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LA VIE EN FACE Le serment d Hippocrate Journal d un médecin de campagne Un film documentaire de Dominique Gros Une coproduction ARTE France, les Films d Ici (58 mn - 2003) Jeudi 8 janvier 2003 à 22.40
NOTE D INTENTION Dans nos sociétés de plus en plus libérales, la visite d un plombier coûte deux fois plus cher que celle d un médecin, un client peut réclamer son ordonnance au médecin qui n est plus qu un prestataire de service, et une clinique peut demander à un chirurgien de ne plus pratiquer certaines opérations non rentables. La situation médicale semble donc aujourd hui paroxystique et paradoxale. Si on ajoute à cela l extension juridique des droits des patients et la jurisprudence du décret Bianchi qui rend «responsable» un médecin pour un accident médical même s il n y a pas eu de faute, qu en est-il de «l exception médicale»?, dans quelle lointaine patrie se trouve exilé momentanément le médecin qui prête le Serment d Hippocrate? Pourtant, l enjeu est d importance pour la médecine et la société de demain. Devant tant d interrogations, un film qui donnerait simplement la mesure du travail d un médecin généraliste à la campagne nous a semblé pertinent. À «ceux qui ont choisi de n être ni des saints, ni des bourreaux, mais seulement des médecins» Albert Camus - La peste 3
RESUME À travers l itinéraire du docteur Galfard, une réflexion sur le métier de médecin en zone rurale. Au fil des rencontres et des interventions, le médecin se révèle tour à tour ami, parent, confident, psychologue. Médecin de campagne, le docteur Galfard sillonne les routes du canton de Banon (Alpes-de-Haute-Provence) à la rencontre de ses patients. Entre son travail au cabinet, les visites à domicile et les gardes à l hôpital, il fait part, avec humour et finesse, de ses impressions sur la vocation médicale et sur la pratique de son métier. En fonction des besoins, il rassure, conseille, écoute, à toute heure du jour et de la nuit. Pour le docteur Galfard, la médecine est un véritable art de vie, où il faut accepter la banalité de la maladie et de la mort tout en restant prêt à se mobiliser à chaque instant. Pudeur et dignité Même si les malades sont montrés dans leur intimité, leur dignité est toujours préservée. La caméra de Dominique Gros ne se focalise pas sur l état des patients, mais sur la médecine et sa pratique dans ce qu elle a de plus physique : les gestes, les regards, le ton de la voix sont au cœur du diagnostic et constituent le ciment de la relation médecin-malade. Tout en soulignant la permanence du rôle du médecin de campagne (dans le soutien moral et le maintien d un certain lien social), le docteur Galfard dit la solitude du praticien face à son patient, face aux décisions qu il doit prendre et assumer seul. La personnalité du médecin et certaines séquences rendent le documentaire particulièrement poignant : par exemple quand il se rend en pleine nuit au chevet d une femme alcoolique et reste longuement à parler avec elle et à la réconforter. Pour le médecin, cette proximité est essentielle. C est ce qui rend les hôpitaux locaux indispensables : ils offrent à la fois une meilleure qualité de soins et un environnement familier à des patients souvent âgés. Si la mission d un médecin, est de se battre contre la maladie, la mort, la solitude, forcément un jour on perd la guerre, avoue le docteur Galfard, mais tout doit être fait pour que la défaite soit honorable. 4
Dans un village de Haute Provence, Michel G, un médecin généraliste, consulte ses patients : du cabinet au domicile, et aux visites dans le petit hôpital local. MICHEL G vit dans la région depuis 20 ans. Il sillonne les collines, connaît souvent où habitent les gens, intervient avec les pompiers et est capable de mettre des points de suture, faire des échographies ou des électrocardiogrammes à son cabinet ou à l hôpital si besoin. L hôpital local de ce village a 3 fonctions : il accueille des personnes âgées en maison de long séjour, des personnes en convalescence et des personnes handicapées adultes. Situé à 300 mètres du village, il constitue un espace sanitaire et social, peut accueillir pendant les gardes des malades qui peuvent être soignés certes en urgence mais sans besoin de grand plateau technique. Ainsi, les patients restent près de chez eux, le Samu n est pas dérangé outre mesure et les hôpitaux des grands centres sont peut-être moins surchargés Le film propose donc une investigation dans le domaine de la pratique médicale généraliste, à la lumière de la plus vieille définition de l art du soin qui se trouve présentée dans le Serment d Hippocrate ; non pour dessiner un Eden perdu, mais pour mesurer la distance qui préside à la relation entre le médecin et le malade, et pour entendre les obligations auxquelles consciemment et inconsciemment le corps médical est tenu vis-à-vis de la société et du malade. Le film tente de s approcher des enjeux de santé publique qui se traitent et se discutent parfois loin du terrain. Comme une radiographie, à travers les visites médicales, des situations exemplaires sont présentées qui devraient servir aussi de témoignages et de messages de prévention. On découvre ainsi de manière sensible les pathologies qui restent d actualité : cancer, Alzheimer, handicap, alcool, tabac. Si ce journal du médecin de campagne se déroule d une garde à une autre, démontrant les variétés des situations et des enjeux, Guillaume, un jeune malade handicapé, donne la mesure, de sa réalité quotidienne à l hôpital. Nous ne sommes ni dans l hagiographie du «Docteur», ni dans l hystérie des images type «Urgences», mais avec un médecin généraliste et ses patients pour sentir aussi les signes, voire les symptômes et les ressources de notre société dans le domaine si complexe de la santé où le patient prend de plus en plus la parole et vit avec le médecin une relation privilégiée. Le médecin généraliste en milieu rural n est plus tout à fait le médecin de campagne isolé de nos grands pères, mais par sa situation d acteur en première ligne, il nous rappelle qu un médecin est avant tout et depuis toujours un clinicien et qu il reste seul face à son patient. 5
Serment d Hippocrate C est après le procès des médecins allemands de Nuremberg en 1947, pour tenter de remédier à la dénaturation profonde du serment originel, que l Association médicale mondiale rédige, en 1948, un texte qui devait servir de référence aux médecins du monde entier. Cette version moderne du Serment d Hippocrate, appelé Serment de Genève, est à la disposition des jurys de thèses dans la plupart des Facultés françaises. Il sera suivi en 1949 du premier Code international d éthique médicale. L article 109 du nouveau code de déontologie médicale prévoit, comme dans les précédents codes, que tout médecin doit prêter serment. En Espagne, le serment n est pas prononcé par le nouveau médecin, mais le texte est remis au récipiendaire par le jury. En Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis), les traditions, relatives à la fois à la prestation du serment et au texte, varient considérablement d une université à l autre. Serment réactualisé par le Pr. Bernard Hoerni, adopté par le Conseil de l Ordre en avril 1996 : «Au moment d être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d être fidèle aux lois de l honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l humanité. J informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis dans l intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l indépendance nécessaire à l accomplissement de ma mission. Je n entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu à leurs familles dans l adversité. Que les hommes et mes confrères m accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j y manque.» 6
FILMOGRAPHIE DOMINIQUE GROS Auteur-Réalisatrice pour la télévision depuis 1983 Ecriture d une pièce de théâtre : Aux.Bons.Soins, créée à France Culture le 14 mai 2002. Simone et Jacqueline : Une résolution. 1983-54 mn - FR3 /INA Prix Création de télévision SGDL/SCAM 1983- Rétrospective Thierry Garrel Jeu de Paume 2000 Camping 1984-50 mn A2/INA avec l aide de Parifilms. La mort du bœuf 1986-52 mn TF1/ INA/T.V. Sydney -Australie- Lauréate 85 de la Villa Médicis Hors les Murs. Cinéma du réel Paris et Rotterdam 1986 Travailler à domicile : 1987-7 portraits de 5 mn, série 31 portraits - Toucan d argent au Festival de Rio 1987 - Prix spécial Vidéo Tokyo 1988 Antoine Vitez- Journal intime de théâtre 1989-52 mn - Co-auteur Fabienne Pascaud - La Sept/INA - Diffusion La Sept/Vidéo Août 39 : Le compte à rebours 1989-90 mn - FR3/Son et Lumière Roger Planchon 1989-50 mn Co auteur F. Pascaud- La Sept/vidéo La Lèpre 47 mn La Sept Arte/ INA. 1 ère émission de la collection: Les Grandes Maladies proposée par Sylvie Blum et Dominique Gros Théâtre à l étude 52 mn- Le Barbier de Séville de Beaumarchais m.e.s par Jean Luc BOUTTE à la Comédie Française. Le Dialogue dans le marécage 170 mn super 16mm La Sept/INA- Adaptation, mise en scène et réalisation de la pièce de MARGUERITE YOURCENAR- Avec André WILMS, Hélène Lapiower, Denis Léger Milhau - Diffusé 8/9/98 THEMA M/Y Hélène Delavault : Erik Satie et Darius Milhaud Chansons /Piano Plateau, direct différé : 1993-2 x 15 mn. La Sept La naissance des demoiselles: 1993-26 mn avec Paule Constant Correspondances Soirée Thema de 3h40 : ARTE / Agat films/ Mikros image - Avec la collaboration artistique de Eve Ramboz. Vercors 44, la vulnérabilité des Grands Maquis 1994-52 mn Collection Les libérations de la France Anabase/ France 3 - France 3 Vidéo. Louis Jouvet 1994-60 portrait Soirée théâtre Arte. INA / La Sept Marguerite Yourcenar 1995-45 mn - Co-auteur Josyane Savigneau- Collection Ecrivain du XX e sciècle - France 3 / Image et Cie Julie, itinéraire d une enfant du siècle. 1995-80mn Grand Format. BFC / Arte/ INA Prix International de la SCAM -Prix des Bibliothèques- Cinéma du Réel 1996 L Ile des enfants 1996-50 mn proposé par Laure Adler La Sept/Arte Tomasi di Lamedusa 1997-45 mn Co-auteur Jean Claude Navarro -France 3/ GMT Marguerite Yourcenar : une vie d écriture 1998-60 mn Arte/BFC, Amours Adolescentes 1998-70 mn Canal Plus /BFC Voyage au bout de la rue 58 mn France 3 / INA et Deux émissions radiophoniques de 90m sur France Culture Il était une fois des Conteurs 1999-70mn Les films d ici/ Arte Qui a peur du Minotaure? 2000 85mn- Artline films/ Grand Format ARTE Syracuse 2000 40mn CollectionVoyages Arte/Films d Ici/Opus productions Samarcande 2000 40 mn Collection Voyages Arte/Films d Ici 7
FICHE TECHNIQUE Réalisation... Dominique GROS Assistante... Fany Vidal Image... Isabelle FERMON Son... Antoine RODET Montage... Olivier ZUCHUAT Mixage... Roger DUPUIS Moyens techniques... OPUS Productions / L Envol Une coproduction... ARTE France Unité de programme / Thierry GARREL Chargée de programmes / Elisabeth HULTEN Les Films d Ici Serge LALOU Anne Cohen-Solal Avec la participation du... Centre National de la Cinématographie avec le soutien de la... PROCIREP 8