Un climat des affaires incertain

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1 AVRIL 2015 Un climat des affaires incertain Au premier trimestre, 39 % des TPE-PME rhônalpines ont observé une baisse de chiffre d affaires par rapport à la même période de 2014 et seulement 24 % une hausse. Ce résultat est en retrait par rapport aux prévisions de janvier. La situation reste difficile dans le BTP et le transport-logistique. Elle apparaît par contre favorable dans les services informatiques et en amélioration dans l hôtellerie-restauration. Le bilan est meilleur pour les PME d au moins 50 salariés. Toutes activités confondues, les entreprises disent toujours souffrir avant tout du manque de vigueur de l activité, mais elles sont aussi nombreuses à pointer une rentabilité insuffisante ou des problèmes liés à la réglementation. Si les difficultés de trésorerie restent fréquentes, elles sont cependant en recul. En termes de perspectives, malgré un moindre pessimisme sur la situation économique générale, les prévisions personnelles d activité pour le 2 e trimestre demeurent peu favorables. Elles tendent à se rejoindre pour les différentes activités, avec un mieux pour le tertiaire tourné vers les particuliers et une dégradation pour l industrie et le tertiaire «B to B». Pour l ensemble de l année 2015, les perspectives sont moins défavorablement orientées, voire positives pour des activités du tertiaire ou les entreprises exportatrices. En matière d emploi, la tendance est toujours à la stabilité. 52 % des entreprises se situent dans une logique d investissement, soit une légère progression par rapport à janvier. Interrogées sur les apports des technologies numériques à l horizon 2015 / 2016, les TPE-PME mettent d abord en avant l évolution du métier de leurs collaborateurs et l opportunité d offrir de nouveaux services. Les résultats présentés sont issus d une enquête téléphonique réalisée du 1 er au 15 avril 2015 par la CCI de région et les CCI de Rhône-Alpes auprès d un panel de 362 entreprises représentatives du tissu de TPE-PME de l industrie, du BTP, du commerce et des services de l ensemble des départements de Rhône-Alpes.

2 L activité Un début d année peu favorable, en retrait par rapport aux prévisions Au premier trimestre, 60 % des TPE-PME ont fait au moins aussi bien qu il y a un an en termes de chiffre d affaires. Mais elles sont à peine un quart (24 %) à faire état d une hausse et 39 % déplorent une baisse, soit un solde «part à la hausse - part à la baisse» de A titre de comparaison, ce solde pour l ensemble de 2014 était de - 5, avec une proportion de hausses de 30 % ; au 1 er trimestre 2014 il était de Les prévisions faites début janvier par les chefs d entreprise anticipaient un résultat négatif, mais moins prononcé (- 8). Comme prévu, le bilan du 1 er trimestre est particulièrement négatif dans le transport-logistique, où une majorité d entreprises déplore une baisse de chiffre d affaires. Il l est aussi dans le BTP (solde «hausses-baisses» de - 29) où, semble-t-il, ce sont surtout les entreprises de travaux publics qui ont été en difficulté. Dans l industrie, où les anticipations exprimées début janvier étaient positives, les baisses de chiffres d affaires ont été supérieures de 9 points aux hausses. L ensemble des activités tertiaires tournées vers les particuliers affiche un solde de - 13, mais la part des TPE- PME ayant enregistré une baisse de chiffre d affaires diminue assez nettement dans l hébergement-restauration et l immobilier par rapport à la situation d avril Pour les activités tertiaires tournées vers les entreprises, le solde est de - 18, en dégradation par rapport aux précédentes enquêtes. Négatif pour les TPE-PME comptant moins de 50 salariés, le solde «part à la hausse - part à la baisse» a été nettement plus favorable (+ 2) pour les PME de taille plus importante. Les entreprises exportatrices tirent aussi beaucoup mieux leur épingle du jeu, avec des pourcentages de hausses et de baisses identiques (34 %). Pas ou peu d évolution dans l utilisation des capacités de production Début avril, 46 % des TPE-PME estimaient utiliser normalement leurs capacités de production et 8 % les utiliser en totalité, sans pouvoir faire face à toute la demande. Le total des deux (54 %) est équivalent à celui observé en tout début d année (- 1 point) ou à celui mesuré un an auparavant, en avril AVRIL

3 L utilisation des capacités de production s est améliorée dans l hôtellerie-restauration (+ 10 points en 3 mois). Elle s est par contre dégradée dans les services aux entreprises et dans le BTP. Un quart des TPE-PME de ce secteur déclare souffrir d une «large sous-utilisation» et les entreprises en situation de sous-utilisation sont majoritaires. Dans l industrie, l utilisation des capacités de production gagne 2 points en 3 mois. 22 % des TPI-PMI font néanmoins part d une large sous-utilisation. Le manque de vigueur de l activité reste le problème numéro 1 des entreprises Le manque de vigueur de l activité est toujours le principal frein au développement des entreprises. 63 % d entre elles en font état ; ce pourcentage est cependant en léger recul (- 4 points en 3 mois). Il est quasi identique à celui observé en avril Ce manque de vigueur est relevé dans tous les secteurs d activité par six à sept entreprises sur dix, à l exception de l immobilier et des services informatiques où la proportion est sensiblement moindre. AVRIL

4 L instabilité/complexité réglementaire constitue toujours le deuxième frein le plus cité, avec un tiers des entreprises en faisant mention. Les TPE-PME de l immobilier le placent en tête de leurs préoccupations. Dans leurs commentaires libres, des chefs d entreprise soulignent des contradictions entre des mesures de simplification et de nouvelles formalités qui sont instaurées. Comme précédemment, la rentabilité insuffisante complète le podium des problèmes identifiés par les TPE-PME, avec un taux de citation de 29 % (+ 2 points en 3 mois). Soulignée par la moitié des entreprises, cette question apparaît particulièrement aigüe dans le transport-logistique et le BTP où elle arrive au deuxième rang des préoccupations. L insuffisance de rentabilité est aussi largement mentionnée par les sociétés de services informatiques. A noter que dans leurs commentaires spontanés, des chefs d entreprise de différents secteurs d activité font part de leur difficulté à maintenir leurs prix de vente, sous l effet d une concurrence jugée parfois déloyale ou du fait de la pression des donneurs d ordre. 18% des TPE-PME - et près d un quart dans le tertiaire supérieur et les services informatiques - rencontrent toujours des difficultés de recrutement Les difficultés de trésorerie un peu moins prégnantes Au début du printemps, 35 % des TPE-PME disent être confrontées à une situation de trésorerie difficile, voire très difficile. Ce pourcentage, tout en restant élevé, est en recul de 3 points par rapport à début janvier et de 6 points par rapport à avril En trois mois, la part des entreprises disant rencontrer des difficultés de trésorerie a sensiblement baissé dans le BTP et l immobilier. Elle s est atténuée dans l hôtellerie-restauration et le transport-logistique. Elle est restée stable dans l industrie et le commerce de détail qui est désormais le secteur le plus affecté. Le niveau des difficultés varie fortement suivant la taille des entreprises. Ce phénomène déjà observé au 1 er trimestre s accentue. 21 % des PME d au moins 50 salariés font état de difficultés alors que c est le cas de 45 % des TPE (+ 2 points en 3 mois). AVRIL

5 L insuffisance de chiffre d affaires, relevée comme cause des difficultés par 61 % des chefs d entreprise en janvier comme en avril, demeure le premier motif, devant les retards de règlement des clients (50 %, stable) et la réduction des marges (50 % également, + 3 points en 3 mois). Les autres sources de difficultés sont toujours nettement moins citées. Parmi elles, on peut relever une progression des problèmes de financement de la croissance de l activité (15 %, + 4 points en 3 mois), les TPE- PME de l industrie étant les plus nombreuses à évoquer ce motif. La réduction des délais de règlement des fournisseurs est moins fréquemment citée (9 %, - 8 points), ainsi que les impayés clients (9 %, - 2 points en 3 mois, - 11 points en 6 mois). La réduction des marges constitue la première cause de difficulté dans le BTP ; elle affecte neuf entreprises du secteur sur dix. Les trois quarts des TPE-PME du transport-logique en font également état. Dans l ensemble des services aux entreprises, les retards de règlement touchent sept TPE-PME sur dix. Malgré une meilleure perception du climat économique général, les perspectives personnelles d activité à court terme ne traduisent pas de reprise de l activité Pour le deuxième trimestre, 19 % des TPE-PME prévoient une hausse de chiffre d affaires sur un an, 29 % anticipent une baisse, soit un solde «part à la hausse - part à la baisse» de Ce solde se dégrade de deux points par rapport aux prévisions faites début janvier pour le 1 er trimestre. Il est quasi identique à ce qu il était il y a un an à la même époque (- 9) pour le 2 e trimestre Les perspectives sont négatives pour toutes les tailles d entreprise et tous les secteurs d activité, à l exception des services informatiques. C est dans le transport-logistique (- 25), le commerce de détail (- 19) et le BTP (- 16) que les prévisions sont les moins favorables. Dans ces trois secteurs, moins d une entreprise sur cinq s attend à une hausse. Les perspectives du commerce de détail et du BTP sont néanmoins moins défavorables que celles du 1 er trimestre. Le solde «hausses - baisses attendues» est proche de la moyenne dans l industrie et l hôtellerierestauration. Hors transport-logistique, il est équilibré pour les services aux entreprises (- 1). Les perspectives des différents secteurs d activité tendent à se rejoindre. Elles sont en effet moins défavorables pour les activités tertiaires tournées vers les particuliers, alors qu elles se dégradent un peu dans l industrie et le commerce de gros/services aux entreprises. Les entreprises exportatrices sont un peu moins pessimistes que l ensemble des TPE-PME (solde de - 5 points). AVRIL

6 En ce début de printemps, le ressenti des chefs d entreprise sur la situation économique générale apparaît moins négatif, ce qui confirme la tendance déjà observée en janvier. Ils sont 37 % à exprimer un sentiment de relative confiance, contre seulement 25 % en janvier et 19 % au début de l automne. Symétriquement, la part des non-confiants, tout en restant largement majoritaire, recule à 62 % (- 12 points en 3 mois, - 17 points en 6 mois). L amélioration, toute relative, de la confiance dans la situation économique générale se constate dans l ensemble des secteurs d activité. Elle est particulièrement nette dans l immobilier. C est dans le transport logistique et, à un degré moindre, dans l hôtellerie-restauration que le sentiment de défiance est le plus fort. Les entreprises ayant une activité à l export sont moins pessimistes : 45 % d entre elles disent être plutôt confiantes. Les perspectives pour l ensemble de l année 2015 se dégradent mais sont meilleures que les perspectives à 3 mois Interrogées début avril sur leurs perspectives d activité pour 2015, 24 % des TPE-PME anticipaient une hausse de chiffre d affaires, 29 % une baisse, soit un solde «hausses - baisses» de - 5. Début janvier, ce solde était équilibré (+ 1). On observe donc une certaine dégradation des perspectives annuelles. AVRIL

7 Il semble qu une bonne part des entreprises qui début janvier avaient du mal à se prononcer (les non-réponses à la question passent de 17 à 7 %) s attendent maintenant plutôt à une baisse de leur activité. Quoique négatif, ce solde de - 5 est plus favorable que celui observé pour les prévisions du seul 2 e trimestre. Il est par ailleurs comparable à celui mesuré début avril 2014 pour l ensemble de l année dernière (- 6). Les perspectives pour 2015 sont cependant positives pour certains secteurs comme les services aux entreprises (hors transport), l hôtellerie-restauration et l immobilier. Globalement, pour le tertiaire tourné vers les particuliers, le solde «hausses - baisses» est de + 1. Pour le tertiaire tourné vers les entreprises, il est de - 2. Si ces deux soldes sont proches, il faut souligner qu on observe un changement de tendance assez net au sein des activités tertiaires, entre celles tournées vers les entreprises et celles destinées aux particuliers. Les premières en effet avaient été sensiblement mieux orientées en 2014 et, début janvier, elles bénéficiaient encore de perspectives plus favorables pour Le solde entre hausses et baisses de chiffres d affaires attendues pour 2015 est plus négatif que pour la moyenne pour l industrie (- 9) et surtout pour le BTP (- 21). Pour les entreprises exportatrices, il est de + 4. Les TPE-PME parient toujours en premier lieu sur la conquête de nouveaux marchés dans l hexagone et sur l innovation Globalement, on n observe pas d évolution majeure dans la stratégie des TPE-PME. Pour développer leur activité, les chefs d entreprise disent toujours s appuyer en premier lieu sur la recherche de nouveaux marchés en France (51 % de taux de citation comme début janvier) et l innovation de leurs produits ou services (44 %, + 3 points en 3 mois). Suivent ensuite la diversification de l activité (32 %, - 3) et la conquête de nouveaux marchés à l international (28 %, + 3) qui dépasse désormais la modernisation de l entreprise (27 %, - 1). Seulement 19 % des chefs d entreprise (- 1 point) tablent sur le dynamisme de la demande. AVRIL

8 La diversification de l activité, citée par près de six entreprises sur dix, constitue le premier levier de développement dans le BTP. Dans le transport-logistique, elle occupe le deuxième rang avec un taux de citation de 45 %. L innovation est pointée par la quasi-totalité des sociétés de services informatiques et par la moitié des TPE-PME dans l hôtellerie-restauration et l industrie. Pour l ensemble des entreprises ayant une activité à l export, l international s affirme comme le premier vecteur de développement ; il est cité par 72 % des chefs d entreprise (+ 2 points en 3 mois, + 12 points en 6 mois). Dans l industrie, la conquête de nouveaux marchés à l international est relevée par 55 % des chefs d entreprise. Peu d évolution attendue en matière d emploi Si les prévisions d activité apparaissent peu favorables, les perspectives en matière d emploi sont stables. Début avril, sept TPE-PME sur dix pensent que leur effectif va rester stable au printemps, 14 % comptent l augmenter et 13 % le réduire, soit un solde «part à la hausse part à la baisse 1» de + 1. Pour rappel, ce solde était de - 1 début janvier. On observe qu il est globalement proche de zéro depuis plus de deux ans. 1 Il s agit d un solde en nombre d entreprises et non en nombre d emplois. AVRIL

9 Les situations sont assez diverses suivant les secteurs d activité. Le solde «hausses - baisses» demeure très négatif dans le BTP (- 11). Il est positif dans l ensemble des activités du commerce de gros et des services aux entreprises (+ 3), malgré des perspectives orientées à la baisse dans le transport-logistique. Il est également de + 3 dans les activités tertiaires tournées vers les particuliers, avec des perspectives en nette amélioration pour l hôtellerie-restauration. Dans l industrie, les hausses sont, comme pour l ensemble des entreprises, supérieures d un point aux baisses. Les perspectives d emploi sont négatives pour les entreprises d au moins 50 salariés (solde «hausses - baisses» de - 5), alors qu elles sont au contraire favorables pour les TPE (+ 2) et les PME de 10 à 49 salariés (+ 4). En début de printemps, les entreprises qui diminuent le recours aux heures supplémentaires (12 %) étaient sensiblement plus nombreuses que celles qui l augmentent (6 %). Ces deux pourcentages sont identiques à ceux mesurés début janvier. Le recul est particulièrement marqué dans le transport-logistique. Le solde «hausses - baisses» est par contre positif dans l hôtellerie-restauration. En matière d intérim, la situation est comparable. 9 % des TPE-PME font moins appel à l intérim contre seulement 4 % qui y ont plus recours, soit un solde «part à la hausse - part à la baisse» de - 5. Il était de - 9 début janvier. La baisse du recours à l intérim continue d être très forte dans le transport-logistique. Si le BTP connaît également une baisse, celle-ci est moins marquée que précédemment. Résistance globale de l investissement Début avril, un peu plus de la moitié des TPE-PME déclare être dans une logique de réalisation des investissements programmés (41 %, + 6 points en 3 mois) ou de lancement de nouveaux projets (11 %, - 3 points). La part des entreprises étant dans une logique d investissement (52 %) apparaît donc en légère augmentation (+ 3 points en 3 mois). A titre de comparaison, elle était de 49 % en avril Deux points qui relativisent néanmoins ce constat : le recul de 3 points par rapport à janvier du nombre d entreprises lançant de nouveaux projets et l augmentation de 2 points de la part des entreprises disant réduire ou reporter leurs investissements. AVRIL

10 La part des TPE-PME se situant dans une logique d investissement augmente avec la taille des entreprises : elle est de 45 % pour les TPE, de 52 % pour les PME de moins de 50 salariés et de 63 % pour les PME de plus grande taille. Les différences apparaissent cependant moins fortes que début janvier. Entre janvier et avril, les intentions d investissement sont en sensible augmentation dans le commerce de gros et l hôtellerie-restauration. Elles se contractent par contre dans le BTP et le transport, où une large majorité des TPE-PME dit ne pas investir ou être dans une logique de report ou de réduction de leurs projets. Les TPE-PME attendent d abord du numérique l évolution du métier de leurs collaborateurs et l offre de nouveaux services En prolongement de l habituelle question sur l investissement, l enquête d avril a été l occasion d interroger les TPE-PME de Rhône-Alpes sur l apport attendu des technologies numériques, à l horizon 2015 / Premier constat, très majoritairement, les chefs de TPE-PME ont une opinion sur ce que les technologies numériques peuvent leur apporter à court terme. Ils sont ainsi près de 8 sur 10 à se prononcer sur au moins un apport potentiel du numérique, ce qui traduit la prise en compte de ces technologies dans la conduite de leur entreprise. Pour chacun des items proposés, le taux de réponse varie de 60 à 75 % : c est pour l item «de se transformer par l investissement» que le niveau des non-réponses/sans opinion est le plus élevé : 40 %. C est dans le commerce de gros et les services aux entreprises que les entreprises sont les plus nombreuses à s exprimer sur les apports du numérique. Parmi les items proposés, les chefs de TPE-PME pensent d abord que le numérique va leur permettre, à l horizon 2015 / 2016, de faire évoluer le métier de leurs collaborateurs ou de proposer de nouveaux services. Parmi ceux qui ont une opinion sur la question, ils sont ainsi respectivement 71 et 70 % à partager ces visions. C est particulièrement le cas dans les services aux entreprises (hors transport) et c est aussi plus fréquemment le cas dans les entreprises d au moins 10 salariés. Les attentes les plus fortes quant aux apports du numérique relèvent ainsi à la fois de l organisation des entreprises et de leur approche marketing. AVRIL

11 Une majorité des chefs de TPE-PME (57 %) ayant une opinion sur la question s attend aussi à ce que les technologies numériques contribuent à la réalisation de gains de productivité. C est particulièrement le cas dans le commerce de gros, l hébergement-restauration et globalement dans les activités de services. Les chefs d entreprise qui s attendent à ce que l investissement dans les technologies numériques transforme leur entreprise sont par contre minoritaires, même si la proportion de 40 % des répondants est loin d être négligeable. Là encore, c est dans les services aux entreprises que la proportion est la plus élevée (62 %). AVRIL

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