATION :

Un concept multi-centre de données traditionnel basé sur le DNS

L Edition Pilotée XL

Démarches d urbanisation : réorganiser le Système d Information en structurant ses fonctions dans des blocs fonctionnels communicants.

WEB15 IBM Software for Business Process Management. un offre complète et modulaire. Alain DARMON consultant avant-vente BPM

Guide d accompagnement. Document réalisé par Softcomputing et Microsoft France.

Pôle Référentiels Métier (Master Data Management)

BTS MANAGEMENT DES UNITES COMMERCIALES GUIDE DU TUTEUR

Cahier n 3 : Trois problématiques à maîtriser pour mieux diffuser les TIC dans les PME

Le Guide Pratique des Processus Métiers

Sage 30 pour les petites entreprises

CRM PERFORMANCE CONTACT

CRM MANAGER LES SOLUTIONS POUR BOOSTER VOTRE RELATION CLIENT

France Telecom Orange

Présentation du Progiciel de Gestion Intégré

WHITE PAPER Une revue de solution par Talend & Infosense

Gestion des risques liés aux systèmes d'information, dispositif global de gestion des risques, audit. Quelles synergies?

DOSSIER DE PRESSE 2013

Cartographie des processus et urbanisation des SI

Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique.

DOSSIER SOLUTION CA ERwin Modeling. Comment gérer la complexité des données et améliorer l agilité métier?

UE 8 Systèmes d information de gestion Le programme

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace

IBM Maximo Asset Management for IT

Nom de l application

Atteindre la flexibilité métier grâce au data center agile

Urbanisation des systèmes d information

Axe de valeur BMC Identity Management, la stratégie d optimisation de la gestion des identités de BMC Software TM

Business & High Technology

Technologie data distribution Cas d usage.

Fonctions Informatiques et Supports Opérationnels

Unitt Zero Data Loss Service (ZDLS) La meilleure arme contre la perte de données

Cette première partie pose les enjeux de la BI 2.0 et son intégration dans le SI de l entreprise. De manière progressive, notre approche situera le

Guide d utilisation du service e-banking

Les Entrepôts de Données

Les ressources numériques

S84-1 LA GRC ET LE SI (Système d Information) Qualification des données clientèle La segmentation de la clientèle


Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter. II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon le concept vente

Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM

IBM Tivoli Compliance Insight Manager

QU EST-CE QUE LE PLM?

QU EST-CE QUE LE PLM?

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données

Prenez le PLM express

Sage 100. pour les PME. Faites de votre gestion un levier de performance

D une part, elles ne peuvent faire table rase de la richesse contenue dans leur système d information.

Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur

ISO/CEI Technologies de l information Gestion des actifs logiciels. Partie 1: Procédés et évaluation progressive de la conformité

Fiche de l'awt Intégration des applications

La conformité et la sécurité des opérations financières

PLATEFORME MÉTIER DÉDIÉE À LA PERFORMANCE DES INSTALLATIONS DE PRODUCTION

Ministère de l intérieur

DAVION Didier 33 avenue Paul Cézanne HOUPLINES. Auditeur n NPC URBANISATION ET ARCHITECTURE DES SYSTEMES D INFORMATION DOSSIER SSO

AMUE : PRISME - Référentiel des données partagées. 3 décembre 2009

Architecture N-Tier. Ces données peuvent être saisies interactivement via l interface ou lues depuis un disque. Application

SECTION 5 BANQUE DE PROJETS

Partie I Le Management des Systèmes d Information : un défi pour les PME

Pour une entreprise plus performante

Proposition de sujet de thèse CIFRE EUROCOPTER / LGI2P

L information et la technologie de l information ERP, EAS, PGI : une nécessité? H. Isaac, 2003

Dynamiser la performance commerciale des réseaux : une affaire de bonnes pratiques!

White Paper ADVANTYS. Workflow et Gestion de la Performance

Choisir son logiciel de caisse

RÉFLEXION STRATÉGIQUE QUANT À LA MISE EN PLACE D'UN PROJET E-BUSINESS

Offre Référentiel d échange

Transcription:

Ecole Privée des Sciences Informatiques Session 2008 Les apports de la méthode MDM dans la performance du SI des entreprises. Elaboré par : Axel KAMALAK Suivi par : Mme LIGNIERES : Directrice de mémoire Mr DAMESTOY : Directeur de mémoire Tuteur de stage: Mr Richard Baigts Copyright 2008 - All Rights Reserved Modèle déposé chez DirectCopyright.com Deposit number : DEP633574625283757500 Date : 9/19/2008 11:08:48 PM

MEMOIRE DE FIN D ETUDE REMERCIEMENT Ce mémoire a été réalisé grâce à l aide et la collaboration de tout le personnel d Edifixio, et en particulier Mr OLIVIER MIOTTO, consultant. Je tiens à les remercier pour leur accueil et leur écoute. La bonne ambiance et la sympathie régnant au sein du département «Retail» ont permis l excellent déroulement de mon stage. Je remercie également Madame LIGNIERES et Monsieur DAMESTOY pour leur conseil, et leur écoute durant l élaboration de ce mémoire. Je remercie également l ensemble de mes professeurs qui m ont apportés la formation théorique d un ingénieur.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE 1 INTRODUCTION : POURQUOI LA DONNEE EST-ELLE IMPORTANTE? 1 1.1 DE L IMPORTANCE DE LA DONNEE 1 1.1.1 La communication en interne 1 1.1.2 Internet 3 1.1.3 Valorisation de l image de l entreprise 4 1.1.4 La montée des réglementations fiscales 4 1.1.4.1 L exigence des services fiscales 4 1.1.4.2 La compétitivité du marché 5 1.2 PRESENTATION DU CONCEPT MDM 6 1.2.1 SI sans l utilisation de la méthode MDM 8 1.2.2 SI avec l utilisation de la méthode MDM 9 1.2.3 Enjeu des données de référence 10 1.2.3.1 Enjeu économique 10 1.2.3.2 Enjeu organisationnel 10 1.2.3.3 Enjeu métier 11 2 PROBLEME LIE A LA MAITRISE DU SYSTEME D INFORMATION 12 2.1 QU EST CE QU UN SYSTEME D INFORMATION? 12 2.2 LES DIFFERENTES DIMENSIONS DU SYSTEME D INFORMATION 14 2.3 LES PRINCIPAUX TYPES DE SYSTEME D INFORMATION 15 2.4 UNE CONSTRUCTION DU SI AU COUP PAR COUP 16 2.5 CONSEQUENCE : DES ECHANGES DE DONNEES SPECIALISES 19 2.6 LES RISQUES ENGENDRES PAR CETTE SPECIALISATION 20 2.6.1 La redondance des informations 20 2.6.2 L intégrité des données 21 2.6.3 La sécurité des données 22 2.6.4 Dé doublonnage des données dans plusieurs contextes 24 2.7 URBANISER LE SI, SEUL MOYEN DE GERER LA COMPLEXITE DES ECHANGES 25 2.7.1 Définition du Club Urba-EA 25 2.7.2 Les objectifs de l urbanisation 26 2.7.3 Les qualités visées 27 2.7.3.1 La flexibilité 27 2.7.3.2 Mutualisation 28 2.7.3.3 Scabilité, résilience et qualité de service 28 2.7.4 Les propriétés apportées par l urbanisation 28 2.7.4.1 Organisation autour des processus de l entreprise 29 2.7.4.2 Décomposition hiérarchique en sous-systèmes et composants 30 2.7.4.3 Normalisation des échanges 31 2.7.5 La démarche d urbanisation 31 2.7.5.1 Définir le vocabulaire 31 2.7.5.2 Cartographier le SI 32 2.8 URBANISER PAR LES APPLICATIONS : LA TECHNOLOGIE EAI 33 2.8.1 Définition 33 2.8.2 Les objectifs 35 2.8.3 L architecture de l EAI 36 2.8.3.1 La couche Transport (transport des données) 37 2.8.3.2 La couche Broker (connexion entre application) 38 2.8.3.3 La couche BPM (orchestration des processus métiers) 38 2.8.3.4 Autres services techniques 40 2.8.4 Les types d architecture 41 2.8.4.1 L architecture Hub and Spoke (Etoile) 41 2.8.4.2 L architecture Network Centric (Bus applicative) 42 2.9 URBANISER PAR LES DONNEES : LA TECHNOLOGIE EII 43 2.9.1 Définition 43 2.9.2 Le fonctionnement des requêtes : 44 2.9.3 Avantages 45 2.9.4 Inconvénients 45 2.10 LES APPROCHES DU MDM 49 2.10.1 Customer Data Integration 49

MEMOIRE DE FIN D ETUDE 2.10.2 Product Information Management 50 2.10.3 La centralisation des données & la synchronisation des données 51 2.10.3.1 La confidentialité des données 51 2.10.4 Intégration de l information 52 2.10.5 Qualité du contenu 52 2.10.6 Accessibilité 53 2.10.7 Flexibilité 53 2.10.8 La sécurité 53 2.10.8.1 La fiabilité des données 53 2.10.9 Work flow intégré 54 2.10.10 La mise en place peut prendre du temps 55 2.10.11 Participation de tous les acteurs 55 3 LES SOLUTIONS MDM PRESENTES SUR LE MARCHE 56 3.1 L ETAT DU MARCHE 56 3.2 WEBSPHERE PRODUCT CENTER 58 3.2.1 Présentation de l éditeur 58 3.2.2 Présentation du produit 58 3.2.3 Avantages 58 3.2.3.1 Référencement unique des données 58 3.2.3.2 Capacité d intégration 59 3.2.3.3 Conformité avec les exigences externes 59 3.2.3.4 Work flow 60 3.2.3.5 La gestion des droits des utilisateurs 60 3.2.3.6 Les règles métiers 60 3.2.3.7 Synchronisation des données 61 3.2.3.8 Transmission des informations 61 3.2.3.9 Publication des informations 61 3.2.3.10 Gestion des conditions de vente 61 3.2.4 Inconvénients 62 3.2.4.1 Ouverture vers des standards J2EE et XML 62 3.2.4.2 Problème de performance 62 3.2.4.3 Authentification 62 3.2.4.4 Qualité des interfaces 62 3.2.5 Exemple d utilisation 63 3.2.5.1 Pourquoi ce client migre t-il vers une solution MDM? 63 3.2.5.2 Pourquoi avoir sélectionné WPC? 63 3.2.6 Exemple de Projet : Client X 64 3.2.6.1 Présentation du client et du contexte 64 3.2.6.2 Etude de l existant 64 3.2.6.3 Les enjeux de la solution 66 3.2.6.4 La solution développée 66 3.2.6.5 Retour d expérience 68 3.2.6.6 Conclusion 70 3.2.6.7 Référence 71 3.3 ORCHESTRA NETWORKS EBX. PLATFORM 71 3.3.1 Présentation de l éditeur 71 3.3.2 Présentation du produit 72 3.3.3 Avantages 72 3.3.3.1 Modélisation des données 72 3.3.3.2 Gouvernance des Master Data 72 3.3.3.3 Adaptation & Fédération des Master Data 73 3.3.3.4 Gestion du cycle de vie des données 73 3.3.3.5 Services & API 73 3.3.3.6 Web Service 73 3.3.3.7 Capacité de stockage 74 3.3.4 Inconvénients 74 3.3.4.1 Paramétrage des fonctions métier 74 3.3.4.2 Solution encore jeune 74 3.3.5 Exemple d utilisation 74 3.3.5.1 Pourquoi une solution MDM? 75

MEMOIRE DE FIN D ETUDE 3.3.5.2 Pourquoi avoir sélectionné EBX. Platform? 75 3.3.5.3 Conclusion 75 3.3.5.4 Référence 76 3.4 TIBCO CIM 77 3.4.1 Présentation de l éditeur 77 3.4.2 Présentation du produit 77 3.4.3 Avantages 77 3.4.3.1 Work flow 77 3.4.3.2 Gestion des informations et processus de synchronisation 77 3.4.3.3 Synchronisation des données en temps réel 78 3.4.3.4 Présentation des données 78 3.4.3.5 Référentiel unique 78 3.4.4 Inconvénients 78 3.4.4.1 Langage de développement propriétaire 78 3.4.4.2 Conformité avec les produits IBM 78 3.4.4.3 Interface Homme Machine 79 3.4.5 Exemple d utilisation 79 3.4.5.1 Pourquoi une solution MDM? 79 3.4.5.2 Pourquoi avoir sélectionné TIBCO CIM? 79 3.4.5.3 Référence : 80 3.5 TABLEAU RECAPILATIF 80 4 CONCLUSION 82 5 TABLE DES ILLUSTRATIONS 92 6 GLOSSAIRE 93 7 BIBLIOGRAPHIE 98

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 1 1 INTRODUCTION : POURQUOI LA DONNEE EST-ELLE IMPORTANTE? 1.1 De l importance de la donnée Depuis plusieurs années, les entreprises sont confrontées à des problèmes importants dus à la qualité des données. Du secteur de la grande distribution au secteur de la télécommunication en passant par le secteur de l automobile, personne ne peut ignorer cette réalité. La maîtrise de l information est non seulement un facteur de réussite mais surtout un besoin vital pour l avenir des entreprises. Ce problème est devenu primordial. Les données de mauvaise qualité peuvent avoir un effet néfaste et amener un chef d entreprise à prendre des décisions contraires à l intérêt de son entreprise. Pourquoi la donnée est-elle à ce point importante? Pourquoi une entreprise doit-elle prêter une attention particulière à la gestion des données? Pour tenter de répondre à ces questions, il est possible d explorer plusieurs pistes : 1.1.1 La communication en interne Tous les acteurs au sein d une entreprise sont dépendants des données, dans leur travail quotidien comme lors de prise de décision. C est pourquoi, il faut veiller à ce que tous les acteurs partagent les mêmes données. Par exemple, lors de l établissement de reporting, des données incohérentes peuvent provoquer des erreurs. Pour organiser une réunion, les dirigeants s appuient d abord sur l agenda des participants. Dans le cas où les données ne reflètent pas la réalité, certains participants ne pourront pas assister à la réunion. Ils peuvent avoir prévu un rendez vous avec un client ou bien une autre réunion.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 2 De la même façon, des données incorrectes peuvent être une source de ralentissement du fonctionnement opérationnel au sein de l entreprise : - La prise de décision incertaine peut générer du stress et une démotivation chez les collaborateurs. Par exemple, un chef de projet demande à un collaborateur de développer une application en lui fournissant un cahier des charges. Une fois terminé, si le développeur apprend qu il n a pas reçu les bonnes consignes et qu il doit recommencer son travail, ceci le démotivera car il aura l impression d avoir perdu son temps. - Les dirigeants de l entreprise décident d investir dans un nouveau domaine en s appuyant sur des chiffres. Cette action impliquera déjà un risque par défaut. Mais s ils s appuient sur des chiffres erronés dés le départ, le facteur de risque sera plus élevé et la probabilité d échec n en sera que plus importante. Une qualité médiocre de la donnée gène donc la stratégie des affaires sur le long terme. - Dans le cas d une communication inter-département, si un département communique à un autre des données erronées, par la suite, chaque département aura tendance à utiliser ses propres données et ne fera plus confiance à une donnée provenant d un autre département. Ce cloisonnement entre département sera un frein important au développement de l entreprise. La perte de confiance envers les données manipulées n est donc propice ni à un climat sain ni à l initiative. La performance des collaborateurs se voit influencée négativement.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 3 «La prise de conscience, par les dirigeants, de la relation entre qualité des données et performance de l entreprise est très certainement la première source de progrès à développer» 1 1.1.2 Internet Le commerce en ligne est la vente ou l achat d un produit ou de service, effectué par une personne morale ou physique, par le biais d un réseau électronique. Le commerce en ligne présente de nombreux avantages pour le client et pour le vendeur. Il n y a aucune contrainte de temps et d espace géographique. Le client est libre de faire des achats à tout moment à condition de disposer d un accès internet. En constante progression depuis plusieurs années, le commerce en ligne concerne de plus en plus d entreprises et est rentré dans les habitudes de consommation. C est un domaine exigeant qui mérite attention car un client victime de données incorrectes (date de livraison, prix d affichage) risque fort de ne plus venir sur le site concerné. Les données publiées doivent absolument être justes. Lorsque nous analysons les chiffres du commerce électronique, il est possible de constater que les parts de marché sont importantes. Le commerce en ligne détient un chiffre d affaires de 11,7 milliards d euros en 2007 avec une croissance de 25%. 20 millions de français fréquenteraient les sites de commerce en ligne pour y effectuer leur achat. (Benchmark Group, acteur majeur de l internet) 2 Au niveau mondial, le constat est le même qu en France. Avec une progression de 18% en 2007, le commerce électronique atteint un chiffre d affaires de 259 milliards de dollars. 3 1 Christophe Brasseur Dossier Traces et données Améliorer la valeur et la qualité des données. 2 http://www.benchmark.fr/catalogue/publication/73/resume/index.shtml 3 http://www.indexel.net/1_6_4854 3_/15/91/1/Commerce_electronique 18 en_2007.htm

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 4 1.1.3 Valorisation de l image de l entreprise Avec le développement d Internet, les consommateurs communiquent plus facilement et plus rapidement. Certains sites web (par exemple, www.ciao.fr) offrent la possibilité d échanger des avis sur les services et les produits. L image d une entreprise peut alors être détériorée en quelques minutes et son expansion commerciale se verra handicapée. Dans le cas où il n y aurait pas de mauvaise publicité, celui-ci n aurait aucun impact. La semaine dernière, je voulais m acheter une imprimante. Avant de me rendre dans les grandes surfaces, j ai fait une recherche sur les sites de vente en ligne. Plusieurs prestataires proposaient le même produit à des prix variés. Un site x affiché un prix très intéressant par rapport à ses concurrents. Il y avait une différence de 50 avec les autres commerçants. Ceci m a paru étrange. J ai préféré voir ce que les autres consommateurs pensent de ce vendeur. Alors j ai pu facilement comprendre cette différence de prix. Selon les autres clients, ce vendeur vend l article mais ne le délivre jamais. Après avoir appris cela, je n ai pas acheté mon imprimante chez ce vendeur. Si les sites dédiés au consommateur n étaient pas en ligne, je ne l aurais jamais appris et ce vendeur aurait eu un client de plus. Cet exemple nous démontre que les nouvelles technologies offrent de grands moyens de contrôle au consommateur du 21ème siècle. Il y a encore quelques années, il aurait fallu plusieurs mois pour répandre cette mauvaise publicité. Et sans relais dans les médias, le «délai» aurait pu être plus long. 1.1.4 La montée des réglementations fiscales 1.1.4.1 L exigence des services fiscales Les services fiscales devenant de plus en plus exigeants, ils peuvent à tout moment exiger la justification de l'ensemble des opérations. La production d'information incorrecte, même si elle n'est pas volontaire, pourrait avoir des conséquences légales

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 5 dramatiques. A ce niveau, nous pouvons illustrer notre exemple avec le cas de la réglementation Sarbanes-Oxley 4 (Management Assessment of Internal Controls) sur la gestion des données financières concernant les sociétés américaines ou françaises cotées au CAC40 sur la sécurité financière. Elle impose à toute entreprise d'avoir à sa disposition des moyens d'archivage et de recherche conformes à la réglementation fiscale afin de permettre d'avoir une base documentaire solide autour de son historique financier. En France comme dans la plupart des pays, il existe de nombreuses contraintes légales. Les entreprises doivent respecter des règles fiscales strictes. De plus, les sociétés cotées en Bourse doivent établir un tableau des flux de trésorerie. Depuis 2005, les sociétés européennes doivent établir leurs états financiers par trimestre selon le référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards ou Norme internationales d information financière en français). 5 Il s agit d un référentiel défini par le bureau des standards comptables internationaux qui visent à faire converger les normes comptables vers un modèle unique. Les entreprises devront désormais harmoniser la présentation et la clarté de leurs comptes. Ce qui pourra favoriser les comparaisons économiques entre entreprises au niveau mondial. 1.1.4.2 La compétitivité du marché Les entreprises sont confrontées à des marchés de plus en plus exigeants. Pour cela, un dirigeant doit prendre des décisions stratégiques définissant l avenir de l entreprise. Il est très difficile de prendre des décisions pertinentes en s appuyant sur des informations erronées, incomplètes ou incohérentes car les acteurs réagissent en fonction des informations fournies par le système d information. Depuis plusieurs années, la 4 http://www.piloter.org/gouvernance-entreprise/sarbanes-oxley.htm

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 6 concurrence ne se joue plus uniquement sur un rapport qualité/prix du produit. Mais surtout sur la connaissance du client et de sa satisfaction. La connaissance du client ne peut être possible que si les données le concernant sont justes. La plupart des magasins mettent en place un système de suivi du client avec, par exemple, les systèmes de carte de fidélité. A chaque passage en caisse, le client présente sa carte et obtient une petite réduction. Grâce à la donnée récoltée, les entreprises apprennent à mieux connaître leurs clients. Ce qui leur permet de mieux cibler leurs besoins et leurs attentes, et donc de s adapter à leur clientèle. Nous venons de voir quelques exemples illustrant pourquoi la qualité de la donnée est importante pour les entreprises et pourquoi sa maîtrise est un enjeu primordial. Une des solutions proposées aux entreprises pour gérer leurs données est l utilisation de la méthode Master Data Management. 1.2 Présentation du concept MDM Le modèle MDM (Master Data Management ou Gestion des Données de Référence en français) est une assurance qualité pour la gestion des données. Il s'intéresse au traitement des données dites de référence. Une donnée de référence est une information de base, unique, sensible, vitale à la vie de l entreprise (clients, fournisseurs, produits, tarif, ). Il faut identifier chaque donnée de référence de manière unique car c est une donnée métier. Le modèle MDM centralise, qualifie et uniformise le mode de description des données de référence afin de garantir une prise en compte juste et cohérente. C est pourquoi, les données sont regroupées au sein d'un même référentiel qui sera vu comme une référence au moment de la mise à jour d'un système ou d'une base de données. La gestion et l historisation des versions des données de référence et de leurs méta 5 Règlement (CE)1606/2002 sur l'application des normes comptables

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 7 données sont aussi possibles. La mise à jour et la validation des données se réalisent par le biais d un outil collaboratif appelé Work flow. Un Work flow est un processus automatisé permettant d enchaîner un ensemble de tâches séquencées et/ou en parallèles, réalisées par acteurs métiers différents. Pour des raisons de sécurité, il faudrait pouvoir «limiter» l accès aux étapes du Work flow aux utilisateurs autorisés. Par exemple, sous WPC (WebSphere Product Center : solution globale de gestion des informations produit développé par IBM - outil de référence que nous utiliserons durant la rédaction de ce mémoire), il est possible de désigner des acteurs par des rôles différents. Les acteurs sont alors autorisés à tout ou partie des données en fonction de leurs droits respectifs ainsi qu aux étapes du Work flow qui les concernent. Un acteur administrateur pourra avoir des droits spécifiques tels que la validation des données alors qu un utilisateur lambda pourra uniquement visualiser et modifier ces données. Tant que l administrateur n aura pas validé l action de l utilisateur, les modifications apportées par l utilisateur ne seront pas visibles. Nous venons de voir les caractéristiques de la méthode MDM, nous allons maintenant étudier deux structures de système d information : - SI sans l utilisation de la méthode MDM - SI avec l utilisation de la méthode MDM

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 8 1.2.1 SI sans l utilisation de la méthode MDM SI INTERNE SI EXTERNE Datas SI DGRH Datas SI FOURNISSEUR Process Process s Datas SI COMPTA Process IHM de GESTION Datas SI COM Process s SI CLIENT Datas Datas SI PROD Process s Process s FIG 1 SI sans l utilisation du Master Data Management Chaque SI dispose de sa base de données. Le SI Compta échange des données avec le SI DGRH. Les données sont lues par l interface dans une table de la base de données du SI DGRH et transmises au SI Compta. L interface connaît le chemin où elle doit aller trouver l information. Si l application DGRH évolue alors certaines données peuvent être gérées dans une nouvelle table. Alors l interface du SI Compta ne sera plus apte à retrouver les informations nécessaires et donc ne pourra pas être alimentée.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 9 1.2.2 SI avec l utilisation de la méthode MDM SI INTERNE SI EXTERNE Datas SI DGRH Process WORK FLOW Datas SI PARTENAIRE Process SI COMPTA Datas Process Datas SI FOURNISSEUR Process SI COM Datas Process MDM Datas SI CLIENT Process SI STOCK Datas Process FIG 2 SI avec l utilisation du Master Data Management Tous les SI en interne et en externe s appuient sur le MDM. Ce dernier centralise toutes les données et offre la possibilité de consulter, ajouter, modifier les données à l aide d un référentiel. Même si les applications évoluent, cela ne pose aucun problème d échange car le MDM standardise la donnée pour pouvoir réaliser des consolidations avec les référentiels. Tous les acteurs peuvent accéder à l information pertinente au bon moment pour être en mesure de prendre des décisions correctes. La mise en place du MDM permet la maîtrise des échanges des données de référence et une meilleure réactivité du SI face aux évolutions des informations de référence.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 10 1.2.3 Enjeu des données de référence Le Master Data Management gouverne les données de référence. Les différents enjeux sont les suivants : - Enjeu économique - Enjeu organisationnel - Enjeu métier 1.2.3.1 Enjeu économique Ces enjeux sont très importants aujourd hui et nécessitent la structuration des données de référence. La mauvaise qualité peut être source de perte d argent inutile et de multiplier les coûts initiaux d une opération. Dans le cas d un site de vente en ligne, si le prix affiché pour un produit n est pas conforme à la réalité, le client sera incontestablement mécontent et ne reviendra plus sur ce site à l avenir. Afin de ne pas perdre des clients mécontents, certaines entreprises accordent une compensation. C'est-à-dire, offrir une remise de X% ou un petit cadeau pour compenser un préjudice causé et ainsi tenter de restaurer une relation de confiance avec les clients mécontents. Ces remises coûtent de l argent et entraînent donc des coûts supplémentaires évitables. La mauvaise qualité des données causerait une perte estimée à plus de 600 milliards de dollars par an au société américaine. 6 1.2.3.2 Enjeu organisationnel La mise en place d un référentiel MDM permet à tous les acteurs d utiliser les mêmes données. Chaque donnée saisie par l un influence l action de l autre. Chacun devra donc veiller à ne pas faire d erreur de saisie. Par exemple, si le responsable des stocks intègre 6 Claude Brasseur La gestion de la qualité des données - http://datanews.fr/publications/it_2008_n72-140508.pdf

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 11 une donnée affirmant que le produit est disponible dans les stocks. Le service commercial s appuyant sur cette donnée, va confirmer une livraison. Dans le cas où le produit n est pas présent dans les stocks, ceci entraînera une rupture de stock en magasin et donc une perte de chiffre d affaires. 1.2.3.3 Enjeu métier En interne, la centralisation des données va baisser les coûts de maintenance, améliorer la vitesse de gestion des données. Meilleure réactivité sur les offres produit (Product Information Management) Mieux connaitre le client permettra de faire des propositions plus ciblées. Les consultants auront plus de temps à consacrer au client donc ils pourront mieux étudier les dossiers clients. (Customer Data Integration) Pour répondre à la question «Les apports de la méthode MDM dans la performance du SI des entreprises», nous essaierons de comprendre ce qu est la méthode Master Data Management et quel est son rôle dans un système d information. Pour cela nous étudierons dans un premier temps l importance que peuvent avoir les données dans les systèmes d information des entreprises. Puis nous analyserons l évolution de ces systèmes d information. Une troisième partie nous permettra de réaliser une étude de marché non exhaustive sur les logiciels de MDM et d illustrer la technologie MDM par le biais d un exemple projet réalisé pendant le stage.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 12 2 PROBLEME LIE A LA MAITRISE DU SYSTEME D INFORMATION 2.1 Qu est ce qu un Système d Information? Un système d information est un ensemble d éléments qui recueillent de l information, la traitent, la stockent et la diffusent afin d aider à la prise de décision, à la coordination, et au contrôle d une entreprise. Le système d information est utilisé par des acteurs (utilisateurs, administrateurs, managers) pour manipuler (consulter, modifier, communiquer) des données à l aide de procédures. Acteurs Acquérir des données Traiter des données Données Système d information Stocker Des Données Procédures Communiquer des informations FIG 3 Le système d information

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 13 Le système d information contient des informations sur des personnes, des produits, des clients nécessaires dans l organisation ou dans son environnement. Deux notions fondamentales pour bien comprendre le système d information sont les données et les informations. - Les données sont des valeurs à l état brut représentant des clients, des produits, des commandes, des achats, des événements qui ont lieu dans ou en dehors des organisations. Il s agit dans la plupart des cas d une information «simple» associée à un code. S il ne possède que ce code, l utilisateur est incapable de comprendre l information que l on veut retranscrire. Par exemple, le code 14 ne signifie rien pour un utilisateur. Alors que dans le système d information le code 14 peut représenter le numéro du client nommé «Jean Pierre Dupont». - L information recouvre les données qui sont présentées sous une forme utilisable et utile pour les utilisateurs. Contrairement à la donnée, l information est quelque chose de compréhensible par l utilisateur (et donc «utilisable»). - Par exemple, l adresse d un client. Dans le système d information, la production de l information nécessaire à l organisation se compose de trois activités. - L entrée : arrivée des données brutes (saisie d un utilisateur, provenance d un autre système). Par exemple, la commande d un client. - Le traitement des données : transformation des données brutes afin qu elles puissent être compréhensibles par l utilisateur. - La sortie : processus de diffusion de l information traitée aux utilisateurs qui en ont besoin. Par exemple, un utilisateur souhaite consulter l état des stocks.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 14 Ces trois processus peuvent se réaliser en temps réel (de manière synchrone) ou bien en différé (de manière asynchrone). Le SI se fonde sur la rétroaction. C'est-à-dire, un utilisateur peut intervenir à tout moment pour consulter, modifier, supprimer des données. 2.2 Les différentes dimensions du système d information Nous pouvons maintenant examiner les dimensions du système d information : - Organisation - Technologie - Management Le personnel, la structure, les processus opérationnels, la politique et la culture sont les principaux éléments clés d une organisation. Parfois, le SI est l élément de base d une entreprise. Autrement dit, ces entreprises ne pourraient pas exister sans l utilisation du système d information. Par exemple, les compagnies aériennes ou bien les sociétés spécialisées dans la vente en ligne. Le système opérationnel va aider les acteurs à assurer les activités et les transactions élémentaires de l organisation (ventes, paies, approvisionnement des stocks, facturation, ). Dans les compagnies aériennes, les réservations ne peuvent être gérées uniquement avec le système d information. Comment savoir combien de places sont réservés pour un vol particulier? Quels sont les noms des voyageurs? Qui sera son pilote? Afin que chaque acteur puisse consulter les informations le concernant, le système d information doit être en mesure d apporter des éléments précis en un minimum de temps. Nous soulevons ici la place qu occupe le système d information au sein des entreprises.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 15 2.3 Les principaux types de système d information Il existe deux principaux types de SI : - SMO (Système de Management Opérationnel) - SIS (Système d Information Stratégique) Les systèmes de management opérationnel (SMO) sont conçus pour aider les managers à effectuer leurs tâches. Les managers vont s appuyer sur le SI pour prendre des décisions stratégiques. Le SMO va fournir des indicateurs déterminés, des rapports périodiques permettant au dirigeant de consulter l état des ventes, le profit, les dépenses. Par exemple, chez un revendeur de prêt à porter, une campagne publicitaire a été mise en place pour cinq modèles. Grâce à cette campagne, les dirigeants prévoient de vendre 500000 modèles. Toutes les ventes seront saisies par l utilisateur dans le système d information. Ces ventes seront enregistrées dans la base de données. Le SI va effectuer des traitements régulièrement (calcul du chiffre d affaires, état de stock, profit, ). A la fin de la campagne, le SI pourra répondre aux diverses questions des managers : «Les objectifs ont-ils été atteints?», «Quels sont les bénéfices?». Certes, le SMO va répondre à des questions précises au niveau organisationnel mais il ne pourra pas répondre à des questions stratégiques du type : «Quel serait l effet sur ma trésorerie si j accorde une remise supplémentaire à mon meilleur client pour l encourager à acheter plus?». A ce niveau, seul le SIS «système d information stratégique» pourra aider les cadres dirigeants à mieux analyser les questions stratégiques. Le SIS va permettre au cadre de fixer des objectifs sur le long terme et de choisir les moyens pour les réaliser. Par exemple, quelles sont nos capacités d investissement dans cinq ans? Sur quel secteur devrions-nous investir?

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 16 Pour répondre à toutes ces questions d ordre stratégique, le système d information est la meilleure arme des dirigeants car il s appuie à la fois sur les connaissances métier et la technologie pour faciliter le travail des acteurs. Nous venons d étudier les principales caractéristiques d un système d information. Nous avons vu que celui-ci offre de nombreux avantages tel que l aide stratégique et managérial. Nous allons voir comment les entreprises ont construits leur système d information. Ainsi nous pourrons voir comment le SI a répondu au besoin des acteurs. De même, les problèmes qui se sont posés à la mise en place de ses technologies. 2.4 Une construction du SI au coup par coup Dans la plupart des entreprises, chaque département utilise son propre système d information. Cela leur permet d être plus autonomes. Les acteurs sont propriétaires des données, ce qui leur permet d être plus réactifs, de mieux connaître les données (produit, client). Le système d information hétérogène répond à un besoin fonctionnel précis. A l origine, ces systèmes n étaient pas conçus pour dialoguer entre eux. Il est alors très difficile de mettre en place des liens entre les différents référentiels. Si deux services doivent unifier leurs systèmes, il n est pas évident que deux systèmes hétérogènes communiquent. Par exemple, le même produit peut être enregistré dans les deux bases avec une clé primaire différente. Il faut alors essayer d unifier au maximum les deux systèmes. Face à ces difficultés, les départements peuvent échanger les informations à l aide de support papier ou bien par le biais de lecteur de disquette. Parfois, il faut même ressaisir les données dans l application cible. Ceci peut entraîner une perte de temps immense. Même si les systèmes sont cloisonnés, il faut absolument qu ils puissent communiquer entre eux car une entreprise n a aucun

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 17 intérêt à voir ses départements isolés. Imagine-t-on une banque qui fonctionnerait de cette manière? Les entreprises ont donc mis en place des interfaces pour permettre à deux ou plusieurs systèmes hétérogènes de communiquer entre eux. Le problème de la communication en interne était résolu : il fallait mettre en place une interface à chaque fois que l on souhaitait relier deux systèmes. Et encore, cette solution ne fonctionne que si aucun des deux systèmes n évolue. En effet, une évolution de l un ou de l autre système (ou des deux) soulève de nouveaux problèmes Par exemple, le SI 1 renvoie un code numérique pour la nationalité d une personne. Le SI 2 est configuré pour traduire ces codes : 01 Français 02 Anglais 03 Espagnol etc 04 Italien Après une opération d évolution de l application du SI 1, les règles de nommage changent. Le SI 1 renvoi désormais des lettres. FR Français ENG Anglais ESP Espagnol IT Italien

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 18 Avant évolution du SI 1 : SI 1 SI 2 FIG 4 Communication entre deux systèmes d information avant évolution Le SI 1 et le SI 2 échangent des données via une interface. Chacun sait où il doit récupérer les données qui l intéressent. Après évolution du SI 1 :. SI 2 SI 2 FIG 5 Communication entre deux systèmes d information après évolution Après évolution du SI 1, le SI 2 ne peut pas retrouver la donnée qui l intéresse car celleci a changé de place et de codification. Un problème de communication va survenir car le SI 2 ne trouve pas les codes. Et de plus, il ne comprend pas les codes générés par le SI1 à l endroit où il pointe. Comme

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 19 nous pouvons le voir dans ce cas, une simple évolution peut causer de grands problèmes. Il faudra intervenir au niveau du SI 2 pour effectuer le changement. 2.5 Conséquence : des échanges de données spécialisés Nous venons de soulever un des principaux problèmes de la communication dans un système d information hétérogène. Une fois que la communication est établie, une simple évolution d un côté ou de l autre peut remettre en cause cette communication. Et ce simple problème avec deux systèmes se complexifie avec le nombre de systèmes à faire communiquer entre eux. Les liaisons se réalisent avec un interfaçage point à point. Gartner Group définit cela comme un syndrome Spaghetti. Plus il y aura de SI, plus le nombre de câbles sera important. Etudions le phénomène de plus près. Dans une entreprise où nous avons onze SI, il faut que tous les SI puissent communiquer les uns avec les autres. FIG 6 Informatique Spaghetti

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 20 Comme nous pouvons le constater sur le schéma ci-dessus, il sera très difficile de comprendre et maintenir ce système d information. Les liens entre les applications ne sont pas indépendants, ils forment des enchaînements correspondant à une logique métier, mais sans aucun contrôle central. Ce type d architecture pose de nombreux problèmes tels que la reprise sur incident, les coûts d évolution, et la gestion de la complexité. La reprise sur incident : Les flux de transfert de données sont complexes. Ceci rend la reprise sur incident difficile. Coût d évolution : Les impacts liés à un changement vont se propager sur les autres liens. Plus il y a de système hétérogène dans le SI de l entreprise, plus il y aura des modifications à faire. Ces évolutions prendront beaucoup de temps et coûteront très chère. Gestion de la complexité : La complexité des liens peut être un facteur bloquant pour l évolution. A côté de ces problèmes de communication entre les différents SI, il y a également un problème de gestion de données. Par exemple, un client peut être enregistré sous le numéro X dans le département RH alors que le département Vente lui attribuera un numéro Y. L absence d unification des données peut causer de nombreux problèmes. 2.6 Les risques engendrés par cette spécialisation 2.6.1 La redondance des informations SI 1 SI 2

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 21 Système d information 1 Identifiant Nom Prénom Email 001 Durand Pierre pdurand@epsi.fr 002 Dupont Jacques jdupont@mytest.com Système d information 2 Identifiant Nom Prénom Email 006 Durand Pierre pdurand@epsi.fr 007 Dupont Jacques jdupont@mytest.com FIG 7 Le contenu du système d information Comme nous pouvons le constater sur le schéma ci-dessus, le même client est enregistré dans deux bases différentes, ce qui laisse penser qu il s agit de deux clients différents. Mais en réalité, il s agit d un doublon. Les doublons correspondent à deux ou plusieurs enregistrements créés dans la base de données pour un même client/produit. Lors de l enregistrement d une commande, comment choisir le bon dossier client si ce dernier détient plusieurs dossiers dans plusieurs services? Lors d une mise à jour, comment s assurer que tous les dossiers seront bien modifiés? Dans de tel cas, si pour un même client, chaque dossier a une adresse de livraison différente, comment s assurer que la livraison est bien réalisée à la «bonne» adresse? Nous pouvons constater un problème de dispersion des données. 2.6.2 L intégrité des données L intégrité des données représente l ensemble des mesures destinées à surveiller la cohérence des données. Une incohérence causera obligatoirement des pertes à

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 22 l entreprise. Si le système d information n est pas synchronisé avec la réalité, le même objet aura des valeurs différentes selon les sources. Par exemple, la balance d un compte courant apparaîtra différente suivant les bases dans lesquelles on le consulte. Il est possible de constater un problème de gestion de cycle de vie complexe des données. 2.6.3 La sécurité des données Il existe des responsables pour chaque ensemble de données. Avec des serveurs hétérogènes, le même produit peut exister dans le département X, Y. Si le responsable du département X décide d apporter une nouvelle règle pour les produits, le même produit dans le département X ou Y ne sera pas affecté. Or, il faut mettre en place des droits, rôles et règles de sécurité car chaque acteur n a pas les mêmes droits sur le système d information. Le responsable du département X peut modifier les prix alors que celui du département Y ne pourra que les consulter. Comment arriver à ce résultat avec des systèmes hétérogènes? Comme nous pouvons le voir à travers le schéma ci-dessous, chaque responsable de département ne peut intervenir que sur son service et non sur l ensemble des produits.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 23 Produits Comptes Produits Comptes Département X Département Y Règle : prix < 15 Produit : prix =20 FIG 8 La sécurité des données La mise en place d un processus de ce type est donc impossible en utilisant des systèmes d information hétérogènes. Et la présence d incohérences et de doublons énoncés plus haut est alors inévitable. A ce niveau, nous pouvons constater qu il existe un problème de gouvernance des données.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 24 2.6.4 Dé doublonnage des données dans plusieurs contextes Produits Comptes Produit P1 Prix A Pays X Pays Y Pays Z Produit P1 Produit P1 Produit P1 Prix B Prix C Prix D FIG 9 Dé doublonnage des données dans plusieurs contextes Comme nous pouvons le voir ci-dessus, il est possible que les données soient dupliquées. Dans les entreprises multinationales, chaque filiale a besoin de gérer ses propres données, ce qui va entraîner une duplication importante de ces données. A terme, il est fortement probable qu elles ne soient plus cohérentes. Dans le cas d une entreprise appartenant à la grande distribution, un produit i peut être vendu à un prix lambda dans un pays X alors que dans un pays Y, il sera vendu à un prix j plus élevé. Dans ce cas, la duplication va poser problème. Il y a donc un besoin de fédérer et d adapter les données sans duplication.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 25 Nous venons d étudier le système d information hétérogène. Nous avons vu que le SI hétérogène peut répondre au besoin des utilisateurs. Certes, l utilisation d un système d information par département offre de nombreux avantages. Il permet au utilisateur d être propriétaire de leurs données, d être plus autonome. Au fur des années, les besoins de communication entre les entreprises ont évolués. Il était alors indispensable de relier l ensemble des systèmes d information pour que chaque utilisateur puisse utiliser la même donnée. Nous avons étudiés plusieurs solutions répondant à ce besoin. Or, les interfaces et la liaison point à point n ont pas su répondre à ce problème. Pour chaque besoin qui naissait, les techniciens ajouter une nouvelle application. Ces ajouts étaient généralement réalisés de manière précipitée, avec des contraintes de délai et de coûts. Ces solutions ont répondu au problème de communication entre les différents départements mais ont soulevées d autres problèmes. Pour répondre au problème de complexité des échanges, il faut urbaniser le système d information. 2.7 Urbaniser le SI, seul moyen de gérer la complexité des échanges Avant de commencer notre étude, nous allons voir la signification du mot urbaniser. 2.7.1 Définition du Club Urba-EA Le club des Urbanistes et Architectes des Systèmes d'information est une association inter entreprise. Elle a été créée en 2000 par plusieurs entreprises dont AXA, RATP. Elle a pour objectif d échanger et de capitaliser les retours d expérience entre professionnels de ces nouveaux métiers de l urbanisation du SI.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 26 Le Club Urba-EA propose la définition suivante : «Urbaniser, c'est organiser la transformation progressive et continue du système d information visant à le simplifier, à optimiser sa valeur ajoutée et à le rendre plus réactif et flexible vis à vis des évolutions stratégiques de l'entreprise, tout en s'appuyant sur les opportunités technologiques du marché. L'urbanisme définit des règles ainsi qu'un cadre cohérent, stable et modulaire, auquel les différentes parties prenantes se réfèrent pour toute décision d'investissement dans le système d information.» L urbanisation du SI serait donc la solution idéale pour aider les entreprises à mieux gérer les données. Nous devons nous interroger sur ce que l on entend par «urbanisation des systèmes d information». Et surtout, quels sont les objectifs de cette démarche. 2.7.2 Les objectifs de l urbanisation L urbanisation est une démarche technique qui utilise des principes simples tels que : - la décomposition (Décomposer les éléments) - le découplage (Séparer les parties d'un système.) - l intermédiation pour répondre à des objectifs tels que : - la flexibilité - la mutualisation - la maintenabilité - la scabilité - la résilience C est une démarche de reconstruction utilisée pour l intégration et la prise en compte des progiciels, des logiciels historiques et les composants hétérogènes. D un point de vue

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 27 pratique, la démarche d urbanisation est une réponse à une situation devenue insupportable (informatique spaghetti). Le but est donc de réorganiser le système d information pour le simplifier. L urbanisation est une méthode qui fait référence au monde de l architecture. C est une méthode qui propose de concevoir un système d information de la même manière qu un plan d urbanisme. Elle part du principe que l'agencement des fonctions informatiques les unes par rapport aux autres peut être défini à la manière des zones et quartiers d'une ville. Le plan de construction d une ville est élaboré en fonction des besoins des habitants. C est la même chose pour le système d information. Le plan du SI devra être réalisé en fonction des besoins des utilisateurs et de la stratégie de l entreprise. 2.7.3 Les qualités visées 2.7.3.1 La flexibilité Cette caractéristique consiste à pouvoir modifier, étendre simplement les services rendus par le SI. Aussi bien les clients internes que les clients externes exigent cette qualité car la flexibilité n est pas une propriété monolithique. Le SI flexible offre plusieurs opportunités : - Il est possible de modifier les données métiers du paramétrage. - Les utilisateurs peuvent changer l ordre et la logique des enchaînements de tâches. - Les utilisateurs peuvent introduire de nouveaux traitements. - En cas d évolution majeure du métier, les utilisateurs peuvent introduire de nouveaux traitements.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 28 2.7.3.2 Mutualisation La mutualisation est une démarche métier, qui permet de repérer et de construire les invariants du système. Elle consiste à identifier chaque service rendu par un composant du système d information. Il sera ainsi possible de l utiliser dans différents contextes. Il s agit d une qualité liée à la flexibilité. La mutualisation permet de faire face à un flux constant de demande d évolution. La mutualisation permet donc d éviter une situation dans laquelle les systèmes redondants se multiplient. 2.7.3.3 Scabilité, résilience et qualité de service La scabilité est un terme qui désigne la capacité du système d information à grandir par un changement d échelle. Autrement dit, sa capacité à supporter des volumes plus importants de traitements sans remettre en cause son architecture. Il repose sur la capacité à mettre en place plus de ressources (serveur plus puissant), paralléliser les tâches et dupliquer certains composants. Pour répondre à ces objectifs, l urbanisation peut se reposer sur les caractéristiques suivantes : 2.7.4 Les propriétés apportées par l urbanisation Le système d information urbanisé possède plusieurs caractéristiques fondamentales : - Organisation autour des processus métier de l entreprise - Décomposition hiérarchique en sous systèmes et composants - Normalisation des échanges entre les sous systèmes et les composants autour d un modèle métier.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 29 2.7.4.1 Organisation autour des processus de l entreprise La notion de processus est fondamentale en informatique. Au cours des années, elle s est imposée comme outil de modélisation pour l informatique d entreprise. C est un modèle d enchaînement d activité. Il est représenté par un graphe, dont les nœuds sont les activités et les liens représentent les transitions. Dans les modélisations métier, la logique d enchaînement des activités entre les acteurs est décrite par les processus. Le processus a pour objectif d identifier les rôles, les activités qui sont rétablies dans le cadre de la cartographie fonctionnelle et les enchaînements. Les processus simplifient le pilotage stratégique et financier dans la modélisation du métier. C'est-à-dire, chaque processus va porter une part de la valeur de l entreprise et va participer à la stratégie. Il sera possible de recomposer les tâches élémentaires et aussi modifier la logique de contrôle. L orientation processus d un système d information offre de nombreux avantages : - La logique d enchaînement se représente au niveau d un composant externe. Celui-ci est paramétrable par une description des processus. Ce composant, appelé moteur de Work flow, va permettre d avoir une flexibilité du système d information. - Pilotage orienté métier de l activité : Ceci est dû au fait que les processus modélisés forme un cadre structurant. Tous les échanges sont modélisés par des transitions des processus. - Comme les processus sont des actifs du système d information, il sera possible de mettre en place un pilotage orienté métier de l activité.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 30 2.7.4.2 Décomposition hiérarchique en sous-systèmes et composants Le but est d obtenir la modularité de la décomposition, propriété qui donne l opportunité à chaque composant d évoluer de façon la plus indépendante possible. Il existe deux méthodes pour mettre en place la décomposition : 1. De haut en bas : partant de l analyse du métier pour dériver les composants fonctionnels, avec une approche récursive en commençant par les macro fonctions et en terminant par les fonctions détaillées. 2. De bas en haut : il faut d abord établir la liste des activités ou fonctions élémentaires. Il faudra partir du graphe d interaction et identifier les îlots de forte connectivité. La démarche d urbanisation va apporter une aide à ce niveau. Elle va guider cette démarche d analyse fonctionnelle par le métier de l entreprise et surtout par les processus. Le but étant de construire une cartographie fonctionnelle qui possède les propriétés suivantes : - Support de classification hiérarchique aux activités découvertes dans l analyse du processus. - Décomposition hiérarchique du métier de l entreprise : dû à la continuité entre la vue métier et la vue système d information, la gouvernance du système d information est plus simple.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 31 2.7.4.3 Normalisation des échanges Le but de la normalisation est d assurer les échanges entre les différents composants et processus. Il existe des normes au niveau des échanges et des interfaces. Pour assurer ces échanges, l urbanisation va mettre en place un modèle qui permettra d unifier et de les décrires dans un langage commun. Une fois les objectifs et les caractéristiques de l urbanisation introduits, nous allons maintenant pouvoir décrire en quoi consiste cette démarche. 2.7.5 La démarche d urbanisation La mise en place d une démarche d urbanisation peut se faire en deux étapes : - Définir le vocabulaire et les processus - Cartographier le système d information 2.7.5.1 Définir le vocabulaire La première étape consiste à définir une cible en termes d objet et de processus en fonction des attentes métier. Lors de cette étape, tous les acteurs vont se mettre d accord pour donner une signification pour chaque mot du modèle métier. Le modèle métier sera utilisé pour permettre de structurer l ensemble des échanges. Il a plusieurs caractéristiques : - Le modèle de donnée doit décrire tous les processus. Par ce biais, la modélisation objet et processus se réalise en même temps. - Le modèle métier couvre l ensemble des situations difficiles. C'est-à-dire, il faut qu il couvre la totalité du métier. Dans le cas contraire, il y aura des pertes. - Le modèle métier est facilement évolutif. Il est construit de telle sorte qu un ajout, une modification, une suppression peut se réaliser simplement.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 32 Si l on veut réussir cette étape, il faudra regrouper le maximum d acteur métier de l entreprise, ainsi que des développeurs. Les acteurs métiers sont plus performants pour travailler sur les sujets de nomenclatures. Et les développeurs connaissent bien les difficultés que rencontre le système d information. Un troisième «corps de métier» devra ensuite intervenir pour homogénéiser le résultat de ces réflexions. 2.7.5.2 Cartographier le SI L établissement de la cartographie représente la deuxième étape de l urbanisation. La cartographie a pour objectif de décrire l existant et les objectifs finaux et les différentes étapes de transition. Il existe quatre niveaux de cartographie : - Le niveau métier : c est le niveau stratégique. On y place les modèles d objet métiers, les processus, les enjeux stratégiques. - Le niveau fonctionnel : contient la définition des fonctions de l entreprise, sous forme hiérarchique. Il est possible d enrichir la cartographie fonctionnelle avec des flux d échange. - Le niveau applicatif : il contient les éléments logiciels qui vont servir. Aussi les éléments d infrastructures seront placés à ce niveau dans le but de supporter les flux d échanges de données et de contrôle. - Le niveau physique : contient la cartographie des machines qui vont héberger les applications et les outils de stockage. Nous venons d étudier la construction du système d information des entreprises. Pour répondre à l évolution du besoin métier, les entreprises ont cherché une solution. Mais celle-ci a causé d autres problèmes. Et le système d information des entreprises est

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 33 rapidement devenu incompréhensible. Or, le système d information a un très grand rôle dans le fonctionnement de l entreprise, et s il devient incompréhensible, c est toute l entreprise qui se retrouvera pénalisée. Nous venons de voir que l urbanisation du SI pouvait être une solution à ces problèmes d intégration. Pour mettre en place cette urbanisation, il existe une solution : les concepts et produits de l EAI (Enterprise Application Integration ou bien Intégration des Applications d Entreprise). 2.8 Urbaniser par les applications : la technologie EAI La technologie EAI peut être placée dans la catégorie des technologies informatiques d intégration métier (Business Intégration) et d urbanisation. Elle permet d échanger des données en temps réel. 2.8.1 Définition La technologie EAI permet d échanger des données entre deux ou plusieurs applications hétérogènes. Ces applications peuvent être développées indépendamment et peuvent utiliser des technologies différentes, l EAI va s occuper du transfert et de la conversion des données. L EAI n apporte pas une solution d interfaçage mais un cadre d intégration souple et robuste. Ainsi, les entreprises seront aptes à faire évoluer leur SI en s appuyant sur les solutions existantes. L EAI se chargeant d établir la communication entre les différentes applications existantes. Grâce à l EAI, les entreprises peuvent réagir aux changements économiques tels que la fusion, l élargissement de la concurrence ou de nouvelles acquisitions.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 34 La valeur de l EAI se situe à ce niveau : pour relier un nouveau système, il suffit aux entreprises de «brancher» un connecteur allant du SI à l EAI pour que le nouveau système puisse communiquer avec tous les autres composants du SI. Si un dysfonctionnement survient, il est possible de trouver la source du problème rapidement, ce qui permet un gain de temps. Ainsi le SI est plus robuste, et les dirigeants ont un meilleur contrôle des chiffres, ce qui leur permet de mieux anticiper les changements économiques. L EAI facilite le suivi des échanges grâce aux flux fonctionnels. Autrement dit, si le SI présente un dysfonctionnement, il est possible de trouver la source du problème rapidement. Cette caractéristique permet de simplifier le suivi et la supervision. Ce qui est incontestablement un avantage pour le ROI (return on investment, ou retour sur investissement en Français). Selon le Gartner Group, l utilisation de l EAI apporterait des gains remarquables. Au niveau du développement des interfaces simples, il y aurait un gain de 25% et 43% pour les applications complexes. 7 L EAI relie des applications entre elles par le biais d un bus d information commun auquel elles sont liées par des connecteurs spécifiques. 7 Source : Seralia Moteur d intégration Livre blanc sur l EAI Etude Integration Brokers : Market, Vendors and Trends 2001

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 35 Logiciel Développement Spécifique 1 Logiciel Développement Spécifique 2 Logiciel Développement Spécifique 3 Logiciel Développement Spécifique 4 EAI Logiciel Développement Spécifique 5 Logiciel Développement Spécifique 6 Logiciel Développement Spécifique 7 Logiciel Développement Spécifique 8 FIG 10 Le rôle de l EAI Le nœud central va gérer les échanges entre les différentes applications du SI. Il apporte une notion de découplage. C'est-à-dire, tous les liens entre les applications sont désormais remplacés par une liaison unique partant de l application X vers l EAI. L EAI peut aussi être vu comme le cœur de l application, auquel chaque application se connecte indépendamment. 2.8.2 Les objectifs L EAI va répondre à de nombreux objectifs dont : - L intégration des nouvelles applications à l existant par le biais de connecteur. - La gestion des processus : grâce au BPM 8 (Business Process Management), tous les processus de l entreprise sont automatisés. 8 BPM : activité qui couvre la modélisation et l exécution des processus métier

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 36 - La maîtrise de l évolution du Système d Information : toutes les applications sont connectées et contrôlées par l EAI. Il est donc plus simple de maîtriser l évolution du système d information. - La baisse des coûts de maintenance : comme toutes les applications ne peuvent communiquer que par le biais de l EAI, les erreurs peuvent être focalisées rapidement. - La baisse des coûts de traitement de l information : l EAI se charge de la conversion des données pour que celles ci soit compréhensibles par le destinataire. - La traçabilité des échanges d information entre les différentes applications : tous les échanges inter application sont enregistrés par l EAI. - La fusion du SI de plusieurs entreprises en cas de rachat : nous venons de voir que l évolution du système d information se réalise avec un connecteur. En cas de rachat, il suffira juste de relier le SI de la société achetée au SI de l entreprise. Pour répondre à ces objectifs, l EAI peut se reposer sur les caractéristiques suivantes : 2.8.3 L architecture de l EAI Le principe de l architecture d un EAI se présente de la manière suivante : Annuaire B.P.M Broker Monitoring Transport Source : EBM Websourcing Intégration et ESB Janvier 2006- FIG 11 Agencement des différentes couches d un EAI

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 37 L EAI se compose de plusieurs parties : La couche Transport (transport des données) La couche Broker (connexion entre application) La couche BPM (orchestration des processus métiers) Nous allons expliquer le rôle de chaque composant. 2.8.3.1 La couche Transport (transport des données) Les applications peuvent échanger des données grâce à la couche transport. Cette dernière est souvent constituée d un MOM (Message Oriented Middleware). Le MOM est un système qui permet de faire communiquer deux applications par son intermédiaire de manière asynchrone. 1 L application expéditrice envoie le message au MOM 2 Le MOM stocke le message en attendant que le destinataire soit prêt à recevoir 3 Le MOM transmet le message au destinataire Le message est constitué de trois parties : - Les données - L entête du message (caractéristique technique : date de dépôt, identifiant) - Ses propriétés (caractéristique fonctionnelle appartenant à chaque application spécifique). Si le MOM peut servir au niveau de l acheminement (envoi, réception), il peut aussi avoir d autres fonctions : - L attribution d une priorité à un message particulier. Chaque message comporte une importance qui lui est propre. C'est-à-dire, certains messages peuvent avoir une importance haute et il faudra les gérer en priorité.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 38 - La compression des données utiles du message - Expirer un message à partir d une date X : Pour éviter de perturber le réseau, il faut détruire le message si sa date de validité arrive à terme. 2.8.3.2 La couche Broker (connexion entre application) Cette couche a deux rôles fondamentaux : - Connecter les applications - Transformation des données Les applications peuvent se connecter indépendamment à l EAI à travers un connecteur. L EAI va mettre en relation les différentes applications de manière transparente. Le connecteur contient toute la logique technique de connexion à l application. Le connecteur va gérer l authentification, les transactions, et les droits d accès. Les données transmises d une application X vers une application Y ne sont pas comprises de la même manière. Par exemple, l adresse des clients peut être représentée par un seul champ dans l application X alors que dans l application Y, il y aura 4 champs (numéro de rue, nom de la rue, code postal, nom de la ville). La transformation aura lieu au niveau de la couche d application afin que l application Y puisse comprendre les données provenant de l application X. 2.8.3.3 La couche BPM (orchestration des processus métiers) Les outils d EAI sont généralement couplés à des outils BPM (Business Process Management) qui ont pour rôle d automatiser les processus de l entreprise. C'est-à-dire, il s agit d un ensemble d activités qui vont s enchaîner dans le but d atteindre un but. Par exemple, un client demande un crédit auprès d un établissement financier.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 39 FIG 12 Gestion des processus - Source : Wilkipédia Le schéma ci-dessus illustre un processus de demande de crédit. Chaque responsable a un rôle particulier et intervient à un moment bien précis pour la réalisation du processus. Les activités ont un ordonnancement logique que nous pouvons voir ci-dessous. L ensemble de ces tâches va permettre de définir si la demande de crédit est acceptée ou refusée : A Le commercial va saisir la demande B La demande est adressée au responsable financier C D Le responsable va recevoir la demande et va contrôler le contenu E0 Le responsable financier va refuser la demande de crédit. Ceci va donner fin au processus. E1 Le responsable financier va demander au service contrat la création ou la mise à jour du dossier. F Le service contrat va recevoir la demande G0 Le service contrat va mettre à jour le dossier

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 40 G1 Le service contrat va créer le dossier. H- Le service contrat va notifier le responsable financier I - J- Le responsable financier va contrôler et envoyer le dossier au service commercial. K0 Le service commercial va notifier le refus K1 Le service commercial va recevoir un accord pour le contrat. 2.8.3.4 Autres services techniques L EAI fournit des services de monitoring des données, un référentiel des applications connectées et des informations manipulées par les applications. Même si l EAI simplifie le système d information des entreprises, elle présente des inconvénients. La logique d intégration de l EAI est propriétaire. C'est-à-dire, les éléments de l outil (connecteurs, transformateurs de données) ne sont pas standard. Dés lors qu une entreprise choisit un éditeur, il ne sera pas possible de le changer. Il existe une plateforme d intégration pour chaque application EAI. Si deux entreprises veulent faire communiquer leur application, elles doivent mettre en place des technologies comme SOAP (Simple Object Access Protocol, c est un protocole fondé sur le XML pour échanger des données) ou bien les web services (c est un ensemble d opération accessible via le web, en se reposant sur le protocole standard http). Les produits EAI sont mis en œuvre dans des architectures de type hub and spoke (architecture mettant en œuvre un point de connexion central). Si la plateforme EAI s arrête pour une raison X ou Y, alors toutes les applications, et les processus sont arrêtés.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 41 2.8.4 Les types d architecture Il existe deux types d architecture pour l EAI. L architecture Hub and Spoke ( Etoile ) L architecture Network Centric ( Bus applicative) 2.8.4.1 L architecture Hub and Spoke (Etoile) Application 6 Application 2 Application 5 Hub Application 3 Application 1 Application 4 FIG 13 Architecture Hub and Spoke Il s agit d un modèle centralisé de l EAI. C'est-à-dire, tous les communications passent par un hub qui concentre les services sur un seul serveur. Les applications ne peuvent en aucun cas communiquer sans le hub. L un des plus grands avantages de ce type d architecture se situe au niveau de la supervision et de l administration. Par contre, la gestion de la charge est complexe dans ce type d environnement. Pour cela, il faudra multiplier les hubs sur les différents segments du réseau.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 42 2.8.4.2 L architecture Network Centric (Bus applicative) BUS DE MESSAGE Application 1 Application 2 Application 3 Application 4 Application 5 FIG 14 Architecture Network Centric L architecture bus applicative distribue les services sur plusieurs serveurs. Les référentiels de règle et des gestionnaires de messages sont dispersés sur tous les nœuds. Quand une application souhaite émettre un message vers une autre application, cette demande est traitée par le référentiel du nœud correspondant. L un des avantages de ce type d architecture se situe au niveau de la charge. Celui-ci est réparti sur l ensemble des nœuds. Si l on veut comparer les deux types d architecture, il est possible de dire que le modèle «bus» va offrir de meilleure performance que le modèle «hub», mais sa mise en œuvre est plus complexe. La technologie EAI permet de faire baisser les coûts d intégration et d augmenter le ROI (Retour sur Investissement en Français). Mais cette technologie risque de se heurter à de nombreux problèmes : - L absence de référentiel commun peut être un frein devant cette technologie. Par exemple, si l on souhaite faire une mise à jour pour 1000 articles en même temps, plus il y aura de SI différents, plus le traitement durera longtemps. - La mise en place de l infrastructure coûte très cher (mise en place des connecteurs, cartographie, ) -

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 43 L EAI peut donc être une solution pour urbaniser le système d information. L EAI va permettre au utilisateur d avoir à leur disposition l ensemble des informations de l entreprise en temps réel. Mais les projets EAI sont lourds car ils nécessitent l interfaçage avec les applications concernées et ne garantissent pas la qualité des données. Contrairement à l EAI, la technologie EII (Enterprise Integration Information ou bien Intégration de l information de l entreprise en français) va constituer un méta-modèle regroupant l ensemble des informations utilisées dans l entreprise. Autrement dit, l EII peut s appuyer sur des référentiels aussi bien en interne qu en externe. L EII ne dispose pas de la fonction de synchronisation et de nettoyage des données. L EII est donc une solution d accès à la donnée où que celui-ci se trouve. 2.9 Urbaniser par les données : la technologie EII 2.9.1 Définition La technologie EII est une approche d architecture et d urbanisation. L EII permet d obtenir une vue unifiée à travers multiples sources de données. Chaque vue va représenter une entité (clients, ventes, fournisseurs, articles). Les données vont être présentées à l utilisateur comme si elles étaient physiquement situées dans le même référentiel même si les données proviennent de différentes sources. Chaque requête va être décomposée par le serveur EII afin de traiter la demande de l utilisateur. L EII ne va manipuler uniquement les données utiles à la demande de l utilisateur. Ce qui permettra d avoir un gain de temps et donc de performance.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 44 Bases de données 1 q1 Bases q2 de données 2 q2 Vue Utilisateur Q Bases de données 3 q3 q4 Bases de données 4 2.9.2 Le fonctionnement des requêtes : FIG 15 Requête EII Le schéma ci-dessus décrit le fonctionnement de la technologie EII. Nous allons nous attarder sur son fonctionnement en détail : 1. Un client C adresse une requête Q sur le moteur de recherche. 2. La requête Q va être analysée par le serveur EII. 3. Le serveur EII va décomposer la requête Q. 4. Le serveur EII va envoyer des sous requêtes q1, q2, q3,. aux différentes base de données. 5. Chaque sous requête va retourner des résultats. 6. Toutes les réponses seront analysées et assemblées par le serveur EII. 7. Le serveur EII va mettre en forme les données reçues et va créer une vue spécifique pour chaque utilisateur. 8. Les résultats vont être présentés à l utilisateur par le biais de cette vue.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 45 2.9.3 Avantages La technologie EII présente de nombreux avantages. Elle permet : - de faciliter le déploiement d application nécessitant l accès à diverses bases de données en rendant plus simple le travail d élaboration et de maintenance des requêtes. - Au développeur de travailler uniquement sur une interface de programmation - De disposer d une seule couche de description de la structure des informations pour tous les serveurs de données concernées. - De faciliter le travail des administrateurs en se synchronisant directement avec les sources de données. - D augmenter les performances car l EII utilise un cache. De plus, elle manipule uniquement les données utiles. 2.9.4 Inconvénients La technologie EII présente de nombreux inconvénients. - L absence d historique des données : aucun mécanisme de sauvegarde des données est présent. - Le calcul d intégration complexes et les sources indisponibles peuvent être source de ralentissement. Nous venons de voir le fonctionnement de la technologie EII. Nous pouvons soulever à ce niveau l intérêt principal de l EII : l utilisation des bases de données virtuelles. Une application EII est capable d aller chercher les données de tout type où qu elles se trouvent. Une fois que le client aura émis sa demande, le serveur EII se charge de toutes

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 46 les opérations allant de la décomposition de la requête dans les différentes bases de données à la présentation des informations au client. De nos jours, la plupart des sites d e-commerce utilisent la technologie pour les raisons ci-dessus énoncées. Lors de l achat d un produit, d un billet, d un séjour, la plupart des consommateurs se dirigent vers ces sites afin de voir les différentes offres proposées. C est pourquoi, la présence dans ces moteurs de recherche est cruciale pour vendre ses produits.. Par exemple, Voyage-sncf.com, premier site français d e-commerce, aurait multiplié ses bénéfices par trois en 2003 pour atteindre un chiffre de 380 millions d euros. 9 Vu les chiffres d affaires générés, aucune entreprise ne peut ignorer la présence sur ce type de site web. Pour pouvoir apparaître sur ces sites, un vendeur devra respecter des règles strictes comme la qualité des données. Les sites de vente en ligne sont des intermédiaires entre le client et le vendeur. C est pourquoi, la qualité des données gagne une importance. En cas de problème entre les deux parties, le site web se verrait affecter. Le client n aura plus confiance envers ce site. Et le site web résiliera certainement son accord avec ce vendeur. Par exemple, un client C achète un séjour S pour un prix P. A l arrivée sur place, il apprend que le prix est supérieur à P. Que se passerait-il dans ce cas? Le client et le vendeur ne seraient pas contents et le site web perdra un client dû au problème de qualité des données. Pour éviter d avoir des conflits de ce type, la plupart de ces sites web exigent une certification au niveau de la qualité des données. Nous pouvons voir ceci à travers les conditions de vente d un site de vente en ligne : 9 http://www.01net.com/editorial/230728/la-vente-de-billets-en-ligne-sur-les-rails-d-une-forte-croissance/

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 47 «III.6.1 Obligations générales du Vendeur Le Vendeur qui dépose son offre de vente sur le Site XXX, conformément aux indications ou instructions fournies par XXX, est seul responsable de son offre et, notamment, des informations relatives aux produits et à leur prix ainsi que de ses conditions de vente. Cette offre comprend le descriptif du produit proposé ainsi que les conditions de vente du Vendeur. Le Vendeur s engage à donner une description honnête, objective et conforme des produits. Il appartient au Vendeur de s'assurer de la compatibilité de ses conditions de vente avec les présentes Conditions d utilisation du service Achat/Vente. Le Vendeur, auteur d une offre de vente ou qui répond à une demande d achat, garantit qu'il est propriétaire du produit ou qu'il est autorisé à en négocier et céder la propriété.» Ce constat soulève une fois de plus l importance de la qualité des données. Nous l avons vu à travers les chapitres précédents que le système d information hétérogène et la technologie EAI ne répondent pas à ce besoin. C est pourquoi, pour assurer la qualité des données dans les référentiels, les entreprises devraient utiliser la méthode Master Data Management. Cette méthode, déjà introduite dans le premier chapitre, repose sur un référentiel commun, ce qui est son plus grand atout. Ainsi, les mêmes données sont manipulées par tous les acteurs.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 48 SI A SI B SI C SI D SI E Référentiel MDM SI F SI G SI H SI I SI J FIG 16 Le Master Data Management Les différents SI peuvent échanger des données par le biais d un référentiel MDM. Si le SI A effectue des ajouts dans le référentiel, les autres SI pourront voir cette modification immédiatement. La mise en place d une solution MDM peut s avérer chère. Mais sur le long terme, l entreprise sera gagnante. Comme toutes les méthodes, le MDM a des inconvénients et des avantages. Nous allons les étudier pour essayer de comprendre en quoi cette méthode peut être la solution idéale.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 49 2.10 Les approches du MDM Les sociétés de service se concentrent sur la gestion de leur client. Alors que les sociétés de vente de produit se concentrent sur les articles. Pour répondre à ce besoin, le Master Data Management offre la possibilité de gérer deux types d approches : CDI : Customer Data Integration PIM : Product Information Management 2.10.1 Customer Data Integration L approche CDI (Customer Data Integration) a pour rôle l intégration des données clients. Dans les entreprises commerciales, l importance de la qualité des données dans le fichier client est un point crucial. La méthode MDM offre un plus grand contrôle sur le fichier client. Le MDM prend en compte l évolution de ces données dans leur contexte applicatif, assurant ainsi la synchronisation entre le référentiel et les applications. Un client passe une commande auprès de son fournisseur. Ce dernier envoie la commande mais l adresse du client est erronée. S ensuit une perte de temps et le fournisseur perdra son client dû à ce retard. La satisfaction du client est le plus grand facteur de réussite pour les sites de vente en ligne. Dans le monde virtuel, un client peut donner fin à sa relation avec un commerçant par un clique de souris. Dès lors que l internaute se connecte sur un site de vente en ligne, il est reconnu et la page d accueil se compose en fonction de son profil. Pour acheter des livres, j utilise souvent le même site de commerce en ligne. Dès lors que j effectue une recherche de livre, ma recherche est enregistrée. Même si je reviens un mois plus tard sur ce site, il me propose des livres sur ce thème pour m encourager à l acheter. Puis au niveau du paiement en ligne, je n ai pas besoin de saisir mon numéro de carte bancaire car le paiement en un clique existe. Ainsi, il est possible d acheter un produit avec quelques cliques.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 50 2.10.2 Product Information Management L approche PIM (Product Information Management) est la gestion des informations qui décrivent un produit (photo, texte, descriptif, référence) au sein d un même référentiel produit. Ce référentiel est ensuite partagé par toutes les applications du SI et alimenté de façon collaborative. La centralisation des données permet la gestion dynamique, efficace et surtout un échange rapide et simple. La mise en place d un PIM permet de modéliser la fiche produit avec tous les attributs qui sont utilisés dans les différents applicatifs. L intérêt majeur pour l utilisateur est d avoir l opportunité de mieux connaître les produits grâce à une vision complète des informations liées. PIM enrichit les informations et contribue à accélérer le flux de collecte d informations qui circule entre les différents collaborateurs. Ainsi, il sera possible d apporter des informations plus précises et plus complètes au client et au partenaire. L objectif du PIM n est pas seulement de mettre en place un référentiel. PIM se doit de répondre à des besoins comme la synchronisation des informations avec le site web, les utilisations marketing. PIM doit contribuer à rendre la commercialisation d un produit plus rapidement. PIM permet à chaque acteur d avoir à sa disposition une base standard, structurée qui puisse gérer la classification des articles sur plusieurs axes. Ainsi, il sera possible de répondre facilement à la demande des partenaires.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 51 2.10.3 La centralisation des données & la synchronisation des données Le MDM centralise les données sur un serveur unique et les propage entre les applications. Les données sont identifiées de la même manière dans l ensemble du SI. Il est ainsi possible d appliquer une stratégie de gestion informatique. Le MDM permet aux collaborateurs d échanger les données en temps réel. Les modifications des données clés telles que les coordonnées d un client, d un partenaire pourront alors être réalisées directement dans le référentiel. Le référentiel collecte et distribue des données ayant des formats différents, ce qui permet d alimenter toutes les applications (PGI, page web, etc.) au fil de l eau. Avec des données maîtrisées et à jour, les utilisateurs pourront accéder à la bonne information au bon moment. Il est toutefois possible de mettre en place un contrôle de cohérence et des alertes. Un client lambda dépose son salaire de 1000 sur son compte tous les mois. Si le même client remet un chèque de 10000 sur son compte, le système devra alerter son conseiller afin de signaler un changement. Cette remise peut être due à une erreur de saisie de la part du guichetier. 2.10.3.1 La confidentialité des données La confidentialité des données représente la gestion de l accès aux données. Etant donné que chaque utilisateur peut avoir des droits différents, il faudra obligatoirement filtrer les données en fonction de l utilisateur. Par exemple, lorsque je me connecte à WPC en tant qu administrateur, je suis apte à voir toutes les informations sur les utilisateurs (login, mot de passe, donnée confidentiel). Alors que lorsque je me connecte en temps qu utilisateur restreint, il ne me sera pas possible de voir les informations utilisateurs.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 52 2.10.4 Intégration de l information Avec la technologie EII (Enterprise Information Integration), l utilisateur obtient une vue métier unifiée. Les données sont stockées dans leur fichier ou base d origine, puis en fonction des droits définis par l administrateur, l utilisateur ne pourra voir que les données auxquelles il a le droit d accéder. Il évite ainsi la surcharge d information inutile sur son écran. 2.10.5 Qualité du contenu Dans un système d information, la justesse de l information est la caractéristique la plus importante. Une donnée est dite juste si et seulement si elle est en phase avec la réalité. Dans le cas d une commande client, le client commande 15000 pièces. Cette donnée pourra être qualifiée de juste si et seulement si le vendeur a bien enregistré 15000. Dans tous les autres cas, la donnée est fausse. Il ne faut pas penser que la justesse s applique seulement à la donnée numérique. Si le vendeur saisit les coordonnées du client avec des erreurs, nous serons toujours dans le cas d une donnée fausse. Le logiciel est capable de corriger des erreurs mais pas la totalité. Si l utilisateur saisit une date de début supérieure à une date de fin, c est corrigeable. De même pour des règles métiers. Mais il sera impossible pour un logiciel de corriger des erreurs de saisie telles que celle citée ci-dessus. L utilisateur a donc obligation de faire attention. Les données doivent être facilement interprétables par l intitulé de leur attribut et ne doivent laisser aucune ambiguïté pour l utilisateur lambda. Par exemple, la description «Autonomie Y Poids X» correspond-elle à un téléphone portable ou un lecteur MP3?

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 53 2.10.6 Accessibilité L accessibilité signifie la disponibilité de l information et la facilité d accès. En quelques clics, l utilisateur doit être capable d accéder à l information sans avoir à passer par plusieurs écrans. Les utilisateurs ont besoin d accéder à l information mise à jour en temps réel. Dans certains cas, il faut attendre le lendemain. Par exemple, lorsque nous consultons notre compte en banque, il existe toujours un décalage de 24 heures. Ce retard est justifié par le traitement complexe appliqué à des volumes importants d informations sur les transactions bancaires. 2.10.7 Flexibilité Dans un système d information, les données doivent pouvoir être évolutives. Une donnée est évolutive si elle peut être modifiée sans que l utilisateur soit obligé de la redéfinir. La méthode Master Data Management permet de référencer les données de manière unique à l aide d un système de clé unique. Cette clé devient alors l identifiant de la donnée, lui permettant d évoluer en conservant son «identité». 2.10.8 La sécurité La sécurité des données est un point fondamental. Bien que la plupart des personnes associent la sécurité avec la confidentialité, il faudra étudier la fiabilité des données. 2.10.8.1 La fiabilité des données La fiabilité des données est un mécanisme de sauvegarde permettant à l utilisateur de faire une reprise des données en cas de faille du système. Les modifications apportées entre la dernière sauvegarde et l incident seront perdues si les utilisateurs n ont pas sauvegardés leurs données. Nous venons d avoir un problème de ce type chez EdifiXio.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 54 Je travaille sur un projet avec d autres collègues et la semaine dernière, un collègue a effectué l installation de nouveau fichier. Cette procédure a causé des erreurs systèmes dans l environnement. Depuis plusieurs jours, le système ne fonctionne plus et nous avons demandé la restauration du système dans l état antérieur. Les changements effectués depuis la dernière modification vont être perdus. Comme nous sommes dans un environnement de test, il n y a pas de problème. Si ce problème survient dans un environnement de production, alors les dégâts seraient plus importants. 2.10.9 Work flow intégré Le Work flow automatise la gestion des flux d information en fonction des spécifications d un processus métier. En fonction de la programmation, les tâches de traitement passent d un acteur vers un autre selon un circuit conditionnel bien défini à l avance. Le système facilite la tâche de l utilisateur en lui présentant automatiquement les informations nécessaires à l accomplissement de sa tâche. Ainsi l utilisateur est apte à réaliser sa tâche avec aisance. Nous rencontrons les Work flows à tout moment sur Internet. Par exemple, lorsqu un internaute ouvre un compte sur un site web à caractère social, il va y placer ses données personnelles (coordonnées, photos, ). Au niveau de l administration, ces actions vont déclencher le work flow suivant : - L administrateur du site va être notifié qu un utilisateur veut publier sa photo dés qu il accède à son espace. Le système lui demandera d accepter ou refuser l image. - Il devra contrôler que la photo répond bien aux exigences définies (taille, mise en place, contenu). - Auquel cas, la photo sera validée et publiée. C est seulement à partir de ce moment que les autres internautes pourront voir cette photo.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 55 2.10.10 La mise en place peut prendre du temps La mise en place d un référentiel MDM prend beaucoup de temps. Ceci nécessite une revue du système d information globale car le référentiel va se placer au milieu de tous les SI. 2.10.11 Participation de tous les acteurs Lors de la mise en place d un référentiel MDM, l ensemble des acteurs doivent s engager et agir sérieusement durant toute la durée du projet. Chaque acteur a un rôle bien défini qui va influencer le travail des autres. Si un client X demande la mise en place d une règle métier, le développeur va le suivre. Quelques jours plus tard, un acteur Y affirme le contraire, le développeur ne saura pas qui suivre. Ce type de problème de communication entre les collaborateurs coûte cher au projet et fait perdre du temps. Si ce type d incident se multiplie, cela va engendrer une perte de motivation chez les développeurs car ils auront l impression de ne pas avancer. Le MDM est donc une solution mieux adaptée aux besoins des entreprises que la technologie EAI. Nous allons donc maintenant nous attarder sur quelques unes des solutions MDM présentes sur le marché.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 56 3 LES SOLUTIONS MDM PRESENTES SUR LE MARCHE De nos jours, les entreprises sont confrontées à de forte pression pour réduire les coûts et accroître les marges. Les logiciels Master Data Management vont permettre au service informatique d avoir le contrôle sur le système d information. De plus, les utilisateurs finaux seront aptes à contrôler les informations. C est pourquoi, l utilisation des logiciels de Master Data Management est une bonne solution car les fausses informations coûtent très cher à l entreprise. Nous allons donc étudier différents logiciels présents sur le marché afin de voir comment ils répondent au besoin du client. 3.1 L état du marché IBM ability to execute SAP Oracle CDH Sun Microsystems D&B DataFlux Oracle Siebel UCM Initiate Systems Siperlian Purisma Completeness of vision FIG 17 Etat du marché CDI Source : Gartner

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 57 Cette image nous permet de situer l ensemble des solutions existantes spécialisées CDI (Customer Data Integration) sur le marché. IBM ability to execute SAP FullTill Solutions Oracle TIBCO Software I2 Technologies Heiler Software GXS Hybris Completeness of vision Source : Gartner FIG 18 Etat du marché PIM Cette image nous permet de situer l ensemble des solutions existantes spécialisées PIM (Product Information Manager) sur le marché. L axe horizontal évalue si la solution répond exactement au besoin du client. L axe vertical évalue la capacité de réalisation de l éditeur. C'est-à-dire s il justifie d une expérience dans ce secteur. Entre 2004 et 2005, le marché du PIM est passé de 110 à 180 millions de dollars. Face à cette croissance rapide, de nombreux éditeurs ont voulu tenter leur chance. Selon IDC, le marché du MDM représente un potentiel de plus de 10 milliards de dollars d ici 2009 avec un taux de croissance annuel de 13,8%.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 58 Nous étudierons trois logiciels : - WebSphere Product Center (PIM) - Orchestra Networks (CDI & PIM) - TIBCO CIM (PIM) 3.2 WebSphere Product Center 3.2.1 Présentation de l éditeur WPC était développé à l origine par la société Trigo qui a depuis été rachetée par IBM, un leader mondial de l informatique. La société est présente sur différents domaines (Service, Logiciel et Matériel). 3.2.2 Présentation du produit WPC est une solution destinée au détaillant de produit. Elle est le composant PIM de la solution WebSphere. Elle est spécialisée sur la gestion des données de référence «produits». Elle synchronise en temps réel l ensemble des données de la vie de l entreprise (client, fournisseur, produit, organisation, partenaire commercial). 3.2.3 Avantages 3.2.3.1 Référencement unique des données Le référentiel contient l ensemble des données de manière unique, fiable, et intégrée, ce qui garantit la pertinence et la qualité de la donnée consommée. Les données pourront être utilisées aussi bien en interne par les salariés qu en externe par les partenaires commerciaux et les clients.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 59 3.2.3.2 Capacité d intégration WPC s intègre facilement aux autres produits de la suite WebSphere comme WebSphere Business Intégration, WebSphere Portal, WebSphere Commerce. 3.2.3.3 Conformité avec les exigences externes WPC répond à un grand nombre d exigences externes du secteur de la grande distribution : - GDS, procédé et système de synchronisation globale (Global Distribution Systems), concerne les systèmes et les procédés destinés à synchroniser des données transmises à partir d un dispositif portable sans fil vers un serveur en vue de les stocker dans une base de données. Ainsi, il empêche les conflits des données transmises en parallèle par plusieurs équipements vers le même serveur. - RFID et code produit électronique (epc) : La technologie RFID (Radio Frequency Identification) identifie un produit grâce à une étiquette attachée ou bien incorporée au produit. Par le biais de cette étiquette, le détaillant peut aussi bien suivre le cheminement qu interroger les caractéristiques du produit à distance. - Conformité avec les Global Trade Item Number (GTIN) : Le GTIN est un code unique identifiant un produit dans le monde.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 60 3.2.3.4 Work flow WPC englobe des fonctions de Work flow sophistiquées permettant d accompagner les utilisateurs à travers les différentes étapes (enregistrement d un nouveau produit, lancement de compagne publicitaire). 3.2.3.5 La gestion des droits des utilisateurs WPC garantit une sécurité au niveau des rôles et des attributs. Dans une entreprise, il existe différents types d utilisateurs et chacun a un accès précis dans le SI. WPC gère l ensemble des droits définis pour les utilisateurs. Un utilisateur lambda peut consulter le prix, la description d un produit alors qu un autre utilisateur bêta peut modifier le prix et la description. Ceci offre une interface utilisateur très sécurisée et productive. 3.2.3.6 Les règles métiers WPC prend en charge et améliore les processus métier que les acteurs manipulent pour gérer les informations au sein de l entreprise. Toutes les informations concernant le produit (date, prix, caractéristique) peuvent être paramétrées en fonction de différents facteurs (entreprise, pays, région). Il est possible de gérer les informations dans différentes langues. Il suffit à l utilisateur de choisir sa langue, ainsi l interface et les libellés passent automatiquement dans la langue choisie.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 61 3.2.3.7 Synchronisation des données La synchronisation des données entre le détaillant et les fournisseurs améliorent incontestablement l efficacité car il réduit le temps de travail lié à la collecte d information. Le taux d erreur et de litige sera diminué, ce qui permettra de générer de nouvelles ventes plus rapidement. 3.2.3.8 Transmission des informations Les données nouvelles ou mises à jour seront transférées rapidement aux systèmes internes. Ce qui favorisera toute la gestion interne. Par exemple, il sera possible de constater qu il va y avoir une rupture de stock pour un produit. Ainsi, il sera possible de mieux gérer les commandes. 3.2.3.9 Publication des informations La publication des informations pourra se faire par le biais d un site internet ou commerce électronique. L entreprise pourra satisfaire ses clients en offrant des données justes et fiables. La mise sur le marché d un produit se fera plus efficacement. Il sera alors possible d augmenter le chiffre d affaires. 3.2.3.10 Gestion des conditions de vente Les acteurs pourront décider de mettre en place des conditions de vente particulières pour chaque magasin, région, pays. Dans le but de renforcer l efficacité opérationnelle et d améliorer la réactivité du marché local, il sera possible d afficher un prix différent en fonction de la position du magasin.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 62 3.2.4 Inconvénients 3.2.4.1 Ouverture vers des standards J2EE et XML L ouverture vers des standards J2EE et XML n est pas encore finalisée sur la version 5.3.2. Elle est présente sur la version 6.0 qui est actuellement en phase de test. 3.2.4.2 Problème de performance WPC pose des problèmes de performance avec les webservices. WPC récupère les paramètres sous forme de tableau HashMap. Puis, il les convertit en XML. A ce niveau, plus il y aura des paramètres, plus WPC va mettre du temps pour la transformation. 3.2.4.3 Authentification L authentification dans les applications se réalise généralement par le biais de deux protocoles standards présents sur le marché. Le LDAP : (de l'anglais: Lightweight Directory Access Protocol) est un protocole standard pour les services d accès au répertoire. Comme un annuaire, il est possible de configurer l application pour qu il vérifie les droits d un utilisateur présent dans la base de données LDAP. Le SSO : (de l anglais : Single Sign-On) est un protocole d authentification. Pour accéder à l ensemble des ressources, l acteur s authentifie une seule fois. WebSphere Product Center intègre le protocole LDAP. Malheureusement le protocole SSO n est pas présent. 3.2.4.4 Qualité des interfaces La qualité des interfaces utilisateurs est médiocre. WPC étant un produit de qualité, l éditeur pourrait faire un effort à ce niveau.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 63 3.2.5 Exemple d utilisation Notre première référence est un client de la grande distribution. Celui-ci compte aujourd hui environ 120 filiales en Europe. Son chiffre d affaires annuel est d environ 700 millions d euros. 3.2.5.1 Pourquoi ce client migre t-il vers une solution MDM? Il veut être capable de gérer toutes les caractéristiques d un produit. Le système actuel fournit le nombre de produits achetés et vendus. Mais il est incapable de dire quel produit pour quelle quantité. Dans ces conditions, une rupture de stock survient très rapidement causant une perte de chiffre d affaires. Le logiciel actuel (développement spécifique) ne peut pas évoluer car ces évolutions coûteraient très chères à l entreprise. 3.2.5.2 Pourquoi avoir sélectionné WPC? WPC : 1. offre une indépendance totale entre les différents magasins, ceci permet à chaque magasin de travailler en autonomie. 2. a une capacité de gérer une grande variété de produits 3. permet de mettre en place des règles pour chaque niveau de produit. 4. permet de définir un rôle spécifique pour chaque acteur. 5. permet de mettre en place des Work flows afin de prolonger la durée de vie de l article. Les utilisateurs peuvent mettre en place des conditions commerciales, des prix d achat à rabais. Il est possible de gérer un article lambda dans le magasin de paris alors que ce même produit n est pas connu dans les autres magasins.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 64 En conclusion, le client affirme que WPC est une application robuste, simple d utilisation répondant exactement à son/ses attente(s). Depuis le début de ce mémoire, nous avons étudié le sujet du MDM par la théorie. Maintenant, nous allons voir un exemple de projet MDM dans la pratique. 3.2.6 Exemple de Projet : Client X 3.2.6.1 Présentation du client et du contexte Notre client est un leader mondial dans le secteur de l industrie. Le groupe de notre client est présent dans 80 pays et dispose de 4 unités et de 2000 sites de production à travers le monde. Et 90000 collaborateurs travaillent dans ce groupe. Notre client communique sur le web via des sites dédiés aux différents groupes d'acteur de son domaine d'activité (les particuliers, les partenaires, les professionnels, etc.). Ces sites doivent permettre de mettre en avant les produits de notre client et de ses partenaires et proposent à ses utilisateurs des services comme des recherches d'intervenant dans certains domaines d'activité. 3.2.6.2 Etude de l existant Avant la mise en place de ce projet, chaque unité a son propre site, sa propre base de données, et les sites dédiés sont regroupés sur la même base de données, mais sans aucune gestion utilisateur : chaque accès se réalise indépendamment de ce qui peut déjà exister à côté. Comme chaque unité dispose de son propre site, il est difficile d établir un lien entre les différents sites. Un produit P peut être enregistré avec une description D dans une base de donnée X alors que dans la base de donnée Y il sera différent. Le même problème survient au niveau des utilisateurs, il est difficile de mettre des droits pour chaque

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 65 utilisateur. A partir de ce moment, un utilisateur X peut faire tout ce qu il veut. Ce qui pose des problèmes de sécurité. Lors d un stage antérieur, j ai eu la chance de vivre une situation de ce type. Il y avait plusieurs consultants qui travaillent sur un projet. L objectif des consultants était de propager les informations concernant les clients aux partenaires. Chaque consultant travaille sur un site différent et utilise un logiciel monoposte. C'est-à-dire, chacun n est pas apte à voir ce que l autre fait. Dans ce cas, un partenaire recevait le même email plusieurs fois provenant de deux ou plusieurs consultants. Parfois, les consultants devaient s appeler entre eux pour savoir si un partenaire X avait répondu à un email précis. Sous ces conditions, les partenaires n étaient pas contents d avoir à gérer le même email plusieurs fois. Ceci causait des pertes de temps au partenaire et au consultant. Pour faire face à cette situation, nous avions mis en place une application disposant d une base de données unique. Par ce biais, chaque consultant pourra voir ce que son collègue a déjà traité. Cette application permet à chaque consultant d utiliser la même version de la donnée. Cet exemple soulève l importance de la donnée unifiée. Le client souhaite mettre en place une solution MDM pour pouvoir résoudre tous les problèmes qu il peut rencontrer : - Problème de cohérence des données : avec tous ces accès, toutes ces bases différentes, il y a de nombreux doublons, des données qui ne sont pas mises à jour, etc. - Absence d unification et de centralisation dans un référentiel commun des données L objectif du client est de "simplifier" et de consolider, pérenniser son système d'information. C'est pourquoi, il a choisi une solution MDM. Il s agit d un projet qui a commencé en juillet 2006.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 66 3.2.6.3 Les enjeux de la solution Comme nous l avons vu dans les chapitres précédents, il est impossible de gérer une aussi grande entreprise que celle de notre client avec des systèmes hétérogènes. Il y a une grande quantité de données dans le SI. Et de plus, cette hétérogénéité induit un manque de confiance envers le SI. Ce qui entraîne une perte d efficacité en interne et en externe. Par exemple, si un utilisateur d'un site web recherche un intervenant, il peut le trouver avec des coordonnées qui n'ont pas été mises à jour. Où la recherche d'un même produit peut donner des résultats complètement différents d'un site à l'autre. Tous ces problèmes obligent notre client à migrer vers une solution MDM. La mise en place d un référentiel commun pourra résoudre l ensemble de ces problèmes. 3.2.6.4 La solution développée Dans un premier temps, une équipe de consultants a rencontré différents intervenants chez le client afin de définir un modèle de données. Ce modèle se base principalement sur les différents systèmes existants. L objectif était de construire une solution MDM qui puisse regrouper l'ensemble des données à présenter sur le site : - Des intervenants - Des produits - Divers contenus éditoriaux Le processus adopté pour la mise en place du système est le suivant : - Choix de la solution (Pré conseil et Cadrage): RFI RFP

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 67 RFI (Request for information) : il s agit d une étape qui a pour but d établir un processus de demande d informations. On va prendre connaissance du marché et positionner les offres fournisseurs entre elles suivant une perspective générale. C'est-à-dire, stratégie commerciale, évolution technologique par exemple. Ainsi, il sera possible d établir une liste restreinte de fournisseurs intéressants. RFP (Request for Proposal) : Une fois avoir établie cette liste grâce à la RFI, elle constituera le socle de la seconde phase. Le RFP est l appel d offre formel. Il consiste donc en une consultation formelle du marché qui va donner lieu au choix de la solution de recherche d information, celle qui va être mise en production au sein de l entreprise. - Etude de l existant (Workshop) - Rédaction des spécifications et du modèle de données (Fonctionnelle et Technique) - Validation des spécifications par le client - Conception, Recette Reprise des données Recette client / Validation Mise en production Période de garantie La solution retenue par le client est la suite WebSphere. Les données seront stockées à l'aide de WebSphere Product Center et leur affichage sur les sites sera géré à l'aide de WebSphere Portal.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 68 Aujourd hui, chaque acteur peut intervenir directement sous l interface WPC afin de faire des ajouts et modifications de données. Pour cela, il a fallu mettre en place des groupes d'accès (Processus définissant la gestion des rôles). C'est-à-dire, chaque acteur aura un rôle, un pouvoir, et un accès défini en avance. Ce qui garantit incontestablement la sécurité des données. WPC est ainsi au cœur de chacun des sites. Les données ne sont présentes que dans un seul référentiel commun. Les modifications de données sont répercutées sur chacun des sites. Chaque acteur intervenant sur ces sites gagne ainsi en efficacité. 3.2.6.5 Retour d expérience Nous venons de voir un exemple de projet d un point de vue utilisateur. A ce niveau, je vais parler de mon propre point de vue sur le déroulement du projet. C'est-à-dire, mes ressentiments en temps que jeune ingénieur. Au début de mon stage, je ne connaissais pas le produit WebSphre Product Center. Il m a fallu apprendre à le manipuler. Malgré que le produit soit très complet et réponde exactement au attente des clients, je pense que le produit n est pas de très bonne qualité sur certains points. - Les écrans sont médiocres : les écrans de développement sont de très bas niveau, il n y aucune couleur. Il s agit d un espace de développement simple comme le bloc notes. Pour remédier à ce problème, il faut utiliser le logiciel Eclipse. Ce qui est parfois une perte de temps immense. Il faut écrire son code sous Eclipse puis l exporter vers WPC. Pour enregistrer le fichier, il faut s assurer

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 69 qu il n existe aucune erreur sinon le logiciel refuse l enregistrement. Pour vérifier le bon fonctionnement, il faut passer par l interface de contrôle nommée «sandbox». Toutes ces étapes de l écriture d un fichier jusqu à l étape de test font perdre du temps. L éditeur pourrait faire un effort à ce niveau. Comparé à un autre produit qui permet d écrire son code et pouvoir le tester immédiatement, WPC reste insuffisant. - Le chargement des données : Il existe une structure de fichier sous Eclipse qui permet de développer les différentes fonctions. Grâce à cette structure de fichier, le développeur pourra configurer son environnement. Puis, il faudra créer un fichier de déploiement au format zip pour importer les données sous WPC. Chaque chargement peut prendre environ 15 minutes. Lorsqu il s agit d une modification au niveau de la structure, il existe plusieurs étapes : o o o o Arrêt du serveur Suppression de l ensemble des fichiers Démarrer le serveur à nouveau Recharger l ensemble des fichiers Une perte de temps est alors inévitable. Ce qui peut parfois démotiver le développeur. Nous venons de voir les principaux défauts du produit. Nous allons faire quelques suggestions d amélioration pour le produit. L éditeur devrait dans un premier temps, améliorer la qualité des interfaces de développement. Par exemple, pourquoi ne pas mettre en place une interface de développement permettant au développeur de travailler directement sur WPC. Il n y aurait pas besoin d utiliser Eclipse et toutes les étapes de déploiement serait alors évitée. D un point de vue utilisateur, l absence de rigueur dans la présentation des écrans est un point négatif. Il faudrait améliorer la présentation des écrans. Une solution serait

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 70 l utilisation de la technologie AJAX. Lors de l enregistrement d un produit, l utilisateur remplit l ensemble des données puis appuie sur le bouton enregistrer. C est à ce moment précis que le logiciel va l informer si des erreurs sont survenues. La mise en place de la technologie AJAX pourrait permettre de faire des contrôles en temps réel. Par exemple, si un utilisateur choisit une date de fin inférieur à une date de début. Cette erreur serait signalée en temps réel. Formation d un développeur : Comme IBM propose des formations payantes pour apprendre à développer sous WPC, la plupart des documents sont protégés. C'est-àdire, il n est pas possible de trouver de l aide sur Internet en cas de problème. 3.2.6.6 Conclusion Pour résumer, WPC permet de couvrir les points suivants : 1. Modélisation des données : WPC se base sur un modèle de type relationnel. L outil de modélisation est interne à WPC et permet une couverture de l ensemble des besoins pour ce point 2. Métier : WPC utilise par défaut sa propre couche de présentation métier, un modèle WPC orienté produit. Dans le cas d un site web, WPC va servir de base de données et l outil WebSphere Portal va être utilisé pour afficher les données. 3. Gestion des processus : La gestion des processus se réalise par le biais de Work flow. 4. Gestion de la conformité des règles métier : WPC ne dispose pas de règle métier par défaut. 5. Gestion des rôles et des utilisateurs : WPC dispose d une interface pour gérer les acteurs (création/suppression, activation, gestion des droits d accès). De plus, il est possible de gérer la connexion à WPC avec un annuaire LDAP.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 71 6. Echange : WPC dispose d un modèle complet pour permettre l échange avec les applications qui utilisent les données de références. 7. Administration : WPC dispose d une console d administration centralisée. Les utilisateurs (autorisés) peuvent facilement effectuer des actions de paramétrage ou de monitoring par le biais de cette console. 8. Gestion de la qualité des données : WPC dispose de la suite WebSphere Information Integration. Ce module permet de nettoyer les données et d assurer la qualité de celui-ci. 9. Infrastructure logiciel : Dans les dernières versions de WPC, il est possible d écrire des programmes en JAVA. WPC ne nécessite pas de serveur d application pour faire tourner ces programmes, il suffit juste d avoir un moteur de servlet. 3.2.6.7 Référence Cette image nous montre quelques clients qui ont choisis WebSphere Product Center : Source : Editeur 3.3 Orchestra Networks EBX. Platform 3.3.1 Présentation de l éditeur Orchestra Networks est un éditeur spécialisé dans la conception de logiciels de Master Data Management. Orchestra Networks vient de signer un accord avec le spécialiste des technologies d intégration de données «Informatica». Ces deux éditeurs prévoient de

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 72 combiner leur solution pour donner naissance à un outil regroupant l ensemble des facettes du domaine. 10 3.3.2 Présentation du produit EBX. Platform était à l origine une solution de gestion de référentiels de paramètres. Après les améliorations effectuées, la solution est désormais capable d adresser tous types d objets, aussi bien des produits que des clients, ce qui le différencie de ses concurrents. De plus, elle peut facilement s interfacer avec tout type d application. EBX. Platform est un logiciel générique pouvant être utilisé dans tous secteurs d'activité. Sa principale force est de pouvoir absorber des modèles de données complexe et de générer automatiquement le référentiel. 11 3.3.3 Avantages 3.3.3.1 Modélisation des données EBX Platform se base sur des standards XML Schema (langage de description de format de document). Il permet de vérifier si le document est valide). Ce dernier permet de définir des modèles de données structurées, typées et ayant de puissantes propriétés de validation. 3.3.3.2 Gouvernance des Master Data EBX. Platform est un outil permettant la gouvernance des Master Data. Il gère l ensemble des droits et règles affectées à chaque utilisateur par le biais d un annuaire LDAP. De 10 http://www.journaldunet.com 11 Source : Editeur

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 73 plus, il fournit des mécanismes de sécurité et de traçabilité. C'est-à-dire, l administrateur peut à tout moment vérifier toutes les actions effectuées par les utilisateurs. 3.3.3.3 Adaptation & Fédération des Master Data Il arrive qu une donnée soit identique entre deux instances (caractéristique d un client) entre une filiale x et z. La duplication des données cause des pertes de temps et des problèmes de performance. Pour cela, EBX. Platform utilise une technologie unique d héritage. Le moteur d héritage fournit un arbre d instances de donnée à partir d une instance initial. Puis le moteur d héritage gère l ensemble des règles d héritage entre les instances. Celui-ci va hériter des valeurs de ses ascendants. 3.3.3.4 Gestion du cycle de vie des données EBX Platform permet de gérer tous les aspects du référentiel. Il sépare le référentiel en plusieurs parties (Projets, clients, fournisseurs) afin que les utilisateurs puissent faire des modifications concurrentes sur le même objet. Enfin, il va comparer les modifications grâce à sa fonctionnalité «versioning». Si une erreur surgit, il sera possible de revenir en arrière grâce à la sauvegarde effectuée auparavant. 3.3.3.5 Services & API EBX. Platform offre une grande souplesse pour l intégration des données avec des systèmes externes car la solution est basée sur des standards Java et XML. Elle permet le développement des fonctionnalités de gestion des données supplémentaires. 3.3.3.6 Web Service EBX Data Services est un module supplémentaire permettant la mise en place des fonctionnalités du MDM sous forme de Web Services (application permettant la

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 74 communication entre les applications via Internet). Elle utilise le Protocol http comme moyen de transport et la syntaxe XML pour décrire les données échangées. Il génère automatiquement l ensemble des services depuis les modèles. Ainsi, il sera possible d accéder à l ensemble des opérations de gestion des données (Mise à jour, gestion des versions, suppressions, ajout). 3.3.3.7 Capacité de stockage EBX. Platform n'a pas de contraintes particulières liées au nombre d'attributs ou d'enregistrements. Les seules limites concernent la configuration technique sous-jacente (mémoire, puissance CPU..). 3.3.4 Inconvénients 3.3.4.1 Paramétrage des fonctions métier EBX. Platform ne détient aucune fonctionnalité métier au départ. C est à l utilisateur de paramétrer toutes les fonctions métier. Il existe un API pour le développement spécifique. 3.3.4.2 Solution encore jeune EBX. Platform est une solution disponible depuis 2001. Elle n a que 7 ans. Face à des concurrents plus âgées et expérimentés, arrivera t-elle à résister? 3.3.5 Exemple d utilisation Notre client X est une banque de crédit qui souhaite unifier ses données de référence afin de réduire les risques et veiller à l application de la norme Bale 2 (dispositif

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 75 prudentiel destiné à appréhender les risques bancaires). Le client cherche une solution qui lui permettrait de stabiliser et gérer environ 1 million d enregistrement. 3.3.5.1 Pourquoi une solution MDM? - Mise en place d un référentiel central - Appliquer des règles de sécurité pour l ensemble des utilisateurs - Mise en place des règles de validation et de contrôle d intégrité pour les données complexes - Travailler avec des écrans simples (User Friendly) -.. 3.3.5.2 Pourquoi avoir sélectionné EBX. Platform? EBX. Platform : 1. Dispose d écran ergonomique 2. offre des règles de validation 3. est une solution entièrement paramétrable 4. peut avoir des délais de mise en production rapide 5. pour sa capacité à propager les modifications apportées sur les autres systèmes en temps réel. 3.3.5.3 Conclusion Pour résumer, EBX Platform permet de couvrir les points suivants : 1. Modélisation : EBX Platform suit la norme XML Schéma. Orchestra utilise et recommande XML Spy de ALTOVA pour la modélisation.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 76 2. Métier : EBX Platform ne dispose pas de fonction métier par défaut. Il existe un API de développement spécifique qui permet de développer toutes les fonctionnalités nécessaires. 3. Gestion de la conformité aux règles métier : EBX Platform dispose d un API pour développement spécifique. Ainsi, il sera possible de veiller au respect des règles métier, et à l exécution des traitements automatiques. 4. Gestion des droits : EBX Platform dispose d une console d administration spécifique permettant de gérer les actions des utilisateurs. 5. Sauvegarde : EBX Platform dispose d une console d administration pour permettre la sauvegarde du référentiel. Il est possible de dire qu il s agit d une des plus grandes qualités de cette solution. 6. Gestion de la qualité des données : Il n existe aucune couverture à ce niveau. Si le client souhaite bénéficier de cette fonctionnalité, il faudra créer un module pour répondre à ce besoin. 7. Infrastructure logiciel et physique de base : EBX Platform dispose d un serveur d application J2EE et utilise les bases de données relationnelles. 3.3.5.4 Référence Cette image nous montre quelques clients qui ont choisis EBX Platform: Source : Editeur

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 77 3.4 TIBCO CIM 3.4.1 Présentation de l éditeur TIBCO est un grand éditeur de logiciel qui propose des solutions spécialisées SOA et une plate-forme de gestion des processus métier (BPM). Même si TIBCO est un éditeur de logiciels expérimenté, il a peu d expérience au niveau des solutions PIM. Il s agit d une acquisition suite au rachat de la société Velosel en 2005. 3.4.2 Présentation du produit TIBCO CIM (Collaborative Information Manager) est une solution destinée au grande entreprise. Elle est spécialisée sur la gestion des données de référence «produits». La solution est flexible et permet de gérer d autres types de référentiel (fournisseurs, clients). L objectif de cette solution est de proposer une visualisation «spécifique» des données et pas une vue complète du référentiel. 3.4.3 Avantages 3.4.3.1 Work flow CIM gère les work flows de validation pré configurés ou totalement paramétrables. Les droits prédéfinis définissent les work flows qui seront présentés à l utilisateur. C'est-àdire, les interfaces que l utilisateur pourra voir, comment les work flows lui seront présentés, et les actions qu il pourra réaliser. 3.4.3.2 Gestion des informations et processus de synchronisation CIM offre une gestion des informations et processus de synchronisation automatisés. Ce qui permet de réduire les délais de commercialisation des nouveaux produits.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 78 3.4.3.3 Synchronisation des données en temps réel CIM garantit la qualité des données fournies à l utilisateur réduisant ainsi le nombre d erreur à la facturation. 3.4.3.4 Présentation des données CIM offre des informations groupées, structurées et adaptées au besoin de chaque utilisateur. 3.4.3.5 Référentiel unique CIM assemble l ensemble des informations de l entreprise dans un même référentiel. Ce qui assure une plus grande efficacité des processus métier et la possibilité de prendre de meilleures décisions plus rapidement. 3.4.4 Inconvénients 3.4.4.1 Langage de développement propriétaire CIM est développé avec un langage propriétaire. Une entreprise qui va l acquérir ne pourra pas le faire évoluer par rapport à ses besoins. Il faudra soit le faire faire auprès de l éditeur soit former ses propres équipes de développement. Les deux choix sont coûteux. 3.4.4.2 Conformité avec les produits IBM CIM est conforme aux produits IBM. Ce qui obligera l entreprise à utiliser des produits IBM pour ses autres besoins. Cet inconvénient réduit la liberté de l utilisateur.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 79 3.4.4.3 Interface Homme Machine La qualité des IHM métier est pauvre, ce qui risque de provoquer un rejet de la solution par les utilisateurs. 3.4.5 Exemple d utilisation Notre client X est un leader de la télécommunication aux états unis. Le client cherche une solution qui lui permettrait de gérer l ensemble des contrats. 3.4.5.1 Pourquoi une solution MDM? A l heure actuelle, la concurrence est très rude sur le marché de la télécommunication. Il ne suffit pas d avoir des clients. Il faut savoir les garder. C est pourquoi, la qualité de service doit être très bonne Le système d information doit permettre : - une mise en place rapide de l offre commerciale. - Simuler, tester, approuver de nouveau processus - Pouvoir déployer en production les offres - 3.4.5.2 Pourquoi avoir sélectionné TIBCO CIM? TIBCO CIM permet : 1. La collaboration entre les différents acteurs : la création d un nouveau service se réalise par le biais de plusieurs acteurs. Ils doivent pouvoir être en mesure de communiquer rapidement et de manière efficace. 2. de réduire les erreurs 3. la centralisation des données (réduisant ainsi les coûts)

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 80 Par ailleurs, 8 opérateurs téléphoniques sur 10 utilisent la solution TIBCO 12 3.4.5.3 Référence : Cette image nous montre quelques clients qui ont choisis TIBCO CIM : Source : Editeur 3.5 TABLEAU RECAPILATIF 12 Collaborative Information Management for Communication Service Providers www.tibco.com

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 81 IBM WPC ORCHESTRA NETWORKS TIBCO CIM Avantage Inconvénient - Référencement unique des données - Capacité d intégration - Conformité avec les exigences externes (GDS, RFID, GTIN) - Worflow - La gestion des droits des utilisateurs - Les règles métiers - Synchronisation des données - Transmission des informations - Publication des informations - Gestion des conditions de vente - Ouverture vers des standards J2EE et XML - Problème de performance (Webservice) - Modélisation des données - Gouvernance des Master Data - Adaptation & Fédération des Master Data - Gestion du cycle de vie des données - Services & API - Web Service - Pas de limite de stockage - Paramétrage des fonctions métier - Solution encore jeune - Work flow - Gestion des informations et processus de synchronisation - Synchronisation des données en temps réel - Présentation des données - Référentiel unique - Langage de développement propriétaire - Conformité avec les produits IBM - Interface Homme Machine Pourquoi cette solution? - indépendance totale entre les différents magasins - capacité de gérer une grande variété de produit - mise en place des règles pour chaque niveau de produit - définir un rôle spécifique pour chaque acteur - mise en place des Work flows afin de prolonger la durée de vie de l article. - mise en place des conditions commerciales, des prix d achat à rabais. - Les règles de validation - La solution est entièrement paramétrable - Les délais de mise en production rapide - Capacité à propager les modifications apportées sur les autres systèmes en temps réel - Enregistrement illimité d article et de catalogue. - TIBCO est un leader du MDM aux Etats Unis. - Performant au niveau de la recherche de données dans les catalogues - Capacité à gérer une grande quantité de données - Support et formation - Intégration parfaite avec les produits IBM

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 82 4 CONCLUSION La qualité des données est un problème important que tous les acteurs doivent prendre en considération. Quelle que soit la taille de l entreprise, l absence de cohérence et de rationalisation de l information perturbera le fonctionnement de l entreprise. Cette problématique va toucher aussi bien les acteurs que la stratégie de l entreprise, les dirigeants s appuyant sur les chiffres pour prendre des décisions concernant l avenir de l entreprise. Par exemple, une entreprise souhaite lancer un nouveau logiciel. Avant d investir, il faudra réaliser une analyse du marché pour vérifier si le logiciel a des chances de se vendre, mais aussi s assurer que l entreprise dispose des ressources nécessaires pour développer ce logiciel. Pour limiter les risques liés à tout investissement, mais aussi pour éviter que ces travaux préliminaires ne soient réalisés «à perte», les dirigeants devront s assurer qu ils s appuient sur les bons chiffres lors de leur prise de décision. Le développement des nouvelles technologies est un autre facteur qui amplifie l importance de la donnée. En d autres termes, le comportement des consommateurs a été bouleversé ces dernières années. Avant l arrivée de l internet, le client se présentait en magasin pour faire ses achats ou bien passait ses commandes par téléphone. Lorsqu un client était mécontent d un service ou d un produit, le vendeur pouvait intervenir pour essayer de restaurer une relation de confiance : une remise, un cadeau pouvaient «calmer» un client mécontent. Avec l arrivée du commerce en ligne, la concurrence est plus accrue et les clients sont plus exigeants. Ce type de commerce offre une liberté totale au client : celui-ci peut faire ses achats à tout moment, sans contrainte de temps ou d espace géographique. De plus, avec la mise en place de sites dédiés au consommateur et les divers moteurs de recherche et de comparaison, le client

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 83 peut à tout moment comparer son vendeur avec un autre. La qualité des données fournies (prix, stock, date de livraison) devient donc un enjeu crucial pour les entreprises concernées. Prenons l exemple d un consommateur qui commande un produit sur un site de vente en ligne. Lors de la commande, le site annonce une date de livraison inférieure à trois jours. Le client est satisfait de cette date de livraison et décide de passer sa commande. Si le vendeur s aperçoit que le produit n était pas dans les stocks, il doit obligatoirement prévenir le client pour au mieux décaler la date de livraison et au pire annuler la commande. Au final, le client sera mécontent et perdra sa confiance dans ce site pour ne plus y retourner à l avenir. Voici le genre de problème que la qualité des données peut soulever. Pour répondre à ces problèmes, les entreprises sont en recherche permanente d une solution pour les aider à mieux gérer leurs données. Un des enjeux principaux pour l entreprise est d unifier son système d information afin d améliorer la qualité de ses données ainsi que la communication entre les départements. Au début, chaque département avait son propre système d information et chacun pouvait mieux connaitre ses données. Or, une entreprise ne peut pas se permettre d isoler ses différents départements. Si un département désirait utiliser les données d un autre, ils se devaient d échanger leurs données. Un échange par support électronique et par support papier aurait pu être une solution. Mais Il fallait alors ressaisir les informations dans les logiciels cibles. La perte de temps et les erreurs de frappe sont alors inévitables. Pour gagner du temps, il a été mis en place le concept d interface. Désormais, deux applications peuvent communiquer ensemble à condition que l une d entre elles n évolue pas. Sous ces conditions, le système d information des entreprises s est rapidement

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 84 transformé en un ensemble de systèmes hétérogènes tentant de communiquer entre eux (le syndrome «spaghetti»). Comment faire si un problème survient? Comment faire pour maintenir un tel système? Comment savoir d où viendrait un problème? Dans un tel système, il est très difficile, voir impossible de répondre à ces simples questions. De plus, d autres problèmes tels que les doublons ou l absence de standardisation survenaient. A chaque nouvelle solution apportée, un autre problème naissait. Face à ces difficultés, les entreprises ont perdu beaucoup d argent. C est pourquoi, elles ont décidé d urbaniser leur système d information. L urbanisation va permettre de réorganiser le système d information en proposant de définir un plan de développement cohérent en phase avec la stratégie, les métiers, les processus, les technologies et surtout avec l existant. Ceci doit permettre de simplifier le système d information et de le rendre plus compréhensif, plus modulaire et plus réactif. Au final, l urbanisation a plusieurs objectifs : - La flexibilité (offrir la possibilité de modifier le système d information simplement) - La mutualisation (identifier chaque composant et son rôle) - La scabilité (capacité du système d information à évoluer) Pour réaliser ces objectifs, plusieurs solutions sont possibles : - La technologie EAI (Enterprise Application Integration) - La méthode MDM (Master Data Management) L EAI (Enterprise Application Integration) est une technologie qui permet d établir la communication entre des systèmes d information hétérogènes par le biais de connecteur. Si l on souhaite ajouter un nouveau SI, il suffit juste de le connecter à l EAI. Dans le cas où un problème survient, il est possible de le repérer rapidement grâce à ces connecteurs, ce qui offre un gain de temps considérable. Sans l'eai, il aurait fallu

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 85 analyser les différents SI qui n arrivent plus à communiquer, puis il aurait fallu corriger et ceci aurait provoqué une nouvelle erreur. Et ainsi de suite... La seconde solution qui propose d'urbaniser les systèmes d'information est la méthode MDM (Master Data Management). Cette méthode consiste à mettre en place un référentiel unique pour l ensemble des systèmes d information de l entreprise, c'est-à-dire que chaque application utilisera la même base de données. Ce qui permet à chaque acteur de manipuler les mêmes données en temps réel. De plus, la méthode MDM met en place une gestion de la sécurité des données : chaque acteur peut uniquement visualiser ou manipuler les données auxquelles il doit avoir accès. Grâce à ces deux solutions, les règles de communication (échange) sont désormais normalisées. Dans le cas de l EAI, les systèmes d information sont obligés de passer par les connecteurs EAI s'ils veulent communiquer. Dans le cas du MDM, chaque système d information doit obligatoirement manipuler les données contenues dans le référentiel. De plus, dans les deux cas, il n y aura aucun lien direct entre les applications. Par exemple, le service de comptabilité souhaite facturer un client. Il ne s adressera pas au service commande directement, il va utiliser les données saisies par le service de gestion des commandes pour voir ce qui a été livré. Le système d'information de l'entreprise est ainsi urbanisé. Pourquoi une société devrait-elle choisir une solution plutôt que l autre? Quels sont les bénéfices apportés si un chef d entreprise opte pour l EAI et pas le MDM (et inversement)? La réponse à ces questions peut paraître difficile car chacune a ses avantages et ses inconvénients. Nous avons vu tout au long de ce mémoire que la qualité des données est le plus grand problème. Les entreprises ont trouvés de nombreuses solutions pour

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 86 interconnecter les différents SI mais le problème de la qualité des données n a pas pu se résoudre avec les méthodes classiques. Avoir un référentiel unique pour l ensemble des systèmes d information est la meilleure manière de résoudre ce problème de qualité des données. C est pourquoi, l EAI va sûrement se faire dépasser par son concurrent, le Master Data Management. Le MDM semble être la meilleure solution mais il ne faut pas oublier que celui-ci risque aussi de se heurter à de nombreux freins. Par exemple, la mise en place d un projet MDM coûte cher. Toutes les entreprises auront-elles les ressources nécessaires pour mettre en place un projet de ce type? De plus, ce genre de solution nécessite un certain laps de temps où chaque acteur concerné doit se concentrer sur le projet. Les entreprises pourront-elles mobiliser x personnes pendant un temps non déterminé dans l optique de mettre en place la méthode MDM? Quels sont donc les apports de la méthode MDM dans la performance du SI des entreprises? En quoi l utilisation de la méthode Master Data Management permet à une entreprise d être plus performante, compétitive? 1. Le MDM permet à l entreprise d être plus performante Un des critères définissant une entreprise performante pourrait être une entreprise qui répond exactement à l attente de ses clients. Par exemple, un client X appelle le service client d'une société qui n'utilise pas le MDM pour connaitre la date d intervention d un technicien à son domicile. Le conseiller clientèle va s appuyer sur le système d information pour essayer de répondre à la question du client. Si le conseiller affirme une date D et une heure H et que le technicien n arrive pas à cette date, le client sera mécontent. Pourquoi le conseiller a-t-il fourni une mauvaise date?

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 87 Par exemple, n'utilisant pas le MDM, la base de données de l'entreprise contient des doublons. La date fournie pour l'intervention a été la mauvaise... Avec l utilisation de la méthode MDM, ce doublon aurait été détecté bien en amont et l'erreur n'aurait pas été possible. 2. Le MDM permet à l entreprise de réduire les coûts Par exemple, le service marketing d une entreprise qui n utilise pas le MDM décide d envoyer le nouveau catalogue à l ensemble de ses clients. Suite à un problème de qualité des données dans le fichier client, plusieurs clients sont référencés plusieurs fois avec la même adresse (ou avec des adresses différentes) et d'autres sont référencés avec d'anciennes adresses. Résultat, certains clients reçoivent le catalogue en plusieurs exemplaires et d'autres ne le reçoivent pas... En utilisant le MDM, ce problème de doublon et d incohérence des données aurait pu être détecté et résolu. L'entreprise aurait ainsi évité des dépenses inutiles (l'envoi de catalogues en plusieurs exemplaires) et aurait réduit le mécontentement des ses clients... 3. Le MDM aide les acteurs à prendre les bonnes décisions Le MDM permet de mieux structurer les données par le biais d un référentiel unique. Ce qui permet à chaque acteur de pouvoir accéder à une donnée de qualité à tout moment et en particulier lors d une prise de décision. Par exemple, le service commercial d une entreprise qui n utilise pas la méthode MDM s appuie sur le système d information pour confirmer une commande. Lors de la préparation de la commande, les responsables remarquent une rupture des stocks. Résultat, une nouvelle date de livraison est annoncée. Le client est mécontent car il avait lui aussi promis à son propre client une livraison à une date fixe. Le client décide

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 88 d annuler sa commande et annonce qu il ne fera plus confiance à ce fournisseur à l avenir. Pourquoi le service commercial a-t-il fait une erreur de ce type? Les données provenaient de systèmes hétérogènes. Et sans MDM, il n y avait aucun contrôle entre les différents services. Les données communiquées au client étaient donc incorrectes. En utilisant la méthode MDM, le service commercial n aurait pas fait une erreur de ce type et cela aurait permis d éviter de perdre un client. 4. Le MDM permet de synchroniser les données Par exemple, dans une entreprise de vente en ligne qui n utilise pas la méthode MDM, les clients se plaignent que leur commande n est confirmée que 24 heures plus tard. Vu le nombre de plaintes reçues, le directeur commercial décide de faire une réunion avec les responsables du système d information. Un des responsables du SI explique cet incident par le nombre important de transactions que le système d information doit effectuer toutes les nuits. Il lui faut donc un décalage pour pouvoir toutes les confirmer. Comment se retrouve-t-on dans une telle situation? L absence de synchronisation dans les bases de données est à l origine de ce problème. Avec l utilisation de la méthode MDM, cette entreprise aurait pu éviter ce problème de synchronisation et chaque enregistrement (des commandes) aurait pu s effectuer directement dans le référentiel. Face aux difficultés rencontrées dans la gestion des données, les entreprises ont rapidement compris qu il fallait urbaniser le système d information. Pour urbaniser, il existe deux solutions : l EAI ou bien le MDM.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 89 Mais comme nous avons pu le constater, le MDM répond plus aux attentes des entreprises que l EAI. La caractéristique principale du MDM est en effet la présence d un référentiel unique. L EAI, lui, ne dispose pas de cette caractéristique puisque, avec cette solution, chaque SI hétérogène utilise son propre référentiel. En quoi ce référentiel unique peut-il faire la différence? Avec un référentiel unique, tous les acteurs partagent la même donnée en temps réel. Ceci garantit la qualité des données et évite ainsi d avoir des problèmes de doublons ou de redondances des données. L EAI est une technologie qui met en place des mécanismes de communication entre des systèmes d information hétérogènes. Or le besoin réel des entreprises n est pas seulement de faire communiquer les différents systèmes d information hétérogènes entre eux mais surtout d avoir à disposition des données de qualité. Dans le cas de systèmes hétérogènes se «contentant» de communiquer entre eux, comment s assurer que des données partagées seront bien mises à jour partout? La seule solution pour répondre à ce besoin primordial serait l utilisation de la méthode MDM. En utilisant la méthode MDM, il n est pas possible de se retrouver face à un problème de qualité des données car tous les SI iront chercher l information dans le référentiel unique. Le MDM est donc la meilleure solution pour aider les entreprises à résoudre leur problème de gestion des données, aussi bien au niveau de la communication des SI qu au niveau de la qualité des données. A l heure actuelle, le MDM répond exactement au problème de qualité des données et le problème de coût semble être le seul frein devant cette méthode. La mise en place d une solution MDM passe en effet par plusieurs étapes : - Achat d une licence auprès de l éditeur

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 90 - Formation du personnel - Développement de la solution Or, toutes ces étapes consomment aussi bien de l argent que des ressources humaines. La méthode Master Data Management arrivera t- elle à s installer dans toutes les entreprises malgré cette contrainte de coût? Malgré les contraintes de coût, les entreprises semblent être dans l obligation de migrer vers les solutions de Master Data Management. La qualité de la donnée devient un enjeu important pour les entreprises. La plupart des entreprises cherchent à apparaître dans les moteurs de recherche des sites de vente en ligne pour améliorer leur vente. Le commerce électronique est une source de productivité importante pour une entreprise. En Angleterre, le chiffre d affaires du commerce en ligne a atteint 75 milliards d euros en 2004 et au Etats-Unis, ce chiffre est 9 fois supérieur. En France, le commerce en ligne représente environ 10 milliards d euros pour la même période. 13 La plupart des sites de vente en ligne utilisent la technologie EII qui permet de faire du référencement virtuel. Autrement dit, ces moteurs de recherche vont directement récupérer les données dans les référentiels des entreprises. Puis, le serveur EII va construire une vue unifiée afin de présenter les informations au client. Et comme ces sociétés sont intermédiaires entre les clients et les entreprises, ils exigent que les entreprises certifient la qualité de leurs données pour pouvoir s inscrire. L importance de la qualité des données est donc renforcée une fois de plus par cette réalité. Au niveau du commerce en ligne, la France est en retard par rapport à ses concurrents. Le commerce électronique est un enjeu important dans la compétitivité des entreprises. 13 www.fevad.com Le commerce électronique inter entreprises : un enjeu important pour l économie française

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 91 Les entreprises se doivent donc de mobiliser tous les moyens nécessaires à la mise en place de cette technologie. Pour favoriser le développement du e-commerce, il est possible d apporter plusieurs recommandations : - Il faudrait apporter une meilleure visibilité au commerce électronique. C'est-à-dire, il faut développer des outils d évaluations et mobiliser les organismes compétents pour publier des statistiques officielles. En Angleterre et aux Etats-Unis, les ministères publient des études et des statistiques sur le sujet. - Il faudrait orienter le client vers ce mode d achat. Pour cela, il faut souligner les avantages concrets et les bénéfices économiques. - Il faudrait dématérialiser les modes de paiements et les factures. - Il faudrait favoriser le développement du commerce en ligne. Améliorer les fonctions de recherche et ainsi faciliter la consultation du catalogue. - Il faudrait poursuivre l innovation dans le développement des services à valeur ajoutée autour de la transaction (analyse données fournisseurs, suivi détaillé). - Il faudrait favoriser un climat de confiance autour de l achat en ligne (transaction bancaire : sécurité paiement). La France arrivera t-elle a rattraper son retard dans le secteur du e-commerce? Seul le temps pourra nous permettre d apporter une réponse à cette question.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 92 5 TABLE DES ILLUSTRATIONS FIG 1 SI sans l utilisation du Master Data Management 8 FIG 2 SI avec l utilisation du Master Data Management 9 FIG 3 Le système d information 12 FIG 4 Communication entre deux systèmes d information avant évolution 18 FIG 5 Communication entre deux systèmes d information après évolution 18 FIG 6 Informatique Spaghetti 19 FIG 7 Le contenu du système d information 21 FIG 8 La sécurité des données 23 FIG 9 Dé doublonnage des données dans plusieurs contextes 24 FIG 10 Le rôle de l EAI 35 FIG 11 Agencement des différentes couches d un EAI 36 FIG 12 Gestion des processus 39 FIG 13 Architecture Hub and Spoke 41 FIG 14 Architecture Network Centric 42 FIG 15 Requête EII 44 FIG 16 Le Master Data Management 48 FIG 17 - Etat du marché CDI 56 FIG 18 - Etat du marché PIM 57

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 93 6 GLOSSAIRE A API : Application programming interface. Une API a pour objectif de faciliter le travail du programmeur en lui fournissant des outils de base nécessaires à tout travail. C est une interface servant de fondement à un travail de programmation plus poussé. B Bases de données relationnelles : Théorie inventée par Edgar Frank Codd. Il s agit d une base de données structurée qui suit les principes de l algèbre relationnelle. SOA : Service Oriented Architecture ou bien architecture orientée services en français. Il s agit d une architecture logicielle s appuyant sur un ensemble de services simples. Elle a pour objectif de décomposer une fonctionnalité en un ensemble de fonctions basiques appelées services. Ces services sont fournis par des composants. Et elles décrivent le schéma d interaction entre ces services. BPM : Business Process Management ou bien Gestion des processus métiers en français. C est un concept clé qui place les processus métiers au centre d une réflexion globale d intégration. Le BPM va offrir un nouvel angle de perception du rôle des technologies au service du management et de la performance.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 94 C CAC 40 : Il s'agit de l'indice boursier référence de la Bourse de Paris. Il est composé de 40 valeurs parmi les 100 plus grosses capitalisations françaises. Il sert à donner la tendance du marché. E E-commerce : Il s agit du commerce électronique. C'est-à-dire, c est un échange d informations qui permettra la vente, l achat d un produit ou d un service en utilisant les voies électroniques. EAI : Enterprise Application Integration ou bien Intégration des Applications d Entreprise en français. Il s agit d une technologie qui permet de faire communiquer tout type d application d une entreprise. EII : Enterprise Information Integration. C est une approche d urbanisation qui permet d avoir une vue unifiée des données informatiques provenant de plusieurs bases de données. H Http : HyperText Transfer Protocol. C est le protocole le plus utilisé sur Internet depuis 1990. Ce protocole a pour objectif de permettre le transfert de fichiers entre un navigateur (client) et un serveur Web grâce à une chaîne de caractères appelée URL.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 95 J J2EE : Il s agit d un ensemble de technologies qui permet le développement des applications multicouches, stables, sécurisées. L Logiciel de développement spécifique : Il s agit d un logiciel développé en interne pour répondre à un besoin spécifique. M Middleware MOM : Message Oriented Middleware. Il s agit d un procédé qui permet à deux applications d échanger des données de manière asynchrone. P PGI : Progiciel de gestion intégrée. Il s agit d un logiciel qui permet de gérer l ensemble des opérations d une entreprise. (Ressource humaine, comptabilité, vente) R Réglementation Sarbones Oxley : il s agit d une réglementation américaine sur la sécurité financière. Elle demande à toutes les entreprises de mettre en place des moyens d archivage et de recherche conformes à la réglementation fiscale.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 96 Référentiel IFRS : (International Financial Reporting Standards ou Norme internationales d information financière en français). Il s agit d un référentiel défini par le bureau des standards comptables internationaux qui visent à faire converger les normes comptables vers un modèle unique. Les entreprises devront désormais harmoniser la présentation et la clarté de leurs comptes. Ce qui pourra favoriser les comparaisons économiques entre entreprises au niveau mondial. S Servlet : Il s agit d une application Java qui permet de générer dynamiquement des données au sein du serveur http. Lancée par le moteur de servlet, elle construit des pages html dynamiquement en fonction des éléments reçus. T Tableau HashMap : c est une structure de données qui permet de faire une association clé élément. W Work Flow : Il s agit d un flux de travail. C est la modélisation et la gestion informatique de l ensemble des tâches à accomplir et des différents acteurs concernés par la réalisation de ce processus métier.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 97 Workshop : Il s agit d un outil utilisé pour faire une analyse de l existant. C est un outil rapide et efficace pour construire un projet sur des bases solides. X XML : extensible Markup Language ou bien Langage à balises extensible en français. Il s agit d un langage qui crée un univers commun pour l échange de données entre applications. Il définit des règles et des méthodes pour présenter des informations exploitables par tous. XML Schéma : Il s agit d un langage de description de format de document XML qui permet de définir la structure d un document XML.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 98 7 BIBLIOGRAPHIE Livres Data Management Qualité des données et compétitivité Christophe Brasseur Lavoisier Christophe Brasseur est un consultant manager chez Capgemini. Dans son livre, il explique les enjeux de la qualité des données. Puis, il explique les démarches à mettre en place pour avoir des données de qualité. Ainsi que tous les effets néfastes pour une entreprise si les données hébergées dans le SI sont de mauvaise qualité. Management des systèmes d information Kenneth Laudon Jane Laudon Eric Fimbel Pearson Education 9 ème édition Ce livre parle essentiellement du système d information des entreprises. Grâce à ce livre, j ai pu comprendre la place et l évolution du système d information dans l entreprise. Ce livre a principalement comme objectif de décrire les transformations du système d information. De nos jours, le système d information joue un rôle important dans le fonctionnement des entreprises et ce livre aide les managers à mieux anticiper le changement pour tirer profit de son SI.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 99 Urbanisation SOA et BPM Le point de vue d un DSI Yves Caseau Préface de Gérard Roucairol 3 ème édition Yves Caseau est un DSI. Dans ce livre, il nous parle de son retour d expérience sur le projet Bouygues. Ce livre m a permis de voir la construction du SI des entreprises, du système d information hétérogène au concept d urbanisation du SI en passant par l informatique spaghetti. Ce livre est principalement dédié à l urbanisation. Il m a permis de comprendre ce qu est le concept d urbanisation. Livre blanc White Paper L EAI (Enterprise Application Intégration) Seralia Moteur d intégration Ce livre blanc a pour objectif d expliquer la technologie EAI. Il explique tout d abord les problèmes que les entreprises rencontrent avec le système d information hétérogène. Dans un second temps, il explique la technologie EAI et ses apports dans le SI des entreprises. Puis, il est possible de voir les raisons pour laquelle devrait préférer l EAI. Et enfin, il parle des solutions existantes sur le marché ainsi que l architecture fonctionnelle d un EAI.

MEMOIRE DE FIN D ETUDE Page 100 Evaluation des solutions MDM EII et DQM EDF Il s agit d une étude de marché effectué par EDF. Cette étude m a permis de mieux connaître les solutions actuelles sur le marché. Et m a permis de faire une étude de marché des solutions étudiées dans ce mémoire. Master data Management Gérer les données de référence du système d information Software AG Ce livre blanc explique l importance du MDM pour les entreprises. Il explique de manière synthétique l importance de la donnée, l importance d avoir des données de qualité. Ce que le MDM apporte aux entreprises (enjeux, concepts, gestion des données, les notions PIM et CDI). Site Internet www.ibm.com www.orchestranetworks.com www.tibco.com www.01net.com www.benchmark.fr