Espeme-Edhec Business School Nice Sub-primes et mécanismes de la crise financière actuelle
|
|
|
- Sévérine Rochefort
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 MME DU BOYS Espeme-Edhec Business School Nice Sub-primes et mécanismes de la crise financière actuelle GROUPE MEXICO 2 BARGACH Rachid HENRY Pierre LUDON Gaëtan MSIKA Thomas SAINT-GERMAIN Loic VERDOLLIN Julia
2 SOMMAIRE : INTRODUCTION I. Les origines de la crise financière : causes et conséquences DIRECTE 4 II. III. IV. L'impacte de la crise sur le plan économique, social et politique 9 Les solutions envisagées par les Etats : vers un système de protections? vers une politique Keynésienne? Depuis la médiatisation de la crise en 2008, quel est la situation pour les banques, les entreprises? Quels pays sortent renforcés par la crise, quels en sont les «grands» perdants?...19 V. Comment voit-on l'avenir en termes de reconstruction économique, sociale et politique? La crise a-t-elle provoquée des changements sur les futures politique des ETATS?...25 CONCLUSION GLOSSAIRE SOURCES 2
3 INTRODUCTION : La crise mondiale qui touche le monde économique et financier est d ors et déjà qualifiée de «crise historique». Cette crise découle d une crise des Subprimes déclenchés aux Etats-Unis avec les prêts à risques (hypothécaires), ces crédits étaient destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d intérêt préférentiels (en anglais «prime rate»), mais seulement à des taux moins préférentiels («Sub-prime»). Cette crise née d une mauvaise gestion de la part des banques dans leurs emprunts s est révélée mondiale devant le flux d échange de capitaux de part le monde. Cette crise mondiale initiée en 2007 est toujours d actualité en Cette crise, marquée par une crise de liquidité interbancaire et une crise du crédit qui a débuté vers juillet Cette crise s'est accentuée en septembre 2008 avec la faillite de plusieurs établissements financiers, et a entraîné comme conséquence une chute des cours des marchés boursiers qui ont provoqués un ralentissement généralisé de l'activité économique, voire de récessions dans plusieurs pays à partir de Quelles sont les causes et les conséquences de cette crise devenue mondiale? Quels moyens sont mis en œuvres par les Etats pour gérer cette crise et quelles sont les solutions qui en découlent? Afin de nous éclairer un peu plus quant aux origines de la crise, à son impact et aux solutions envisagées par les Etats ; nous étudierons dans un premier temps les aspects à la fois économiques, politiques et financiers de la crise. Puis, dans 3
4 un second temps, nous nous pencherons sur les pays les plus touchés par la crise ainsi que sur les solutions mises en place par les Etats pour une reprise de la croissance. I) Les origines de la crise financière : causes et conséquences DIRECTE : La crise financière que connaît le monde actuelle est l une des plus importantes depuis la crise de Pour étudier de manière complète cette crise, nous étudierons dans un premier temps les causes et les conséquences de la crise économique de Cette crise financière est la plus grave depuis celle de Une crise de type nouveau qui est parvenue suite à un Krach boursier (effondrement des valeurs mobilières) lors de la semaine du 6 au 10 octobre Le 6 Octobre, le CAC 40 a perdu 9%, une chute conséquente pour les cours de la bourse. La crise financière de 2008 a pour origine la crise immobilière aux Etats-Unis et la crise des Sub-primes qui ont fragilisé le système bancaire et mener à la faillite de certaines banques. Tout d abord que sont les Sub-primes? Ce terme signifie en dessous du premier choix. Il désigne les prêts consentis à des ménages modestes qui ne présentent pas assez de garanties pour accéder à un prêt normal, dit prime, soit parce qu ils ont déjà eu quelques difficultés financières par le passé, soit parce que leurs revenus sont faibles ou instables. Les Sub-primes sont des prêts non conventionnels (taux variable, remboursement différé les premières années ) C est donc un crédit hypothécaire (immobilier) dont le logement du client (emprunteur) est pris en caution en cas de problème de paiement On assiste donc à une bulle spéculative immobilière (une demande importante, et donc une décélération entre la valeur initial et le prix réel), en bref un effet de mode, qui concerné alors 4
5 une classe de la population à faible capitale financier. Alors comment peut-on expliquer cette croissance des Sub-primes? La clientèle plus classique des ménages ayant accès au crédit a commencé à diminuer, les instituts financiers on donc voulut offrir des crédits plus attrayants avec un ciblage de clientèles plus large et d une classe social moins élevé. Ces établissements ont alors proposés un crédit permettant les deux premières années de ne pas rembourser le capital. Ces ménages pouvaient alors acheter une propriété et espérer revendre leurs logements avec une plus-value (cf : bull spéculative) ou renégocié leur prêt. On assiste donc à un endettement des ménages Américain dut à une politique monétaire expansionniste. Suite à la crise de 2001 (éclatement de la bull spéculative internet), la FED pratique des taux d emprunt avec intérêt extrêmement bas). Les américain on donc profité de ces crédits pendant 7 ans, mais avec la titrisation des Sub-primes, un réel cercle vicieux c est créer, et de la est partie une crise mondial. Mais qu est-ceque la titrisation des créances? La logique de la titrisation est de transformer une créance bancaire en titre pouvant faire l objet d une transaction. La titrisation permet ainsi de transférer le risque. Puisque cette créance est transformée en titre vendu sur les marchés financier, ce n est plus la banque qui accorde le prêt qui supporte le risque d insolvabilité des ménages auxquelles elle accorde le crédit. Donc les banques qui accordé des crédits Sub-primes n avaient pas de raison d être regardantes sur la capacité des ménages à rembourser leurs prêt car elles allaient se débarrasser de ses créances grâce à la titrisation. Alors, ses créances ont pu être vendues sur les marchés financiers car elles ont été transformées en produits plus ou moins complexes par des banques d investissements qui ont crée des 5
6 sociétés spécifiques. On à donc un cercle vicieux qui c est formé entre les ménages, les banques, et tous les bénéficières de la titrisation des créances. Alors comment est née la crise des Sub-primes? La crise des Sub-primes est apparue lorsque il y à eu défaut de remboursement. C'est-à-dire lorsque les emprunteurs de ses crédits n on pas put rembourser leurs crédits, au cause du retournement du marché immobilier. Pris à la gorge par la hausse de leur remboursement, de nombreux ménage sont vu incapables de rembourser leurs crédits et ont vu leurs maisons saisie. De plus, l effondrement du nombre de maison qui on été saisie et vendue a précipité l effondrement du marché immobilier. La crise a donc débuté avec l effondrement du marché immobilier et avec ce type de crédit développé par les banques (les Sub-primes et leurs titrisations ). Mais alors quelles sont les signes d une crise financière? Une crise financière est notamment celle de 2008 se traduit par un effondrement des valeurs boursières. Cela se caractérise par une faillite, des pertes bancaires et par une réel crise de confiance entre les banques qui ne prêtent plus d argent aux entreprises et au ménages. Cela peut donc mener à un rationnement du crédit car les banques ont besoin de monnaie centrale pour accorder des crédits. Or les banques ne peuvent se refinancer que sur le marché monétaire (lieu où les banques s échangent de la monnaie centrale contre des titres) ou auprès de la banque centrale. Cette situation peut se transformer en récession car les entreprises ont besoin de financement pour développer leurs activités. De plus, le ralentissement des prêts pour les ménages fait baisser la consommation et donc la demande, c est le cercle vertueux qui est touché (demande => production =>offre => ventes => croissance économiques. Alors 6
7 quelles sont les conséquences du retournement du marché immobilier américain et pourquoi la titrisation des Sub-primes s est elle révélée toxique? Le retournement du marché immobilier américain est à l origine de la crise Sub-primes. L effondrement des prix de l immobilier a augmenté les taux de défaut sur les prêts Sub-primes et toucher les établissements financiers. Les banques perdent alors de l argent sur la vente des maisons saisies avec la baisse des prix de l immobilier. Pour limiter les risques des Sub-primes, les banques ont alors transformé ces crédits en titres sur les marchés boursiers. Ces titres ont été vendus à des investisseurs dans le monde entier. Un effet de dominos s est mis en place provoquant de nombreuses faillites. Ces titres ont perdus de la valeur à partir du moment où les ménages ne pouvaient plus rembourser leurs prêts et les banques ne pouvaient plus verser d intérêts aux investisseurs. La titrisation des Sub-primes s est alors révélée toxique pour l économie et à provoqué cette crise. Mais alors pourquoi parle-on d une crise mondiale? La titrisation des Sub-primes sur les marchés financiers est à l origine de la crise financière qui a affectée le monde entier. C est la globalisation financière qui a favorisé l expansion de cette crise à l échelle mondiale. La crise des Subprimes a entrainé un effondrement des cours des bourses du monde entier et aussi une crise de liquidité. La CAC 40 a perdu environ 40% de sa valeur, ce qui est énorme en bourse. Elle est également à l origine d une crise du système bancaire avec une crise de confiance antre les banques qui ont favorisé un rationnement du crédit dangereux pour le développement de l activité économique. Alors comment la crise financière peut-elle affecter l économie réelle? 7
8 Le krach boursier entraine des difficultés et des faillites bancaires (Lehman brothers par exemple), la crise des crédits (crédit crunch) et de graves difficultés pour les entreprises industrielles et commerciales. Tout d abord, la crise peut toucher l économie réel à travers le phénomène de la déflation par la dette (analysée par I Fisher en 1933) ; plus les débiteurs liquident leurs actifs, plus les prix des actifs baisent et donc plus la valeur réelle des dettes restantes augmente. Puis, on constate un effet de richesse : la dévalorisation par le krach des patrimoines financiers conduits à leur reconstitution par l augmentation de l épargne au détriment de la consommation. De plus, on constate la diminution des capacités d emprunt des entreprises du fait de l effondrement de leur capitalisation boursière. Puis, une diminution de la demande et donc celui de la production qui contribue à créer du chômage et un ralentissement de l activité économique. Certaines entreprises ont donc fait faillite et mis à la porte des centaines de milliers de salariés. La crise qui est à la base économique peut vite tourner à une crise sociale. Alors quelles mesures ont été prises par les Etats-Unis, l Europe et les banques centrales? Les Etats ont mis en place des plans de sauvetage de leurs banques et de certains établissements financiers (AIG, Freddie Mac, Fannie Mae et Dexia) pour éviter leur faillite (recapitalisation en Allemagne, plan Paulson pour les Etats-Unis ou encore la nationalisation de certaine banque en Irlande et Grande Bretagne) Les états ont aussi garanti les dépôts des particulier (jusqu à euros en France). Les banques centrale elles baissent leurs taux directeur et injecte des liquidités afin de favoriser le refinancement des banques de second rang. 8
9 II) L'impacte de la crise sur le plan économique, social et politique : 5790 Milliard de dollars : cela représente les pertes enregistrées sur les différentes bourses en octobre milliard de dollars : ce sont les pertes des entreprises américaines au 4ème trimestre. Tous ces indicateurs montrent une situation qui n épargne personne et qui crée une sorte de pause de l économie mondiale. Après avoir évoqué les origines de cette crise nous allons développer ici l impact est les conséquences de la crise sur le plan social, politique et bien sur économique. Sur le plan social cette crise a surtout augmenté le chômage dans de nombreux pays et crée une précarité immobilière. En effet l origine de cette crise rappelons-le sont les «subprimes» (ces fameux prêts immobilier qui se transforment en titre a taux variables). Donc la première conséquence de cette crises sur le plan social a été de voir au États-Unis une multitude de famille pour la plupart pauvres, se faire expulser de leurs maisons sans avoir nul par ou aller. Le «Center for Responsible Lending» a chiffré à quelque 20% la proportion, aux Etats-Unis, d'emprunteurs subprimes qui pourraient perdre leur logement. C est à Cleveland que la situation est la pire. Le graphique ci-dessous représente les cas de saisies immobilière dans le conté de Cleveland : 9
10 En 2007 plus de familles ont été contraints de quitter leur maison. Source : Insee Sur le plan du chômage nous comparerons la réaction de la France et celle des États-Unis début Taux de chomage au USA (déc) taux de chomage (% de la pop active) Source : Les échos (12/01/2009) Ce graphique représente le taux de chômage au USA a différentes date pour ce rendre compte de l évolution de cette variable. Ici on peut voir qu âpres une certaine stabilisation au début des années 2000, en décembre 2008 la situation va de mal en pis. En effet cette situation ne va pas en s arrangeant car la situation actuelle des Etats-Unis est de 10,5 % au 3eme trimestre
11 Taux de chomage en France Taux de chomage en France 2008 La situation en France au niveau du chômage est meilleur en effet il n y a pas eu de baisse significative avec la crise. On peu dire que la France a bien résisté au la hausse du chômage. Sur le plan social ce qui a surtout changer ce sont les habitudes de consommations de la population en effet les gens depuis cette crises on apprit à consommer utiles et efficace et cela peut avoir un effet bénéfique surtout sur le plan écologiques. Sur un plan politique, cette crises na rien changer de concret pourtant je pense que les mentalités des hommes politiques et leur façons de présenter les choses ont changé. Ils sont bien obligés de s adapter face a un pays qui a peur et qui ne comprend par toujours cette crise. Les hommes politiques parlent de plus en plus de social de choses concrètent et comme le dit Mr Robert CASTEL dans une interview pour les échos (1/04/2009) : «On ne pourra plus dire que les régulations sociales sont ringardes». Ce directeur d études à l école des hautes études en science sociales parle de nombreuses incertitudes. Il dit que les hommes politique on «perdu la capacité de maitriser l avenir». La focalisation 11
12 des hommes politique sur les aspects économique de cette crise va crée un vide énorme, alors que rappelons le: après la crise de 1929 le social était la base du débat (cela étant du certainement a la fin de la guerre). Concrètement l avancée politique de cette crises est de confié aux partenaires sociaux les reformes sociales. Sur le plan économique cette crise a eu de nombreuses conséquences : Durant ces 10 dernières années il y a avait une augmentation de 7% annuel du commerce mondial et cette crises a crée cette rupture et cette «pause du commerce mondiale». Aux États-Unis la multiplication des prêts «Subprimes» (transformant la dette des ménages en dette extérieur : titrisation) a joué un rôle important, en effet cela va faire varier les taux de change et va accentuer la crise au lieu de jouer son role normal d ajustement de l économie mondiale. De plus il y a un phénomène normal de perte de confiance dans le dollar ce qui va faire varier la valeur du dollar et aussi c est cet indice de confiance qui va déterminer la fin de cette crises. En Europe la question qui se pose est de savoir si l euro va devenir la première monnaie mondiale?! En effet cela voudrait dire que l euro deviendra la future monnaie d endettement. Mais la banque central européenne grâce a la baisse du taux directeur a mis un frein a cette monté de l euro. Cette crise a été très dure a vivre pour tous les organismes bancaires en effet les plus grands groupes bancaire on tous été durement toucher par cette tempête financière. 12
13 Bank of AIG CITIGROUP RBS BNP Paribas Société Générale America (usa) (usa) (UK) (France) (France) (usa) Capitalisatio n boursière 255,1 216,9 180,7 120,5 107,6 80,0 30 Juin 2007 Capitalisatio n boursière 14,3 39,6 16,9 13,7 39,2 23,1 20 Mars 2009 Étude de RAMSES 2009 de l Institut Français des Relations Internationales (ifri) Le fait que tous ces grands groupes se soit effondrés est logique toutes ces banques aidées par les banques centrales se sont relayés tour à tour pour éviter le même scenario qu en Sur le plan économique cette crises a été très dure, la plupart des pays on vu les PIB en baisse (USA : -2,6 en 2009 ; Allemagne : -2,5 ; en France : 1,9) tout comme leurs dettes publique. Le pays qui est resté le plus stables face à la crise c est la chine, ces indicateurs de développement sont restés plutôt stable. 13
14 III) Les solutions envisagées par les Etats : vers un système de protections? vers une politique Keynésienne? La crise financière actuelle a contraint les Etats à réagir immédiatement, dans une atmosphère commune de trouble. Ces interventions ont donné naissance à des décisions inattendues, forçant l évolution de la doctrine politique des Etat à économie libérale américaine et européenne en particuliers, de même que certaines institutions financières, à l image du FMI. Les réactions originelles ont engagé une intervention renforcée des Etats par des mesures de relance budgétaire et de détente monétaire. Face à l urgence de la situation, une série de mesures à court terme a été établie. Elles consistaient en la mise à disposition de ressources monétaire pour les institutions bancaires et financières, en vue de rétablir un climat de confiance et la stabilité des marchés. La reconnaissance des actifs toxiques, c est-à-dire les instruments de placement financier fondés sur les Sub-primes, ainsi que leur assainissement. La consolidation du capital des institutions financières et bancaires fragilisées mais capable de prospérer à long terme. Ces mesures ont également été appuyées le 21 avril par le FMI, pendant la réunion de printemps Les Etats-Unis ont adopté le plan Paulson, s élevant a plus de 700 milliards de Dollars, avec beaucoup de difficulté en octobre Ce plan historique, initialement rejeté par le Congrès, n avait pas su convaincre bon nombre d économistes, de financiers et de politiciens qui voyaient en lui des conséquences néfastes envers l économie réelle. 14
15 En février 2009, le Congrès adopte le plan de relance économique interne de Barack Obama. Ce plan qui devait initialement avoisiner les 780 milliards, s élèvera finalement à 838 milliards de Dollars selon l estimation du bureau du Congrès. Il permettra le développement des infrastructures américaines grâce à des dépenses budgétaires majeures. Ainsi que le création et la protection de 3,4 millions d emplois d ici à fin Une protection de l emploi qui sera favorisée par des atténuations fiscales, qui profiteront aussi au pouvoir d achat et donc directement à l augmentation de la consommation. Ce plan comprend des aides sociales en faveur des actifs à la recherche er des plus pauvres. Bien que le retentissement de ce plan ait été national et international, Barack Obama a fait part de la nécessité de fonder une meilleure cohésion et coordination entre les Etats, soulignant l intérêt de tous, quelques spécialistes restent prudents. Selon leurs analyses, l actuel contexte de crise se fera encore ressentir et tardera à s évaporer. En raison de la difficulté que les Etats connaissent à stabiliser les marchés et à réinstaurer une tendance de croissance. D après les estimations les plus récentes, le déficit budgétaire américains s élèverait à environ 1700 milliards de Dollars pour l année Outre-Atlantique, la Commission européenne a sollicitée 27 pays membres de l Union un engagement quand au plan de relance budgétaire sur 2009 et 2010, comptabilisant l équivalent d 1% du P.I.B. européen, soit plus de 130 milliards d Euros. Ce plan a souligné l urgence de la situation car la Commission a accepté des déficits budgétaires extrêmes, beaucoup plus important que les 3% accordés habituellement par le pacte de stabilité et de croissance. Comme aux Etats-Unis, une somme de mesures sur la fiscalité est venu apporter son soutient au pouvoir d achat et profiter à la consommation. 15
16 En France, le plan de sauvetage consiste principalement en 2 mesures. Une entrée temporaire de l Etat dans le capital de la banque pour les recapitaliser avec 40 milliards d Euros de liquidités fournies et garantir sa solvabilité. La création d une société de refinancement qui pourra refinancer les établissements de crédits en leurs prêtant des liquidités, afin de lutter contre le rationnement de crédit et de permettre à nouveau aux banques d accorder des prêts aux particuliers et aux entreprises pour soutenir la consommation et l investissement, soit la demande. Pour les américains et les européens, le déficit budgétaire est devenu primordial dans la résolution des problèmes financiers et n est plus perçu comme une impotence. Une généralisation qui a conduit les banques centrales aux financements normalement destinés aux banques commerciales, prévues à cet effet. La banque centrale est l institution financière de premier rang dans la hiérarchie du système bancaire. Ses fonctions principales concernent l émission de la monnaie fiduciaire, l orientation des politiques monétaire et de change, la régulation et le contrôle des banques de second rang, le rôle prêteur en dernier recourt. La banque centrale a le monopole de l émission de monnaie fiduciaire. Les banques de second rang, pour obtenir cette monnaie fiduciaire, régler les opérations qu elles effectuent entre elles, détenir des réserves de monnaie centrale libres ou obligatoires, ouvrent des comptes auprès de la banque centrale, ce qui fait de cette dernière la «banque des banques». 16
17 Cette dépendance des banques affaiblies, permet à la banque centrale de contrôler indirectement la création de monnaie scripturale en agissant sur le coût de refinancement, c est-à-dire sur les taux directeurs pratiqués sur le marché monétaire. Dans la situation de crise actuelle, elle joue le rôle de prêteur en dernier ressort en apportant des liquidités à des banques, que leur insolvabilité condamnerait à la faillite. Beaucoup de banques centrales sont indépendantes de l Etat, elles décident ainsi de l orientation de la politique monétaire. En diminuant les intérêts à des taux très faibles, les banques centrales ont pu apporter leur aide pour atteindre une stabilisation des marchés financiers, une relance de la consommation et de l activité économique. Les banques centrales, en injectant des liquidités auprès des banques de second rang, font diminuer la demande des prêts interbancaires, ce qui entraîne une baisse des taux. De cette manière, la banque centrale américaine avait établit une très faible valeur son taux directeur, en garantissant une marge n excédant pas les 0.3%. Quant à elle, la banque centrale européenne s est établie un taux directeur de 1,0%.En ce qui concerne la désinfection des titres de placement financier, aucun procédé de reconnaissance des actifs toxiques n est défini. Toute la difficulté est dans l évaluation et l interprétation de l évolution des différentes activités économiques. Pour être capable de prévoir plus précisément les revenus qui seront attribués à ces actifs. L objectif des cette mesures étant de recapitaliser les banques fragilisées, elle aura un coût considérable pour les pays avancés : 17
18 Nature des banques concernées Banques américaines Banques européennes Banques britanniques Banques françaises Coût récemment estimé de la mesure pour leur recapitalisation 500 milliards de Dollars 900 milliards de Dollars 250 milliards de Dollars 40 milliards d Euros Cette mesure a pour fonction de redonner confiance en les marchés. Ce qui explique que le FMI demande qu elle soit prise entant au titre d actions ordinaires. A. Greenspan, ancien président de la banque centrale américaine avait déjà recommandé «une nationalisation temporaire de banques afin de faciliter une restructuration rapide et ordonnée». Chaque opération liée avec cette mesure d amélioration des fonds propres des banques permettrait d évaluer par la suite les méthodes managériales et de gestion des banques pour pouvoir mesurer leurs instabilités. Les Etats cautionnent et placent d importantes liquidités afin d encourager les marchés entre banques et de redonner confiance entre elles aux institutions. Les institutions internationales, comme le FMI, demandent aux banques centrales de continuer à détendre la politique monétaire et de favoriser les crédits. Pour certains pays en voie de développement, la situation se complexifie. Ils doivent faire face aux conséquences engendrées par la diminution des flux de capitaux et par leur fragilisation financière à l extérieur. En avril 2009, 13 pays asiatiques ont instauré une ressource de 120 milliards de Dollars pour aider les pays d Asie du Sud-Est en difficultés. Le Japon s est montré solidaire, en contribuant à cette ressource d urgence par un engagement supplémentaire de 61 milliards de Dollars. 18
19 Cette mesure consiste là encore à redonner confiance envers les marchés d Asie. Le FMI a instauré une nouvelle forme de crédit, nommée ligne de crédit modulable, pour aider les pays en voie de développement. Le Mexique en a été le premier bénéficiaire, même si beaucoup d experts ont fait par de leurs doutes sur les corollaires de cet assouplissement de la politique monétaire. IV) Depuis la médiatisation de la crise en 2008, quel est la situation pour les banques, les entreprises? Quels pays sortent renforcés par la crise, quels en sont les «grands» perdants? Depuis la médiatisation de la crise au cours de l année 2008, les organismes financiers, les entreprises et les ménages font face à de nombreuses difficultés. Les gouvernants et les banques centrales tentent de lutter contre cette crise. Cependant la réaction des pays face à celle-ci diffère selon les pays A) Les agents dans la crise 1) Le CAC 40: Depuis janvier 2008, le CAC 40 qui reflète réellement la santé de la France à partir des 40 plus grosses capitalisations boursières Françaises cotées à la bourse de Paris, n avait cessé de baisser, jusqu en février 2009 ou il recommence à augmenter. Aujourd hui le CAC 40 continu sa petite ascension. 19
20 2) Les organismes financiers: De l'été 2008 au 1er trimestre 2009, les banques du monde sont en première ligne et ont été confrontés à des problèmes majeurs liés à la crise financière: -Un accès limité a la liquidité et aux ressources longues. -Des pertes subies sur les portefeuilles d'actifs. -Un arrêt des marchés interbancaires. A partir du second trimestre 2009, la situation semble évoluer pour les organismes financiers grâce a l intervention des Banques centrales et des Etats qui réussissent a faire de nouveau fonctionner les marchés interbancaires. De plus une recapitalisation a permit de combler les pertes et d augmenter les ratios de fond propre des banques. Les organismes financiers sont en possession de réserves de liquidités importantes. En définitive la situation des banques s est redressée. Elles sont moins restrictives en ce qui concerne les crédits et la demande de ceux-ci s améliore. Mais tous les problèmes ne sont pas réglés, l excès d offre de crédit aux entreprises et l évolution de l équilibre macroéconomique persiste. 20
21 3) Les Ménages: La crise financière a eu un effet notable sur la consommation et le pouvoir d achat des ménages, mais ils ne sont pas tous touchés de la même manière. En effet, les principales victimes sont les familles américaines menacées de se retrouver sans logement à cause de la crise des Sub-primes. Dans l union Européenne, le portefeuille des ménages s est appauvri. Ce qui va par contre toucher l ensemble des populations est le chômage massif engendré par la faillite de nombreuses entreprises. En outre on assiste à une tendance à l épargne de la part les ménages afin de se protéger face a l avenir. 4) les entreprises: Les entreprises ont été fortement touché par la crise en Celles-ci se sont endettées auprès des banques, ont peu investi et nombreuses d entres elles ont connut la faillite. Les dirigeants des pays du monde ont prit des mesures pour pallier la crise tel que des exonérations de la taxe professionnelle pour les nouveaux investisseurs, la création d un fond souverain d investissement pour les PME et les sociétés stratégiques, des plans de restructuration ect. Ainsi durant cette période de crise, nous avons assisté à la création d un cercle vertueux: Les banques ne prêtent plus, les entreprises font faillite et licencient leur personnel, les pouvoir d achat et la consommation des ménages baisse. MENAGES 21
22 BANQUES Espeme-Edhec Business School Nice ENTREPRISES B) La situation des pays La crise économique a touché quasiment tous les pays de monde (pays développés, pays émergents, pays sous-développés). 1) Les gagnants: Seul trois pays d Asie, l Inde, L Indonésie et la Chine, ne sont pas affaibli par celle-ci. Ce tiercé gagnant de la crise économique mondiale conserve sa spectaculaire ascension avec des fortes croissances prévues pour La Chine conserve des investissements forts et fixes et possède une importante demande domestique stimulée par de nombreux crédits bancaires. L Inde, a été touché par la tourmente internationale au niveau de ses exportations et de sa production, mais elle reste néanmoins une économie des plus performante du monde.l Indonésie qui est la première économie de l ASEAN, possède une balance commerciale stable. Malgré la crise, ce pays à réussit à diminuer sa dette d Etat, à assainir son système bancaire et à mettre en place un plan de relance visant à augmenter les salaires et les liquidités de l Indonésie. 2) Les «perdants» : Le continent Africain est la zone la plus affectée par la crise économique. En effet très dépendants des aides extérieures et de ses exportations, les pays Africains se voient touchés par la crise car les pays occidentaux le sont aussi. De 22
23 plus la demande intérieure est très faibles et les plans de relance ne cessent d échouer. En Europe, la réponse de la politique économique insuffisante et la transmission des chocs ont engendré une récession notable et une chute de la valeur du PIB. De plus la banque Centrale européenne a réagit trop tardivement a la crise. Donc la situation en dans la zone Européenne est difficile. Les États-Unis, lieu de départ de la crise, ont consacrés prés de milliards de dollars pour restructurer les banques en leur apportant des liquidités et des recapitalisations. La population est aussi en grande difficulté. L Amérique du Sud et centrale est aussi touchée par la crise, car son succès dépend fortement des Etats Unis. Les économies de ces pays vont subir le triple contrecoup des récessions des membres de la triade. Le constat au Japon est le même, les entreprises font faillite et licencient et le pouvoir d achat des Japonais régresse. De plus la dette publique a augmenté ainsi que le chômage. Mais le Japon se relève grâce a la grande capacité d adaptation des foyers, des gouvernements mais surtout des entreprises. Dernières prévisions de croissance : en % Etats-Unis
24 Zone Europe Grande Bretagne Pologne Japon Coree Chine Inde Indonesie Mais d après de nombreux économistes et des prévisions la situation financière du mondiale doit se stabiliser en 2010 et nous devrions sortir de cette crise. V) Comment voit-on l'avenir en termes de reconstruction économique, sociale et politique? La crise a-t-elle provoquée des changements sur les futures politique des ETATS? 24
25 La plupart des pays développés se sont donc engagés dans cette voie. Et ils s accordent pratiquement tous sur un point : il est nécessaire de réformer le système actuel. C est ainsi que fleurissent aujourd hui de nouvelles idées en termes de reconstructions économiques notamment. Etablissons par un inventaire des idées et propositions les plus pertinentes en plein cœur de la crise. Tout d abord, sur le plan financier : «il faut changer le fonctionnement du système, il faut changer les règles du jeu, il faut changer la régulation» affirme Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fond Monétaire International. Le secteur financier représentait 10% du profit des entreprises américaines dans les années 1970 contre 40% en 2006.Bien que l économie de marché ne peut fonctionner sans finance, celle-ci se doit d être encadrée. A cet effet, de véritable «réflexion» sont engagées à travers le monde afin que l on se dirige vers une meilleure régulation de la finance internationale. Premièrement, la distribution excessive de crédit - qui pousse certains acteurs économiques à la spéculation doit être contrôlée en imposant aux banques de détenir suffisamment de capitaux propres. Cette proposition s avère être un pilier du futur contrôle des banques. Cependant il reste à fixer la barre des contraintes en capital à un niveau réellement dissuasif pour éviter la formation de bulles Part des différentes activités dans les revenus des banques françaises en 2007, en % Bien que les banques françaises aient subies la crise financière, elles peuvent tout de même relativement être considérées comme de «bon élèves» du fait de la constitution de leurs ressources Ces 25banques dites «universelles» ont l avantage de posséder un financement hybride en jouant le rôle d une banque, de dépôts et d investissement
26 Ensuite, les gouvernements doivent avoir un droit de regard sur les rémunérations des traders ou des dirigeants de grandes banques. Cet élément est d ore et déjà pris en compte par les différents états.selon l institut CEBR, les bonus délivrés a la City de Londres ont baissé de 58% en 2008, ce qui représente tout de même 4,5 milliards d euros. Ainsi les plans de sauvetages des banques de nombreux pays imposent l abandon de parachute doré et un renoncement aux bonus pour les patrons dont les établissements auront reçus de l argent publique. En allant plus loin, Barack Obama a imposé un plafonnement des rémunérations des patrons de banque recevant de l argent publique Enfin, les agences de notations, véritable bible des investisseurs, sont sérieusement remises en causes. Ces agences donnent des notes aux emprunts et titres financiers émis en fonction de leurs risques. Cependant ce sont les organismes émetteurs d actifs qui paient les agences pour être noté! C est ainsi que les produits financiers liés aux subprimes ont reçu des avis excellents... Sous la menace des Etats unis et de l union européenne de placer ces agences de notation sous tutelle publique, l Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV), qui regroupe les régulateurs boursiers de la planète, a proposé mi-2008 un code de bonne conduite pour ces agences. Il leur 26
27 est à présent demander d être plus transparents et de tenir compte des risques de crédit (défaut d emprunteur) mais aussi des risques de liquidité (effondrement du marché lié au défaut d acheteur) dans leurs notations Un mot sur les Hedge Funds ou fonds spéculatif qui ont particulièrement souffert de la crise. L ancien secrétaire américain au trésor Henry Paulson aurait déclaré : «il faut tuer les hedges funds les plus sales et réglementer les autres». Et bien il se trouve que sur le seul mois de septembre 2008, les investisseurs qui leur ont confiés leur argent on retiré de leurs mains pas moins de 43 milliards de dollars provocant les faillites de centaines de fonds spéculatifs dans le monde et la suppression de 3000 à 5000 emplois, chiffres qui, devrait monter jusqu'à durant cette crise. Sur un marché ou la confiance a disparu, ces hedge funds se retrouvent bloqués ; d abord car les investisseurs qui alimentaient leur capital retirent leurs fonds, et ensuite car ils n accèdent plus aux prêts qui leurs permettaient de parier des montants élevé 27 Nombre de fonds spéculatifs et montant des actifs gérés, Comme en le milliards montre ce de graphique, dollars le nombre et l importance des sommes gérées par ces fonds spéculatifs n ont cessés d augmenter au fil des années. Les investisseurs, de plus en plus nombreux étaient attirés par des rendements toujours plus important, bien que les risques ne fussent pas toujours bien maitrisés.
28 Au chapitre de la régulation financière, il est important de citer le dossier ultra médiatisé de la lutte contre les paradis fiscaux, abordé lors du G20.Les chefs d états présents l ont affirmés : «L ère du secret bancaire est révolue.» Quelques mesures ont donc été prises sur ce thème telles que : la création de liste publiques des paradis fiscaux classés en fonction de leurs comportement fiscal : liste blanche, pays au comportement adéquat ; liste grise, pays pas encore au point ; liste noire de «mauvais élèves» une liste de sanctions possibles à l encontre des territoires récalcitrants. l affirmation d un double objectif de s attaquer à ces territoires pour éviter les fuites de recettes fiscales et pour protéger le système financier Il y a donc ici une véritable reconnaissance de la responsabilité des paradis fiscaux dans l instabilité financière. Au delà de cela, d autres décisions ont été prises lors de ce conseil comme la transformation du Forum de stabilité financière en Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board).Celui ci sera chargé de surveiller la montée des risques dans la finance, d élaborer avec le FMI un système d alerte, 28
29 de coordonner les réponses nationales aux crises et la surveillance des grands établissements financiers mondiaux et de mettre en œuvre des nouveaux principes contraignants de régulation entre autre. Le CSF s impose donc comme le grand régulateur de la finance internationale. En outre les ressources du FMI seront triplées passant ainsi de 250 à 750 milliards de dollars. Le G20 à également appelé a une nouvelle politique «macro prudentielle».c est à dire qu en plus de la surveillance des banques, le comportement du système bancaire dans son ensemble sera surveillé. Ainsi il est clair que la reconstruction d un monde meilleur passera avant tout par le changement de certaines règles internationales et visiblement, les gouvernements sont en train de se diriger vers cette optique là. CONCLUSION : La crise financière de 2009 apparaît donc pour tout à chacun comme ayant un impact économique et politique mondial. Les causes de cette crise débutent comme nous l avons expliqué au travers de ce dossier, dans la mauvaise gestion des prêts immobiliers et des «Sub-primes». Les retombées économiques sont conséquentes. 29
30 En effet, aujourd hui, force est de constater, le ralentissement économique mondial à la fois au niveau des marchés financiers et en termes d investissement. Concernant le plan de relance, les Etats ont garanti les prêts interbancaires et se sont engagé à recapitaliser les banques de second rang afin d assurer leur solvabilité. Cette crise économique et financière a engendré le cercle vicieux que Keynes avait décrit dans ses études. Les Etats ont décidé d employer des dépenses publiques pour renflouer le système bancaire, racheter et assainir les actifs toxiques et garantir les prêts interbancaires pour sauver la sphère financière. Ils ont ainsi adoptés une politique se rapprochant de la politique keynésienne, en entrant temporairement dans le capital des banques et en se portant garant avec le principe de précaution. La question que l on est en droit de se poser concerne la pertinence des plans de relance organisé par les gouvernements et leur impact à moyen et long terme. En effet, l investissement public, décidé par la France, aura-t-il raison de cette crise économique et financière à long terme pour éviter une rechute économique. Taux Directeur : GLOSSAIRE : Le taux directeur est le taux d'intérêt au jour le jour fixé par la BCE (Banque Centrale Européenne). Le niveau des taux directeurs impacte directement l'eonia et l'euribor et donc la rémunération de l'épargne ou le coût de la dette à court terme. Banque Centrale : La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale de l Union européenne. Elle est chargée de définir les grandes orientations de politique monétaire de la zone euro et de prendre les décisions nécessaires à sa mise en œuvre. Elle a été créée en 1998 et son siège est à Francfort, en Allemagne. 30
31 Banque de second rang ou banque commerciale : Les banques sont les organismes spécialisés dans l'émission et le commerce de la monnaie. Elles gèrent les dépôts et collectent l épargne. Politique Monétaire : La politique monétaire est l'ensemble des mesures qui sont destinées à agir sur les conditions du financement de l'économie (quand on s'interroge sur le "financement" de quelque chose, c'est que l'on se demande comment l'on va trouver l'argent nécessaire à l'achat de ce quelque chose. Pour l'économie française, se poser la question de son financement, c'est se demander comment les agents à besoin de financement, ceux qui dépensent, pour l'investissement, par exemple, trouvent les ressources financières nécessaires). Politique Budgétaire : La politique budgétaire est l'ensemble des mesures ayant des conséquences sur les ressources ou les dépenses inscrites au budget de l'etat et visant directement à agir sur la conjoncture. L'Etat utilise le Budget comme un instrument pour agir sur la conjoncture. Marché Financier : Les marchés financiers permettent la confrontation de l'offre et de la demande de capitaux. Il s'agit donc du lieu où s'échangent les instruments financiers. Ces derniers sont représentatifs : - de propriétés d'entreprises : les actions. - de créances : les obligations. - de liquidités (marché monétaire) et de devises (marchés des changes). Marché Interbancaire: Marché informel de la monnaie centrale entre établissements de crédit, opérateurs principaux du marché et organismes limitativement habilités, disposant d excédents et aussi des déficits de trésorerie. Taux d Intérêt : Le taux d'intérêt représente le coût de l'argent. C'est à la charge à payer pour sa mise à disposition (crédit). Pour le préteur le taux d'intérêt représente sa rémunération pour le capital qu'il consentit à avancer. CAC 40 : 31
32 Le CAC 40, qui prend son nom du système de Cotation assistée en continu, est le principal indice boursier de la place de Paris. En 2007, les bénéfices réalisés par les entreprises du CAC 40 s'établissaient à 99,1 milliards d'euros, dont 12,2 milliards d'euros pour Total, première société de l indice. Bulle Spéculative : Hausse forte des cours d'un titre, d'un secteur ou d'un indice, non liée à la croissance réelle de l'économie, sur plusieurs semaines, mois voire années. La bulle spéculative se dégonfle le plus souvent brutalement avec l'aide d'un krach boursier. Action/Obligation : Une obligation est un titre de créance sur l'état, sur des entreprises privées ou encore sur un organisme public ou semi-public qui ont contracté un emprunt auprès du public, en fixant à l'avance la durée du prêt et ses modalités de rémunération. Une obligation représente ainsi une reconnaissance de dette de son émetteur. Comme pour laplupart des prêts, l'emprunteur vous versera des intérêts, appelés "coupons" et le prêt sera remboursé à l'échéance. L'emprunt est divisé en obligations de la même manière que le capital des sociétés est divisé en actions. Globalisation financière : La globalisation financière désigne la constitution d'un marché mondial intégré des capitaux. La globalisation comporte trois dimensions : géographique (mobilité des capitaux d'un pays à un autre), fonctionnelle (le marché de capitaux était compartimenté : marché monétaire, marché boursier, etc.) et temporelle (les marchés fonctionnent aujourd'hui 24/24 H et en temps réel). Les flux financiers étant le secteur le plus bouleversé par l'interopérabilité mondiale et les technologies de l'information, ils ne restent pas indifférents. D'où l'apparition du terme globalisation financière. SOURCES :
33 reportage-crise-financiere%c2%a0-le-plan-de-sauvetage-americain# Dictionnaire d économie Edition Hatier L économiste L INSEE L Etude RAMSES Les Echos 33
et Financier International
MACROECONOMIE 2 Dynamiques Economiques Internationales PARTIE 2 : Le Système Monétaire et Financier International UCP LEI L2-S4: PARCOURS COMMERCE INTERNATIONAL PLAN DU COURS I - LE SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL
Crises financières et de la dette
Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-2 Crises financières
La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA)
La BNS capitule: Fin du taux plancher Alain Freymond (BBGI Group SA) Changement radical de politique monétaire le 15/1/2015 Les taux d intérêt négatifs remplacent le taux plancher 1. Abandon du taux plancher
3e question : Qui crée la monnaie?
3e question : Qui crée la monnaie? INTRO : Sensibilisation Vidéo : Comprendre la dette publique en quelques minutes (1min à 2min 27) http://www.youtube.com/watch?v=jxhw_ru1ke0&feature=related Partons de
Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1
Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit
b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales)
b ) La Banque Centrale Notre système bancaire se complexifie puisqu il se trouve maintenant composer d une multitude de banques commerciales et d une Banque Centrale. La Banque Centrale est au cœur de
Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie
Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 2 : Banque et Monnaie I)- Principes Généraux : 1)- Définition du Terme Monnaie
EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER
EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système
Chapitre 5 Qu est-ce que la globalisation financière?
CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 12 mars 2015 à 13:47 Chapitre 5 Qu est-ce que la globalisation financière? Introduction La globalisation financière est à la fois la condition d un système financier
1. Les fluctuations économiques : une dynamique heurtée de développement économique
COMMENT EXPLIQUER L INSTABILITE DE LA CROISSANCE? 1. LES FLUCTUATIONS ECONOMIQUES : UNE DYNAMIQUE HEURTEE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE... 1 1.1 DES CHOCS ECONOMIQUES PERTURBENT REGULIEREMENT LA CROISSANCE...
La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège
La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,
Monnaie, banques, assurances
Monnaie, banques, assurances Panorama La politique monétaire de la Banque nationale suisse en 2013 En 2013, la croissance de l économie mondiale est demeurée faible et fragile. En Europe, les signes d
Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?
CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de
ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011
BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES
eduscol Sciences économiques et sociales - Première ES Science économique 4. La monnaie et le financement Ressources pour le lycée général et technologique Fiche 4.3 : Qui crée la monnaie? INDICATIONS
Chapitre X : Monnaie et financement de l'économie
Chapitre X : Monnaie et financement de l'économie I. Le financement de l'économie Financement = fait d'apporter des fonds à un individu, une entreprise, ou à soi-même. A) Les différents types de financement
WS32 Institutions du secteur financier
WS32 Institutions du secteur financier Session 1 La vision chinoise Modernisation du système financier chinois : fusion de différentes activités bancaires et financières, accès des ménages au marché des
Les perspectives économiques
Les perspectives économiques Les petits-déjeuners du maire Chambre de commerce d Ottawa / Ottawa Business Journal Ottawa (Ontario) Le 27 avril 2012 Mark Carney Mark Carney Gouverneur Ordre du jour Trois
Le système bancaire dans la crise de la zone euro. par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012)
Le système bancaire dans la crise de la zone euro par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012) La crise de la zone euro a mis en évidence les liens étroits qui relient la
L importance de la monnaie dans l économie
L importance de la monnaie dans l économie Classes préparatoires au Diplôme de Comptabilité et Gestion UE 13 Relations professionnelles Etude réalisée par : Marina Robert Simon Bocquet Rémi Mousseeff Etudiants
Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique :
Préambule Nous vous proposons en préambule d estimer votre niveau de connaissances bancaires et financières en répondant à cet auto diagnostic. Que celui-ci vous soit prétexte à valider et à approfondir
4. Quels sont les investissements réalisés par les fonds de private equity?
1. Qu est ce que le private equity? Le private equity ou capital investissement désigne une forme spécifique d investissement institutionnel dans des entreprises privées avec comme objectif de financer
QU EST-CE QU UNE BANQUE? 2 E PARTIE Les banques et la crise financière
Les crises bancaires Les risques de l activité bancaire L activité principale des banques s accompagne inévitablement de risques: si un débiteur ne rembourse pas son crédit, la banque doit pouvoir absorber
[ les éco_fiches ] Situation en France :
Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d
L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité
L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité Université citoyenne d Attac Toulouse, 22 août 2008 Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon Les principes néolibéraux Théories de Hayek, Friedman
Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient
PRÉSENTATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Association des économistes québécois de l Outaouais 5 à 7 sur la conjoncture économique 3 avril Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues
Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie
Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie L activité économique repose sur trois rouages : Monnaie besoins production répartition consommation Échanges Marché 2 «La monnaie n
Options en matière de réforme des systèmes financiers
Options en matière de réforme des systèmes financiers Hansjörg Herr et Rainer Stachuletz Le projet de mondialisation néolibérale est monté en puissance à la fin des années 1970 grâce aux politiques de
Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,
Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial
Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie
Forum de l investissement Ateliers d Experts 15 Octobre 2011 Les Dangers de l Assurance Vie L assurance vie c est quoi? Le placement préféré des français Environ 1 500 milliards d euros épargnés par les
À quoi sert une banque?
À quoi sert une banque? Trois fonctions clés La banque remplit trois fonctions essentielles. Elle collecte, gère vos dépôts, et vous fournit des moyens de paiement (chéquier, carte bancaire, ordre de virement
ATELIER : Comment expliquer l instabilité de la croissance économique?
ATELIER : Comment expliquer l instabilité de la croissance économique? A_Que nous-dis le programme? NOTIONS : Fluctuations économiques, crise économique, désinflation, croissance potentielle, dépression,
CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE. Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii
CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii Consolider les dettes publiques: un processus au long cours Les dysfonctionnements européens
mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ
mai 2014 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 INTRODUCTION L heure semble au découplage entre les Etats-Unis et l Europe. Alors que de l autre côté de l Atlantique, certains plaident
Bulle ou pas bulle? 1. Qu'est ce qu'une bulle immobilière? 2. Comment se forme une bulle? 3. Comment détermine t on si il y a une bulle?
Bulle ou pas bulle? 1. Qu'est ce qu'une bulle immobilière? Une bulle immobilière est caractérisée par une hausse rapide de la valeur des biens immobiliers. Elle caractérise un écart important et persistant
2 - Le financement de l'économie
1 2 - Le financement de l'économie Cette fiche explique le fonctionnement de la monnaie, des institutions financières et des marchés financiers. Elle montre en quoi les innovations des années 80, soutenues
Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique
Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable
Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc
Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008
L assurance, un secteur singulier : En quoi les assurances diffèrent-elles des banques? Synthèse Juin 2010
L assurance, un secteur singulier : En quoi les assurances diffèrent-elles des banques? Synthèse Juin 2010 L impact de la crise financière récente sur le secteur financier et les économies a été extrêmement
Les mécanismes de transmission de la politique monétaire
Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments
Notions: déflation, récession, inflation, taux d'intérêt réel, BCE, credit crunch, taux de change
TRAVAILLER SUR UN TEXTE Faire un bilan collectif à partir d'un texte sur les acquis des chapitres sur la croissance (fluctuations et crises) et mondialisation et intégration européenne Notions: déflation,
MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE = PROSPÈRE :
MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) 1ER - DE LA CRISE À LA GUERRE DE LA CRISE À LA GUERRE (1929-1945) L ÉCONOMIE EN CRISE DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE
La guerre des devises, une source d opportunités Mars 2015
PERSPECTIVES La guerre des devises, une source d opportunités Mars 2015 Depuis le début de l année 2015, de nombreuses banques centrales à travers le monde ont abaissé leur taux d intérêt ou pris d autres
Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI
Présentation à l Association des économistes québécois Le 19 mai 25 Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Kevin G. Lynch Administrateur Fonds
Macroéconomie. Monnaie et taux de change
Macroéconomie Monnaie et taux de change Marché des changes Le taux de change de en $ correspond au nombre de $ que l on peut acheter avec un exemple: 1 = 1,25 $ Une appréciation/dépréciation du taux de
PARTIE 2 : LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES CONJONCTURELLES
SO00BM24 Introduction aux politiques économiques PARTIE 2 : LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES CONJONCTURELLES CHAPITRE 2 : LA POLITIQUE MONETAIRE I. Préambules sur la Monnaie II. 1. La création monétaire A. Comment
Nature et risques des instruments financiers
1) Les risques Nature et risques des instruments financiers Définition 1. Risque d insolvabilité : le risque d insolvabilité du débiteur est la probabilité, dans le chef de l émetteur de la valeur mobilière,
Qui crée la monnaie?
Fiche pédagogique de Sciences Economiques et Sociales Programme de Première ES Laurent Braquet Académie de Rouen Qui crée la monnaie? Finalités. Permettre aux élèves de comprendre le processus de création
Quelles évolutions a connue la gouvernance mondiale depuis 1944?
Thème 4 Les échelles de gouvernement dans le monde Chapitre 3 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944 L après Seconde Guerre mondiale marque une étape majeure dans la prise de conscience de la
Présentation Macro-économique. Mai 2013
Présentation Macro-économique Mai 2013 1 Rendement réel des grandes catégories d actifs Janvier 2013 : le «sans risque» n était pas une option, il l est moins que jamais Rendement réel instantané 2,68%
L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH»
193-202.qxp 09/11/2004 17:19 Page 193 L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» Département analyse et prévision de l OFCE La rentabilité des entreprises s'est nettement redressée en 2003 et 2004. Amorcée aux
LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques :
LES BANQUES I. Les différents services proposés par les banques : Les services bancaires représentent l ensemble des produits proposés par une banque. Les services bancaires les plus connus sont : Epargne
Dix questions sur la crise. Michel Aglietta. Professeur à l université de paris X Nanterre. Journées de l Economie. Lyon 21 novembre 2008
Dix questions sur la crise Michel Aglietta Professeur à l université de paris X Nanterre Journées de l Economie Lyon 21 novembre 2008 Extraits d un article pour le Nouvel Observateur 1/ Que sont exactement
Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.
1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la
Fiche info financière Assurance-vie Top Protect Financials 08/2018 1
Fortis AG - Vos assurances chez votre courtier Fiche info financière Assurance-vie Top Protect Financials 08/2018 1 1 Cette fiche d information financière décrit les modalités du produit qui sont d application
NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015)
NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015) En vue d éclairer l opinion publique tunisienne, initiée et non initiée, sur l opportunité de l émission obligataire
Les caractéristiques du secteur bancaire français
Les caractéristiques du secteur bancaire français Fiche 1 Objectifs Découvrir le poids du secteur bancaire en France et ses intervenants Prérequis Aucun Mots-clefs Produit intérieur brut (PIB), organismes
CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES
Direction Épargne et Clientèle Patrimoniale Date de diffusion : 26 janvier 2015 N 422 CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Dans une démarche d accompagnement auprès de vos clients, plusieurs communications
Changement du business model des banques : une explication de la crise actuelle 1. François Longin 2
Changement du business model des banques : une explication de la crise actuelle 1 François Longin 2 Résumé Cet article insiste sur le changement de business model des banques qui peut constituer une explication
LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO
LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO La BCEAO dispose dans chaque Etat membre de l UEMOA, d une agence nationale et des agences auxiliaires. L agence nationale du Niger comprend trois représentations
Montpellier. 24 mai 2011
Montpellier 24 mai 2011 SOMMAIRE Le Groupe AXA Retour sur 2010, une année charnière Performance en 2010 et indicateurs d activité 2011 Priorités pour 2011 et après Christian RABEAU Directeur de la Gestion
Partie 2 : Qui crée la monnaie?
Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n
2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée?
Flash Stratégie Janvier 2015 2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée? Jean Borjeix Paris, le 20 janvier 2015 Dans ce document nous allons tout d abord rapprocher nos
QUEL RÔLE POUR LE FMI DANS LE NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL?
QUEL RÔLE POUR LE FMI DANS LE NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL? Clément ANNE, [email protected] Doctorant, Ecole d Economie de Clermont-Ferrand, CERDI 18/03/2015, Assises Régionales de l économie EN
Perspectives économiques 2013-2014
Carlos Leitao Économiste en chef Courriel : [email protected] Twitter : @vmbleconomie Perspectives économiques 2013-2014 L amélioration de l économie atténuée par l incertitude politique Prix du pétrole:
Investissements et R & D
Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités
CHAPITRE 4 MARCHES et EPARGNE
CHAPITRE 4 MARCHES et EPARGNE Section 1. Les marchés de capitaux I. Le marché financier Dans un sens plus étroit, c'est le marché où s'échangent les titres à moyen et long terme (valeurs mobilières) contre
Les dépenses et la dette des ménages
Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages
Comprendre la crise économique Les Origines de la Crise
Comprendre la crise économique Les Origines de la Crise Patrick Bolton Columbia University Un tour d horizon des crises récentes Les Années 1980 Le Crack de 1987 Les Années 1990 La crise Japonaise La crise
ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot [email protected]. Septembre 2010
Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot [email protected] Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques
Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes
Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes Le tableau de bord trimestriel Le bilan de l année 2014 Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Prêts bancaires (taux
CREATION MONETAIRE ET SON CONTROLE
CREATION MONETAIRE ET SON CONTROLE PAR LES AUTORITES MONETAIRES SECTION 1 : LA CREATION MONETAIRE A Acteurs et modalités de création monétaire : La création monétaire consiste à accroître la quantité de
INTERROGATION ECRITE N 3 PFEG INTERROGATION ECRITE N 3 PFEG
Q1 - Quelle est la différence entre une banque de détail et une banque de gros ou universelle? Une banque de détail reçoit des dépôts de ses clients et leur accorde des crédits. Elle se limite aux métiers
L économie mondiale en 2008 : du ralentissement àlarécession
L économie mondiale en 2008 : du ralentissement àlarécession Olivier Redoulès* En 2008, l économie mondiale a basculé dans la récession. La crise financière a débuté en 2007 aux États-Unis sur le marché
Fiscalité de l épargne et financement des entreprises. Eléments de constat et propositions
Le 11 février 2013 Fiscalité de l épargne et financement des entreprises Eléments de constat et propositions Les lois de finances adoptées au cours de ces deux dernières années ont appréhendé les revenus
Macroéconomie. Catherine Fuss Banque Nationale de Belgique [email protected]
Macroéconomie Catherine Fuss Banque Nationale de Belgique [email protected] Macroéconomie Monnaie Fonction de la monnaie Moyen de paiement: troc incompatible avec une forte division du travail acceptation
Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines
Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière
L Épargne des chinois
L Épargne des chinois (Patrick ARTUS Johanna MELKA) Colloque Cirem-Cepii-Groupama AM 29 septembre 25 Indicateurs de «qualité de vie» en Chine 199 1995 2 22 23 Nombre d'écoles par 1 habitants 9,1 7,82 6,48
Compte rendu Cogefi Rendement Conférence téléphonique du 13/03/15 avec Lucile Combe (gérant)
Compte rendu Cogefi Rendement Conférence téléphonique du 13/03/15 avec Lucile Combe (gérant) Présentation Cogefi Gestion est la société de gestion, filiale à 100% de la maison mère Cogefi. Elle fait partie
LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème édition Y. Simon et D. Lautier
LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE 2 Section 1. Problématique de la gestion du risque de change Section 2. La réduction de l exposition de l entreprise au risque de change Section 3. La gestion du risque de
12. Le système monétaire
12. Le système monétaire Le rôle de la monnaie est fondamental. Imaginez une situation où aucun moyen de paiement ne ferait l unanimité : - Economie de «troc». - On échange des biens et services contre
Quel rôle pour la Banque de France depuis l avènement de l euro?
Florian Colas Conférence d économie approfondie Note sur un point technique, élaborée à partir d un entretien avec Madame Claudine Cortet, Conseiller auprès du Directeur général des Etudes et Relations
Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada
Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Juillet 3 Aperçu Des données récemment publiées, recueillies par Prêts bancaires aux entreprises Autorisations et en-cours (Figure ), l Association des
Privilégier les actions et les emprunts d entreprise aux placements monétaires et aux emprunts d Etat AAA
Swisscanto Asset Management SA Waisenhausstrasse 2 8021 Zurich Téléphone +41 58 344 49 00 Fax +41 58 344 49 01 [email protected] www.swisscanto.ch Politique de placement de Swisscanto pour
Le financement de l entreprise
Le financement de l entreprise Lors de sa création, puis au cours de son développement, l entreprise au moment opportun, doit détenir les ressources financières nécessaires pour faire face à ses échéances,
Une banque démarre son activité sans un euro de dépôt
Une banque démarre son activité sans un euro de dépôt INTRODUCTION Le cas présenté ci-après permet de comprendre le fonctionnement général d une banque mais reste un cas d école purement théorique. Imaginons
Calcul et gestion de taux
Calcul et gestion de taux Chapitre 1 : la gestion du risque obligataire... 2 1. Caractéristique d une obligation (Bond/ Bund / Gilt)... 2 2. Typologie... 4 3. Cotation d une obligation à taux fixe... 4
La comptabilité nationale en économie ouverte (rappels) et la balance des paiements
La comptabilité nationale en économie ouverte (rappels) et la balance des paiements Identité fondamentale: Y= C + I + G + EX - IM Y: PIB (Produit Intérieur Brut) C: Consommation I: Investissement G: Dépenses
Réduire l effet de levier des banques, un impact néfaste sur notre économie? (2/2)
Réduire l effet de levier des banques, un impact néfaste sur notre économie? (2/2) Une précédente analyse 1 a introduit le concept d'effet de levier, procédé visant à s'endetter pour chercher à accroître
Le SMI. Chapitre 1. 1.1 Les origines historiques du SMI actuel. 1.1.1 Avant la première Guerre mondiale : l étalon or
Chapitre 1 Le SMI 1.1 Les origines historiques du SMI actuel 1.1.1 Avant la première Guerre mondiale : l étalon or L étalon change-or (Conférence de Gênes - 1922) Caractéristiques : Chaque monnaie nationale
Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue!
Boussole Juin 2015 Divergence des indicateurs avancés Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Les règles du placement financier - Partie III Votre patrimoine,
TURBOS WARRANTS CERTIFICATS. Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital.
TURBOS WARRANTS CERTIFICATS Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital. 2 LES TURBOS 1. Introduction Que sont les Turbos? Les Turbos sont des produits
