Grille Ecole de Qualité



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Grille Ecole de Qualité Outil pour les comités de gestion des écoles primaires Pour élaborer ensemble un projet d établissement

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Cette grille est un simple outil au service d un processus d amélioration collective de la qualité de l éducation. Elle sert poser un diagnostic et mettre en œuvre un plan qualité. Son cadre de référence est la convention des droits de l enfant. Le processus demande la participation de tous: enfants, parents, enseignants, directeur, inspecteur et personnes ressources. Ce processus a été conçu et expérimenté par une équipe réunissant des responsables centraux et locaux de l éducation dans huit provinces rurales et périurbaines de profils très différents. Il a permis l intégration de l école dans son milieu et une réduction significative du nombre des abandons. 3

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 4

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité. Présentation Pourquoi cette grille : le contexte...6 A quoi sert-elle : usage et caractéristiques...6 Comment a-t-elle été élaborée?...7 Comment est-elle structurée : les catégories...7 Comment l utiliser : les consignes...8 Doit-on l utiliser telle quelle ou peut-on l adapter?...9 Combien de temps faut-il, quel moment de l année?...9 La grille peut-elle être mal utilisée?...0 2. Grille A. Environnement (emplacement, bâtiments, etc.)...2 B. Intégration de l école dans son environnement, facilité de travail à l école...3 C. Conditions d apprentissage en classe...5 D. Attitudes, comportements, méthodes pédagogiques...6 E. Contenus scolaires...8 F. Suivi individuel des enfants...20 5

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité Présentation. PRESENTATION Pourquoi cette grille : le contexte Cette grille se veut un outil pour la planification et l évaluation locale d un projet d amélioration de la qualité de l école. Cette qualité de l éducation fondamentale est aujourd hui notre préoccupation majeure. Le pari de la quantité (inscriptions) est presque gagné. Cette tendance pourrait s inverser et la rétention ne pas s améliorer voire diminuer si les parents, convaincus à grand renfort de campagnes de l utilité de l éducation, s apercevaient que tous ces sacrifices consentis pendant des années n ont servi à rien. Ceci n est pas un scénario catastrophe inimaginable, il s est déjà produit dans plusieurs pays. Tous les enfants qui abandonnent le cycle fondamental en route - ils sont à terme 3 à 4 sur 0 en moyenne nationale, plus en milieu rural - ont de fortes chances de retourner sinon à l analphabétisme au moins à l illettrisme. La mesure des acquis scolaires des élèves de 4ème année réalisée en 999 avait donné des résultats inquiétants. Il est donc clair que si la qualité de l éducation ne s améliore pas, les importants efforts consentis par le gouvernement et les familles seront gâchés. L école n est évidemment pas la seule responsable de la faible qualité des apprentissages des élèves. Le milieu dans lequel ceux-ci apprennent est un facteur important. L analphabétisme des parents, leur pauvreté qui les contraint parfois à accabler les enfants de tâches annexes, qui ne leur permet pas de leur offrir le minimum des fournitures scolaires nécessaires, la difficulté de suivre les progrès des enfants, le manque de communication avec une école qu ils n ont eux-mêmes jamais connue, altèrent les capacités d apprentissage des enfants. Le Ministère de l Education Nationale et de la Jeunesse et l UNICEF qui l accompagne n ont cependant que très peu de pouvoir pour modifier ce genre de situation. Ils en ont beaucoup plus pour s attaquer aux facteurs d échec internes à l école en laissant aux politiques et aux économistes le soin de veiller au développement d'une façon plus générale. Dans notre contexte de programme où l intégration domine et où l initiative des plans communaux de développement en faveur de l enfant portée par le Ministère de l Intérieur et les provinces prend de l ampleur, nous avons une chance, si nous nous dotons de bons outils, de lutter pour une école efficace. A quoi sert-elle : usage et caractéristiques La grille, une fois élaborée par les différentes provinces et préfectures, a été expérimentée par 7 délégations. Elle donne une série d indicateurs de qualité dans chaque domaine et peut servir à une association villageoise qui l aurait adoptée 6

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité pour décider sur lesquels de ces items une amélioration peut être chaque année apportée en faisant appel à la bonne volonté de tous et si elle ne suffit pas, à des mécènes, des organismes etc. qui préféreront répondre à des demandes précises et concrètes qu à des plaintes généralisées. En fin de chaque année, elle sert à mesurer les progrès accomplis et apprécier les obstacles franchis (ou non franchis parce que sous-estimés au départ). La grille doit être à la fois ambitieuse et réaliste. Une école peut être d excellente qualité sans ordinateur (soyons réaliste!), elle ne peut pas l être sans eau potable (et c est parfois très ambitieux de vouloir garantir l eau potable à l école!). Elle doit être suffisamment précise pour un minimum d objectivité (de langage commun) : dire que la cour de l école est propre peut n avoir pas le même sens pour tous (d où les détails de la seconde colonne). Elle n est pas pour autant un instrument scientifique. Pour que son usage reste souple et facile, elle doit rester à la portée du plus grand nombre et comporter des items en nombre limité et suffisamment précis pour susciter la discussion. Elle doit s inscrire dans l esprit de la Charte Nationale d Education et de Formation ce qui ne sera pas difficile, rarement texte éducatif aura été autant en conformité avec les droits de l enfant d une part avec une recherche de qualité d autre part. Comment a-t-elle été élaborée? La démarche a été participative. Une grille proposée par des experts réunis à Rabat avait peu de chances d être utilisée avec conviction par les enseignants et parents. La démarche a commencé à Essaouira avec un petit groupe, elle a été poursuivie avec les enseignants d une école de Tanger puis par le groupe technique éducation dans son entier, par une commission restreinte issue de ce groupe, puis sur le terrain. Elle a été expérimentée à petite échelle. Elle a été ensuite remaniée et validée sous forme de grille standard valable au niveau national étant entendu que chaque école peut placer les priorités là où bon lui semble. Comment est-elle structurée : les catégories Cette grille part de l environnement scolaire pour aller s intéresser au cœur de l acte pédagogique en passant par le cadre et les outils de l apprentissage. 7

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité Comment l utiliser : les consignes Qui peut remplir la grille : des animateurs du groupe local d intervention (GIL), groupe en charge de mener les campagnes de mobilisation pour l école et qui comprend généralement des membres des associations villageoises ou de quartier, des élus locaux, des conseillers en orientation et planification, des inspecteurs, des personnes ressource, des enseignants, ou, par tout autre groupe motivé et compétent. Qui anime les discussions : d autres animateurs de ce même groupe Quoi faire avant de remplir la grille : A titre d'introduction à l'ensemble du processus, le directeur de l'école doit être sollicité pour présenter brièvement son école aux trois groupes réunis avant qu'ils ne se séparent pour la passation. Il doit être sollicité sur base de chiffres simples et objectifs soit si possible : effectifs des élèves, filles et garçons, effectifs des enseignants, femmes et hommes, nombre de classes et de niveaux, pourcentage de réussite à l'examen d'entrée au collège nombre des abandons filles et garçons enregistrés au cours de la précédente année entre le recensement de novembre et celui de mai (à l'exclusion des transferts). Ces données de base donnent une première idée des problèmes que vit l'école. Comment la grille est-elle remplie : point par point en deux temps soit en travaillant d abord avec les 3 groupes partenaires séparés ) les enfants, 2) les parents et la communauté villageoise (élus, etc.), 3) l équipe enseignants, inspecteurs, directeurs puis en rassemblant tous les groupes pour partager les résultats. Il est essentiel de travailler d abord en groupes séparés et de choisir des animateurs réellement à l écoute en particulier pour les enfants, malheureusement trop peu sollicités et qui sont pourtant dans notre expérience un élément majeur pour des propositions constructives et pour la mise en œuvre du plan. Comment note-t-on les réponses : chaque fois que la réponse est oui, 0 sinon. Comment traite-t-on les données : en additionnant les chiffres de la colonne de droite 8

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité Comment restitue-t-on les données aux participants : sous forme de graphiques colorés (système du verre plus ou moins rempli) affichés dans l école, réalisé par le directeur sur modèle donné par les animateurs du groupe (voir en fin de document un exemple) Comment décide-t-on du plan d amélioration de la qualité : en s en remettant aux participants mais en mettant l accent sur deux critères soit ) la faisabilité immédiate à moindre coût, 2) les défauts de qualité les plus nuisibles aux enfants Comment garantir la réalisation du plan d action : ) en déterminant dès cette première discussion les tâches, les responsabilités, les partenaires à rechercher, le calendrier des activités, 2) en prévoyant un suivi à mi-parcours et une réévaluation en fin d année. Doit-on l utiliser telle quelle ou peut-on l adapter? Telle qu elle est aujourd hui, elle a fait l objet de nombreux amendements au fur et à mesure de sa construction. Ces amendements émanent de points de vue différents ce qui lui donne une validité générale. Certaines questions cependant sont évidemment plus adaptées au monde rural qu au monde urbain ou l inverse. Chacun des groupes peut ne pas pouvoir répondre à certaines des questions parce qu il n est pas impliqué dans cet aspect de la qualité. C est aux animateurs, avant et pendant la passation, de sentir quelles questions doivent être posées et lesquelles sont inutiles. Certaines devront être posées avec humour pour bien passer dans certains contextes. Certains expérimentateurs ont amendé la grille pour laisser le maximum de place possible à la parole et à l action de l enfant. Les écoles où la grille est maintenant utilisée n ont pas toutes participé à son élaboration et peuvent donc rétorquer que la démarche n est pas participative. Sachant qu il est impossible de mettre tous les enseignants d un pays en travail sur l élaboration de tous les outils, l animateur devra gérer cette frustration et les résistances qu elle provoque! Il est cependant important que toutes les catégories soient examinées avec tous les participants. Il serait intéressant d utiliser la grille de la façon la plus fidèle qui soit si l on veut aboutir à terme à des labels qualité, à un label école amie des enfants permettant de s attirer des partenariats fructueux. Combien de temps faut-il, à quel moment de l année? L expérimentation complète comprend quatre temps : la passation de la grille avec 9

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité les groupes séparés, la mise en commun, l identification des pistes d amélioration et la définition précise des actions à entreprendre. Selon les lieux, elle a duré de 5 heures à deux journées. Le meilleur moment est le début de l année scolaire suivi d une évaluation à miannée et d un bilan en fin d année scolaire. La grille peut-elle être mal utilisée? La grille est inutile si l on n entre pas dans un niveau suffisant de détail avec les participants, si l animateur ne cherche pas la vraie réponse auprès des plus concernés et après discussion de tous les partenaires, si l on écrit : (oui) alors que ce n est pas oui pour l ensemble des détails cités (par exemple si on répond oui pour des latrines alors qu en fait elles ne sont pas fonctionnelles). La grille est inutile si l animateur ne sollicite pas la responsabilité personnelle des interlocuteurs (par exemple éviter de se décharger sur l Etat). La grille est inutile si tous les interlocuteurs ne sont pas présents lors de la discussion soit : les représentants de l APTE les mères (comité des mères si l en existe un, femmes coopératrices sinon, femmes leaders, jeunes femmes instruites, etc.) les représentants des élèves les représentants du corps enseignant les inspecteurs si possible les représentants de la commune les personnes ressource du village (notables, techniciens, leaders religieux, etc. ) l autorité locale La grille est inutile si les personnes présentes ne sont pas représentatives des bénéficiaires / utilisateurs de l école (exemple : APTE dont les membres ne vivent pas au village). La grille est d'autant plus utile qu'elle est rapportée au diagnostic communal et/ou au plan de développement social de la ville. 0

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 2. GRILLE DELEGATION DE :... COMMUNE DE :... SECTEUR SCOLAIRE DE :... UNITE SCOLAIRE DE :... DOUAR(S) UTILISATEUR(S) :... Notre école offre à nos enfants une éducation de bonne qualité parce que Attention : par école on entend unité scolaire

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité A. Environnement (emplacement, bâtiments, etc.). L emplacement de l école est propice OUI écrire :. Le lieu d implantation de l école n expose l élève à aucun danger..2 Chaque enfant fait moins de 3 km pour atteindre l école..3 L école est facilement accessible..4 Le portail de l école s ouvre sur un espace sécurisant. 2. L école est hygiénique et veille à la santé des élèves OUI écrire : 2. L école est loin de toute source de pollution. 2.2 L école est alimentée en eau potable. 2.3 L école dispose d un bloc sanitaire ou de latrines fonctionnelles. 2.4 L école dispose de latrines réservées aux filles. 2.5 La cour dispose de poubelles fonctionnelles, bien disposées et en nombre suffisant. 2.6 La cour est nettoyée au moins une fois par jour. 2.7 L école dispose d une pharmacie murale dont le stock est régulièrement renouvelé 3. L école est aménagée de façon agréable OUI écrire : 3. L école dispose d un abri d attente extérieur. 3.2 L école dispose d un espace vert. 3.3 L école est clôturée. 3.4 La cour est aménagée de façon agréable. 3.5 Tous les locaux répondent aux normes en vigueur. 3.6 L école dispose d une espace pour les jeux et le sport. 3.7 L école dispose d un local bibliothèque. 3.8 L école dispose d un local cantine. 3.9 L école dispose d un local salle multifonctions. 3.0 L école dispose de logements de fonction. 2

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 4. Le bâtiment scolaire est en bon état OUI écrire : 4. Les murs et le toit sont en bon état : les toits des locaux ainsi que les murs ne sont pas fissurés, ils sont imperméables et hermétiques au froid et à la chaleur 4.2 Les bâtiments sont repeints une fois tous les deux ans. 4.3 Les fenêtres sont vitrées et équipées de moustiquaires là où c est nécessaire : dans les zones d endémie du trachome, la moustiquaire est indispensable ainsi que pour les portes TOTAL CATEGORIE B. Intégration de l école dans son environnement, facilité de travail à l école 5. L école est bien identifiée OUI écrire : L école est identifiée par des indicateurs précis, bien visibles et lisibles par tous. 6. L école dispose d un panneau d affichage effectivement utilisé OUI écrire : L école dispose d un tableau d affichage pour information. 7. Le bureau du directeur donne une impression favorable et accueillante aux visiteurs OUI écrire : 7. Il est équipé en mobilier adéquat (bureau, chaises, armoire) 7.2 Des éléments d information sur la vie à l école y sont affichés (cartes, photos, listes d élèves et d enseignants ) 8. L école dispose d une bibliothèque OUI écrire : La bibliothèque est ouverte aux différents partenaires. 3

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 9. L école dispose d une cantine scolaire OUI écrire : 9. Les différents partenaires participent à la gestion de la cantine. 9.2 Les différents partenaires participent à l amélioration de la qualité de l alimentation. 0. L école dispose des logements des enseignants OUI écrire : Les partenaires participent à loger les instituteurs. L école dispose d une salle ouverte aux activités du village ou du quartier OUI écrire : L école dispose d une salle ouverte aux activités des élèves et des autres acteurs sociaux. 2. Le rythme scolaire a été adapté en concertation avec les parents OUI écrire : Les vacances et les horaires scolaires sont adaptées aux besoins des élèves selon les spécificités locales 3. La participation de l élève à la vie scolaire OUI écrire : 3. La coopérative scolaire est fonctionnelle. 3.2 Filles et garçons sont représentés dans les bureaux des coopératives. 3.3 Les représentants des élèves tiennent des réunions pour exposer leurs problèmes. 3.4 Les représentants des élèves participent aux réunions des partenaires pédagogiques et sociaux. 3.5 Les représentants des élèves proposent des activités de soutien propre à leurs besoins pédagogiques. 3.6 Les représentants des élèves sont impliqués dans les activités parascolaires. 3.7 Les représentants des élèves communiquent leurs besoins et leurs aspirations au directeur. 3.8 Les représentants des élèves contribuent à l élaboration des projets d école. 4

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 3.9 Les représentants des élèves proposent l aménagement de l emploi du temps. 3.0 Les représentants des élèves sont sollicités pour résoudre les problèmes de leurs amis. 3. Les représentants des élèves sont impliqués dans le maintien de la propreté dans leur école. 3.2 La répartition des taches à exécuter pour l école ne se fait pas en fonction du sexe des enfants. TOTAL CATEGORIE C. Conditions d apprentissage en classe (Conditions matérielles) 4. Les classes sont propres OUI écrire : 4. Les salles de classes sont nettoyées au moins une fois par jour. 4.2 Les élèves sont impliqués dans le maintien de la propreté de la classe. 4.3 Les classes disposent de corbeilles à papier. 5. Les conditions d étude dans la classe facilitent les apprentissages OUI écrire : 5. L effectif ne dépasse pas la norme de 20/30 élèves pour le milieu rural et de 30/35 pour le milieu urbain. 5.2 Dans la classe filles et garçons se sentent respectés. 5.3 Le mobilier est adapté à la taille des enfants. 5.4 Les tables sont disposées de façon à favoriser la participation des enfants et la communication. 5.5 Les murs des classes sont agrémentés de dessins faits par les élèves, d affiches pédagogiques adaptées à l institution scolaire. 5

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 5.6 La classe dispose d un coin de lecture / documentation, et différents coins. 6. Les classes utilisent un matériel didactique complet et adapté OUI écrire : 6. Des supports didactiques sont utilisés dans chaque classe au moment opportun. 6.2 Un équipement scientifique est facilement disponible pour utilisation dans la classe. 6.3 Du matériel complémentaire est fabriqué localement. 7. Les enfants ont tous leurs fournitures OUI écrire : Tous les élèves disposent des fournitures scolaires requises. TOTAL CATEGORIE D. Attitudes, méthodes, comportements pédagogiques 8. L enseignant donne une image positive de lui même OUI écrire : 8. L habillement de l enseignant ne porte pas préjudice. 8.2 L enseignant est ponctuel et assidu, il respecte l emploi du temps communiqué aux parents, il ne s absente pas. 8.3 L enseignant est conscient de l image que lui accorde le contexte socioculturel, il est à l écoute des autres. 9. L enseignant a un comportement qui favorise les apprentissages OUI écrire : 9. L enseignant définit clairement les objectifs assignés à chaque discipline. 6

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 9.2 L enseignent modifie la stratégie d apprentissage en fonction des besoins des élèves. 9.3 L enseignant identifie et analyse les erreurs des élèves. 9.4 L enseignant alterne les temps du travail individuel et le temps des confrontations collectives. 9.5 L enseignant se comporte de la même manière avec les filles et les garçons. 9.6 Les représentations des élèves sont prises en considération avant d entamer une séquence d apprentissage. 9.7 Les élèves sont invités à construire leur apprentissage. 9.8 Les élèves ne sont pas réprimés à cause de leurs erreurs. 9.9 Les élèves affichant des attitudes négatives ne sont pas culpabilisés. 20. Le Directeur donne une image positive de lui-même et favorise les apprentissages OUI écrire : 20. Le Directeur partage les préoccupations de la communauté, il participe aux activités menées par la communauté autour de l école, il participe à la réflexion sur les problèmes à résoudre (environnement, scolarisation, conflit tradition / modernité, etc.) 20.2 Il se concerte avec les enseignants 20.3 Il se concerte avec les parents 20.4 Il dynamise les différents conseils de l école 20.5 Il initie les activités socio-éducatives. 2. L inspecteur a un comportement qui favorise la progression des enseignants OUI écrire : 2. Il évalue les compétences des enseignants sur base de grilles, en les informant sur leur point de vue, en discutant avec eux de leurs problèmes et en proposant des solutions. 2.2 Il aide à l application et à la réalisation des programmes d enseignement et de soutien pédagogique. 2.3 Il est un animateur, il organise et anime des débats et des rencontres, des réunions pédagogiques. 7

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 2.4 Il produit des documents (recherche pédagogique) répondant aux innovations, réforme pédagogique 22. L image que se fait l élève de son école OUI écrire : 22. L école est un lieu de transmission de connaissances indispensables. 22.2 L école est un lieu de rencontre et de nouvelles amitiés. 22.3 L école prend en considération les avis de l élève. 22.4 L enseignant n est pas seul à déterminer le savoir indispensable à la réussite. 22.5 L enseignant est capable de découvrir les compétences de chaque élève, et par la suite, développer son esprit créatif. 22.6 Dans la classe filles et garçons ne sont pas assis séparément. 22.7 La sanction n est pas le meilleur moyen pour corriger à l école. 22.8 La note représente réellement les efforts fournis par l élève. 22.9 L école ne rejette pas les élèves qui ne s adaptent pas au rythme scolaire. 22.0 L enseignant est toujours le premier à venir en classe. TOTAL CATEGORIE E. Contenus scolaires 23. Les enfants dans notre école acquièrent les compétences essentielles OUI écrire : 23. Les élèves s expriment avec aisance en français et en arabe. 23.2 Les élèves parviennent à produire correctement des textes cohérents. 23.3 Les élèves lisent correctement. 23.4 Les élèves parviennent à résoudre des problèmes mathématiques. 8

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 23.5 Les élèves sont initiés à la recherche et habituer à travailler en groupe hors-classe. 23.6 Les élèves exploitent leur lecture individuelle en classe. 23.7 Les élèves sont en mesure de comprendre et de résumer un conte. 23.8 Les élèves sont habitués à s informer des nouveautés. 23.9 Les élèves sont initiés à critiquer l information qu ils reçoivent. 23.0Les élèves apprennent à pratiquer une démarche expérimentale. 23.Les élèves arrivent à analyser et à synthétiser. 24. Les enfants de notre école apprennent à s'enraciner dans leur identité OUI écrire : 24. Les élèves apprennent à connaître et à valoriser leurs patrimoines culturels et à s ouvrir sur d autres civilisations. 24.2 Les élèves apprennent à devenir des citoyens conscients de leurs devoirs/droits. 24.3 Les élèves s expriment sans contraintes. 24.4 Les objections manifestées par les élèves sont tolérées et prises en considération. 24.5 Les élèves s intègrent facilement au sein d un groupe. TOTAL CATEGORIE 9

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité F. Suivi individuel des enfants 25. L élève bénéficie de différents types d évaluation. OUI écrire : 25. Il fait l objet de différents types d évaluation. 25.2 Il fait l objet d évaluation formative. 25.3 Il fait l objet du contrôle continu des connaissances. 26. L élève bénéficie d actions de soutien/remédiation OUI écrire : 26. Il bénéficie d activités organisées en classe. 26.2 Il bénéficie d activités organisées par l école. 26.3 Il bénéficie d activités organisées par les partenaires de l école. 27. Les résultats des évaluations sont communiqués aux différents partenaires pour qu ils puissent les exploiter OUI écrire : 27. Les parents sont informés des résultats. 27.2 Les élèves sont informés des résultats. 27.3 Les enseignants sont informés des résultats. 27.4 Les inspecteurs sont informés des résultats. 28. L élève bénéficie d un soin médical adéquat OUI écrire : 28. L enfant bénéficie de la visite médicale systématique. 28.2 L enfant a un dossier médical. 28.3 Les parents sont informés sur l état de santé de leurs enfants. 28.4 L enfant et ses parents bénéficient de campagnes de sensibilisation à l hygiène 29. L assiduité de l apprenant fait l objet d un suivi OUI écrire : 29. Il existe une fiche de suivi de l assiduité 29.2 Une concertation étroite est organisée par les enseignants avec les parents sur la question de l assiduité de leur enfant. 29.3 Les facteurs d absentéisme à l école sont bien identifiés 20

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité 29.4 Des mesures de lutte contre l absentéisme sont prises 30. Des stratégies de lutte contre l abandon scolaire sont instaurées OUI écrire : 30. Les causes de l abandon sont identifiées 30.2 Elles sont discutées entre tous les intéressés 30.3 Des mesures de lutte contre l abandon sont prises 30.4 L élève profite de mesure d amélioration de sa condition sociale (aide aux élèves nécessiteux) 30.5 Il existe des outils d observation de comportement de l élève en classe. 30.6 Ces outils sont utilisés et discutés. 30.7 Des stratégies d intégration des élèves en difficulté relationnelle dans le groupe classe sont mises en place. TOTAL CATEGORIE 2

Programme de coopération gouvernement unicef Grille école de qualité Exemple de résultat à titre tout à fait indicatif Représentations de la qualité de l école Moulay Ali Cherif (DEN SYBA) 200 % Envir Intégr Conditions Comport. Contenus Suivi école école/milieu classes méthodes scolaires individuel Pour les enfants 64 62 59 67 93 63 Pour les parents 68 29 83 65 2 50 Pour les enseignants 76 4 59 96 67 54 22

±ø øøøøøu KøM øøøøøøøuzøøøz ± Oj «Lb ßW KLøøb ßøøOøøøøøøøøs ú øøøøøøøøu ú øhøøøøu œ±uã «Lb ßW w ± ODNU dë «FKr U Iºr U Mº W KLb ßOs 67 4 95 69 76 45 U Mº W ú U 86 92 38 56 2 05 U Mº W ú HU 46 26 95 76 39 36 % ± Oj œ±uã «Lb ßW dë «FKr ±u«æn, «L u U «l «HdœÍ «Lb ßW w ± ODNU U Iºr ßKuØU «b «ßOW ú HU øøøøøød øπøøøøøøuœ ±øb ßøøøøW ±øøøuôí Køøøøw «Aød øøøn «L u U «b «ßOW «l «HdœÍ ú HU JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn ±u«æn, ßKuØU 20

4-92 ªc d««k b ±s U d «GOU». 3-92 ß U» «GOU» U Lb ßW ± bœ AJq Ob. 2-92 πdè ±AUË «Os «Lb ßOs Ë «_ U u ±ºQ W ±u«w HU Nr. -92 u b DUÆU l «Lu«W. ±øøu«øøw «L øfkøør JøøuÊ ±u{øøuÿ ø øøøl Føøør «Ø øøøv : 4-82 º HOb «DHq Ë u«á ±s Lö «u OW Q LOW «MEU W. 3-82 FKr «_ U U U W «D OW _ HU Nr. 2-82 u d «DHq Kv ±Kn w. Fø Løøb «ß øød«oπoøøu KøICøøU Køøv «ô øidøøuÿ «øb «ßøøw Føøør «Ø øøøv : «M OπW «ù LU OW KLJuÊ Ÿ : 7-03 r «LUœ «ß d«oπou ùœ±uã «ö±oc ËÍ «BFu U «MHºOW w «LπLu W/«Iºr. 6-03 r «ß FLU Ë ±MUÆAW cá «_œë«. 5-03 u b ËßUzq Lö EW ßKuØU «KLOc œ«îq «Iºr. 4-03 º HOb «KLOc ±s d««ºos Ë Ë{FO t «ô LU OW. 3-03 ªc d««k b ±s U d «ô IDUŸ «b «ßw. 2-03 r ±MUÆA NU Os ±ª Kn «LFMOOs. -03 ß U» «ô IDUŸ «b «ßw ± bœ. -82 º HOb «DHq ±s U OW ±M ELW. º øhoøøb «KøLOøøc ±øs MøU øøw ø OøøW ØøøU OøøW Føøør «Ø øøøv : 4-72 r î U «LH AOs U M UzZ. 3-72 r î U «Lb ßOs U M UzZ. 2-72 r î U «ö±oc U M UzZ. -72 r î U «_ U U M UzZ. øøør øøøö ±ª økøn «AdØøøøU M UzøøZ «IøOOøør Jøøw LJøMNøør «ß Gøö NøøU Føøør «Ø øøøv : JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn.27.28.29.30 2

-32 u d «ö±oc Kv Æb «KOKOW Ë døo OW. 0-32 FKr «ö±oc ±LU ßW d IW πd OW. «M OπW «ù LU OW KLJuÊ Á : 5-42 Mb±Z «ö±oc ºNu W œ«îq «LπLu W. 4-42 I q «ô d«{u «w b NU «ö±oc Bb V Ë Rîc FOs «ô U. 3-62 º HOb ±s ADW MELNU døu «Lb ßW. 2-62 º HOb ±s ADW MELNU «Lb ßW. -62 º HOb ±s «_ ADW «LMELW œ«îq «Iºr. º øhoøøøb «økloøøc ±øøs LKOøøøU «b øør Føøør «Ø øøøv : 3-52 «KLOc ±u{uÿ ±d«æ W ±º Ld LFU t. 2-52 «KLOc ±u{uÿ IOOr Ju Mw. -52 «KLOc ±u{uÿ u«ÿ ±ª KHW ±s «IOOr. º øhoøøøb «KøLOøøc ±s øøøu«ÿ ±ª økhøøw ±øøs «IøOOøør Føøør «Ø øøøv : 3-42 F d «ö±oc s JU r œëê ÆOuœ. 2-42 FKr «_ HU ØOn B uê ±u«mos Ë«Os IuÆNr Ë Ë«U Nr. -42 FKr «_ HU ±Fd W Ë LOs d«nr «IU w Ë «H ` Kv CU «îdè. HU ±b ß MU FKLuÊ «πb œ«îq u Nr. Føøør «Ø øøøv : 9-32 u d «ö±oc Kv ± Uœ w Ib «LFKu±U «w uåkuê NU. JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn Ÿ- «ø ø øøøl «HøøødœÍ ú øhøøøøu.24.25.26 20

4-2 l Ë Uzo d u W ( Y Ob«u w) º πov KLº πb«ë ûåöõ «d uí... 8-32 «ö±oc ±F Uœ ËÊ Kv «ù öÿ Kv «Lº πb«. 7-32 S±JUÊ «ö±oc Nr Ë KªOh JU W. 6-32 AGq «ö±oc Æd«Nr «Hdœ W w «Iºr. 5-32 u d «ö±oc Kv ± Uœ w «Y Ë r ±F Uœ ËÊ Kv «FLq w d o îu à «Iºr. 4-32 S±JUÊ «ö±oc q ±AUØq U{OW. 3-32 «ö±oc IdƒËÊ JOHOW Å O W. 2-32 S±JUÊ «ö±oc Ø U W h ± d«j ±MDIOU. -32 «ö±oc F dëê DöÆW U Hd ºOW Ë «Fd OW. «_ HøøøU Løb ß MøøøU J øº øøuê «LNøøU ««_ßøUßOøøW. Føøør «Ø øøøv : Á- «Lø øu øøøu «øøb «ßOøøøW «M OπW «ù LU OW KLJuÊ œ : 0-22 «Lb u Ë ±s Q w v «Iºr œ«zlu. 9-22 «Lb ßW ô IBw «ö±oc «c s ô ºU dëê «ù IUŸ «Lb ßw. 8-22 «MIDW L q BHW IOIOW «LπNuœ««w c NU «KLOc. 7-22 «FIU» Of ºs d IW K Qœ V U Lb ßW. 6-22 w «Iºr, ô πkf «cøu Ë «ù UÀ AJq ±MHBq. 5-22 LIbË «Lb «Ø AU ±R ö Øq KLOc Ë U U w Du d ºt «ù b«w. 4-22 «Lb Of u «u Ob «cí bœ «LFU «CdË W KMπUÕ. 3-22 «Lb ßW Qîc FOs «ô U ««KLOc. 2-22 «Lb ßW ±JUÊ KIU Ë ÆU±W Åb«ÆU b b. -22 «Lb ßW ±JUÊ MIq «LFKu±U «CdË W. «Bøøøu «øøw øøøbè «KøøLOøøc øøs «Løb ßøøøW Føøør «Ø øøøv : JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn.22.23 9

JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 9-9 ô r ºOf «ö±oc ËÍ «Lu«Æn «ºK OW U c V. 8-9 ô r ±FUÆ W «ö±oc º V îduznr. 7-9 «ö±oc ±b uëê MU FKLU Nr. 6-9 Qîc L ö «ö±oc FOs «ô U Æ q «b w BW FKOLOW. 5-9 «Lb Bd U Dd IW HºNU ±l «cøu Ë «ù UÀ. 4-9 «Lb e«ëã Os ËÆX «FLq «HdœÍ Ë ±s «Lu«NW «πlu OW. 3-9 «Lb bœ Ë Kq îdu «ö±oc. 2-9 «Lb GOd «ß d«oπow «FKr Ë o U OU «ö±oc. œ- ±øu«æøøn, øød, ßøKøuØøøU ød øu øøøw 5-02 Iu Q ADW ßußOu d u W. 4-02 HFq ±ª Kn ±πu f «Lb ßW. 3-02 AUË ±l «_ U. 2-02 AUË ±l «Lb ßOs. -02 AU d «Lb d «πlu W «LU±U NU Ë AU w «_ ADW «w MELNU u «Lb ßW Ë w «HJOd w πuœ Ku KLAUØq («OµW, Åd«Ÿ «IKOb/«b«W...). «Løb øøød FDøøw Åøu πøøu OøøW øs Høºøøt Ë ºøNøøq LøKOøøW «FøKøør Føøør «Ø øøøv : 3-2 t ±MAj, MEr Ë ºOd «MIU U Ë «KIU «Ë «ô LU U «d u W. 2-2 ºU b Kv D Oo Ë MHOc d«±z «FKOr Ë «b r «Ob«u w. -2 IOr ±R ö «Lb ßOs Kv ßU JU Ë ª d r u NW EdÁ ØLU MUÆg ±FNr u ±AUØKNr Ë I dõ Kuô NU. «LHø øøøg Bøød AJøøq LøJøøs ±øøs Døu øød œ««løb ßOøøøs Føøør «Ø øøøv : -9 «Lb bœ u{uõ «_ b««lªbbw Jq ±Uœ. KøLøøøb ßKøøu ºøNøøøq LKOøøW «FøKøøør Føøør «Ø øøøv : 3-8 «Lb Ë«Ÿ U Bu «w FDONU t «ºOU «ºußOu «Æ BUœÍ Ë º Ll xîd s. 2-8 «Lb ±u«v Ë dâ «uæx Ë «ß FLU «e±s «LIb ú U. -8 U «Lb ôzo. «Løøb (ËÊ) FøDøøw (ËÊ) Åøøu øs Høºøøt ( r) Ë øs «_ øhøøu Føøør «Ø øøøv :.8.9.20.2 8

3-6 BMl ±u«œ JLOKOW ± KOU 5-5 b «Ê «_ƺU ±e MW dßuâ ±s «b«ÿ «_ HU Ë LKBIU d u W ±özlw «M OπW «ù LU OW KLJuÊ Ã : Øq «_ HU u dëê Kv «_œë««lb ßOW «LDKu W. Øøøq «_ øhøøu øu øødëê økøøv œë«ønøøør Føøør «Ø øøøv : 2-6 MU πnoe«klow ± u d ºNu W ±s q «ôß FLU w «Iºr -6 r «ß FLU œ U±U œ b«ø OJOW w Øq ƺr w «uæx «LMUßV º FøLøøøq «_ƺøøøU ËßøUzøøq FKOLøOøøW ØU±øKøøW Ë ±özøløøw Føøør «Ø øøøv : 6-5 u d «Iºr Kv Øs KId«/«u Oo...«a. KLRߺW «Lb ßOW. 4-5 «DUËô ±NOQ AJq LJs «_ HU ±s «LAU ØW Ë «u«åq. 3-5 ö  «DUËô ±l ÆU±W «_ HU. 2-5 w «Iºr AFd «cøu Ë «ù UÀ Uô d«â. -5 «Fbœ ô πuë ±FOU 03/02 KLOc U ußj «IdËÍ Ë53/03 U ußj «CdÍ. øøødë «b «ßøøøW U Iºøør ºNøøq LøKøOøøW «FøKøøør Føøør «Ø øøøv : 3-4 u d «_ƺU Kv ßö «LNLö. 2-4 r d««ö±oc w «HUÿ Kv EU W «Iºr. -4 MEn «_ƺU Kv «_Æq ±d Øq uâ. «_ÆøºøøøU EøOøHøøøW Føøør «Ø øøøv : Ã- øøøødë «FøøKøøør U Iøºøøør JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn.4.5.6.7 7

u d «Lb ßW Kv ÆU W ±H u W _ ADW «ö±oc Ë «HU KOs «ô LU OOs «üîd s. øøu øøød «Løb ßøøW Køv ÆøøU øøw ±øh øu øøw _ øaødøøw «Iød øøw Ë «øw Føøør «Ø øøøv : ö  «FDq Ë «Lu«ÆOX ±l U OU «ö±oc ºV «ªBuÅOU «L KOW. «M OπW «ù LU OW KLJuÊ» : 2-3 u l «_ GU U Lb ßW ô r ºV Mf «_ HU. -3 r d«±l Kw «ö±oc w «HUÿ Kv EU W «Lb ßW. 0-3 DKV ±s ±L Kw «ö±oc «LºU LW w q ±AUØq ÅbÆUzNr. 9-3 I dõ ±L Ku «ö±oc NOQ «ß FLU «e±s. 8-3 ºU r ±L Ku «ö±oc w b«œ ±AU l «Lb ßW. 7-3 Km ±L Ku «ö±oc «Lb d U OU Nr Ë U Nr. 6-3 r d«±l Kw «ö±oc w «_ ADW «Lu«W. 5-3 I dõ ±L Ku «ö±oc ADW œ«lw u«o ±l U OU Nr «d u W. 4-3 AU «ö±oc w «LU U «AdØU «d u Os Ë «ô LU OOs. 3-3 FIb ±L Ku «ö±oc «LU U DdÕ ±AUØKNr. 2-3 «KLOc«Ë«ö±Oc ±L KuÊ w ±JU V «FUË OU. -3 «FUË OW «Lb ßOW Iu u OH NU. ±øaøøu ØøøøW «KøLOøøc w «øoøøøu «Løb ßøOøøøW Føøør «Ø øøøv : øør JøOOøøn «ù IøøUŸ «Løb ßøøw øaøøuë ±øl «_ øøøu Føøør «Ø øøøv : ºU r «AdØU w u Od ßJs KLb ßOs. øøu øøød «øløb ßøøW Køøv ßøJøøs KLøb ßøOøøøs Føøør «Ø øøøv : JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn.0..2.3 6

«M OπW «ù LU OW KLJuÊ : 3-4 «Mu«c u d Kv «e UÃ Ë Mb «CdË Kv ÆLAW LMl œîu «Ad«. 2-4 DKv «MU U ±d Øq U±Os. u d «Lb ßW Kv Uzj OU w KLFKu±U. u ød «Lb ßøW Køv øuzøj FKOøo «OU øu º FLøq AJøøq FKøøw Føøør «Ø øøøv : «Lb ßW ±Fd W u«ßdw ±R d«œæoiw ±AU b Ë ±IdË AJq Ob ±s d «Jq. «Løb ßøøW ±øfød øøøw AøJøøq øoøøøb Føøør «Ø øøøv :»- œ±øøøøuã «Løb ßøøøøW øøw ± ODøNøøøU Ë ßNøu øøøw «FøLøøøøq U Løøb ßøøøW øu øøød «Løb ßøøW Køv îøe«øøøw KøJø øøøv Føøør «Ø øøøv : 2-7 MU ±FKu±U u «Lb ßW ±FKIW w «LJ V ( îd«zj, Åu, u«z` «ö±oc Ë «Lb ßOs). -7 «LJ V ±πne AJq ØU w (±J V, Ød«ßw, îe«u ). FDøøw ±Jø øøv «Løb øød «Dø øu øøu ºøMøøU Ë ±ød ø øøøu U øøeë«føøør «Ø øøøv : ø øu øøød «Løb ßøøW Køøv ±ødøføør ±øb ßøøw Føøør «Ø øøøv : «ªe«W ±H u W w Ë t Øq «AdØU. 2-9 ºU r ±ª Kn «AdØU w ºOs uœ «Gc W. -4 «πb «Ê Ë «ºIn w U W Ob. OºX MU Iu πb «Ê Ë ßIn «MU U. «πb «Ê Ë «_ßIn ±IU˱W K dœ Ë K d«. «MøU øøøw «Løb ßOøøøW w øu øøøw øoøøøb Føøør «Ø øøøv : JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn.4.5.6.7-9 ºU r ±ª Kn «AdØU w ºOOd «LDFr..8.9 5

JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 0-3 u d «Lb ßW Kv ±ºUØs Ë OHOW. 9-3 u d «Lb ßW Kv ÆU W ± Fbœ «u Uzn. 8-3 u d «Lb ßW Kv ±DFr. 7-3 u d «Lb ßW Kv îe«w ±b ßOW. 2-3 u d «Lb ßW Kv ßU W KFV Ë «d U{W. 5-3 LOl «πd«ë «Ld«o º πov KLFU Od «πu Í NU «FLq. 4-3 «ºU W ±NOQ AJq «zo. 3-3 «Lb ßW ±ºOπW. 2-3 u d «Lb ßW Kv ±πu îcd. -3 u d «Lb ßW Kv ±ª Q ö EU U ªU Ã. «Løøb ßøøøW ±NøOøøøQ AøøJøøøq «zøøøo Føøør «Ø øøøv : 7-2 u d «Lb ßW Kv ÅOb OW UzDOW r πb b ±ªeË NU AJq ±MEr. 6-2 r MEOn «ºU W Kv «_Æq ±d Øq uâ. 5-2 u d «ºU W Kv ßö ÆLU±W ±u{u W AJq ±MEr Ë Fbœ ØU. 4-2 u d «Lb ßW Kv ±d«oi KH OU. 3-2 u d «Lb ßW Kv ±d«o Å OW Ë Kv ±d«oi ÅU W öß FLU. 2-2 «Lb ßW ±eëœ U LU «BU ` KAd». -2 «Lb ßW FOb s Øq ±Bb K KuÀ. «Løøb ßøøøW EøøOøHøøøW Ë ød Køøv Å øøøw «øøkloøøøc Føøør «Ø øøøv : 4- u«w «Lb ßW H ` Kv ±πu ±s 3- LJs «uåu ºNu W v «Lb ßW. 2- Øq Hq IDl Æq ±s öà ØOKu± d«obq v «Lb ßW. - ±uæl MU «Lb ßW ô Fd «KLOc _Í îdd. ±øuæøøøøl «Løb ßøøøW ±MøøUßøøøøV Føøør «Ø øøøv :. - «L Oøøøj («LøuÆøøl, «MøøU øøu...«øa)..2.3 4

JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn () ±ö EW : ±b ßW FMw Ë b ±b ßOW ±b ß MU () Ib _ HU MU FKOLU Ob«_Ê... œë«(œë«ë d) «Lº FLq (ËÊ):.................................................................................................. «u b «Lb ßOW:...................................................................................................................... «LπLu W «Lb ßOW:.................................................................................................................. «Aø øøjøøøøw : LU W :..................................................................................................................................... OU W Ë ««d OW «u MOW Ë «A U»» :..................................................................................... «Aø øøjøøøøøøw :.2 3

«A JW ±πb W Ø d «ØU X NU ÅKW U AªOh «πlu w Ë/ Ë d U±Z «MLOW «ô LU OW KId W / «Lb MW. ±s LFOU U Ë Ë OU «ö±oc ô FOAuÊ w «Id W). «A JW Od «bëè «r Js «_ ªU «U{dËÊ L KuÊ «Lº HOb s «Lº FLKOs KLb ßW (± ö CU JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 2

«ºKDW «L KOW «_ ªU «Lu«œ U Id W ( OUÊ, IMOOs, zlw «a...) ±L Ku «πlu W «LH AuÊ Ê ±Js ±L Ku OµW «b f ±L Ku «ö±oc «_±NU ( πmw «_±NU - Ê Ë b «_±NU «L FUË U Ë «MºU «IOUœ U Ë «MºU «L FKLU...«a); ±L Ku LFOW U Ë Ë OU «ö±oc; «bë W ± ö). «A JW b LW «HUzb «r Cd KMIU Øq «LªU Os: HUœÍ IU «Ku ØKt Kv U LªU Os( «ªUÅW «LºRË OW Kv «LMAj døe r «bëè «OºX «A JW öß FLU ). «_±d ô FKo MFr πlol «HUÅOq «LcØu (ØQÊ πov MFr U Mº W KLd«Oi w Os NU Od ÅU W «πu «IOIw Mb «LFMOOs «HFKOOs U FLKOW, Fb IU ±l LOl «AdØU. «LX Ø U W (- Fr) w Os Ê «A JW OºX «bëè «r r ±MUÆAW ±FLIW ËœÆOIW KπezOU ±l «LAU ØOs, Ë «r Y «LMAj s øøq LJøøs Ê º øfløøøq «A JøøøW AøøJøøøq Od ±özøøør? ºs d w b«w «ºMW «b «ßOW FNU IOOr Bn ßMuÍ Ë BOKW w îd «ºMW «b «ßOW. ºV «_±JMW, œ«±x îlf ßU U îö u±os. «πuœ Ë «Fd n «bæoo KFLKOU «Ld«œ πu U. «πd V d± t CLs l ±d«q: Ld d «A JW Kv Øq ±πlu W Kv b, πlol «OU U, b b d ºOs Øøøør ±øøs «uæøøx JHøøw c p Ë øøw Í øød ±øøs «ºMøøøW? JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn

«_±U W «œ U Ê Bq w «_îod Kv FX «πuœ Ë FX "±b ßW Åb IW ú HU ". QØ d Æb ±s «A JW «ß FLU «LHOb ±s ßOJuÊ Ë «LAU ØOs LOl ±l «_ÅMU LOl b««lnr ±s t ô «LIU˱W «w Od U. v t ±s «Lº Oq Ê uøq Jq ±b ßw «Kb ±d b«œ LOl «_œë«, πv Kv «LMAj Ê FU Z c««ù U Ë U MEd Ë AU ØOW. OºX «FLKOW QÊ u w ±LU b«œ U, w «üê «A JW ONU º FLq «w «Lb«Øq AU r «Lπd Os «A JW AJq O` Ø d Æb ±LJs ±s «JöÂ Ë «døw KDHq. MU Fi «_ßµKW «w πv Ê DdÕ MuŸ ±s «Le«Õ Jw ºNq Ld d U w Fi «ºOUÆU. Ë Æb b Fi «Lπb W. Od «_ßµKW Ë d NU u V «w «_ßµKW w ±U b Øu«Jw «Ld d Fb Ë Æ q KLMADOs Fuœ «_±d Ë OLJs _ b «Hd IOs Ê ô πov Kv Fi «_ßµKW _ t Od ±FMw Nc««πU V ±s «πuœ. FDONU Åö OW U±W. ô Ê MU U QØOb ßµKW Ø d ±ö ±W KFU r «IdËÍ ±Mt KFU r «CdÍ Ë «FJf Å O`. «A JW w JKNU «U w îcfx OKW ±b πu U Fb ö Ø Od «IX s Ë NU Ed ±ª KHW, «Aw «cí øøq M Gøøøw «ß FLøU ønu ØLøøøU øøøw Ë øuù±jøøøuê JOOHøøøNU? U IOU l Bn ±d Kw Ë d«uœ IOOr w NU W «ºMW. b b, ±Mc «b«w, «LNU ˫LºRË OU Ë «AdØU «c s u V «Y MNr ËØc p Ë U±W «_ ADW. ØOøøøn øør {LøøøUÊ πøu d øøu±øøøz «FLøøøq? Ih «πuœ «cí Fuœ U Cd Kv «_ HU. ÆU KOW «ù πu «Hu Í QÆq ØKHW. d l «_±d KLAU ØOs Js U døoe Kv ±FOU s «MOs: ØOøøøn Iøøød d øøøu±øz ºOøøøs «πøøøuœ? JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 0

d o «bîq «L Kw( «Ed «L U w îd «u OIW ). Kv Jq OU U ±Ku W (± ö: EU «Ju» «LLKu ) FKo U Lb ßW, Ë Mπe U «Lb d Ë o Lu à eëœá t ±MADu «LªDDU. «Lb ßuÊ, «LH AuÊ Ë «Lb dëê. («LM ª uê...«a.) «IdË W «πlu W Ë «ü U «_ HU Kv ±d K Os, r «ô GU b«w ±l «LπLu U «öà «Ad JW Øq Ë«b Kv b : MIDW IDW F Q cá «LFDOU «_ßUßOW FDw Jd Ë OW s «LAUØq «w FOANU «Lb ßW. «MEd s «ô IUô ). ØOøøøn Iøøøb «M øøuzøøz øv «LAøU ØøOøøøs? s d o Ll ÆU «FLuœ «_ Ls. ØOøøøøn FøøU øøøøz «LFøøDOøøøøU? () «ØUÊ «πu " Fr", (0) «ØUÊ "ô". ØøøOøøøøn MøøIøøøøj «_ u øøøøw? P «znr. Rô «_ HU «c s AJKuÊ w πd MU MBd«ßUßOU K Bu Kv «Æ d«u MU ˱s q D Oo Ë«î OU ±MADOs ± ºLOs U Ib Kv «ù BU, îuåw ú HU «c s, ˱l «_ßn, Oºu«œ«zLU ±b u s ûœô Øq ±πlu W Kv b ±l «ô GU b««lnr ±s «M UzZ. ±IU W q ±s «öà «LπLu U Ll r p, Fb r ØøøOøøøøn Føø øøøøq «Aøø JøøøøW? bœ «ö±oc Ë «KLOc««LMIDFOs s «b «ßW îö «ºMW «LU{OW Os BU u d Ë BU ±UÍ ( Gi º W «MπUÕ w «± UÊ Ë uã «ù b«œí. JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 9

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U FW, ±s ` UÊ ±b ßW U FW. «b«îkow Ë «ºKDU «ùækolow. ËÆb d X d W «L Uœ cá Du «U±U, ±LU LJMMU, w U W u d U Kv œë«d W «L Uœ, Ë p ±s îö ±ªDDU ± KOW K MLOW «ô LU OW KπLU U «L KOW, «w Ad KONU Ë «±NLW ±JU W FDw ±Mb±πW ±AU l «Ou OºOn ±MELW Ë «A U» Ë «u MOW «d OW Ë «Os «FUËÊ d U±Z F Lb œë U «ºOUßW Ë «ôæ BUœ U{d«IOo «MLOW «AU±KW «LDKu W. OLU ªh GOOd cá «u{fow. S «ØUÊ S±JU NLU «ôæ BU Kv ±πu NW «_ß U» «b«îkow KHAq «Lb ßw, ßO Iv ± bëœ b ºU b U «w «Ou OºOn ±MELW Ë «A U» Ë «u MOW «d OW Ë «±πnuœ«iv ØNcÁ, Uô ±U OMNr Ë Os ±b ßW r Kπu U Æj îö OU Nr, ØKNU u«±q FdÆq «Du «b «ßw ú HU. «FKr bè «_ HU. U_±OW Ë «Fu Ë bâ Æb «ü U Kv l «OU «Lb ßOW _ MUzNr Uù{U W v «Fb«Â «u«åq Æb «b u w Øc p œë Á t «Lb ßw U L Oj «CFn, c«s «LºRË W «u Ob w OºX «Lb ßW Ê Od «LπNuœ««w c NU «bë W Ë «FUzö c V œ «Ã «d UÕ. ö±oc «ºMW «UßFW ßUßw, îkbx v UzZ ±IKIW, ±LU FMw Ê Øq Qîd w ºOs uœ «d OW ßOπFq BHu «_±OOs. ØLU Ê «b «ßW «w πe NU Ë ««d OW «u MOW ßMW 999, u ÆOU «LJ º U «b «ßOW ºd» U FKOr «ô b«zw (3 v 4 HU ±s Åq 0 U FU r «IdËÍ ØLFb Ë Mw) u d Kv Øq «Euÿ ö U Hq Jq îdè. œë d«kv öœ U FOAt Ê LJs u«æl q «Bu, Hu ØU w ºOMU u MU «_±d FKo ô «Os x U Ë «_±NU QÊ C OU Nr X ßbÈ, r Øq Lö «ºOf Ë «F µw πbëè «Lb. îbuåu «LMIDFOs, «ö±oc bœ e«b ±U JºOU B ` Ê LJs K ºπOö, «BU bí «LM v Nc«p ±l Ë ±døe «LU±MU «OuÂ, Fb Ê MU UÊ «Jr(«ºπOö ). F d cá «A JW œ«k ªDOj Ë «IOOr «L Kw KLAU l «L FKIW ºOs uœ «Lb ßW. Ë AJq cá «πuœ «Gøøøød ±øs «A øøjøøøøw: «ºOøøU øøiøb øøøøøøøøør JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn øiøb øøøøør. 6

Ÿ - «l «HdœÍ ú HU........................................................................................................................... 02 Á - «L u U «b «ßOW............................................................................................................................. 9 œ - «Lu«Æn, «ºKuØU, «Dd «Ob«u OW................................................................................................ 8 à - dë «FKr U Iºr............................................................................................................................ 7» - œ±uã «Lb ßW w ± ODNU, ßNu W «FLq U Lb ßW.............................................................................. 5 - «L Oj («LuÆl, «MU U «a)............................................................................................................... 4 «Aø øøjøøøøøøw q LJs Ê º FLq «A JW AJq Od ±özr?............................................................................................. Ør ±s «uæx JHw c p Ë w Í d ±s «ºMW?........................................................................................ q M Gw «ß FLU NU ØLU w,  Uù±JUÊ JOOHNU?...................................................................................... 0 d IW «ß FLU NU: «u ONU....................................................................................................................... 80 ±U w ±Ju U NU? «LJu U......................................................................................................................... 80 ØOn r b«œ U?........................................................................................................................................ 70 ±U «HUzb ±MNU: «ôß FLU Ë «ªUÅOU....................................................................................................... 70 «Gd ±s «A JW: «ºOU øøiøb øøøøøøøøør JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn..2 5

JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 4

«Lb ßøøøøøw Aøøø~øøøøøq Ë«{øøøø`. ÖøøLU ±~øømx «B}øøøøødË ±øøs œ±øøøz «Lb ßøøøøøW øw ± }ødäøøøu ˱øøs IK}øøh «äøøøøb LU }øøøøw ÆU }øøøør ÆdË øøøøw ˱øøs ± }øøøøj «LøøøøøbÊ, äøøør ±u«åhøøøøøu ±ª KøHøøøøW. ËÆøb r Bøu øcá «º}øødË Ë πøød øøøøäu ±øs øød ±d }øøøs ±ºRË }øøøøs ±döe }øøøs ˱ø K}}øøøs «LH Aø}øøøs Ë«_ øªøøøu ËÍ «ªø øøød. DøøøKøøV øcá «B}øøødË ±ºøøøU LW «πl}øøøl : «_ HøøøU, «ü øøøu, «Lb ß}øøs, «Lb d øøøøs, øøuœ «ød ø}øøøøøw Ë Ê øøøøu øøu «Ld øføøøw u ±} øøøu Iøøøøu «DøøHøøøøq øcˆ «Aøø ~øøøw ±πødœ œ«ºø}dw øw îb±øøw ±ºKºq ø º}øøs JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn 3

JW «πuœ IOOr «Lb ßW d U±Z «FUËÊ Os Ju±W «LGd» Ë «Ou Oºn

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