HÔPITAL INTERCOMMUNAL SUD LEMAN VALSERINE



Documents pareils
Bilan GES Entreprise. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre

Bilan GES Entreprise. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre

Bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES)

BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE

Drôme Service Nettoyage (DSN)

BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE SELON LE DECRET DU 11 JUILLET 2011

Bilan des émissions de gaz à effet de serre

1. CONTEXTE AVERTISSEMENT AU LECTEUR DÉFINITIONS...7

France Telecom SA. Bilan d émissions de Gaz à effet de Serre (GES) Décembre 2012

BILAN GAZ A EFFET DE SERRE THALES S.A. Réf : DENV/CG/sbs/12/171//COU Page 1

Bilan GES réglementaire d Eovi Mutuelle en France. Olivier Laguitton

Evaluation des émissions

Bilan des émissions de gaz à effet de serre de la société Fromageries BEL SA

Diagnostic Gaz à effet de serre de l Institut National de Recherche en Sécurité (INRS)

Bilan des émissions de gaz à effet de serre

BILAN D ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE 2011 DU SIAAP

Bilan d émissions de gaz à effet de serre

CENTRE HOSPITALIER D ALBERTVILLE ET MOUTIERS

Bilan d émissions de GES Banque Courtois 21/11/12 1

Bilan d'émissions de GES

BILAN CARBONE avril 13. Services Technologies Industries Pour l Environnement

Bilan des émissions de gaz à effet de serre. Année 2011

Bourbon Offshore Surf

1 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT ARRÊTÉ

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR

SPIE Sud-Est. Restitution pour la publication du bilan des émissions de gaz à effet de serre. Déclaration Art 75 loi ENE SPIE Sud-Est 1

Matériels de Formation du GCE Inventaires Nationaux de Gaz à Effet de Serre. Secteur de l'energie Combustion de Combustibles

CIRCULAIRE N 2983 DU 18/01/2010

CAHIER DES CHARGES. Etude de faisabilité : Version septembre Chaufferie bois. Agence de l'environnement et de la Maîtrise de l'energie

LA SOCIÉTÉ CANADIAN TIRE VIABILITÉ DE L ENTREPRISE EMPREINTE ÉCOLOGIQUE DE L ENTREPRISE ET DE LA CHAÎNE D APPROVISIONNEMENT 2007 (1)

Réduction des consommations d hydrocarbures par pré-traitement physique

l entretien des chaudières

Production d eau chaude sanitaire thermodynamique, que dois-je savoir?

NOTIONS FONDAMENTALES SUR LES ENERGIES

Plan Climat Énergie. Territorial

Votre Stratégie Énergétique, Performante et Écologique, avec cette petite flamme en plus qui change tout!

Plan d actions Bilan Carbone. Périmètres d étude Sources d émissions Nbre d actions

Se raccorder à un réseau de chaleur

J O U R N E E S G EOT H E R M I E EN R E G I O N C E N T R E

la climatisation automobile

Réseau de chaleur Cantagrelh. Commune d Onet-le-Château

Les émissions de GES au quotidien et les gains possibles

Pour une harmonisation des méthodes et des paramètres économiques. de comparaison entre les filières de production ou d économie d énergie

Bilan Carbone MAAF :

L énergie sous toutes ses formes : définitions

LE CHAUFFAGE. Peu d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien. Pas d entretien. Pas d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien.

Responsabilité sociale et environnementale POLITIQUE SECTORIELLE PRODUCTION D ELECTRICITE A PARTIR DU CHARBON

Date 16/09/2013 Révision 00 Rem. Début

ÉCOCONCEPTION ET ÉTIQUETAGE ÉNERGÉTIQUE

Comment peut-on produire du chauffage et de l'eau chaude à partir de l'air? EFFICACITÉ POUR LES MAISONS

Gaz à effet de serre émis et consommations énergétiques inhérentes. à l habitation et aux déplacements d

Jean-Yves RICHARD ADEME

I. Introduction: L énergie consommée par les appareils de nos foyers est sous forme d énergie électrique, facilement transportable.

C3. Produire de l électricité

Livret de chaufferie

Incitants relatifs à l installation de pompes à chaleur en Région wallonne

Énergie décentralisée : La micro-cogénération

CONSEIL PERSONNALISE POUR LA REALISATION D'UNE CHAUFFERIE AUTOMATIQUE AU BOIS POUR LA COMMUNE DE BREITENBACH

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons

ALFÉA HYBRID DUO FIOUL BAS NOX

Réduire sa consommation d énergie dans les entreprises industrielles

Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement

CORRIGE. CHAP 04-ACT PB/DOC Electrolyse de l eau 1/12 1. ALIMENTATION ELECTRIQUE D'UNE NAVETTE SPATIALE

Résidence des Badinières

Formation Bâtiment Durable :

Qu'est-ce que la biométhanisation?

SERVICE PATRIMOINE CONSULTATION POUR DEMANDE DE DEVIS

Réussir son installation domotique et multimédia

Synthèse du bilan carbone

Yutampo La solution 100 % énergie renouvelable

4 ème PHYSIQUE-CHIMIE TRIMESTRE 1. Sylvie LAMY Agrégée de Mathématiques Diplômée de l École Polytechnique. PROGRAMME 2008 (v2.4)

MUNICIPALITE DE GLAND

Système d énergie solaire et de gain énergétique

Appel à projets 5,2. Se déplacer Se nourrir Se loger Le reste

D i a g n o s t i q u e u r I m m o b i l i e r Tél Port Fax

L ENERGIE CORRECTION

QU EST-CE QU UN CHAUFFE-EAU THERMODYNAMIQUE?

L ÉNERGIE C EST QUOI?

Comment? chez le particulier ou en collectivité

Présentation du 04 décembre 2014 CONFERENCE POLLUTEC

Le réchauffement climatique, c'est quoi?

Suivi des émissions de gaz à effet serre causées par l'achat d'électricité

CAHIER DES CHARGES Audit énergétique du groupe scolaire et du foyer communal

2.0. Ballon de stockage : Marque : Modèle : Capacité : L. Lien vers la documentation technique :

en Appartement Besoins, Choix du Système, Coûts...

CONCEPT H 2 ZERO ENERGY ZERO EMISSION

Avis d Energie-Cités. Cette proposition est disponible sur :

De l intérêt du combustible bois pour le séchage de maïs. La nouvelle génération de centrales thermiques

T. BONNARDOT 17/12/2010

RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT

Résumé de l étude réalisée par CO 2 logic pour le compte de la STIB

ENQUÊTE. Comparatif des modes de chauffage & Prix de vente de la chaleur en Série Économique RCE 15. Février 2013

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières

Le confort toute l année

Classification des actions d efficacité énergétique

Prescriptions Techniques

Plan Climat Territorial de la Communauté d Agglomération de l Artois

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR DYNAMISER LE DÉVELOPPEMENT DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN MARTINIQUE DOSSIER DE PRESSE

Fiche d application. 7 octobre

Transcription:

BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE SELON LE DECRET DU 11 JUILLET 2011 HÔPITAL CHEMIN DU LOUP 74164 SAINT JULIEN EN GENEVOIS REVISION 0 1 DATE Mars 2013

SOMMAIRE 1 INTRODUCTION...3 1.1. OBJET... 3 1.2. CADRE REGLEMENTAIRE... 3 1.3. CONTENU DU RAPPORT... 4 1.4. GLOSSAIRE... 5 2 BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE...6 2.1. DESCRIPTION DE LA PERSONNE MORALE... 6 2.1.1 Informations administratives... 6 2.1.2 Description sommaire de l activité... 6 2.1.3 Mode de consolidation choisi... 6 2.1.4 Description du périmètre organisationnel retenu... 7 2.1.5 Description des périmètres opérationnels / postes d émissions retenus... 7 2.2. ANNEE DE REPORTING DE L EXERCICE ET ANNEE DE REFERENCE... 9 2.2.1 Année de reporting... 9 2.2.2 Année de référence... 9 2.3. EMISSIONS DE GES... 10 2.3.1 Emissions directes de GES... 10 2.3.2 Emissions indirectes de GES associées à la consommation d électricité, de chaleur ou de vapeur 14 2.3.3 Autres émissions indirectes de GES... 15 2.3.4 Synthèse des émissions... 15 2.4. ELEMENTS D APPRECIATION SUR LES INCERTITUDES... 19 2.5. EXCLUSION DE SOURCES DE GES ET DE POSTES D EMISSIONS DE GES... 19 2.6. FACTEURS D EMISSIONS ET POUVOIRS DE RECHAUFFEMENT GLOBAUX (PRG) UTILISES 20 2.7. ADRESSE DU SITE INTERNET OU LE BILAN EST MIS A DISPOSITION DU PUBLIC... 20 3 SYNTHESE DES ACTIONS...21 3.1. ANALYSE DU BILAN... 21 3.2. DESCRIPTION SUCCINCTE DES ACTIONS ENVISAGEES... 21 3.3. SYNTHESE DES ACTIONS ENVISAGEES PAR L HÔPITAL LEMAN VALSERINE AU COURS DES TROIS ANNEES SUIVANT 2011 (ANNEE DE REPORTING)... 22 Mars 2013 Révision 0 Page 2/23

1 INTRODUCTION 1.1. OBJET L HÔPITAL (HISLV) est une personne morale de droit public employant plus de 250 personnes en France. A ce titre, il doit réaliser un bilan de ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). La personne chargée du suivi du dossier est la suivante : Sophie AMIOT Centre Hospitalier de la Région d Annecy Responsable Développement Durable : 04 50 63 60 57 Mail : samiot@ch-annecy.fr Le bilan a été réalisé avec l assistance de la société BUREAU VERITAS, basée à Dardilly (69). Les informations et données consignées dans ce document émanent de l HÔPITAL qui a vérifié le présent document, en assure l authenticité et en assume la responsabilité. Le bilan a été réalisé au moyen de l outil Bilan Carbone - version 7.1.04 de l Association Bilan Carbone (ABC) qui permet de répondre intégralement à l obligation réglementaire. 1.2. CADRE REGLEMENTAIRE Suite au Grenelle de l Environnement, deux principaux textes sont parus concernant la réalisation d un bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) : - la loi n 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagemen t national pour l environnement (ENE) et notamment son article 75 qui a créé une nouvelle section au chapitre IX du titre II du livre II du code de l environnement, intitulée «et plan climat-énergie territorial», - le décret n 2011-829 du 11 juillet 2011 relatif au bil an des émissions de gaz à effet de serre et au plan climat-énergie territorial qui inscrit dans le code de l environnement des dispositions réglementaires aux articles R229-45 à R229-56 permettant de définir les modalités d applications du dispositif. Le bilan est obligatoire pour les personnes morales de droit privées employant plus de 500 personnes pour la France métropolitaine ou plus de 250 personnes pour les régions et départements d outre mer. En outre, le bilan est obligatoire pour l'état, les régions, les départements, les communautés urbaines, les communautés d agglomération et les communes ou communautés de communes de plus de 50 000 habitants ainsi que les autres personnes morales de droit public employant plus de 250 personnes. Mars 2013 Révision 0 Page 3/23

Les personnes morales tenues d établir un bilan des émissions de gaz à effet de serre sont celles qui ont leur siège en France ou y disposent d un ou plusieurs établissements stables et qui remplissent la condition d effectif rappelée plus haut, l effectif étant calculé conformément aux règles prévues à l article L. 1111-2 du code du travail, au 31 décembre de l année précédent l année de remise du bilan. Le bilan des émissions de gaz à effet de serre fournit une évaluation du volume d'émissions de gaz à effet de serre produit par les activités exercées par la personne morale sur le territoire national au cours d'une année. Le volume à évaluer est celui produit au cours de l'année précédant celle où le bilan est établi ou mis à jour ou, à défaut de données disponibles, au cours de la pénultième année. Les émissions sont exprimées en équivalent de tonnes de dioxyde de carbone. Le bilan doit être accompagné d une synthèse des actions qui présente, pour chaque catégorie d émissions (directes et indirectes), les actions que la personne morale envisage de mettre en œuvre au cours des 3 années suivant l établissement du bilan. Cette synthèse indique le volume global des réductions d'émissions de gaz à effet de serre attendu. Le bilan d émissions de GES est public et mis à jour tous les 3 ans. Les gaz à effet de serre considérés sont ceux énumérés par l'arrêté du 24 août 2011 relatif aux gaz à effet de serre couverts par les bilans d'émissions de gaz à effet de serre, à savoir : - le dioxyde de carbone (CO 2 ), - le méthane (CH 4 ), - le protoxyde d azote (N 2 O), - les hydrofluorocarbones (HFC), - les hydrocarbures perfluorés (PFC), - l hexafluorure de soufre (SF 6 ). 1.3. CONTENU DU RAPPORT Le présent rapport s appuie sur la trame du guide du MEDDTL (Ministère de l Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement) intitulé «Méthode pour la réalisation des bilans d émissions de gaz à effet de serre conformément à l article 75 de la loi n 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement na tional pour l environnement (ENE) Version 2». Le chapitre suivant reprend ainsi les différents éléments attendus. La dernière partie de ce rapport présente la synthèse des actions de réduction envisagées sur 3 ans et le volume global des réductions attendu. Mars 2013 Révision 0 Page 4/23

1.4. GLOSSAIRE Nous reprenons ci-dessous quelques définitions issues de la méthodologie ministérielle précitée : Gaz à effet de serre (GES) : constituant gazeux de l'atmosphère naturel ou anthropogène, qui absorbe et émet le rayonnement d'une longueur d'onde spécifique du spectre du rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre, l'atmosphère et les nuages. Les gaz à effet de serre considérés sont ceux énumérés par l'arrêté du 24 août 2011. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre (GES) : évaluation du volume total de GES émis dans l atmosphère sur une année par les activités de la personne morale (PM) sur le territoire national, et exprimé en équivalent tonnes de dioxyde de carbone. Catégorie d émission : Ensemble de postes d émissions de GES. Trois catégories d émissions sont distinguées, les émissions directes de GES, les émissions de GES indirectes liées à l énergie et les autres émissions indirectes de GES. Ces catégories sont dénommées «scope» dans d autres référentiels. Donnée vérifiable : Donnée qui peut être vérifiée, au sens de justifiée ou documentée (notamment dans le cadre de la transmission au préfet du bilan de la personne morale, article R 229-48). Émission directe de GES : émission de GES de sources de gaz à effet de serre, fixes et mobiles, contrôlées par la personne morale. Émission indirecte de GES associée à l énergie : émission de GES provenant de la production de l'électricité, de la chaleur ou de la vapeur importée et consommée par la personne morale pour ses activités. Autre émission indirecte de GES : émission de GES, autre que les émissions indirectes de GES associées à l énergie, qui est une conséquence des activités d'une personne morale, mais qui provient de sources de gaz à effet de serre contrôlées par d autres entités. Facteur d'émission ou de suppression des gaz à effet de serre (FE) : facteur rapportant les données d'activité aux émissions ou suppressions de GES. Postes d émissions : émissions de GES provenant de sources ou de type de sources homogènes. Un poste d émission peut être assimilé à une sous-catégorie. Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) : facteur décrivant l'impact de forçage radiatif d'une unité massique d'un gaz à effet de serre donné par rapport à une unité équivalente de dioxyde de carbone pour une période donnée. Mars 2013 Révision 0 Page 5/23

2 BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE 2.1. DESCRIPTION DE LA PERSONNE MORALE 2.1.1 Informations administratives Raison sociale : HÔPITAL LEMAN VALSERINE Code NAF : 8610Z Code SIREN : 267 400 109 Adresse siège social : Chemin du Loup 74164 Saint Julien en Genevois Nombre de salariés : 778 2.1.2 Description sommaire de l activité L HÔPITAL (HISLV) est situé en Haute- Savoie, à St Julien en Genevois, au contact immédiat de la frontière suisse et du canton de Genève. Son bassin de population compte 135 000 habitants répartis entre l Ain et la Haute- Savoie. C est un établissement public de santé qui dispose de services de médecine, chirurgie et obstétrique (255 lits et places), de Soins de Suite et de Réadaptation (10 lits), de Soins de Longue Durée (30 lits) et d EHPAD Etablissement d hébergement pour personnes âgées dépendantes (100 lits). 2.1.3 Mode de consolidation choisi La norme ISO 14064-1 décrit deux modes de consolidation permettant de déterminer le périmètre organisationnel : - L approche «part du capital»: l organisation consolide les émissions des biens et activités à hauteur de sa prise de participation dans ces derniers. - L approche «contrôle» : - financier : l organisation consolide 100 % des émissions des installations pour lesquelles elle exerce un contrôle financier, - ou opérationnel : l organisation consolide 100 % des émissions des installations pour lesquelles elle exerce un contrôle opérationnel (c est à dire qu'elle exploite). La méthodologie du ministère retient l approche «contrôle», restreinte aux seuls établissements identifiés sous le numéro SIREN de la personne morale, devant réaliser son bilan d émissions de GES. Ainsi le périmètre organisationnel de cette personne morale intègre, pour la totalité des établissements identifiés sous son numéro de SIREN, l ensemble des biens et activités qu elle contrôle, et les émissions associées devront ainsi être consolidées. Cette personne morale doit préciser si le mode de contrôle retenu est «financier» ou «opérationnel». Mars 2013 Révision 0 Page 6/23

Le HISLV a choisi le mode de consolidation par contrôle opérationnel, dans le cadre du présent bilan. 2.1.4 Description du périmètre organisationnel retenu Le périmètre organisationnel intègre l ensemble des établissements de la personne morale ; les émissions associées aux différents établissements doivent ainsi être consolidées. Dans le cas présent, l HISLV dispose d un seul site physique, qui comprend plusieurs bâtiments et activités différentes : - le centre hospitalier, - l EHPAD, - une blanchisserie, - une unité de soins longue durée, - un bâtiment de logements du personnel. 2.1.5 Description des périmètres opérationnels / postes d émissions retenus En s appuyant sur la norme ISO 14064-1, le décret n 2011-829 du 11 juillet 2011 précise une distinction des émissions selon 2 catégories présentées ci-dessous : - les émissions directes, produites par les sources fixes et mobiles, nécessaires aux activités de la personne morale (PM), - les émissions indirectes associées à la consommation d électricité, de chaleur ou de vapeur nécessaire aux activités de la personne morale. De plus, une troisième catégorie d émission est distinguée, à savoir les autres émissions indirectement produites par les activités de l établissement public. Cette catégorie ne fait pas partie de l obligation réglementaire mais peut être prise en compte de manière optionnelle. A titre d illustration, la figure ci-dessous représente les différents périmètres cités précédemment : Mars 2013 Révision 0 Page 7/23

Le périmètre opérationnel retenu pour le bilan GES de l HÔPITAL INTERCOMMUNAL SUD est celui de l obligation réglementaire stricte (scope 1 et scope 2). Ainsi les postes d émissions qui seront pris en compte dans ce bilan sont les postes 1 à 7 de la nomenclature des catégories, postes et sources d émissions présentée ci-après : * Catégories d émissions non concernés par l obligation réglementaire ** Les émissions indirectes associées au transport et la distribution de l'électricité, de la vapeur, de la chaleur et du froid sont comptabilisées dans les référentiels internationaux dans la catégorie «Autres émissions indirectes de GES» (scope 3). Mars 2013 Révision 0 Page 8/23

2.2. ANNEE DE REPORTING DE L EXERCICE ET ANNEE DE REFERENCE 2.2.1 Année de reporting L année de reporting est l année sur laquelle les données d activités sont collectées pour établir le bilan. L année de reporting de ce bilan est l année 2011 (du 1 er janvier au 31 décembre). 2.2.2 Année de référence L année de référence permet à l entité de suivre ses émissions dans le temps et de mesurer l efficacité des actions mises en œuvre. Le bilan d émission de GES sur cette année de référence doit être recalculé en cas de changement de périmètre organisationnel de la personne morale ou de changement de méthode d évaluation des émissions de GES, à l occasion de l établissement de bilans GES ultérieurs. Afin d éviter la réalisation de plusieurs bilans d émissions de GES lors du 1 er exercice, la personne morale peut utiliser sa première année de reporting comme année de référence. S agissant du 1 er exercice, l année de référence choisie par l HISLV est 2011. Mars 2013 Révision 0 Page 9/23

2.3. EMISSIONS DE GES Ce paragraphe présente, poste par poste, les différents éléments ayant permis de calculer les émissions de GES pour les deux catégories suivantes : - les émissions directes, produites par les sources fixes et mobiles, nécessaires aux activités de l établissement public, - les émissions indirectes associées à la consommation d électricité, de chaleur ou de vapeur nécessaire aux activités de l établissement public. Une synthèse des émissions est ensuite présentée sous la forme d un tableau récapitulatif. 2.3.1 Emissions directes de GES Emissions directes des sources fixes de combustion (poste 1) Les émissions directes des sources fixes de combustion proviennent uniquement de la combustion des combustibles de toute nature au sein des sources fixes contrôlées par la personne morale réalisant son bilan, c'est-à-dire des brûleurs, fours, turbines, torchères, chaudières, groupes électrogènes ou autres moteurs fixes, Les combustibles concernés peuvent être d origine fossile (produits pétroliers, houille, gaz, etc.) ou autre (biomasse, déchets organiques et non organiques, etc.). Identification des sources : Les combustibles concernés sont repris ci-dessous : - Gaz naturel, qui est utilisé pour les installations de combustion du site (chaudières, unité de cogénération). - Fuel domestique, uniquement pour les essais de groupe électrogène. L ensemble des installations sont considérées sous le contrôle opérationnel de l établissement public. L HISLV comprend une unité de cogénération, qui permet : - de chauffer les bâtiments (chauffage et eau chaude sanitaire), - de fournir de l électricité sur le réseau, pour une utilisation tierce. Les chaudières du site fonctionnent ainsi uniquement lorsque la cogénération n est pas en fonctionnement, ou en fonction des besoins. L unité de cogénération fonctionne généralement de début novembre jusqu au 15 avril. Cette unité nécessite une consommation de gaz naturel (et donc des émissions de gaz à effet de serre), directement utilisée par l HISLV et utilisée pour générer de l électricité. Sur le plan méthodologique, les émissions liées à l ensemble de la consommation de gaz naturel du site sont affectés au bilan GES de l HISLV et les émissions qui sont évitées par les installations tierces qui utilisent l électricité générée par l unité de cogénération, sont recensées dans les émissions évitées (cf paragraphe 2.3.4) mais ne sont pas déduites du bilan GES. Mars 2013 Révision 0 Page 10/23

Calcul des émissions : L ensemble des bâtiments du HISLV ont été pris en compte, en déterminant le nombre de kwh pour le gaz naturel (compteurs ou factures) et le nombre de litres pour le fuel domestique. Les données utilisées pour le calcul des émissions sont les suivantes : Combustible Gaz naturel Fuel domestique Quantité consommée en 2011 15 805 215 kwh PCI 500 litres Facteur d émission 0,204 kgco 2 e / kwh PCI (combustion) 2,681 kgco 2 e / litre (combustion) Emissions en Teq CO 2 3 224,4 1,34 Le gaz naturel représente près de 100 % des émissions de ce poste. Rappelons qu une grande partie de la consommation du site est liée à la production d électricité pour une utilisation tierce. Emissions directes des sources mobiles à moteur thermique (poste 2) Les émissions directes des sources mobiles proviennent uniquement de la combustion de carburants au sein de sources de combustion en mouvement contrôlées par la personne morale réalisant son bilan, c est-à-dire des véhicules terrestres, aériens, ferroviaires, marins ou fluviaux. Par dérogation à la règle générale, la personne morale comptabilise ses consommations de carburants sur le territoire national et hors territoire national quel que soit le mode de transport utilisé. Quand un véhicule contrôlé par l organisme réalisant son bilan est utilisé à la fois pour des déplacements professionnels et personnels (c est le cas des véhicules de fonction par exemple), seules les émissions relatives aux déplacements professionnels sont reportées dans ce poste. Si cette distinction ne peut pas être faite, alors il convient de comptabiliser l ensemble des émissions. Identification des sources : Seul le gasoil est utilisé pour les déplacements de véhicules légers. Il n y a pas de consommation de carburants pour des camions. Pour les déplacements des sources mobiles, nous considérons uniquement ceux sous le contrôle opérationnel de l établissement public, conformément au mode de consolidation choisi pour établir le bilan. Cela signifie que doivent être pris en compte les véhicules qui sont la propriété de l HISLV et les véhicules en location longue durée (on considère ainsi que la personne morale en a le contrôle opérationnel). Calcul des émissions : Les données utilisées pour le calcul des émissions sont les suivantes : Mars 2013 Révision 0 Page 11/23

Combustible Gasoil véhicules légers Quantité consommée en 2011 12 528 litres Facteur d émission 2,518 kgco 2 e / L (combustion) Emissions en Teq CO 2 31,5 Emissions directes des procédés hors énergie (poste 3) Les émissions directes dites de «procédés» proviennent d activités biologiques, mécaniques, chimiques, ou d autres activités qui sont liées à un procédé industriel. Cette catégorie couvre donc un champ très large d émissions tels que : - Décarbonatation du calcaire pendant la phase de production de ciment générant du dioxyde de carbone, - Émissions de SF 6 lors de la production d aluminium, Identification des sources : Les sources considérées pour l HISLV sont les suivantes : - Consommation de CO 2 en bouteilles : s agissant de CO 2, les volumes consommés se retrouvent automatiquement émis à l atmosphère. - Consommation de N 2 O (protoxyde d azote), comme gaz anesthésiant. Nous considérons que le protoxyde d azote consommé se retrouve dans l atmosphère et qu il n est ainsi pas assimilé par les patients. Cette hypothèse est en cohérence avec le guide sectoriel 2013 de l ADEME sur les établissements sanitaires et médicaux-sociaux. Calcul des émissions : Les données utilisées pour le calcul des émissions sont les suivantes : Source Quantité consommée Emissions en Facteur d émission en 2011 Teq CO 2 CO 2 en bouteilles 8,3 m 3 1 kgco 2 e / kg de CO 2 0,016 N 2 O (protoxyde d azote) 94 m 3 298 kgco 2 e par kg de N 2 O 0,176 Le protoxyde d azote engendre le plus d émissions, même si elles restent négligeables comparativement à l ensemble des émissions du site. Hypothèses prises en compte : - CO 2 en bouteille : masse volumique de 1,87 kg/m 3 de gaz, - N 2 O : masse volumique de 1,872 kg/m 3 de gaz. Emissions directes fugitives (poste 4) Les émissions directes fugitives proviennent de rejets intentionnels ou non intentionnels de sources souvent difficilement contrôlables physiquement. Généralement ces émissions proviennent : Mars 2013 Révision 0 Page 12/23

- de fuites lors d opérations de remplissage, stockage, transport, ou utilisation de gaz à effet de serre par exemple dans le cas de transport de gaz naturel, d utilisation de gaz frigorigène dans les systèmes de refroidissement, etc., - de réaction anaérobie, par exemple dans le cas de la décomposition de matière organique dans les centres d enfouissement de déchets, dans les rizières, dans les eaux stagnantes de bassins de décantation, etc., - de certaines réactions de nitrification et dénitrification, par exemple lors d épandage de fertilisants azotés dans les champs, lors d opérations de traitement des eaux usées, etc., - d émissions de méthane dans les mines de charbon ou depuis un tas de charbon, etc. Identification des sources : Dans le cas des bâtiments pris en compte dans le bilan, ce poste concerne uniquement les émissions fugitives de fluides frigorigènes, dans le cadre du fonctionnement des installations de climatisation et de réfrigération. Calcul des émissions : Deux méthodes peuvent généralement être utilisées en fonction des données disponibles : - l estimation des émissions fugitives par le volume net de gaz frigorigène remplacé. Il faut alors récupérer pour les équipements concernés, les recharges mentionnées sur les fiches d intervention. - l estimation des émissions fugitives par la puissance frigorifique installée (même approche que la méthodologie du Bilan Carbone conçue par l ADEME et portée actuellement par l Association Bilan Carbone). Dans ce cas, pour une condensation à air, nous considérons une charge en fluide de 0,3 kg par kw frigorifique et un taux de fuite de 10 % ; pour une condensation à eau, nous considérons une charge en fluide de 0,25 kg par kw frigorifique et un taux de fuite de 15 %. Pour le présent bilan, la première méthode est privilégiée. Les données utilisées pour le calcul des émissions sont les suivantes : Fluide frigorigène R407C R404a Quantité émise à l atmosphère en 2011 31 kg 0,3 kg Facteur d émission 1 653 kgco 2 e par kg de fluide 3 784 kgco 2 e par kg de fluide Emission en Teq CO 2 51,2 1,1 Nota : les bâtiments possèdent des réfrigérateurs et congélateurs, qui contiennent des fluides frigorigènes. Réglementairement, ces équipements ne font pas l objet de contrôles, si bien que les informations nécessaires ne sont pas disponibles (nature des fluides, quantité, puissance ). Ainsi, malgré le nombre d équipements (environ 135), nous faisons le choix de ne pas prendre en compte de fuites. Mars 2013 Révision 0 Page 13/23

Emissions directes liées à la biomasse (sols et forêt) (poste 5) Les émissions et suppressions de GES issues de la biomasse des sols et des forêts contrôlées par la personne morale réalisant son bilan d émissions de GES peuvent être dues : - à l absorption de CO 2 lors de la croissance de la biomasse et à la dégradation de la biomasse en CO 2, CH 4 ou N 2 O, - aux changements directs d'usage des terres (par exemple : convertir une prairie en forêt ou convertir une prairie en culture agricole), - aux changements dans la teneur en carbone des sols résultant de : - variation du stock de carbone selon les différentes utilisations des terres ; - changement de pratiques agricoles (par exemple : combustion de la biomasse, chaulage, applications d'urée ). Sans objet. Sans objet. Identification des sources : Calcul des émissions : 2.3.2 Emissions indirectes de GES associées à la consommation d électricité, de chaleur ou de vapeur Emissions indirectes liées à la consommation d électricité (poste 6) Les émissions indirectes liées à la consommation d électricité proviennent de différentes sources (chauffage, éclairage, utilités, process, ). Le périmètre à prendre en compte couvre la phase de production de l électricité. L évaluation de l impact des consommations d énergie dans le bilan peut être calculée soit sur la base des facteurs d émissions des usages (chauffage, éclairage, usage en base, usage intermittent), soit sur la base du facteur moyen de production de l électricité. Cette dernière approche est retenue dans le cadre de la présente étude. Identification des sources : L ensemble des bâtiments et installations sont consommateurs d électricité, pour les utilisations courantes (éclairage, chauffage, ventilation, etc), les équipements hospitaliers, etc. Calcul des émissions : Le calcul se base sur la consommation en kwh de chacun des bâtiments. Nous prenons en compte également un taux de fuites sur le réseau de 8 %, en cohérence avec la méthodologie Bilan Carbone de l ABC. Les données utilisées pour le calcul des émissions sont les suivantes : Mars 2013 Révision 0 Page 14/23

Electricité consommée en 2011 (kwh) Facteur d émission Emission en Teq CO 2 3 424 630 0,056 kgco 2 e / kwh 267,1 (avec fuites) Emissions indirectes liées à la consommation de chaleur, vapeur ou froid (poste 7) Les émissions indirectes issues de l approvisionnement en chaleur ou en froid des personnes morales proviennent du processus de fabrication de cette chaleur ou de ce froid. Sans objet. Sans objet. Identification des sources : Calcul des émissions : 2.3.3 Autres émissions indirectes de GES Sans objet, le présent bilan se concentre sur les scopes 1 et 2 uniquement. 2.3.4 Synthèse des émissions Le tableau repris en page suivante ainsi que les graphiques permettent de synthétiser les émissions par poste en faisant également la distinction des émissions par type de gaz. Mars 2013 Révision 0 Page 15/23

Catégories d'émissions Emissions directes de GES Emissions indirectes associées à l'énergie Emissions de GES Emissions évitées de GES Numéros Postes d'émissions CO2 CH4 N2O Autres gaz Total CO2 b Incertitude Total (tonnes) (tonnes) (tonnes) (tonnes) (t CO2e) (tonnes) (t CO2e) (t CO2e) 1 Emissions directes des sources fixes de combustion 3 176 0 0 0 3 226 0 253 0 2 Emissions directes des sources mobiles à moteur thermique 31 0 0 0 32 2 5 0 3 Emissions directes des procédés hors énergie 0 0 0 0 52 0 18 0 4 Emissions directes fugitives 0 0 0 0 52 0 19 0 5 Emissions issues de la biomasse (sols et forêts) Sous total 3 208 0 0 0 3 362 2 295 0 6 Emissions indirectes liées à la consommation d'électricité 0 0 0 0 207 0 30 203 7 Emissions indirectes liées à la consommation de vapeur, chaleur ou froid 0 0 0 0 0 0 0 0 Sous total 0 0 0 0 207 0 30 203 Remarques : - Le CO 2 b correspond au CO 2 lié à la biomasse. Ces émissions doivent en effet être évaluées séparément des autres émissions pour chaque poste, dans la méthodologie ministérielle. - La colonne «Total t CO 2 e» correspond à la contribution de chacun des gaz à effet de serre intégré dans la méthode, en prenant en compte le PRG (Pouvoir de Réchauffement Global) de chacun d eux. En effet, les autres gaz que le CO 2 sont nettement plus réchauffeurs de l atmosphère. Les PRG des gaz sont précisés dans le paragraphe 2.6 ci-après. - Les valeurs d incertitudes sont évaluées qualitativement en prenant en compte l incertitude sur la donnée d activité et l incertitude sur le facteur d émission (cf paragraphe 2.4 ci-dessous). Mars 2013 Révision 0 Page 16/23

Bilan GES : Emissions de GES et incertitudes par poste réglementaire, en tco2e 4 000 Scopes 1 et 2 Scope 3 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 3 226 1 000 500 0 647 207 32 52 52 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Sources fixes de combustion Sources mobiles à moteur thermique Procédés hors énergie Fugitives Issues de la biomasse (sols et forêts) Consommation d'électricité Consommation de vapeur, chaleur ou froid Liées à l'énergie non incluses dans les postes 1 à 7 Achats de produits ou services Immobilisations de biens Déchets Transport de marchandise amont Déplacements professionnels Franchise amont Actifs en leasing amont Investissements Transport des visiteurs et des clients Transport de marchandise aval Utilisation des produits vendus Fin de vie des produits vendus Franchise aval Leasing aval Déplacements domicile travail Autres émissions indirectes Mars 2013 Révision 0 Page 17/23

Remarques sur le graphique : seuls les scopes 1 et 2 sont pris en compte dans le présent bilan (périmètre obligatoire). Une partie du scope 3 figure sur le graphique ci-dessus (poste «liées à l énergie non incluses dans les postes 1à 7»). Il apparait car il est lié aux consommations d énergie des sources fixes et mobiles qui comportent deux types de facteurs d émission : - le facteur d émission lié à la combustion des énergies fossiles et à la production de l électricité (mode de génération de l électricité) (scopes 1 et 2), - le facteur d émission lié à la phase amont de la combustion des énergies fossiles et de la production de l électricité (extraction des matières premières, transport ) (scope 3 poste «liées à l énergie non incluses dans les postes 1à 7»). Commentaires : Les émissions totales du bilan s élèvent à 3 569 tonnes de CO 2 e, réparties de la façon suivante : - 3 362 tonnes de CO 2 e pour les émissions directes de GES (soit 94,2 %), - 207 tonnes de CO 2 e pour les émissions indirectes associées à l énergie (soit 5,8 %) La consommation des sources fixes de combustion engendre les émissions les plus importantes, essentiellement dues à la consommation de gaz naturel qui représente à elleseule 90,3 % des émissions totales (y compris la consommation de gaz naturel nécessaire à la production d électricité de l unité de cogénération). Le deuxième poste d émissions concerne la consommation d électricité à hauteur de 5,8 %. Le reste des postes sont tout à fait mineurs à l échelle du bilan global. Emissions évitées : Des émissions peuvent être évaluées dans le cadre d une double fonction liée au traitement des déchets et à la production d énergie, de la cogénération ou encore d une installation de production d électricité à partir d une source renouvelable. L HÔPITAL fait l objet d émissions évitées par l intermédiaire de l unité de cogénération (cf paragraphe 2.3.1). L énergie électrique produite par cette unité et redistribuée dans le réseau représente 3 626 058 kwh, ce qui est équivalent à 203 tonnes de CO 2 (soit environ la consommation électrique de l ensemble de l HISLV). Mars 2013 Révision 0 Page 18/23

2.4. ELEMENTS D APPRECIATION SUR LES INCERTITUDES La personne morale doit présenter des éléments d appréciation de l incertitude sur les principaux postes concernés. Ces éléments peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. Pour l appréciation des incertitudes, nous considérons une incertitude sur les facteurs d émission et sur les données d activités. Les incertitudes ont été évaluées pour chaque donnée de façon qualitative. La synthèse des incertitudes par poste d émission est reprise cidessous : Poste d émission Incertitude sur le Incertitude sur la Remarques facteur d émission donnée d activité Emission directes des sources fixes de combustion Gaz naturel 5 % 3 % - Fioul domestique 5 % 10 % - Emissions directes des procédés CO 2 en bouteille 0% 10 % - Protoxyde d azote 30 % 5 % - (N 2 O) Emissions directes des sources mobiles à moteur thermique Gasoil, approche par 10 % 5 % - litrage consommé pour les véhicules légers Emissions directes fugitives Fluides frigorigènes, 30 % 1 % - approche par recharge Emissions indirectes liées à la consommation d électricité Electricité 10 % 3 % 30 % sur le facteur d émission des pertes en ligne L incertitude globale est estimée à 9%. 2.5. EXCLUSION DE SOURCES DE GES ET DE POSTES D EMISSIONS DE GES Lors de l évaluation des émissions de GES du bilan, aucun poste d émissions réglementaire n a été exclu. De même, toutes les sources associées aux postes ont été prises en compte. Mars 2013 Révision 0 Page 19/23

2.6. FACTEURS D EMISSIONS ET POUVOIRS DE RECHAUFFEMENT GLOBAUX (PRG) UTILISES Les facteurs d émissions et PRG utilisés dans le présent bilan sont ceux de la Base Carbone. Aucun autre facteur d émission n a été pris en compte. Les PRG des différents gaz sont repris ci-dessous : Gaz PRG CO 2 1 (référence) CH 4 25 N 2 O 298 HFC et PFC 100 à 15 000 SF 6 22 800 Lecture : pour le méthane par exemple : 1 kg de CH 4 est équivalent à 25 kg de CO 2. 2.7. ADRESSE DU SITE INTERNET OU LE BILAN EST MIS A DISPOSITION DU PUBLIC www.ch-st-julien.fr Mars 2013 Révision 0 Page 20/23

3 SYNTHESE DES ACTIONS 3.1. ANALYSE DU BILAN Compte tenu du périmètre pris en compte dans cette étude, la consommation d énergie engendre plus de 96 % des émissions totales (principalement la consommation de gaz naturel puis l électricité). Ainsi, les actions de réduction doivent préférentiellement se concentrer sur le sujet de l énergie, pour réduire le bilan. 3.2. DESCRIPTION SUCCINCTE DES ACTIONS ENVISAGEES Les bâtiments de l HISLV sont relativement anciens, si bien que des actions de réduction des consommations d énergie sont prévues, notamment sur le bâti. Un plan de travaux de 2013 à 2015 est prévu avec des rénovations structurelles et des rénovations d unités fonctionnelles ou d hospitalisation. Sur le thème de l énergie, précisions l existence d un guide de l ANAP sur l amélioration de la performance énergétique dans les établissements de santé et médicaux-sociaux. Celui-ci peut être une source d idée de réduction des consommations. La synthèse des actions, récapitulée dans le paragraphe qui suit, fait le point des actions de réductions envisagées par l HISLV. Il s agit des actions réalisées en 2012 ou projetées en 2013-2014-2015, c'est-à-dire celles des 3 années qui suivent l année de reporting du bilan. Mars 2013 Révision 0 Page 21/23

3.3. SYNTHESE DES ACTIONS ENVISAGEES PAR L HÔPITAL AU COURS DES TROIS ANNEES SUIVANT 2011 (ANNEE DE REPORTING) Poste d émission Action envisagée Notion temporelle Remarques Consommation des sources fixes Consommation des sources fixes Consommation électrique Consommation des sources fixes Consommation des sources fixes Consommation électrique Consommations d énergie Consommations d énergie Consommation des sources fixes Réalisation d un bilan par le facilitateur de l installation de cogénération, afin de conclure sur le rendement de l installation et mener d éventuelles actions d amélioration. Au sujet de l unité de cogénération, un bilan des rendements est réalisé chaque mois, avec actions correctives en cas de besoin. Changement des éclairages existants des circulations des services non rénovés. Réfection de l'étanchéité et donc de l'isolation des toitures terrasses. Travaux de remplacement d'une chaudière gaz. 2012 2013 - Action continue - 2013 2014 2015 Rénovations structurelles Création d'installations électriques et donc d'éclairage neuf plus performant sur le plan énergétique 2013 2014 2015 Rénovations des services Amélioration de la ventilation et du confort d'été. Réalisation d'une GTC pour l'installation de chauffage 2013 2014 2015 - et cogénération, les installations de la cuisine, la surveillance des températures de l'ecs notamment dans le cadre de la surveillance de la légionellose. Suppression de bras morts pour l eau chaude sanitaire 2013 Actions préventives sur le suivi de l hygiène de l eau Remplacement de l éclairage existant par un éclairage 2014 2015 Hors rénovations des plus performant sur le plan énergétique, pour les services circulations communes Mars 2013 Révision 0 Page 22/23

La définition d un objectif global de réduction est complexe, principalement parce que les consommations d énergie sont dépendantes de l activité des bâtiments et de la météo. Néanmoins, comme demandé dans le décret du 11 juillet 2011, l HÔPITAL se fixe un objectif global de réduction des émissions de 5 % au cours des 3 années qui suivent l année de reporting, ce qui représenterait un volume de 178 tonnes de CO 2 e. Mars 2013 Révision 0 Page 23/23