ÉDITO 1 Les études universitaires ne préparent pas à l exercice d un métier. Elles visent le développement des connaissances et de la recherche. A l issue des études, les diplômés doivent donc faire preuve d imagination pour définir la fonction qu ils pourraient exercer au sein des entreprises privées ou publiques. Un foisonnement de possibilités! Bonne nouvelle, les possibilités d emploi foisonnent. Bonne nouvelle encore pour ceux et celles qui sont préoccupés par le choix de la filière d études, ce dernier n est pas absolument déterminant pour la construction de la carrière professionnelle. Bien entendu, pour devenir médecin, il faut étudier la médecine, et pour devenir avocat, il est nettement préférable de choisir le droit. Mais dans bien des cas, plusieurs formations peuvent conduire à l exercice d une même fonction. Tous les débouchés par filière Dans cette brochure, nous avons cependant choisi de vous présenter les débouchés qui s offrent à vous après chacune des filières d études proposées par l Université de Genève, les débouchés étant regroupés par faculté. Nous n avons toutefois délibérément pas traité la carrière académique, en principe mieux connue des étudiants. Les sources Les informations statistiques mentionnées dans le texte proviennent des enquêtes réalisées par l Office fédéral de la statistique. Elles portent sur l insertion professionnelle des diplômés des universités suisses, un an et cinq ans après la fin des études. Le CSFO Centre suisse de service Formation professionnelle, orientation professionnelle, universitaire et de carrière - a édité des cahiers commentant ces résultats. Nous avons également utilisé les ouvrages publiés par l Association suisse pour l orientation universitaire, et traitant des activités professionnelles des diplômés en droit, en économie, en médecine, en sciences sociales et humaines. La réalité romande Ces différentes enquêtes font toutefois la part belle au marché de l emploi alémanique. C est pourquoi nous avons utilisé d autres sources d information, moins chiffrées mais plus proches de la réalité romande. Il s agit tout d abord des informations délivrées par les facultés de l Université de Genève, souvent accessibles sur les sites des facultés. Puis, les dossiers réalisés par la Commission d orientation professionnelle romande et tessinoise (CIDOSP) et les enquêtes du Service d orientation et conseil de l Université de Lausanne auprès de ses anciens diplômés ont alimenté le texte. Nous avons aussi utilisé des informations produites par certains secteurs professionnels, tels la magistrature, la psychologie ou la finance. La liste complète de ces sources se trouve en page 43. Enfin, nous avons largement puisé dans les comptes-rendus des conférences organisées par le Centre Uni-emploi de 2003 à 2007, conférences qui ont rassemblé plusieurs centaines de professionnels. Ces résumés ainsi que le présent texte peuvent être consultés sur www.unige.ch/cue. Une dernière précision encore, lorsqu il est question de diplôme, il s agit tantôt de master, tantôt de licence. C est que les études universitaires ont subi ces dernières années une profonde transformation, les licences étant à terme remplacées par les masters. Les prestations du Centre Uni-emploi Puisse ce texte vous aider à élargir votre horizon professionnel! Le Centre Uni-emploi vous propose encore de nombreuses prestations pour vous aider dans la construction de votre projet professionnel et faciliter votre passage à l emploi. Si vous êtes inscrit-e à l Université de Genève ou que vous venez d y achever vos études, n hésitez pas à le consulter! Marie-José Genolet Responsable promotion Centre Uni-emploi
SOMMAIRE 3 ENTRER À L UNIVERSITÉ ET EN SORTIR : REGARD SUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES UNIVERSITAIRES 4 FACULTÉ DES SCIENCES 7 J étudie les sciences de la terre, de la vie et de la santé J étudie la matière J étudie l informatique et les mathématiques FACULTÉ DE MÉDECINE 13 FACULTÉ DES LETTRES 15 J étudie les langues et la littérature J étudie la philosophie et l histoire FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES 21 J étudie l économie et la gestion J étudie les sciences sociales FACULTÉ DE DROIT 29 FACULTÉ DE THÉOLOGIE 33 FACULTÉ DE PSYCHOLOGIE ET DES SCIENCES DE L ÉDUCATION 35 J étudie la psychologie J étudie les sciences de l éducation ECOLE ET INSTITUTS 41 Ecole de traduction et interprétation Institut de hautes études internationales et du développement EN SAVOIR PLUS 43 Sources citées dans le texte, liens utiles
ENTRER À L UNIVERSITÉ ET EN SORTIR : REGARD SUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES UNIVERSITAIRES 4 La brochure que vous tenez entre les mains est conçue comme un guide d information. Elle n est pas à confondre avec un mode d emploi, qui proclamerait : si vous étudiez telle branche, vous obtiendrez tel job! En effet, l insertion des jeunes universitaires est loin d être tracée d avance : relativement facile pour les titulaires d un titre en médecine, pharmacie ou droit, elle s avère plus ardue pour les diplômé-e-s en sciences sociales. De même au niveau des salaires : un an après les études, certaines filières rapportent plus que d autres. Survol d une réalité fortement contrastée, qu il s agit d aborder avec un maximum d atouts afin de concrétiser son projet professionnel. L insertion des universitaires n a pas un caractère automatique. D abord parce que, on l a vu, les débouchés sont vastes et communs à plusieurs filières d études. Ensuite parce que les titulaires d un titre universitaire ne trouvent pas toujours du travail : en Suisse, en 2005, près de 6% des diplômé-e-s étaient sans emploi un an après la fin de leurs études. Qui plus est, en région lémanique, l accès à un poste conforme aux qualifications des universitaires est plus ardu. DIFFÉRENCES D INSERTION SELON LES FACULTÉS Mais ne peignons pas le diable sur la muraille: en 2007, le taux de sans-emploi parmi les diplômés universitaires cinq ans après la fin de leurs études s élevait à 1,9%. De plus, la situation est à nuancer en fonction des facultés.les titulaires d un diplôme d une filière dont l accès à la profession est clairement réglementé (médecine, pharmacie et droit) s insèrent assez facilement sur le marché du travail. Ainsi, en 2005, les jeunes juristes étaient 34% à se plaindre de difficultés d insertion (contre 38% pour l ensemble des jeunes universitaires en Suisse cette année-là), leur taux de chômage atteignant 5% (contre 7% pour toutes les filières). A l autre extrême, les diplômé-e-s en sciences sociales ont plus de peine à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications. A titre d exemple, 53% des titulaires d un diplôme en sciences politiques ont rencontré en 2005 des difficultés d insertion et 17% ont connu le chômage. Quant aux diplômés en psychologie, ils étaient 68% à avoir eu des difficultés d insertion. DES SALAIRES CONTRASTÉS Au niveau des salaires aussi, les différences entre les formations sont grandes : les universitaires issu-e-s des sciences économiques, des sciences pharmaceutiques, de l informatique et de la médecine touchent les plus hautes rémunérations. Par exemple, les jeunes spécialistes en pharmacie gagnaient en moyenne 78 000 CHF annuels bruts en 2005, contre 71 000 pour l ensemble des filières. En bas de l échelle se trouvent les diplômé-e-s de certaines filières de lettres (philosophie, histoire de l art et musicologie), les juristes (en raison des stages consécutifs aux études de droit, leur situation s améliorant rapidement à la fin de leur formation) et les scientifiques formé-e-s en biologie, physique et chimie (ces chiffres s expliquant toutefois par le nombre élevé d étudiant-e-s qui, un an après les études, sont encore en formation et poursuivent jusqu au doctorat). Citons par exemple le cas des jeunes diplômé-e-s en philosophie, qui touchaient en 2005 6 000 francs de moins par an que la moyenne pour l ensemble des universitaires.
5 ET LA RECHERCHE? La recherche académique constitue un débouché offert à toutes les filières universitaires. En 2005, plus de la moitié des diplômés ont poursuivi leur formation après leur diplôme de base. Les économistes pour leur part n étaient que 38% à le faire. DU RÊVE À LA RÉALITÉ Face à cette réalité complexe et nuancée, il s agit de garder un esprit positif et motivé : passer du rêve à la réalité, former un projet professionnel et utiliser un maximum de ressources pour le concrétiser. Et puisque agir sur la conjoncture économique n est pas évident, à chacun-e de mettre en avant ses compétences personnelles : pas seulement son savoir, mais aussi son savoir-faire, enraciné dans son expérience et son expertise. Sans oublier son savoir-être : ce sont là les fameuses soft skills, qui sont de l ordre de la personnalité et du comportement - par exemple, les capacités de communication ou de coopération -. Le but : se différencier de ses clones académiques et se profiler sur le marché du travail. Les clés concrètes du succès : adopter une démarche réseau, à savoir rechercher de l information, se faire connaître et envoyer des offres spontanées (puisque deux tiers des postes de travail restent sur un marché caché). Bref, à chacun-e de trouver de manière active son propre mode d emploi pour passer de l uni à l emploi. Sources : Premier emploi après les études, la situation des diplômées et des diplômés universitaires. Plusieurs cahiers édités par le CSFO (Centre suisse de services Formation professionnelle / orientation professionnelle, universitaire et de carrière), 2007. De la haute école à la vie active : premiers résultats de l enquête 2005 auprès des nouveaux diplômés. Office fédéral de la statistique (OFS), 2006.
FACULTÉ DES SCIENCES 7 Gare aux clichés! Non, les étudiant-e-s de cette faculté ne se transforment pas forcément en rats de laboratoire, ignorant la marche du monde pour poursuivre leurs mystérieuses expériences. Les scientifiques qui choisissent la recherche académique travaillent en équipe, partagent leurs résultats et contribuent à des progrès décisifs. Les autres se retrouvent au cœur de la société, dans des secteurs variés : essentiellement écoles, industrie, administration et services. La faculté des sciences, ce n est en fait pas moins de huit sections. La majorité de celles et ceux qui les fréquentent poursuivent leur formation après l obtention de leur diplôme, souvent jusqu au doctorat. Mais pour toutes les filières, les développements très rapides de la technologie scientifique, que ce soit dans l industrie, la communication, l informatique, l environnement, l alimentation ou la médecine font apparaître une demande très importante de scientifiques dans les années à venir. Zoom sur les principaux débouchés hors université des études en sciences. J ÉTUDIE LES SCIENCES DE LA TERRE, DE LA VIE ET DE LA SANTE De la biologie à la banque Traditionnellement, les études en biologie conduisent les spécialistes de l étude du vivant à trois domaines de choix : l enseignement secondaire ou supérieur, la recherche - à l université ou dans l industrie - ou encore le travail scientifique dans le domaine de l environnement. Un travail pouvant être accompli aussi bien au sein d administrations publiques et d associations que de bureaux privés impliqués dans la protection de l environnement. Ces dernières années, les sociétés privées de services emploient toujours plus de biologistes (en Suisse, près de 11% s y retrouvent pour leur premier emploi) : on en voit ainsi dans des banques ou des assurances. Enfin, les biologistes trouvent des emplois dans l enseignement et à l Université mais aussi dans l industrie bio-médicale ou agro-alimentaire (biologie moléculaire) et dans les domaines du patrimoine, de la biodiversité et de l environnement (zoologistes et botanistes). Gérer les défis écologiques Comme la biologie, les sciences de la terre préparent à la gestion des grands défis écologiques, en formant des géologues et des minéralogistes. Ces spécialistes peuvent travailler au sein de services publics, d associations ou de bureaux privés de protection de l environnement. Leurs tâches principales : mesures sur le terrain, traitement des données, rédaction de rapports, recherche de documentation et activités administratives. Chargée de communication au Domaine nature et paysage «Informer sur la protection de l environnement!» Après des études universitaires en biologie (diplôme en botanique tropicale et post-grade en écotoxicologie), Christina Meissner Denham travaille dans des associations de protection de l environnement. Depuis 2001, elle est chargée de communication au Domaine nature et paysage du Département du territoire de l Etat de Genève. Sa mission : informer le public des politiques de protection de l environnement, de la faune et de la flore. Pour ce faire, elle coordonne des publications, met à jour le site internet et élabore des supports d information (panneaux, brochures, signalisation de sentiers didactiques). Elle effectue aussi de la sensibilisation dans les écoles. Ce qu elle retient de sa formation de biologiste : une capacité à structurer son raisonnement et des connaissances théoriques qui lui sont précieuses sur le terrain. Source : «Que faire après les études en Sciences?», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007.
8 Gestionnaire à la Banque Pictet «Une analyse financière et scientifique» Après son doctorat en biologie moléculaire, Vincent Ossipow tombe sur une petite annonce : la Banque Pictet, à Genève, cherche à engager un-e biologiste moléculaire. Très motivé, Vincent obtient un post-grade en finance et, du même coup, le poste convoité. Il travaille alors en équipe pour gérer le fonds «Biotech» de la Banque et vérifier la viabilité financière et scientifique des projets liés à ce fonds. Des projets en lien avec les technologies du vivant et les nouvelles découvertes dans ce domaine, qui offrent des applications dans les secteurs de la santé, de l environnement, de l agriculture et de l alimentaire. De plus en plus de sociétés financières font appel à des scientifiques pour participer à la gestion des fonds «Biotech». Il y a donc de plus en plus d opportunités, «pas énormément, mais de plus en plus», assure Vincent Ossipow, aujourd hui consultant indépendant dans le même domaine. Source : «Diplômés en Sciences : parcours après l université», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Sciences pharmaceutiques : des officines aux usines Contrairement aux biologistes et aux géologues, les titulaires d un diplôme en sciences pharmaceutiques trouvent facilement un emploi après les études. Un an après l université, on en retrouve en Suisse 70% dans les pharmacies d officine, où les pharmaciennes et pharmaciens exercent une foule d activités : vente, conseil, prévention, gestion, formation et fabrication de médicaments. On les voit également dans les pharmacies d hôpital ou l industrie alimentaire, vétérinaire, cosmétique, chimique et, bien sûr, pharmaceutique. La branche pharmacie/biotech, extrêmement dynamique, offre en effet de nombreuses possibilités d emplois dans des fonctions variées : recherche et développement, production, contrôle qualité, affaires règlementaires et secteur commercial. Moins souvent, les spécialistes en sciences pharmaceutiques s insèrent dans l humanitaire (comme délégué-e-s au Comité International de la Croix Rouge, par exemple) ou au sein de l administration : les services du pharmacien cantonal ou de l assurance maladie, notamment, leur offrent des opportunités d emploi. Autre débouché possible : les laboratoires d analyse médicale. J ÉTUDIE LA MATIERE Chimie et biochimie : étudier la matière C est aussi en laboratoire que se retrouvent souvent les chimistes et biochimistes. Par leur expertise, les chimistes expérimentent, découvrent et créent de nouveaux objets moléculaires à partir de matière inerte, tandis que les biochimistes étudient et manipulent la matière animée. Leur objectif commun : analyser les molécules pour comprendre «comment ça marche». En termes de débouchés, les perspectives offertes aux chimistes et biochimistes se rejoignent largement. De l université - et autres hautes écoles - à l industrie (pharmaceutique, biomédicale, agroalimentaire et chimique), en passant par les administrations ou les sociétés privées de services (pensons à celles spécialisées dans l analyse biomédicale et le contrôle de l environnement ou des denrées alimentaires), leurs activités se résument en quatre pôles : recherche, développement, production et contrôle qualité. Mais la formation en chimie et biochimie ouvre aussi sur d autres domaines professionnels. et enseigner ces matières Pour celles et ceux qui possèdent la fibre pédagogique, l enseignement secondaire reste une option de choix. Par ailleurs, une formation complémentaire (notamment en économie ou en droit) permet aux chimistes et biochimistes d accéder à des secteurs variés, tels que la création d entreprise, le marketing, la gestion, le droit ou la communication.
9 Physique : recherche, industrie et autres si affinités Les physiciennes et physiciens sont aussi nombreux à poursuivre leurs recherches sur la matière dans les laboratoires des hautes écoles (53% s y retrouvent un an après leur diplôme, au niveau suisse, souvent dans le but d obtenir un doctorat). Mais leurs connaissances cruciales pour les avancées technologiques leur permettent également de s insérer assez facilement dans d autres secteurs, notamment dans l industrie (électrique, électronique, énergétique, médicale etc.). Autres exemples de débouchés professionnels : l enseignement, le journalisme scientifique, la météorologie, l informatique, les télécommunications et la finance. Manager en parfumerie chez Firmenich «Participer à la création de parfums» Le travail de manager en parfumerie permet à Olivier Blum, chimiste de formation, de participer à la création de parfums. Son activité recouvre trois aspects importants : - Un aspect management : gestion de projets, de ressources humaines et d équipe. - Un aspect créatif : participation à des tests sensoriels organisés par les chimistes et orientation de leur recherche pour créer des produits adaptés aux besoins de la clientèle. - Aspect gestion de la production : contrôle des délais et des coûts de production. Source : «Les stratégies pour bien postuler dans la chimie - pharmacie», Conférences du Centre Uni-emploi 2003-2007. Le saviez-vous? Deux formations valent la peine d être signalées à celles et ceux qui optent pour des études en sciences : - Objectif enseignement : la Faculté des Sciences propose une maîtrise bidisciplinaire. Après un baccalauréat dans une branche, l étudiant-e choisit une seconde branche enseignable (biologie, physique, etc.) et rédige son travail de mémoire dans les deux disciplines. - Objectif entreprise : la section des Hautes Etudes Commerciales (HEC) propose un programme complémentaire en gestion d entreprise. Cette formation post-grade porte sur tous les aspects de la gestion : marketing, finance, production, systèmes d information et contrôle de gestion. Un menu alléchant pour des profils scientifiques souhaitant acquérir une bonne connaissance du fonctionnement d une entreprise.
10 J ÉTUDIE L INFORMATIQUE ET LES MATHÉMATIQUES Travailler dans l informatique Les spécialistes de l informatique restent cependant les informaticiens et informaticiennes, très recherché-e-s aujourd hui, et dont 45% en Suisse décrochent leur premier emploi dans des sociétés d informatique. On les retrouve aussi dans les hautes écoles, au sein de diverses sociétés de services et, moins souvent, dans les usines de construction d ordinateurs. La plupart des diplômé-e-s en informatique exercent une profession de l informatique (ingénieur-e système / logiciels, développeur / développeuse, ingénieur-e en informatique). Leurs principales activités : recherche et développement, application et installation, gestion de projet, vente et conseil. Selon leur type de spécialisation, elles et ils se tournent plutôt vers l informatique appliquée (techniques matérielles, logiciels) ou fondamentale (théorie de l information, procédés mathématiques). L enseignement et les assurances comptent sur les mathématiques Les mathématiques, également dispensées à la Faculté des Sciences, représentent aussi une filière porteuse d emplois. Des secteurs tels que l enseignement et les assurances se plaignent d ailleurs d un manque de mathématiciennes et mathématiciens! Hormis la recherche, les spécialistes issu-e-s de cette filière se retrouvent largement dans l enseignement, puisque 26% y travaillent un an après l obtention de leur diplôme. Les sociétés informatiques, les compagnies d assurances, l industrie (électrique et chimique), les banques et l administration (qui requiert notamment des statisticien-ne-s) leur offrent d autres possibilités d emploi.
11 Eclairage : Actuariat dans une assurance Le travail d actuaire consiste à analyser et à gérer l impact financier des risques. L actuaire crée et applique des modèles probabilistes. Le but : anticiper l impact économique d événements aléatoires et, partant, s adapter à l évolution du marché et de l actualité. Cette fonction très technique implique des connaissances en mathématiques pures, en comptabilité, en droit et en assurances. L actuaire procède également à la mise en place informatique de ses modèles et effectue des statistiques. Les actuaires travaillent dans les compagnies d assurances, mais aussi dans les caisses de pension, les compagnies de réassurances, l administration fédérale et les caisses maladie. La demande d actuaires ne cesse de croître, notamment dans les secteurs bancaire et financier. Source : «Les emplois des universitaires dans les assurances», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Astronomie 10 Autres 226 Diplômés en sciences exactes et sciences de la nature des universités suisses Profession exercée 5 ans après la fin des études (2000-2005) 24% 37% Faculté des Sciences: 1778 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007 Biologie 440 Pharmacie 340 Informatique 126 Mathématiques 131 Chimie & Biochimie 231 Physique 139 Sciences de la terre + Forel 135 Métiers de la santé, de la culture ou de l enseignement, ou chercheurs : 37% (Genève : 50%) Autres : 24% Métiers techniques et informatiques : 17% Métiers commerciaux et des communications : 5% Métiers du management, de l administration, de la banque et des assurances : 17% Source : Données OFS
FACULTÉ DE MÉDECINE 13 Après les études de médecine, le diagnostic est clair : la quasi-totalité des diplômé-e-s exercent la profession de médecin. Un métier qui peut cependant se pratiquer en divers milieux et recouvrir différentes activités. Examen clinique des chemins empruntés par les titulaires d un diplôme en médecine. En Suisse, une année après la fin de leurs études, 90% de ces diplômé-e-s se retrouvent en milieu hospitalier. La raison de cette affluence : l hôpital leur permet de compléter leur formation pour obtenir le titre de spécialiste puis de se perfectionner dans leur discipline. Il leur offre également la possibilité d affûter leur pratique avant de se mettre à leur compte. Seule une minorité de médecins restera à plus long terme à l hôpital, pour y accomplir une carrière hospitalière, parfois doublée d une carrière universitaire. Eclairage : Travailler à l hôpital Selon la Dre Mitsuko Kondo-Oestreicher, la charge de travail du personnel hospitalier a augmenté ces dernières années. «Les séjours hospitaliers sont plus courts mais les patients sont plus nombreux et plus gravement atteints. Les assistants se consacrent essentiellement aux soins et au fonctionnement même de l appareil hospitalier. Souvent au détriment de leur formation à proprement parler.» Lourdeur des horaires, gardes de nuit et de week-end, exigence croissante d une mise à jour technique continuelle, autant de paramètres qui s ajoutent pour rendre le travail à l hôpital pour le moins ardu. En attendant de meilleurs aménagements, l adaptation aux nouvelles techniques, la résistance nerveuse et physique, ainsi que la disponibilité font partie des qualités requises pour être médecin. S y ajoutent dans l idéal une bonne dose de qualités humaines (capacité à mettre en confiance autrui, courtoisie et tact, sens de l écoute et de la compréhension d autrui, sens des relations humaines), une éthique solide (sens des responsabilités et conscience professionnelle) ainsi que, substance de base du mélange, l intérêt pour les soins médicaux. Sources : «Médecine», CIIP/CCO/CIDOSP, Editions ASOU. Fiches InfOP portant sur les professions de la médecine, édition 2008, www.orientation.ch Secteurs public et privé En plus de la pratique hospitalière ou en cabinet privé, d autres options s offrent aux médecins. Notamment la recherche (à l université ou dans des observatoires privés ou publics de recherche appliquée, par exemple en épidémiologie), la santé publique (campagnes d informations, mesures de prévention et de soins au sein de services publics spécialisés dans la santé), la fonction de médecin-conseil (dans des assurances ou entreprises) et l aide humanitaire (au sein d organisations internationales ou d ONG). Mentionnons encore qu en plus de la médecine humaine, la Faculté de médecine de l Université de Genève enseigne la médecine dentaire. Les titulaires de ce diplôme se retrouvent toutes et tous médecins dentistes, la plupart du temps au sein de cabinets dentaires. Faculté de médecine : 1413 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007 Diplômés en médecine des universités suisses Secteur d activité 5 ans après la fin des études (2000-2005) Secteurs de la santé et du social : 74% Administration publique, défense et assurances sociales : 10% Education et enseignement :6% Production d autres services publics ou personnels : 6% Autres : 3% Source : Données OFS 74% 10%
FACULTÉ DES LETTRES 15 Peu de facultés proposent une offre en formation aussi vaste que les Lettres. Trois sections principales, onze départements et une multitude d unités permettent à chacun-e d effectuer des études à la carte, en combinant des branches différentes. A plans d études personnalisés, parcours professionnels variés : tel diplômé en histoire travaillera dans une agence de pub, telle philosophe choisira la coopération au développement. Se dessinent cependant certains débouchés communs à toutes les filières de lettres : essentiellement l enseignement, la culture, la communication et le multimédia. Gros plan sur les perspectives d emploi offertes aux littéraires, regroupées en deux sections, histoire de ne pas y perdre son latin. J ÉTUDIE LES LANGUES ET LA LITTERATURE La faculté des Lettres opère une distinction entre la section de langue et de littérature française d une part, et celle des autres langues et littératures vivantes d autre part. Au menu de la première : français (moderne ou médiéval), latin et linguistique. A l affiche de la seconde : allemand, anglais, langues et littératures romanes (italien, espagnol, portugais ou rhéto-romanche), langues et littératures méditerranéennes, slaves et orientales (grec moderne, russe, chinois, japonais, arabe ou arménien). L enseignement : un débouché classique En Suisse, près de 38% des jeunes diplômé-e-s en langues et littérature travaillent dans l enseignement secondaire, voire universitaire, ou, moins souvent, dans la formation d adultes. Les titulaires d un diplôme en français, anglais et allemand notamment sont recherché-e-s dans l enseignement post-obligatoire à Genève. Si une maîtrise dans la discipline spécifique enseignée suffit, une deuxième branche enseignable est vivement recommandée. Eclairage : De jeunes enseignant-e-s parlent de leur métier Interrogé-e-s quatre ans après la fin de leurs études, de jeunes enseignants et enseignantes soulignent : - Les compétences jugées importantes pour leur métier : adapter ses propos au public et à la situation, prêter attention aux autres, savoir s adapter, disposer d une large culture générale, imposer sans contrainte l obéissance et le respect, savoir fixer des priorités et gérer son temps. - Les aspects déterminants pour obtenir leur poste : les options choisies en cours d études doivent correspondre aux exigences du poste, le fait d adresser des offres spontanées à des employeurs et de bien mener les entretiens d embauche a également une grande importance. Source : «Lettres, 4 ans après les études, 2003-2007», Service d orientation et conseil, Université de Lausanne. Formatrice d adultes à l IFAGE «Enseigner l espagnol à des publics variés» Titulaire d une licence ès lettres (espagnol, philosophie et histoire des religions), Estelle Murray est formatrice d adultes à l IFAGE, Institut de formation des adultes à Genève, où elle enseigne l espagnol. Après sa licence, une formation d un an à l Ecole de langue et de civilisation française - en relation avec la faculté des Lettres de l Université de Genève - lui a permis d obtenir le Diplôme pour l enseignement du français langue étrangère. Un parcours, assorti de stages, qui l a menée à l enseignement en école privée, puis à la formation d adultes, ainsi qu à des tâches de relecture dans une maison d édition. Selon elle, l enseignement à des adultes dont beaucoup sont au chômage comporte aussi des aspects psychologiques et sociaux : il s agit de former un public parfois fragilisé, en voie d intégration et très hétérogène. Source : «Que faire après les Lettres?», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007.
16 Ecrire, dire, communiquer Autre débouché de choix pour ces filières : le domaine du journalisme (presse écrite, radio et télévision) et de la communication. Parmi les fonctions de la «com» : le travail d attaché-e de presse, la communication institutionnelle, interne, les relations publiques, l événementiel et le marketing. Autant d activités qui peuvent s exercer aussi bien dans les médias qu au sein du secteur public ou de sociétés privées. Les administrations et entreprises privées emploient d ailleurs de plus en plus de diplômé-e-s en lettres : il n est pas rare aujourd hui de retrouver des littéraires dans les services culturels d une municipalité ou, plus étonnant, dans le département marketing d une grande banque. Journaliste à la TSR «Un travail rythmé par l actualité» Elisabeth Logean, vous connaissez? Vous l avez peut-être déjà vue à la Télévision suisse romande (TSR), où elle collabore au journal du week-end. Détentrice d une licence en lettres (français, histoire et anglais), elle a travaillé comme journaliste reporter image et a suivi une formation théorique au Centre romand du journalisme à Lausanne. Après sélection sur concours, elle a obtenu un poste de stagiaire comprenant une formation en cours d emploi. Ses activités de journaliste TV : elle prépare ses sujets en fonction de l actualité, réfléchit au scénario des reportages, choisit ses invité-e-s et effectue des recherches documentaires pour en savoir plus sur les questions abordées. Source : «Que faire après les Lettres?», Conférences du Centre Uni- emploi, 2003-2007. Le saviez-vous? C est bien connu, tous les chemins mènent au journalisme. Cependant, deux tiers des stagiaires journalistes possèdent un diplôme universitaire. Pas forcément en Lettres, d ailleurs : de la biologie à la psychologie en passant par les hautes études internationales, tout diplôme est en principe bienvenu. La voie royale d accès au journalisme pour toutes ces filières : la formation en emploi, par le biais d un stage. Source : «Les stratégies pour bien postuler dans les médias», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Chargée de communication au sein du groupe Nuance «Concevoir, écrire, communiquer» Une constante dans le parcours d Ulrike Janett-Bachner : son amour des langues et des mots. Une passion qui l a conduite à des études de japonais et d espagnol, puis à son travail actuel au sein du département communication du groupe Nuance, leader du commerce dans les aéroports. Les compétences clés pour son activité : la flexibilité, de bonnes connaissances des langues, un solide réseau de relations et la capacité à réagir rapidement. En effet, elle travaille souvent dans l urgence, à des tâches aussi variées que la communication médiatique (rédaction de communiqués de presse, préparation de supports photographiques), la mise sur pied de publications ou de vidéos, l accompagnement de projets dans le domaine du sponsoring ou la mise en forme du site internet. Les atouts spécifiques que lui apporte sa formation : la capacité à écrire, à concevoir et, bien sûr, à communiquer. Source : Geistes- und Sozialwissenschaften- vom Studium in den Beruf, ASOU.
17 Diplômés en langue et littérature des universités suisses Secteur d activité 5 ans après la fin des études (2000-2005) 43% Administration publique, défense et assurances sociales : 15% Éducation et enseignement : 43% Production de marchandises : 7% Institutions de crédit et les assurances (à l exception des assurances sociales) : 7% Secteur immobilier, la location de biens mobiliers, la production de services en entreprise : 7% Production d autres services publics ou personnels : 11% Autres : 10% Source : Données OFS 15% Culture et multimédia Autres perspectives professionnelles pour les expert-e-s en langues et littérature : le domaine de la culture (organismes en charge du patrimoine, musées, animation culturelle) et celui du multimédia (métiers de documentalistes et recherchistes, centre de documentation, archives, maisons d édition et librairies). Parmi les métiers du multimédia, précisons que les débouchés dans le milieu de l édition sont plutôt restreints et fragiles en Suisse. Le travail dans les bibliothèques, qui exige un complément de formation en bibliothéconomie, est plus facilement accessible et recouvre nombre d activités. Quelques exemples : conservation du catalogue dans une bibliothèque publique (conception d une politique globale d achats, acquisitions, gestion des fonds, animation d une équipe composée de bibliothécaires et du personnel administratif), responsabilité d une bibliothèque scolaire ou municipale. Les tâches d archivistique (dans l administration, dans une ONG, etc.) requièrent également un complément de formation et impliquent la conservation des documents, la synthèse de leur contenu à destination du public ou encore l élaboration de systèmes de classement. Mentionnons encore un domaine professionnel s ouvrant aux littéraires : la diplomatie (affaires étrangères), même s il s agit là, au même titre d ailleurs que les postes dans la culture, d un débouché plutôt bouché.
18 J ÉTUDIE LA PHILOSOPHIE ET L HISTOIRE Aux titulaires d un diplôme de cette section s ouvrent également les perspectives professionnelles déjà évoquées : domaines de l enseignement, du journalisme et de la communication, culture, multimédia et diplomatie. S y ajoutent des débouchés spécifiques selon les différentes filières. Des sciences de l antiquité aux métiers d aujourd hui Cette partie de la faculté abrite d abord les sciences de l antiquité, qui recouvrent sept unités : histoire ancienne, histoire des religions antiques, archéologie classique, égyptologie et copte, mésopotamie, latin et grec ancien. Les diplômé-e-s en archéologie et en histoire ancienne trouvent pour la plupart leur premier emploi dans les médias (en tant que journalistes) et la culture. Elles et ils se voient tout particulièrement confier des tâches de protection du patrimoine (notamment dans les musées, où se retrouvent en Suisse 14% de ces diplômé-e-s), de gestion des monuments historiques ou, pour les archéologues, travaillent dans les services archéologiques (secteur public ou privé). Les possibilités d emploi dans l archéologie sont toutefois très limitées. Philosopher, enseigner et écrire Aux côtés des sciences de l antiquité, on trouve le département de philosophie. Les philosophes abordent les problèmes fondamentaux de la pensée et de l action humaine en leur appliquant une méthode basée sur la réflexion et l argumentation. L enseignement secondaire ou supérieur (à l université ou dans les écoles) est le débouché par excellence des philosophes (en Suisse, 17% s y retrouvent, sans compter les assistant-e-s universitaires), qui doivent alors effectuer une formation complémentaire. D autres s engagent dans le journalisme. Leurs activités : critique cinématographique ou littéraire, organisation d émissions spéciales, collaboration à des revues, etc. Ils et elles se bricolent souvent des parcours individuels, qui peuvent les mener au sein d administrations publiques, de sociétés privées de services, d associations et d organisations diverses. Histoire de débouchés : culture, enseignement et (multi-)médias Rien de particulier en ce qui concerne les études en histoire générale : elles débouchent largement sur la culture, les médias et l enseignement. De profil plus spécifique, les diplômé-e-s en histoire de l art ou musicologie peuvent trouver à s employer dans le domaine culturel de l art. Les historiennes et historiens de l art occupent par exemple des postes de conservation de musées d art : 27% travaillent dans les musées. Leurs tâches vont alors de la conception des expositions à l emprunt des œuvres en passant par la recherche de subvention, l édition du catalogue et la promotion des événements. Autre possibilité pour ces spécialistes : devenir attaché-e-s de presse dans une maison de vente aux enchères ou une galerie. Des postes qui relient les domaines de la culture et de l information, où ces diplômé-e-s trouvent le plus souvent un emploi. Autres perspectives pour ces spécialistes : l enseignement ou la formation d adulte - 15% de ces diplômé-e-s travaillent dans ce domaine au niveau suisse - et le multimédia (en tant que bibliothécaire ou archiviste documentaliste, surtout). Responsable de l accueil des publics au Musée d art et d histoire de Genève «Permettre la rencontre entre le public et l objet» Très tôt, Jeanne Pont a su qu elle voulait travailler dans la culture. Après des études en histoire de l art, aux arts décoratifs et en droit, elle occupe le premier poste de responsable pédagogique au sein d un musée. Ses activités: organiser des ateliers pour enfants et adultes, des conférences et autres rencontres permettant au public de découvrir les objets. Selon elle, on peut distinguer trois grandes familles de fonctions rattachées au musée : - Fonctions liées à l objet : il s agit de connaître le marché de l art, les col-
19 lections, de faire venir les objets au musée, les restaurer ou veiller à leur conservation et de produire des informations sur les objets. - Fonctions de médiation culturelle : l objectif est d établir le point de rencontre entre l objet et le public, de publier et d organiser des ateliers, des conférences. - Fonctions liées à la logistique des expositions : il s agit de permettre la réalisation d une exposition, d établir des contrats, d assurer la sécurité et de gérer les espaces. Source : «La culture», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Faculté des Lettres : 2120 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007 Section de Français Français moderne, Latin médiéval et Linguistique 590 Section des Langues vivantes Allemand, Anglais, Langues romanes, Langues Méd., Slaves et Orientales Section d Histoire et Philosophie Sciences de l antiquité, Philosophie, Histoire générale, Histoire de l Art et Musicologie Autres 691 656 Autres 183 Diplômés en lettres, 4 ans après les études Enseignement : 32% Information et culture : 23% Université, HES : 9% Santé : 1% Pédagogie, Psychologie, Social : 1% Economie privée : 9% Economie privée : services : 14% Associations, organisations : 4% Services Publics : 8% 23% 32% Source : «Lettres, 4 ans après les études, 2003-2007», Service d orientation et conseil, Université de Lausanne
FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES 21 J ÉTUDIE L ÉCONOMIE ET LA GESTION Etudier l économie à l université, puis s y insérer à travers un premier emploi Tout un programme, qui permet aux étudiant-e-s en sciences économiques et en gestion d exercer leurs compétences dans des domaines variés : essentiellement finance, assurances, services publics et organisations. A ces perspectives communes à l économie et à la gestion s ajoutent des carrières plus spécifiques aux différentes filières d études (hautes études commerciales, économie politique et économétrie). Explications et tour d horizon des débouchés possibles. Débouchés en économie et en gestion Les sociétés privées de services représentent le principal secteur d emploi pour les titulaires d un diplôme en gestion (Hautes études commerciales, HEC) ou en sciences économiques. Que ce soit dans le privé ou le public, le secteur des services emploie plutôt les diplômé-e-s des HEC dans des fonctions de ressources humaines, de marketing, de finance ou de comptabilité. Les titulaires d un diplôme en économie politique ou en économétrie travaillent davantage avec les outils statistiques et les modèles mathématiques : ces spécialistes vont par exemple effectuer des études macroéconomiques au niveau des pays et faire des prévisions économiques globales. Banque, finance, assurances A Genève, grande place financière, les banques, sociétés financières et assurances sont des employeurs privilégiés pour les diplômé-e-s en économie. Quatre ans après la fin de leurs études, près de la moitié d entre eux ont trouvé leur place dans ce type d entreprises, souvent à la suite d un traineeship ou programme de formation interne. Les économistes de la filière d économie politique et d économétrie travaillent tout particulièrement avec les nouveaux instruments financiers - tels les hedge funds (placements alternatifs) - ou pour élaborer des prévisions économiques. Eclairage : Fonctions du secteur bancaire Survol des fonctions ouvertes aux universitaires dans la banque : -Analyse financière : étude des sociétés généralement cotées en bourse consistant à évaluer les instruments financiers (actions, obligations) émis par des entreprises et à élaborer une politique de placements. -Assistance de gestion : assistance du gérant de la banque par l exécution de tâches journalières, notamment administratives, et d activités plus occasionnelles. -Conseil à la clientèle commerciale : analyse du besoin en crédits, des produits crédits et des marchés sectoriels, en lien étroit avec les client-e-s (entreprises ou privés) afin de bien connaître leur situation pour les conseiller et gérer leur portefeuille crédits. -Conseil en crédit : analyse de la demande de crédit déposée, débouchant sur la décision d octroyer ou non un crédit. -Trading : les traders tiennent lieu d intermédiaires entre les producteurs d une matière première et ses transformateurs. Leur rôle : acheter une matière première, se protéger des risques de fluctuations de prix, en vérifier la qualité, la quantité et la valeur, la stocker, la transporter et la vendre à un acheteur susceptible de la transformer. -Révision/audit interne : surveillance de l application correcte des lois et des règlements internes dans le but de protéger le patrimoine de la banque et de sa clientèle, de garantir la fiabilité de la comptabilité et d assurer une efficacité opérationnelle. Source : «Choisir un métier dans la banque», Association vaudoise des banques, Fondation Genève Place Financière, 2008.
22 Les sociétés de conseil aux entreprises ou d analyse de marché, le secteur immobilier, la branche touristique, les agences publicitaires et de relations publiques engagent également ces spécialistes. Services publics et organisations Les secteurs public et parapublic offrent des opportunités dans divers services de l Etat ou dans les offices de statistiques, services de recherche et de développement économique, assurances sociales et caisses de pensions. Les associations professionnelles ou syndicales, partis politiques et autres organisations à but non lucratif publiques ou privées ont elles aussi besoin d économistes, qui s y consacrent par exemple à des activités de recherche de fonds et de conseil financier. A ces secteurs d activité communs s ajoutent des profils de carrières plus ciblés selon les différentes formations. Hautes études commerciales (HEC) Sociétés d audit Les sociétés d audit et fiduciaires aux noms prestigieux Ernst&Young, KPMG, PriceWaterhouseCoopers, Deloitte&Touche offrent un débouché important pour celles et ceux qui s intéressent à l expertise comptable ou à la révision de comptes. Des domaines d activité qui concernent tout particulièrement la filière des HEC. Gestion d entreprise Un autre débouché classique pour les économistes issu-e-s des HEC est à chercher du côté des entreprises de production de biens et de l industrie, dans des fonctions de management, planification, production et logistique, achat et vente, finances, controlling, marketing et ressources humaines. Responsable marketing aux SIG «L art d acquérir une clientèle» Responsable du marketing aux Services industriels de Genève (SIG), Anne Favatier a mis sur pied la gamme SIG Vitale - une première en Suisse -, qui donne aux clients la possibilité de choisir leur mode d énergie. Pour elle, la meilleure définition du marketing est «la science et l art d acquérir, de conserver et de développer une clientèle rentable». Le marketing cherche à anticiper les tendances des marchés et les attentes des client-e-s : quelle communication pour donner envie de choisir ces produits? Quels produits proposer? Quels marchés viser? Quels canaux de distribution? Dans le cas du marketing de SIG Vitale, il s agissait d apporter une valeur ajoutée à des produits de consommation hyper banalisés, en permettant à la clientèle de choisir le prix et de soutenir une politique énergétique du développement durable. Source : «Travailler dans la publicité, la communication, le marketing», Conférences du Centre Uni-emploi 2003-2007. Monter sa boîte Last but not least, n oublions pas de mentionner qu un certain nombre de diplômé-e-s en gestion d entreprise créent leur propre entreprise après quelques années d expérience professionnelle. Peut-être vous sentirezvous à la hauteur du défi! Économie politique et économétrie Analyser, prévoir, planifier Disposant d une connaissance approfondie des mécanismes globaux qui régissent l économie, ainsi que de compétences techniques en analyse et en modélisation, les diplômé-e-s de ces filières se voient confier des tâches d analyse économique, de prévision et de planification.
23 Recherche et journalisme Leur capacité d analyse globale ouvre aux titulaires d un diplôme en économie politique ou économétrie d autres débouchés : recherche au sein d offices de statistiques, de bureaux de recherche économique publics ou privés et journalisme économique dans la presse écrite ou la radio/télévision. Organisations internationales Les connaissances des diplômé-e-s en économie politique ou économétrie sur des sujets tels que l inflation, la dette publique, la politique agraire ou les relations économiques nord-sud leur permettent également de s insérer dans diverses organisations internationales. Eclairage : Macroéconomie à la BNS La Banque nationale suisse (BNS) a pour mission de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire de la Suisse. Nombre d économistes participent à cette tâche essentielle pour la prospérité et la stabilité de l économie suisse. Certain-e-s observent en temps réel l évolution économique internationale, nationale et établissent des prévisions à court terme. D autres développent et appliquent des modèles de prévision macroéconomiques à plus long terme. Le but : obtenir, sur la base de ces analyses, une prévision d inflation fiable à partir de laquelle seront prises les décisions de politique monétaire suisse. Un travail qui exige de la créativité, de l indépendance et un vif intérêt pour les questions de politique monétaire. Source : «Banque nationale suisse», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Le saviez-vous? Les difficultés d insertion des diplômé-e-s en économie sont assez dépendantes de l évolution de la conjoncture économique. Lorsque la conjoncture se porte bien, ils et elles ont significativement plus de facilité que les autres à s insérer sur le marché de l emploi. Lorsqu elle va mal, leur situation est dans la moyenne des autres diplômé-e-s. Source : Geistes- und Sozialwissenschaften vom Studium in den Beruf, ASOU, 2003. Diplômés en économie des universités suisses Profession exercée 5 ans après la fin des études (2000-2005) 46% 29% Métiers du management, de l administration, de la banque et des assurances : 46% Métiers commerciaux et des communications : 29% (Genève : 40%) Métiers techniques et informatiques : 9% Métiers de la santé, de la culture ou de l enseignement, ou chercheurs : 9% Autres : 8% Source : Données OFS
24 J ÉTUDIE LES SCIENCES SOCIALES D essence généraliste, les sciences sociales n ont pas vocation professionnalisante. Des sciences politiques à la sociologie, en passant par la géographie, les relations internationales, l histoire économique et les systèmes d information, ces filières ouvrent aux diplômé-e-s de larges horizons. Les débouchés les plus fréquents : les entreprises privées de services, le secteur public, les médias et diverses organisations. Mais chaque spécialisation offre aussi sa panoplie propre de perspectives professionnelles. Perspectives pour les sciences sociales Secteur privé, secteur public Les banques, assurances et autres entreprises privées de services embauchent des diplômé-e-s en sciences sociales : à Genève, quatre ans après les études, environ 12% travaillent dans des institutions de crédit ou assurances. On les retrouve le plus souvent dans les fonctions transversales : ressources humaines, marketing ou administration. Le secteur public représente l un des principaux débouchés pour celles et ceux qui ont suivi la filière des sciences sociales. Les diplômé-e-s en sciences sociales y occupent souvent des postes en lien avec l information, la communication et les relations publiques. Les médias : un milieu concurrentiel Une formation en sciences sociales peut aussi préparer au travail dans les médias. Dans la presse écrite, la radio ou la télévision, les médias proposent un large panel de professions, du journalisme «localier» au prestigieux reportage, en passant par la recherche d information, la correspondance à l étranger, la rédaction, la production d émissions ou la direction de rubrique dans un quotidien. Pour augmenter ses chances dans ce milieu concurrentiel, on peut se préparer dès ses études, par exemple en faisant des piges pour un journal ou en collaborant à une radio locale. Par ailleurs, de plus en plus de diplômé-e-s en sciences sociales trouvent à s engager dans les organisations internationales et ONG, associations, organisations culturelles et d intérêt public. Responsable ressources humaines dans une entreprise alimentaire «Une partenaire privilégiée» «Je suis responsable des ressources humaines d une entreprise d environ 430 collaboratrices et collaborateurs dans le domaine de l alimentaire à Genève. Après une licence en sociologie à l Université de Genève, j ai effectué un stage dans le domaine des ressources humaines. Aujourd hui, je suis spécialiste en gestion du personnel et j ai obtenu mon brevet fédéral en 2005. Chargée de diriger le département RH, j assure le suivi administratif des dossiers du personnel de l entreprise en collaboration avec les autres responsables de secteur et je garantis le versement des salaires en fin de mois. En qualité de responsable RH, je suis une partenaire privilégiée pour les collaborateurs et collaboratrices de l entreprise: je suis à leur écoute pour quelque problème que ce soit et je participe au règlement de conflits individuels ou de groupe. Je suis également en contact avec les partenaires sociaux et, en cas de litige, je représente l entreprise auprès des différents tribunaux. Je suis aussi formatrice d apprenti-e-s et commissaire d apprentissage: je recrute les apprenti-e-s de l entreprise, j assure leur formation et j en contrôle la conformité à la loi sur l apprentissage.
25 Travailler dans les ressources humaines est passionnant. Les tâches sont variées et touchent à la fois le domaine administratif, le droit du travail et le social.» Source : Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Le saviez-vous? Conséquence du caractère généraliste des sciences sociales : les titulaires d un diplôme de ces filières doivent faire preuve d inventivité et de flexibilité au moment du choix professionnel. L atout des études en sciences sociales, comme de celles en lettres : permettre de développer des capacités d initiative, d indépendance, d organisation et de créativité. Plusieurs raisons à cela : la relative liberté laissée aux étudiant-e-s dans le choix de leur cursus, le nombre important de lectures et de travaux à réaliser en dehors des heures de cours, ainsi que l habitude d envisager une même situation sous différents angles. Résultat: les étudiant-e-s de ces domaines développent une large palette de compétences qui, assortie d un stage en entreprise, d un séjour à l étranger ou d un diplôme post-grade orienté économie, facilitera leur entrée dans le monde du travail. assurances, sociétés de conseil, agences de communication, bureaux de sondage ou d études de marché. Elles et ils y exercent le plus souvent des activités de type administratif ou de recherche, ou encore des fonctions qui relèvent de la communication, de la coordination et du conseil à la clientèle. Contrairement à un a priori répandu, les études en sciences politiques ne constituent pas un sésame pour travailler dans une organisation internationale ou accéder à une carrière diplomatique. Un certain nombre de politologues ont toutefois décroché un poste dans une organisation internationale ou ont été délégué-e-s du Comité International de la Croix Rouge (CICR). Source : Geistes - und Sozialwissenschaften vom Studium in den Beruf, ASOU. Perspectives par filière Aux débouchés communs aux sciences sociales s ajoutent des débouchés plus spécifiques en fonction du choix de la filière d études. Des sciences politiques aux sociétés de services Les diplômé-e-s en sciences politiques se retrouvent plus souvent que leurs collègues de sciences sociales dans les sociétés privées de services: banques,
26 Forecasting analyst chez Unilever Cosmetics International «Prédire les ventes mensuelles» Licenciée en sciences politiques, Estelle Barbosa exerce la fonction de forecasting analyst, - prévision des ventes -, au sein de l entreprise Unilever Cosmetics International, qui développe et commercialise au niveau mondial de grandes marques de parfums. Son travail : prédire les ventes mensuelles de chaque produit pour les 18 mois à venir sur les marchés locaux de huit pays européens. Pour ce faire, elle utilise différents outils informatiques, dont des programmes statistiques, et entretient des relations constantes avec les marchés. L objectif : renouveler efficacement les stocks de produits, en fonction de la demande. Un exemple de projet dans lequel le service de forecasting est impliqué : le lancement d une nouvelle marque. Source : «Travailler dans les multinationales», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Les sociologues, explorateurs de notre société Les diplômé-e-s en sociologie travaillent souvent dans des organisations et institutions qui nécessitent des compétences méthodologiques et théoriques d analyse de la société (statistiques, analyse organisationnelle, observation). Elles et ils occupent des positions de recherche et de programmation dans les administrations publiques (il s agit alors de développer des indicateurs et d analyser l environnement d un programme de politiques publiques), mais aussi dans les instituts de recherche sociale. On les trouve également dans le marketing, les institutions sociales et de santé ou encore dans les bureaux de statistiques, où les sociologues identifient des tendances sociales et élaborent des connaissances pour fonder certaines décisions politiques. Géographie et développement durable Les débouchés dans l administration publique sont en progression pour les géographes, en particulier dans les domaines du développement urbain, de l aménagement du territoire, de la protection de l environnement et de la géo-informatique. Les géographes peuvent aussi être employé-e-s dans la branche touristique, dans des bureaux privés d études d impact ou d urbanisme, ainsi que dans des associations de protection de l environnement. Ils et elles se tournent également vers l enseignement secondaire. Histoire économique : possibilité d enseigner En plus des débouchés communs aux sciences sociales, les diplômé-e-s en histoire économique s orientent vers les services sociaux et l enseignement secondaire. Une enquête menée auprès des anciens étudiant-e-s à Genève montre un éventail très large de possibilités d insertion professionnelle : de l enseignement au journalisme en passant par le travail dans les services de statistique, l édition, l analyse et le conseil financier, l activité de délégué au CICR, les relations publiques ou l orientation professionnelle. Systèmes d information et informatique En termes de fonctions, quatre grandes options se dégagent pour les diplômé-e-s de la filière des systèmes d information : architecture de systèmes d information et de communication, conception d applications multimédia, consulting dans les entreprises de conseil, spécialisation en Internet et en réseaux au niveau de l information. Ces spécialistes peuvent exercer leurs activités dans le département informatique des grandes entreprises, dans le secteur public ou encore au sein de sociétés de support informatique.
27 Faculté des Sciences économiques et sociales: 2807 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007 Sciences économiques HEC 847 Economie politique 223 Econométrie 36 Sciences sociales Sciences politiques et relations internationales 1051 Sociologie 150 Systèmes d information 94 Histoire économique 87 Géographie 122 Autres (troncs communs) 197 Un an après les études en sciences politiques Autres sociétés privées du tert.: 18% Hautes Ecoles: 16% Ecoles: 5% Medias et culture: 8% Industrie: 8% Banque et assurances: 12% Administrations publiques: 13% Associations et organisations: 14% Source : Premier emploi après les études, Sciences sociales, droit et sciences économiques, CSFO 2007. 18% 16%
FACULTÉ DE DROIT 29 Tout le monde est concerné par le droit, mais peu le connaissent vraiment. L étudier, c est apprendre à connaître les règles qui nous permettent de vivre ensemble et, ce faisant, pénétrer au cœur des rapports sociaux. Conséquence du caractère central du droit : les possibilités d emploi des diplômé-e-s universitaires dépassent largement le secteur judiciaire. On les retrouve ainsi au sein d administrations publiques, d entreprises privées, d organisations ou d universités. Du barreau aux bureaux, tour d horizon des débouchés auxquels cette faculté mène tout droit. Barreau et magistrature A Genève, à la fin de leurs études, les spécialistes du droit sont près de 80% à préparer leur brevet d avocat-e. En Suisse, 60% poursuivent une formation juridique après leur diplôme. Ces chiffres élevés expliquent qu un an après les études, 64% des diplômé-e-s en droit en Suisse se retrouvent dans le domaine du droit (barreau, notariat et tribunaux). Une minorité va y rester, pour y exercer les métiers d avocat-e, de notaire ou de juge (voir ci-contre les chiffres de l Office fédéral de la statistique). Mais le brevet d avocat-e n est pas seulement indispensable à la pratique du barreau : il ouvre également des portes sur des emplois qualifiés dans d autres secteurs professionnels. Eclairage : les juges à la barre - Nom : juge ou magistrat-e (deux noms différents pour une seule et même fonction). - Mission : rendre la justice (juridictions administratives, civiles ou pénales) ou poursuivre des personnes (Parquet du Procureur-e général-e). - Principales activités : instruire les affaires (établir et/ou éclaircir les faits, par l audition des parties, de témoins, des transports sur place, des demandes d expertise), puis, une fois les faits éclaircis, trouver la solution juridique du cas et, cela fait, prononcer un jugement ; en deuxième instance, les juges travaillent essentiellement sur dossier pour confirmer ou annuler les jugements. - Exemples de fonctions : secrétaire-juriste, juge d instruction, de première instance, de deuxième instance, au Tribunal des mineurs, au Tribunal administratif. - Formation exigée : licence en droit, stage et brevet d avocat-e, quelques années d expérience professionnelle. A Genève, nécessité d avoir 25 ans révolus, d être de nationalité suisse et d être élu-e par le peuple ou le Grand Conseil, avec le soutien d un parti politique. - Qualités requises : sens de l autorité, indépendance, plaisir intellectuel, aptitude à parler en public, capacité d analyse, intérêt pour le droit, intérêt pour les tâches administratives, loyauté et intégrité, objectivité, rigueur et fermeté, sens de l écoute et de la compréhension d autrui. Sources : «Justice, quels métiers?», République et canton de Genève, Pouvoir judiciaire, 2001. «Les professions du droit», ASOSP, 2003. Fiches InfOP portant sur la profession de juge, édition 2007, www.orientation.ch. Dans l administration publique En Suisse, un an après la fin de leurs études, 8% des juristes et avocat-e-s travaillent au sein d administrations publiques. Leurs domaines de prédilection sont d une grande variété : de la justice et police aux finances, en passant par l économie publique, l aménagement du territoire, l environnement, l agriculture, le commerce extérieur, la santé ou la sécurité sociale.
30 Juriste à l Office pour l orientation, la formation professionnelle et continue «Créer des projets de loi» Après l obtention de la licence et du brevet d avocate à Genève, Mireille Herren a travaillé au sein de l administration fédérale. Dans son poste actuel, elle planche sur des projets de loi destinés à être soumis au parlement cantonal. Son travail s inscrit dans un cadre tripartite étatique, patronal et syndical- et vise à concevoir des projets qui auront les meilleures chances possibles d être acceptés au parlement. Outre cet aspect de création de projets, son travail au sein du secteur juridique de l Office pour l orientation, la formation professionnelle et continue implique d autres activités. Ce secteur constitue l autorité compétente en matière de recours et de surveillance, gérant par exemple les questions d approbation des apprentissages ou les contentieux devant les prud hommes. Source : «Les juristes dans les entreprises privées et publiques», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Dans les entreprises Les sociétés privées de service, voire certaines industries, emploient également des juristes, ce dans une proportion importante à Genève. Des entreprises qui, confrontées à la multiplicité des règles applicables (tant nationales et internationales que supranationales), recrutent de plus en plus de juristes pour exercer des fonctions de conseil. Les principaux domaines concernés : le droit des affaires, des télécommunications, de l informatique et de la propriété industrielle. Mais les juristes peuvent se voir assigner d autres responsabilités, des ressources humaines à la planification financière. Quelques exemples d entreprises en demande de juristes : celles de la branche pharmaceutique, les banques, les assurances et les fiduciaires. Juriste chez Serono «Un travail aux multiples facettes» Le travail de juriste au sein d une entreprise pharmaceutique et multinationale comprend trois aspects : - La gestion des accords, licences et transferts de technologies. Michel De Preter, directeur juridique à Serono, cite à titre d exemple le travail des juristes dans l acquisition d une petite société par Serono et les modalités de son intégration. Pour ce genre d opérations, les juristes recourent au droit de la concurrence, de la propriété intellectuelle et des sociétés. - La distribution et la protection. À ce titre, les juristes se chargent de la rédaction des contrats, par exemple avec des fournisseurs - certains médicaments étant fabriqués par des tiers -, en accord avec le droit des obligations et un ensemble de règles propres à l entreprise pharmaceutique. - Le support à la vente et au marketing. La vente des médicaments est soumise à prescription et des règles de plus en plus strictes régissent la publicité. Les juristes apportent donc leur concours pour promulguer des conseils aux spécialistes de ces branches. Ces activités impliquent notamment le recours au droit des marques et au droit des médicaments. S il est rare que des universitaires fraîchement diplômé-e-s soient engagé-e-s, Serono propose un stage de treize mois à de jeunes juristes. A noter que ce poste exige une expérience préalable dans le domaine juridique. Source : «Les juristes dans les entreprises privées et publiques», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Faculté de Droit : 1461 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007
31 Le saviez-vous? Les juristes au bénéfice d une simple maîtrise ont davantage de peine à s intégrer dans le monde du travail. Si la maîtrise constitue le premier socle des métiers juridiques, on assiste à une réticence de la part des entreprises à engager de jeunes juristes sans expérience. Le brevet d avocat-e, d autres formations comme le Master in Business Law (MBL), l expérience acquise lors de stages et la prise de contacts avec les professionnel-le-s constituent ainsi des avantages décisifs à l embauche. Source : «Les juristes dans les entreprises privées et publiques», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007. Diplômés en droit des universités suisses Profession exercée 5 ans après la fin des études (2000-2005) - 62% exercent une profession judiciaire ; 26% de ces diplômés sont avocats ou notaires. - 18% exercent un métier du management, de l administration, de la banque ou des assurances. Source : Données OFS Organisations privées et publiques Les organisations internationales et ONG offrent également des possibilités d emploi aux juristes ou avocat-e-s, dans des domaines tels que le droit humanitaire, les droits humains, le droit de la propriété intellectuelle, des télécommunications, du commerce international, des réfugiés, de l environnement ou de l énergie. Par ailleurs, diverses organisations privées ou publiques emploient des juristes dans le domaine social. A Genève, le Centre Social Protestant, Caritas, Forum Santé et le service juridique des différentes communes offrent ainsi des prestations juridiques de proximité : il s agit d aider le public à connaître ses droits et les lois censées les défendre. Parmi les fonctions souvent exercées dans de tels cadres : la médiation et l arbitrage. Un dernier débouché qui n est pas des moindres pour les diplômé-e-s en droit : la recherche universitaire et son fréquent corollaire, l enseignement. En Suisse, un an après les études, 7% se retrouvent dans l assistanat universitaire et/ou la collaboration scientifique.
FACULTÉ DE THÉOLOGIE 33 La Faculté autonome de théologie protestante de l Université de Genève est spécialisée dans les domaines de l histoire du christianisme, de la systématique et de l éthique. Ouvertes aux étudiant-e-s de toutes provenances et de toutes convictions, les études de théologie gardent pour débouché professionnel privilégié le ministère pastoral, voire celui de maître ou maîtresse de religion (lorsque un enseignement religieux est dispensé dans le cadre scolaire). Le ou la pasteur-e accomplissent des tâches diverses, toujours nourries de contacts humains : de l accompagnement à la formation et l animation, il ou elle utilise ses outils intellectuels et sa formation spirituelle pour créer des contacts profonds, transmettre la foi chrétienne et garder un regard critique sur le monde. De l Eglise à l entreprise La pluralité des disciplines enseignées en théologie permettent à cette discipline d offrir en dehors de l Eglise et de la recherche diverses perspectives d embauche et de carrière. Par exemple dans les médias (pensons aux émissions religieuses), les organisations internationales et non gouvernementales, les métiers du livre (édition, librairie) ou les ressources humaines. Loyse Bonjour, chargée des ressources humaines (RH) dans une entreprise, évoque l importance de l expérience professionnelle acquise durant ses études, mais aussi la difficulté qui «réside dans l épreuve de la confrontation des connaissances et convictions acquises avec d autres points de vue, en l occurrence avec ceux véhiculés par la nouvelle économie» (dans «Théologie», cahier édité par les Universités de Genève, de Lausanne et de Neuchâtel en septembre 2006, page 4). Quelques compétences clés pour l emploi acquises au cours des études de théologie : les capacités de discernement, d analyse critique, d argumentation et de recherche de solutions. Faculté autonome de théologie protestante : 90 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007
FACULTÉ DE PSYCHOLOGIE ET DES SCIENCES DE L ÉDUCATION 35 J ÉTUDIE LA PSYCHOLOGIE Cette discipline traite des processus mentaux, de leurs transformations et de leurs manifestations comportementales à tous les âges. Une description académique d un savoir nourri de connaissances scientifiques, mais ne vous laissez pas impressionner La psychologie s applique à des questions de la vie courante, dans des domaines aussi variés que l éducation, la santé, le social, le travail ou le sport. L objectif reste toujours le même : améliorer le bien-être des individus et des groupes. Les principales possibilités qui s offrent aux porteurs d une licence ou d une maîtrise universitaire en psychologie : le travail à l université, à l hôpital, dans des institutions pour personnes handicapées, dans les administrations, les entreprises ou en indépendant-e. Recherche et enseignement Un an après les études, 13% des diplômé-e-s en psychologie travaillent en Suisse dans les hautes écoles. Un petit nombre de ces spécialistes resteront à l université pour y faire de la recherche, le plus souvent fondamentale (psychologie cognitive, affective, développementale et sociale). Son corollaire : l enseignement, que 8% des titulaires d un diplôme en psychologie pratiquent dans les hautes écoles en Suisse, un an après la fin de leurs études. Autres fonctions liées à la formation en psychologie dans les écoles de tous degrés : le travail de psychopédagogue ou de psychologue scolaire. Dans les hôpitaux et instituts spécialisés Mais la recherche ne se limite pas au cadre académique : elle peut aussi se pratiquer dans les hôpitaux ou instituts spécialisés. Il s agit alors de recherche en psychologie clinique, qui porte sur le diagnostic, le pronostic, l étiologie et le traitement de troubles mentaux. Les méthodes et moyens d investigation du chercheur clinicien englobent l entretien clinique, l administration de questionnaires et de textes, la conduite d expériences (en partie informatisées), ou encore la mesure de paramètres physiologiques (concernant, par exemple, l activité électrique du cerveau). Quant aux psychologues cliniciens, ils exercent des activités d évaluation et d intervention thérapeutique. Ce travail exige de nouer des relations avec les personnes afin de mettre en lumière et d interpréter leurs difficultés psychiques (difficultés affectives, difficultés familiales, séquelles d atteintes cérébrales). Logopédiste Les logopédistes exercent également en milieu hospitalier. Leur métier spécifique nécessite une maîtrise universitaire en logopédie : ces spécialistes traitent les troubles du langage oral et écrit chez l enfant, l adolescent-e ou l adulte, afin de leur restituer leurs pleines capacités de communication. Psychothérapeute en clinique et à son compte «De l évaluation à la thérapie» Sabine Hefti Schweighauser exerce son activité de psychothérapeute à 30% dans une clinique psychiatrique et à 60% en tant qu indépendante. De l évaluation à la thérapie, en passant par le conseil, elle utilise ses compétences pour le traitement de personnes souffrant de désordres affectifs, d anxiété et de troubles de l alimentation. Une licence en psychologie, suivie d une formation post-grade en psychothérapie et complétée d une expérience professionnelle dans des services de l administration publique l ont menée à ses activités actuelles. Un parcours cohérent et bien construit, même si le choix initial de son métier tient, dit-elle, du plus pur hasard : intéressée au départ par une profession artistique, elle a opté pour une formation en psychologie après un stage dans un internat pour enfants atteints de surdité et de troubles du langage. Source : Geistes- und Sozialwissenschaften- vom Studium in den Beruf, ASOU.
36 Administrations et entreprises Autre secteur d emploi pour les diplômé-e-s en psychologie : les administrations publiques, où 8% travaillent en Suisse, un an après leurs études. Les sociétés de service privées banques ou sociétés de conseil - offrent quant à elles un premier emploi à 18% de ces diplômé-e-s, tandis que les industries en recrutent toujours davantage. Dans le secteur public et privé, on retrouve les titulaires d un diplôme en psychologie dans des fonctions diverses : du conseil en orientation, insertion et formation au travail social (assistance sociale et éducation spécialisée), en passant par des postes de responsables ressources humaines et autres fonctions transversales. De leur côté, les psychologues d entreprises interviennent pour gérer les conflits et favoriser l intégration professionnelle des employé-e-s. Poser sa plaque Un certain nombre de diplômé-e-s en psychologie s établiront un jour à leur compte, après une formation postgraduée et/ou plusieurs expériences professionnelles. Parmi les fonctions exercées en tant qu indépendant-e, citons par exemple la psychothérapie, la neuropsychologie, le conseil en ressources humaines ou la formation d adultes. Formateur d adultes et consultant ressources humaines indépendant «Accompagner les personnes vers le monde du travail et dans le monde du travail» Titulaire d une licence en psychologie, Laurent Fontaine exerce une double activité : il est à la fois formateur d adultes indépendant et consultant dans un cabinet privé en ressources humaines, ADEQUATION SA. Cette seconde activité recouvre des tâches multiples : il effectue des bilans de compétences, organise des journées de formation, intervient dans les entreprises afin d y gérer les conflits, élabore pour elles des analyses de prestations et pratique le coaching. Source : «Que faire après des études en psychologie?», Conférences du Centre Uni-emploi, 2003-2007.
37 Le saviez-vous? Actuellement en Suisse, les titres de psychologue et de psychothérapeute ne sont pas protégés. Le Conseil fédéral envisage de mettre en œuvre une loi sur la psychologie qui doit déboucher sur la protection des différents titres professionnels. «A Genève, la psychologie a récemment été intégrée dans la Loi cantonale sur l exercice des professions de la santé, les établissements médicaux et diverses entreprises du domaine médical. Cette loi stipule que l exercice indépendant de la profession de psychologue est réservé aux titulaires d une licence en psychologie (ou maîtrise, dans le sens du processus de Bologne) ou d un titre jugé équivalent, qui ont en outre suivi une formation post-graduée reconnue en psychologie clinique, en neuropsychologie ou en psychothérapie. Par ailleurs, outre le fait d être titulaire d une licence en psychologie (ou maîtrise), l exercice de la profession à titre dépendant nécessite d avoir effectué un stage d un an à 50% dans une institution reconnue et d être inscrit dans une formation professionnelle post-graduée relative à l une des filières mentionnées ci-dessus. Des critères similaires existent dans d autres cantons de Suisse romande. Dans le canton de Genève, l autorisation de pratiquer à titre indépendant est délivrée aux titulaires d un titre de spécialiste attribuée par la Fédération Suisse de psychologie (FSP). Source : FAPSE, section de psychologie, novembre 2006. J ÉTUDIE LES SCIENCES DE L ÉDUCATION Qui dit sciences de l éducation pense généralement enseignement primaire. Mais cette section de la faculté propose une offre plus vaste. Au programme, l étude de tous les phénomènes liés aux apprentissages et aux processus de formation dans les contextes éducatifs scolaires, extrascolaires et postscolaires. Concrètement, les sciences de l éducation préparent certes à l enseignement, mais aussi à la formation d adultes, aux professions du social et à la recherche pédagogique. Enseignement et formation : un débouché classique L enseignement reste le débouché privilégié des diplômé-e-s en sciences de l éducation : en Suisse, un an après leurs études, 30 à 40% y travaillent, principalement dans les écoles primaires. A l Université de Genève, la licence en sciences de l éducation mention enseignement prépare spécifiquement à l enseignement dans une division élémentaire, moyenne (école enfantine et primaire) ou spécialisée. Or, en 2007, 28% des étudiant-e-s de niveau licence fréquentaient cette filière d études. La formation d adultes constitue aussi une perspective professionnelle visée essentiellement par les titulaires d un diplôme en sciences de l éducation spécifiquement orienté dans ce sens. Pour ces spécialistes, la formation d adultes peut englober la conception et la mise en œuvre de dispositifs de formation, la coordination d équipes pédagogiques, la fonction de responsable formation, l animation de groupe et le consulting.
38 Du travail social à la recherche : autres opportunités Autre débouché de choix pour les diplômé-e-s de cette section : le secteur des services sociaux, où bon nombre trouvent leur premier emploi, essentiellement dans l éducation spécialisée et le travail social (selon les années, 10 à 30% en Suisse, un an après les études). Une fonction qui leur est fréquemment attribuée : le conseil pédagogique. Depuis 2006, l Université de Genève délivre une maîtrise en éducation spéciale, qui peut déboucher sur le métier d éducateur ou d éducatrice spécialisé-e et qui devrait ouvrir d autres perspectives professionnelles : travail au sein de services de consultation pédagogique, formation dans les hautes études pédagogiques ou les HES et collaboration scientifique à l université, dans les hautes écoles ou les services de recherche et de développement. La recherche en éducation devrait aussi concerner les titulaires de la maîtrise en sciences de l éducation orientation analyse et intervention dans les systèmes éducatifs. Autres débouchés pour ces spécialistes : l évaluation, le conseil pédagogique, l accompagnement de projets, la gestion et la planification des systèmes éducatifs au sein d entreprises, de services publics, d associations ou d organisations internationales. Technologies de la formation et de l apprentissage La faculté comprend encore le TECFA, ou unité de technologies de la formation et de l apprentissage, dont les diplômé-e-s se destinent également à l enseignement et la formation ou la recherche. Autres débouchés spécifiques à cette filière : l ingénierie de la formation (développeur ou développeuse multimédia, par exemple) et diverses professions allant de l ergonomie en entreprise à des fonctions de webmaster. Diplômé-e-s en psychologie : Secteur d activité 1 an après la fin des études Santé publique 1 : 26% Services sociaux: 20% Sociétés de services privées 2 : 18% Hautes écoles: 13% Ecoles: 7% Culture, information: 3% Administrations publiques: 8% Autres: 5% 20% 26% 1 Emplois de durée limitée, offrant une formation postgrade ou permettant d accumuler l expérience clinique obligatoire à l exercice d une pratique privée. 2 Banques et sociétés de conseil Source : premier emploi après les études, sciences sociales, droit et sciences économiques, CSFO 2007
39 Eclairage : la formation d adultes La formation d adultes représente un secteur d emploi en expansion, qui exige de plus en plus une qualification spécifique. «Le formateur ou la formatrice d adultes dispensent des connaissances ou savoir-faire qui permettent à un public adulte (chômeurs, personnes qui souhaitent se réorienter, employés ayant différents niveaux d expérience, femmes au foyer, personnes âgées, etc.) de développer des compétences professionnelles, personnelles, culturelles ou sociales pour se perfectionner. Ces formations sont, la plupart du temps, organisées soit directement en entreprise, soit au sein d un centre de formation dont l offre de cours est souvent très variée (informatique, art, langues, cours commerciaux, etc.).» Qualités requises pour cette activité : aptitudes pédagogiques, capacité d analyse, esprit d initiative, facilité d expression, intérêt pour l animation, pour les techniques de communication, sens de l écoute et de la compréhension d autrui, sens de l organisation. Faculté de psychologie et des sciences de l éducation : 1873 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007 Psychologie 814 Sciences de l éducation dont licences mention enseignement LME 1019 288 Unité de Technologie de Formation et Apprentissage (TECFA) 34 Autres 6 Source : www.orientation.ch, fiche InfOP «Formateur d adultes / Formatrice d adultes», 2008.
ÉCOLE ET INSTITUTS 41 ÉCOLE DE TRADUCTION ET D INTERPRÉTATION L École de traduction et d interprétation (ETI) offre des formations qui se veulent en adéquation avec les besoins de la société et du marché. Les langues officielles de l école: l allemand, l anglais, l arabe, l espagnol, le français, l italien et le russe. Sont possibles plusieurs combinaisons linguistiques et différentes spécialisations : traduction juridique, économique, scientifique et technique, littéraire; interprétation de conférence (interprétation consécutive, interprétation simultanée). Dans cette multiplicité, deux constantes : il s agit d aimer sa propre langue - puisque c est vers elle que l on traduit - et de manifester de l intérêt pour de nombreux domaines. possibilités s ouvrant aux titulaires d un diplôme en traduction ou en interprétation : l enseignement et le journalisme. Pour accéder à ces diverses possibilités d emploi, deux conseils aux étudiant-e-s en traduction et interprétation : en fin d études, suivre un stage, dans une organisation ou une entreprise, afin de se faire connaître. Et, last but not least, veiller à acquérir une formation ou des connaissances autres que linguistiques (notamment en économie ou en droit). Ecole de Traduction et d Interprétation : 472 étudiant-e-s inscrit-e-s à l UNIGE en 2007 Ça débouche sur quoi? Les diplômé-e-s de l ETI se retrouvent largement traducteurs, traductrices ou interprètes. Si ces deux professions visent un même objectif - transmettre un message d une langue à une autre -, elles diffèrent quant à la forme (écrite pour la traduction, orale pour l interprétation) et le rythme de travail (sédentaire et réfléchi pour la première, mobile et rapide pour la seconde). Des débouchés leur sont ouverts dans les organisations internationales (ONU, CICR), supranationales (Commission européenne) ou non gouvernementales, les entreprises privées (notamment les banques, les assurances, qui recrutent des interprètes pour leurs colloques ou les agences de pub, qui emploient des traductrices et traducteurs), les administrations publiques et les médias. Un certain nombre de ces spécialistes s établissent en free-lance : en Suisse, la moitié des traducteurs et traductrices ont un emploi fixe, tandis que la grande majorité des interprètes travaillent sur mandat (chiffres extraits de «Traduction et interprétation», CIIP/CCO/CIDOSP, Editions ASOU). Autres INSTITUT DE HAUTES ÉTUDES INTERNATIONALES ET DU DÉVELOPPEMENT L Institut de hautes études internationales et du développement est issu du regroupement, depuis janvier 2008, de l Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI) et de l Institut universitaire d études du développement (IUED). Centre d excellence dans le domaine des relations internationales et des études du développement, l IHEID propose un large choix de programmes d études au niveau master et doctorat, les uns disciplinaires (droit international, économie internationale, histoire et politique internationales, science politique), les autres interdisciplinaires (affaires internationales, études du développement). Les compétences clés des titulaires des diplômés de l IHEID : le cosmopolitisme (maîtrise de l anglais et souvent d autres langues), la rigueur (capacités d analyse globale et de réflexion stratégique) ainsi que la flexibilité (capacité
42 d adaptation à des cultures et des contextes divers). Autant de connaissances et de compétences qui leur ouvrent une multiplicité de perspectives professionnelles. Des perspectives qui se rapprochent de celles offertes aux diplômé-e-s en sciences politiques, mais avec une dimension résolument internationale. Parmi les débouchés classiques, on trouve ainsi les multinationales privées (notamment dans le secteur des services et de la finance), les administrations publiques spécialisées (aide au développement, services culturels, affaires extérieures comme le Département fédéral des affaires étrangères), les organisations internationales et non gouvernementales (dont celles impliquées dans la coopération au développement), ainsi que les médias (rubrique internationale ou presse proposant une analyse critique des phénomènes liés aux changements sociaux, à la mondialisation et au développement). Etudiants inscrits à l Université de Genève en 2007 IUHEI IUED 837 étudiant-e-s 329 étudiant-e-s
EN SAVOIR PLUS Sources citées dans le texte, liens utiles 43 PROFESSIONS www.orientation.ch, fiches InfOP Descriptif des professions en Suisse et répertoire des formations et formations continues en école et à l université. Edition 2007 à 2008 CIIP - Conférence intercantonale de l instruction publique de la Suisse romande et du Tessin ASOSP - Association suisse pour l orientation scolaire et professionnelle 2002-2003 Les métiers des ressources humaines Les métiers du multimédia Les professions du droit Métiers et environnement. ASOSP - Association suisse pour l orientation scolaire et professionnelle Centre de formation WWF, 2001 CIIP/CCO/CIDOSP, Editions ASOU, 2000-2002 Traduction et interprétation Médecine Justice, quels métiers : guide pratique genevois : les métiers du Palais de justice. République et canton de Genève. Pouvoir judiciaire 2001. Choisir un métier dans la banque Genève Place financière, édition 2008, www.edubank.ch Fédération suisse des psychologues. www.psychologie.ch Théologie Cahier édité par les Universités de Genève, de Lausanne et de Neuchâtel, septembre 2006. Fiches descriptives des métiers. ROME le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois, édité par l Agence nationale pour l emploi (ANPE), France. http://rome.anpe.net/candidat/
44 DÉBOUCHÉS Les personnes diplômées des hautes écoles sur le marché du travail Premiers résultats de l enquête longitudinale 2007 Office fédéral de la statistique 2008 Premier emploi après les études : la situation des diplômées et des diplômés sur le marché du travail. Plusieurs cahiers édités par le CSFO - Centre suisse de services Formation professionnelle / orientation professionnelle, universitaire et de carrière, 2007. 4 ans après les études 2003-2007 Enquêtes auprès des diplômés en lettres, droit, sciences, sciences sociales et politiques de l Unil. Université de Lausanne, Service d orientation et conseil, Alberto Vazquez, 2008 Vom Studium zum Beruf Graf, Peter. ASOU - Association suisse pour l orientation universitaire, 2002. De la haute école à la vie active : premiers résultats de l enquête 2005 auprès des nouveaux diplômés. Office fédéral de la statistique (OFS), 2006 Geistes- und Sozialwissenschaften - vom Studium in den Beruf : Jobs mit Kultur und Kommunikation. ASOU - Association suisse pour l orientation universitaire, 2003. Berufskategorien und Beschäftigungsbereiche der Schweizer Universitätsabsolventen/-innen sowie der Absolventen/-innen der Uni Genf, nach Fachbereichsgruppe, fünf Jahre nach Studienabschluss 2005 (Abschlussjahrgang 2000, in Prozent) Données fournies par l Office fédéral de la statistique (OFS). Les données concernant les diplômés de l Université de Genève sont à considérer avec prudence car elles concernent un nombre relativement peu élevé de personnes (823 diplômés ont répondu à l enquête). Medizinische Wissenschaften - vom Studium in den Beruf : Jobs von Allgemeinmedizin bis Zellforschung. ASOU - Association suisse pour l orientation universitaire, 2004. Wirtschafts- und Rechtswissenschaften - vom Studium in den Beruf : Jobs rund um Umsatz und Urteil. ASOU - Association suisse pour l orientation universitaire, 2006.