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1 Cet article est disponible en ligne à l adresse : Parties de campagne. Loisirs périurbains et représentations de la banlieue parisienne, fin XVIIIe-<marquage typemarq="petitecap">xixe siècles par Julia CSERGO Nouveau Monde éditions Sociétés & Représentations 2004/1 - N 17 ISSN pages 15 à 50 Pour citer cet article : Csergo J., Parties de campagne. Loisirs périurbains et représentations de la banlieue parisienne, fin XVIIIe- <marquage typemarq="petitecap">xixe siècles, Sociétés & Représentations 2004/1, N 17, p Distribution électronique Cairn pour Nouveau Monde éditions. Nouveau Monde éditions. Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.

2 LOISIRS PÉRIURBAINS ET REPRÉSENTATIONS DE LA BANLIEUE PARISIENNE, FIN XVIII E -XIX E SIÈCLES 15 par Julia Csergo DANS UN PETIT TEXTE AUTOBIOGRAPHIQUE paru en 1878 sous le titre La Banlieue 1, Émile Zola évoque la promenade que les Parisiens de condition modeste, «petits employés et ouvriers» nous dit-il, font le dimanche dans les environs de Paris, au-delà de cette première zone «sinistre et boueuse» qui, «entre les rues qui finissent et l herbe qui commence», ceinture la capitale, dans cette banlieue qu il désigne du nom de «campagne». Plutôt qu aux seules prairies, cultures et vergers entourant les lieux d habitation rurale, le terme «campagne» renvoie ici à son acception la plus large, englobant, par opposition à l espace bâti de la ville, la nature tout entière les bois, les champs, les forêts, les rivières. Retraçant une brève histoire du lien qui unit le citadin à la campagne environnante, Zola finit par conclure : «Il y aurait une curieuse étude à écrire, celle du goût immodéré des Parisiens pour la campagne.» On peut s étonner que ce phénomène qui avait retenu l attention de Zola n ait jamais fait l objet d une étude approfondie, alors que nombreux sont les travaux consacrés à la question de la villégiature, de la résidence secondaire ou de l habitat pavillonnaire. Cette lacune peut être liée à l histoire même de la signification donnée au terme «banlieue», d ailleurs indistinctement employé par Zola en alternance avec les termes 1. Ce texte paraît pour la première fois, en russe, dans Le Messager de l Europe du mois d août Il est ensuite publié dans le Figaro du 25 juillet 1881 sous le titre Aux Champs ; ce titre sera définitivement retenu pour trois textes La Rivière, Le Bois, La Banlieue réunis pour la première fois dans Le Capitaine Burle, Paris, Charpentier, 1882, et réédité, Aux Champs, Paris, Rumeur des Âges, 1994.

3 16 «campagne» ou «environs de Paris». C est que le terme «banlieue» connaît des définitions multiples et mouvantes, avant de finir par s attacher, dans l acception que nous lui donnons le plus couramment, très probablement sous l influence des travaux menés par les géographes à partir des années , à la définition, restrictive, des «parties extérieures d une agglomération urbaine résultant du processus d urbanisation et d industrialisation de l environnement rural de la ville.» Sous la prégnance de ce modèle, la banlieue est devenue dans nos références un phénomène qui se développe entre le milieu du XIX e siècle et le milieu du XX e siècle 3. Initialement, le terme renvoie au droit féodal: il désigne dans ce cadre «l espace d environ une lieue autour d une ville, dans lequel l autorité faisait proclamer les bans et avait juridiction.» Sous l Ancien Régime, «banlieue» recouvre, ainsi qu il est mentionné dans le Dictionnaire Universel d Antoine Furetière de 1690, «les environs d une ville qui sont dans l étendue d une lieue». Au XVIII e siècle, le terme désignera encore «la campagne qui forme les alentours d une ville» 4. Depuis, et jusqu au début du XX e siècle, «banlieue» renvoie à ces notions complexes et mal cernées d «environs» ou «alentours», évoquant tout à la fois la proximité de la grande ville et sa périphérie, l ensemble des localités qui l environnent, «le bout d une ville qui finit» pour reprendre l expression employée par les frères Goncourt en Notons à ce propos la distinction lexicale qui se dessinera au XIX e siècle entre «banlieue» et «environs de Paris», le premier terme se voyant plutôt réservé aux approches administratives et économiques 5, le second s attachant plutôt à l évocation d un territoire et de ses paysages bâtis ou naturels. Il s agit donc, à travers la promenade du dimanche hors de la ville que nous désignerons du terme «partie de campagne» d interroger les circulations parisiennes 2. Les axes de recherches définis par les premiers travaux consacrés à la banlieue parisienne ont impulsé une histoire de la banlieue surtout appréhendée du point de vue de l industrialisation, de la construction du logement populaire, de l équipement et des transport voire encore de la formation des opinions politiques à travers les cadres municipaux. Cf. Annie Fourcaut (dir), Un Siècle de banlieue parisienne ( ), Guide de recherche, Paris, L Harmattan, 1988, notamment la synthèse pp Les premiers banlieusards. Aux origines de la banlieue de Paris , Paris, Créaphis, 1991, sous la direction d Alain Faure, témoigne de la prégnance de ce modèle. Dans l article «Paris, le peuple, la banlieue», Alain Faure, bien qu il la reconnaisse comme n étant ni vide d hommes, ni vide d activités, écrit qu il faut attendre la décennie pour que «ce nouveau suburbain atteigne le poids démographique et une importance économique indéniable et accède en même temps à l existence dans les représentations collectives et la conscience même de ses habitants» (p. 73). Dans un autre article du même ouvrage, «Banlieue, mon amour», il explique le développement des banlieues bourgeoises résidentielles : «Les vastes terrains laissés libres par l industrie ou l agglomération des hommes prirent valeur de campagne, non pas précisément les champs et les bois, encore moins la nature, mais le cadre préservé et sain dans lequel on ne pouvait que désirer venir vivre, une sorte d anti-ville à l usage des citadins.» (p. 167). 4. Trésor de la langue française, Paris, CNRS/Gallimard, 1975, vol. 4, S.V. «Banlieue». 5. Cf. par exemple le Dictionnaire topographique de Paris et de sa banlieue, Paris, 1815.

4 IMAGINAIRES PARISIENS vers la banlieue du point vue des usages sociaux du temps libre et d esquisser ainsi la part de continuité et de complémentarité qui existe entre Paris et sa banlieue dans l ordre des représentations géographiques comme dans celui des pratiques sociales. Le dimanche hors la ville : une tradition citadine des usages de la banlieue Outre le séjour aristocratique dans une maison de campagne, la partie de campagne, que l on dit encore «partie de plaisir», désigne aussi cette journée que les citadins, qui ne disposent pas de résidence secondaire, passent hors de la ville, à la belle saison, en famille ou entre amis, pour se reposer ou se divertir. C est celle que nous retiendrons ici 6. Comme pratique récréative de la banlieue, la partie de campagne renvoie autant au statut traditionnel de la promenade, reconnue comme un des plaisirs majeurs du dimanche, qu aux formes de sociabilité citadine de loisir 7. Sous l Ancien Régime, nombreux sont les témoignages qui attestent du vaste élan qui pousse les Parisiens hors de la cité : un indice en est sans doute le nombre important des publications «historiques et géographiques» intitulées «Voyage», «Guide», «Manuel» ou «Almanach», destinées, certes, à l élite sociale et culturelle des lettrés, mais qui s attachent, durant tout le XVIII e siècle, à la description des environs ou des alentours de Paris, des campagnes et des villages situés aux barrières et bien au-delà, dans un rayon pouvant aller parfois jusqu à 160 kilomètres à la ronde. C est généralement à partir des quatre portes de Paris (Saint-Honoré, Saint-Jacques, Saint- Antoine et Saint-Denis) que les itinéraires sont indiqués pour investir la campagne «verte et riante», les «sentiers champêtres», ceux qu emprunte Rousseau, par exemple, lorsqu il gagne, un jeudi d octobre 1776, pour sa seconde promenade, les hauteurs de Ménilmontant: 17 [ ] Je suivis après dîner les boulevards jusqu à la rue du chemin-verd par laquelle je gagnai 6. La locution semble figurer pour les premières fois, dans des titres de vaudevilles et de comédies : comédie avec divertissement de Duvigeon représentée par les comédiens Italiens ordinaires du Roy, le 7 juin 1738, et publiée en 1751, vaudeville de Jean-Baptiste Carsillier, publié en 1744 à Bruxelles. Elle dérive du terme «partie», pris, dès le XVII e siècle, au sens de «divertissement concerté à plusieurs» : c est dans ce sens que Molière l emploie à travers l expression «faire partie» (Les Fâcheux, 1661) et que le maréchal de Bassompierre l utilise, en 1665, dans l expression «être d une partie». Scarron, quant à lui, y recourt lorsqu il évoque une «partie de baignade.» À cette époque, la locution n apparaît dans aucun dictionnaire ; plus tard encore, l Encyclopédie ne s attachera qu aux termes «promenade» ou «excursion» pour désigner la sortie hors de la ville pour une journée. 7. Robert Beck, Histoire du dimanche de 1700 à nos jours, Paris, éd. de l Atelier, 1997.

5 les hauteurs de Ménil-montant, et de là, prenant les sentiers à travers les vignes et les prairies, je traversai jusqu à Charonne le riant paysage qui sépare ces deux villages, puis je fis un détour pour revenir par les mêmes prairies en prenant un autre chemin. Je m amusois à les parcourir avec ce plaisir et cet interest que m ont toujours donné les sites agréablez [ ] 8 18 À l instar du classique du genre que demeure la Nouvelle description des environs de Paris publiée en 1786 par J.-A. Dulaure, le dessein de ces guides est «d instruire et d amuser le lecteur par le piquant qu offre l histoire de chaque lieu», d orienter le pas et le regard du «voyageur de passage dans la capitale» ou ceux du «Parisien désireux de s échapper de la ville le temps d une journée» 9. Ainsi, dès le début du XVIII e siècle, ces promenades dans les environs de la grande ville nous éclairent sur les modes de codification de la perception de la banlieue: avant la vogue du monument historique et du patrimoine, mais au moment où se dessine un intérêt croissant pour les œuvres dépositaires du génie des siècles 10, c est l importance du regard porté sur l édifice architectural comme témoin du passé et chef d œuvre de création humaine qui retient l attention: l ensemble des ouvrages sur les environs de Paris que nous avons consultés pour le XVIII e siècle 11 recensent «belles maisons, châteaux et abbayes», bourgs, villages, hameaux, nichés dans les environs de la grande ville, et s attachent aux «jardins qui allient la nature à l art» et «embellissent les environs de Paris» 12. Ici, la nature apparaît moins à travers ses sites remarquables et ses bienfaits hygiéniques qu à travers les parcs et jardins, décors savants qui s ordonnent autour des architectures princières, voire même à travers l art des jardins potagers: rappelons, par exemple, le jardin de Girardot à Bagnolet, réputé pour ses fameuses cultures de pêches en espalier, technique introduite par La Quintinie à Versailles: Son jardin, affirme en 1782 Le Grand d Aussy, était devenu pour les Parisiens opulents, un 8. Les Rêveries du promeneur solitaire, Deuxième promenade, Paris, La Pleïade, Gallimard, 1959, p J.-A. Dulaure, Nouvelle description des environs de Paris contenant des détails historiques et descriptifs des maisons royales, des villes, bourgs, villages, châteaux, Paris, Lejay, 1786, 2 t. en 1 vol., p. vj. 10. André Chastel, «La notion de patrimoine», in Pierre Nora (dir), Les Lieux de mémoire, La Nation, II- 2, Paris, Gallimard, 1986, pp Bien avant la publication du J.-A. Dulaure qui demeure le plus connu d entre eux, signalons : Sieur Ligier, Le Voyageur fidèle ou le guide des étrangers dans la ville de Paris [ ] avec une relation en forme de voyage des plus belles maisons qui sont aux environs de Paris, Paris, P. Ribou, 1715 ; Anonyme, Les Environs de Paris contenant les villes, bourgs, villages, hameaux, abbayes qui sont éloignées de Paris de vingt lieues à la ronde de cette capitale, Paris, Ph. D. Langlois, 1777 (nouvelle édition) ; Louis Denis (d après Barbier), Itinéraire portatif ou guide historique et géographique du voyageur dans les environs de Paris à quarante lieues à la ronde, Paris, Nyon, M. Dezallier d Argenville, Voyage pittoresque des environs de Paris ou description des maisons royales, châteaux et autres lieux de plaisance situés à 15 lieues aux environs de cette ville, Paris, Debure l Aîné, 1779.

6 IMAGINAIRES PARISIENS but de promenade, une partie de plaisir. On y allait en foule, dans la saison des fruits, se régaler de pêches et admirer la beauté de ses espaliers, et il n était pas rare d y compter, dans certains jours de la semaine, jusqu à cinquante ou soixante carrosses à la fois. 13 Cependant, au-delà de la visite à l édifice remarquable, au lieu chargé d histoire, audelà de la promenade champêtre, l usage le plus courant reste celui qui pousse les Parisiens à passer les barrières pour investir la guinguette, lieu de réjouissance populaire, «lieu de plaisir et de délices où tout Paris va les Fêtes et dimanches» dira un guide anonyme de La même remarque se retrouve dans de nombreux ouvrages : retenons, par exemple, la relation du Voyage à Paris que M. Thiery publie en 1790 : 19 [ ] Les guinguettes sont les endroits [ ] où les gens du peuple vont se réjouir les dimanches et fêtes. Tels sont les Porcherons, la nouvelle France, la petite Pologne, Vaugirard, le grand et le petit Gentilly, la Rapée, le grand et le petit Charonne, le Gros Caillou, Menil-Montant, Belleville, la Courtille et le Pré Saint-Gervais. L importante fréquentation de ces lieux est confirmée par l ouvrage anonyme paru chez Langlois en 1777, sous le titre Les Rues et les Environs de Paris, à travers la recension qu il propose des «Promenades hors de Paris les plus fréquentes». Cette conduite traditionnelle des citadins de toutes conditions, que l on ne peut réduire à une seule survivance populaire, se perpétue tout au long du XIX e et du XX e siècles. Mieux, elle s amplifie et se diversifie avec l essor des moyens de transport modernes qui rend possible, pour une seule journée, les déplacements occasionnels de plus en plus lointains. La partie de campagne, une imagerie de la banlieue Émile Zola affirme que ce sont les ouvrages de Paul de Kock qui, sous le Second Empire, ont popularisé la banlieue et fait une mode de la partie de campagne ; toutefois, c est dans le dernier tiers du XIX e siècle que d innombrables références littéraires et picturales en fixent une imagerie devenue mythique. Ignorons les dessins de presse, caricatures, gravures ou dessins publicitaires, notamment ceux qui se multiplient avec l essor du chemin de fer, pour ne nous attacher qu à trois supports : les guides de voyages, la peinture et la littérature. 13. P.-J.-B. Le Grand d Aussy, Histoire de la vie privée des Français de l origine de la Nation jusqu à nos jours (1782), Paris, Sciences en Situation, 1999, p Anonyme, Les Promenades de la guinguette, aventures et histoires galantes, Paris, J.-L. Nyon, 1704.

7 20 Dans la première moitié du XIX e siècle, une importante production imprimée de guides des environs de Paris, précède l essor des grandes collections de guides touristiques liés au développement des moyens de transport et des mobilités citadines. Présentés sous forme d «Itinéraires», de «Conducteurs», de «Promenades historiques et pittoresques», voire de «Récréations champêtres», certains de ces guides connaissent, bien que nous en ignorions les tirages, un succès qu attestent leurs nombreuses rééditions : signalons, par exemple, Le Nouveau conducteur de l étranger à Paris [ ] suivi de La Description des environs de Paris, publié par Marchant de Beaumont en (exemplaire qui porte la mention 7 e édition procédé fréquent des éditeurs), et qui connaîtra, jusqu en 1850 au moins, 27 éditions attestées en français et 16 en anglais ; le Guide du Voyageur ou promenades aux environs de Paris dans un rayon de quinze lieues, de Richard et Saint Hilaire, réédité à trois reprises au moins entre 1829 et ; le Guide du promeneur aux barrières et dans les environs de Paris [ ], publié en et qui sera réédité, enrichi de 28 pages en 1855 puis en 1856 ; ou encore l importante Histoire des Environs du Nouveau Paris d Émile de Labedollière, une approche historique et anecdotique de chaque localité de banlieue avec le signalement des divertissements les plus réputés, illustrée par Gustave Doré avec des cartes topographiques d Ehrard 18. C est autant pour «cette classe d individus qui ne demande qu à s amuser [ ], l étranger, le provincial, l habitant même de Paris» que pour «le désœuvré qui cherche ses plaisirs, l artiste qui étudie, le poète qui aime à se recueillir dans le passé», que les guides imprimés égrènent des indications sur «la manière d employer (le) temps agréablement et de varier (les) jouissances» 19, et des recommandations sur «un site pittoresque, une délicieuse promenade, une œuvre d art, une ruine, tout ce qui peut attirer le désœuvré qui cherche ses plaisirs, l artiste qui étudie, le poète qui aime à se recueillir dans le passé.» 20 Ainsi, chaque village de la banlieue se voit-il présenté en référence aux éléments d une identité locale qui s ordonne autour des mêmes éléments : fêtes patronales, agréments du site naturel et du paysage, édifices remarquables, histoire des lieux, plaisirs et divertissements organisés bals, jeux, marchands forains, traiteurs, société qui s y rassemble. Le traitement raisonné que nous avons donné au Cuchet et Lagarancière de 1815, et dont nous présentons ici une partie, est éclairant des modalités de représentation des localités recommandées pour une partie de campagne (doc. 1). 15. Paris, J. Moronval. 16. Paris, Audin et Levavasseur. 17. B. R., Paris, Ruel Aîné. 18. Paris, G. Barba, Cuchet et Lagarancière, Almanach des plaisirs de Paris et des communes environnantes contenant les époques des fêtes citadines et champêtres et de tous les amusements, Paris, Goujon, Anonyme, Promenade aux environs de Paris, Paris, Lacombe, 1841.

8 IMAGINAIRES PARISIENS Cette production décline notablement avec l essor des grandes collections de guides imprimés nées du développement du chemin de fer. Les ouvrages qu elles consacrent aux environs de Paris témoignent de l importance du réseau ferré dans l usage récréatif de la banlieue. En 1856, Joanne publie dans la Bibliothèque des Chemins de fer le premier Itinéraire des environs de Paris, de Versailles à Saint-Cloud, Meudon et Sèvres. Cette publication est suivie chez Hachette d une série de Guides des environs de Paris dont nous avons recensé douze éditions entre 1868 et À cette date, le volume, considérablement enrichi, se fractionne en quatre tomes respectivement consacrés au nord-est, sudest, nord-ouest, sud-ouest des environs de Paris. Organisés selon un même plan, ces guides fournissent, de gare en gare, de minutieuses descriptions des paysages traversés et des édifices que le voyageur peut découvrir depuis la fenêtre de son compartiment, dans cette reconnaissance du plaisir du trajet qui caractérise la tradition du voyage. Puis, à partir de chaque gare, sont indiquées sous forme d itinéraires-horaires plutôt que d itinéraires-distances, des promenades et des excursions d une journée ou d une demi-journée pour lesquelles sont notés les temps de déplacement en train, tramway, omnibus ou bateaux, des connexions et des correspondances, la durée des promenades à pied. Ces itinéraires sont l occasion de décrire chaque site, de valoriser ses attraits : nous retrouvons ici mention des paysages naturels, des sites remarquables, des édifices et de la mémoire des lieux, des délassements et divertissements organisés et commerciaux. Dans la lignée des ouvrages précédemment cités, ces guides finissent par fixer des représentations stéréotypées des ressources récréatives de chaque localité de la banlieue. À la fin du siècle, de nouvelles séries de guides portatifs témoignent de l avenir de la bicyclette dans la pratique de la partie de campagne, devenue «Excursion» dans les environs de Paris. Témoin du nouvel engouement pour la bicyclette, Louis Morin signale, en 1898, dans sa chronique des Dimanches Parisiens : 21 À présent, dans les environs de Paris, c est la foule qui est cycliste et les piétons sont rares [ ] C est tout un monde que la bicyclette a transformé, et la révolution est égale à celle qui s est accomplie lors de l invention des chemins de fer. Ce sont alors les «Cyclo-guides Miran», les «Guide Baroncelli», les «Guides Tinnenbrock» qui indiquent, pour une journée, des itinéraires organisés autour de sites grandioses ou pittoresques, naturels ou monumentaux, alors que les sociétés d excursionnistes se multiplient et que paraît l Excursion parisienne, un mensuel fondé en Désormais, les références à la partie de campagne et à ses agréments se multiplient : en 1885 le Guide Tinnenbrock des Environs de Paris en codifie pour la première fois la pratique dans un chapitre intitulé «Conseils pratiques données aux touristes pour une

9 DOCUMENT 1 Destinations les plus en vogue des environs de Paris en 1815 D après Cuchet et Lagarencière, Almanach des plaisirs de Paris et des communes environnantes, Paris, Goujon, LIEU FÊTES LOCALES ET PATRONALES SCEAUX Juin à partir Pentecôte ; fêtes foraines, St Jean, St Louis. AGRÉMENTS DU SITE DIVERTISSEMENTS PUBLICS Séjour salubre, pureté air et eaux ; sites variés et pittoresques ; promenades, repas champêtres ; bois de Verrières et d Aulnay. Bal célèbre le dimanche jusqu à 11h du soir ; 1 er mai-1 er novembre / 4 fêtes foraines, jeux, illuminations, musique, feux d artifice ; tivoli ; restaurateur ; limonadiers dans parc. Équipages élégants, modestes piétons. NOGENT sur MARNE Trois jours à partir Pentecôte. MEUDON Juillet, 1er et 2e dimanche après le 4. Translation de St Martin. Séjour agréable ; bois de Vincennes ; belle perspective ; maisons de campagne ; restes du château de Beauté. (A. Sorel) Air pur ; promenades romantiques ; parc délicieux ; élévation du site ; point de vue Paris et cours sinueux de la Seine et du paysage immense qu elle féconde en ses eaux. Danses, divertissements, jeux ; prix de l arc et du tir au fusil ; bons traiteurs. Danses, jeux, forains ; traiteurs ; tivoli avec salle de danse et jardin anglais. Affluence de curieux ; Parisiens et habitants des environs. MONTMORENCY Juillet, jour de la Madeleine et 2 dimanches suivants. Bois ; beauté du lieu ; superbe château ; parc délicieux ; sources abondantes ; ermitage de Rousseau. Fêtes, jeux, danses ; rafraîchissements ; bons traiteurs. Meilleure société; élégance; résidence d été des familles riches et foule de bon ton qui arrive de Paris. ROMAINVILLE 31 juillet, St Germain. Bois très connu des Parisiens ; maisons de campagne ; plaisirs champêtres ; «la fête dure tout l été». Salles de danse ; traiteurs. Ne désemplit pas de Pâques à Toussaint ; équipages et piétons. PRE -ST GERVAIS 1er dimanche d août ; fêtes à la belle saison. Beauté du site ; variété productions fruitières. Grand nombre de guinguettes ; vin à bon compte ; traiteurs ; salles de danse sous les feuillages. Foule tous les dimanches de bourgeois et d ouvriers. PONT ST MAUR 10 août ; St Laurent ; fête dimanche le plus près de cette date. Bois de Vincennes ; variété des plaisirs champêtres ; beauté de la nature ; situation du village, appuyé à une colline il voit couler la Marne couverte et animée par une multitude de petites îles et de barques légères ; canal de la Marne à la Seine ; maisons de campagne. Traiteurs offrent productions recherchées d un sol fertile et varié. Curieux. AUTEUIL 15 août et dimanche suivant. Village agréable sur éminence ; entrée du bois de Boulogne ; bords de Seine ; maisons de campagne. Marchands de jeux sur la pelouse d Auteuil ; bal ; feux d artifice ; traiteurs à la grille du Bois. Mêlé, résidents et étrangers qui viennent de Paris.

10 IMAGINAIRES PARISIENS VINCENNES Fête 15 août et dimanche suivant et dure plusieurs jours. Beauté de la route ; agrément du lieu (bois a perdu de son charme) ; pittoresque du donjon. Cour du Château avec marchands, saltimbanques; Prix du tir à l arc et au fusil; danses très animées (petites maîtresses de Paris); très bon traiteur; marchands de comestibles. Foule. Une des fêtes les plus suivies des environs de Paris. VILLEDAVRE Août, dimanche après l Assomption. Bois ; beau château moderne ; parc pittoresque ; maisons de campagne ; fontaine au Roi. Jeux ; rafraîchissements. Foule. BREVANNES Août, dimanche après l Assomption ; bal de grande réputation depuis Pâques. VERSAILLES 25 août, St Louis ; fête toute l année. Beauté du bois. Agréments divers ; café ; aubergiste. Élite de la population des environs ; société bien composée. Chefs d œuvre des arts ; eaux ; château ; jardins. Traiteurs excellents ; spectacles ; bals. SURENES Août ; dimanche après la St Louis ; fête de la Rosière. CHOISY Août ; dimanche après la St Louis ; la fête dure 3 jours. Position agréable ; bords de Seine ; pied du Mont Valérien. Château royal avant la Révolution Plaisirs champêtres. Traiteurs bien fournis (poissons et vins de Surenes). Danses, jeux, parades ; prix du tir au fusil ; traiteurs renommés pour matelotes. Beaucoup d amateurs Pompe religieuse et mondaine. Très fréquenté ; personnes aisées des environs. ST GERMAIN Septembre ; fête des Loges ; trois jours une des plus célèbres des environs de Paris. Beauté du site ; pureté de l air ; forêt ; château et sa terrasse. Déjeuners sur l herbe ; traiteurs ; bal ; gaîté bruyante des bons bourgeois. Monde prodigieux; élégants, villageois et artisans venus de Paris à pied en famille. ST CLOUD 7 septembre et trois dimanches consécutifs au 7. Parc et promenades ; beau point de vue de la terrasse du château ; château royal ; eaux et cascades ; jardins. Traiteurs ; boutiques de bonbons, joujoux et marchandises de toute espèce ; escamoteurs, danseurs de cordes, animaux savants, virtuoses en plein air ; danses : spectacles ambulants ; feu d artifice. Population des Paris et des environs Gens de bon ton et foule des villageois. BERCY Septembre. Dimanche après la nativité de la Vierge. Confluent Seine et Marne ; château sur dessins de Mansart ; parc ; terrasse le long de la Seine. Amusements; rafraîchissements; jeux, vins; bals très animés sans discontinuer pendant 2 ou 3 jours; prix de tir au fusil; prix de la course à pied. Grande affluence d amateurs de Paris et des environs. ST- DENIS 9 octobre; fin de la belle saison. Abbaye (un des plus beaux morceaux de l architecture gothique) ; tombeaux des Rois ; maison royale ; Île St Denis connue sous le nom d Ile d amour. Foire ; bons traiteurs ; cafés ; billards ; autres établissements consacrés au plaisir public ; écrevisses de l Ile. Très fréquenté ; amateurs de plaisirs champêtres.

11 24 Partie de campagne». Y sont énoncés les éléments devenus constitutifs de l imagerie de la partie de campagne : équipement vestimentaire, nécessaire à promenade cartes et boussole, tasses pliantes, couteau de poche et serpette, matériel de l incontournable «buffet de campagne» panier Niniche garni d assiettes, de fourchettes et de gobelets de fer blanc, cafetière à réchaud, gourdes ainsi que «l invariable menu d un déjeuner sur l herbe» : poulet froid, pâtés et «boîtes de conserve à chauffoir» 21. Cette production croissante est contemporaine des représentations picturales et littéraires les plus emblématiques. Ce sont d abord les nouveaux peintres de paysage ceux qui donnent une image d un pays et peignent «sur nature» avec leur chevalet planté dans la campagne (comme Français, Corot ou Daubigny) qui, en quête de nouveaux horizons, commencent à s attarder sur l attrait des bords de Marne, des rives de la Seine, de la forêt de Sénart ou de Fontainebleau, sur le charme des villages ignorés de la majeure partie des Parisiens (Pontoise, Bougival, Port-Marly, Argenteuil, Moret), révélant davantage, à chaque Salon de peinture, les délicieux paysages offerts aux portes de Paris par la banlieue. Cette approche opérée par l École de Barbizon qui affirme, autour des paysages de la banlieue, le paysage portrait comme expression d un état d âme devant un lieu, se voit poursuivie par l école impressionniste à laquelle seront associés les naturalistes, pour s attacher à un nouveau langage du paysage qui incorpore les termes du voyage et les pratiques sociales: le train dans la campagne, les routes, les canaux, les ponts, mais aussi la silhouette des Parisiens qui s abandonnent aux joies champêtres, aux délassements offerts par une partie de pêche ou un déjeuner sur l herbe, une partie de baignade ou de canotage sur le fleuve. Ici, c est moins la banlieue de Pissaro, qui s attache aux activités prosaïques (fermes, usines, transports fluviaux, etc), que celle de Monet qui retient l attention: dans l étude qu il lui consacre en 1867, Zola note comment ce Parisien de fraîche date «[ ] emmène Paris à la campagne» et comment «[ ] la nature semble perdre de son intérêt pour lui dès qu elle ne porte pas l empreinte de nos mœurs.» Ce sont encore Monet, Cézanne, Caillebotte, Van Gogh, Seurat ou Renoir qui s attarderont à ces représentations des Parisiens en «partie de campagne». Dans le domaine littéraire, qu il n est pas de notre propos ici d appréhender de façon exhaustive, le thème que l on retrouve de façon ponctuelle chez Hugo, dans Les Misérables (1862) par exemple, ou chez Dumas, s incarne avec une insistance particulière chez Zola ou Maupassant. Le Bonheur des Dames (1883) relate l habitude prise par les trois employés de magasin de se rendre, les dimanches de mai, en train, à Joinville, pour que Pauline, «qui adore la banlieue d une passion de cabotine vivant au gaz dans l air épais des foules» puisse se gaver de tous les plaisirs qu offrent les bords de Marne. Le trio se donne de la campagne 21. R. Tinnenbrock, Le Nouveau Guide. Les environs inconnus de Paris par une société d excursionnistes, Paris, Librairie patriotique, 1885.

12 IMAGINAIRES PARISIENS «par dessus la tête» : repas sur l herbe, sous les treillages, promenades dans les champs, canotage, flânerie le long de la Marne, dîner dans l île où le monde afflue le soir «on étouffait maintenant le bruit était assourdissant». De Maupassant, nous retiendrons, parmi d innombrables références, La Femme de Paul (1881), une nouvelle où se joue le drame de Paul, un doux contemplatif tout en communion avec la nature, irrémédiablement condamné par la canaillerie et la galanterie de bazar de Madeleine. Ce sont aussi Les Dimanches d un bourgeois de Paris (1880), aventures du brave Patissot, petit employé célibataire, qui, à 52 ans, après une menace de congestion, décide, dans une sorte d illumination, «de visiter à pied, chaque dimanche, les environs de Paris et même certains quartiers de la capitale qu il ne connaissait pas.» Le voilà à Bezons, pour un pique-nique désastreux, à Argenteuil, à Médan où il sacrifie à la visite au grand écrivain, à Saint-Germain où il traverse le musée «pour l acquit de sa conscience car il n y comprit rien du tout», ou à Maison Laffitte, cadre de régates et de fêtes vénitiennes. L incarnation du thème culmine toutefois avec La Partie de campagne (1881), un conte de canotage qui inaugure un genre nouveau, celui du tableau de mœurs ayant pour cadre les bords de Seine et qui s attarde sur les égarements du corps et de l esprit d une petite bourgeoisie parisienne en partie de campagne à Chatou 22. Signalons enfin les nombreuses représentations de la partie de campagne colportées par la chanson populaire qui triomphe dans les cafés-concerts de la seconde moitié du XIX e siècle, et qui constituera un des fondements de l imagerie poétique des bonheurs simples, frugaux et pittoresques du peuple du Front populaire : Tous à la file dans les rues de Joinville, les Victimes de Saint Mandé (1892) à propos du terrible accident ferroviaire qui, en 1891, endeuilla le retour d un dimanche à la campagne, ou encore, En Marne (1869) un hymne au canotage du dimanche, La Closerie aux genêts (1892) qui vante l attrait des guinguettes des bords de Seine dédiées «aux dieux Bacchus et Cupidon», «[ ] où les filles perdent leurs bonnets, Et chiffonnent leurs guimpes blanches [ ]», La Polka des canotières (1886) qui «aim nt l amour et l bal», ou Les petites ouvrières (1909) qui raconte l escapade dominicale à Nogent pour pêcher une friture, monter en bateau, faire une dînette sur le gazon, jouer à la balançoire. Retenons encore, plus tardifs, mais qui installent durablement l imagerie des bonheurs dominicaux du petit peuple de Paris, le très symbolique À la Varenne (1930), qui traduit l opposition riches / ouvriers à travers les plaisirs du dimanche ou encore C est la guinguette (1935), java des banlieues Perpétuant l imagerie de la partie de campagne, le cinéaste Jean Renoir adaptera la nouvelle au cinéma entre 1936 et 1946 dans une œuvre demeurée inachevée où il avait tenté de reconstituer les décors et les costumes d Auguste Renoir.

13 Les Bourgeois rupins, Ceux qu ont les moyens, Vont en été s fair plumer à Deauville ; Quand on n a pas le sou, On va n importe où [ ] Moi, j ai mon golf et mon bateau, Ma plage et mon Casino, À la Varenne [ ] C est sur les bords de Seine, Pas bien loin de Charenton, Que ceux qui travaill la semaine, Se rafraîchissent les poumons, L air qui vient dans la poitrine, C est l bonheur, c est la santé. 26 Sans oublier la fameuse valse musette créée par Jean Gabin dans le film de Julien Duvivier, La Belle Équipe (1936) qui incarne, en pleine euphorie du Front Populaire, le bonheur du dimanche à Nogent : Quand on s promène au bord de l eau, Comme tout est beau Quel renouveau Paris au loin nous semble une prison, On a le cœur plein de chansons. L odeur des fleurs, Nous met tout à l envers, Et le bonheur, Nous saoule pour pas cher, Chagrins et peines, De la semaine, Tout est noyé dans le bleu dans le vert Cette sur-représentation de la partie de campagne provient d un faisceau de données convergentes : l essor, sans doute effectif, d une pratique sociale lié au développement des mobilités et du voyage d agrément, l évolution du regard porté sur la nature, la profusion des images et des textes imprimés, leur diffusion, devenue plus massive, et les nouvelles modalités de leur réception 23. S il ne s agit pas de considérer ces multiples représentations des usages récréatifs de la banlieue comme des témoignages reflétant la réalité des pratiques sociales, elles portent, d une certaine façon, l empreinte des mœurs, des aspirations d un moment ; on peut même avancer l hypothèse selon laquelle ces représentations iraient jusqu à induire des formes de perception des paysages de banlieue et de leurs possibles usages : voir des vues, percevoir des sites, se comporter, jouer des scènes, s inscrire dans des paysages en référence à des représentations esthétiques. C est la raison pour laquelle le terme d imagerie pittoresque convient particulièrement à la partie de campagne : pittoresque, non pas au sens, devenu courant, de «remarquable par sa singularité», mais au sens premier, dérivé de l italien «pittoresco», qui, au début du XVIII e siècle, signifiait «composition à la manière d un peintre». Il s agit donc d évoquer ici une culture du regard qui consiste, pour l amateur de la partie de campagne, à l apprécier en référence à la peinture, aux imageries littéraires ou à celle des guides de voyage et à lui porter une forme d attention qui lui permet de découvrir ce qu un peintre ou un écrivain aurait pu y représenter 24. Ainsi, on recherchera un type de paysage où on 23. Stéphane Michaud, Jean-Yves Mollier, N. Savy (dir.), Usages de l image au XIX e siècle, Paris, Créaphis, William Gilpin, Trois essais sur le beau pittoresque, Paris, éd. du Moniteur, 1982.

14 IMAGINAIRES PARISIENS «verra» comme dans un tableau impressionniste 25 : en 1894, par exemple, dans l ouvrage Sur la Seine qu il dédie à Huysmans, Gustave Coquiot dit voir du Manet dans les scènes galantes qui se déploient au bord du fleuve 26. C est sans doute à ce phénomène que Zola fait référence lorsqu il évoque, à propos du goût des Parisiens pour la campagne, l histoire de la représentation du paysage dans les Salons de peinture qui ont fortement contribué à populariser la pratique sociale de la partie de campagne dans la banlieue. L imagerie de la «partie de campagne» renouvelle ainsi les représentations d une banlieue trop longtemps réduite à une zone rurale urbanisée et industrialisée. Esquissons-en les contours. 27 Une station de régénération Zola situe l action de L Œuvre (1886) dans le milieu des ateliers de peintre qu il fréquente depuis les années Il la nourrit des débats, des enthousiasmes qu il a partagés avec Pissaro, Manet, Monet et d autres. Ici, Claude Lantier, le peintre, a intitulé l une de ses toiles Plein air, ce qui ne dit rien à son ami, le poète Sandoz. Claude lui réplique : «Ça n a besoin de rien dire Des femmes et un homme se reposent dans une forêt, au soleil. Est-ce que ça ne suffit pas?». Le plein air est indissociable de la partie de campagne. C est à ce titre, comme aération, qu elle procède de la régénération des populations de la grande ville. C est que, soumise, depuis le XVIII e siècle, au flot des populations migrantes et aux mutations liées à l industrialisation, une ville comme Paris a connu les effets délétères et concomitants d une formidable pression démographique et d une urbanisation anarchique rendues responsables de l insalubrité et des désordres physiques et moraux qui y règnent. Dans la seconde moitié du XIX e siècle, les représentations des pathologies de la grande ville mortifère qui s étaient antérieurement construites autour des épidémies meurtrières, de l air confiné, de la dégénérescence morale (alcoolisme et débauche), s enrichissent de nouvelles pathologies liées au vertige de la technicité industrielle et à l accélération des rythmes modernes. Celles-ci s élaborent autour des figures de la fatigue nerveuse, du surmenage, de l épuisement, de l anémie des masses asservies aux exigences de la productivité N. Grimaldi, «L esthétique de la belle nature. Problèmes d une esthétique du paysage», in François Dagognet (dir), Mort du paysage? Philosophie et esthétique du paysage, Seyssel, Champ Vallon, 1982, pp La Seine, Paris, Léon Vannier, 1894, p Julia Csergo, «Extension et mutation du loisir citadin», Alain Corbin, «La fatigue, le repos et la conquête du temps», in Alain Corbin (dir.), L Avènement des loisirs , Paris, Aubier, 1995, pp et

15 Il s agit donc de fuir la ville monstre du chaos, d échapper, pour un jour, aux tensions de la vie urbaine, à l air vicié, à l insalubrité, aux rythmes frénétiques. L image abonde dans la littérature : Baudelaire demande «un train pour l emporter loin de la ville et de ses tracas». Denise, l héroïne du Bonheur des Dames, native du Cotentin, apprend, contre le travail asservissant, cette habitude parisienne des «journées de libre campagne» passées dans les environs de Paris : 28 Depuis que ses camarades étalaient leurs plaisirs champêtres, elle étouffait, prise d un besoin de plein ciel, rêvant de grandes herbes où elle rentrait jusqu aux épaules, d arbres géants dont les ombres coulaient sur elle comme une eau fraîche. 28 Et c est bien par mesure sanitaire que Patissot, plutôt sédentaire jusqu à ce que la congestion le menace, décide de visiter chaque dimanche les environs de Paris. Tout au long du siècle, les guides imprimés articulent leurs discours autour de ces mêmes thématiques. En 1825, la Promenade à Vincennes donne la sortie à la campagne comme une pratique indispensable «aux populations des villes qui consument dans le tourbillon du monde une vie sans cesse agitée de troubles et de soucis». Les Promenades aux environs de Paris de 1841 proposent un choix d itinéraires et d activités «qui répondent aux besoins de l habitant de Paris qui doit, soit par nécessité, soit par goût, se recréer au loin un jour sur sept, pour se délasser de ses travaux.» Un autre ouvrage, de 1855, annonce: Aux pauvres perclus de l âme et du corps, les panoramas, les dioramas, les décors de l Opéra et toutes les décevantes fascinations de l optique [ ] À nous tous les beaux sites, toutes les ravissantes perspectives, toutes les majestés, tous les accidents de la nature. Quant au Baedecker de 1881, il propose la partie de campagne comme «agréable diversion au milieu des courses fatigantes à travers Paris». Face à cette imagerie de la ville épuisante et étouffante, l hygiénisme favorise l enracinement des représentations d une banlieue agreste comme espace sanitaire et station de repos moral 29. Ce thème de la régénération par la nature l air, l eau, le vert, qui se rencontre dès le XVIII e siècle 30 est poursuivi par les romantiques ; le thème se retrouve, 28. P Bernard Kalaora, «Les salons verts : parcours de la ville à la forêt», Tant qu il y aura des arbres Pratiques et politiques de la nature, Recherches, n 45, sept. 1981, pp À propos de l évolution des sensibilités à la nature, cf. Sulzer, Tableau des beautés de la nature, Frankfurt am Main, Esslinger, 1755, «Une des occupations les plus agréables est de jouir des plaisirs de la campagne» ; À propos des politiques publiques de «verdissement» des villes, cf. Andrée Corvoll (dir.), La Nature en ville, Cahiers d études CNRS-IHMC, 1994.

16 IMAGINAIRES PARISIENS nous le savons, chez Chateaubriand 31, mais aussi chez Maine du Biran 32 «les beautés de la nature ont un langage muet et vague mais plus éloquent que tous les produits de l esprit», ou chez Stendhal avec son paysage «qui parle à l âme». Cette sensibilité, à travers la précision même de son verbe, sera véhiculée par de nombreux guides imprimés. Signalons, parmi de multiples exemples, l appréciation portée en 1855 par l auteur anonyme des Promenades aux environs de Paris. Il s agit du Bois de Boulogne : «Là, point de lignes tracées, de ces routes qui fatiguent l œil ; mais une nature âpre et sauvage, belle, grande et imposante ; une nature qui parle à l âme et y laisse des souvenirs et de riantes images». Alexandre Bruyer, le petit employé du cadastre qui se promène dans les environs de Paris tous les dimanches, en est tout imprégné : «chargée d un calme si plein de choses pour les rêveries» la nature l ouvre à «la causerie intime», alors que la forêt de Sénart lui inspire des formes littéraire : 29 À la tombée du jour seulement nous quittâmes la forêt ; nous n avions pas voulu partir plus tôt afin de jouir pleinement de ces beaux effets de lumière que produit le soleil couchant dans les bois, et que tout être qui sent un peu la nature ne peut voir sans éprouver des sensations qui remuent l âme et la jettent dans des rêvasseries poétiques. 33 Avec l essor des conduites de santé publique, alors qu arrive à maturation le processus de prise de conscience des avantages hygiéniques d un repos régulier et de la «récréation», la partie de campagne s inscrit dans l ensemble des projets d amélioration de la santé physique et morale du peuple. L entrepreneur Denis Poulot l évoque, en 1869, comme alternative à la traditionnelle oisiveté et à l ivrognerie du dimanche : «L ouvrier vrai, le mieux éduqué, se promène le dimanche en famille, en ville ou à la campagne.» 34 Elle devient encore argument en faveur du congé du dimanche, où peut se programmer le «délicieux délassement de la saine promenade en commun dans la campagne, au bon air, loin du quartier triste que l on voie tous les jours» 35 ; et argument de défense de la journée de huit heures qui «donnerait la satisfaction à l ouvrier d aller demeurer à la campagne aux environs de Paris au lieu d être enfermé dans la capitale et surtout pour les enfants qui ont besoin d air et que la nourriture est plus saine qu à Paris.» Lettres sur l art du dessin, Écrits sur les Pyrénées, Alexandre Bruyer, Promenades et voyages , manuscrit relié, 284 p. in 8, Archives privées, pp Denis Poulot, Le Sublime ou le travailleur comme il est en 1870 et ce qu il peut être (1869), Paris, Maspéro, Bulletin de la Ligue populaire pour le repos du dimanche, t. XVIII, 1907, p Ouvrier anonyme cité par Alain Faure, Les premiers banlieusards. Aux origines de la banlieue de Paris , op. cit., p. 168.

17 Une aire de récréation 30 C est en liaison étroite avec l idée de «régénération» des populations urbaines, que les activités bucoliques et champêtres dominent l imagerie de la partie de campagne. Loin des distractions étourdissantes que recèle la «cité des plaisirs» 37, la banlieue offre dans ces temporalités du dimanche libérées des contraintes du travail, de multiples attraits et des formes de récréation inlassablement énoncées par toutes les formes de représentations que nous avons évoquées. Dans son sous-titre, le Guide du promeneur aux barrières et dans les environs de Paris de 1855 en résume remarquablement la substance lorsqu il annonce : 1. Les bons endroits pour boire et manger, se promener, se reposer, respirer un air pur, jouir des points de vue les plus agréables et des sites les plus pittoresques. 2. Les réunions de plaisir les plus en vogue, bals, spectacle, guinguettes. 3. Les fêtes de village. 4. La physionomie de chaque localité, les moyens de transport. Enfin tout ce qui peut y intéresser et ajouter au bonheur d une partie de campagne. Une définition exhaustive de la récréation est ici présentée : délassement, détente, repos, divertissement, amusement. Reprenons-en les termes. Ici, les représentations rencontrent tout autant la sensibilité romantique que l «impression» en vogue à la fin du siècle. Renvoyons à ces incontournables silhouettes de Parisiens qui s adonnent aux joies de la promenade (Monet 1873 et 1875), au repos et l assoupissement au bord de l eau ou dans le bois (Caillebotte 1877, Seurat 1884), aux délassements offerts par une partie de pêche, une baignade ou un déjeuner sur l herbe (Monet 1863, Manet 1865, Cézanne , , , Caillebotte 1878, Bazille 1869). Cadre idyllique du pique-nique, du déjeuner sur l herbe 38 ou de la sieste, ressource d activités multiples et variées pêche, canot, yoles, baignade, le bord du fleuve (Seine, Marne, Oise, Ourcq, Yerres) se donne souvent comme buts même de la promenade, sans doute dans la continuité de la sensibilité rousseauiste «Le flux et le reflux de cette eau, son bruit continu renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi, et suffisaient pour me faire 37. Julia Csergo, «Extension et mutation du loisir citadin», loc. cit. 38. Selon A. B. L. Grimod de la Reynière, la véritable «Partie de campagne» suppose le pique-nique : «[ ] on porte avec soi toutes ses provisions et l on va les manger sur l herbe, à l ombre d une épaisse forêt et dans le voisinage d une source d eau pure et légère», Almanach des gourmands, 4 e année, 1806, Cf. Julia Csergo, «The Picnic in Nineteenth-century France. A Social Event Involving Food : Both a Necessity and a Form of Entertainment», Peter Scholliers and Marc Jacobs (dir.), Eating out in Europe since the late eighteenth century, Oxford, Berg Publisher, 2003.

18 IMAGINAIRES PARISIENS sentir avec plaisir mon existence, sans prendre la peine de penser» 39, comme dans les préoccupations de l impressionnisme qui s attarde inlassablement à la lumière et aux temporalités de l eau du fleuve. Aussi, loin de la ville et de ses rythmes effrénés, de ses sollicitations étourdissantes, vaines et fugitives, de ses distractions factices, loin du désordre physique et moral, la partie de campagne renvoie aux rythmes de la nature, à celui des saisons, au bonheur de l eau du fleuve qui s écoule lentement. À travers la pratique de l air, de l eau et du vert, elle s impose comme loisir revigorant et régénérateur, comme distraction honnête, joie douce et saine du temps de la famille et de la sociabilité bucolique, comme paysage mythique de la joie populaire. Temps de décélération et de vacance, ce temps libératoire du dimanche hors la ville renvoie aux temporalités physiologiques de l homme, relie le citadin à son humanité, se donne comme temps à soi, temps de plaisir des sens ouverts aux impressions de la nature, à la frugalité d un déjeuner sur l herbe goûté après l effort de la marche, à la sérénité de l assoupissement ou de la partie de pêche, à l étreinte dérobée derrière un bosquet. À cet égard, ce désir de campagne se lit aussi comme une forme de sensualisme qui va jusqu à induire un vertige amoureux qui s incarne à travers la figure omniprésente du canotier. Les femmes de commerçants comme les ambitieuses de Maupassant succombent à leurs physiques avantageux ; Manet (Argenteuil, 1874), Caillebotte (Déjeuner des canotiers au bord de l Yerres, 1872) ou Renoir (Le Déjeuner des canotiers, 1881) les plantent, auprès de Parisiennes enivrées de nature et prêtes à s abandonner à leurs bras puissants. Toutefois, l autre lieu-phare de la partie de campagne, l autre lieu de prédilection de l imagerie littéraire et picturale devenu aujourd hui «lieu de mémoire» 40, demeure le «divertissement joyeux» et les attractions commercialement organisés. Investie par l activité festive qui étend l aire des formes et des rythmes du divertissement urbain bien au-delà de la seule partie agglomérée, la banlieue se voit progressivement envahie par les sollicitations industrielles du plaisir : bals, cafés, concerts de plein air, kermesses, fêtes foraines, loisirs nautiques travaillent de plus en plus l espace vert et les bords de fleuves. C est cette banlieue qui se fait, durant toute la seconde moitié du siècle, lieu de rencontre des écrivains, des journalistes, des peintres qui y puisent d infinis sujets d inspiration et qui ont ainsi contribué à l élaboration de l imagerie mythique qui envahit notre perception de la partie de campagne. La guinguette domine ici les représentations. Destination privilégiée de la sortie hors de la ville sous l Ancien Régime, elle se détache de sa fonction initiale, procurer une Cinquième promenade, op. cit. 40. Il constitue le fondement de bon nombres d ouvrages bien documentés mais essentiellement pittoresques sur l histoire des loisirs en banlieue. Citons l un des derniers d entre eux, F. Bauby, S. Orivel, Martin Pénet, Mémoire de guinguettes, Paris, Omnibus, 2003.

19 32 consommation de vin à bon marché à un peuple «porté sur l ivrognerie» et à des élites qui viennent s y encanailler, pour s enrichir de connotations bucoliques et de gaîté convulsive (on y boit, on y mange, on y danse), jusqu à devenir, dans la définition qu en donne le Petit Robert «un café populaire où l on consomme et où l on danse le plus souvent en plein air, dans la nature». C est que, après l extension de l agglomération parisienne aux onze communes limitrophes, les guinguettes des nouveaux arrondissements, assujetties à l octroi, ferment, alors que de nouveaux établissements, traiteurs, restaurants dits désormais guinguettes, se multiplient dans de nouvelles localités, notamment au bord de l eau, où les activités de loisir comme le canotage se développent depuis les années et connaissent un engouement croissant. Ce sont aussi les fêtes foraines (chevaux de bois, balançoires, jeux de massacre), les fêtes nautiques (régates, fêtes vénitiennes de nuit, joutes etc..), les établissements de bals, les laiteries de plein air où les vaches et les chèvres sont traites à la tasse, les cuisines de plein vent, les restaurants avec leurs matelotes et leurs fritures de goujon, d ablette ou de gardon, qui tendent à éclipser la tradition des fêtes patronales, ces amusements offerts par la banlieue qui, jusqu au début du XIX e siècle, étaient restées, avec les parcs et jardins, un des principaux attraits du divertissement périurbain. G. Maillard, dans La Promenade historique et pittoresque sur la Seine de Montereau à Paris et de Paris à Montereau, note, par exemple, dès 1835, à propos du gros bourg de Bercy : Les magasins ont envahi dans ce lieu les maisons de plaisance, les jardins d agrément, les parcs qui le recommandaient autrefois aux promeneurs parisiens ; de nombreuses guinguettes y attirent les dimanches et jours de fête une foule d ouvriers de la capitale qui viennent se délasser des travaux de la semaine et humer du vin à bon compte. Le processus se poursuit activement : en 1894, Gustave Coquiot voit la Seine des dehors de Paris accaparée par les restaurants et les fêtes foraines 41 ; et Louis Morin, dans les Dimanches Parisiens, cette chronique du loisir dominical où dominent tous les stéréotypes, indique qu «à tous les points accessibles aux cyclistes des restaurants et des cafés ont surgit comme par enchantement, remplaçant les caboulots de banlieue.» 42 À la fin du siècle, la littérature comme la peinture impressionniste se font une spécialité de ces représentations et finissent d installer des activités et des localités, devenues emblématiques, dans l imaginaire du dimanche hors la ville. Ce sont les rendez-vous de la jeunesse parisienne, des étudiants, de la bohème et de la canaille, des petits employés et des vendeuses 41. Gustave Coquiot, La Seine, op. cit. 42. Dimanches Parisiens. Notes d un décadent, 1898, p. 40.

20 IMAGINAIRES PARISIENS de grands magasins, des provinciaux, des sportifs et des femmes venues pour séduire ou pour succomber aux charmes virils des canotiers: Robinson, «le lieu le plus bruyant des environs de Paris» avec son restaurant installé dans les branches d un énorme châtaignier, son bal fameux où «filles et maroufles exultent, ricanent au bruit des tambours et de la grosse caisse», où la joie touche à l épilepsie, «résultante d une immobilité presque complète de toute la semaine, de la détente indispensable aux jambes de vingt ans qui s ankylosent sous les petites tables de travail», note L. Morin; mais surtout Nogent-sur-Marne, Joinville, Saint-Maur, localités «envahies par une certaine classe bruyante de la jeunesse parisienne» ; Asnières et l Île de la Grande Jatte lieux de canotage avec leurs «bals et divertissements qui attirent tous les dimanches, en été, une foule joyeuse de canotiers Parisiens», Ville d Avray et Argenteuil avec leurs régates, Chatou et sa maison Fournaise «lieu de villégiature favori des Parisiens», Bougival, ses auberges réputées, ses fritures et son bal des canotiers, Saint Maurice et ses baignades, Croissy sur Seine et son bal du jeudi soir à la Grenouillère, ce «phalanstère des canotiers». Ces restaurants sous les tonnelles grouillant de consommateurs affamés par le grand air et par l effort musculaire de la baignade ou du canotage, la musique piaillante des guinguettes où la foule s égaye, fournissent le cadre des romans de Zola, de Maupassant, de Huysmans, des toiles de Manet, Renoir, Caillebotte. Notons toutefois, bien qu il ne soit pas de notre propos de l analyser ici, qu au détour de ces paysages du bonheur populaire, de la sociabilité bucolique et bon enfant, des gaies aventures du sortir de la ville, surgissent souvent les images d une fièvre foulière, hurlante et débridée, inquiétante et hystérique : c est dans les assiégeants des guichets de gare, les matins des beaux dimanches, que Vallès devine «les improvisateurs de barricades ou de remparts et les chargeurs à la baïonnette des bataillons de Paris 43» ; c est dans la chaleur suffocante de la Grenouillère que Maupassant décèle la bêtise populaire, la canaillerie et l obscénité de la galanterie de bazar 44 ; c est dans la partie de campagne elle même que Gustave Coquiot ne voit que des «escapades du rut» Un territoire chargé d histoire Cette dualité de l imagerie de la partie de campagne ressort aussi des guides imprimés. Le Tinnenbrock de 1885 se fait, à cet égard particulièrement explicite lorsqu il distingue deux sortes d environs de Paris : celui que le canotage et le demimonde ont envahi, rendez-vous tapageurs de la jeunesse en goguette, et celui des régions 43. La France, 18 mai 1883 et 25 mai 1883, in Tableau de Paris, Paris, éd. Messidor, 1989, p La Femme de Paul, op. cit. 45. La Seine, op. cit. p. 32.

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